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Aquaculture Durable

L'aquaculture est la production d'organismes aquatiques par l'intervention humaine, incluant divers types comme la pisciculture, la conchyliculture et l'algoculture. Les systèmes de production varient de l'aquaculture extensive à intensive, avec des finalités allant de la production alimentaire à la préservation des espèces. Les aspects techniques incluent la différenciation des sexes, les structures d'élevage, l'alimentation et la formulation d'aliments spécifiques pour optimiser la croissance des poissons.

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Aquaculture Durable

L'aquaculture est la production d'organismes aquatiques par l'intervention humaine, incluant divers types comme la pisciculture, la conchyliculture et l'algoculture. Les systèmes de production varient de l'aquaculture extensive à intensive, avec des finalités allant de la production alimentaire à la préservation des espèces. Les aspects techniques incluent la différenciation des sexes, les structures d'élevage, l'alimentation et la formulation d'aliments spécifiques pour optimiser la croissance des poissons.

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AQUACULTURE

DURABLE
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE

I-1-DEFINITION DE L’AQUACULTURE
L’Aquaculture désigne toutes les activités de production animale ou végétale en
milieu aquatique.

 A la différence de la pêche, l'aquaculture implique une intervention de


l'homme dans le processus de production mais aussi la notion de propriété
du stock exploité.

 U t i l i sé d a ns l e s pays a ngl o - sa x o ns, l e m o t a q ua c ul t ure s'e st


progressivement imposé en français à la place du terme aquiculture
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE

I-1-1-Types d’aquaculture
Pisciculture: élevage des poissons en eaux douces, saumâtres ou salées.
Pisciculture continentale : désigne l'ensemble des activités aquacoles en eau douce
Pisciculture marine: désigne l'ensemble des activités piscicoles conduites en mer
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE

 Conchyliculture: production des mollusques conchylifères (huîtres, moules,


palourdes, ormeaux, coquilles Saint-Jacques, etc…).

• - l’ostréiculture = élevage des huîtres,


• - l’halioculture = élevage des ormeaux,
• - la mytiliculture = élevage des moules,
• - la pectiniculture = élevage des coquilles Saint-Jacques ou des pétoncles).
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE

 Carcinoculture est l‘élevage des crustacés (écrevisses, crevette, etc...). Elle peut
avoir différentes formes, pour l'alimentation humaine ou animale.

- Astaciculture = élevage des écrevisses


- Crevetticulture = élevage de crevettes de mer
- Pénéiculture = élevage de la crevette impériale
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE

 Algoculture = culture spécif iq ue des algues marines pour une utilisation


industrielle ou alimentaire. L'exploitation des algues en algoculture se concentre
sous trois types :

-Macroalgues calcaires utilisés pour leur composition minérale;

-Grandes algues marines, dont les colloïdes sont largement utilisés comme additifs
alimentaires;

-Microalgues, utilisées dans les domaines de l'aquaculture, la chimie et la


diététique comme la spiruline par exemple.
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-1-2-Les systèmes de productions aquacoles

Aquaculture extensive: Les organismes élevés se nourrissent exclusivement avec


les ressources alimentaires du milieu. La densité de charge est faible
Aquaculture semi-intensive: En plus de l’alimentation naturelle, une alimentation
artificielle est apportée aux espèces élevées. Impact environnemental faible.
Aquaculture intensive: Avec une densité de charge élevée, les organismes élevés
sont exclusivement avec une alimentation artificielle de haute qualité nutritionnelle.
Son impact sur l’environnement est très élevé.
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE

I-2-LES FINALITÉS DE L’AQUACULTURE


- Assure la production alimentaire pour répondre efficacement aux besoins en

protéines animales

- Utilisé dans le repeuplement des milieux aquatiques afin de sauvegarder les

stocks exploités

- Utilisé aussi dans la production non alimentaire telle que l’aquariophilie


I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-3-DIFFÉRENCIATION DES SEXES DES POISSONS

La papille génitale du mâle est protubérante en forme de cône et porte un pore


urogénital à l’extrémité alors que la femelle est de petite taille et la papille génitale
est courte et présente une fente transversale
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE

Différenciation de sexe du Silure


mâle et femelle
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
1-4-POSITION DES BOUCHES DES POISSONS
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
1-4-CARACTERISTIQUES D’UN BON POISSON D’ELEVAGE

Un bon poisson d’élevage doit :

- avoir une chair appréciée des consommateurs ;

- être rustique et facile à manipuler.

