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Sante FR

Le document présente les politiques publiques marocaines en matière de santé et de protection sociale, visant à généraliser la couverture sociale et à réhabiliter le système de santé national sous les directives du Roi Mohammed VI. Il décrit les lois cadres mises en place pour assurer l'accès équitable aux services médicaux et sociaux, ainsi que les objectifs de réduction de la pauvreté et de lutte contre la vulnérabilité. La mise en œuvre de ces réformes inclut l'élargissement de l'assurance maladie, des allocations familiales et des régimes de retraite, tout en renforçant les infrastructures de santé.

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Le document présente les politiques publiques marocaines en matière de santé et de protection sociale, visant à généraliser la couverture sociale et à réhabiliter le système de santé national sous les directives du Roi Mohammed VI. Il décrit les lois cadres mises en place pour assurer l'accès équitable aux services médicaux et sociaux, ainsi que les objectifs de réduction de la pauvreté et de lutte contre la vulnérabilité. La mise en œuvre de ces réformes inclut l'élargissement de l'assurance maladie, des allocations familiales et des régimes de retraite, tout en renforçant les infrastructures de santé.

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Politiques publiques en matière de la Santé et de la

Protection Sociale
Généralisation de la protection sociale et réhabilitation du système
de santé national
Introduction

Le chantier de généralisation de la protection sociale, lancé sous les


Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu
L’assiste, constitue une véritable révolution sociale visant à réduire la
pauvreté, lutter contre toutes les formes de vulnérabilité, soutenir le
pouvoir d'achat des ménages, généraliser l'assurance maladie obligatoire
à l'ensemble des citoyens, étendre les allocations familiales et
l'indemnisation en cas de perte d'emploi, et élargir le système de retraite.
La réforme du secteur de la santé, considérée comme un chantier Royal
par excellence, a permis de créer une révolution dans le secteur de la
santé, que le système de santé marocain n'avait pas connue depuis
cinquante ans. Sa Majesté, le Roi Mohammed VI, a tracé les grandes
lignes du projet social et sociétal à travers deux lois cadres : la loi-cadre
n° 09.21 relative à la protection sociale, et la loi-cadre n° 06.22 relative au
système de santé, comprenant des dispositions concernant la couverture
santé et le renforcement des programmes sociaux.

La loi-cadre n° 09.21, promulguée le 22 Chaâbane 1442 (5 avril 2021),


relative à la protection sociale, constitue une étape essentielle dans la
mise en œuvre des orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que
Dieu L’assiste, en ce qui concerne la généralisation de la couverture
sanitaire et sociale au profit de tous les citoyens marocains d'ici 2025.

Le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale, en collaboration avec


ses partenaires, poursuit la mise en œuvre du chantier de la protection
sociale qui reflète la volonté de Sa Majesté d'assurer un accès équitable
aux services médicaux et sociaux. Cette démarche s'inscrit dans une
vision participative associant tous les acteurs aux efforts déployés à cet
é[Link] dynamique de mise en œuvre des axes fondamentaux de ce
chantier s'est accélérée sur le terrain, qu'il s'agisse de la généralisation de
la protection sociale et de la couverture sanitaire obligatoire, ainsi que des
mesures qui y sont associées, De plus, la création du registre national de
la population et du registre social unifié qui constituent la base de départ
pour cibler les catégories concernées. Par ailleurs, le renforcement des
infrastructures hospitalières à travers plusieurs pôles médicaux nationaux,
régionaux et provinciaux, ainsi que leur modernisation, sont autant
d'actions visant à accompagner la mise en œuvre de cet ambitieux
chantier Royal.

Compte tenu du rôle crucial du secteur de la santé dans l'établissement


des fondements de l'État social, le Ministère, avec l'ensemble de ses
composantes,a entamé dès 2020la préparation de ce processus de
réforme qui se poursuit jusqu'à aujourd'hui. Plusieurs projets ont été mis
en œuvre au niveau du système de santé dans son ensemble, notamment
le renforcement et la modernisation de l'arsenal juridique régissant les
secteurs de la santé et de la protection sociale.

Dans ce cadre, l'achèvement du cadre juridique de modernisation du


système de santé national, la poursuite de la mise en œuvre du chantier
de la généralisation de l'assurance maladie de base obligatoire, la mise
en place d'un nouveau modèle d'organisation administrative du secteur de
la santé aux niveaux central et régional, l'amélioration et le renforcement
de l'offre de soins au niveau national, l'adoption d'une politique
pharmaceutique durable garantissant la sécurité sanitaire et
pharmaceutique du Royaume du Maroc, ainsi que l'amélioration des
conditions professionnelles et sociales des professionnels de la santé ont
été entrepris.

Par ailleurs, le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale poursuit


la mise en œuvre de son plan d'action en matière de programmes de santé
pour la lutte contre les maladies et la surveillance épidémiologique, afin
de préserver la santé publique. Le Ministère s'attache également à
renforcer l'accès aux soins de santé primaires, à travers l'adoption d'un
nouveau modèle d'établissements de soins de santé primaires, appelés à
devenir le premier point de contact pour les usagers dans leur parcours
de soins. En outre, le Ministère œuvre à renforcer la santé primaire, à
intensifier les campagnes sanitaires et de communication dans le cadre
d'une nouvelle stratégie axée sur la sensibilisation, l'éducation sanitaire et
la promotion de la santé.

❖ Atelier de protection sociale

A- Les fondements et les objectifs de l’atelier de protection sociale

La réalisation de la protection sociale constitue une entrée essentielle et


incontournable pour promouvoir le capital humain, considéré comme une
composante clé du développement. Elle est également cruciale pour bâtir
une société fondée sur la justice sociale et territoriale, un objectif que Sa
Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, poursuit depuis son
accession au trône de ses ancê[Link] Vision Royale s'est concrétisée
par le lancement de plusieurs programmes sociaux, notamment l'Initiative
Nationale pour le Développement Humain, le système d'assistance
médicale, le programme de réduction des disparités territoriales et
sociales, ainsi que des programmes de soutien à la scolarisation des
enfants tels que "Tayssir" et "l’Aide Directe aux veuves ensituation de
précarité ayant des enfants orphelins à charge".

Ces programmes, sous leurs diverses formes, ont permis de réduire la


pauvreté, la vulnérabilité et le décrochage scolaire, tout en assurant
l'accès d'un grand nombre de citoyens aux services essentiels. Afin de
consolider ces acquis, il est désormais nécessaire de redoubler d'efforts
pour achever la construction d'un système robuste de protection sociale
qui couvre une large partie de la population et qui soit capable de réduire
les risques économiques et sociaux, en particulier ceux qui affectent les
populations les plus vulnérables, comme les conséquences de la
pandémie de la COVID-19.

La protection sociale englobe ; la protection contre les risques de maladie,


la protection contre les risques liés à l'enfance avec l'octroi d'allocations
forfaitaires pour les familles non couvertes par cette protection, la
protection contre les risques liés à la vieillesse, ainsi que la protection
contre les risques de perte d'emploi.

Dans ce contexte, cet ambitieux chantierRoyal vise à achever la


construction de ce système, dont Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que
Dieu L'assiste, a défini les paramètres et les fondements dans son
discours prononcé à l'occasion de l'ouverture de la session législative du
9 octobre 2020 :

• Premièrement : L'élargissement de la couverture maladie obligatoire


d'ici la fin de l'année 2022, permettant ainsi à 22 millions de
bénéficiaires supplémentaires de profiter de l'assurance maladie
obligatoire couvrant les frais de traitement, de médicaments et
d'hospitalisation.
• Deuxièmement : La généralisation des allocations familiales, dont
bénéficieront environ sept millions d'enfants en âge de scolarité.
• Troisièmement : L'élargissement de la base d'adhésion aux régimes
de retraite, en intégrant environ cinq millions de personnes actives
qui ne disposent actuellement d'aucune couverture retraite.
• Quatrièmement : La généralisation de l'indemnité pour perte
d'emploi en faveur des personnes disposant d'un emploi stable.
En se fondant sur les Orientations Royales, ce grand chantier établit les
dispositions, les principes, les orientations et les mécanismes qui
encadrent l'action de l'État dans ce domaine, garantissant ainsi l'atteinte
des objectifs fixés. Cela permettra de réduire la pauvreté, de combattre la
vulnérabilité, de soutenir le pouvoir d'achat des familles, de réaliser la
justice sociale et de promouvoir le capital humain.

La loi-cadre relative à la protection sociale s'appuie sur les dispositions de


l'article 31 de la constitution, qui consacre le droit à la protection sociale
et à la couverture sanitaire. Elle s'inspire également des engagements
internationaux du Royaume du Maroc en matière de protection sociale,
notamment le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux
et culturels, la Convention n° 102 concernant les normes minimales de
sécurité sociale de l'Organisation Internationale du Travail (OIT), la
Recommandation n° 202 sur les socles de protection sociale de cette
organisation, ainsi que le Plan des Nations Unies pour la réalisation des
objectifs de développement durable, dont l'élargissement de la protection
sociale est l'un des principaux objectifs.

Dans ce cadre, les autorités publiques s'engagent à coordonner l'action


de tous les intervenants concernés par la généralisation de la protection
sociale, considérée comme une priorité nationale. Elles s'emploient à
améliorer la gestion et la gouvernance des organismes de sécurité
sociale, à assurer la convergence des systèmes de protection sociale et à
prendre toutes les mesures législatives, réglementaires, institutionnelles
et financières nécessaires pour concrétiser cette généralisation.

Les autorités gouvernementales concernées ont mis en œuvre ce projet


en respectant les délais fixés par la loi, soit une période de cinq ans selon
le calendrier établi :
Généralisation de l'assurance maladie obligatoire de baseen 2021 et
2022 ;
Généralisation des allocations familiales en permettant aux familles qui
ne bénéficient pas de ces allocations selon les textes législatifs et
réglementaires en vigueur de bénéficier, selon le cas, d'une indemnité de
protection contre les risques liés à l'enfance ou d'une indemnité
forfaitaire, au cours des années 2023 et 2024 ;
Extension de l'adhésion aux régimes de retraite et généralisation de
l'indemnité pour perte d'emploien 2025.

