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DM 22

Ce document présente une épreuve de mathématiques pour les Écoles Normales Supérieures de Lyon et Cachan, avec des instructions sur l'utilisation des calculatrices et des notations spécifiques. Il aborde des concepts avancés tels que les représentations linéaires, les caractères de groupes, et la formule de Burnside. Le contenu est structuré en plusieurs parties, chacune traitant de différents aspects des mathématiques avancées, notamment les propriétés des caractères et les représentations irréductibles.

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ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES 1997 65

Lyon et Cachan 1/6

COMPOSITION DE MATHEMATIQUES
DM 22
(Epreuve commune aux ENS de Lyon et Cachan)

A rendre le mardi 2 juin

durde : 4 heures
Pour les questions II.3.a, II.5, III.4.a et III.4.c, veuillez consulter le document annexe.
L’usage de calculatrices électroniqiies de poche à alimentation autonome, non imprimuntes et sans
docwnent d ’acwmpagnement,est autorisé pour toutes les épreuves d’admissibilité, sauf pour les épreuves de
fi-anpis (’t de lungiies. Cependant, une seule calculatrice ci la fois est admise sur la table oii le poste de travail,
ct uucun échange n’est uutorisk entre les candiduts.

Notations

Dans toute l’épreuve, K désigne un sous-corps de C et r un groupe fini dont l’élément


neutre est noté Ir. Tous les espaces vectoriels sur K qui interviennent sont de dimension
finie. Si E , F sont deux K-espaces vectoriels, on note L(E,F ) l’espace vectoriel constitué
des applications K-linéaires de E dans F ; si E = F , on utilise L ( E ) au lieu de L ( E ,E) ;
on note GL(E) le groupe des bijections linéaires de E sur lui même (pour la loi de com-
position). Enfin, si X est un ensemble fini, on note # X son cardinal.
Certaines définitions ou notations sont données au fur et à mesure : en général, elles
sont annoncées par un point 0 et à l’aide de mots en gras ; l’usage de mots e n italique
est destiné à attirer l’attention du candidat.

Partie 1 : Formule de Burnside et reprdsentations lindaires

-
0 Un r-espace ou une reprhsentation linbaire de l? est la donnée d’un K-espace vec-

définit une opération r x E -


toriel E de dimension finie et d’un morphisme de groupes p : r + GL(E). Cette donnée
E , à savoir (y,x) p ( y ) ( z ) , que l’on note souvent (quand
cela ne prête pas à confusion) y.z au lieu de p ( y ) ( x ) et qui vérifie les propriétés (pour
x , y E E , Y , ~ , r,
E x E K) :

Réciproquement, une telle opération l? x E -+ E définit un morphisme.de groupes l? -,


GL(E). Avec les abus de langage habituels, on dira parfois dans la suite “soit E un r-
espace”, ou bien “soit E une représentation linéaire de r”,sans référer nécessairement au
morphisme r ---t GL(E), sauf bien sûr si le contexte est ambigii. On écrira parfois p-, au
lieu de p ( y ) (py : E 4 E est donc la “multiplication” par y i.e. l’application linéaire
x H 7.z).

1
66 ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES 1997
Lyon et Cachan 2/6

0 Si E,F sont deux r-espaces, un r-morphisme cp : E --* F est une application linéaire
satisfaisant à cp(7.z) = y.cp(z) pour z E E, y E r. Un r-isomorphisme est un r-
morphisme bijectif.

1. Soit E un r-espace ; on note Er le sous-espace vectoriel de E constitué des vecteurs


r-invariants c’est-à-dire Er = {z E E 1 y.z = z, Vy E r}et on définit T : E -+ E par :

Montrer que 7r est un projecteur d’image Er. En déduire que la trace de 7r est donnée
par :
tr(n) = dimEr

0 A toute représentation linéaire p : I’ -


GL(E) de r, on associe son caractbre XE
(que l’on note parfois X,) qui est la fonction I? 4 K définie à l’aide de la trace par :
XE(?) = tr(&)-
0 Un caractbre du groupe r est une fonction X : I?

vérifiant X = XE.
-
K telle qu’il existe un r-espace E

2. Soit X un caractère. Montrer que tous les r-espaces E tels que X E = X ont
même dimension que l’on peut calculer à partir de X. Dans la suite, on notera dimX cette
dimension.

