Médécine
Médécine
A ma tente Codou DIOUFTu nous as inculqué ta piété, ta droiture, ton amour envers DIEU.
Merci pour ces beaux cadeaux. Puisse DIEU le tout puissant te bénir, te combler de ses bienfaits,
te procurer santé, longue vie avec beaucoup de bonheur et de prospérité. A mes frères et amis
Mbaye babacar BOYE, Augustin diatta DIONE, Mamadou FAYE, Badara POUYE. Si
chers à mon cœur, vous avez partagé mes joies et mes peines. Vous m’avez été d’un grand
soutien durant toutes ces années. Votre affection, vos encouragements m’ont aidé à mener à bien
ce travail. Je n’oublierai jamais les moments de prières passés ensemble et je garderai
souvenir la date du 31 décembre 2015. Ce travail est le vôtre. Retenons que l’épanouissement
de notre «famille» passe par la réussite de chacun d’entre nous. Que Dieu vous bénisse et vous
aide à atteindre vos objectifs. Je vous aime de tout mon cœur.A mes amis et camaradesAliou
Faye, Ousmane NGOM, DiéganeSENE, Mamadou thomas NGOM, Daouda SENE, Ablaye
DIOUF.Depuis l’école primaire, en passant par le collège, le lycée et l’université Cheikh Anta
Diop, nous avons cheminé ensemble dans le respect, l’entre-aide, le sens de la vertu, le culte du
droit chemin. Vous êtes plus qu’un ami.Qu’ALLAH ‘’soubhanahou wataahala’’ éternise cette
amitié par la grâce de Serigne Touba Cheikh Saliou MBACKE.A mes camarades d’enfanceGary
SENE, Paul SENE, Ngor SENE, Birame SENE, Mbaye SENE, Ngor ndemb SENE, Ablaye
SENEMerci d’avoir toujours partagé avec moi les moments de joie et de peine, Recevez à ce
travail en témoignage de tous les bons moments qu’on a passés ensemble.
A mes camarades de promotionFallouNGOM, Abdallah SENE, Mansour DIOP, Abdel
kader KANE, Mohamed Salim Maecha, Hassane ADOUMLe chemin que nous avons déjà
parcouru ensemble n'est pas long mais très riche en expérience et en émotion. Puisse l'amitié, la
sincérité et la franchise qui ont toujours régi nos relations, demeurent pérennes. A nos maîtres
Prof ES DIOM, A TALL, IC NDIAYEHonorables maîtres,La disponibilité, l’honnêteté, le souci
constant du travail bien fait, le sens social élevé et la rigueur sont des vertus que vous
incarnez. Lasimplicité et le dévouement envers vos patients traduisent éloquemment votre
culture scientifique et fait de vous un modèle. Travailler à vos côtés est une expérience
enrichissante pour nous. Vous avez été une institutrice, un conseiller et une grande sœur et un
père pour nous. Trouvez ici chers Maîtres, le témoignage de notre profonde
reconnaissance.A nos maitre Docteur Ciré NDIAYE, Mame sanou DIOUF, Houra AHMED,
Souleymane MAIGA, Ibrahima sorry SYLLA Chers maitres, vous nous avez accueillis et
guidés dans le service depuis la première année d’internat. La rigueur, l’humanisme et votre
présence scientifique font de vous une valeur sure et une relève dans notre faculté. Merci pour
tout.
A mon amie : Docteur yacine DIOUFSimple, gentille, rigoureuse, pieuseet affectionnée, tu as été
d’une grande aide pour la réussite de ce travail.Devant des situations particulière comme celles-
ci, on constate que les mots perdent leurs sens et pèsent léger devant toute cette vague
d’émotion, si profonde et intense qui provient du plus profond de l’âme et que l’on peine à
extérioriser. Merci de me supporter, merci pour toute crainte dissipée et pour toute souffrance
ou joie partagée, merci d’être ce que tuYass, merci pour tout....A tout le personnel du service
d’ORL de l’hôpital Régional Saint Louis: Dr Hady TALL, Dr Oumou DIALLO et toute l’équipe
paramédicale.A tous les internes et anciens internes du service d’ORL.A tous les DES et anciens
DES du service d’ORL avec une mention spéciale au Docteur Andry RANDRIAMALALAA
tout le personnel du service ORL de Fann,A toute la promotion d’internat de Janvier 2016.A tous
mes enseignants de l’école primaire, du secondaire, du lycée et de la faculté de médecine de
Dakar.Et à tous ceux qui ont contribué un jour à ma formation de médecin, j’espère être à la
hauteur de vos espérances.A tous les habitants du village de MbalakhateA toutes les personnes
qui me sont chères et que j’ai omis de citer
A NOS MAITRES ET JUGES
A NOTRE MAÎTRE ET PRÉSIDENT DU JURYLE PROFESSEUR GABRIEL NGOMC’est un
insigne honneur que vous nous faites en acceptant de présider ce jury de thèse malgré vos
multiples occupations. Vous nous avez toujours impressionnés par la clarté de votre
enseignement, votre humilité et votre souci permanent de la perfection. Votre rigueur et votre
esprit scientifique ont fait de vous un maître respecté. Votre modestie et votre piété nous ont
beaucoup marqué durant notre cursus universitaire.Vous êtes pour nous un modèle, un guide, un
maitre.Qu’il nous soit permis cher maître de vous témoigner, à cette occasion, notre gratitude
et notre respect.A NOTRE MAÎTRE ET DIRECTEUR DE THESE: PROFESSEUR MALICK
NDIAYEC'est avec un grand plaisir que je me suis adressé à vous dans le but de bénéficier de
votre encadrement et j’étais très touché par l’honneur que vous m’avez fait en acceptant de me
confier ce travail. C’est grâce à vos directives rigoureuses, vos conseils judicieux, votre
disponibilité permanente, et votre souci du travail bien accompli que ce document a pu voir le
jour. Nous garderons de vous le souvenir d’un grand maître doué de qualités scientifiques,
pédagogiques et humaines exemplaires. Nous vous prions, cher maître, d’accepter l’assurance de
notre estime et notre profond respect.
A NOTRE MAÎTRE ET MEMBRE DU JURY:LE PROFESSEUR RICHARD E.A.
DEGUENONVONous sommes fiers de vous compter parmi nos juges. Les mots nous
manquent pour exprimer avec exactitude notre profonde admiration et le respect que nous vous
portons. Nous avons apprécié vos compétences intellectuelles et techniques, votre esprit critique
tout au long de notre internat.Votre simplicité, vos qualités humaines, intellectuelles,
pédagogiques et sociales, votre rigueur scientifique et votre clairvoyance sont reconnus de touset
font de vous un maitre hautement apprécié et respecté.Que ce travail soit l'expression de
notre profond respect et nos sincères remerciements.
«Pardélibération,lafacultéaarrêtéquelesopinionsémisesdanslesdissertationsquiluisontprésentéesdo
iventêtreconsidéréescommepropresàleursauteursetqu’ellen’entendleurdonneraucuneapprobationn
iimprobation.»
AVP: Accident de la voie publique C3:Troisième vertèbre cervicale C4:Quatrième vertèbre
cervicale C6:Sixième vertèbre cervicale C7:Septième vertèbre cervicale CAT:Conduite à tenir
CCF:Chirurgie cervico-faciale CHNU:Centre hospitalier national universitaire CRO:Compte
rendu opératoire CTCVD1: :Chirurgie thoracique et cardiovasculaire Premier vertèbre dorsale
DES:Diplôme d’étude de spécialisationEPU:Enseignement post universitaire GSRH:Groupe
sanguin rhésus IRMLMCGP: : Imagerie par résonance magnétique Lambeau musculo-cutané du
muscle grand pectoral MSCM:Muscle sterno-cléido-mastoïdien NFS:Numération formule
sanguine ORL:Oto-rhino-laryngologie PDC:Produit de contraste SSO:Sphincter supérieur de
l’œsophageTCK:Temps de céphaline kaolin TDM:Tomodensitométrie TP:Taux de
prothrombine VADS:Voies aéro-digestives supérieures VJI:Veine jugulaire interneLISTE DES
ABREVIATIONS
Figure 1: Coupe transversale du cou, d’après Netter FH, Hansen JT, Carmichael
SW.......................................................................................................9Figure 2: Coupe sagittale
du cou, d’après Netter FH, Hansen JT, Carmichael
SW.............................................................................................................9Figure 3: Vue latérale
du cou avec le MSCM...................................................11Figure 4: Vue antérieure du cou avec les
muscles sus et sous hyoïdiens.........14Figure 5: Structures cartilagineuses et les membranes du
larynx.....................16Figure 6: Vue postérieure du tube endolaryngé avec ses trois
étages..............17Figure 7: Vue d’ensemble de la
trachée............................................................19Figure 8: Vue antérieure de la glande
thyroïde.................................................23Figure 9: Triangulation du
cou.........................................................................28Figure 10: Vue latérale de la face montrant la
glande parotide........................28Figure 11: Anatomie lésionnelle du cou. Visualisation des 3
zones fonctionnelles...........................................................................................................30Figure
12: Nouvel algorithme de prise en charge de plaies pénétrantes du cou aux urgences.Lefort H,
Cesareo E, Domanski L, Tourtier JP, Tazaroute K
[56]...............................................................................44Figure 13: Différents types d’incision
cutanée.................................................56Figure 14: Colonne d’endoscopie du service
ORL...........................................68Figure 15: Table d’endoscopie du service
d’ORL............................................69Figure 16: Répartition des patients en fonction de l’année
d’admission dans notre
service...............................................................................................70Figure 17: Histogramme
représentant les effectifs selon les tranches d’âge
(n=85)................................................................................................71Figure 18: Histogramme
représentant le délai d’admission selon les tranches
d’heure...............................................................................................74Figure 19: Circonstances de
survenue du traumatisme pénétrant.....................76LISTE DES FIGURES
Figure 20: Plaie pénétrante du cou de la zone I................................................80Figure 21: Plaie
pénétrante du cou de la zone II...............................................81Figure 22: Répartition des plaies
pénétrantes en fonction des zones anatomiques du
cou................................................................................................81Figure 23: Plaie de la zone II
avec un hématome simple.................................83Figure 24: Pleurésie gauche chez un patient
présentant une plaie de la zone I84Figure 25: TDM cervicale (coupe axiale) : fracture
déplacée de l’aile thyroïdienne gauche avec des foyers d’emphysème cervical...........85Figure
26: Pharyngotomie médiane transvalléculaire post traumatique...........91Figure 27: Plaie
traumatique trachéale..............................................................91Figure 28: Lambeau musculo-
cutanée du muscle grand pectoral chez un patient qui présentait une
pharyngotomie.....................................................92
Tableau I : Les différentes villes de survenue du traumatisme.........................72Tableau II : La
profession des patients..............................................................73Tableau III : Les antécédents et
terrains pathologiques de nos patients...........75Tableau IV : Les agents vulnérants lors du
traumatisme ouvert.......................77Tableau V : Les agents vulnérants en fonction des
circonstances de survenue78Tableau VI : La répartition des cas selon les signes
fonctionnels.....................79Tableau VII : Les lésions associées à la plaie
cervicale....................................82Tableau VIII : Les données de
l’endoscopie.....................................................86Tableau IX : Le bilan
lésionnel.........................................................................89Tableau X : Les différents types de
lésions retrouvées.....................................90Tableau XI: La répartition des pathologies
psychiatriques...............................94Tableau XII: Les résultats de la prise en charge
chirurgicale...........................94Tableau XIIII : Le tableau comparatif de l’âge et du
sexe...............................99Tableau XIV : La localisation de la plaie traumatique selon les
auteurs........106LISTE DES TABLEAUX
INTRODUCTION...............................................................................................1PREMIERE
PARTIE.........................................................................................61.RAPPELS..............................
......................................................................71.1.Rappels
anatomiques.............................................................................71.1.1.Contenant...............................
.........................................................81.1.1.1.La région de la
nuque..................................................................81.1.1.2.La
gorge......................................................................................81.1.2.Contenu....................................
.....................................................101.1.2.1.Plans de
couverture...................................................................101.1.2.1.1.Le muscle peaucier du
cou..................................................101.1.2.1.2.Le muscle sterno-cléido-mastoïdien
(MSCM)....................101.1.2.1.3.Les muscles infra-
hyoïdiens................................................121.1.2.1.4.Les muscles supra-
hyoïdiens...............................................121.1.2.2.La coulée
viscérale....................................................................151.1.2.2.1.Les voies
aérodigestives......................................................151.1.2.2.1.1.Le
larynx........................................................................151.1.2.2.1.2. La trachée
cervicale......................................................181.1.2.2.1.3.Le
pharynx.....................................................................201.1.2.2.1.4.L’œsophage
cervical.....................................................211.1.2.2.2.Les glandes thyroïdes et
parathyroïdes...............................221.1.2.3.La coulée neuro-
vasculaire.......................................................241.1.2.3.1.Les éléments
artériels..........................................................241.1.2.3.2.Les éléments
veineux..........................................................251.1.2.3.3.Les éléments
nerveux..........................................................261.1.3.Les triangles du
cou.......................................................................271.1.4.Les zones anatomiques du
cou......................................................291.2.Rappels
physiologiques.......................................................................311.2.1.La
phonation..................................................................................311.2.2.La
respiration.................................................................................31TABLE DES MATIERES
1.2.3.La
déglutition................................................................................312.ETIOPATHOGENIE.................
................................................................332.1.Facteurs
individuels.............................................................................332.2.Agents vulnérants: Arme
blanche......................................................332.3.Circonstances de
survenue..................................................................343.ETUDE
CLINIQUE...................................................................................353.1.Interrogatoire......................
