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07 CCTG Forages

Le document présente les conditions et exigences pour la réalisation de forages par un entrepreneur, incluant l'emplacement des travaux, la connaissance des lieux, et les spécifications techniques pour la foration et les tubages. Il détaille également les responsabilités de l'entrepreneur concernant l'installation de chantier, la signalisation, et les caractéristiques des matériaux utilisés. Des normes précises sont établies pour garantir la qualité et la sécurité des opérations de forage.

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07 CCTG Forages

Le document présente les conditions et exigences pour la réalisation de forages par un entrepreneur, incluant l'emplacement des travaux, la connaissance des lieux, et les spécifications techniques pour la foration et les tubages. Il détaille également les responsabilités de l'entrepreneur concernant l'installation de chantier, la signalisation, et les caractéristiques des matériaux utilisés. Des normes précises sont établies pour garantir la qualité et la sécurité des opérations de forage.

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Sommaire

ARTICLE 1 . SITUATION................................................................................................................2
ARTICLE 2 . EMPLACEMENT MIS A LA DISPOSITION DE L'ENTREPRENEUR..................2
ARTICLE 3 . CONNAISSANCE DES LIEUX.................................................................................2
ARTICLE 4 . INSTALLATION DE CHANTIER.............................................................................2
ARTICLE 5 . SIGNALISATION DE CHANTIER...........................................................................3
ARTICLE 6 . MODE DE FORATION..............................................................................................3
ARTICLE 7 . FORATION A L’ODEX.............................................................................................3
ARTICLE 8 . FLUIDE DE FORATION...........................................................................................4
ARTICLE 9 . CARACTERISTIQUES DES TUBAGES PLEINS....................................................4
ARTICLE 10 . CARACTERISTIQUES DES TUBAGES CREPINES..............................................7
ARTICLE 11 . GRAVILLONNAGE................................................................................................10
ARTICLE 12 . CIMENTATION.......................................................................................................10
ARTICLE 13 . MISE EN EAU DU FORAGE..................................................................................12
ARTICLE 14 . TETE DE FORAGE..................................................................................................16
ARTICLE 15 . REMISE EN ETAT DES LIEUX..........................................................................17
ARTICLE 16 . LIAISONS
ADMINISTRATIVES...........................................................................17
ARTICLE 17 . CHARGES RESPECTIVES DES CONTRACTANTS............................................18
ARTICLE 18 . ECHANTILLONNAGE DES TERRAINS TRAVERSES.......................................19
ARTICLE 19 . RAPPORT DE FIN DE TRAVAUX........................................................................19
ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

ARTICLE 1 . SITUATION

L'emplacement des travaux à réaliser sera défini sur le terrain par le mètre d'œuvre et son
conseiller technique.
Les sites des captages seront accessibles aux véhicules tous terrains. Les frais de déplacements
entre forages seront inclus dans les prix de l'installation du chantier sauf spécifications
particulières.

En aucun cas, on ne pourra exiger de l'entrepreneur d'utiliser des parcours nécessitant la


construction de pistes. Par contre, l'entrepreneur pourra être amené à poser des "plaques d'envol"
pour traverser des zones ensablées ou aménager des passages difficiles à l'aide de pelles et de
pioches. Ces travaux seront alors payés en heures de mise à disposition sans force motrice.

ARTICLE 2 . EMPLACEMENT MIS A LA DISPOSITION DE L'ENTREPRENEUR

L'entrepreneur devra fournir un plan de l'emprise des zones dont il demande l'affectation
privative pendant la durée du chantier, plus un (01) mois : temps nécessaire pour évacuer les
terrains ainsi occupés et procéder à la remise en état des lieux. Pendant cette durée, l'entrepreneur
pourra occuper à titre gratuit les terrains situés dans la zone du chantier mis à sa disposition par
l’ONEE - BRANCHE EAU. Tout dégât occasionné aux tiers sur des terrains ne figurant pas sur
le parcellaire de l'ONEE - BRANCHE EAU est à la charge de l'entrepreneur.
ARTICLE 3 . CONNAISSANCE DES LIEUX

L’entrepreneur est réputé avoir reconnu en personne ou fait reconnaître par un représentant
qualifié l’emplacement des ouvrages à réaliser et les ouvrages existants. Il est réputé avoir une
parfaite connaissance des lieux et des sujétions d’exécution résultant des conditions du site du
chantier.
L’entrepreneur ne peut en aucun cas formuler de réclamations basées sur une connaissance
insuffisante des lieux et des conditions d’exécution des travaux susceptibles d’influencer sur le
prix des ouvrages et notamment :
 La qualité du terrain
 Les conditions de transport et d’accès au chantier à toute période de l’année
 Les possibilités de recrutement de la main d’œuvre.

Ou d’une façon générale, toutes les sujétions et tous les aléas imposés par les circonstances
locales.
ARTICLE 4 . INSTALLATION DE CHANTIER

L’entrepreneur sera invité par ordre de service où par Fax à assister obligatoirement à
l’implantation de chaque ouvrage. Les frais de déplacement de l’entrepreneur sont à charge.
Les remarques de l’entrepreneur sur le site (difficultés d’accès, aménagements particuliers…)
doivent être signalés au moment de l’implantation et consignés dans le procès verbal qui devra
être signé par les différentes parties.
Aucune réclamation ultérieure quant à l’emplacement du captage ne sera prise en considération
et l’entrepreneur devra réaliser les travaux qui lui ont été demandés.

L’entrepreneur prendra à sa charge l’emplacement nécessaire pour la mise en place du matériel


autre que la machine (dépôt de tubage, de tubes de forations, d’outils et les tentes pour le
personnel…).

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ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

ARTICLE 5 . SIGNALISATION DE CHANTIER

1. La signalisation complète de jour ou de nuit de ses chantiers, tant extérieure qu’intérieure


incombe à l’entrepreneur.

2. Lorsque les travaux intéressent la circulation routière ou ferroviaire, l’entrepreneur doit


satisfaire à toutes les obligations et prescriptions de signalisation en vigueur. Il soumettra aux
autorités compétentes les modalités d’interruption de circulation et les panneaux, feux de
signalisation qu’il compte utiliser et demandera, en temps utile, aux administrations les
autorisations nécessaires pour le ralentissement ou l’interruption temporaire de la circulation.
L’entrepreneur devra se soumettre aux conditions que ces mêmes administrations jugeraient
à propos de lui imposer en vue de la sécurité routière en général.

ARTICLE 6 . MODE DE FORATION

L'entrepreneur effectuera la foration selon le plan défini conjointement avec le maître d’œuvre au
moment du démarrage des travaux.