La généralisation de la protection sociale repose sur des principes de


solidarité dans ses dimensions sociales, territoriales,
intergénérationnelles et interprofessionnelles, nécessitant les efforts
conjoints de tous les intervenants dans ce domaine. Elle repose
également sur le principe de non-discrimination dans l'accès aux services
de protection sociale, ainsi que sur le principe de proactivité, qui implique
une évaluation périodique des impacts des interventions des parties
prenantes afin d'adopter les meilleures approches pour valoriser les
résultats obtenus. En outre, elle s'appuie sur le principe de participation,
en impliquant tous les intervenants dans les politiques, stratégies et
programmes de protection sociale.

Cette loi-cadre vise à généraliser la protection sociale pour inclure les


personnes qui n'en bénéficient pas encore, afin de réduire la pauvreté et
de lutter contre la vulnérabilité. La généralisation de la protection sociale
comprend les axes suivants :
• Généralisation de l'assurance maladie obligatoire de base ;
• Extension de l'adhésion aux régimes de retraite pour inclure les
personnes qui exercent un emploi et ne bénéficient d'aucune
pension ;
• Généralisation de l'indemnité pour perte d'emploi pour inclure toute
personne ayant un emploi stable ;
• Généralisation des allocations familiales en permettant aux familles
non couvertes par les textes législatifs et réglementaires en vigueur
de bénéficier :

- D'allocations pour la protection contre les risques liés à


l'enfance, notamment l'abandon scolaire, pour les familles
ayant des enfants de moins de 21 ans ;
- D'allocations forfaitaires pour les familles sans enfants ou
avec des enfants de plus de 21 ans, à condition de ne pas
bénéficier des allocations pour la protection contre les risques
liés à l'enfance. Ces allocations visent principalement à
soutenir le pouvoir d'achat de ces familles et à réduire la
vulnérabilité.

La généralisation de l'assurance maladie obligatoire de base se réalise à


travers :

• L'élargissement de cette assurance pour inclure les populations


démunies bénéficiant du système d'assistance médicale ;
• La mise en œuvre complète de l'assurance maladie obligatoire de
base pour les professionnels, les travailleurs indépendants et les
personnes non salariées exerçant une activité propre, en couvrant
toutes les catégories concernées, et en adoptant les mécanismes
nécessaires à cet effet, notamment la simplification des procédures
de paiement et de recouvrement des cotisations liées à cette
assurance.

Pour atteindre l'objectif de généralisation de l'assurance maladie


obligatoire de base, les autorités publiques s'engagent à réformer et à
renforcer le système de santé national.

Concernant l'extension de l'adhésion aux régimes de retraite pour inclure


les personnes exerçant un travail sans bénéficier d'aucune pension, il
s'agit de mettre en œuvre pleinement le système de pensions pour les
professionnels, les travailleurs indépendants et les personnes non
salariées exerçant une activité propre, en couvrant toutes les catégories
concernées et en adoptant les mécanismes nécessaires à cet effet,
notamment la simplification des procédures de paiement et de
recouvrement des cotisations liées à ce système.
La généralisation de l'indemnité pour perte d'emploi pour inclure toute
personne ayant un emploi stable se fera en simplifiant les conditions
d'accès à cette indemnité et en élargissant son béné[Link] la
généralisation des allocations familiales, cela passera par l'instauration
d'allocations pour la protection contre les risques liés à l'enfance et
d'allocations forfaitaires, notamment en :

• Réformant les programmes de soutien destinés aux familles pour la


protection contre les risques liés à l'enfance en vue de les consolider
et de les généraliser, en fixant des critères précis pour en bénéficier
;
• Réformant progressivement le système de compensation pour
affecter les marges résultant de la suppression progressive des
subventions au financement des allocations susmentionnées ;
• Adoptant le registre social unifié comme outil pour cibler plus
efficacement les catégories sociales ayant droit au soutien.

En général, la généralisation de la protection sociale est une priorité


nationale et une responsabilité partagée entre l'État, les collectivités
territoriales, les institutions et entreprises publiques, le secteur privé, la
société civile, ainsi que les différentes entités publiques et privées et les
citoyens. La loi oblige les autorités publiques à coordonner l'action de tous
les intervenants concernés par la généralisation de la protection sociale,
à améliorer les aspects de gestion et de gouvernance des organismes de
sécurité sociale, et à prendre toutes les mesures législatives,
institutionnelles et financières nécessaires pour mettre en œuvre cette
généralisation.

A. Réalisations importantes pour la mise en place de l’atelier de


protection sociale

Depuis l'appel de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste,


à mettre en place un système de protection sociale complet et intégré,
capable de réduire les risques économiques et sociaux, en particulier pour
les catégories vulnérables, le Ministère de la Santé et de la Protection
Sociale a redoublé d'efforts pour mettre en œuvre les différents éléments
des programmes de réforme de la protection socialeet les généraliser
à toutes les catégories ciblées.

Ce projet sociétal, qui représente l'un des piliers du modèle de l'État social
dont les contours se dessinent depuis la crise sanitaire mondiale de la
COVID-19, vise à établir un système solidaire et obligatoire qui assure la
protection de tous et facilite leur accès aux services sociaux et de santé
de manière équitable, garantissant des soins de santé durables pour tous
contre les maladies et les risques sanitaires de toutes sortes.

Cet ambitieux chantier Royal vise également à lancer des réformes


structurelles et fondamentales, notamment en matière de renforcement de
la coordination et de l'intégration entre les différents systèmes de
protection sociale passés et présents, ainsi qu'à la mobilisationdes
infrastructures nécessaires à sa généralisation. Cela inclut la réhabilitation
des infrastructures hospitalières, la mobilisation de personnel de santé, et
le développement des capacités de production de médicaments, de
vaccins et de fournitures médicales essentielles, conformément aux
dispositions de la loi-cadre relative au système de santé national.

Dans ce contexte, la mise en œuvre du chantier de la protection sociale


se poursuit avec l'exécution de nombreuses mesures depuis l'adoption de
la loi-cadre n° 21.09 relative à la protection sociale, dont les principales
sont :

• L'élargissement de la couverture de l'assurance maladie obligatoire


de base, pour inclure 22 millions de bénéficiaires, représentant 90
% de la population ;
• L'élargissement de l'adhésion aux systèmes de retraite (5 millions
de personnes d'ici 2025) ;
• La généralisation de l'indemnisation pour perte d'emploi d'ici 2025 ;
• La généralisation des allocations familiales : 7 millions d'enfants en
âge scolaire bénéficieront (mesure mise en œuvre entre 2023 et
2024) ;
• La mise en place de tous les décrets d'application relatifs à la
protection sociale.
La mise en œuvre de la généralisation de l'assurance maladie
obligatoire de base (couverture médicale) sur le terrain, à travers :

• La généralisation de la couverture de l'assurance maladie


obligatoire ;
• La prise en charge des coûts de traitement, des médicaments et des
hospitalisations ;
• La mise en œuvre du registre national de la population et du registre
social unifié ;
• La mise en place des mesures pratiques pour généraliser le système
d'assistance sociale en 2024, en vue de la réforme du système de
perte d'emploi en 2025 ;
• La transformation du système d'assistance médicale en un système
assurantiel géré par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)
;
• L'adoption de la loi n° 22-60 relative au régime de l'assurance
maladie obligatoire de base pour les personnes capables de
supporter les frais d'adhésion qui ne pratiquent aucune activité
salariée ou non salariée ;

Jusqu'à la mi-juillet 2024, tous les Marocains, quelle que soit leur origine,
bénéficient aujourd'hui de l'assurance maladie obligatoire de base. Ainsi,
10.788 millions de citoyens marocains, représentant un taux d'adhésion
de plus de 97 % (environ 4 millions de familles), bénéficient de "AMO
Tadamoun", destiné aux personnes incapables de supporter les frais
d'adhésion (précédemment sous le système d'assistance médicale). En
outre, 1.79 million de bénéficiaires ont été enregistrés dans l'assurance
maladie obligatoire de base pour les travailleurs non-salariés,
représentant un taux d'adhésion de 54 %, soit un total de plus de 4.25
millions de bénéficiaires (y compris les assurés principaux et leurs ayants
droit). Le nombre de dossiers de remboursement déposés par ces
catégories auprès de la CNSS a atteint 2 739 501, tandis que 110 584
bénéficiaires ont été enregistrés dans "AMO Achamil", le système
d'assurance maladie obligatoire pour les personnes capables de
supporter les frais d'adhésion qui ne pratiquent aucune activité salariée ou
non salariée.
La CNSS a également élargi son réseau d'agences (156 agences) dont
47 nouvelles, en plus de 55 agences mobiles ; et développé des
partenariats avec des réseaux de proximité, comptant environ 2006 points
de contact pour la réception des dossiers d'assurance maladie obligatoire,
et environ 6677 points de contact pour l'enregistrement des travailleurs
non-salariés.

Le registre national de la population et le registre social unifié ont été


généralisés comme outils pour consolider les systèmes d'assistance
sociale et les mesures pratiques pour généraliser le système d'assistance
sociale, afin d'assurer un accès facile aux programmes de soutien social,
d'améliorer leur efficacité, et de faciliter l'identification et le ciblage des
bénéficiaires. À la mi-2023 :

• Plus de 9 millions de personnes ont été enregistrées dans le registre


national de la population, sur un objectif de 10 millions, soit 90 % de
l'objectif fixé ;
• Plus de 1,8 million de familles ont été enregistrées dans le registre
social unifié, représentant plus de 51 % de l'objectif fixé pour l'année
en cours.

Atelier de réhabilitation du système national de santé

A. Les fondements et les objectifs de la réforme du système de


santé

La promotion du secteur de la santé, son développement et l'amélioration


de ses performances, relèvent d'une responsabilité partagée entre l'État,
les collectivités territoriales et les institutions publiques d'une part, et le
secteur privé, la société civile, les organisations professionnelles et la
population d'autre part. La réforme profonde du système national de santé
est devenue une nécessité urgente et une priorité nationale dans le cadre
des politiques publiques visant à valoriser le capital humain et à veiller à
la santé des citoyens comme condition essentielle à la réussite du modèle
de développement souhaité.