.................................................................353.1.1.Le
traumatisé.................................................................................353.1.2.Le
traumatisme..............................................................................373.2.Examen
physique.................................................................................373.2.1.Signes
généraux.............................................................................373.2.1.1.Troubles
respiratoires...............................................................373.2.1.2.Troubles
hémodynamiques.......................................................373.2.1.3.Troubles
neurologiques.............................................................383.2.1.4.Prise en charge initiale ou conduite
à tenir en urgence............383.2.2.Signes
physiques...........................................................................393.2.2.1.Examen
local.............................................................................393.2.2.2.Examen
régional.......................................................................413.2.2.3.Examen
général.........................................................................413.2.2.3.1.Le
thorax..............................................................................423.2.2.3.2.L’abdomen..............................
.............................................423.2.2.3.3.Les membressupérieurs et
inférieurs..................................423.2.2.3.4.Le rachis cervical et de la moelle
épinière..........................423.3.Examens
complémentaires..................................................................443.3.1.La
biologie.....................................................................................443.3.2.L’imagerie
médicale......................................................................443.3.2.1.La radiographie standard du cou
et du thorax..........................443.3.2.2. L’angiographie
conventionnelle................................................453.3.2.3.Le transit pharyngo-
œsophagien...............................................453.3.2.4.L’écho-Doppler des vaisseaux du
cou......................................463.3.2.5.La tomodensitométrie
(TDM)...................................................46
3.3.2.6.L’angio-scanner ou Angio-TDM..............................................473.3.2.7.L’imagerie par
résonance magnétique (IRM)...........................473.3.3.L’endoscopie des voies aérodigestives
supérieurs (VADS).........473.4.Formes anatomo-
cliniques...................................................................483.4.1.Formes
topographiques.................................................................483.4.1.1.Les plaies
médianes..................................................................483.4.1.1.1.La pharyngotomie médiane
transversale.............................483.4.1.1.2.La désinsertion laryngo-
trachéale.......................................483.4.1.1.3.L’ouverture de la membrane crico-
thyroïdienne.................493.4.1.2.Les plaies
latérales....................................................................493.4.2.Formes selon l’organe
atteint........................................................493.4.2.1.Les lésions
vasculaires..............................................................493.4.2.2.Les lésions des voies
aériennes.................................................503.4.2.3.Les lésions
digestives................................................................503.4.2.4.Les lésions
nerveuses................................................................513.4.3.Formes
évolutives.........................................................................513.4.3.1.La médiastinite par perforation
digestive.................................513.4.3.2.L’abcès
cervical........................................................................513.4.3.3.Le rétrécissement de la filière
respiratoire................................513.4.4.Formes
associées...........................................................................523.4.4.1.Le
polytraumatisme..................................................................523.4.4.2.La débilité
mentale....................................................................524.TRAITEMENT..........................................
...............................................534.1.Buts...........................................................................................
...........534.2.Moyens et Méthodes et indications.....................................................534.2.1.Moyens
et méthodes médicaux.....................................................534.2.1.1.La
réanimation..........................................................................534.2.1.2.La sérotoxithérapie
antitétanique..............................................534.2.1.3.Les
antibiotiques.......................................................................534.2.1.4.Les antalgiques et anti
inflammatoires.....................................534.2.1.5.Les
corticoïdes..........................................................................54
4.2.1.6.La sonde nasogastrique.............................................................544.2.2.Moyens et
méthodes chirurgicaux................................................544.2.2.1.La cervicotomie exploratrice et
réparatrice..............................544.2.2.2.Autres moyens
chirurgicaux.....................................................564.3.Indication........................................................
.....................................564.3.1.Traitement
médical........................................................................564.3.2.Traitement
chirurgical...................................................................574.3.2.1.La
trachéotomie........................................................................574.3.2.2.La cervicotomie exploratrice
et réparatrice..............................574.3.2.2.1.Les lésions
vasculaires........................................................574.3.2.2.2.Les plaies pharyngo-
œsophagiennes...................................584.3.2.2.3.Les lésions laryngo-
trachéales.............................................594.3.3.Traitement des
complications.......................................................604.3.4.Traitement des formes
associées...................................................60DEUXIEME
PARTIE.......................................................................................611.MATÉRIEL ET
MÉTHODES...................................................................621.1.Cadre
d’étude.......................................................................................621.2.Type
d’étude........................................................................................651.3.Population
d’étude...............................................................................651.4.Paramètres
étudiés...............................................................................661.5.Recueil et analyse des
données............................................................671.6.Méthodologie..................................................
.....................................672.RESULTATS.........................................................................................
....702.1.Données épidémiologiques..................................................................702.1.1.La
fréquence..................................................................................702.1.2.L’âge...................................
...........................................................712.1.3.Le
sexe...........................................................................................722.1.4.La ville de l’accident
traumatique.................................................722.1.5.La
profession.................................................................................73
2.2.Données cliniques................................................................................742.2.1.Le délai
d’admission.....................................................................742.2.2.Le mode de
transport.....................................................................742.2.3.Les antécédents et terrains
pathologiques.....................................752.2.4.Les circonstances de
survenue......................................................762.2.5.L’agent
vulnérant..........................................................................772.2.6.La symptomatologie
fonctionnelle................................................792.2.7.L’examen de la région
cervicale...................................................802.2.8.Examen
général.............................................................................822.3.Données
paracliniques.........................................................................842.3.1.L’imagerie
médicale......................................................................842.3.2.L’endoscopie....................................
.............................................862.4.Données
thérapeutiques.......................................................................872.4.1.Les mesures de
réanimation..........................................................872.4.1.1.La libération des voies
aériennes..............................................872.4.1.2.Le maintien de
l’hémodynamique............................................872.4.2.Les soins initiaux avant
l’admission.............................................882.4.3.La cervicotomie exploratrice et
réparatrice..................................882.4.4.Le délai de la
chirurgie..................................................................882.4.5.Le bilan
lésionnel..........................................................................892.4.6.Les autres types de
chirurgie.........................................................922.4.7.Le traitement
médical....................................................................932.4.8.La durée
d’hospitalisation.............................................................942.5.Données
évolutives..............................................................................942.5.1.Les complications post
opératoires...............................................952.5.2.La
décanulation.............................................................................952.5.3.Les
décès.......................................................................................963.DISCUSSION.............................
...............................................................983.1.Les données
épidémiologiques............................................................983.1.1.La
fréquence..................................................................................983.1.2.L’âge...................................
...........................................................98
3.1.3.Le sexe...........................................................................................993.1.4.La ville de
l’accident traumatique...............................................1003.1.5.La
profession...............................................................................1003.2.Les données
cliniques........................................................................1003.2.1.Le mode
d’admission..................................................................1003.2.2.Les antécédents et terrains
pathologiques...................................1013.2.3.Les circonstances de
survenue....................................................1013.2.4.L’agent
vulnérant........................................................................1033.2.5.L’examen
clinique.......................................................................1043.3.Les données
paracliniques.................................................................1063.3.1.La radiographie standard du cou
et du thorax.............................1063.3.2.L’écho-Doppler des vaisseaux du
cou........................................1063.3.3.L’angioscanner ou angio TDM
cervicale....................................1073.4.Les données
thérapeutiques...............................................................1073.4.1.Le traitement
médical..................................................................1083.4.1.1.Les mesures de
réanimation....................................................1083.4.1.1.1.La liberté des voies
aériennes............................................1083.4.1.1.2.Le maintien de
l’hémodynamique.....................................1093.4.2.Le traitement
chirurgical.............................................................1093.4.2.1.Indication...........................................
.....................................1093.4.2.2.L’heure de
l’intervention........................................................1103.4.2.3.L’incision
cutanée...................................................................1113.4.2.4.La réparation des
lésions.........................................................111CONCLUSION........................................................
........................................113REFERENCES....................................................................................
............119ANNEXES
1INTRODUCTION
2Les plaies pénétrantes du cou sont des plaies qui comportent un franchissement du muscle
peaucier du cou ou leplatysma pour les anglo-saxons[4, 10,31,85].Décrites depuisplusde 5000
ans, ellesreprésentent 5 à 10% de l’ensemble des traumatismes. Elles constituent une
pathologietraumatiqued’actualité en augmentation constante avec l’urbanisation mal
contrôlée des pays en développement, l’exclusion et la balkanisation[59, 60, 101].Leur
fréquence est variable en fonction de l’aire géographique. En Europe, une série finlandaise
rapporte une incidence de 1,3 pour 100000 habitants par an. Dans les études Nord-
américaines et Sud-africaines, la fréquence est très élevée, les plaies pénétrantes
représentent70% des traumatismes.Au Sénégal, des séries concernant les traumatismes du cou
ont rapporté une incidence de 1,7 cas / an [26, 29, 80, 96, 100].Cette région cervicale, riche
enstructures anatomiques essentielles (vasculaires, aériennes, digestives et nerveuses), est très
exposée aux lésions traumatiques de plusieurs formes qui peuvent être graves ou bénignes.Les
plaies traumatiquesde l’une ouplusieurs de ces structures constituentune urgence médico-
chirurgicale. Ellesmettenten jeu le pronostic vital dans l’immédiat par une obstruction des voies
aériennes ou une hémorragie incontrôlable ou secondairement par une lésion
œsophagienneou laryngéeet peuvententrainer des séquelles fonctionnelles. Elles peuvent
être isolées ou constatées dans le contexte depolytraumatisme incluant des lésions thoraco-
abdominales, des lésions du rachis cervical, des fractures membres supérieurs ou inférieurs et un
traumatismecranio-encéphalique [2, 29, 96].L’examen clinique est la base de l’évaluation de
toute plaie cervicale. Ce bilan repose sur un examen clinique rapide, mais complet, orienté
sur quatre axes: vasculaire, digestif, aérien et nerveux. Les progrès enregistrés dans le domaine
de l’imagerie médicale(angio-TDM, angiographie, oesophagographie)ont révolutionné la
prise en charge des plaies pénétrantes du cou[15, 105].
3Dans le cadre du bilan lésionnel, les lésions vasculaires sont retrouvées dans 25% des casde
plaies cervicales dontdans 22% elles intéressent la carotide tandis que l’axe aérien est lésé dans
10% des cas deplaies cervicales.[10, 19]La priseen charge des traumatismes ouverts du coua
connu une évolution au cours des années, lors despériodes de guerre. Durant la Première
Guerre mondiale, elle consistait à la pratique des ligatures vasculaires. Lors de la Seconde
Guerre mondiale, à partir de 1944, l’exploration chirurgicale systématique de toute plaie
cervicale de guerre franchissant le platysma a été la règle. En 1956, cette règle était devenue
applicable aux plaies cervicales de pratique civile. Cette exploration chirurgicale était dans 30 à
89%des cas non thérapeutiqueselon les séries[51,98]. Progressivement, une approche plus
sélective a été proposée pour diminuer le nombre d’explorationschirurgicalesnégatives.
L’examen clinique, l’endoscopie et l’imagerie médicale ont permis de sélectionner les patients
qui doivent bénéficier d’une exploration chirurgicale, ce qui n’est pas toujours le cas en pratique
de guerre. La prise en charge des patients est multidisciplinaire[33, 51,98].Le taux de
mortalité est de 3 à 6% pour les traumatismes pénétrants du cou. La mortalité est généralement
estimée à 66%pour les lésions carotidiennes[23, 60].Au Sénégal, la dernière étude, une
thèse[31]portant sur ce sujet intitulé «Approche psychosociale de tentatives de suicides de
patients suivis en oto-rhino-laryngologie (ORL) de Fann pour une plaie du cou» datede 2014.
Durant une période d’un mois (novembre2014), les auteurs avaient réalisé une
étudequalitative, prospective et transversale sur 5 cas. Tous les patients étaient du sexe masculin
etquatre sur cinq (4/5) étaient âgés de moins de 30 ans. Cette étude a permis de mettre la lumière
sur le profil du suicidaire. La problématique de la personnalité,la préservation de
l’honneur etles événements de la vie comme le célibat, le chômage, la perte de parents avaient
été identifiés comme facteurs de suicide.
4Nous rappelons ici les conclusions et recommandations formulées par Tall et al [96]dans ces
travaux sur ce sujet.«Les traumatismes du cou constituent une pathologie grave, mal
connue. Dans notrecontexte africain, les difficultés tiennent au ramassage, au délai de prise
en charge, aux premiers soins. Aussi, la trachéotomie et la cervicotomie exploratrice
occupent-ellesune place importante dans nos choix thérapeutique. Pour améliorer la prise en
charge de ces patients, nous avons préconisé les dispositions suivantes dans notre système de
santé. Il en est ainsi de la médicalisation des équipes de ramassage des blessés, avec des
praticiens qui soient capablesd’effectuer des gestes vitaux d’urgence type intubation ou
trachéotomie. Aux urgences, l’appel à des spécialistes de la tête et du cou devra être
systématique, au moindre doute sur un traumatisme du cou. Enfin le plateau technique du
service des urgences doit permettre la prise en charge des malades relevant de toutes
les spécialités, en particulier la traumatologie cervicale».L’objectif général de notretravail
était de décrire les aspects épidémio-cliniques et thérapeutiques des plaies pénétrantes du
couen pratique civile par arme blanche.Nos objectifs spécifiques étaient d’évaluer:−les
données épidémiologiques et le terrain psychiatrique−la présentation clinique à l’admission−les
données de l’imagerie médicale−laprise en charge thérapeutique et les résultats172
102Cependant la guerre donne lieu, toutefois, à des lésions parfois plus complexes[21, 26, 29].
