Introduction aux systèmes d’exploitation : INF 112
TD-TP N°1
Niveau : 1 Année Académique 2023-2024
Enseignant : Dr Rémy NFONGOURAIN M
Objectif. Installation d’une distribution Linux : exemple Ubuntu
1. Quel matériel pour Linux ?
1.1 Architecture
Linux existe pour plusieurs architectures matérielles.
x86 pour les ordinateurs dont les processeurs sont du type Intel (du 386 au Pentium 4)
ou AMD (Athlon,…) 32 bits. Cette version fonctionne aussi sur les machines à base de
processeurs 64 bits.
x86_64 pour les ordinateurs dont les processeurs sont du type Intel (Pentium 4 à partir
des séries 600, Xeon, Dual Core/Quad Core) ou AMD (Athlon 64, Sempron 64,
Opteron) 64 bits. Cette version ne marche pas sur les processeurs 32 bits.
Linux peut être utilisé de deux façons différentes : en mode console ou en mode graphique. La
version moderne de Linux et son environnement bureautique graphique requière au moins 128
Mo de mémoire, mais 256 Mo ou plus apportent un réel confort d’utilisation. Dans le cadre
d’une installation minimale en mode texte, 64 Mo suffisent.
1.2 Compatibilité du matériel
Avant d’installer Linux vérifiez si votre matériel est correctement pris en charge par Linux.
Certains pilotes matériels ou applications sont encore peu ou mal adaptés à la version 64 bits.
1.3 1.3 Choisir une distribution
Debian
Une distribution idéale pour les informaticiens, les ingénieurs et administrateurs système
et réseau, les environnements de production en entreprise car il est d’une stabilité à toute
épreuve pour un environnement de production.
Ubuntu
Un dérivé de Debian dont le but est de fournir des logiciels plus récents et très fortement
axés sur la convivialité et l’ergonomie à l’aide du support du plus grand nombre. Il possède
plusieurs avantages : une compatibilité avec les packages de Debian, un système d’installation
très simple, un environnement graphique agréable.
Red Hat et Fedora
Red Hat se concentre sur le monde de l’entreprise avec des distributions commerciales
appelées RHEL (Red Hat Enterprise Linux). Se caractérise par : versions professionnelles
destinées aux entreprises, un support commercial.
1.4 Type d’installation
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La forme d’implantation d’une distribution Linux Ubuntu se résume au choix entre :
L’installation en poste de travail, liée intimement à un environnement graphique
(Ubuntu Gnome, Kubuntu KDE, Xubuntu XFCE...).
L’installation en tant que serveur (sans environnement graphique) avec une gestion des
commandes en mode console texte
À partir de ces deux types d’installation, des variations sont possibles. Elles sont décrites dans
le tableau ci-dessous
Type installation Forme d’installation
Normale
Serveur Avec la technologie RAID.
Sur un système de partitions LVM
Normale
Poste de travail Avec un double démarrage (dual boot)
En cohabitation avec Windows.
2. II. Essayer ou utiliser Linux
2.1 LiveCD
Le LiveCD sert principalement à tester Linux sans l’installer.
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2.2 Installation Linux
2.2.1 Boot sur support
Configurez votre ordinateur pour qu’il démarre sur le support d’installation.
2.2.2 Choix des langues et pays
La langue utilisée par le processus d’installation. Selon la langue initiale choisie, on vous
demande ensuite dans quel pays vous vous situez. C’est utile car c’est ainsi que sont
positionnées les variables locales : format de date, d’heure, encodage des caractères, formats
numériques et monétaires, etc. Enfin, choisissez votre type de clavier.
2.2.3 Partitionner les disques
Vous avez le choix entre trois principales méthodes pour partitionner vos disques :
o Une méthode assistée (voire automatique) en utilisant le partitionnement classique
o Une méthode assistée proposant le LVM (Logical Volume Manager).
o Une méthode manuelle.
L’étape suivante consiste à choisir le schéma de partitionnement :
Soit une seule grosse partition dans laquelle vous mettez tout (système, programmes,
données). Tout est mis dans la partition racine /.
Soit deux partitions : une partition racine qui contiendra le système et tous ses
composants (programmes, paramètres systèmes, etc.), et une partition qui va contenir
les données des utilisateurs. Pour un poste de travail ou un PC personnel (à la maison),
c’est la méthode la plus pertinente
La troisième méthode propose de créer cinq partitions différentes : la racine /, les
données personnelles /home, les composants utilisateurs (programmes, bibliothèques,
données partagées associées, etc.) /usr, le contenu variable /var et les fichiers
temporaires /tmp. Ce choix est tout à fait pertinent sur un serveur.
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2.2.3 Compte root et utilisateurs
Vous devez ensuite créer au moins un utilisateur. Un compte root devra aussi être créé de
façon implicite ou explicite. C’est l'utilisateur root qui possède toutes les permissions sur le
système.
2.2.4 Installation des logiciels
Les éléments de base sont recopiés sur votre disque. Ils se composent des packages
essentiels. Selon la version que vous avez prise (Ubuntu, Kubuntu ou Xubuntu), les
programmes installés par défaut seront différents. Avec Linux, il est très classique de disposer
des divers produits, outils, mises à jour, etc. sous forme de paquetages (packages). Un package
est un fichier (parfois gros) qui contient le produit à installer et des règles. Sur Red Hat, Fedora,
SuSE, Mandriva et quelques autres distributions le format de package par défaut est le RPM
(Red Hat Package Manager). Sous Debian, Knoppix, Kaella, Ubuntu, c’est le format DPKG
(Debian Package).
2.2.5 Fin d’installation et redémarrage
La dernière étape avant la fin de l’installation est l’écriture du chargeur de démarrage
(bootloader). Il s’agit de l’installation de GRUB. Sachez que le chargeur de démarrage écrase
celui précédemment installé, mais que vous pouvez parfaitement utiliser grub pour démarrer
n’importe quel système y compris Windows.
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