Les différentes caractéristiques du trou (diamètre, profondeur, régularité, verticalité) pourront


être vérifiées par le maître d’œuvre sans que l'entrepreneur puisse s'y opposer, ledit entrepreneur
étant de plus obligé de conditionner le trou conformément aux normes nécessaires pour que cette
mesure soit effectuée.
Le trou foré devra être vertical, à parois régulières. Pour ce faire, l'entreprise est tenue de fournir
des stabilos qui seront montés sur l'outil de foration.
Dans le cas ou la mesure par inclinomètre montre une déviation qui dépasse 0,1 %,
l’entrepreneur est tenu de refaire le forage.

En cas de pertes partielles ou totales de produits de circulation, l'usage de produits colmatants ne


sera autorisé qu'après avis du représentant de l’ONEE - BRANCHE EAU. Il pourra être
demandé à l'entreprise de traverser certaines zones aquifères en pertes totales.

Dans le cas de foration (ou passes) en plusieurs diamètres, seul le diamètre final sera
comptabilisé et il ne sera pas tenu compte des diamètres intermédiaires (reconnaissance ou
alésage) pour le paiement.

Les prix définis pour la foration sont réputés couvrir les dépenses de l'entrepreneur en main
d'œuvre, matériel, carburants et lubrifiant, fluides de forage, y compris la fourniture d'eau et
d'ingrédients. Les pertes de fluide étant réputées être en totalité à la charge de l’entrepreneur ainsi
que la réparation des conséquences des incidents de chantier (ruptures d'outils, chutes d'outils en
cours de manœuvre, etc...) dont la réparation lui incombe sans indemnité.

ARTICLE 7 . FORATION A L’ODEX

Certains terrains pourront présenter des risques d'éboulement. Dans ce cas l'entrepreneur sera
tenu de forer en terrains secs ou aquifères, avec tubage à l’avancement (système type ODEX).

Dans ce cas, l’entrepreneur est tenu de fournir un tube guide de diamètre minimal de 8"1/2, de
la descendre en cours de travaux et de le remonter à la fin des travaux.

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ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

ARTICLE 8 . FLUIDE DE FORATION

En cas de difficultés d’avancement durant les phases de foration, suite à des éboulements, et
après accord de l’ONEE - BRANCHE EAU, l’entreprise pourra être autorisée à utiliser des
produits colmatants tels que les boues ou polymères.

Ces boues (bentonite ou polymères) utilisées dans les opérations de foration doivent
permettre :
- Le déroulement normal des travaux de foration
- La réalisation éventuelle des différentes opérations de diagraphies
- Le développement et la mise en exploitation des forages dans les
meilleures conditions.

Ainsi, la boue bentonitique doit être homogène, et le mélange bentonite-eau doit se faire
exclusivement dans des bassins métalliques à l’aide d’un malaxeur. Un contrôle régulier de la
qualité de la boue doit être effectué surtout dans les formations argileuses dans lesquelles la
boue se chargerait en particules argileuses colmatantes. L’entreprise doit disposer, sur les
lieux de chantier, des tamis vibreurs pour éliminer ces particules. Elle doit disposer également
d’un filtre à boue pour la mesure ponctuelle de la résistivité du filtrat.

La densité de la boue doit être de 1,2 avec une tolérance de 10 %. Sa viscosité doit être
comprise entre 36 et 40. Ces valeurs peuvent être modifiées par l’ONEE - BRANCHE EAU
en fonction des problèmes techniques qui peuvent être rencontrés.

Sauf avis contraire, la conductivité de la boue mesurée au jour, et avant utilisation dans le
forage, doit être comprise entre 1500 et 2000 µs/cm. La conductivité de l’eau de mélange ne
doit pas dépasser 1500 µs/cm.

La boue ne doit absolument pas contenir de la soude en raison de la salinité de celle-ci.


Pour une bonne interprétation des diagraphies électriques, il est prohibé l’addition de la baryte
qui joue le rôle d’un filtre puissant, en raison de sa forte densité, atténuant fortement le signal
radioactif, et l’utilisation de la boue à chlorure de potassium (Kcl) qui introduit une source de
radioactivité supplémentaire et contamine la zone envahie à travers le filtrat.

L'entrepreneur disposera en permanence sur chaque chantier de matériels (viscosimètre,


densimètre, balance baroide) pour la mesure des caractéristiques rhéologiques de la boue ainsi
que des produits décolmatants (polyphosphates).

ARTICLE 9 . CARACTERISTIQUES DES TUBAGES PLEINS

L’entrepreneur doit présenter une attestation fournie par le constructeur dans laquelle doivent
figurer toutes les caractéristiques chimiques et mécaniques ainsi que les dimensions du tubage
fourni.

Dans tous les cas, et quelle que soit leur origine, les tubes mis en place dans les forages
doivent être parfaitement droits, parfaitement ronds et avoir des filetages en excellent état. Les
tubes qui ne répondraient pas à ces conditions pourront être refusés par le représentant habilité
du maître d’œuvre avant leur descente dans le forage, et l’entrepreneur serait obligé de les
remplacer sans indemnisation.

L’écart entre l'axe du tubage et la verticale ne devra pas excéder 1% (10 cm pour 10 m).

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ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

Les tubages quelle que soit leur nature doivent être équipés de centreurs régulièrement répartis

Le maître d’œuvre se réserve le droit, de contrôler les tubages mis en place par tel moyen,
qu’il désirera, et en cas de défaut grave de mise en place, refuser de réceptionner le forage.
L’entrepreneur sera alors mis en demeure soit de corriger le défaut, si possible, et ce sans
indemnisation d’aucune sortie, soit, dans le cas contraire, de recommencer un nouveau forage
sur le même site, sans qu’il puisse de même prétendre à indemnisation. En cas de refus de sa
part de fournir un travail correct, le présent marché pourrait être résilié de plein droit, sans que
l’entrepreneur puisse élever de protestations.
De plus, quel que soit le type de tubage choisi, l’ensemble des tubages introduits dans un même
forage devra être constitué de métal du même lot, en vue d’éviter la corrosion électrochimique
due aux courants électrotelluriques.

L’entrepreneur qui serait dans l’impossibilité de réaliser cette clause doit le signaler par écrit
au maître d’œuvre qui pourra éventuellement accepter le fait et sera à même, le cas échéant,
de prévoir des moyens de protection galvaniques.
Dans tous les cas où l’entrepreneur n’emploierait pas des tubages de même grade d’acier, et
notamment dans le cas où la soudure entre dans la confection ou l’assemblage du tubage, il
devra pouvoir garantir une longévité d’au moins 15 ans sans avaries à l’ouvrage, sauf si l’usager
avait commis de graves fautes d’usage : chute d’objets ayant entraîné des avaries au tubage lors
de leur repêchages, mise en place des parties aspirantes des pompes en face des parties crépinées,
introduction de métaux électriquement cathodiques dans le forage sans isolement électrique
correct ou protection électrocinétique suffisante, etc …. L’entrepreneur délivrera sa garantie par
écrit. Aucune retenue de garantie sur le montant des travaux ne sera effectuée si le maître de
l’œuvre accepte cette garantie, mais l’entrepreneur pourrait être tenu à réparation totale ou
partielle si la longévité garantie à l’ouvrage n’avait pas été constatée. Il pourrait être
éventuellement contraint à ce moment par tout moyen que de droit.