Dans notre série, les étiologies étaient dominéespar une rixe, une agression et une tentative
d’autolyse soit respectivement 47,1%, 20% et 17,6%. Diouf et al [29] ont rapporté dans une
série de 27 cas, une agression dans 37% des cas et une tentative d’autolyse dans 30% des
cas.Les circonstances de survenue étaient représentées dans une série tunisienne [36], par les
agressions dans plus de la moitié des cas (57,1%), suivies par les tentatives d’autolyse (14,3%) et
dans une série burkinabée [91], les tentatives d’autolyse étaient retrouvées dans 53,3% des cas,
suivies des agressions dans 16,6% des cas. Par conte dans d’autres séries de la littérature [50,
45, 81, 103], les étiologies étaient dominées par les accidents de circulation et de la voie
publique.Dans nos pays en voie de développement, du fait de la pauvreté, de la criminalité en
croissance, les agressions à main armée et les rixes sont fréquentes. Tous les patients de notre
étude ayant des antécédents de troubles psychiatriques (12,9%) avaient présenté une plaie
pénétrante du cou par tentative d’autolyse. Les antécédents psychiatriques ont été décrits dans la
littérature comme des facteurs prédisposant au suicide par armes blanches dans un pourcentage
variant entre 17 et 50% et sont souvent associés à l’alcoolisme [5, 34]. Ceci s’explique selon
Gunderson et al [40] que ces personnalités limites utilisent le passage à l’acte suicidaire
comme une défense contre les affects dépressifs ou pourréduire l’anxiété.La personnalité
limite éprouve des difficultés avec la régulation et la modulation de ses émotions: son seuil de
réponse aux stimuli émotifs est très bas, l’intensité de la réponse est très élevée et le retour au
niveau émotionnel de base est très lent [31, 58].
1033.2.4.L’agent vulnérantDans notre étude comme dans celles d’autres auteurs africains [29,
330, 91, 96, 100, 104] l’arme blanche (le couteau) a été le principal agent vulnérant mis en cause.
Ces résultats sont superposables à ceux retrouvésdans les séries canadiennes [71, 97],
les séries brésiliennes [99] et les séries iraniennes [59]. Ceci s’explique par la plus grande
accessibilité en termesde coûtet de disponibilité,du couteau de cuisine dans le contexte
africain.Cependant dans les séries californiennes, Mandavia et al [61] et Demetriades et al [26]
rapportent une plaie pénétrante par balle dans respectivement 78% et 43% des cas. La cordelette
est le moyen desuspension le plus utilisé dans les séries du Nord [115, 116]. Les lésions par
pendaison sont les plus grandes pourvoyeuses de traumatismes cervicaux [77, 107]. Au total,
nous pouvons dire que l’agent causal des plaies pénétrantes du cou est variable en fonction de
l’aire géographique. Ceci s’explique par les réalités socio-culturelles des populations. Pour Diouf
et al. [29] et Zemni et al. [107], le déterminisme du type de lésion saurait influencer par la nature
de l’agent vulnérant :les armes blanches tranchantes déterminent des sections franches,
glissent sur les cartilages, sectionnent les membranes et les ligaments inter-annulaires de la
trachée, tandis que les armes à feu sont à l’origine des lésions variées en fonction du calibre, de
la vitesse initiale, de la distance et du type de projectile.Les cordelettes quant à elles,
détermineraient plus des traumatismes fermés par compression. Ce fait est confirmé par les
études de Tall et al [96]. Le tableau XIII résume les agents vulnérants dominants des différents
auteurs.
104Tableau XIV:Le tableau comparatif de l’agent vulnérant des auteursAuteurs Couteau Armes
à feu Tesson de bouteille Diouf [29] 62,90%3,70% - Sérémé [91] 50%3,30% - Thoma [100]
78,90%20,70%- Teixeira [99] 78%18%- Nason [71] 60,70%4,60% 12,30%Demetriades [26]
40%43%- Mandaria [61] 21%78%Notre étude 48,20%- 24,70%3.2.5.L’examen
cliniqueL’examen clinique en urgence constitue la base de la prise en charge
d’untraumatisme pénétrant du cou [10, 19, 24, 46, 102]. Il doit être aux mieux formalisé
par une procédure écrite d’autant plus justifié que l’équipe médico-chirurgicale prenant en
charge le blessé possède une expertise faible[56].Cet examen clinique systématisé, rapide,
complet et répété a une valeur prédictive positif à 100% et une valeur prédictive négative à
98% [15, 24, 80, 104]. L’examen physique doit aboutir à l’évaluation de la gravité du
traumatisme cervical dans le but de diagnostiquer uneurgence absolue ou relative [28, 29, 91,
96]. Les signes cliniques sont répartis en signes pathognomoniques d’une lésion vasculaires ou
aéro-digestives et en signes suspects, mais non significatifsde l’existence d’une lésion [15,
24, 25]. Les patients ayant des signes pathognomoniques et qui présententune détresse aiguë
hémodynamique et ou respiratoire doivent être admis au bloc opératoire sans délai. Pour
ces patients, il n’existe aucune plus-value à la pratique d’exploration complémentaire [15,
56, 74].
105La gravité est évidente devant la constatation des signes suivants: plaie soufflante,
dyspnée laryngo-trachéale sévère, hématome pulsatif, compressif, emphysèmesous-cutané
extensif, c’est le cas chez 20% despatients de notre étude.Une intubation orotrachéale en
séquence rapide est recommandée sauf contre-indication. Encasd’échec, une trachéotomie
est rapidement effectuée. La cervicotomie précédée d’une endoscopie au tube rigide est de
mise dès l’obtention des conditions opératoires minimales [10, 19, 29, 51, 98, 106].La gravité
étaitdouteuse chez 80% des patients de notre série. C’est ici qu’apparait l’importance de la
réalisation des examens complémentaires pour affiner le diagnostic[46, 105].L’indication
opératoire fera appel auxcritères de STROUD et LUNDY [29, 95]. Demetriades et al. [25],
dans une série de 200 patients, avaient trouvé une situation d’urgence avec une instabilité
hémodynamique chez 17 patients (8,5%), ayant subi une cervicotomie en urgence et les 183
autres patients étaient inclus dans un protocole d’explorations complémentaires. Thoma et
al [100] avaient trouvé chez 25/203 patients une instabilité hémodynamique corrigée par les
mesures de réanimation. Pour certains auteurs [24, 25], les protocoles d’investigation des plaies
pénétrantes du cou sont basés essentiellement sur l’examen clinique. Ce dernier avait permis de
situer la plaie traumatique au niveau de la zone II dans 60% des cas dans notre étude. Nos
résultats corroborent la plupart des séries de la littérature [25, 26, 52, 59, 80, 104]. Ces résultats
sont consignés dans le tableau XIV. Cette zone qui s’étend du bord inférieur du cartilage cricoïde
à l’angle de la mandibule n’est pas protégée par les structures osseuses; ce qui la rend vulnérable
lors d’un traumatisme cervical.
106Tableau XIV:La localisation de la plaie traumatique selon les auteursAuteurs Zone I Zone II
Zone III Plus d'une Zone Demetriades [25] 30%53%31%17%Demetriades [26]
18%47%19%16%Kim [52] 14%60%26%Mùnera [70] 19,40%73,10%7,40% Pakarinen [80]
11%63%7%19%Mahmoodie [59] 26,60%56, 3% 13,50%Van Waes [104] 38,90%50,60%9,09%
10,30%Notre étude 22,40%60%14%4%3.3.Les données paracliniques3.3.1.La radiographie
standard du cou et du thoraxSix de nos patients avaient bénéficié d’une radiographie standard
cervicale et cervico-thoracique. Celle-ci avait montrait un hémopneumothorax chez trois
patients, une pleurésie chez un patient et un emphysème sous cutané chez 4 patients. Ces
résultats se rapprochent de ceux trouvés dans une série de la littérature colligeant 223 cas
de traumatisme cervical pénétrant où environs 16% des blessés par balle(s) et 14% des
blessés par arme blanche avaient un hémopneumothorax associée à une lésion cervicale
[26].Le risque d’association est d’autant plus élevé que lalésion se situe à la zone I [19, 26,
56].Dans notre étude, tous les patients présentant une plaie pénétrante de la zone I n’ont pas
pu bénéficier d’une radiographie par faute de moyens financiers.3.3.2.L’écho-Doppler des
vaisseaux du couMalgré sa sensibilité de 91% et sa spécificité de 98% à détecter une
lésion vasculaire, aucun patient de notre série n’a pu bénéficier de l’écho-Dopplerdes vaisseaux
du cou. Ceci s’explique par le fait que notre centre hospitalier ne
107dispose pas d’écho-Doppler en urgence.Cependant pour certains auteurs [68, 70] son intérêt
est limité dans l’exploration de la zone I ou III où des occlussions complètes peuvent être
ignorées. Pour Demetriades et al [23], couplée à l’examen physique, l’écho-Doppler peut
constituer une alternative à l’angiographie pour les plaies de la zone II.3.3.3.L’angioscanner ou
angio TDM cervicaleL’angio-scannerest l’examen complémentaire de première intention
dans l’exploration des plaies pénétrantes du cou chez les patients ayant unebonnestabilité
hémodynamique.Il fournit des informations sur l’intégrité des structures vasculaires, aériennes,
digestives et osseuses [76, 78, 79, 88, 89].Selon Lefort et al [56], tous les patients stables sur les
plans hémodynamique et respiratoire sans signes de lésions vasculaires ou aérodigestifs
majeurs doivent bénéficier d’une pratique systématique d’un angioscanner qui guidera la
demande éventuelle d’une artériographie ou d’une exploration endoscopique.Il permet aussi de
déterminer le trajet de l’agent vulnérant favorisant ainsi une suspicion élevée des structures
lésées. Dans notre étude, cet examen n’a pas été réalisé du fait de l’indisponibilité en temps
réelle mais aussi du manque de moyens financiers de nos patients. Sa réalisation nous
permettrait de réduire le nombre d’exploration chirurgicale négative car au terme de ses
résultats, la décision est orientée vers lanécessité d’un acte chirurgical, une surveillance en
secteur intensif ou bien la demande d’une endoscopie bronchique ou digestive pour compléter
l’évaluation[44, 68, 89, 93].3.4.Les données thérapeutiquesLa prise en charge d’un traumatisme
pénétrant du cou se fait dans un cadre multidisciplinaire faisant appel à un chirurgien ORL,
un anesthésiste-réanimateur, un traumatologue, un neurochirurgien, un chirurgien vasculaire et
un psychiatre.Le traitement comporte deux volets: médical et chirurgical.
68
A mes camarades de promotionFallouNGOM, Abdallah SENE, Mansour DIOP, Abdel
kader KANE, Mohamed Salim Maecha, Hassane ADOUMLe chemin que nous avons déjà
parcouru ensemble n'est pas long mais très riche en expérience et en émotion. Puisse l'amitié, la
sincérité et la franchise qui ont toujours régi nos relations, demeurent pérennes. A nos maîtres
Prof ES DIOM, A TALL, IC NDIAYEHonorables maîtres,La disponibilité, l’honnêteté, le souci
constant du travail bien fait, le sens social élevé et la rigueur sont des vertus que vous
incarnez. Lasimplicité et le dévouement envers vos patients traduisent éloquemment votre
culture scientifique et fait de vous un modèle. Travailler à vos côtés est une expérience
enrichissante pour nous. Vous avez été une institutrice, un conseiller et une grande sœur et un
père pour nous. Trouvez ici chers Maîtres, le témoignage de notre profonde
reconnaissance.A nos maitre Docteur Ciré NDIAYE, Mame sanou DIOUF, Houra AHMED,
Souleymane MAIGA, Ibrahima sorry SYLLA Chers maitres, vous nous avez accueillis et
guidés dans le service depuis la première année d’internat. La rigueur, l’humanisme et votre
présence scientifique font de vous une valeur sure et une relève dans notre faculté. Merci pour
tout.