- pouvoir se reproduire facilement en captivité.

- avoir une croissance rapide.

- avoir une alimentation économique,


I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I.6. BIOLOGIE ET REPRODUCTION DU TILAPIA DU NIL Oreochromis niloticus

Le Tilapia a une nageoire dorsale longue et une nageoire


caudale arrondie à lors la carpe commune a une nageoire
dorsale courte et une nageoire caudale fourchue.

Oreochromis niloticus se reconnaît par:


- Rayures verticales sur la nageoire caudale
- un corps plus ou moins comprimé et recouvert d'écailles
cycloïdes
- une nageoire dorsale longue, à partie antérieure épineuse à
partie postérieure molle.
-Deux lignes latérales; une supérieure avec 21 à 24 écailles; et
l’autre inférieure avec 14 à 18 écailles.
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I.6. BIOLOGIE ET REPRODUCTION DU TILAPIA DU NIL Oreochromis niloticus

Chez le Tilapia, la taille des œufs est de l'ordre de 2 à 3 mm. L'éclosion a lieu dans

la bouche de la femelle 4 à 5 jours après la fécondation. Les alevins quittent le nid

parental entre 11 à 14 jours.


I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I.6. BIOLOGIE ET REPRODUCTION DU TILAPIA DU NIL Oreochromis niloticus
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-7-STRUCTURES D’ÉLEVAGES
STRUCTURE DE PRODUCTION EN MILIEU FERMÉ:

Ce sont des structures de production construites sur la terre ferme et alimentée par
de l’eau prélevée dans le milieu naturel

Raceways
Ce sont des tranchées rectangulaires, longues et étroites dont la largeur est le
dixième de la longueur, dans laquelle l’eau circule continuellement

Bassins
Cette structure d’élevage est constituée d’un ensemble de bacs circulaires ou
rectangulaires posés sur le sol ou légèrement enfouis ou placés sur des supports
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-7-STRUCTURES D’ÉLEVAGES
Etangs piscicoles
Ce sont des aménagements peu profonde contenant de l’eau pour l’élevage contrôlé
des poissons
-Etang en déblai:regroupe les étangs de source, les étangs d’infiltration et les étangs
par pompage

-Etang de barrage: étang creusé et endigué, vidangeable alimenté directement par


un cours d’eau

-Etang de dérivation: ce sont des étangs creusés et endigués, vidangeables


alimentés indirectement par un canal de déviation d’une rivière, d’un lac, d’un
réservoir d’eau etc
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-7-STRUCTURES D’ÉLEVAGES
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-7-STRUCTURES D’ÉLEVAGES
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-7-STRUCTURES D’ÉLEVAGES
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-7-STRUCTURES D’ÉLEVAGES

STRUCTURE DE PRODUCTION EN MILIEU OUVERT

 ENCLOS

C’est une baie naturelle dans laquelle le littoral forme tous les bords excepté un seul
bord formé par un une barrière solide ou un filet;

PARC D’ELEVAGE DE POISSONS


Hormis le fond, tous les cotés de la structure sont formés de piquets de bois et de
filet ou de grillage
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-7-STRUCTURES D’ÉLEVAGES

LES CAGES:
Le facteur le plus important en élevage en cage est le taux d’échange en eau

-Les cages fixes: poches de filet supportés par des poteaux sur le fond d’un cours
d’eau

-Les cages flottantes: poches de filets supportées par des flotteurs

-Cages submersibles: poche de filets réalisée autour d’une armature

-Cage submergées: sont un peu plus que des structures en fibre végétales tressée
ancrées au substrat
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-7-STRUCTURES D’ÉLEVAGES

 CAGES FLOTTANTES
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-7-STRUCTURES D’ÉLEVAGES