Les tubages pleins qui peuvent être envisagés sont :

- Tubes filetés type casings répondant aux normes API, lesquels seront employés dans la
plupart des cas. Ces tubages doivent être fabriqués selon la norme API 5CT et protégés à
l’usine contre la corrosion. Ils seront assemblés par filetage (manchon long). Un certificat
d’usine doit être fourni pour garantir les caractéristiques du tube
- Tubes étirés (dits type bouilleur) réunis entre eux par soudure.
- Tubes étirés réunis entre eux par filetages ou par soudure répondant à des normes
autres qu’API (Bonne Espérance par exemple), qui seront désignés : type Bonne
Espérance.
- Tubes d’acier noir doux de type E28/2 constitués de tôle roulée soudée réunis entre eux
par soudure. Un certificat d’usine doit être fourni pour garantir les caractéristiques du
tube
- Tubes en acier inoxydables avec filetage normal, carré ou ZSM répondant aux normes
type Johnson ou équivalent fabriqués selon la norme API 5CT. Ils seront assemblés par
filetage. Un certificat d’usine doit être fourni pour garantir les caractéristiques du tube
- Tubes en acier galvanisé répondant aux normes d’acier doux E24. La galvanisation de-
vra être électrolytique. Les éléments seront assemblés par filetage. La fabrication devra
se faire selon la norme API 5CT. Un certificat d’usine doit être fourni pour garantir les
caractéristiques du tube
- Tubes à gaz
- Tubes en PVC constitués d’un tubage fileté male femelle dans la masse de qualité ali-
mentaire spécialement conçu pour les forages d’eau potable.

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ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

Les diamètres de tubage à envisager sont :

- 24 pouces extérieurs (609 mm)


- 22 pouces extérieurs (559 mm)
- 20 pouces extérieurs (508 mm)
- 18 pouces 5/8 extérieur (473 mm)
- 16 pouces extérieurs (406 mm)
- 14 pouces extérieurs (356 mm)
- 13 pouces 3/8 extérieur (340 mm)
- 12 pouces extérieurs (473 mm)
- 9 pouces 5/8 extérieur (244 mm)
- 7 pouces extérieurs (178 mm)
- 6 pouces extérieurs (152 mm)
- 4 pouces 1/2 extérieur (144 mm)
- 2 pouces extérieurs (tube à gaz) (50,8 mm)
- 1 pouce extérieur (tube à gaz) (25,4 mm)
- 1 pouce 1/4 extérieur (tube à gaz) (31.75 mm)

Les épaisseurs des tubages seront calculées en fonction de la plus sévère des deux
contraintes suivantes :

Résistance à la traction, la limite maximale étant la résistance du filetage à la traction,


calculée selon les règles habituelles de la mécanique, compte tenu de la nuance de l’acier (les
assemblages par soudure sont réputés être agencés de façon à présenter une résistance à la
traction égale à celle de tube).

Résistance à l’écrasement calculée selon les règles habituelles de la mécanique.

- Pour les tubages en normes API, les valeurs admises par la norme seront admises
en fonction du grade de l’acier.

- Pour les autres tubages, les valeurs à prendre en compte seront celles de l’acier
norme API (F25), soit :
Limite élastique : 17,6 kg/mm2
Charge de rupture : 28,1 kg : mm2
Allongement : 40 %
Sauf si l’entrepreneur fournit les caractéristiques exactes de son acier.

Acier noir doux :

Pour les tubes en en acier noir doux, les caractéristiques chimiques et mécaniques sont
données ci-après :

Nuance composition chimique maximum en % Caractéristiques mécaniques


acier C P S N2 R N/mm² Re N/mm² A%
E 24 - 2 0,21 0,055 0,055 0,009 340-460 235 22
E 28 - 2 0,23 0,05 0,05 0,009 400-550 275 22

Re : Limite d’élasticité :
R : Résistance à la traction
A : Allongement

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ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

Les éléments du tubage doivent être assemblés par une soudure à l'aide de baguettes type G53
ou similaires. L’opération de soudure des éléments doit être faite à l’aide d’un manchon
guide, de cinquante centimètres de longueur et confectionné au préalable selon le diamètre du
tubage à souder. La descente de tubage en question doit être effectuée exclusivement à l’aide
du collier.
Il est formellement interdit l’utilisation des tubages comportant des soudures hélicoïdales.

Ces tubages noirs doivent être revêtus intérieurement et extérieurement d’une couche de
peinture bitumineuse type néobitume parfaitement continu. Le représentant qualifié du maître
d’œuvre pourrait refuser les tubages non revêtus et interdire leur introduction dans le forage
avant que cette peinture n’ait été appliquée ou réparée en cas d’éraillure accidentelle. En cas
notamment d’assemblage des tubages par soudures, la zone des soudures et les zones voisines
sur lesquelles ladite peinture pourrait été dégradée seront repeintes avant leur descente dans le
forage.

Tubage en PVC

Les caractéristiques techniques des tubes en PVC sont les suivantes :


- Densité : 1,4
- Résistance à la traction : 45 à 55 N/mm2
- Module d'élasticité : 2500 à 3000 N/mm2
- Température de ramollissement : environ 80°C

Pour ces tubages, l’entrepreneur devra fournir une note de calcul du constructeur prouvant que la
résistance à la traction est suffisante pour la profondeur envisagée et que la résistance à
l’écrasement satisfait à la seconde expression de P.

ARTICLE 10 . CARACTERISTIQUES DES TUBAGES CREPINES

L’entrepreneur doit présenter une attestation fournie par le constructeur dans laquelle doivent
figurer toutes les caractéristiques chimiques et mécaniques ainsi que les dimensions des crépines
fournies.

Les diamètres des crépines qui seront demandées sont identiques à ceux des tubages pleins.
Les tubes crépinés à envisager seront de trois types :

- Crépines à nervures repoussées d’acier noir doux de type E28/2 constitués de tôle roulée
soudée réunis entre eux par soudure. Un certificat d’usine doit être fourni pour garantir les
caractéristiques du tube
- Crépines à fente continue (fil enroulé) d’acier inoxydables avec filetage normal, carré ou
ZSM répondant aux normes type Johnson ou équivalent fabriqués selon la norme API 5CT.
Ils seront assemblés par filetage. Un certificat d’usine doit être fourni pour garantir les
caractéristiques du tube.
- Crépines à fente continue (fil enroulé) d’acier galvanisé répondant aux normes d’acier
doux E24. La galvanisation devra être électrolytique. Les éléments seront assemblés par fi-
letage. La fabrication devra se faire selon la norme API 5CT. Un certificat d’usine doit être
fourni pour garantir les caractéristiques du tube
- Crépines en PVC à fentes verticales constituées d’un tubage fileté male femelle dans la
masse de qualité alimentaire spécialement conçu pour les forages d’eau potable

La perforation au chalumeau ou la scie ne sera admise.