3. Montrer l’égalité :

0Une opération (ou une action) du groupe l? sur un ensemble X est une loi I’x X
X ayant les propriétés suivantes :
-
(Tt+)-I.z

1r.z = z, VX E X , y . ( y i . z ) = ( y y i ) . ~VTJ‘ E r, vx E x
0 La relation orbitale sur X définie par l’action de r est la relation définie sur X par :

def
zRy = 3y E I? tel que y = y.z
Rappelons que c’est une relation d’équivalence dont les classes d’équivalence sont appelées
les orbites de X sous I? ; l’action est dite transitive si X est une orbite.
,
Etant donné un ensemble fini X , on note K X le K-espace vectoriel constitué de toutes
les fonctions de X dans K ; la base canonique de K X est la base (ez)zEX définie par :

1 siy=z
O siyfz

2
ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES 1997 67
Lyon et Cachan 3/6

(si X = {1,2,.. . ,n},K X s’identifie à K”). A toute action de r sur X , on associe une
représentation de l? sur K X via :

Tee, = ey.z, ou, ce qui revient au même, y.f = {x H f(y-’.z)} pour f E K X

4. Caractériser les f E K X invariants par r. En déduire que la dimension du sous-


espace des invariants de K X est égale au nombre d’orbites de X sous r.

5. On dit que z E X est fixé par y E r si y.x = x.


-
a. On désigne par X X : I’ K le caractère de la représentation I’
pour y E r, par ry le nombre d’éléments de X fixés par y. Montrer que :
- G L ( K X ) ,et

b. On désigne par s le nombre d’orbites ; déduire des questions précédentes la formule


dite “de Burnside” :

6. Déduire de la formule de Burnside un lemme dû à Jordan : si I’ agit transitivement


sur un ensemble X non réduit à un singleton, alors il existe y E r sans point fixe (i.e.
y.z # z pour tout z E X ) .

Partie II : Propri&&sBlbmentaires des caractbres des reprbsentations

-
1. Soient E , F deux K-espaces vectoriels de dimension finie et u E L ( E ) ,v E L ( F ) ;
on définit une application linéaire $ : L ( E , F ) L ( E , F ) par :

Montrer que tr($) = tr(u) tr(v).

2. Soient E , F deux r-espaces.


a. Pour y E I’, u E L ( E , F ) , on définit y.u E L ( E , F ) par y.u : z ++ y.u(y-’.z).
Montrer que l’on munit ainsi L ( E , F ) d’une structure de r-espace dont le caractère est
noté X L ( E , F ) .

y - b. Si X : r - K est une fonction quelconque, on note X* :


X(y-’). Déduire de la question 11-1. l’égalité :
r -, K la fonction

3
68 ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES 1997
Lyon et Cachan 4/6

0 On note K r le K-espace vectoriel de toutes les fonctions de I’ dans K que l’on munit de

la forme bilinéaire, notée ( , ) :

3.a. Vérifier que cette forme bilinéaire est symétrique et non dégénérée.
b. Pour deux r-espaces E , F , on note homr(E, F) le sous-espace vectoriel de L ( E ,F)
constitué des r-morphismes. Montrer l’égalité :

(XE,XF) = dim homr ( E ,F)

En déduire que ( X E ,XE) est un entier strictement positif si E # {O}.

4.a. Vérifier que la fonction constante r


puis que pour tout r-espace E, (X~,Xu,,it)
-
-Yrl
K est un caractère que l’on note Xunit
est la dimension du sous-espace Er de E
constitué des vecteurs r-invariants.
b. Si X,X’ sont deux caractères, montrer que X+ X‘ est un caractère (munir le produit
de deux r-espaces d’une structure de r-espace).
c. Si X est caractère, montrer que X* est aussi un caractère (munir le dual d’un
r-espace d’une structure de r-espace).
d. Si X,X‘ sont deux caractères, montrer que XX‘ est un caractère.

x :r -
5 . Dans cette question,
-
C , que X* = x
on suppose que EC C . Montrer, pour tout caractère
=
; retrouver le fait que (x,x)> O.

P a r t i e III : Représentations irréductibles et orthogonalité des caracthres

0 Un r-sous-espace F d’un r-espace E est un sous-espace vectoriel tel que s E F =+7.sE


F, vy E r.
0 Une représentation de I‘ d’espace E non réduit à {O} est dite irrdductible si les seuls

r-sous-espaces sont E et {O}.


0 Un caractère irréductible du groupe l? est une application X : r

une représentation irréductible ( E ,p ) de I‘ telle que X = XE.


-
K tel qu’il existe

1.a. Soit cp : E -+ F un r-morphisme entre deux r-espaces. Montrer les implications :

E irréductible + cp est soit nul soit injectif,


F irréductible =+ cp est soit nul soit surjectif.
En déduire qu’un r-morphisme entre deux espaces irréductibles est soit nul soit un iso-
morphisme.

4
ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES 1997 69

Lyon et Cachan 5/6

b. On rappelle que pour deux r-espaces E , F , ( X E , X F ) = dim homr(E, F ) , cf. q u e s


tion II-3.b. Si E , F sont irréductibles, montrer les équivalences :

(XE, XF) >O E , F sont r-isomorphes X E =XF

En particulier, deux caractères irréductibles distincts sont orthogonaux pour la forme


bilinéaire ( , ).
c. En déduire que l’ensemble des caractères irréductibles de l? est une partie libre de
Kr, finie, de cardinal inférieur ou égal à celui de r. Montrer également que l’ensemble
des classes de r-isomorphie de r-espaces irréductibles est en bijection avec l’ensemble des
caractères irréductibles de r.