 CAGES SUBMERSIBLES  CAGES SUBMERGEES


I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-7-STRUCTURES D’ÉLEVAGES
 CAGES FIXES
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-8-ALIMENTATION EN AQUACULTURE
On a l’alimentation indirecte et l’alimentation direct
 ALIMENTATION INDIRECTE
Elle consiste à fertiliser le milieu d’élevage avec des fertilisants dans le but de stimuler la
prolifération des phytoplanctons et autres organismes
Les fertilisants utilisés sont:
-Les engrais organiques: fientes de poulets; fumier de porc; fumier de vache; compostifères;
les excédents alimentaires
-les engrais minéraux:
amendement calcique avec le chaulage des eaux; engrais phosphaté; les engrais azotés
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-8-ALIMENTATION EN AQUACULTURE
 ALIMENTATION DIRECTE
L’alimentation directe consiste à nourrir les organismes élevés avec des aliments artificiels
 Choix ou formulation de l’aliment:
L’aliment doit:
-obéir aux besoins nutritionnels de l’espèce élevée et à l’état physiologique de l’espèce
(stade de développement, stade de reproduction…)
-Avoir une bonne digestibilité
-Disponible
-Economique
 Nourrissage
Le taux de nourrissage est la quantité d’aliment distribué quotidiennement aux organismes élevés
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-8-ALIMENTATION EN AQUACULTURE
 ALIMENTATION DIRECTE

 Rationnement
Est la quantité d’aliment distribué par unité de nourrissage. Pour nourrir les organismes élevés
à satiété et éviter un gaspillage de l’aliment un tableau de rationnement doit être respecté.
 Distribution de l’aliment
Elle peut se faire à plusieurs manières:
-Distribution manuelle
-Distribution à la demande de l’espèce
-Distribution automatique
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-9-FORMULATION D’ALIMENT PISCICOLE

L’aliment formulé doit obéir :

- Aux besoins alimentaires de l’espèce en l’élevage ;

- À la taille et l’âge des poissons ;

- Au stade de développement (alevins, juvéniles ou adultes) ;

- À la valeur nutritive, la disponibilité et le coût des intrants à utiliser


I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-9-FORMULATION D’ALIMENT PISCICOLE

Broyés

Asticots de mouches récoltés au bout de 4 jours


Farine d’asticot

Dispositif des aquariums Larve en fin d’élevage


I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-9-FORMULATION D’ALIMENT PISCICOLE
Formulation et composition analytiques des aliments expérimentaux à base de farine
d’asticot contenant différentes teneurs d’huile de palme utilisés pour l’expérience.

Régime expérimentaux

Matières premières (g) 0HP 2HP 5HP 10HP


Farine d'asticot 80,76 81,50 82,2 81,15
Farine de maïs 11,50 8,76 5,06 1,11
Huile de palme 0 2 5 10
Méthionine 1,61 1,61 1,61 1,61
Lysine 2,13 2,13 2,13 2,13
Phosphore 0,67 0,67 0,67 0,67
Fer 0,67 0,67 0,67 0,67
Chlore 0,66 0,66 0,66 0,66
Prémix 2 2 2 2
Total 100 100 100 100
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-9-CALCUL DES PARAMETRES ZOOTECHNIQUES
Paramètres de croissance

 Gain de poids (g) : GP

Appelé aussi gain de masse corporelle, ce paramètre est le poids corporel


acquis par rapport au poids initial pendant une période d’élevage.

GP = Poids final - Poids initial


I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-9-CALCUL DES PARAMETRES ZOOTECHNIQUES
Paramètres de croissance

 Gain de Poids Quotidien (g/j) : GMQ

Cet indice permet d’apprécier le gain de poids journalier des poissons en


élevage.

Poids final  Poids initial


GMQ 
Nombre de jours de suivi
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-9-CALCUL DES PARAMETRES ZOOTECHNIQUES

Paramètres de croissance
Taux de Croissance Spécifique (%/j) : TCS

Le taux de croissance spécifique est le gain de poids en termes de pourcentage


du poids .
Il est généralement élevé chez les jeunes animaux et décroît avec l’âge.

ln ( Poids final )  ln (Poids initial)


TCS (%/j)  X 100
Dur é e d' élevage
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-9-CALCUL DES PARAMETRES ZOOTECHNIQUES

Paramètres de croissance
 Facteur de Condition : K

Le facteur de condition (K) permet d’apprécier l’état d’embonpoint du poisson .