Les crépines quelle que soit leur nature doivent être équipés de centreurs régulièrement répartis

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ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

1- Crépines à nervures repoussées

Ces crépines seront soit en acier doux E24 ou E28, soit en acier inoxydable soit en acier
galvanisé. Les crépines seront de même type d’acier que les tubes pleins.

L’ouverture des fentes variera de 0.5 à 3 mm et l’indice des vides devra être au moins de 10
%.

Les crépines à envisager sont fabriquées selon la norme internationale DIN 4922 et ont les
caractéristiques suivantes consignées dans le schéma ci-après

2- Crépines à fentes continues

Ces crépines seront soit en acier inoxydable soit en acier galvanisé et seront généralement
utilisées dans des diamètres allant de 7" à 18", avec des ouvertures variant de 0,5 à 2,0 mm.

Le tableau ci-après donne le % des vides en fonction des dimensions des fils enveloppe

L REF 250 275 300 325 350 375 400


 
L en mm 2,5 2,75 3,00 3,25 3,50 3,75 4,00
slot
0,000" mm % % % % % % %  3,25 mm
20 0,50 17 15 14 13 13 12 11
40 1,00 29 27 25 24 22 21 20
60 1,50 38 35 33 32 30 29 27  4 mm
80 2,0 44 42 40 38 36 35 33

3- Crépines en PVC

Les crépines en tubes PVC seront en ouvertures sciées transversalement à la longueur


du tube à des dimensions allant de 0,5 à 3 mm offrant des pourcentages de vides de l'ordre de
10 offrants des % de vides appréciables comme indiqué ci-après :

Ouverture en mm 0,50 0,75 1,00 1,50 2,0 3,0


% de vides 5,60 8,00 8,30 8,50 10,5 13,0

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ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

Résistance des tubages crépinés :

Sera admise comme résistance à l’écrasement de la crépine, la résistance à l’écrasement


indiquée par le constructeur dans le cas où il serait fait usage de crépines spécialisées. Dans le
cas où il serait décidé d’utiliser des tôles à nervures repoussées confectionnées par les soins de
l’entrepreneur, l’épaisseur de ces tôles serait déterminée étant multipliées par le coefficient :

C = I (I-e) e étant le coefficient d’ouverture

La pression à prendre en compte étant déterminée avec le coefficient m = 1,3

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ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

ARTICLE 11 . GRAVILLONNAGE

Pour les forages en aquifères granuleux qui ne pourraient pas faire l’objet d’un auto-
développement, il sera nécessaire de mettre autour des crépines de captage un massif filtrant
de graviers calibrés.

Ces graviers devront être des graviers siliceux ronds, propres, exempts de particules calcaires,
schisteuses, gypseuses, sulfurées, de matières organiques ou terreuses, et leur granulométrie
sera définie en fonction du terrain à capter. Cette dernière sera faite lors de la reconnaissance
de l’aquifère.

L’épaisseur du massif de gravier devra être en principe de 3 pouces environ au minimum, sauf
indications spéciales indiquées dans l’ordre de service. Elle ne devrait pas en principe excéder
8 pouces.

Le d10 du gravier sera égal à 0,66 fois son d30 ; son d60 sera égal à 1,66 fois son d30 ; la
courbe de la granulométrie de ce gravier devra se rapprocher d’une droite passant par ces trois
points avec un écart maximum de 8 %,

Il en résulte l’ouverture de la crépine (slot) qui doit être égale au d10 du gravier.

Il sera mis en place dans le forage à l’aide de tubes de gravillonnage pour les petites
profondeurs, par injection à la boue en cas de grande profondeur. Le mode de mise en place
devra être accepté par le maître de l’œuvre ou son représentant habilité.

Le gravier sera rémunéré au prix du mètre cube réellement mis en place dans le forage une
fois le développement terminé.

Les frais de transport du gravier seront réputés compris dans le prix de fourniture et de mise
en place.

Il pourra être demandé dans certains cas qu’un tube de gravillonnage soit placé à post fixé
dans le forage pour compéter le massif par les soins de l’utilisateur en cas de doute sur la
stabilité future du massif de gravier, dans certains cas spéciaux. Dans ce cas une provision de
gravier devra être laissée à proximité du forage.

Pendant le développement, le top de gravier dans l'espace annulaire sera contrôlé et complété
si nécessaire.

ARTICLE 12 . CIMENTATION

Il pourra être demandé à l’entrepreneur de cimenter soit l’espace annulaire d’un forage (tubage –
trou nu) soit le forage tout entier en cas d’abandon.
Le maître d’œuvre exige la cimentation par refoulement, mais pourra autoriser
exceptionnellement la cimentation de l'espace annulaire depuis la surface, le ciment étant mis en
place à l’aide de tubes descendant à la base du tubage selon les règles de l’art. La cimentation par
chute directe du laitier de ciment dans l’espace annulaire rempli de fluides quelconques ne sera
pas admise et sera considéré comme une faute professionnelle.

La cimentation sera effectuée avec un laitier de ciment CPJ 45 ou équivalent constitué de 40 à 50


litres d'eau pour 100 kgs de ciment, qui pourra être chargé des ingrédients nécessaires pour
assurer sa pompabilité pendant le temps de mise en place et sa résistance aux agressions des

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ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

fluides contenus dans le sol (eaux salées, sulfatées, sulfurées, etc…). Dans des cas exceptionnels,
il pourra être toléré l’emploi d’un mortier de ciment de Portland et de sable siliceux.

Le poids du ciment à utiliser, le volume d'eau à employer pour obtenir une densité déterminée
et le volume de laitier correspondant sont donnés par le diagramme triangulaire suivant :

Cimentation de l’espace annulaire au dessus de la gravette :


Au dessus de la gravette, l'espace annulaire sera rempli de sable sur 1 m, mis en place après le
développement. Au dessus du sable, l'espace annulaire sera comblé par un bouchon d'argile de
2 m puis sur une faible tranche par du tout venant qui ne devra comporter que des éléments
d'un diamètre supérieur à 5 mm.

La rémunération de ce coulis ciment–eau sera fait sur la base du volume théorique cimenté.
Ainsi pour un forage foré au diamètre D et équipe avec un tubage de diamètre extérieur d, H est
la hauteur de la partie cimentée, le volume payé à l’entrepreneur est V :

V=

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ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

Le maître d'œuvre se réserve le droit de contrôler ou faire contrôler la cimentation par tout
moyens qu'il jugerait utiles. Au cas où cette cimentation serait jugée insuffisante, l'entrepreneur
serait tenu de la réparer à ses frais, sans aucune indemnité.