A mon amie : Docteur yacine DIOUFSimple, gentille, rigoureuse, pieuseet affectionnée, tu as été
d’une grande aide pour la réussite de ce travail.Devant des situations particulière comme celles-
ci, on constate que les mots perdent leurs sens et pèsent léger devant toute cette vague
d’émotion, si profonde et intense qui provient du plus profond de l’âme et que l’on peine à
extérioriser. Merci de me supporter, merci pour toute crainte dissipée et pour toute souffrance
ou joie partagée, merci d’être ce que tuYass, merci pour tout....A tout le personnel du service
d’ORL de l’hôpital Régional Saint Louis: Dr Hady TALL, Dr Oumou DIALLO et toute l’équipe
paramédicale.A tous les internes et anciens internes du service d’ORL.A tous les DES et anciens
DES du service d’ORL avec une mention spéciale au Docteur Andry RANDRIAMALALAA
tout le personnel du service ORL de Fann,A toute la promotion d’internat de Janvier 2016.A tous
mes enseignants de l’école primaire, du secondaire, du lycée et de la faculté de médecine de
Dakar.Et à tous ceux qui ont contribué un jour à ma formation de médecin, j’espère être à la
hauteur de vos espérances.A tous les habitants du village de MbalakhateA toutes les personnes
qui me sont chères et que j’ai omis de citer
151.1.2.2.La coulée viscérale1.1.2.2.1.Les voies aérodigestives1.1.2.2.1.1.Le larynxLe larynx
ou organe de la phonationest un organe impair et médian. Il est le segment initial des
voies aériennes inférieures.❖SituationIl est situé à la partie moyenne de la gaine viscérale du cou
et occupe la partie supérieure de la région infra-hyoïdienne.−Au-dessus de la trachée qu’il
surmonte−En avant du pharynx −En arrière du corps thyroïde−Au-dessousde l’os hyoïde et la
base de la langue❖Forme généraleLe larynx a la forme d’une pyramide triangulaire à base
postéro-supérieure répondant au pharynx et à l’os hyoïde, et à sommet inférieurrépondant à
l’orifice supérieurde la trachée. Ses limites supérieures correspondent aubord supérieur du
cartilage thyroïde qui répond au corps vertébral de C4, et ses limites inférieures sont
représentéespar le cartilage cricoïde qui répond au bord inférieur de C6. ❖Configuration
externeOrgane complexe, le larynx est formé par(figure 5):−un squelette cartilagineux: le
larynx est constitué par l’assemblage de 11 cartilages:•lescartilages impairs et médians: le
cartilage thyroïde, le cartilage cricoïde et l’épiglotte;•les cartilages pairs: les cartilages
corniculés de Santorini, les cartilages cunéiformes de Wrisberg, les cartilages
aryténoïdes, les cartilages sésamoïdes postérieurs (inconstants);
16−une série de ligaments et d’articulations qui réunissent entre elles les pièces
cartilagineuses:•les ligaments intrinsèques: la membrane crico-thyroïde, le ligament thyro-
épiglottique, le ligament jugal, la membrane élastique du larynx;•les ligaments extrinsèques: la
membrane crico-trachéale, la membrane thyro-hyoïdienne, la membrane hyo-épiglottique,
les ligaments glosso-épiglottiques, les ligaments pharyngo-épiglottiques;−Des muscles assurant
la mobilité de certains cartilages.❖Configuration interne−La muqueuse laryngée tapisse toute
la partie du larynx située dans la concavité du cartilage thyroïde. Elle continue en bas
avec la muqueuse trachéale, en arrière avec la muqueuse pharyngée, en avant et en haut avec la
muqueuse linguale.−La cavité du larynx est divisée en trois étages: étage sus-glottique,
étage glottique et étage sous-glottique (figure 6).Figure 5: Structures cartilagineuses et les
membranes du larynx.D’après Netter FH, Hansen JT, Carmichael SW[72].HautGauche
17Figure 6: Vue postérieure du tube endolaryngéavec ses trois étages.D’après Legent F,
Perlemuter L, Vandenbrouck CL[57]❖Vascularisation du larynxLe système artériel du larynx
est tributaire des artèresthyroïdiennes: l’artèrelaryngée supérieure, l’artère laryngée antéro-
inférieure, l’artère laryngée antéro-inférieure et l’artère laryngée postéro-inférieure.Les veines
empruntent surtout deux groupes, satellites des artères laryngées supérieures et antéro-
inférieures. Elles gagnent la veine thyroïdienne supérieure ou le tronc thyro-lingo-facial.Les
lymphatiques forment à l’intérieurdu larynx un réseau serré que l’on divise habituellement en
deux territoires: un territoiresus glottique particulièrement riche et un territoire sous glottique
plus fin.Etage sous-glottique Etage glottique Etage sus-glottique HautDroite
18❖Innervation du larynxL’innervation du larynx est assurée par deux branches du vague. Le
nerf laryngé supérieur, nerf essentiellement sensitif, et classiquement moteur pour le seul
muscle crico-thyroïdien et le nerf récurrent qui innerve tous les autres muscles
intrinsèques du larynx.1.1.2.2.1.2.La trachée cervicaleLa trachée cervicale est un conduitaérifère
fibro-cartilagineux qui fait suite au larynx et se continue au niveau de l’orifice supérieure du
thorax par la trachée thoracique (figure 7).−Situation:relativement superficielle dans la partie
antéro-inférieure du cou, elle est contenuedans la gaine viscérale du cou, en avant de l’œsophage
dans la concavité du corps thyroïde, en arrière des plans musculo-aponévrotiques de la
région sous-hyoïdienne.−Limites et dimensions: le segment cervical de la trachée s’étend depuis
le bord inférieurdu cartilage cricoïde à hauteur de C6-C7 jusqu’à l’orifice supérieure du
thorax. En position moyenne, la tête en rectitude, chez l’adulte la trachée cervicale a une
longueur de 5 cm, elle peut atteindre 7 à 8 cm en hyper extension de la tête. −Structure: la
trachée est constituée par une armature cartilagineuse, formée d’anneaux incomplets ouverts en
arrière. Ces anneaux sont maintenus dans une lame tubulaire formant la lame trachéale à la
face postérieure et des ligaments inter-annulaires sur le reste de la circonférence trachéale. Cette
armature est revêtue par un adventice très mince sur sa face superficielle et tapissée par une
muqueuse lisse de type respiratoire sur sa face profonde.−Vascularisationet innervation: les
artères proviennent des artères thyroïdiennes. −Les veines de petit calibre se jettent dans
les veines thyroïdiennes inférieureset dans les veines œsophagiennes. Les lymphatiques issus
d’un
19réseau sous muqueux se jettent dans les ganglions de la chaine récurrentielle et
accessoirement dans les ganglions prétrachéaux.Les nerfs proviennent des récurrents et du
sympathique cervical.Figure 7: Vue d’ensemble de la trachéeD’après Prades JM, Chardon
S[84]1 : Cartilage cricoïde ; 2 : Incisure jugulaire du sternum ; 3 : Empreinte aortique ; 4 :
Ligament interbronchique HautGauche a : Trachée cervicale b : Trachée thoracique
201.1.2.2.1.3.Le pharynxLe pharynx est un conduit musculo-membraneux étendu verticalement
en avant de la colonne cervicale.−Situation et limites: il occupe la partie postérieure de la loge
viscérale du cou. Sa limite supérieure correspond à la face exocrânienne de la base du crâne et sa
limite inférieure se situe à hauteur de C6.−Morphologie: le pharynx, présentant la forme d’une
gouttière verticale,est aplati dans le sens antéro-postérieure. Il est divisé en trois segments:•le
rhino-pharynxou cavum: premier segment en arrière des cavités nasales et au-dessus du
voile du palais;•l’oropharynx: deuxième segment en arrière de la cavité buccale;•l’hypopharynx:
troisième segment en arrière du larynx.−Constitution du pharynx:organe musculo-membraneux,
le pharynx est formé par:•un squelette fibreux: la tunique fibreuse forme une gouttière verticale
à concavité antérieure, formée de fibres conjonctives entrecroisées;•les muscles du pharynx:ils
tapissent presqueentièrementla face superficielledel’armature fibreuse sur laquelle
ilsprennent leur insertion.oLes muscles constricteurs du pharynx: le constricteur supérieur,
le constricteur moyen et le constricteur inférieur.oLes muscles élévateurs du pharynx: le
stylo-pharyngien et le pharyngo-staphylin.•la muqueuse pharyngée tapisse la paroi interne du
pharynx.−Vascularisation: les artères du pharynx proviennent essentiellement de l’artère
pharyngienne ascendante et accessoirement de la ptérygo-palatine, la palatine inférieure et la
thyroïdienne inférieure. Toute la vascularisation artérielleest donc tributairede la carotide
externe.
21Les veines pharyngiennes se jettent dans la veine jugulaire interne.Le tronc lymphatique
efférentse répartisseen trois groupent principaux: le groupe postérieur, latéral et antéro-inférieur.
−Innervation: l’innervation motrice est assuréeparle glosso-pharyngien et le nerf spinal, celle
sensitive par le nerf vague etle trijumeau. L’innervation sécrétoire est sous la dépendance du
sympathique cervical.1.1.2.2.1.4.L’œsophage cervical−Morphologie: l’œsophage est un conduit
musculo-membraneux souple et dépressible. Il est aplati d’avant en arrière à sa partie
supérieure et sensiblement cylindrique à la partie toute inférieure du cou. Il est revêtu
d’une muqueuse lisse, rose pale. A l’endoscopie son extrémité supérieure est à 15 cm des arcades
dentaires supérieures.−Situation: l’œsophage est situé dans la gaine viscérale du cou, en avant de
la région prévertébrale, en arrière de la trachée cervicale.−Limites et dimensions: il faitsuite au
pharynxà hauteur de C6 et s’étend jusqu’au niveau de l’orifice supérieurdu thorax.L’œsophage
cervical a unelongueur de 5 cm en moyenneet un calibre de 5à 12 mm avec un
rétrécissement cricoïdien à son origine.−Structure: trois tuniques constituentles parois de
l’œsophage: une tuniquemusculaire, une sous-muqueuse et enfin une muqueuse.−Vascularisation
et innervation: les artères proviennent de l’artère thyroïdienne inférieure. Les veines, très
nombreuses surtout dans la partie inférieure se jettent dans les veines thyroïdiennes
inférieures. Les lymphatiques se jettent dans les ganglions de la chaine récurrentielle.Les nerfs
se résument en de fins rameaux provenant des récurrents et du sympathique cervical.
221.1.2.2.2.Les glandes thyroïdeset parathyroïdes❖La glande thyroïde(figure 8)La glande
thyroïde est une glande endocrine impaire et médiane, située dans la région infra-hyoïdienne au
contact de l’axe laryngo-trachéal.−Situation: le corps thyroïde occupe la partie antérieure de la
région infra-hyoïdienne, en avant et sur les faces latérales du larynx et de la trachée, entre
les deux régions carotidiennes et en arrière des plans musculo-aponévrotiques.
−Morphologie: le corps thyroïdeest formé par deux lobes verticaux que réunit un isthme
transversal horizontal.−Vascularisation et innervation: la vascularisationartérielleest
habituellement assurée par les artères thyroïdiennes supérieures,les artères thyroïdiennes
inférieures et l’artère thyroïdienne moyenne de Neubaur. Le drainage veineux est assuré par
les veines thyroïdiennes supérieures, moyennes, inférieures et antérieures. Le drainage
lymphatiqueest sous la dépendance des collecteurs supérieurs et latéraux. Les nerfs, regroupés en
deux pédicules(pédicule supérieur et inférieur), proviennent du sympathique cervical et
du vagu.❖Les glandes parathyroïdesCe sont des glandes endocrines indispensables à la vie
et situées dans la gaine viscérale du cou, le plus souvent en arrière et en dedans du corps
thyroïde.Les parathyroïdes sont situées contre la face postérieure et le bord postéro-interne du
corps de la thyroïde.
23Figure 8: Vue antérieure de la glande thyroïdeD’après Netter FH, Hansen JT, Carmichael
SW[72]HautGauche
241.1.2.3.La coulée neuro-vasculaireLa région cervicale contient l’axe vasculaire à
destination cervico-faciale et céphalique: la carotide commune et ses branches de division et la
veine jugulaireinterne, mais également des éléments nerveux et l’axe vasculaire à destination des
membres supérieurs.1.1.2.3.1.Les éléments artériels❖L’artère carotide communeElle naît à
gauche de l’arc aortique et à droite du tronc brachio-céphalique derrière l’articulation sterno-
costo-claviculaire. Son trajet est vertical dans la région sterno-cléido-mastoïdienne. Elle se
termine à hauteurde la C4 ou du disque C3-C4en regard des grandes cornes de l’os hyoïde ou les
cornes supérieures du cartilage thyroïde, en deux branches: artères carotide interne et artère
carotide externe. Elle ne donne aucune branche collatérale.❖L’artère carotide interneElle fait
suite à l’artère carotide commune dont elle poursuit la direction verticale. Elle quitte la
région sterno-cléido-mastoïdiennepour gagner la région rétrostylienne.Elle ne donne aucune
branche collatérale avant sa pénétration dans le crâne.❖L’artère carotide externeBranche
terminale de l’artère carotide commune, elle est destinée à la vascularisation de la face, de
l’axe aéro-digestif et des téguments de la tête.Elle parcourt la partie basse de l’espace rétro-
stylien puis la loge parotidienne. Elle se termine en arrière de la branche montante de la
mandibule, en se divisant en artère temporale superficielle et maxillaire.L’artère carotide
externe donne six collatérales: l’artère thyroïdienne supérieure, l’artère linguale, l’artère faciale,
l’artère pharyngienne ascendante, l’artère occipitale et l’artère auriculaire postérieure.
25❖L’artère subclavièreL’artère subclavière appartient à l’extrémité inférieure de la région
sterno-cléido-mastoïdienne. Elle naît à gauche de l’arc aortique et à droite de la bifurcation du
tronc brachiocéphalique.L’artère subclavière prend le nom de l’artère axillaire en passant entre la
clavicule et la première côte. Elle donne des branches collatérales comme l’artère vertébrale,
l’artère thoracique interne et le tronc costo-cervical.1.1.2.3.2.Les éléments veineux❖La veine
jugulaire interneLa veine jugulaire interne est la principale et la plus volumineuse veine
cervicale. Elle naît du foramen jugulaire en faisant suite au sinus sigmoïde. Elle traverse les
espaces profondes de la face puis l’axe vasculaire du cou de la base du crâne jusqu’à l’orifice
crânial du thorax. Elle se termine en regard de l’extrémité médiale de la clavicule en
s’unissant à la veine subclavière pour donner la veine brachiocéphalique. Dansla région sterno-
cléido-mastoïdienne, en regard de la membrane thyro-hyoïdienne, la VJI reçoit les veines
thyroïdiennes supérieures, linguale, faciale et pharyngienne par l’intermédiairedu tronc thyro-
lingo-facial ou parfois séparément.❖La veine jugulaire externeElle draine les régions
superficielles de la tête, les régions profondes de la face et les régions postérieure et latérale
du cou. Elle naît au niveau du col de la mandibule, de l’union des veines temporale
superficielle et maxillaire. Elle traverse la parotide puis passe sur le bord latéral du
muscle sterno-cléido-mastoïdien (MSCM). Elle se termine dans la veine subclavière.❖La veine
jugulaire antérieureElle naît des veines submentonnières superficielles puis descend à la
face antérieure du cou un peu endehors de la ligne médiane. Elle se termine dans la veine
subclavière.
26❖La veine subclavièreElle appartient dans sa portion terminale, à la région sterno-cléido-
mastoïdienne. Elle naît en avant de l’artère subclavière, sous le muscle subclavier.Elle se
termine en arrière de l’articulation sternoclaviculaire. A sa terminaison, elle reçoit à gauche le
conduit thoracique et à droite la veine lymphatique. 1.1.2.3.3.Les éléments nerveux❖Le nerf
vague (X)Il quitte la région rétrostylienne pour entrer dans la région sterno-cléido-
mastoïdienne où il est situé dans l’angle dièdre postérieur compris entre la carotide interne puis
commune et la VJI. Il donne une branche collatérale importante, le nerf laryngé inférieur.❖Le
nerf hypoglosse (XII)Ce nerfn’est présent qu’à la partie toute supérieure de la région sterno-
cléido-mastoïdienne.❖Le nerf spinalLa branche externe du nerf accessoire (XI) appartient à la
partie toute supérieure de la région sterno-cléido-mastoïdienne. Il quitte la région
rétrostylienne pour rentrer dans la région sterno-cléido-mastoïdienneen passant surla face
latérale de la VJI.Il gagne le bord antérieurdu muscle sterno-cléido-mastoïdien.Sa blessure
entraine une paralysie du trapèze.❖Le tronc sympathique cervicalIl est compris entre l’ouverture
crâniale duthorax en bas et la base du crâne en haut. Il a une direction verticale, situé en arrière
de la gaine carotidienne.