Le facteur de condition encore appelé coefficient de condition a été déterminé
l’aide de la formule suivante :
Poids final
K  3
 100
Longueur
Avec : Poids final en gramme et Longueur (taille) en centimètre
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-9-CALCUL DES PARAMETRES ZOOTECHNIQUES

Paramètres d’utilisation de l’aliment

L’indice de consommation ou taux de conversion alimentaire est appelé aussi


coef ficient nutritif. Il est utilisé pour évaluer le rendement de l’aliment distribué. Plus
l’IC est faible, plus l’aliment distribué a un haut niveau d’utilisation pour la croissance
des poissons.

Quantité d’aliment distribué en un temps donné


IC (%) =
Gain de poids pendant le même temps
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-9-CALCUL DES PARAMETRES ZOOTECHNIQUES

Paramètres d’utilisation de l’aliment

 Coefficient d’efficacité protéique


Le coefficient d’efficacité protéique est la capacité du poisson à utiliser et à
transformer en masse corporelle les protéines apportées par l’aliment.
Gain de poids
CEP =
Quantité de protéines distribuées

Protéines distribuées= Teneur de l’aliment x quantités d’aliments distribués aux poissons


I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-9-CALCUL DES PARAMETRES ZOOTECHNIQUES

 Paramètres de survie

 Taux de Survie (%) : TS

Le comptage des larves à la fin de l’expérience a permis d’estimer le taux de


survie.

Nombre de poissons final


TS   100
Nombre de poissons initial
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-10-FACTEURS BIOLOGIQUES DETERMINANT AU FONCTIONNEMENT D’UNE
ENTREPRISE AQUACOLE
Sélection des espèces à élever

 Prédateurs et espèces indésirables

• Espèces prédatrices
Quelle que soit la source d'eau utilisée, celle-ci doit, de préférence, être dépourvue
d'espèces de poissons (œufs ou alevins), d'insectes prédateurs ou de batraciens
indésirables

• Fouling
L'encrassement et le colmatage des structures d'élevage par des organismes vivants
(fouling) est un phénomène fréquent. En milieu marin, où le fouling est plus fréquent
et intense.
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-10-FACTEURS BIOLOGIQUES DETERMINANT AU FONCTIONNEMENT D’UNE
ENTREPRISE AQUACOLE

 Prédateurs et espèces indésirables


• Phytoplancton

Le phytoplancton peut avoir des effets néfastes sur les poissons lorsque les
blooms sont importants.

• Pathogènes
Lorsque l'eau d'un site présente des organismes pathogènes pour les poissons, le
risque est grand de voir ces pathogènes provoquer des maladies dans le futur
élevage.
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE

• Pathogènes
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-10-FACTEURS BIOLOGIQUES DETERMINANT AU FONCTIONNEMENT D’UNE
ENTREPRISE AQUACOLE

 Prédateurs et espèces indésirables

• Pathogènes
On distingue trois groupes d’organismes vivants susceptibles de provoquer des
maladies chez les poissons:
Virus: provoquent des maladies virales
Bactéries: provoquent des maladies bactériennes
Parasites: provoquent des maladies parasitaires
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
I-10-FACTEURS BIOLOGIQUES DETERMINANT AU FONCTIONNEMENT D’UNE
ENTREPRISE AQUACOLE
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE
EXERCICE D’APPLICATION
Un pisciculteur exploite une superficie de 1 are. Il fait une récolte de 500 poissons dont la masse . La durée de
l’élevage est de 9 mois.

Biomasse (kg) 36 56 70 80 88 92 96 98 99
Durée d’élevage (mois) 1 2 3 4 5 6 7 8 9

Questions:
1-Déterminer la valeur du stock exploitable
2-Calcul le rendement brut
3-Calcul le rendement net sachant que la mise en charge est de 750 poissons.
I-RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE BASES
DE L’AQUACULTURE

Correction de l’exercice d’application

1-Caculons le stock exploitable


ST=
II-INFLUENCES DE L’AQUACULTURE SUR L’ENVIRONNEMENT
 Introduction d’espèces
Introduction « volontaire » d’espèces à des f ins aquacoles et accidentelle d’espèces

accessoires
 Risque de compétitivité alimentaire et de pollution génétique des poissons
d’élevage échappés des structures d’élevage avec les populations sauvages
 Impact de l’alimentation aquacole sur l’environnement
 Fabrication des aliments piscicoles à partir de poissons sauvages (protéines et
huile) altère la biodiversité