Dans tous les cas, le reforage des bouchons de ciment qui pourraient s’être formés au dessus du
sabot des tubages dans leur espace interne est à la charge de l’entrepreneur. Le maître d’ouvrage
se réserve le droit de faire exécuter tout le contrôle qu’il jugerait utile.

ARTICLE 13 .MISE EN EAU DU FORAGE

La mise en eau du forage se fera dés l’achèvement de la descente du tubage.


Sous l’appellation mise en eau du forage, il est stipulé les opérations suivantes :
- Nettoyage de toutes les boues du forages (air lift, pompage)
- Augmentation de la productivité de l’ouvrage (air lift, pompage, jet d’eau, moyens d’injection
de produits chimiques…)
- Essais de pompage (alterné, de longue durée…)
La rémunération de ces travaux se fera de façon forfaitaire.

1- Développement

Le programme du développement sera communiqué à l'entrepreneur par le maître de l'œuvre ou


son représentant.
Les différentes méthodes de développement demandées selon la nature du forage et qui
peuvent être demandées ensembles ou séparées sont :

1- Le lavage à l'eau claire par circulation d’eau ou moyen de la pompe à boue,

2- Le nettoyage par pistonnage : L’outil est un piston actionné verticalement. On


pratique à la colonne d'eau dans le forage un mouvement vertical de va et vient au
moyen du piston descendu avec les tiges dans le tubage.

3- Le développement pneumatique (dit à l'émulseur ou à l'air lift)

Ce procédé combine l'action de flux et de reflux de l'aquifère autour de la crépine provoquée


par de grands volumes d'air introduits dans le forage. Il nécessite un équipement constitué de
tube d'eau (3" - 4") ouvert en bas, de tube d'air (1"1/4- 1"1/2) soudé à l’extrémité du tube 3"
et d’une tête de sortie d'eau, ainsi qu'un compresseur devant développer une pression
suffisante pour relever l'eau jusqu'à la surface du sol. Le débit est d'autant plus élevé que le %
d'immersion est élevé.

Le tableau ci-après donne le débit en l/s pouvant être fourni en fonction des diamètres du tube
d'air, d'eau et du % d'immersion.

Diamètre (en mm) Débit (en l/s)


Tube d'eau Tube d'air % d'immersion
70% 60% 50% 40%
76 25 4-7 4-6 3-5 3–5
89 25 7 – 13 7 - 10 5 -8 5-7
102 32 9 -17 8 - 13 6 - 10 7 – 10
127 38 16 – 31 14 - 25 11 - 19 11 - 19
153 38 28 - 51 18 - 44 19 - 32 19 - 28

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ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

La pression d'air fournie par le compresseur doit être supérieure au moins de 10% à la
pression exercée par la hauteur d'eau équivalente au-dessus de l'injecteur.
Le développement à l'air lift est opéré par descente du dispositif de haut en bas. Pour
l’élimination des résidus sableux et la boue résiduelle dans la fissuration des terrains,
l’entreprise doit pratiquer le gonflement du forage par fermeture de la tête du tubage
d'équipement, par décompression du terrain les résidus sont libérés.
Le forfait de développement du forage comprendra la descente et remontée du système d’air
lift autant de fois qu’il est jugé nécessaire

4- Développement par Lavage au jet

Ce développement se pratique par envoi d'un puissant jet d'eau au moyen d'une lance montée
à l'extrémité du train de tige et constituée d'un dispositif de buses horizontales. Cette méthode
est particulièrement indiquée dans les couches aquifères non consolidées et non stratifiées.
A cet effet, l’entreprise doit disposer de pompes hautes pressions permettant des débits
importants. Les pressions demandées de ces pompes peuvent atteindre 150 bars.
Pour traiter correctement le tube crépiné, il est nécessaire de travailler
avec des buses à jet plat et à une distance raisonnable du support (20
mm) afin que les buses ne viennent pas frotter contre le tube plein ou
crépiné qu’elles nettoient. Les deux buses sont diamétralement opposées,
et positionnées de façon à assurer un bon recouvrement.

5- Le développement par utilisation d'agents chimiques

5-1- Acidification : pour être efficace, il faut que l'aquifère possède soit constitué
de fissures, de canalicules ou de vacuoles, et que sa roche contienne des minéraux
solubles à l'acide.
Les acides utilisés sont :
- L'acide chlorhydrique utilisé avec un dosage de 1,5 à 2 fois de solution
d'acide par rapport au volume d'eau dans la crépine pour une
concentration à 18 -20° Baumé.
- L'acide sulfamique moins efficace et de réaction plus lente est moins
agressif sur les aciers de manipulation.
- L'acide citrique, moins efficace que les deux acides précédents, est
surtout utilisé dans le traitement des crépines présentant des colmatages
par les boues bactériennes.

5-2- Traitement aux polyphosphates : les polyphosphates ont un pouvoir


défloculant vis à vis des argiles et des limons. Sont utilisés pour l’élimination des
boues et des cakes et dans le traitement des forages colmatés par les oxydes ou
hydroxydes de fer ou par les dépôts de particules minérales pour dégager les
fissures fines de rochers. Son dosage est de 2 à 4 % de produits par m3 d’eau
contenue dans le forage au repos.
On utilise les polyphosphates avec un dosage de l’ordre de 2 à 3 % d’eau contenu
dans le forage. A cette solution, on ajoutera de l’hypochlorite de chaux à raison de
1,5 à 2 pour mille du volume d’eau contenu dans le forage afin de contrôler une
éventuelle prolifération bactérienne.
Les polyphosphates doivent être prémélangés dans une eau chaude.

6- Le développement par pompage

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Il est réalisé en phase finale des opérations décrites ci-dessus par utilisation de pompe
adaptée (à axe vertical); deux modes de pompage sont pratiqués :
- Le surpompage est réalisé à un débit nettement supérieur à celui
prévu pour son exploitation pour l'élimination rapide des éléments solides.
- Le pompage alterné, en créant un renversement de direction de flux
d'eau détruit les " ponts de sable". On met le forage en production par
pompage et on provoque, à plusieurs reprises, des arrêts brusques de la
pompe.

L'arrêt du développement sera décidé par l'ingénieur hydrogéologue responsable du chantier.

L'entrepreneur prend sous sa responsabilité de mener ce développement à bonne fin, et pourrait


être contraint, en cas de mauvaise manœuvre ayant induit soit des éboulements dans le forage,
soit des déchirures (venues de sables de l'aquifère) ou écrasements de tubage ou autres, de
réparer le forage à ses frais. En cas d'impossibilité d'effectuer correctement ces réparations, il
pourrait être contraint de refaire un autre forage sur le même site sans qu'il puisse prétendre à
indemnisation.