271.1.3.Les trianglesdu couLe cou est divisé en triangle artificiellement par le chirurgien (figure
9). Il s’agit des triangles antéro-latéraux et postéro-latéraux, la ligne sterno-mastoïdienne
étant à la base de cette compartimentation. Cette ‘‘triangulation’’ a un triple intérêt. Elle permet
de localiser avec précision la plaie, de suspecter l’organe atteint donc la gravité et de guider le
choix de l’incision.−Le triangle antéro-latéral: il comprend:•Le pôle inférieur de la
parotide(figure 10),c’est la plus volumineuse des glandes salivaires. Elle est constituée de
deux lobes profond et superficiel.Deforme triangulaire, la parotide présente trois faces
(antérieure, externe et postérieure) et deux pôles,supérieur et inférieur,et un canal excréteur, le
canal de STENON.•La glande sous mandibulaire, glande salivaire sousmylo-hyoïdien, elle
occupe la région sus-hyoïdien latérale. Sa forme est modelée par la loge qui la contient.
Elleprésente trois faces et deux extrémitéset un canal excréteur, le canal de WARTHON.•Des
éléments nerveux: branche inférieuredu VII,le nerf hypoglosse, le nerf vague et le sympathique
cervical;•Des éléments vasculaires: les artères carotides, la veine jugulaire interne.−Le
triangle postéro-latéralest vasculo nerveux en bas (vaisseaux sus claviculaires, plexus
brachial, nerf phrénique, canal thoracique, grande veine azygos). La ligne médiane est le
siège de viscères (larynx, trachée, hypopharynx, œsophage),de glandes endocrines (thyroïde,
parathyroïdes) et des nerfs laryngés. Les plaies médianes vont donc intéresser les viscères tandis
que les latérales vont léser les vaisseaux et les nerfs.
28Figure 9: Triangulation du couFigure 10: Vue latérale de la face montrant la glande
parotideD’après Netter FH, Hansen JT, Carmichael SW[72]HautAvant HautAvant
291.1.4.Les zones anatomiques du couLe cou est diviséen trois zones (figure 11). ❖La zone IDu
creux sus-claviculaire au bord inférieur ducartilage cricoïde,cette zone comprendles
structures émergeant du thorax, en particulier vasculaires: les vaisseaux brachiocéphaliques,
les vaisseaux subclaviers, l’origine des carotides primitives, les artères vertébrales, la moelle
épinière, le plexus brachial, la trachée, l’œsophage, le canal thoracique et les apex
pulmonaires. Les lésions sont volontiers intriquées avec celles du thorax. La présence de la
clavicule rende difficile l’exposition chirurgicale de cette zone.❖La zone IIElle s’étend du bord
inférieur du cartilage cricoïde à l’angle de la mâchoire. Cette zoneest facile à examiner et à
explorer; elle est cliniquement expressive. En fait, la portion antérieure est la plus fragile
puisqu’elle comporte la plupart des structures nobles, vasculaires, respiratoires, digestives et
nerveuses. ❖La zone IIICette zone est étroite etconcerne les faces latérales du cou, en
arrière de la mâchoire inférieure, jusqu’à la base du crâne. D’accès chirurgical difficile, elle
contient les vaisseaux essentiels pour le cerveau, carotide interne et vertébrale.
30Figure 11: Anatomie lésionnelle du cou. Visualisation des 3 zones fonctionnellesD’après
Quinot JF, Kaiser E[85]1:l’angle de la mandibule; 2:le cartilage cricoïde; 3:la clavicule.
HautAvant
311.2.Rappelsphysiologiques[37, 67, 84, 87]Les voies aéro-digestives assurent trois
principales fonctions: la phonation, la déglutition et la respiration.1.2.1.La phonationLa
phonation met en action un système excitateur et une membrane vibrante. La voix est produite
par la transformation de l’énergie aérienne en énergie acoustique. Cette transformation est sous
la dépendance de plusieurs facteurs qui sont d’origine :−aérodynamique, représentés par le
souffle expiratoire et la pression sous-glottique;−biomécanique, en rapport avec un
transducteur d’énergie permettant la transformation de l’énergie aérienne en onde acoustique,
situé au niveau des plis vocaux et influencé par les caractéristiques biomécaniques du
vibrateur (masse, raideur, viscosité), ainsi quela tension et la contraction de la musculature
laryngée intrinsèque etextrinsèque.L’énergie acoustique, aussi appelée le son laryngé, traverse
ensuite un ensemble de structures supra-glottiques et supra-laryngées appelées résonateurs
(nez et pharynx surtout) permettant de moduler l’énergie sonore pour produire de la
parole.1.2.2.La respirationLa respiration n’est possible que lorsque les voies aériennes sont
largement ouvertes. La trachéeet le larynx serventde voie de passage de l’air vers les alvéoles
pulmonaireslors du cycle respiratoire. L’ouverture du larynx est conditionnée par le
caractère circulaire du cartilage cricoïde.1.2.3.La déglutitionLa déglutition est l’ensemble des
phénomènes qui concourent à la propulsion du bol alimentaire de la cavité oral à l’estomac. Elle
comprend trois phases ou temps.
32Le temps pharyngé, reflexe et involontaire, est le temps le plus délicat car il comprend
le passage du carrefour des voies aéro-digestives.Les phénomènes mécaniques composant
cette phase sont intriqués.❖Occlusion du sphincter vélopharyngéLe voile se tend et se plaque
surla paroi postérieure du rhinopharynx.Les parois latérales de ce dernier se rapprochent
parcontraction des muscles constructeurs supérieurspour aboutir à un isolement du cavum et
empêcher le reflux nasal.❖Occlusion du sphincter laryngéElle consiste à un rapprochement actif
des plis vocaux, des plis vestibulaires et, de façon inconstante une bascule, une rotation
interne et un rapprochement des aryténoïdes. L’ascension et l’antépulsion laryngées, sous la
dépendance des muscles extrinsèques entrainent une bascule de l’épiglotte. ❖Propulsion du bol à
travers le pharynxCette propulsion est assurée par le recul lingual et les ondes
péristaltiques du pharynx. L’ascension du larynx associée au recul linguale permet la protection
des voies aériennes.❖Ouverture du sphincter supérieur de l’œsophage(SSO)Le sphincter
supérieur de l’œsophage a untonus neurogène actif à l’état basal permettant sa
fermeture.L’inhibition de ce tonus vagal est responsable de larelaxation puis l’ouverture du
SSO.Outre la respiration, la phonation, la déglutition dévolues aux voies aéro-digestives, le
cou est le lieu de passage des gros vaisseaux nourriciers du cerveau et des nerfs crâniens.Les
symptômes déterminés par les plaies seront donc les altérations de ces grandes fonctions:
dysphonie, dysphagie, dyspnée laryngo-trachéale,déficit neurologique.
332.ETIOPATHOGENIE[4, 15,21,29,42, 64]Lescirconstancesde survenue et l’agent vulnérant
des plaies pénétrantes du cou sont variables en fonction de la localisation géographique. En
Afrique et en Europe, les armesblanches sontles principauxagents impliqués dans les
traumatismes pénétrants, respectivement entre 60% à 100% et 65%des cas. Aux États-Unis (Los
Angeles), les plaies cervicales sont en rapport avec une arme à feu ou une arme blanche dans 48
et 40 % des cas.Cette répartition est différente en temps de guerre où les lésions cervicales sont
dans 98 % des cas en rapport avec des projectiles à haute vélocité.Les plaies par balle sont plus
graves que les plaies par arme blanche.2.1.Facteurs individuels❖Age et sexeC’est
essentiellement une pathologie de l’adolescent et de l’adulte jeune de sexe masculin. L’enfant et
la femme sont naturellement concernés mais à un moindre degré.❖MorphologieLa mandibule
est un élément protecteur des voies aériennes chez le sujet au cou court. Chezles sujets au cou
long, c’est la trachée qui est exposée.2.2.Agents vulnérants: ArmeblancheUne arme blanche est
une arme dont la lame, mue uniquement par la main de l’homme, perfore ou tranche. Elle
est faite originalement en métal clair et brillant (par opposition au bronze), d’où son nom.
Certains objets peuvent devenir des armes blanches « par l’usage ».Les armes blanches
appartiennent à la sixième catégorie de la classification des armes en France.Les lésions
provoquées, se limitent au niveau du trajet vulnérant. Ce dernier peut être déterminé d’après
l’orifice d’entrée et la direction de l’arme. L’extension de la lésion est corrélée
34avec la forme et les dimensionsde l’agent vulnérant.Les armes blanches tranchantes
déterminent des sectionsfranchessouvent médiane, glissent sur les cartilages, sectionnent les
membranes (hyo-thyroïdienne, crico-thyroïdiennes) et les ligaments inter annulaires de la
trachée. Ces plaies sont horizontales ou obliques, habituellement profondes et larges, avec une
rétraction considérable des berges de la plaie cutanée. Ces plaies sont impressionnantes,
soufflantes mais facilement contrôlables.2.3.Circonstances de survenueLes tentatives d’autolyse
et les agressions constituent les principales étiologies des traumatismes pénétrants en pratique
civile. Elles sont de loin devant les accidents de travail et les accidents de la voie
publique. Ces derniers sont de grands pourvoyeurs de traumatisme fermédu cou. Dans les cas
d’accidents de la voie publique, le traumatisé est reçu dans un tableaudepolyblessé, et la
plaie cervicale risque de passer au second ou troisième plan après l’abdomen, le thorax.Chez
l’enfant, ce sont les accidents ludiques qui sont les étiologies les plus fréquemment
rapportées. Il est rare d’avoir une plaie pénétrante du cou au cours de la pratique sportive. Il
s’agit plut tôt d’un traumatisme fermé.
119
A mes camarades de promotionFallouNGOM, Abdallah SENE, Mansour DIOP, Abdel
kader KANE, Mohamed Salim Maecha, Hassane ADOUMLe chemin que nous avons déjà
parcouru ensemble n'est pas long mais très riche en expérience et en émotion. Puisse l'amitié, la
sincérité et la franchise qui ont toujours régi nos relations, demeurent pérennes. A nos maîtres
Prof ES DIOM, A TALL, IC NDIAYEHonorables maîtres,La disponibilité, l’honnêteté, le souci
constant du travail bien fait, le sens social élevé et la rigueur sont des vertus que vous
incarnez. Lasimplicité et le dévouement envers vos patients traduisent éloquemment votre
culture scientifique et fait de vous un modèle. Travailler à vos côtés est une expérience
enrichissante pour nous. Vous avez été une institutrice, un conseiller et une grande sœur et un
père pour nous. Trouvez ici chers Maîtres, le témoignage de notre profonde
reconnaissance.A nos maitre Docteur Ciré NDIAYE, Mame sanou DIOUF, Houra AHMED,
Souleymane MAIGA, Ibrahima sorry SYLLA Chers maitres, vous nous avez accueillis et
guidés dans le service depuis la première année d’internat. La rigueur, l’humanisme et votre
présence scientifique font de vous une valeur sure et une relève dans notre faculté. Merci pour
tout.
A mon amie : Docteur yacine DIOUFSimple, gentille, rigoureuse, pieuseet affectionnée, tu as été
d’une grande aide pour la réussite de ce travail.Devant des situations particulière comme celles-
ci, on constate que les mots perdent leurs sens et pèsent léger devant toute cette vague
d’émotion, si profonde et intense qui provient du plus profond de l’âme et que l’on peine à
extérioriser. Merci de me supporter, merci pour toute crainte dissipée et pour toute souffrance
ou joie partagée, merci d’être ce que tuYass, merci pour tout....A tout le personnel du service
d’ORL de l’hôpital Régional Saint Louis: Dr Hady TALL, Dr Oumou DIALLO et toute l’équipe
paramédicale.A tous les internes et anciens internes du service d’ORL.A tous les DES et anciens
DES du service d’ORL avec une mention spéciale au Docteur Andry RANDRIAMALALAA
tout le personnel du service ORL de Fann,A toute la promotion d’internat de Janvier 2016.A tous
mes enseignants de l’école primaire, du secondaire, du lycée et de la faculté de médecine de
Dakar.Et à tous ceux qui ont contribué un jour à ma formation de médecin, j’espère être à la
hauteur de vos espérances.A tous les habitants du village de MbalakhateA toutes les personnes
qui me sont chères et que j’ai omis de citer
64•L’équipe de consultation Elle est composée le plus souvent de 4 médecins. Elle assure
la consultation de 8h 30 à 15 h du lundi au vendredi, sous la supervision d’un enseignant.Cette
consultation se fait sur rendez-vous, sauf urgence, pour réglementer le flux des malades.
En effet, l’affluence est forte. Parfois, les malades viennent d’eux-mêmes ou sont souvent
adressés par des confrères de la ville, de la banlieue, de l’intérieur du pays voire des pays
voisins. •L’équipe d’hospitalisation Elle assure la préparation des malades à opérer et aussi leur
suivi post-opératoire. Elle assure également la prise en charge des patients porteurs de
pathologies inflammatoires et infectieuses. Elle est chargée aussi de la préparation et la
présentation du staff de morbi-mortalité chaque jeudi à 16 heures. Un professeur ou un assistant
assure la visite chaque jour à partir de 8h et une contre visite est faite à 16h. •L’équipe du bloc
opératoire Elle assure l’exécution du programme opératoire et les urgences chirurgicales du
lundi au vendredi de 8h à 16 h. •La permanence et la garde La permanence, constituée par une
équipe de 3 à 4 médecins et de 3 infirmiers, prend le relais de 14h à 18h les jours ouvrables
et de 8h à 12h les jours fériés. La garde, constituéed’1 médecin (interne ou DES) et d’infirmiers,
assure le relais de 18h à 8h les jours ouvrables et de 12h à 8h les jours fériés. •Les pansements
externes Ils sont assurés tous les deux jours (Lundi-Mercredi-Vendredi).