2.a. Etant donné f E L ( E ,F ) où E , F sont deux r-espaces, on définit 7 : E -, F


par :

Vérifier que f^ est un r-morphisme.


b. Soit F c E un sous-espace de E stable par l7 et 7r : E -+ E un projecteur
quelconque d’image F . Vérifier que ? est un projecteur d’image F et en déduire l’existence
d’un sous-espace F’ c E stable par l7 tel que E = F @ F‘.
c. En déduire que toute représentation est une somme directe (finie) de représentations
irréductibles c’est-à-dire que tout r-espace E s’écrit (de manière non unique en général)
comme une somme directe E = El $ a où chaque Ej est un r-sous-espace irréductible
de E.

3. Soient X I , . . . , X , les caractères irréductibles d’un.groupe I’ ; pour chaque X i , on fixe


une représentation irréductible V , de I’ ayant X , pour caractère (tout r-espace irréductible
est donc r-isomorphe à un et un seul des K).
a. Soit E une représentation linéaire de l? ; en utilisant une décomposition de E en
sous-espaces irréductibles, montrer l’existence et l’unicité d’une suite d’entiers positifs ou
nuls d l , dp, . . . ,d , tels que :
X E = d i X i -+ ** -+
dsXs
Vérifier que :
8

( x E , x i ) = di(Xi,Xà), (XEjXE) =xdT(xa,xi),


a= 1

et que pour une décomposition de E en sous-espaces irréductibles, E = El @ - - @ Ek,


l’entier d, est le nombre de Ej r-isomorphes à V,.
Pour 1 5 i 5 s, on pose d i ( E ) = ( X ~ , x i ) / ( x , , X ique
) , l’on appelle la multiplicité
de V , dans la représentation E .
b. En déduire l’équivalence pour deux r-espaces E , F :
E est r-isomorphe à F XE =XF Jdi(E) = di(F), i = 1,.. . ,s

5
70 ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES 1997
Lyon et Cachan 6/6

4. Dans cette question, on suppose que K est un corps algébriquement clos (par
exemple K = C ) .

a. Soit E un r-espace irréductible et cp : E -+ E un r-morphisme ; en utilisant une


valeur propre de cp, montrer que cp est une homothétie.
b. En déduire qu’un r-espace E est irrbductible si et seulement si ( X E , X E ) = 1.
c. On su?pose que le groupe r est
abélzen. Soit ( E , p ) une représentation de l? avec
E # {O}; montrer que les endomorphismes de E { p , , ~E I’} ont un vecteur propre en
commun. En déduire que E est irréductible si et seulement si d i m E = 1.

Partie IV : Actions doublement transitives. La reprbsentation regulihre

On reprend les notations figurant dans la partie 1 avant la question 4 : X est un


ensemble fini sur lequel l? opère et pour y E r, r, est le nombre d’éléments de X fixés
Par Y.
1. On suppose que l’action de r sur X
est doublement transitive i.e. possède la
propriété “pour z,y,x’,y’ E X , z # y, z’ # y’, il existe y E r tel que y.z = x‘, 7.9 = y”’.
On veut montrer que ( X X ,X X ) = 2 ; on propose deux solutions (questions a. et b.).
a. Montrer que :

En déduire que ( X X , X X ) = 2.
b. Soit cp E L(Kx) et ( U ~ , ~ ) ( ~ , sa ~ )matrice
~ X Z dans la base canonique (e,)ZEX
de K X .Montrer que cp est un r-morphisme si et seulement si u , . ~ , , -
. ~u , , ~pour tous y E
r, z,y E X . En déduire que d i m h o m r ( K X , K X )= 2 puis de nouveau que ( X x , X x ) = 2.
c. Soit I/‘ c KX défini par V = K. zZex
e,. Vérifier que V est un r-sous-espace de
K X et trouver un r-sous-espace W de K X tel que K X = V @ W . Calculer ( X V , X V ) et
(Xw,Xw)et en déduire que V et W sont irréductibles.
Par définition, la représentation régulihre de I’ a pour espace Kr et pour opération :

y.e,l = e,,l, 777‘ E r ((e,),Er est la base canonique de Kr


)
On note X,, le caractère de la représentation régulière.

2. Déterminer Xreg. En déduire, pour tout caractère X que (Xreg, X ) = dim X .

3. Soient X I , . . . ,X , les différents caractères irréductibles de l? et di la multiplicité


de X i dans la représentation régulière. Montrer les égalités :
dim X i
d; =
(Xi,Xi)’
#r=X(dimXi)2
Xi)
i=l (Xi,

En particulier, di # O (toute représentation irréductible “figure” dans la représentation


régulière).
6

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