Dans ce contexte, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a


donné, dans son discours Royal adressé aux membres du Parlement à
l'occasion de l'ouverture de la première session de la première année
législative de la onzième législature, des directives au gouvernement pour
achever les grands projets lancés, au premier rang desquels la
généralisation de la protection sociale sous la Bienveillance Royale. Sa
Majesté a souligné que « le défi principal reste une véritable mise à niveau
du système de santé, conformément aux normes les plus élevées et en
synergie entre les secteurs public et privé ».

En application de ces Hautes Directives Royales, et considérant que le


droit à la santé est un droit humain fondamental, tel que stipulé dans les
conventions internationales, notamment le Pacte international relatif aux
droits économiques, sociaux et culturels, la Constitution de l'Organisation
Mondiale de la Santé, les objectifs du millénaire, et la Charte des Nations
Unies pour le développement durable.

En s'appuyant sur les dispositions de la Constitution, en particulier celles


de l'article 31, qui stipule que l'État, les institutions publiques et les
collectivités territoriales doivent mobiliser tous les moyens disponibles
pour faciliter l'accès égalitaire des citoyens et citoyennes aux soins et aux
services de santé, cette loi-cadre vise à établir un cadre légal pour les
objectifs fondamentaux de la réforme du système national de santé et sa
restructuration selon une approche participative, reposant sur un
engagement collectif et responsable de l'État et de tous les acteurs
concernés.

Cette approche repose principalement sur la mobilisation et la gestion


participative, ainsi que sur le partenariat solidaire entre les différents
intervenants, pour restructurer le système selon une vision prospective à
long terme, basée sur une politique de santé préventive efficace, une offre
de soins équitable et équilibrée dans les différentes régions du Royaume,
en se basant sur les données et orientations de la carte sanitaire nationale
et des cartes sanitaires régionales adoptées, la mise en œuvre du rôle
des établissements de soins de santé primaires, et l'adoption d'une
politique pharmaceutique rationnelle.

Afin de créer les conditions nécessaires à cette réforme, une révision


complète de la gouvernance du système de santé a été adoptée, en
valorisant les ressources humaines du secteur, en améliorant les
systèmes de formation en santé, en attirant les compétences médicales
marocaines à l'étranger, en mettant en place un système d'information
sanitaire intégré, un système d'accréditation des établissements de santé,
et en créant des instances spécialisées pour la gestion et la gouvernance,
à savoir la Haute Autorité de la Santé, chargée de l'encadrement
technique de la couverture maladie obligatoirede base, et les
Groupements Sanitaires Territoriaux, chargés de la mise en œuvre de la
politique de santé au niveau régional, ainsi qu'une institution publique pour
les médicaments et produits de santé, et une autre pour la gestion du sang
et de ses dérivés.
L'activité de l'État dans le domaine de la santé vise à assurer la sécurité
sanitaire, préserver la santé de la population, la protéger des maladies,
des épidémies et des dangers qui menacent sa vie, et lui garantir de vivre
dans un environnement sain. À cette fin, l’État s’efforce d’atteindre les
objectifs suivants :

• Faciliter l'accès de la population aux services de santé et améliorer


leur qualité ;
• Assurer une distribution équitable et équilibrée de l'offre de soins sur
l'ensemble du territoire national ;
• Territorialiser l'offre de soins du secteur public et améliorer sa
gouvernance par la création de Groupements Sanitaires Territoriaux
;
• Garantir la souveraineté pharmaceutique et la disponibilité, la
sécurité et la qualité des médicaments et des produits de santé ;
• Développer et renforcer les mécanismes de surveillance et de
prévention des risques sanitaires ;
• Réorganiser le parcours de soins et digitaliser le système de santé ;
• Renforcer l'encadrement sanitaire pour atteindre les normes
adoptées par l'Organisation Mondiale de la Santé dans ce domaine
;
• Valoriser et former les ressources humaines dans le secteur de la
santé en établissant une fonction sanitaire prenant en compte les
spécificités des métiers et fonctions du secteur ;
• Activer le partenariat et la coopération entre les secteurs public et
privé ;
• Promouvoir la recherche scientifique et l'innovation dans le domaine
de la santé.

L'État prend les mesures nécessaires pour respecter ses engagements


en matière de santé, notamment :

• Informer la population sur les risques sanitaires et les comportements


préventifs à adopter ;
• Protéger la santé et garantir l'accès à des services de santé appropriés
et disponibles ;
• Assurer la protection physique et morale des individus ;
• Respecter le droit des patients à l'information concernant leur maladie
et la prise en charge ;
• Lutter contre toutes formes de discrimination ou de stigmatisation liées
aux maladies, au handicap ou aux caractéristiques génétiques, avec la
contribution des organisations professionnelles et des associations
actives dans le domaine de la santé.
L'État veille également à mettre en place une politique pharmaceutique
visant à garantir la disponibilité des médicaments, à améliorer leur qualité
et à réduire leur coût, et à fournir les matériaux et équipements médicaux
nécessaires à la protection de la santé et à la sécurité des personnes. À
cette fin, l'État s'efforce de :

• Renforcer le développement de l'industrie pharmaceutique locale


et promouvoir les médicaments génériques ;
• Définir les normes de sécurité et de qualité pour la fabrication,
l'importation, l'exportation, la distribution et la dispensation des
médicaments ;
• Déterminer les conditions de sécurité des produits
pharmaceutiques non médicamenteux et des dispositifs médicaux ;
• Encourager et développer la recherche scientifique en matière de
médicaments et de sciences médicales et sanitaires.
• Ainsi, l'État veille à assurer la disponibilité du sang et de ses dérivés
par tous les moyens nécessaires, en garantissant leur sécurité et
leur qualité.

L'État prend les mesures nécessaires pour assurer une distribution


équitable et équilibrée de l'offre de soins sur l'ensemble du territoire
national, en tenant compte des spécificités et des besoins de chaque
région. L'administration établit une carte sanitaire nationale définissant les
orientations générales pour la répartition de l'offre de soins, basée sur une
analyse exhaustive de l'offre de soins disponible et sur les données
géographiques, démographiques et épidémiologiques au niveau national.

Le secteur public et le secteur privé, sont organisés de manière cohérente


pour répondre efficacement aux besoins de santé avec une offre de soins
et de services intégrée et coordonnée. L'offre de soins comprend, en plus
des ressources humaines, toutes les infrastructures sanitaires des
secteurs public et privé, ainsi que toutes les autres installations sanitaires
fixes ou mobiles, et les moyens déployés pour fournir des services de
santé.

L'offre de soins est organisée au niveau de chaque région selon la carte


sanitaire régionale, sur la base du respect du parcours de soins, qui
commence par le passage dans les établissements de soins de santé
primaires pour le secteur public ou chez un médecin généraliste pour le
secteur privé, selon des modalités définies par voie réglementaire.

Quant à améliorer l'offre de soins dans le secteur public, l'État s'engage à


réhabiliter continuellement les infrastructures sanitaires. Afin de
développer l'offre de soins, l'État prend les mesures nécessaires pour
attirer les compétences Marocains résidents à l'étranger, etles
compétences étrangères,tout en attirant les investissements étrangers,
contribuant ainsi au transfert et au partage des connaissances et à
l'amélioration de la qualité des services de santé.

B- Des réformes et des réalisations prometteuses pour réhabiliter le


secteur de la santé

Au fil du temps, le secteur de la santé a connu plusieurs tentatives de


réforme, qui n'ont cependant pas toujours atteint les objectifs escomptés.
La pandémie de la COVID-19 a révélé la nécessité de repenser ce secteur
crucial. En réponse, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste,
a appelé à une réforme profonde et radicale du système de santé dans le
cadre du chantierRoyal de la protection sociale.

Étant donné les responsabilités du Ministère de la Santé et de la


Protection Sociale, principalement dans l’élaboration et la mise en œuvre
des politiques publiques en matière de santé, son rôle dans la réalisation
de ce projet social majeur est primordial, à travers sa contribution au
développement des services de santé offerts aux citoyens. La santé est
un pilier essentiel du développement humain et sociétal, ayant un impact
direct sur la stabilité sociale et économique du Maroc. Par conséquent, le
pays accorde une grande importance au secteur de la santé, l'intégrant
parmi les politiques publiques à développer et à réformer pour répondre
aux importantes évolutions sociétales, notamment l'augmentation de la
demande sur les services de santé.

Ainsi, le Maroc est entré dans une nouvelle ère de modernisation de son
système de santé national, en application avec les DirectivesRoyales de
Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, visant la promotion
de ce secteur vital et sa réévaluation via une réforme profonde et durable.
Cette réforme vise à moderniser et à renforcer le système de santé sous
tous ses aspects, son objectif est de servir les citoyens marocains en
offrant des services de santé de qualité et efficaces, dans le cadre de la
mise en œuvre optimaledu chantier Royal de la généralisation de la
protection sociale, ce qui implique la fourniture d'infrastructures sanitaires
et l'amélioration des services fournis aux citoyens.

Les Directives Royales ont servi de feuille de route pour le gouvernement


marocain dans sa quête d'amélioration du secteur de la santé, qui a connu
une série de réformes sans répondre pleinement aux attentes des
citoyens. La loi-cadre22.06, avec ses mesures ambitieuses, vise à
renforcer et à améliorer le système de santé national pour faire face aux
divers défis et assurer le succès des grands projets engagés par le Maroc,
et de là sont nées plusieurs lois et mesures qui ont commencé à être mises
en œuvre sur le terrain, dans l'optique de réaliser les objectifs de ce
parcours réformateur ambitieux.

Le succès de la généralisation de la protection sociale nécessite la


création d'un environnement favorable à l'atteinte de ses objectifs. Parmi
les principales conditions de réussite de ce projet, qui reflète l'engagement
du Maroc à garantir un accès équitable aux services médicaux et sociaux
pour tous les citoyens, figure la réforme du système de santé national pour
répondre aux attentes et aux défis.