2 - Essais de pompage

L’essai de débit du forage constitue la phase finale du développement et peut être considéré
comme la phase de réception de l’ouvrage.
L’entrepreneur devra mener l’essai à bonne fin quelque soit le programme d'essai établi par le
maître d'œuvre ou son représentant et qui lui a été communiqué sous forme d'ordre de service.
Les résultats des mesures seront consignés dans le rapport de fin de travaux.
La rémunération de ces travaux est comprise dans le forfait de mise en eau du forage.

Pompes :

L'entrepreneur est tenu de fournir à la demande du maître d'œuvre, une pompe dont les
caractéristiques de débit et de refoulement correspondent à la demande et pouvant être introduite
dans l'ouvrage à la profondeur désirée.

Trois classes de débits sont envisagées pour toutes hauteurs manométriques confondues
Q1 : 0 à 40 l/s
Q2 : 40 à 80 l/s
Q3 : 80 à 120 l/s
Ces hauteurs manométriques peuvent atteindre 120 m.

Les pompes devront descendre dans les forages dans le diamètre minimale peut atteindre 8"

Chaque pompe devra être munie d'une vanne à porte en bon état de fonctionnement permettant
d'en ajuster le débit aux besoins de l'essai de pompage. Elle devra être également munie de clapet
de pied anti-retour pour éviter que lors de l'arrêt du pompage, l'eau contenue dans la colonne
d'aspiration ne retourne dans le forage et ne fausse gravement les mesures de la remontée de la
nappe.

Accessoires de mesure :

-Récipients de mesure : l'entrepreneur devra mettre en place des récipients de mesure de débits,
dont les capacités jaugées devront avoir un volume tel que le chronométrage de leur remplissage
ait une durée comprise entre 20 et 60 secondes. Ces récipients devront être munis à leur base d'un

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ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

ajustage muni d'une vanne permettant leur vidange et le branchement éventuel d'une conduite
d'évacuation d'eau.

- Tubes d'évacuation d'eau : Il pourra être demandé à l'entrepreneur de conduire l'eau exhaurée à
une certaine distance du chantier. Ces opérations seront faites avec des tubes qui devront être
facilement manœuvrables sur le terrain (type tube léger d'irrigation, tube à gaz, tubes en matières
plastiques diverses). L'entrepreneur devra fournir ces tubages en bon état, munis de toutes les
pièces de raccordement nécessaires pour leur assemblage entre eux et éventuellement à une cuve.
Les diamètres des tubes qui seront demandées varient de 2 à 8 pouces.
Pour le bon déroulement de l’essai, l’entrepreneur fournira obligatoirement 400 m de tubes dont
le prix est compris dans l’installation de la pompe.
Les tubes d’évacuation seront récupérés par l’entreprise à la fin de l’essai de pompage.

- Eclairage : la place du chantier doit être éclairée de nuit pour permettre la prise des mesures
pendant la nuit. La conduite des pompes et des moteurs et l'assistance au personnel de
mesures se feront de jour et de nuit.

- Matériel de mesure : L'entrepreneur est tenu de mettre à la disposition des agents chargés
d'effectuer des mesures, le matériel de campement nécessaire pour la conduite des essais.
L’entrepreneur devra disposer en permanence sur le chantier de sonde pour la mesure du niveau
d’eau ainsi qu’un chronomètre.
Pendant l'essai de pompage, l'entrepreneur met à la disposition du maître d'œuvre l'ensemble du
personnel du chantier pour la conduite des pompes et des moteurs et l'assistance au personnel de
mesure fourni par le maître de l'œuvre

Déroulement des essais :

- Essai pour développement :


Au cours de la phase de développement, et après l’obtention d’eau claire, il pourra être demandé
à l’entreprise de pousser le développement pour contrôler le top de gravier et avoir une eau dont
la turbidité ne dépasse pas 5 NTU.

- Essai par paliers :


Au début, il sera procédé à des essais de débit par paliers de débits constants (en principe 4
paliers enchaînés de 2 heures) en vue de définir les caractéristiques de l’ouvrage et se prononcer
sur le débit d’essai. Cet essai sera suivi par la mesure du niveau d’eau jusqu’à la remontée
jusqu'au niveau statique initial.

- Essai de longue durée :


On procédera ensuite à un essai d'au moins 72 heures, et ce sans interruption et sans variation de
débit de plus de 10%, avec mesure du niveau d’eau. On observera ensuite la remontée après la
période de production précédente. En cas de panne, de variation du débit de plus de 10%, l'essai
sera recommencé aux frais de l'entrepreneur après avoir attendu la stabilisation du niveau
piézométrique.

- Essais de débit dans les forages artésiens :


On notera la pression Ps avant l’essai. On manœuvrera la vanne pour faire produire le forage
jusqu’à lire sur le manomètre. On attendra pour enregistrer définitivement les mesures
(pression P et débit Q) que le débit Q soit stabilisé. On tracera la courbe Q=f(t) pour chaque
palier, pendant le déroulement de l’essai pour mieux juger de la stabilité. On opérera de même
pour les paliers suivants.

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ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

Après fermeture de la vanne et stabilisation de la pression, on ré-ouvrira la vanne de manière


à atteindre une pression donnant un débit aisément et précisément mesurable par l’instrument
de mesure de débit mis en place qui sera du type diaphragme ou bac jaugé. On procédera
ensuite à un essai de pompage de longue durée.
On observera ensuite la remontée de pression après la période de production précédente.

Dans ce cas particulier, la présence du personnel et de la machine sondeuse de l’entreprise est


requise durant le pompage. Par contre, a la dernière remontée, c’est à dire celle qui aura lieu
après le dernier palier l’entreprise pourra déplacer la sondeuse.

3 - Rémunération :

La mise à disposition des pompes, des systèmes d’air lift, de lavage au jet d’eau, de pistonnage
ainsi que les temps de pompage seront rémunérés au forfait qui comprendra aussi les heures de
mise à disposition avec force motrice pour les développements, les essais de pompage par paliers
et de longue durée ainsi que les temps d'arrêt nécessaires durant les essais de pompage (attente de
remontée de niveau entre deux paliers, étude de remontée après pompage, etc...).

Selon la méthode de foration adoptée par l’entreprise, et selon qu’il s’agit d’un sondage de
reconnaissance ou d’un forage ces forfait seront calculées comme suit :
- Forages réalisés à la boue avec trois prix selon le débit de pompage
- Forages réalisés à l’air avec trois prix selon le débit de pompage
- Cas d’un sondage de reconnaissance avec un seul prix

ARTICLE 14 .TETE DE FORAGE

A la fin des travaux, l’entrepreneur est tenu de fixer à la tête du tubage supérieur une tête
obturatrice qui pourra aller de la simple (type DRE) à une tête d’irruption munie de
branchement et vannes multiples.