 Pollution des eaux côtières, due aux effluents des bassins d’élevage
II-INFLUENCES DE L’AQUACULTURE L’ENVIRONNEMENT

 Impact de l’alimentation aquacole sur

 l’environnement
Pollution directe par les aliments non consommés et par les fèces dans les
eaux usées, pouvant entraîner une eutrophisation du milieu naturel
(aquaculture continentale) avec les sous-produits du métabolisme des
poissons [à base de carbone (C), d’azote (N) et/ou de phosphore (P)]

 Pollution des fonds par les fèces et les aliments non consommés qui peuvent
s’accumuler en dessous des cages d’élevage dans le cas de sites inappropriés
ou de non respect des bonnes pratiques d’élevage
 .Emission des gaz à effet de serre à partir de la dégradation des restes
d’aliments non digérés (CO2, NO2….)
II-INFLUENCES DE L’AQUACULTURE L’ENVIRONNEMENT

 Impact de l’aquaculture par capture

 Capture de juvéniles en milieu naturel perturbe la biodiversité et l’équilibre du


milieu naturel

 Réduction de la quantité d’aliments disponibles pour les autres espèces


(oiseaux, reptiles, etc…)
 Conflits entre pêcheurs et aquaculteurs
 Difficultés à programmer la production aquacole du fait des aléas climatiques
II-INFLUENCES DE L’AQUACULTURE L’ENVIRONNEMENT

 Impact des structures aquacoles


 Conséquences écologiques suite à la conversion d’écosystèmes naturels, en
particulier la destruction des mangroves vitales aux écosystèmes tropicaux,
pour la construction de bassins d’élevage et d’étangs
 Salinisation des eaux souterraines et des sols agricoles (liée à la baisse de la
nappe phréatique)
 Consommation importante d’énergie dans le cas de circuit fermé, mais qui
tend à d iminuer avec le d éveloppement d e c irc uits fermés à basse
consommation d’énergie
•Des conflits sociaux dans certaines régions dus aux fonciers
II-INFLUENCES DE L’AQUACULTURE SUR L’ENVIRONNEMENT

 Transfert des pathogènes


 Diffusion accidentelle de germes pathogènes dans le milieu naturel.
Apparition de parasites, de maladies qui peuvent affecter les populations
sauvages à proximité (l’inverse est également vrai)

 Pollution liée à l’utilisation de produits antifouling sur les filets des cages

 Produits thérapeutiques et autres produits

 Pollution des eaux par l’utilisation de traitements vétérinaires contre les


maladies et parasites, en cas de mauvaises pratiques
NB: Produits thérapeutiques en aquaculture incluent: antibiotiques, vaccins, pesticides, désinfectants et
anesthésiques.
III-AQUACULTURE DURABLE
 Historique

Le concept de développement durable, est formulée en 1987 par la Commission


Mondiale sur l’Environnement et le Développement, créée par l’Assemblée
générale des Nations-Unies (CMED, 1987) : « un développement qui répond au
besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures.

 Définition

Aquaculture durable, incarne une stratégie globale de culture des organismes


aquatiques avec une empreinte écologique minimale tout en préservant la vitalité
des écosystèmes aquatiques
III-AQUQCULTURE DURABLE