La mise en œuvre des dispositions de la loi-cadre n° 22.06 relative au


système de santé national a débuté, centrée sur quatre piliers
fondamentaux :

1. Adoptiond’une bonne gouvernance : Renforcement des


mécanismes de régulation, de contrôle des acteurs, et amélioration de
la gouvernance hospitalière et de la planification territoriale de l'offre de
soins à tous les niveaux stratégiques, centraux et territoriaux ;
2. Valorisation et motivation des ressources humaines:
Établissement d'une fonction sanitaire adaptée aux spécificités du
secteur, avec des incitations pour le personnel de santé, ainsi que la
réforme du système de formation et l'amélioration des conditions de
travail et des situations administratives et sociales de tous les
professionnels de la santé ;
3. Réhabilitation de l’offre de soins : Répondre aux attentes des
citoyens en facilitant l'accès aux services médicaux, en améliorant leur
qualité et en assurant une distribution équitable des services
hospitaliers sur tout le territoire national ;
4. Digitalisation du système de santé national : Création d’un système
d’information intégré pour la collecte, le traitement et l’exploitation de
toutes les informations essentielles relatives au système de santé.

La réforme du système de santé, garantissant la généralisation de la


protection sociale, avance aujourd'hui avec une dynamique accélérée
visant à réaliser la justice sociale, améliorer le bien-être de tous et
promouvoir un développement économique durable. À cet égard, les
piliers de la réforme du système de santé national continuent de se mettre
en place, avec l’adoption d’une nouvelle gouvernance visant à renforcer
les mécanismes de régulation,à contrôler l'activité des acteurs, à valoriser
les ressources humaines par la création d'une fonction sanitaire, et à
améliorer l’offre de soins pour répondre aux attentes des Marocains, tout
en facilitant l'accès aux services médicaux et en améliorant leur qualité,
ainsi qu’en digitalisant le système de santé national grâce à un système
d’information intégré pour la collecte, le traitement et l’exploitation de
toutes les informations essentielles relatives au système de santé.

o Nouvelle gouvernance pour le secteur de la santé


1. Réforme juridique

Afin d’assurer la mise en œuvre du chantierRoyal de protection sociale


et de couverture sanitaire universelle, le Ministère a élaboré un arsenal
juridique riche et diversifié visant à renforcer les dispositifs de
gouvernance du secteur. Suite à l’adoption de la loi 21.09 relative à la
protection sociale, de nombreux décrets ont été promulgués, couvrant les
aspects relatifs aux régimes de couverture sanitaire obligatoire, à
l’assurance maladie obligatoire pour différentes catégories et systèmes,
ainsi qu’au soutien social direct et à la mise en place du registre national
de la population et du registre social unifié. Plus de 80 textes législatifs
ont été adoptés entre le 1erjanvier 2021 et juillet 2024.
Ces réformes visent à établir un système de santé intégré et durable qui
concrétise les DirectivesRoyales et repose sur une bonne gouvernance et
une coopération efficace entre les divers acteurs du secteur de la santé.
Elles contribuent à améliorer la qualité des services de santé et à répondre
aux besoins croissants de la population en matière de santé.

La réforme du système de santé national repose sur un arsenal juridique


diversifié et riche en nouveautés, visant à promouvoir, améliorer et
renforcer la résilience du secteur de la santé face aux défis. Dans cette
perspective, le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale a
commencé à mettre en œuvre le chantier de couverture sanitaire
universelle et de la protection sociale en préparant le terrain adéquat pour
son déploiement, tant au niveau de l'arsenal juridique que des
infrastructures ou du capital humain. Des lois ont été adoptées pour
instaurer une bonne gouvernance dans le secteur de la santé, visant à
renforcer les mécanismes de régulation, à contrôler les acteurs, à
améliorer la gouvernance hospitalière et la planification territoriale de
l'offre de soins, à tous les niveaux stratégiques, centraux et territoriaux :

• Loi-cadre n° 09.21 relative à la protection sociale ;


• Loi-cadre n° 06.22 relative au système national de santé;
• Loi n° 07.22 portant création de la Haute Autorité de Santé ;
• Loi n°08.22 portant création des Groupements Sanitaires
Territoriaux ;
• Loi n°09.22relative à la fonction sanitaire ;
• Loi n° 10.22 portant création de l'Agence Marocaine des
Médicaments et Produits de Santé ;
• Loi n°11.22 portant création de l'Agence Marocaine du Sang et de
ses Dérivés.
• Projet de décret n° 2.24.687 relatif aux superviseurs et encadrants
de stages au sein des établissements de santé relevant des
groupements sanitaires territoriaux, au profit des étudiants en
métiers de santé ;
• Projet de décret n° 2.24.646 relatif aux comités régionaux mixtes
pour la coordination de la formation appliquée dans les professions
de santé ;
• Projet de décret n° 2.24.728 complétant la loi n° 17.04 portant code
du médicament et de la pharmacie ;
• Projet de décret n° 2.24.729 fixant les conditions et modalités de
délivrance du certificat de libération officielle de lots de vaccins ou
sérums à usage humain mis sur le marché national.

1. Gouvernance de gestion
Le projet de réforme prometteur du secteur de la santé au Maroc repose
sur quatre piliers fondamentaux. Le premier pilier est l'adoption d'une
bonne gouvernance visant à renforcer les mécanismes de régulation, à
contrôler l'activité des acteurs et à améliorer la gouvernance sanitaire et
la planification territoriale de l'offre de soins à tous les niveaux
stratégiques, centraux et régionaux. Pour cela, la création de la "Haute
Autorité de Santé" est envisagée. Cette instance promet d’être une
expérience pionnière et prometteuse dans notre pays, contribuant à
améliorer le système de santé à travers la régulation technique de
l’assurance maladie obligatoire, l’évaluation de la qualité des services des
établissements de santé publics et privés, ainsi que le suivi et l’analyse
des données épidémiologiques. Elle sera également responsable de
l’évaluation des programmes de lutte contre les maladies, de la réalisation
d’études et de recherches, de la proposition de projets et de lois relatifs à
la santé, et d'assurer la continuité des politiques de santé.

Dans le cadre de la Vision Royale éclairée visant à renforcer la


souveraineté sanitaire comme fondement de la sécurité stratégique du
Royaume du Maroc, et en exécution de la Volonté Royale de renforcer la
sécurité médicamenteuse et de permettre aux citoyens d'accéder à des
médicaments et des dispositifs médicaux de qualité à des prix abordables,
"l’Agence Marocaine des Médicaments et des Produits de Santé" a été
créée. Cette agence est dotée des compétences nécessaires et des
moyens adéquats pour suivre les évolutions rapides dans ce domaine,
afin de garantir la souveraineté médicamenteuse et la disponibilité, la
sécurité et la qualité des médicaments et des produits de santé. Cela
permettra de réduire les importations de médicaments et de s'appuyer sur
nos propres capacités de production. Le Royaume est en mesure de
sécuriser le stock stratégique national de médicaments et de produits de
santé, en couvrant 70 % des besoins du marché national en médicaments
et vaccins. L'agence est également chargée de réguler et de contrôler le
secteur des médicaments et des produits de santé, et de contribuer à son
développement, notamment l'industrie locale des médicaments
génériques à travers la première usine intelligente de médicaments
génériques en Afrique, inaugurée en 2023 dans la région de Nouaceur.

En juillet 2024, le décret n° 2.23.1055 portant application des dispositions


de la loi n° 10.22 relative à la création de l'Agence Marocaine des
Médicaments et des Produits de Santé a été adopté, dans le cadre de la
mise en œuvre des Directives Royales visant une réforme radicale du
système national de santé. Ce décret vise à confier la tutelle de l'État sur
l'agence à l'autorité gouvernementale chargée de la santé.

Outre, la création de "l'Agence Marocaine du Sang et de ses Dérivés" vise


à assurer le développement du stock de sang humain, à répondre aux
besoins nationaux et à garantir la sécurité et la qualité de tous ses dérivés.
L'Agence est habilitée à fabriquer, importer et commercialiser les
médicaments dérivés du sang et à exercer plusieurs missions, dont la
contribution à l'élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l'évaluation de la
politique nationale du sang, la collecte du sang total auprès des donneurs,
sa réhabilitation biologique et tous les travaux liés à sa conservation, sa
transformation et son conditionnement.

L'Agence veille au développement du stock national de sang et de ses


dérivés, organise tous les travaux liés à sa distribution et à son utilisation,
et approvisionne, en fonction des besoins, tous les établissements de
santé publics ou privés en sang, plasma, globules rouges et plaquettes.
L'Agence est également habilitée à proposer l'établissement ou la révision
des tarifs des poches de sang, à autoriser la création et le contrôle des
dépôts de sang et de produits sanguins, à réaliser et à développer des
travaux diagnostiques et thérapeutiques dans le domaine de la
transfusion.

L'Agence sera également responsable de mener et de développer des


recherches et études scientifiques dans son domaine de compétence, de
donner son avis et de formuler des propositions sur les législations
relatives au sang humain et à son utilisation, ainsi que de donner son avis
sur les questions qui lui sont soumises. De plus, elle participera à la veille
sanitaire et épidémiologique, mènera des actions de sensibilisation,
d’encadrement et de communication, et contribuera à la formation
continue des professionnels de la santé, ainsi qu'au système de
surveillance épidémiologique spécifique à la transfusion sanguine.

En juillet 2024, le décret n° 2.23.1056, mettant en application certaines


dispositions de la loi n° 11.22 relative à la création de l'Agence Marocaine
du sang et de ses dérivés, a été approuvé. Ce décret vise à confier la
tutelle de l'État sur l'Agence marocaine du sang et de ses dérivés à
l'autorité gouvernementale chargée de la santé.

Parallèlement, la création des «Groupements Sanitaires Territoriaux»,


considérés comme un mécanisme essentiel pour surmonter les diverses
contraintes rencontrées par les différents niveaux de soins au niveau
territorial. Ils joueront un rôle central dans la coordination optimale de
l'offre publique de soins, en termes de structure hospitalière disponible
dans les secteurs public et privé, et en renforçant les mécanismes de
coopération et de partenariat entre ces secteurs. Ils permettront
également de déterminer les besoins et les priorités d'investissement dans
le domaine de la santé et de la protection sociale dans chaque région, en
garantissant des interventions de soins fluides et en régulant les parcours
de soins. Cela contribuera à réduire la pression sur les services des
urgences des hôpitaux universitaires et à améliorer les conditions
d'accueil des usagers dans ces établissements.