Trois types de têtes de forage seront prévus :

Type I : (Tête DRE)

La tête sera constituée de :


- Une bride percée au même diamètre du tubage supérieur, d’épaisseur d’au moins 10 mm.
- Une contre bride de même diamètre et épaisseur que la première surmontée d’un
manchon 3’’ gaz fermé par un bouchon mâle.
Ces deux brides seront solidaires par boulons

Cette tête devra être noyée dans un massif bétonné pour assurer une protection anti vandalisme
jusqu’au moment de l’emploi définitif de l’ouvrage. La rémunération de ce massif bétonné sera
réputée comprise dans le prix unitaire de fourniture et de mise en place de la tête.

Type II :

Dans le cas où la pression en tête de forage est inférieure à 5 bars (forage fermé), le schéma de la
tête sera le suivant :

1. On visera très soigneusement une manchette bridée de 30 cm de longueur.


2. Au dessus de cette bride sera installée une croix bridée de même diamètre que la
manchette et le tubage de coffrage, et sera munie d’une sortie latérale de diamètre 10" PN

16
ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

16 qui sera fermée par une vanne 10" PN 16.


3. Une contre bride, de même diamètre de la croix surmontée d’une vanne et d’un
manomètre, sera boulonnée sur la croix.

Les différentes brides devront être munies de joints d’assemblage pour assurer une bonne
étanchéité.

Type III :

Si la pression en tête de forage est supérieure à 5 bars (forage fermé).

Cette tête sera similaire à la précédente à l’exception de la croix qui sera munie de deux sorties
latérales et par conséquent de deux vannes.
Cette tête sera logée dans une cave bétonnée.

ARTICLE 15 .REMISE EN ETAT DES LIEUX

Après achèvement des travaux, la place du chantier sera remise à l'état initial : (nettoyage de la
place du chantier, suppression des tas de boue, etc...). Ces travaux sont compris dans le prix
n°10000 et devront être exécutés avant le repliement du chantier.

L’entreprise et après achèvement des travaux du captage (forage et/ou sondage et /ou puits) est
appelée à mettre en place une plaque métallique qui sera collée à l’entrée de l’abri du captage et
dont gravé les informations suivantes :
1. Nature/Code ONEE : …………..... ;
2. PT : …………………………………...... ;
3. Débit (l/s) : ………………………….. ;
4. Diamètre d’équipement : …….. ;
5. Date de réalisation : …………….. ;
6. Entreprise : …………………………. ;
- En plus, et pour les puits, l’entreprise est obligée de mettre un couvercle en acier avec serrure
sur la tête du puits dont gravé les données suivantes :
 Nature / code ONEE : ……. ;
 PT : ……………………………… .;
 Galeries : ……………………... ;
 Date de réalisations : ……. ;
 Entreprise : ……………….…. ;
Les prix de la plaque et du couvercle seront inclus dans le prix de la tête de forage et/ou du puits.
N.B :
- avant la mise en place de la plaque et /ou le couvercle, l’entreprise est appelée à valider le
modèle en concertation avec la Division Dégagement des Ressources, avant leur collage sur le
captage.
- pour les captages objet de réhabilitation, les informations qui seront gravés sur la plaque ainsi
que, sur le couvercle devront être validé par la Division Dégagement des Ressources avant leur
collage sur le captage.
- la plaque (dimensions entre 40cm*40cm) ainsi que, le couvercle (dimensions de la tête du
puits 1-3m) doivent porter en en-tête le logo de l’ONEE –Branche eau et le nom du centre.

ARTICLE 16 .LIAISONS ADMINISTRATIVES

Les liaisons administratives ou techniques se feront avec l'ONEE - BRANCHE EAU ou son
représentant expressément désigné, le contrôle technique des travaux sera assuré par l’ONEE

17
ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

- BRANCHE EAU.

ARTICLE 17 .CHARGES RESPECTIVES DES CONTRACTANTS

- Moyens en personnel de l'entreprise :

Les travaux seront supervisés par un ingénieur géologue et/ou Hydrogéologue de l'entreprise
spécialiste du forage d'eau et ayant des connaissances sérieuses dans le domaine du forage. Cet
ingénieur ne résidera pas en permanence sur les chantiers. Par contre, il devra assister aux
implantations des forages et devra s'y rendre à la demande du maître d’œuvre pour toute mise au
point technique. Sur le chantier ne résideront que les personnes suivantes :

- Un (1) chef de chantier confirmé connaissant parfaitement les forages d'eau (à l’air et ou
rotary) et ayant déjà réalisé des travaux similaires à celui objet de ce marché.
- Un mécanicien
- Un électricien
- Des chauffeurs
- Des manœuvres.

Avant le démarrage des travaux, et à la demande de l’ONEE - BRANCHE EAU, l’ingénieur de


l’entreprise devra assister aux réunions de chantier afin de connaître au préalable l’implantation
des forages et le programme éventuel des équipements nécessaires...
De plus, le maître d’œuvre se réserve le droit de demander le changement de tout personnel jugé
incompétent. Ce changement devra s'effectuer dans les huit jours suivants.

- Instruments de mesure :
L’entrepreneur doit mettre sur chantier les instruments de mesures suivants :
- Filtre presse Baroide pour la mesure du filtrat
- Papier colorimétrique pour la mesure du PH
- Sonde électrique pour la mesure du niveau d’eau

La rémunération de la mise en place des ces instrument de mesure est comprise dans le prix
de l’installation du chantier (prix n° 10000)

- Exécution des travaux :


Si au cours de l'exécution des travaux du forage ou du développement éventuel du captage,
l’entrepreneur a commis une faute par suite d'une erreur du personnel et/ou d'une défaillance du
matériel de l'entreprise, il devra en informer immédiatement l’hydrogéologue, remédier à
l'insuffisance du personnel, approvisionner le matériel nécessaire pour réparer sans délai et dans
les meilleurs conditions le captage ou les dommages causés.

En cas d'insuffisance professionnelle dûment constatée et/ou de non respect du marché, et/ou non
respect des règles de l'art, le maître d’œuvre se réserve le droit d'infliger un avertissement notifié
qui pourra être le préalable à une résiliation du marché.
En cas de faute professionnelle grave, le marché pourra être résilié d'office.

- Charges du maître d’œuvre :

Le maître d’œuvre se chargera de prévenir les autorités locales et d'aplanir les difficultés pouvant
surgir du fait des populations sauf faute caractérisée de la part de l’entrepreneur qui prendra alors
à sa charge la réparation de tout dégât causé aux tiers.

18
ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

Le maître d’œuvre implantera l’ouvrage et indiquera l’emplacement à l'entrepreneur avant le


début des travaux. Les conditions d'aménagement de la place du chantier ainsi que l’accès sont
réputées être connus après prise de connaissance du Cahier des Prescriptions Spéciales et visite
(s) sur le terrain ; les coûts qui en déroulent seront compris dans les rubriques du bordereau des
prix formant détail estimatif.
Le maître d’œuvre prendra à sa charge les autorisations d'occupation temporaire des terrains et
de leur accès ainsi que les éventuelles indemnisations aux divers propriétaires de la zone bien
définie au préalable à l’entrepreneur.