65−Activités universitaires Pour ce qui est du volet universitaire et académique, il est
assuré régulièrement par les professeurs et les assistants qui assurent la formation des médecins
en spécialisation et l’encadrement des étudiants et autres personnels. C’est dans ce programme,
qu’il faut inscrire les séances de présentation de malades, de cours, de conduite à tenir
(CAT), d’enseignements post-universitaires (EPU), de thèses, de mémoires,les carrefours
ORL et le congrès annuel. Ces différentes rencontres sont l’occasionde discussions instructives
sur certaines pathologies.1.2.Type d’étudeIl s’agissait d’une étude rétrospective descriptive et
analytique sur une période de quatre ans allant du 01 janvier 2014 au 31 décembre
2017.1.3.Population d’étudeNous avons recueilli les dossiers des patients admisdans le
Service d’ORL du CHNU de Fann, pour la prise en charge d’une plaie pénétrante du cou par
arme blanche en pratique civile.❖Critères d’inclusion Plaie pénétrante du cou par arme
blanche en pratique civile, admise dans la période de 01 janvier 2014 au 31 décembre 2017
dans le service d’ORL du CHNU Fann.❖Critères de non inclusion Plaies cervicales
superficielles, plaies par arme à feu et les plaies faciales, plaies cervicales en pratique de guerre,
dossiers incomplets, inexploitables.
66Au total, nous avons retenu 85 cas de plaies pénétrantes cervicales par armes blanchesdans la
présente étude parmi 88 dossiers de malade exploités pour un traumatisme ouvert du cou, tout
agent vulnérant confondu. Nous avons exclude cette série 15 cas de plaies superficielles et
faciales.1.4.Paramètres étudiésLes différents paramètres étudiés étaient:•Epidémiologie :•la
fréquence;•l’âge;•le sexe;•la ville de l’accident traumatique;•la profession.•Clinique:•les
antécédentset terrains pathologiques;•l’agent vulnérant;•lescirconstances de survenue;•le délai
d’admission;•le mode de transport•les signesfonctionnels;•les données de
l’examenphysique.•Paraclinique:•les données de l’imagerie médicale;•les données de
l’endoscopie.•Traitement:•laprise en charge thérapeutique.•Surveillance:•les suitesopératoires.
68nuits. Puis après une obstruction de 24 heures pendant 72 heures, et que le patient respire bien,
la décanulation est alors effectuée.Figure 14: Colonne d’endoscopie du service ORL Lamine
Sine DiopCHU de Fann
69Figure 15: Table d’endoscopie du service d’ORLLamine Sine DIOPCHUN de Fann1:Câble de
la caméra2:Câble de la source de lumière3:Oesophagoscopes de taille différente4:Sonde
d’aspiration5:Bronchoscope6:Mac intosh7:Optique 30 degrés8:Eau savonneuse dans une
cupule9:Tubulure d’aspiration 1 2 3 4 5 6 7 8 9
702.RESULTATS2.1.Données épidémiologiques2.1.1.La fréquenceSur une période de 4 ans (du
1erjanvier 2014 au 31 décembre 2017), nous avions colligé 85 dossiers de patients admis dans le
service d’ORL et CCF pour la prise en charge d’une plaie pénétrante du cou par arme blanche.
Ce qui correspond à une fréquence de 21,25 nouveaux cas / an (figure 16).Figure 16: Répartition
des patients en fonction de l’année d’admission dans notre service
712.1.2.L’âge Dans notre étude, l’âge moyen de la population était de 27.25 ans avec des
extrêmes allant de 2 ans à 64 ans. L’écart type était de 12.37.La tranche d’âge de 21 à 30 ans
était la plus représentée avec 33 cas (38,8%), suivie de la tranche d’âge de 11 à 20 ans avec 22
cas (25,9%) (Figure15).Cette population était composée de 13 enfants soit 15,29% et de 72
adultes soit 84,7%.Figure 17: Histogramme représentant les effectifs selon les tranches d’âge
(n=85)
722.1.3.Le sexe La population d’étude était composée dans sa plus grande majorité par les
patients de sexe masculin, 81 patients soit 95% des cas et 4 patients de sexe féminin. Le sexe-
ratio (H/F) était de 20,25.2.1.4.La villede l’accident traumatiqueLa région de Dakar était le
lieu des traumatismes dans 92,9% des cas (79 traumatismes). Dans les 7 % des cas restant,
l’accident a eu lieu en dehors de la région de Dakar. Le tableau Irésume les différents lieux de
survenue du traumatisme.Tableau I:Les différentes villesde survenue du traumatismeLieu du
traumatisme Effectifs (n=) Pourcentage (%)Dakar 7992,9Fatick 2 2,4 Saint Louis 2 2,4 Thiès2
2,4 Total 85100
732.1.5.La profession Letableau ci-dessous (Tableau II) nous renseigne sur les professions
ou les occupations de nos patients. Vingt-quatre de nos patients (28,23 %) étaient des ouvriers.
Les autres professions retrouvées étaient 11 commerçants (12,9%), 11 écoliers(12,9%), 4
chauffeurs (4,7%), 3 pécheurs (3,5%) et 5 sans profession (5,9%). La professionn’était pas
précisée pour 18 patients. Tableau II:La profession des patientsProfession Effectifs (n=)
Pourcentage (%)Ouvrier 2428,23Non précisée 1821,17Elève 1112,9Commerçant 1112,9Sans
profession 5 5,9 Chauffeur 4 4,7 Pêcheur 3 3,5 Cultivateur 2 2,4 Éleveur 2 2,4 Agent
assainissement 1 1,2 Agent commercial 1 1,2 Agent de domaine 1 1,2 Agent sécurité 1 1,2
Artiste 1 1,2 Total 85100
742.2.Données cliniques2.2.1.Le délai d’admission Le délai moyen d’admission dans notre
service était de 9,6 heures avec des extrêmes allant d’une heure à 168 heures (07 jours). La
majorité des patients soit 83,5% des cas a été reçue dans les 6 heuresaprès le traumatisme (figure
18).Les patients étaient venus consulter d’eux-mêmes dans 69,4% des cas et 30,6% des cas, les
patients étaient référés d’une structure sanitaire.Figure 18: Histogramme représentant le délai
d’admission selon les tranches d’heure2.2.2.Le mode de transportLe transport des patients était
assuré par une ambulance dans 40% des cas et dans 16% des cas, l’évacuation des patients était
effectuée par les Sapeur-pompiers. Un taxi servait de transport du patient dans 31%. Il n’était
pas précisé pour 11 patients.0,0%10,0%20,0%30,0%40,0%50,0%60,0%70,0%80,0%90,0%<=
66 - 1212 - 2424+83,5%7,1%2,4%7,1%PoucentageDélai d'admission
752.2.3.Les antécédents et terrains pathologiquesLes antécédents et terrains suivants étaient
retrouvés chez nos patients (Tableau III). Onze de nos patients (12,9%) présentaient des troubles
psychiatriques ayant fait l’objet d’un suivi médical au service de psychiatrie. Parmi ces patients,
trois (03) avaitfaitune tentative d’autolyse antérieurement. Concernant les habitudes de vie de
nos patients, une notion d’intoxication éthylo-tabagique était retrouvée chez treize (13)
patients soit 15,3% dont cinq (05) utilisaient le chanvre indien. Tableau III:Les antécédents et
terrains pathologiques de nos patients (n=85)Antécédents et terrains Effectifs (n=) Pourcentage
(%)Sans antécédents pathologiques 6171,7Alcool + tabac 1315,3*Terrain psychiatrique
1112,9Total 85100*associé 3 cas de tentative d’autolyse
762.2.4.Les circonstances de survenueUne rixe était la principale circonstance de survenue de la
plaie pénétrante(47,1% des cas). Elle était suivie d’uneagression (20%), une tentative d’autolyse
(17,6%).Les autres circonstances de survenue des plaies pénétrantes du cou
sontreprésentées dans la figure 19.Dans la population pédiatrique, les circonstances de survenue
étaient dominées par une rixe dans 38,46% des cas (5cas/13) suivie d’un accident ludique dans
30,76% des cas (4cas/13) et d’un accident domestique dans 23,07% des cas (3cas/13). Un seul
cas d’agression était retrouvé dans cette population et tous les cas de tentative de suicide
concernaient les sujets adultes.Concernant les patients présentant une tentative d’autolyse
(15 patients soit 17,6%), les onze avaientdéveloppé antérieurement des troubles du
comportement.Figure 19: Circonstances de survenue du traumatisme pénétrant
772.2.5.L’agent vulnérantLe couteau était l’arme blanche la plus impliquée dans la
survenue des traumatismes pénétrants du cou dans 48, 2% des cas. Il était suivi par un tesson de
bouteille dans 24,7% des cas. Les différents agents vulnérants de notre série sont consignés dans
le tableau IV.Dans plus de la moitié des cas de rixes soit 52,5%, l’agent vulnérant était
représenté par un couteau. Pour les agressions, ce dernier était retrouvé dans 58,82% des
cas et dans 66,66% des cas d’autolyse. Le tableau V nous renseigne sur la répartition des agents
vulnérants en fonction des circonstances de survenue du traumatisme ouvert du cou.Tableau
IV:Les agents vulnérants lors du traumatisme ouvertAgents vulnérants Effectifs (n=)
Pourcentage (%)Couteau 4148,2Tesson de bouteille 2124,7Barre de fer 5 5,9 Objets pointus4 4,7
Coupe-coupe 3 3,5 Morceau de carreau 3 3,5 Machette 3 3,5 Lame de rasoir 2 2,4 Corne de
bœuf1 1,2 Morceau de brique 1 1,2 Paire de ciseau 1 1,2 Total 85100
78Tableau V:Les agents vulnérants en fonction des circonstances de survenueCirconstances
desurvenueAgents vulnérants Effectifs (n=) Pourcentage(%)RixeCoupe-coupe 2 40 47,1%
Couteau 21 Machette 1 Objets pointus 1 Tessons de bouteille15 AgressionCouteau 10 17 20%
Machette2 Tessons de bouteille5 AutolyseCoupe-coupe 1 15 17,6% Couteau 10 Lame de rasoir2
Objets pointus 1 Tessons de bouteille1 Accident de travailBarre de fer 1 4 4,7% Morceau
carreau2 Paire de ciseau 1 Accident ludiqueBarre de fer 2 4 4,7% Morceau carreau1 Objets
pointus1 Accident domestique Barre de fer 2 3 3,5% Morceau brigue 1 AVPCorne de bœuf1 2
2,4% Objets pointus1
792.2.6.La symptomatologie fonctionnelleLes signes fonctionnels étaient dominés par une
douleur cervicale et un saignement de la plaie traumatique qui étaient retrouvés chez tous nos
patients.Dix-neuf patients présentaient une dyspnée laryngée ou laryngo-trachéale et chez dix
(10) autres patients une notion de dysphagie était retrouvée à l’interrogatoire au moment de
l’admission. Les autres signes fonctionnels sont mentionnésdans le tableau ci-dessous (Tableau
VI).Tableau VI:La répartition des cas selon les signes fonctionnelsSignes fonctionnels Effectifs
(n=) Pourcentage (%)Douleurs cervicales 85100Saignement de la plaie 85100Dyspnée
1922,4Dysphagie 1011,7Crachats hémoptoïques 6 7 Dysphonie3 3,5 Hypersialorrhée 2 2,4
802.2.7.L’examen de la région cervicale❖InspectionElle a permis de recueillir les données
suivantes:Le siège de la plaie traumatique était en zone cervicale latérale dans 64,7% des cas et
cervicale médiane dans 35,3% des cas. Selon la classification anatomique de Manson et Saletta,
les plaies traumatiques étaient localisées en zoneanatomiques: zone I (figure 20), zone II (figure
21) et zone III. La zone II était la zone la plus atteinte (60%), suiviede la zone I (22,4%) (Figure
22). La plaie était linéaire dans 87% des cas, avec des bords francsdans 57,6% des cas. Dans
10,6% des cas, une plaie soufflante a été retrouvée. La taille de la plaie a été estimée chez tous
nos patients, soit une taille moyenne de 5,8 cm. Figure 20: Plaie pénétrante du cou de la zone I
Haut Gauche
82❖Palpation La palpation de la région cervicale avait objectivé un emphysème souscutanée
chez quatre (4) patients soit 4,7% des cas. Un déficit moteur du membre supérieur homolatéral à
la plaie était retrouvé chez deux patients.2.2.8.Examen généralL’examen complet de tous les
autres appareils retrouvait une lésion associée à la plaie cervicale dans 25,8% des cas. Une plaie
superficielle du membre supérieur était objectivéechez onze (11) patients soit 12,29% des cas.