A q uac ulture d urable e st axé e sur l’é q uilibre d e s tro is c o mpo sante s d u
développement durable pour désigner la manière souhaitable la production des
organismes aquatiques, dont les dimensions sont:
III-AQUACULTURE DURABLE
1-MESURES PRATIQUES
 Alimentation
 Sources de protéines alternatives comme les farines d’insectes et les protéines
d’origine microbienne
 Protéines végétales terrestres : compléter l’alimentation des poissons carnivores par des
céréales et des légumineuses et remplacer l’huile de poisson par des microalgues et des
produits à base de levure
 Ingrédients disponibles localement, peu coûteux et sous-utilisés, comme les pelures de
fruits, le son de céréales, les insectes indigènes ou les pertes de nourriture le long de la
chaîne d’approvisionnement alimentaire.
 Substitution des huiles animales par les huiles végétales
III-AQUACULTURE DURABLE
1-MESURES PRATIQUES
 Systèmes d’élevage en circuit fermé: collectent et éliminent les déchets, les
aliments non consommés et les bactéries de l’eau dans laquelle vivent les
poissons. Cette technologie convient aux systèmes intérieurs et extérieurs basés
sur des réservoirs ou des bassins. Un RAS recycle et purif ie l’eau dans les
systèmes d’aquaculture, réduisant ainsi la nécessité d’une utilisation excessive de
l’eau (100 fois moins d’eau par kilo de poisson que les systèmes traditionnels sur
terre) et de limiter les effets négatifs de l’aquaculture sur les écosystèmes
environnants
III-AQUACULTURE DURABLE
1-MESURES PRATIQUES
 L’aquaponie désigne des systèmes qui intègrent l’aquaculture et la culture
hydroponique, créant ainsi un système en boucle fermée où les déchets des
poissons fournissent des nutriments pour la croissance des plantes, et où les
plantes aident à filtrer et à purifier l’eau pour les poissons

 L’aquaculture de précision est la surveillance et la gestion en temps réel des


opérations aquacoles af in d’optimiser les régimes alimentaires, de surveiller
les conditions environnementales et de détecter rapidement les problèmes de
santé, ce qui permet d’améliorer l’ef fic acité des ressources et de réduire
l’impact sur l’environnement
III-AQUACULTURE DURABLE
1-MESURES PRATIQUES
 L’aquaculture multitrophique intégrée (AMTI) fait référence à des approches
plus diversif ié es et moins coûteuses qui impliquent l’élevage de plusieurs
e spè c e s d ans le mê me e spac e aq uatiq ue , c ré ant ainsi une re latio n
mutuellement bénéf iq ue entre elles. Par exemple, l’élevage de poissons peut
être combiné avec la culture d’algues marines et d’organismes filtreurs

 Pratiquer l’aquaculture intégrée à l’agriculture


III-AQUACULTURE DURABLE

2-MESURES GOUVERNEMENTALES

 Distinguer les systèmes de production aquacole extensifs et intensifs. Les


systèmes d’aquaculture plus intensifs ont des effets plus néfastes sur
l’environnement, tandis que l’élevage extensif en étang peut être pratiqué de
manière plus durable et contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle

 Renforcer l’environnement favorable et les investissements dans le


développement d’aliments durables pour poissons et dans le secteur de la
production d’aliments pour animaux.
III-AQUACULTURE DURABLE

2-MESURES GOUVERNEMENTALES

 Développement des capacités par la formation professionnelle et les services


de vulgarisation en matière de durabilité pour les producteurs aquacoles.

 Promouvoir la consommation d’organismes de faible niveau trophique (des


organismes herbivores ) parmi les consommateurs.
III-AQUACULTURE DURABLE
3-IMPORTANCE


Préservation des écosystèmes: L’aquaculture durable vise à protéger les
milieux aquatiques en réduisant la pollution, la destruction des habitats et la
surpêche. Cela contribue à maintenir l’équilibre délicat des écosystèmes
aquatiques.


Sécurité alimentaire: À mesure que la population mondiale augmente, la
demande de produits de la mer augmente. L'aquaculture durable peut
contribuer à répondre à cette demande sans épuiser les stocks de poissons
sauvages.
III-AQUACULTURE DURABLE
3-IMPORTANCE


Viabilité économique: En mettant en œuvre des pratiques durables, les
aquaculteurs peuvent assurer la viabilité à long terme de leurs opérations,
réduisant ainsi le risque de catastrophes environnementales et les obstacles
réglementaires.


Bien-être social: Les pratiques de l’aquaculture durables peuvent bénéficier
aux communautés locales en fournissant des emplois stables et en
soutenant les moyens de subsistance de ceux qui dépendent de la pêche.
IV-IMPACT ÉCOLOGIQUE DE L’AQUACULTURE IVOIRIENNE

 Electricité et combustibles

 Electricité est faiblement utilisée dans l’aquaculture ivoirienne

 Combustible la moitié des aquaculteurs (majoritairement en semi-intensive et


intensive) utilisent des pompes fonctionnant au carburant. Pour la transformation,
le fumage utilise du bois et du charbon.
IV-IMPACT ÉCOLOGIQUE DE L’AQUACULTURE IVOIRIENNE

 Production de gaz à effet de serre

Le secteur étant dominé par l’extensif, la production aquacole présente un faible taux
d’émission de gaz à effet de serre.