Le 11 juillet 2024, le Conseil du gouvernement a approuvé le décret n°


2.23.1054, mettant en application certaines dispositions de la loi n° 08.22
relative à la création des Groupements Sanitaires Territoriaux. Ce décret
s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions
réglementaires renvoyées par la loi n° 08.22 sur la création des
Groupements Sanitaires Territoriaux, notamment les articles 3, 6 et 20. Il
vise à appliquer les Orientations Royales visant à promouvoir le système
national de santé et à améliorer son attractivité, garantissant ainsi la
prestation de services de santé de manière équitable sur le plan territorial.

Ce projet adopte un nouveau mode de gestion innovant basé sur la


dimension régionale, rapprochant les institutions de santé des citoyens,
avec des objectifs précis et une vision stratégique à long terme, en créant
des Groupements Sanitaires Territoriauxcomme institutions publiques
chargées d’exécuter la politique de l’État en matière de santé au niveau
régional. Le projet de décret inclut des dispositions concernant la tutelle
de l'État sur les Groupements Sanitaires Territoriaux par l'autorité
gouvernementale chargée de la santé.

o Valorisation et motivation du capital humain


1. Fonction Sanitaire
Le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale reconnaît que la
pénurie de ressources humaines est un problème chronique qui affecte le
systèmenational de santé, tout comme les systèmes de santé à travers le
monde. Le Ministère a pris des mesures visant à réduire cette pénurie, en
valorisant son capital humain et en révisant le système de formation ainsi
que le cadre législatif régissant le secteur de la santé.

L’attention portée aux ressources humaines, leur formation et leur


motivation constituent un pilier de la nouvelle politique de réforme
engagée par le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale. Cette
politique vise à renforcer le système de santé avec des ressources
humaines spécialisées et qualifiées pour faire face aux pénuries dans ce
domaine. Le ministère s’est également ouvert à la collaboration et à la
participation des différents partenaires sociaux à toutes les étapes de la
réforme du système, conformément à la Volonté Royale en la matière.

Le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale accorde une grande


importance au capital humain,ila pris plusieurs mesures pour soutenir et
motiver le personnel de santé dans toutes ses composantes. La création
d’une loi sur la fonction sanitaire est devenue une priorité urgente pour
renforcer l'intégration entre les secteurs public et privé, ainsi que pour
valoriser et inciter les ressources humaines travaillant dans le secteur
public. Cette loi prévoit l’adoption de normes unifiées pour la gestion des
ressources humaines, le développement d'une offre de formation
suffisante, diversifiée et de haute qualité pour les professionnels de santé,
tout en tenant compte des spécificités du secteur de la santé dans notre
pays. Le projet de loi sur la fonction publique de la santé a impliqué tous
les partenaires sociaux, en les consultant pour enrichir et compléter une
révision globale couvrant divers aspects tels que le système de
recrutement, la promotion professionnelle, le régime de rémunération, les
indemnités et les incitations matérielles pour tous les professionnels de la
santé.

Le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale a mis en œuvre les


dispositions du deuxième pilier, qui concerne la valorisation des
ressources humaines, en promulguant la loi sur la fonction sanitaire afin
de motiver le capital humain dans le secteur public. Le Ministèrea
également œuvré à réduire la pénurie actuelle de ressources humaines
en augmentant la capacité des personnes forméeset en réformant le
système de formation en médecine, pharmacie, dentisterie, sciences
infirmières et techniques de santé. Ainsi, pour pallier le manque critique
de ressources humaines en santé, le Ministère s’est ouvert aux
compétences médicales étrangères et a incité les professionnels de santé
marocains résidant à l’étranger à revenir au pays.

En effet, la loi sur la fonction sanitaire assure un fort engagement et une


motivation du capital humain du secteur de la santé publique, en offrant
des incitations aux professionnels de la santé pour garantir l'attractivité du
secteur. Les acquis antérieurs des employés du secteur seront maintenus
et de nouveaux avantages seront ajoutés, notamment la possibilité pour
les professionnels de la santé de percevoir deux types de salaires : un
salaire fixe et un salaire variable en fonction de leur travail et de leur
rendement dans les établissements publics. En outre, la gouvernance et
la gestion du secteur hospitalier public seront renforcées, et la
gouvernance au niveau régional sera améliorée en accordant plus
d’autonomie aux régions dans le cadre de la mise en œuvre de la
régionalisation avancée.

2. Réforme du système de formation

Afin d'augmenter le nombre de diplômés des Facultés de Médecine, de


Pharmacie et de Médecine Dentaire et de renforcer les capacités
médicales nationales nécessaires pour réussir le chantierRoyal de la
généralisation de la protection sociale, le gouvernement a décidé de
réduire la durée de la formation en médecine de sept à six ans et
d'augmenter le nombre de places pédagogiques disponibles pour les
étudiants, répondant ainsi au besoin urgent en ressources humaines.

Pour combler le manque de ressources humaines en santé et


accompagner le chantier Royal ambitieux de la généralisation de la
couverture sanitaire obligatoire et de la protection sociale, le Ministère de
la Santé et de la Protection Sociale mise sur l'augmentation du nombre de
places de formation au sein des Facultés de Médecine, de Pharmacie et
de Médecine Dentaire, ainsi que des Instituts Supérieurs des Professions
Infirmières et Techniques de Santé, et des Instituts de Formation
Professionnelle dans le Domaine de la Santé.

Le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale continue de renforcer


l'offre de santé et de doter toutes les institutions de santé relevant du
Ministère de ressources humaines qualifiées, en les répartissant
équitablement à travers le Royaume, ce qui est essentiel pour améliorer
la qualité des services médicaux et de soins offerts aux citoyens. Les
ressources humaines ont connu une augmentation significative, le nombre
de professionnels de santé dépassant désormais les 53 000, répartis
comme suit :

• Plus de 12 000 cadres médicaux ;


• Plus de 32 000 infirmiers et techniciens de santé :

63 % de femmes et 37 % d'hommes ;
96 % des professionnels de santé sont concentrés dans les
hôpitaux et les institutions de santé des services externes.

Par ailleurs, une progression notable a été enregistrée dans le nombre de


postes budgétaires créés entre 2021 et 2024, atteignant 22 000 postes
durant cette période, afin de garantir la mise en œuvre effective et
optimale des divers projets en cours dans le secteur de la santé et de la
protection sociale.

Grâce aux efforts concertés de ses différents partenaires, le Ministère a


réussi à atteindre des pourcentages significatifs en matière de places de
formation pour atteindre le ratio recommandé pour les objectifs de
développement durable, soit 4,45 professionnels de santé pour 1 000
habitants d'ici 2030. À cet égard :

• Augmentation de la capacité d’accueil des Instituts Supérieurs des


Professions Infermières et Techniques de Santé, atteignant :

✓ 6 200 places pour l'année académique 2022/2023 contre 4 000


places pour l'année académique 2021/2022, soit une augmentation
de 7 000 places pour l’année 2023-2024 ;
✓ Augmentation de la capacité des Instituts de Formation
Professionnelle dans le Domaine de la Santé à 770 places pour
l'année académique 2022/2023 contre 680 places pour l'année
académique 2021/2022 pour atteindre 1035 places pour l’année
2023/2024.

Création et l’approbation de nouvelles spécialités au niveau des Masters


des Instituts Supérieurs des Professions Infirmières et Techniques de
Santé ;

Création et l’approbationde nouvelles filières en Soins Infirmiers au


niveau des licences des Instituts Supérieurs des Professions Infirmières
et Techniques de Santé ;
Développement du guide de formation pour la filière Sage-Femme avec
la participation des Instituts Supérieurs des Professions Infirmières et
Techniques de Santé.

La loi n° 21.33 relative à l'exercice de la profession de médecin a été


adoptée, établissant de nouvelles règles basées sur le principe de l'égalité
de traitement entre les médecins marocains et leurs homologues
étrangers. Parmi les nouvelles dispositions notables :

• Autorisation pour les médecins étrangers d'exercer la médecine


selon les mêmes conditions que leurs homologues marocains ;
• Renforcement de l'investissement étranger et l’attractivité des
compétences médicales étrangères ;
• Développement des infrastructures de santé et la fourniture
d'équipements biomédicaux de haute qualité ;
• Incitation des compétences médicales marocaines résidant à
l'étranger à revenir et à s'installer définitivement au Maroc.
Le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale attache une grande
importance à l'amélioration des conditions sociales et professionnelles de
ses employés. Dans cette optique, il a pris des mesures significatives pour
améliorer les conditions professionnelles et administratives de l'ensemble
de son personnel. À ce jour, le Ministère a régularisé la situation
administrative de près de 23 000 professionnels de santé, couvrant
diverses catégories de métiers.
o Renforcement de l'offre de soins

Le renforcement de l'offre de soins constitue l'un des principaux piliers de


la réforme du système nationalde santé, tel que stipulé par la loi-cadre n°
06.22. La mise en œuvre du chantier de protection sociale, répondant aux
attentes des Marocains, facilite l'accès aux services médicaux, améliore
leur qualité et assure une répartition équitable des services hospitaliers à
travers le territoire national, nécessite la mise en place des infrastructures
de santé indispensables. Cela commence par la rénovation des
établissements de soins de santé primaires, considéréscomme la
première destination des citoyens dans leur parcours de soins, la
modernisation des hôpitaux, ainsi que l'établissement de l'obligation du
respect du parcours de soins.

Le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale place la réforme du


secteur de la santé parmi les priorités stratégiques de sa politique, en
veillant à créer les conditions propices à la mise en œuvre des projets de
réforme qui placent le citoyen au cœur des préoccupations. Dans ce
cadre, le Ministère a lancé un ensemble de projets structurels et de grande
envergure visant à améliorer la qualité des services hospitaliers et de
santé offerts aux patients, y compris la rénovation et la modernisation des
infrastructures de santé à travers le Royaume.Étant donné que l'efficacité
et l'impact de cette réforme fondamentale sur le terrain nécessitent des
infrastructures hospitalières capables d'accompagner cette transformation
[Link] Maroc s'est engagé dans une stratégie visant à développer ces
infrastructures pour améliorer l'accès de la population aux services de
santé dans les meilleures conditions. À cet effet, la capacité litière de
nombreuses institutions de santé a été augmentée.