Les lésions associées sont résumées dans le tableau VII.Tableau VII:Les lésions associées à la
plaie cervicaleLésions associées Effectifs (n=) Pourcentage (%)Lésions des membres supérieurs
11 12,9Lésions du Thorax et membres supérieurs 4 4,7 Lésions du thorax 2 2,4 Lésions de la
face 2 2,4 Lésions de l’abdomen1 1,2 Lésions du crâne1 1,2 Lésions du thorax et membres et
abdomen 1 1,2 Total 2225,8
83L’examen clinique avait permis de noter deux situations cliniques: une situation d’urgence
absolue (20%) dans laquelle le pronostic vital des patients a été mis en jeu par une détresse
respiratoire (10 cas), un choc hypovolumique (5 cas),un hématome compressif (2 cas)
etune situation d’urgence relative (80%) dans laquelle les signes cliniques ont été moins
marqués (saignement avec un hématome simple (figure 23), dyspnée légère, dysphonie,
dysphagie).Figure 23: Plaie de la zone II avec un caillot de sangCaillot de sang obstruant asséchè
Haut Gauche
842.3.Données paracliniques2.3.1.L’imagerie médicaleElle a été réalisée chez 8 de nos patients
soit 9,4 % des cas; il s’agissait de 2 cas de radiographie cervicale, de 4 cas de radiographie
cervico-thoracique et de 2 cas de tomodensitométrie (TDM) cervico-thoracique.Nous avons
relevé un emphysème sous cutané chez 4 patients, un hémopneumothorax chez 3
patients et une pleurésie (figure 24) chezun patient dont 3 avaient bénéficié d’un drainage
thoracique réalisé par les chirurgiens thoraciques. La TDM avait également objectivé une
fracture ducartilage thyroïdien (figure 25) chez un patient. Figure 24: Pleurésie gauche chez un
patient présentant une plaie de la zone IHaut Gauche
85Figure 25: TDM cervicale (coupe axiale) : fracture déplacée de l’aile thyroïdienne gauche
avec des foyers d’emphysème cervicalAvant GaucheFracture de l’aile gauche du cartilage
thyroïde Emphysème extensif Œdème endolaryngé réduisant la filière laryngée
146
A mes camarades de promotionFallouNGOM, Abdallah SENE, Mansour DIOP, Abdel
kader KANE, Mohamed Salim Maecha, Hassane ADOUMLe chemin que nous avons déjà
parcouru ensemble n'est pas long mais très riche en expérience et en émotion. Puisse l'amitié, la
sincérité et la franchise qui ont toujours régi nos relations, demeurent pérennes. A nos maîtres
Prof ES DIOM, A TALL, IC NDIAYEHonorables maîtres,La disponibilité, l’honnêteté, le souci
constant du travail bien fait, le sens social élevé et la rigueur sont des vertus que vous
incarnez. Lasimplicité et le dévouement envers vos patients traduisent éloquemment votre
culture scientifique et fait de vous un modèle. Travailler à vos côtés est une expérience
enrichissante pour nous. Vous avez été une institutrice, un conseiller et une grande sœur et un
père pour nous. Trouvez ici chers Maîtres, le témoignage de notre profonde
reconnaissance.A nos maitre Docteur Ciré NDIAYE, Mame sanou DIOUF, Houra AHMED,
Souleymane MAIGA, Ibrahima sorry SYLLA Chers maitres, vous nous avez accueillis et
guidés dans le service depuis la première année d’internat. La rigueur, l’humanisme et votre
présence scientifique font de vous une valeur sure et une relève dans notre faculté. Merci pour
tout.
A mon amie : Docteur yacine DIOUFSimple, gentille, rigoureuse, pieuseet affectionnée, tu as été
d’une grande aide pour la réussite de ce travail.Devant des situations particulière comme celles-
ci, on constate que les mots perdent leurs sens et pèsent léger devant toute cette vague
d’émotion, si profonde et intense qui provient du plus profond de l’âme et que l’on peine à
extérioriser. Merci de me supporter, merci pour toute crainte dissipée et pour toute souffrance
ou joie partagée, merci d’être ce que tuYass, merci pour tout....A tout le personnel du service
d’ORL de l’hôpital Régional Saint Louis: Dr Hady TALL, Dr Oumou DIALLO et toute l’équipe
paramédicale.A tous les internes et anciens internes du service d’ORL.A tous les DES et anciens
DES du service d’ORL avec une mention spéciale au Docteur Andry RANDRIAMALALAA
tout le personnel du service ORL de Fann,A toute la promotion d’internat de Janvier 2016.A tous
mes enseignants de l’école primaire, du secondaire, du lycée et de la faculté de médecine de
Dakar.Et à tous ceux qui ont contribué un jour à ma formation de médecin, j’espère être à la
hauteur de vos espérances.A tous les habitants du village de MbalakhateA toutes les personnes
qui me sont chères et que j’ai omis de citer
952.5.1.Les complications postopératoiresLes complications retrouvées étaient:−Un hématome
cervical dans les deux heures après une exploration chirurgicale chez un patient de 35
ans qui présentait une plaie de la zone III par tesson de bouteille lors d’une rixe. La cervicotomie
exploratrice avait objectivé une lésion parotidienne et du muscle masséter. Cette complication
avait nécessité une reprise sous anesthésie générale.−Une lymphorrhée notée à J3 post opératoire
chez un patient de 31 ans admis dans le service pour une plaie traumatique par arme blanche
(couteau) lors d’une rixe. La plaie était située en zone I latérale à gauche. L’exploration
chirurgicale objectivait une plaie du canal lymphatique, une lésion de la veine jugulaire
interne et une lésion musculaire.La protidémie totale était basse à 63 mg/l. la conduite à
tenir consistait à l’instauration d’un régime hyperprotidique associé à un pansement
compressif.−Une médiastinite a été évoquée chez un patient de 22 ans ayant bénéficié
d’une endoscopie avant l’exploration chirurgicale. En effet il présentait à J1 post endoscopie une
douleur thoracique et une fièvre de 38,7 degrés à J2.2.5.2.La décanulation Tous les patients
porteurs d’une trachéotomie ont été décanulés. Le délai moyen de décanulation était de3 jours
avec des extrêmes allant d’un jour à 3 mois.Une difficulté de décanulation était notée chez deux
(2) patients. Il s’agissait:Un patient de 44 ans, cultivateur, ayant été trachéotomisé à l’hôpital
régional de Thiès pour une dyspnée laryngée dans un contexte d’une plaie pénétrante du cou par
arme blanche par tentative d’autolyse. L’exploration chirurgicale retrouvaitun œdème des
aryténoïdes et des bandes ventriculaires, une section du pied de l’épiglotte, une fracture de l’aile
droite du cartilage thyroïde et une lésion des muscles sous hyoïdiens. Une nasofibroscopie de
contrôle réaliséeà j8 d’une
96corticothérapieobjectivait unœdème de l’étage sus glottique obstruant 85% de la filière
laryngée. Par ailleurs, le patient présentait une suppuration de la plaie opératoire avec
isolement de la souche de pseudomonas aéroginosa sensible aux quinolones. Après un échec
d’une deuxième tentative de décanulation, une endoscopie sous anesthésie générale mettait
en évidencela persistance de l’œdème laryngé. La décanulation était faite à un mois vingt-six
jours.Le second patient était âgé de 45 ans, agent de domaine, ayant bénéficié d’une
trachéotomie à l’hôpital régional de St Louis. Il présentait une détresse respiratoire sur une
plaie traumatique du cou par encornage lors d’un accident de la voie publique. L’endoscopie
objectivait une lésion traumatique ulcérée du pilier antérieur gauche, des aryténoïdes
œdématiées.L’exploration chirurgicale retrouvait une fracture du cartilage thyroïde, une
section de la membrane thyro-hyoïdienne. La nasofibroscopie de contrôleun important
œdème des aryténoïdes très inflammatoires et des bandes ventriculaires. A trois mois post
opératoire, la décanulation était faite avec succès. 2.5.3.Les décèsNous avons recensé4 cas de
décès dans notre étude:−Un patient de 15 ans, de sexe masculin, qui était admis dans le service
pour une plaie traumatique du cou par une arme blanche (couteau) lors d’une rixe. L’exploration
chirurgicale en double équipe (chirurgien ORL et cardiovasculaire) montrait une lésion
musculaire, de la veine jugulaire interne, de la veine sous clavière et une brèche pleurale.
Deux heures après l’exploration, le patient avait présentait un choc hémorragique. Des mesures
de réanimation avec une transfusion de 4 poches de sang étaient entreprises avec un transfert en
réanimation du service de chirurgie cardiovasculaire et thoracique (CTCV). Le décès par choc
hémorragique était constaté après une heure de réanimation.
97−Le deuxième cas de décès était aussi parchoc hémorragique chez un patient 25 ans, tailleur
de profession. Il était décédé avant son admission et l’exploration chirurgicale du post
mortemretrouvait une plaie cervicale antérieure par une paire de ciseau avec une lésion
musculaire et de la veine jugulaire interne.Il aurait été victime d’un accident de travail.−Le
troisièmecas de décès par hypoxie cérébrale était un patient de 64 ans, éleveur, qui présentait une
détresse respiratoire sur une plaie traumatique du cou par tentative d’autolyse par un couteau. Il
était référé de l’hôpital de Tivaoune et à son admission une trachéotomie d’urgence et une
cervicotomie exploratrice avaient été réalisées. L’exploration retrouvait une lésion des voies
aériennes supérieures, une pharyngotomie médiane transvallécullaire.−Pourle dernier cas, il
s’agissait d’une patiente de 55 ans, porteuse d’un cancer de la vésicule biliaire sous
chimiothérapie. L’exploration retrouvait une plaie médiane par tentative d’autolyse avec section
des muscles sous hyoïdiens, une lésion de la glande thyroïde et ses vaisseaux et une fracture du
cartilage thyroïde. Le décès par arrêt cardio-respiratoire était constaté à J1 post opératoire.
983.DISCUSSIONLa définition même de la plaie pénétrante mérite quelques commentaires. Si
la notion de pénétration comporte la même gravité qu’au niveau de l’abdomen, cette définition
est assez imprécise. Car le peaucier n’est pas à l’instar du péritoine, une couche enveloppante, de
manière complète et bien systématisée tous les organes intracervicaux. C’est un muscle très
mince, étalé sur deux régions antéro-latéraleset postéro-inférieure du cou, qu’il recouvre de
manière incomplète [28, 29].3.1.Les données épidémiologiques3.1.1.La fréquenceLe
traumatisme pénétrantdu cou est une pathologie d’actualité dont la fréquence varie en fonction
de l’aire géographique. En Europe, la plus grande série finlandaise publiée en 2006
rapportait une incidence de 1,3 pour 100000 habitants par an [80]. Cette fréquence est très élevée
(70% des traumatismes) dans les séries qui rapportent l’expérience des équipes Nord -
Américaines [4, 26, 100]. En Afrique, Sérémé et al [91], Tall et al [96] ont rapporté une
incidence respective de 1,8 et 1,7 cas par an. Dans notre étude nous avons recensé une moyenne
de 21,25 nouveaux cas par an. Cette augmentation de l’incidence s’explique par l’urbanisation
mal contrôlée dans les pays en voie de développement comme le nôtre, la pauvreté, la précarité
et le chômage dont sont victimesles populations de notre pays.3.1.2.L’âge Les plaies pénétrantes
du cou sont des pathologiques traumatiques qui intéressent le plus souvent l’adulte jeune. L’âge
de nos patients variait de 2 à 64 ans et l’âge moyen était de 27, 25 ans. Ces résultats se
rapprochent de ceux de la littérature avec un âge moyen qui varie de 27 à 34 ans (Tableau XII)
[1, 24, 26, 29, 31, 39, 48, 50, 61, 71, 91]. La tranche d’âge de 21 à 30 ans étaitla catégorie de
population la plus touchée dans notre étude. Cette prédominance n’est pas une singularité
99sénégalaise, d’autant que ce constat est bien partagé par d’autres auteursde la sous-région
africaine [50]. Cette pathologie est souvent rare dans la population pédiatrique. Dans notre étude,
15, 29 % des cas étaient des enfants de même dans la littérature quelques auteurs [52, 73] ont
décrit des cas pédiatriques. Cette rareté tient à un fait, la bonne protection du cou par les saillies
de l’extrémité céphalique en haut et celle du tronc en bas, la mobilité et l’élasticité des structures
anatomiques du cou [73, 91].3.1.3.Le sexeLa prédominance masculine est un constat partagé par
plusieurs auteurs [5, 20, 30, 71, 95]. Dans notre série, nous avons une prédominance masculine
avec un sex ratio de 20,25 (81 hommes et 4 femmes). Cette prédominance du sexe
masculin s’expliquerait par la forte exposition des hommes aux activités potentiellement
traumatisantes (conduite dangereuse, sport de combat) et par le fait que les hommes ont tendance
à utiliser les moyens les plus violents et les plus radicauxpour réussir leurs actes [5, 26, 29, 30,
91](Tableau XII).Tableau XIIII:Le tableau comparatif de l’âge et du sexeAuteurs Année Nombre
cas Age moyen Homme Femme Ahmed [1] 20093331303 Demetrides [24]
19933352830431Grewal [39] 19955732,3498 Keita [50] 201018427,314935Nason [71]
20011302910921Sérémé [91] 20123034219 Mandaria [61] 20005831553 Notre étude
20178527,25814
1003.1.4.La villede l’accident traumatiqueEn pratique civile, le théâtre des accidents
traumatiques est le plus souvent les grandes villes. Aux Etats-Unis, la plupart des séries [25,
26, 95] étaient publiées à Los Angeles et à Miami. Dans notre étude, Dakar et sa banlieue
étaientle lieu des accidents dans 92,9% des cas. Ceci peut être expliqué par l’insécurité et la
surpopulation de ces grosses agglomérations. 3.1.5.La professionConcernant la profession ou
l’occupation de nos patients, 28,23% de nos cas étaient des ouvriers. Nous avons également
retrouvé des commerçants dans 12, 9% des cas et dans 21,17 % la profession n’était pas
précisée.Nos résultats ne concordent pas avec ceux de Keita et al [50], qui avaient trouvé28,3%
d’étudiants dans une série de 184 cas.Ces professions avec un faible niveau
derevenuéconomique et un faible niveau d’instruction de ces occupants, constituent des facteurs
de risques d’agression dans la banlieue dakaroise[29, 91]. Dans la population pédiatrique,
nous avons retrouvé un écolier dans 12, 9% des cas.3.2.Les données cliniques3.2.1.Le mode
d’admissionL’admission de nos patients a été faite principalement en urgence dans un
contexte d’évacuation non médicalisée. Soixante-neuf pourcent (69%) de nos patients étaient
venus d’eux-mêmes, amenés par des tierces personnes à bord d’un véhicule particulier (Taxi).