En considérant que la production dans les étangs permet aussi de piéger une partie
du carbone émis par les élevages (production photosynthétiques et accumulation
de matière organique dans le sédiment), les émissions peuvent être considérées
comme moins importante.
IV-IMPACT ÉCOLOGIQUE DE L’AQUACULTURE IVOIRIENNE

 Impact sur l’eau

Le système d’aquaculture pratiqué en CI reste peu chargé en biomasse (système


extensif et semi-intensif) et souvent sans apport d’aliment artif ic iel (système
extensif).
La plupart des bassins et des barrages du pays libère autant d’eau qu’ils n’en
absorbent (hors évaporation), entravant peu le débit des cours d’eau source.
IV-IMPACT ÉCOLOGIQUE DE L’AQUACULTURE IVOIRIENNE

 Quantité d’eau utilisée


La quantité d’eau utilisée par l’aquaculture a été estimée à 336 millions de m3 d’eau
pour la production de tilapia.

Pour l’estimation de l’empreinte des élevages, le mode d’élevage doit être considéré :

 Elevages extensifs: près de 31% du volume impact très réduit, voir nul. Souvent en
système ouvert, la qualité d’eau de rejet est proche de la qualité d’eau d’entrée;
IV-IMPACT ÉCOLOGIQUE DE L’AQUACULTURE IVOIRIENNE

 Elevages semi-intensif: 68% du volume, plus de renouvellement d’eau et plus


grande charge organique mais n’ayant pas de systèmes artif iciels d’oxygénétion
et souvent pas de systèmes motorisés d’activation de la masse d’eau, la qualité
de l’eau des bassins est peu dégradée et l’eau relâchée n’atteint pas des charges
organique ou chimique (nitrite, ammoniaque, phosphate, oxygène dissous…) à
risque;

 Elevages intensifs: moins de 1% du volume, moins d’échange d’eau mais une


charge organique plus importante que les autres modes de production et qui
pourraient charger le milieu récepteur.
IV-IMPACT ÉCOLOGIQUE DE L’AQUACULTURE IVOIRIENNE

 Impact sur les ressources génétiques

Les animaux sélectionnés pour leur performance (de croissance, de reproduction ou


autre) peuvent contaminer un milieu sauvage et rentrer en compétition avec des
espèces sauvages.

Dans la période récente, des importations de tilapia ont été réalisées af in de fournir
aux aquaculteurs des souches plus performantes.
Les mesures contrôles ne sont pas renforcées et les risques d’échappement de ces
nouvelles espèces demeurent
IV-IMPACT ÉCOLOGIQUE DE L’AQUACULTURE IVOIRIENNE

 Biosécurité et maladie des animaux aquatiques

La CI n’a pas enregistré, la présence de maladies pouvant infecter les élevages de


tilapia. Toutefois, les maladies et parasites peuvent être introduits dans un pays à
travers les importations d’animaux sauvages ou par les pays limitrophes.

Au niveau des éleveurs «l’importance de la maîtrise sanitaire des élevages est


actuellement perçue comme secondaire».
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 Utilisation de produits thérapeutiques et autres produits

L’absence de pathologies importantes et les survies enregistrées vont avec le fait


qu’aucune utilisation de substances médicamenteuses ne soit annoncée. On ne
signale que l’utilisation de chaux et occasionnellement des produits de désinfection
(tel que l’hypochlorite). Ces produits, dans leurs propriétés chimiques et les doses
utilisées peuvent être considérés comme sans influence dès qu’ils sont dissouts.
IV-IMPACT ÉCOLOGIQUE DE L’AQUACULTURE IVOIRIENNE

 Pollution solide inorganique et organique

Ce type de pollution est très faible dans en raison de la faible intensif ic ation
l’aquaculture ivoirienne
Les sacs (sachets) potentiellement utilisés pour la commercialisation sont
mentionnés et considérés comme “réutilisable si non abimés”.
Les poissons morts en cours d’élevage sont enterrés ou jetés. Les espèces
invasives (poissons ou non) sont consommées comme nourriture secondaire.

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