1. Renforcement de la capacité litière hospitalière

La mise en œuvre du programme d'extension et de réhabilitation de l'offre


hospitalière repose sur le renforcement de la capacité litière des
établissements de santé et des hôpitaux. À cet égard, plus de 2306 lits ont
été ajoutés grâce à l'ouverture de plusieurs nouveaux hôpitaux. Parmi les
principales réalisations figurent la construction d'un centre hospitalier
universitaire, cinq centres hospitaliers régionaux et provinciaux, cinq
hôpitaux de proximité, quatre centres médicaux de proximité, un hôpital
de jour et un centre régional d'oncologie.

1. Modernisation des établissements de soins de santé primaires

Dans le cadre de la modernisation des établissements de soins de santé


primaires, qui comprend un total de 1400 établissements, ce programme
a été mis en œuvre en trois phases : la première phase concerne 460
établissements, la deuxième phase 445 établissements et la troisième
phase 429 établissements.

Des projets supplémentaires sont en cours avec une capacité litière


prévue de 9 010 lits, répartis entre 4 centres hospitaliers universitaires
(Agadir, Errachidia, Laâyoune et l’hôpital Ibn Sina à Rabat), 30 centres
hospitaliers régionaux et provinciaux, 23 hôpitaux de proximité, 6 centres
médicaux de proximité, 3 hôpitaux spécialisés, 3 hôpitaux psychiatriques
et 3 hôpitaux de jour.

Les nouveaux projets programmés pour l'année 2024 prévoient une


capacité litière de 2 650 lits. Ces projets incluent le centre hospitalier
universitaire de Béni Mellal, la transformation de l'hôpital régional de
Guelmim en hôpital universitaire, ainsi que 6 centres hospitaliers
régionaux et provinciaux, la construction de 20 hôpitaux de proximité, 1
centre médical de proximité et 3 hôpitaux psychiatriques.
❖ Digitalisation du système de santé

Le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale a fait des avancées


significatives dans la mise en œuvre de ce projet afin d'accompagner le
déploiement effectif des réformes du système de santé en vue de la
généralisation de la protection sociale et de la couverture sanitaire
universelle. Ce projet vise à faciliter le ciblage, simplifier les procédures
liées aux parcours de soins et à la gestion des opérations administratives
grâce à la création d'un système d'information intégré. Ce système
permettra de collecter, traiter et exploiter toutes les informations
essentielles du secteur tout en étant intégré aux autres systèmes de
protection sociale de manière sécurisée.

Aujourd'hui, ce projet est concrètement en place à travers le Royaume,


avec le nouveau système désormais opérationnel dans les principaux
centres hospitaliers, généralisé à l'échelle nationale pour inclure les
centres de santé, les dispensaires et les cliniques privées. Les réalisations
notables comprennent :
Le développement et le déploiement du système d'information
hospitalier intégré dans tous les hôpitaux publics des douze régions du
Royaume ;
La mise en place d'un système d'information spécifique pour les
établissements de soins de santé primaires (en cours de déploiement) ;
La poursuite du projet de mise en œuvre de plateformes interopérables
pour connecter les systèmes d'information des hôpitaux du Ministère à
une base de données nationale ;
La signature d'une convention tripartite entre le Ministère de la Santé et
de la Protection Sociale, la Direction Générale de la Sûreté Nationale et
la Commission Nationale de Contrôle de la Protection des Données à
Caractère Personnel.

Le système d'information intégré de santé nationale, mis en place par le


Ministère de la Santé et de la Protection Sociale, permettra de :

• Faciliter l'accès des patients aux services de santé où qu'ils soient sur
le territoire national, avec un suivi attentif de leur état de santé ;
• Facilité d'accès pour les médecins au dossier patient partagé (DPP);
• Réduire les temps d'attente et simplifier les diagnostics, la rédaction et
la gestion des ordonnances, ainsi que l'établissement de prescriptions
médicales numériques ;
• Mettre en œuvre la médecine préventive ou prédictive pour anticiper
les problèmes de santé publique de grande ampleur ;
• Contribuer à la simplification des procédures et des démarches pour
accéder aux services de santé, hospitaliers et chirurgicaux ;
• Renforcer la gouvernance des établissements de santé grâce à la
gestion des rendez-vous, des systèmes d'accueil, de recouvrement et
de facturation.
• Gérer le dossierpatient partagé en s'appuyant principalement sur le
principe de "l'identifiant de santé" ;
• Assurer une meilleure gestion des services de santé et améliorer les
prises de décision ciblant le citoyen ;
• Contribuer à la mise en œuvre de solutions innovantes dans les
domaines de la télémédecine, de la santé électronique et de la
surveillance à distance ;
• Disposer de technologies de l'information permettant au système de
santé de s'adapter aux évolutions technologiques et d'améliorer
continuellement les services offerts aux patients.

Le système d'information hospitalier est une réalisation majeure de ce


projet, et constitue un levier pour la modernisation du secteur de la santé
et de la protection sociale. Le nouveau système d'information hospitalier
intégré a été conçu pour améliorer la gestion des informations et des
opérations au sein des établissements de santé, conformément aux
orientations stratégiques du Maroc dans le secteur de la santé et de la
protection sociale. Ce système intégré centralise les données médicales,
administratives et financières, renforçant ainsi une meilleure coordination
des soins, une prise de décisions éclairées et une efficacité opérationnelle
accrue.

❖ Renforcement de l'accès aux médicaments et aux produits de


santé
2. Assurer la souveraineté pharmaceutique

La souveraineté pharmaceutique est un enjeu stratégique que le Maroc


s'efforce d'atteindre à court terme pour répondre aux besoins nationaux
en médicaments et produits de santéessentiels, face à la demande
croissante en services de santé. Ces dernières années, notamment après
la pandémie de la COVID-19, ont été marquées par une dynamique
accélérée visant à garantir l'accès aux médicaments et produits de santé
et à assurer leur disponibilité sur le marché national. Cette démarche
s'accompagne de régulations organisées à travers une politique
pharmaceutique globale et unifiée, avec des actions concrètes visant à
réaliser la sécurité sanitaire nationale.
Le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale accorde une attention
continue à la mise en œuvre de la politique pharmaceutique nationale,
incluant la disponibilité, l'accessibilité, la qualité et la sécurité des
médicaments et produits de santé. Ce secteur vital connaît une
transformation dynamique pour accompagner le chantier de la
généralisation de la couverture sanitaire et de la protection sociale. Une
réforme complète du système de gouvernance dans le secteur des
médicaments a été entamée, transformant la Direction des Médicaments
et de la Pharmacie en une véritable autorité régulatrice sous l'égide de
l'Agence Marocaine des Médicaments et des Produits de Santé. Cette
stratégie exprime la Volonté Royale de créer une entité régulatrice
nationale transparente et indépendante, capable d'assurer la continuité
des politiques nationales dans le domaine des médicaments et produits
de santé et la pérennité des grands projets et programmes.

Avec la création et la mise en œuvre de l'Agence Marocaine des


Médicaments et des Produits de Santé, une nouvelle version de la
politique pharmaceutique nationale a été lancée. Les démarches
administratives à la Direction des Médicaments et de la Pharmacie sont
accélérées et numérisées, incluant la réception des dossiers, la délivrance
des autorisations et des certifications, et la mise en place d'un nouveau
système d'information pour le laboratoire national des médicaments. De
plus, le nouveau laboratoire de microbiologie a été mis en service en 2023.

Concernant la surveillance de la qualité des médicaments biologiques, le


Ministère, à travers la Direction des Médicaments et de la Pharmacie,
renforce le contrôle de la qualité des médicaments après leur mise sur le
marché. Une grande importance est accordée à la formation des cadres
spécialisés dans ce domaine, en poursuivant la formation du personnel
sur l'ensemble de la qualité des médicaments biologiques, des
substances organiques similaires et des vaccins. La surveillance de la
qualité des médicaments issus des biotechnologies et des substances
organiques similaires est également renforcée par la création d'une salle
d'étude des cellules et la planification des achats d'équipements et de
matériel chimique pour le laboratoire d'étude des cellules, ainsi que la
formation continue et le renforcement des capacités des cadres
spécialisés dans ce domaine.

Pour garantir une bonne gouvernance du secteur et contrer les menaces


sur la sécurité des médicaments et produits de santé, des inspections sont
effectuées dans les établissements industriels pharmaceutiques, les
distributeurs en gros, les pharmacies publiques et privées, ainsi que les
établissements pharmaceutiques vétérinaires en partenariat avec l'Office
National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA),ainsi
que l'inspection des établissements de dispositifs médicaux.
Le Royaume du Maroc continue de lutter contre les circuits illégaux des
médicaments et produits de santé en coordination avec divers acteurs du
secteur. La Direction des Médicaments et de la Pharmacie intensifie la
coopération avec le Ministère Public et les services douaniers marocains
pour combattre les circuits illégaux des médicaments et produits de santé.

Reconnaissant son rôle majeur dans la gestion de la politique


pharmaceutique et la préservation de la qualité et de la sécurité des
médicaments, la Direction des Médicaments et de la Pharmacie a
renouvelé sa certification de qualité internationale de l'Organisation
Mondiale de la Santé (OMS) et du Conseil de l'Europe pour la Qualité des
Médicaments et des Soins de Santé. Cela a été réalisé grâce à un
programme de contrôle des procédures et des dossiers relatifs aux
médicaments.
3. Encourager l'industrie pharmaceutique et la fabrication
d'équipements médicaux et pharmaceutiques

Le Maroc ambitionne de renforcer sa position en tant que leader


continental dans le domaine de l'industrie pharmaceutique et la fabrication
d'équipements médicaux et pharmaceutiques, en vue d'atteindre la
souveraineté pharmaceutique nationale et de promouvoir la recherche, le
développement et l'innovation dans le secteur de la santé et des industries
associées. Dans ce contexte, le Ministère de la Santé et de la Protection
Sociale continue de stimuler l'industrie locale des équipements médicaux
et de renforcer l'approvisionnement du marché national.