Par contre le maître d’œuvre ne sera pas chargé d'assurer l’approvisionnement du chantier en
eau, ni d'ailleurs aucun autre approvisionnement, sauf accord spécial dûment mentionné dans le
marché.

ARTICLE 18 .ECHANTILLONNAGE DES TERRAINS TRAVERSES

L'entrepreneur mettra à la disposition du maître d’œuvre un manœuvre chargé de prélever les


cuttings tous les mètres forés. Les cuttings seront placés dans des caisses en bois à 25 casiers de
10 x 10 x 10 cm avec couvercle étanche. 20 caisses de ce type devront être disponibles en
permanence, pour stocker les échantillons du forage.

A la demande du maître d’œuvre, les cuttings seront lavés et séchés, et au besoin mis en sachets
de plastique solides.

En aucun cas le maître d’œuvre ne pourra exiger de stocker les cuttings dans les caisses en bois
au delà des 20 caisses signalées ci-dessus. Celles-ci seront vidées et récupérés dès que la coupe
géologique aura été dressée par le surveillant hydrogéologue de chantier.

Le maître d’œuvre analysera les échantillons (dureté, test Hcl à froid et au chaud, examen à la
loupe binoculaire) dans un abri aménagé par l'entrepreneur (cabane, table, chaise, éclairage).

ARTICLE 19 .RAPPORT DE FIN DE TRAVAUX

L'entrepreneur sera tenu de fournir à la fin des travaux de chaque forage, un rapport de fin de
travaux dudit forage. Un rapport de fin des travaux global de tous les forages achevés sera donné
à la fin des travaux du marché.

a)- Cahier de chantier

Sur un carnet rigoureusement et quotidiennement tenu à jour et à la libre disposition du maître


d’œuvre et/ou son assistant technique (IC et/ou Agence du Bassin Hydraulique concernée), le
chef de chantier de l’entreprise notera tous les renseignements utiles à la bonne compréhension
de la marche du chantier de forage qui figurera obligatoirement sous son numéro IRE et/ou code
ONEE-Branche Eau. Les renseignements suivants, au minimum devront y figurer :

- Perforation : profondeurs atteintes, diamètres des outils, lithologie sommaire (coupe sondeur),
type de boue (notamment densité, produits ajoutés à la boue, etc...) niveaux de boue ou d'eau à
chaque changement de poste ou dans le cas de travaux non continus, et à la reprise des travaux.

- Tubage : cotes diverses, composition de (ou des) la colonne y compris type et diamètres, cotes
et type des crépines, cote des cimentations et indications complémentaires (lieu de la
cimentation, quantité théorique et quantité de laitier injectée, etc...).

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ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

- Développement : mode de développement (soupapage, pistonnage etc...), émulsion (niveau


d'eau, débit, temps, durée de l'opération, cotes de l'émulseur ainsi que le type de matériel utilisé,
pression etc...), pompage (niveau d'eau, débit, temps, durée de l'opération, type de pompe et de
cote de la crépine de la pompe etc...), chiffre de la remontée après développement à l'air lift ou à
la pompe etc...

- Mise en production : description de la tête, etc...

- Incident en cours de travaux : coincement, erreurs de manœuvre, perte de matériel dans le


trou, introduction accidentelle d'un fluide ou d'un solide dans le forage, etc. La description devra
permettre de comprendre parfaitement le déroulement des événements.

- Tous renseignements utiles à la bonne compréhension de la marche du chantier de forage.

Tous les renseignements ainsi consignés devront être journaliers accompagnés de la date et de
l'heure de l'observation, notamment pour les profondeurs atteintes, les niveaux de boue ou d'eau,
les cimentations, le développement, les incidents de forage etc...

Ce cahier devra, être à la libre disposition du maître d’œuvre et/ou son assistant technique (IC
et/ou Agence du Bassin Hydraulique concernée), et accessible en tout temps, de jours comme de
nuits, en période ouvrable et fériée.

b)- Situation des travaux

A la fin de chaque semaine, l’ONEE-Branche Eau peut demander à l’entrepreneur, selon


l’importance des travaux, une situation détaillée se rapportant aux travaux exécutés en cours de
la semaine écoulée. Cette situation, en cas de demande, devra être envoyée par fax ou e-mail au
maître d’œuvre.

c)- Rapports de fin de travaux


Le rapport définitif selon modèle imposé par le maître d’œuvre sera remis en huit (08)
exemplaires un mois au maximum après l'achèvement des travaux de chaque forage. Ces huit
exemplaires dont le coût est compris dans le marché seront envoyés au maître d’œuvre à Rabat
qui se chargera de la ventilation ultérieure.

Le rapport devra contenir toutes les indications utiles à la bonne compréhension des travaux
exécutés et ce à partir des rapports journaliers, il contiendra en particulier les points suivants :

- Description des travaux


- Synthèse des travaux et des résultats.
- Log du forage individuel. Ce log de forage se présentera sous la forme d'un dessin sur
une feuille A4 et/ou A3. Il faudra donc adapter l'échelle des longueurs à la profondeur totale
du forage. Ce log doit comporter au minimum la coupe lithologique et/ou géologique,
l'équipement exact du forage (avec toutes les cotes), éventuellement d'autres renseignements
qui peuvent aussi trouver place dans le texte du rapport.
- Localisation géographique et administrative, les coordonnées (X,Y,Z) du forage
( l’entrepreneur devra avoir un GPS pour la mesure des coordonnées de chaque forage )
- Synthèse des résultats des essais de pompage. Cette synthèse doit être sous forme de
tableau ou sera consignée toutes les données relatives à l’essai :

 Caractéristiques du matériel de pompage


 Calage de la pompe

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ONEE - BRANCHE EAU CCTG-REALISATION DE FORAGES

 Longueur de la conduite de refoulement


 Niveau piézométrique avant l’essai
 Données relatives à l’essai par palier (nombre de paliers, durée de chaque palier, débit
et rabattement correspondant)
 Données concernant l’essai de longue durée (débit, durée, valeurs du rabattement
mesurée pendant la descente et valeurs mesurées pendant la remontée)

En plus de ces indications, l’entreprise et dans la mesure du possible fournira d’autres données
supplémentaires telles que :
- Carte de situation du forage à une échelle appropriée (en général 1/50.000 ou 1/100.000).
- Un album photo éventuel (si l’ONEE - BRANCHE EAU le demande pour des opérations
importants)

Ces données doivent être fournies, en plus du format papier, sur support magnétique sous format
Excel. En cas où l’entreprise ne remet pas le rapport de fin des travaux, les mesures coercitives
prévues dans le marché lui seront appliquées.

La réception définitive ne pourra être prononcée que lorsque cette clause aura été remplie et que
le rapport ait contenu toutes les remarques jugées utiles par l’ONEE - BRANCHE EAU.

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