Le Maroc dispose de 53 unités industrielles spécialisées dans les


médicaments et desdizaines d'unités spécialisées dans la fabrication
d'équipements médicaux, en plus d'une usine de fabrication et de
conditionnement de vaccins. Le secteur de la fabrication de
médicaments au Maroc a enregistré des avancées significatives, couvrant
plus de 70 % des besoins du marché local en médicaments grâce à
l'industrie nationale et en encourageant la production locale de
médicaments pour les maladies chroniques et coûteuses, ce qui a permis
d'améliorer le taux d'utilisation des médicaments génériques à 40 %
actuellement.
La Vision Royale visant à renforcer la souveraineté sanitaire comme base
de la sécurité stratégique du Royaume, et la Supervision Royale de tous
les grands projets, ont permis au Maroc de se positionner en tant que pays
leader au niveau régional et continental. Des mesures concrètes et des
facilités ont été mises en place pour encourager les fabricants et les
investisseurs du secteur à produire localement des médicaments au
Maroc.
En janvier 2021, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a
présidé, dans la province de Benslimane (région de Casablanca-Settat),
la cérémonie de lancement des travaux de construction d'une usine de
fabrication de vaccins contre la COVID-19 et d'autres vaccins. Ce projet
structurant, une fois achevé, contribuera à assurer la souveraineté
vaccinale du Royaume et de l'ensemble du continent africain.

Cette unité industrielle s'inscrit dans le cadre de la Vision de Sa Majesté


le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, visant à fairedu Royaume un
pôle incontournable de biotechnologie en Afrique et dans le monde,
capable de répondre aux besoins sanitaires du continent à court et long
terme, en intégrant la recherche pharmaceutique et le développement
clinique, ainsi que la fabrication et la commercialisation de produits bio-
pharmaceutiques essentiels.

Le projet de Benslimane prévoit la création d'une usine de fabrication et


de conditionnement de vaccins (contre la COVID-19 et d'autres vaccins),
avec trois lignes de production d'une capacité combinée de 116 millions
d'unités d'ici 2024.
En mars 2023, la première usine intelligente de médicaments génériques
en Afrique a été lancée, fruit d'une collaboration étroite entre l'expertise
marocaine en matière de fabrication de médicaments et les meilleures
expertises internationales. Cette nouvelle unité industrielle intelligente
représente une contribution qualitative au chantierRoyal de la
généralisation de l'assurance maladie obligatoire et de la garantie de la
souveraineté sanitaire nationale.
Le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale a également conclu
des accords de partenariat et de coopération avec divers partenaires et
acteurs des produits de santé et des médicaments dans les secteurs
public et privé, visant à renforcer la politique pharmaceutique nationale.
Ces partenariats visent à accroître les capacités de production de
médicaments, produits de santé, équipements médicaux et vaccins, en
plus de consolider les avancées du Maroc en matière de préparation et de
réponse aux urgences de santé publique en cas de pandémies et autres
enjeux sanitaires. Ils permettent également de fournir des technologies
pour développer les médicaments et les essais cliniques liés aux
technologies numériques au Maroc, ainsi que de concevoir, créer et gérer
les hôpitaux et les systèmes de soins de santé, et de contribuer à la
fabrication d'équipements médicaux pour divers domaines.

De ce fait, le système national de santé sera en mesure de tirer parti des


dernières innovations en matière de prévention et de détection précoce
des maladies chroniques grâce aux technologies de l'intelligence
artificielle et de la télémédecine, contribuant à faire du Maroc une
destination de premier plan en matière de technologies de santé, en totale
harmonie avec la nouvelle Vision Royale axée sur la production nationale
de produits de santé et le renforcement de la souveraineté sanitaire.

❖ Programmes de santé et surveillance épidémiologique

Le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale s'engage à mettreen


œuvre de plans d'action pour les programmes de santé visant à lutter
contre les maladies et à assurer une surveillance épidémiologique afin de
préserver la santé publique. De plus, il s'efforce d'améliorer l'accès aux
services de santé primaires en garantissant la qualité des soins de santé
de base et en intensifiant les campagnes sanitaires et de sensibilisation,
dans le cadre d'une stratégie nouvelle axée sur l'éducation et la prévention
en matière de santé.

1. Renforcement des Programmes de Santé et Lutte contre les


Maladies

Le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale s'engage à améliorer


l'efficacité des programmes de santé grâce à diverses mesures
significatives qui ont amplement contribué à renforcer les acquis,
notamment dans le domaine de la prévention et de la lutte contre les
maladies, ainsi qu'à améliorer la prise en charge des maladies chroniques.

Dans ce cadre, le Ministère continue de mettre en œuvre la stratégie


nationale visant à réduire la mortalité et la morbidité des mères et
des nouveau-nés. Un nouveau modèle de suivi de grossesse, ajusté
selon les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé, a été
instauré dans la région de Fès-Meknès. Par ailleurs, le dépistage précoce
de l'hypothyroïdie congénitale chez les nouveau-nés a été lancé dans les
régions de l'Oriental et de Drâa-Tafilalet. De plus, le Programme National
de Dépistage Précoce de la Surdité chez les Nouveau-Nés a été
institutionnalisé par la circulaire ministérielle n° 89 du 18 octobre 2022,
avec un déploiement effectif dans les régions susmentionnées.
Concernant la santé sexuelle et reproductive, et pour accompagner les
évolutions de la société marocaine à tous les niveaux, une étude sur les
déterminants sociaux de la santé sexuelle et reproductive a été lancée
avec le soutien du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA),
comprenant une enquête dans les régions de Béni Mellal, Azilal, Kénitra
et Sidi Kacem.

Pour réduire la morbidité et la mortalité des nourrissons et des


enfants de moins de cinq ans, le Ministère, dans le cadre du Programme
National d'Immunisation, continue de fournir gratuitement et en
permanence des vaccins et des injections dans les établissements de
soins de santé primaires.

En matière de santé de l'enfant, le Ministère de la Santé et de la


Protection Sociale poursuit la mise en œuvre de la politique nationale
intégrée de santé pour les enfants de 0 à 18 ans, avec pour horizon 2030,
en élaborant un plan d'action pour la Stratégie Nationale Multisectorielle
de Santé pour les Enfants de moins de 18 ans (2021-2025).

Le Programme National de Santé Scolaire et Universitaire organise


chaque année une campagne nationale de dépistage et de prise en
charge des problèmes de santé pour plus d'un million et demi d'enfants,
d'adolescents et de jeunes en milieu scolaire et universitaire, y compris
les personnes en situation de handicap. De plus, la deuxième Stratégie
Nationale de Santé des Adolescents et des Jeunes pour la période 2022-
2030 a été élaborée.
En ce qui concerne la prévention et la maîtrise des maladies non
transmissibles, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale
multisectorielle de prévention et de lutte contre les maladies non
transmissibles 2019-2029, plus de 100 000 nouveaux cas d'hypertension
artérielle ont été pris en charge en 2022, avec l'acquisition d'appareils
électroniques pour le dépistage, le diagnostic et le suivi des patients dans
les établissements de soins de santé primaires. Plus d'un million de
patients diabétiques ont également été pris en charge au cours de la
même période dans les mêmes établissements. Environ 200 000 patients
ont été pris en charge dans les centres de traitement du cancer, et l'état
de plus de 21 000 personnes a été suivi dans les centres de traitement
des addictions.

En matière de lutte contre les maladies infectieuses, les dernières années


ont été marquées par des réalisations notables, notamment le lancement
de la Stratégie Nationale de Lutte contre l'Hépatite Virale C. Une
Campagne Nationale de Sensibilisation et de Dépistage Précoce de
l'Hépatite Virale C a également été organisée.
Pour renforcer et fournir des services et des soins pour lutter contre le
VIH, cinq nouveaux centres de référence ont été mis en service pour la
prise en charge des personnes infectées par le virus à Tétouan, Dakhla,
Tiznit, Khénifra et Essaouira.

Concernant la lutte contre la tuberculose, le taux de succès


thérapeutique pour toutes les formes de tuberculose a été maintenu à 90
%, avec une augmentation du taux de succès thérapeutique de la
tuberculose pharmaco-résistante de 57 % à 63 %. Tous les centres de
soins pour les patients atteints de tuberculose ont été équipés d'appareils
de diagnostic rapide.

En matière de lutte contre la rage au Maroc, plusieurs réalisations ont


été effectuées, notamment dans le domaine de la coopération et du
partenariat avec divers intervenants. La mise en œuvre de la convention
de partenariat entre le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale, le
Ministère de l'Intérieur et le Ministère de l'Économie et des Finances a été
lancée, avec la mobilisation de 609 centres de santé du Ministère et des
bureaux municipaux de la santé pour fournir des soins préventifs contre la
rage depuis janvier 2022. Un avenant à la convention a également été
signé pour simplifier les procédures administratives d'acquisition du vaccin
et du sérum antirabique. Par ailleurs, un accord tripartite sur la gestion des
populations animales (chats et chiens) a été mis en œuvre.

Pour la prévention et la maîtrise de la résistance aux antimicrobiens,


un système de surveillance a été mis en place, et trois études ont été
lancées : une enquête sur les connaissances, attitudes et pratiques
relatives à la résistance aux antimicrobiens, une étude de faisabilité et de
coût des tests de diagnostic des angines, et une étude sur la prévalence
des infections associées aux soins. Deux rapports ont été réalisés : l'un
sur l'évaluation de la qualité de la résistance aux antimicrobiens et l'autre
sur la gouvernance de la lutte contre cette résistance.

Le Ministère organise chaque année plusieurs campagnes nationales et


numériques de sensibilisation sur divers sujets de santé, et célèbre
les Journées Mondiales de la Santé tout au long de l'année, en
préparant et diffusant divers supports de communication (publications,
vidéos courtes, rencontres interactives, spots, capsules de sensibilisation)
sur les sites web et les pages officielles du Ministère sur les réseaux
sociaux. Parmi les campagnes et activités de sensibilisation menées
durant cette période, on peut citer :

1. Campagne nationale de sensibilisation surla rage ;


2. Campagne nationale de sensibilisation aux crises cardiaques ;
3. Campagne nationale de dépistage précoce des cancers du sein
et du col de l'utérus ;
4. Campagne nationale de lutte contre la stigmatisation des
malades mentaux ;
5. Semaine nationale de la santé universitaire ;
6. Semaine nationale de la vaccination ;
7. Campagne nationale de sensibilisation et de prévention des
complications des maladies chroniques ;
8. Campagne nationale de promotion de l'allaitement maternel;
9. Campagne nationale de sensibilisation aux mesures à suivre
lors du pèlerinage ;
10. Journée mondiale sans tabac ;
11. Journée mondiale de la sécurité alimentaire ;
12. Journée mondiale de lutte contre la drogue ;
13. Journée mondiale de la santé bucco-dentaire.

2. Surveillance sanitaire et alerte précoce et rapide

Le Maroc continue de mettre en œuvre une politique de surveillance et de


vigilance épidémiologique face aux nouvelles crises sanitaires mondiales.
Le système de surveillance sanitaire et d'alerte précoce et rapide est
maintenu. À cet égard, le Ministère a renforcé et développé les missions
du Centre National et des Centres Régionaux d'Opérations d'Urgence de
Santé Publique et des Équipes de Réponse Rapide. L'Institut National de
la Santé, relevant du Ministère, a signé des accords de partenariat
stratégique avec l'Université Mohammed VI Polytechnique et la Fondation
Marocaine pour la Science, l'Innovation et la Recherche, visant à renforcer
les systèmes de surveillance et de suivi ainsi qu'à promouvoir l'innovation
et la recherche scientifique dans ce domaine.

En respectant le principe de sécurité et de prévention des épidémies et


des crises sanitaires, et en anticipant les menaces pour la santé publique,
le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale, à travers le Centre
National d'Urgence de Santé Publique, continue de surveiller et de suivre
les indicateurs épidémiologiques des pandémies mondiales, y compris la
COVID-19, qui reste active dans le monde. Le centre a ainsi :

▪ Surveillé et suivi les indicateurs épidémiologiques de la COVID-19 au


niveau national et international ;
▪ Mis à jour les plans/procédures de surveillance et de réponse à la
COVID-19 (versions quatre et cinq) ;
▪ Surveillé et suivi la situation épidémiologique de la variole du singe au
niveau national et international ;
▪ Développé et mis à jour un plan national de surveillance et de réponse à
la variole du singe ;
▪ Élaboré des plans de surveillance et de réponse pour six maladies
hémorragiques ;
▪ Organisé des réunions de coordination périodiques aux niveaux régional
et provincial ;
▪ Offert un soutien et des conseils aux équipes travaillantaux niveaux
régional et provincial ;
▪ Formé les équipes de réponse rapide régionales et provinciales ;
▪ Formé sur la méthodologie d'évaluation des risques en santé publique ;
▪ Mené une évaluation interne du système du Centre National et des
Centres Régionaux d'Urgence de Santé Publique et des Équipes de
Réponse Rapide ;
▪ Déployéla vigilance électronique dans toutes les régions du Royaume via
une plateforme de surveillance électronique et des sources ouvertes.

En matière de recherche sur le terrain et d'études de surveillance de la


santé publique, le centre a mené plusieurs études nationales, parmi
lesquelles :

• Une étude sur les connaissances, attitudes et pratiques des


professionnels de la santé dans la gestion de la COVID-19,
impliquant 1500 professionnels du secteur public et privé dans les
12 régions ;
• Une étude cas-témoins évaluant l'efficacité du vaccin sur le terrain,
impliquant 10 zones au Maroc et un échantillon de 2000 personnes
;
• Une étude nationale sur la prévalence, la connaissance et les
perceptions du SARS-COV-2 au Maroc en mars 2023 (impliquant
5300 personnes réparties sur neuf sites).

En plus de la prévention et de la surveillance des maladies à potentiel


épidémique et du travail continu pour faire face aux crises sanitaires
potentielles, le Ministère a développé un système national efficace de
vigilance sanitaire, géré par le Centre Antipoison et de Pharmacovigilance,
le Centre National de Transfusion Sanguine et le Centre National de
Radioprotection.

Pour faire face aux risques sanitaires futurs, le Ministèreinstitutionnalisera


la méthodologie de lutte contre les épidémies et la gestion des crises
sanitaires à travers :
• Institutionnaliser la méthodologie de gestion des épidémies et des
crises sanitaires ;
• Restructurer le système national de surveillance épidémiologique et
établir un cadre juridique garantissant la coordination des interventions
de toutes les parties concernées ;
• Mettre à jour le manuel des normes de surveillance épidémiologique ;
• Élaborer un manuel de surveillance et de réponse aux maladies
épidémiques émergentes (maladies virales/hémorragiques) ;
• Mettre en œuvre un système de surveillance périodique de la
résistance aux antimicrobiens.

❖ Rapprochement des services de santé aux citoyens


1. Projet de télémédecine

Le 28 octobre 2023, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste,


a présidé la cérémonie de signature d’une convention de partenariat entre
la Fondation Mohammed V pour la Solidarité, le Ministère de la Santé et
de la Protection Sociale, et une entreprise spécialisée dans ce domaine.
Cette convention concerne le lancement d’un programme d’unités de
santé mobiles équipés de technologies de télécommunication visant à
améliorer l’accès aux services de santé pour les populations rurales.

Ce programme découle de la conviction profonde et inébranlable de Sa


Majesté de faire du droit d'accès aux services de santé l'un des piliers
fondamentaux de la citoyenneté et de la réalisation d'un développement
humain global et intégré.

Le programme s'inscrit dans le cadre du chantier Royal de la réforme du


système de santé et de la généralisation de la protection sociale,
représentant un nouveau modèle d'intervention médicale combinant soins
de proximité et télémédecine. Ce programme pilote prévoit la mise en
place d’unités de santé mobiles équipés de technologies de
télécommunication dans les zones ayant un accès limité aux services de
santé.

Chaque unité mobile comprend un médecin généraliste, des


infirmiers/infirmières, et une assistante administrative. Ces unités sont
équipées de dispositifs biomédicaux avancés permettant de réaliser des
consultations médicales en présentiel pour la médecine générale et des
consultations spécialisées à distance, grâce à la connexion avec la
plateforme centrale de télémédecine. Cette plateforme centrale regroupe
des spécialistes en gynécologie-obstétrique, pédiatrie, endocrinologie,
dermatologie, ORL, cardiologie, et pneumologie.
La première phase de ce programme, qui s'étendra sur une année, prévoit
le déploiement de 50 unités de santé mobiles équipées de technologies
de télécommunication à travers les différentes régions du Royaume, en
particulier dans 40 provinces. Ces provinces ont été choisies sur la base
d'une analyse des données de localisation des centres de santé à l'échelle
provinciale.

La mise en œuvre de cette phase initiale nécessite la mobilisation de 20


médecins spécialistes pour la plateforme centrale de télémédecine, 50
médecins généralistes, 100 infirmiers/infirmières, et 100 assistantes,
répartis sur les différentes provinces. Le coût de réalisation de cette phase
s'élève à 180 millions de dirhams.

Le programme des unités de santé mobiles est le fruit des efforts du


Ministère de la Santé et de la Protection Sociale visant à pallier le
problème de l'éloignement des services médicaux et à améliorer l'accès
aux soins de santé en milieu rural, en s'appuyant sur l'expertise et
l'expérience de plus de 20 ans de la Fondation Mohammed V pour la
Solidarité dans l'organisation de caravanes médicales au profit des
populations démunies vivant dans les zones éloignées des structures
médicales.

Lors de la deuxième phase, lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI,


que Dieu L’assiste, le 26 mars 2024, 50 autres unités de santé mobiles
similaires ont été déployées. Chaque unité mobile comprend un service
médical composé de deux salles polyvalentes pour consultation et
traitement, équipées de dispositifs médicaux de base, de matériel médical,
de systèmes de communication, ainsi que d'une gamme complète
d'équipements biomédicaux de nouvelle génération utilisés pour les
consultations à distance.

2. Opération RIAYA

Chaque année, le Ministère lance également l’opération RIAYA de


novembre à mars pour garantir la continuité des services de santé et
répondre aux besoins des populations des régions touchées par les
vagues de froid. Pour l'année 2023-2024, cette opération a ciblé un total
de 1 million de personnes dans 31 provinces appartenant à 8 régions (1
146 douars) avec un budget de plus de 12,7 millions de dirhams.
L'opération a permis la fourniture de services de santé de proximité en
médecine générale et spécialisée, la prise en charge des patients et des
urgences, la construction d'unités de santé, l'organisation de 175
caravanes médicales, ainsi que la programmation de plus de 3 766 visites
sur le terrain pour les unités médicales mobiles. Plus de 2 000
professionnels de la santé ont été mobilisés, ainsi que 745 centres
médicaux et 376 ambulances.

Services électroniques

• Portail électronique officiel du Ministère de la Santé et de la


Protection Sociale
[Link]
• Portail électronique dédié à l'information, à la sensibilisation
et à l'éducation à la santé
[Link]
• Application mobile "Sehati"pour les téléphones mobiles
[Link]
• Portail électronique de la campagne de vaccination contre le
coronavirus
[Link]
• Portail électroniquedes réclamations
[Link]
• Portail électronique officiel de l'Agence Nationale de
l'Assurance Maladie
[Link]
▪ Services Offerts par l'Agence Nationale de l'Assurance Maladie
Service de dépôt et de suivi des réclamations liées au régime
d’Assurance Maladie Obligatoire (AMO),via le lien :
[Link]

Service d'inscription des étudiants au régime d’Assurance


Maladie Obligatoire, via le lien :[Link]

Service de demande d'obtention du numéro national de


référence pour les professionnels de santé et les
établissements de soins (INPE), par email : inpe@[Link]

Service de dépôt et de suivi des demandes d'inscription des


médicaments non remboursés dans le guide des médicaments
remboursables (GMR), via le lien :
[Link]

Service de suivi des dossiers soumis au Comité de


Transparence, via le lien :
[Link]
Service de consultation du guide des médicaments
remboursables, via le lien :
[Link]
medicaments-par-nom/

Service de consultation du guide des professionnels de santé,


via le lien :
[Link]
sante/annuaire-des-professionnels-par-etablissement/
Plateforme de consultation des données relatives à
l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), via le lien :[Link]
[Link]

Service de consultation et de téléchargement des publications


relatives à l’emploi à l’ANAM
[Link]

Service des commandes publiques, via le lien :


[Link]

Service du bureau d’ordre électronique, via le lien :


[Link]
Service d'obtention d'informations supplémentaires, via le
lien :
[Link]

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