L’évacuation de 40% de nos patients était effectuée par une ambulance dont les 30,6% étaient
référés d’une autre structure sanitaire où les premiers soins avaient été réalisés.Ces résultats
corroborentles résultats des séries africaines [30, 91, 96].Ceci s’explique sûrement, par le
faitquele service d’ORL et chirurgie cervico-faciale du centre hospitalier national
universitaire de Fann constitue la seule structure de référence en terme d’urgence dans la capitale
sénégalaise.
1013.2.2.Les antécédents et terrains pathologiquesMalgré les progrès dans l’amélioration des
méthodes de prise en charge des pathologies psychiatriques, la tentative d’autolyse reste une
cause majeure de souffrance individuelle et sociale. En particulier, 10 à 13 % des patients
souffrants de schizophrénie se suicident, tandis que 20 à 50 % commettent des tentatives de
suicide [6, 31]. Dans une série tunisienne publiée en 2011, Ben khelil M et al[5] ont rapporté sept
des neufvictimes avaient des antécédents psychiatriques connus. Lasne et al [54] ont décrit un
cas de suicide complexe par compression cervicale et par arme blanche chez un homme de 27
ans ayant des antécédents de syndrome dépressif majeur et de plusieurs tentatives de suicide.
Dans ses travaux portantsur les lésions cervicales au cours des tentatives de suicide par
arme blanche, Doumbia-singare et al [30] ont rapporté un cas ayant un antécédent de dépression
majeure. Nous avons retrouvé dans notre série, onze patients soit12, 9% des cas ayant des
antécédents de pathologies psychiatriques et trois présentaient une tentative d’autolyse. Le
suicide peut survenir à n’importe quel moment dela maladie, mais lors des phases précoces,
aigües, de rechute ou de dépression, les patients sont particulièrement vulnérables[31].Selon
Guvaudan et al [35], la majorité des suicides a lieu au cours de la période de vulnérabilité de la
maladie. Le profil du suicidaire se dégageant de notre étude est celui d’un adulte jeune, de sexe
masculin, ouvrier ou sans profession, ayant un bas niveau d’instruction, et souvent ayant des
antécédents de maladie mentale et de tentatives de suicide.3.2.3.Les circonstances desurvenueLe
cadre étiologique offre l’occasion de distinguer la pratique de guerre de la pratique civile. La
série ici présentée ne concerne que la pratique civile où en principe le traumatisé est
reçu dans les meilleures structures de réanimation et d’anesthésie. Les lésions
anatomiques observées dans les deux cadres étiologiques, restent à peu près semblables.
102Cependant la guerre donne lieu, toutefois, à des lésions parfois plus complexes[21, 26, 29].
Dans notre série, les étiologies étaient dominéespar une rixe, une agression et une tentative
d’autolyse soit respectivement 47,1%, 20% et 17,6%. Diouf et al [29] ont rapporté dans une
série de 27 cas, une agression dans 37% des cas et une tentative d’autolyse dans 30% des
cas.Les circonstances de survenue étaient représentées dans une série tunisienne [36], par les
agressions dans plus de la moitié des cas (57,1%), suivies par les tentatives d’autolyse (14,3%) et
dans une série burkinabée [91], les tentatives d’autolyse étaient retrouvées dans 53,3% des cas,
suivies des agressions dans 16,6% des cas. Par conte dans d’autres séries de la littérature [50,
45, 81, 103], les étiologies étaient dominées par les accidents de circulation et de la voie
publique.Dans nos pays en voie de développement, du fait de la pauvreté, de la criminalité en
croissance, les agressions à main armée et les rixes sont fréquentes. Tous les patients de notre
étude ayant des antécédents de troubles psychiatriques (12,9%) avaient présenté une plaie
pénétrante du cou par tentative d’autolyse. Les antécédents psychiatriques ont été décrits dans la
littérature comme des facteurs prédisposant au suicide par armes blanches dans un pourcentage
variant entre 17 et 50% et sont souvent associés à l’alcoolisme [5, 34]. Ceci s’explique selon
Gunderson et al [40] que ces personnalités limites utilisent le passage à l’acte suicidaire
comme une défense contre les affects dépressifs ou pourréduire l’anxiété.La personnalité
limite éprouve des difficultés avec la régulation et la modulation de ses émotions: son seuil de
réponse aux stimuli émotifs est très bas, l’intensité de la réponse est très élevée et le retour au
niveau émotionnel de base est très lent [31, 58].
1033.2.4.L’agent vulnérantDans notre étude comme dans celles d’autres auteurs africains [29,
330, 91, 96, 100, 104] l’arme blanche (le couteau) a été le principal agent vulnérant mis en cause.
Ces résultats sont superposables à ceux retrouvésdans les séries canadiennes [71, 97],
les séries brésiliennes [99] et les séries iraniennes [59]. Ceci s’explique par la plus grande
accessibilité en termesde coûtet de disponibilité,du couteau de cuisine dans le contexte
africain.Cependant dans les séries californiennes, Mandavia et al [61] et Demetriades et al [26]
rapportent une plaie pénétrante par balle dans respectivement 78% et 43% des cas. La cordelette
est le moyen desuspension le plus utilisé dans les séries du Nord [115, 116]. Les lésions par
pendaison sont les plus grandes pourvoyeuses de traumatismes cervicaux [77, 107]. Au total,
nous pouvons dire que l’agent causal des plaies pénétrantes du cou est variable en fonction de
l’aire géographique. Ceci s’explique par les réalités socio-culturelles des populations. Pour Diouf
et al. [29] et Zemni et al. [107], le déterminisme du type de lésion saurait influencer par la nature
de l’agent vulnérant :les armes blanches tranchantes déterminent des sections franches,
glissent sur les cartilages, sectionnent les membranes et les ligaments inter-annulaires de la
trachée, tandis que les armes à feu sont à l’origine des lésions variées en fonction du calibre, de
la vitesse initiale, de la distance et du type de projectile.Les cordelettes quant à elles,
détermineraient plus des traumatismes fermés par compression. Ce fait est confirmé par les
études de Tall et al [96]. Le tableau XIII résume les agents vulnérants dominants des différents
auteurs.
104Tableau XIV:Le tableau comparatif de l’agent vulnérant des auteursAuteurs Couteau Armes
à feu Tesson de bouteille Diouf [29] 62,90%3,70% - Sérémé [91] 50%3,30% - Thoma [100]
78,90%20,70%- Teixeira [99] 78%18%- Nason [71] 60,70%4,60% 12,30%Demetriades [26]
40%43%- Mandaria [61] 21%78%Notre étude 48,20%- 24,70%3.2.5.L’examen
cliniqueL’examen clinique en urgence constitue la base de la prise en charge
d’untraumatisme pénétrant du cou [10, 19, 24, 46, 102]. Il doit être aux mieux formalisé
par une procédure écrite d’autant plus justifié que l’équipe médico-chirurgicale prenant en
charge le blessé possède une expertise faible[56].Cet examen clinique systématisé, rapide,
complet et répété a une valeur prédictive positif à 100% et une valeur prédictive négative à
98% [15, 24, 80, 104]. L’examen physique doit aboutir à l’évaluation de la gravité du
traumatisme cervical dans le but de diagnostiquer uneurgence absolue ou relative [28, 29, 91,
96]. Les signes cliniques sont répartis en signes pathognomoniques d’une lésion vasculaires ou
aéro-digestives et en signes suspects, mais non significatifsde l’existence d’une lésion [15,
24, 25]. Les patients ayant des signes pathognomoniques et qui présententune détresse aiguë
hémodynamique et ou respiratoire doivent être admis au bloc opératoire sans délai. Pour
ces patients, il n’existe aucune plus-value à la pratique d’exploration complémentaire [15,
56, 74].
105La gravité est évidente devant la constatation des signes suivants: plaie soufflante,
dyspnée laryngo-trachéale sévère, hématome pulsatif, compressif, emphysèmesous-cutané
extensif, c’est le cas chez 20% despatients de notre étude.Une intubation orotrachéale en
séquence rapide est recommandée sauf contre-indication. Encasd’échec, une trachéotomie
est rapidement effectuée. La cervicotomie précédée d’une endoscopie au tube rigide est de
mise dès l’obtention des conditions opératoires minimales [10, 19, 29, 51, 98, 106].La gravité
étaitdouteuse chez 80% des patients de notre série. C’est ici qu’apparait l’importance de la
réalisation des examens complémentaires pour affiner le diagnostic[46, 105].L’indication
opératoire fera appel auxcritères de STROUD et LUNDY [29, 95]. Demetriades et al. [25],
dans une série de 200 patients, avaient trouvé une situation d’urgence avec une instabilité
hémodynamique chez 17 patients (8,5%), ayant subi une cervicotomie en urgence et les 183
autres patients étaient inclus dans un protocole d’explorations complémentaires. Thoma et
al [100] avaient trouvé chez 25/203 patients une instabilité hémodynamique corrigée par les
mesures de réanimation. Pour certains auteurs [24, 25], les protocoles d’investigation des plaies
pénétrantes du cou sont basés essentiellement sur l’examen clinique. Ce dernier avait permis de
situer la plaie traumatique au niveau de la zone II dans 60% des cas dans notre étude. Nos
résultats corroborent la plupart des séries de la littérature [25, 26, 52, 59, 80, 104]. Ces résultats
sont consignés dans le tableau XIV. Cette zone qui s’étend du bord inférieur du cartilage cricoïde
à l’angle de la mandibule n’est pas protégée par les structures osseuses; ce qui la rend vulnérable
lors d’un traumatisme cervical.
106Tableau XIV:La localisation de la plaie traumatique selon les auteursAuteurs Zone I Zone II
Zone III Plus d'une Zone Demetriades [25] 30%53%31%17%Demetriades [26]
18%47%19%16%Kim [52] 14%60%26%Mùnera [70] 19,40%73,10%7,40% Pakarinen [80]
11%63%7%19%Mahmoodie [59] 26,60%56, 3% 13,50%Van Waes [104] 38,90%50,60%9,09%
10,30%Notre étude 22,40%60%14%4%3.3.Les données paracliniques3.3.1.La radiographie
standard du cou et du thoraxSix de nos patients avaient bénéficié d’une radiographie standard
cervicale et cervico-thoracique. Celle-ci avait montrait un hémopneumothorax chez trois
patients, une pleurésie chez un patient et un emphysème sous cutané chez 4 patients. Ces
résultats se rapprochent de ceux trouvés dans une série de la littérature colligeant 223 cas
de traumatisme cervical pénétrant où environs 16% des blessés par balle(s) et 14% des
blessés par arme blanche avaient un hémopneumothorax associée à une lésion cervicale
[26].Le risque d’association est d’autant plus élevé que lalésion se situe à la zone I [19, 26,
56].Dans notre étude, tous les patients présentant une plaie pénétrante de la zone I n’ont pas
pu bénéficier d’une radiographie par faute de moyens financiers.3.3.2.L’écho-Doppler des
vaisseaux du couMalgré sa sensibilité de 91% et sa spécificité de 98% à détecter une
lésion vasculaire, aucun patient de notre série n’a pu bénéficier de l’écho-Dopplerdes vaisseaux
du cou. Ceci s’explique par le fait que notre centre hospitalier ne
107dispose pas d’écho-Doppler en urgence.Cependant pour certains auteurs [68, 70] son intérêt
est limité dans l’exploration de la zone I ou III où des occlussions complètes peuvent être
ignorées. Pour Demetriades et al [23], couplée à l’examen physique, l’écho-Doppler peut
constituer une alternative à l’angiographie pour les plaies de la zone II.3.3.3.L’angioscanner ou
angio TDM cervicaleL’angio-scannerest l’examen complémentaire de première intention
dans l’exploration des plaies pénétrantes du cou chez les patients ayant unebonnestabilité
hémodynamique.Il fournit des informations sur l’intégrité des structures vasculaires, aériennes,
digestives et osseuses [76, 78, 79, 88, 89].Selon Lefort et al [56], tous les patients stables sur les
plans hémodynamique et respiratoire sans signes de lésions vasculaires ou aérodigestifs
majeurs doivent bénéficier d’une pratique systématique d’un angioscanner qui guidera la
demande éventuelle d’une artériographie ou d’une exploration endoscopique.Il permet aussi de
déterminer le trajet de l’agent vulnérant favorisant ainsi une suspicion élevée des structures
lésées. Dans notre étude, cet examen n’a pas été réalisé du fait de l’indisponibilité en temps
réelle mais aussi du manque de moyens financiers de nos patients. Sa réalisation nous
permettrait de réduire le nombre d’exploration chirurgicale négative car au terme de ses
résultats, la décision est orientée vers lanécessité d’un acte chirurgical, une surveillance en
secteur intensif ou bien la demande d’une endoscopie bronchique ou digestive pour compléter
l’évaluation[44, 68, 89, 93].3.4.Les données thérapeutiquesLa prise en charge d’un traumatisme
pénétrant du cou se fait dans un cadre multidisciplinaire faisant appel à un chirurgien ORL,
un anesthésiste-réanimateur, un traumatologue, un neurochirurgien, un chirurgien vasculaire et
un psychiatre.Le traitement comporte deux volets: médical et chirurgical.
1083.4.1.Le traitement médical Ce traitement repose simplement sur les mesures de réanimation,
l’antibiothérapie et la prévention antitétanique. Il est toujours de mise devant une plaie
pénétrante cervicale.3.4.1.1.Les mesures de réanimation3.4.1.1.1.La liberté des voies
aériennesL’approche de la gestion des voies aériennes altérées dansun traumatisme
pénétrant du cou varie selonles circonstances cliniques [51, 75, 86]. Plusieurs méthodes
ont été décrites dans la littérature pour assurer une liberté des voies aériennes.
−L’intubation oro-trachéale: certains auteurs [13, 51,46, 63, 75]recommandent une
intubation en séquence rapide pour sécuriser les voies respiratoires si celles-ci sont
endommagées avec une intégrité des structures anatomiques. En cas de distorsion
anatomique, cette intubation doit se faire sous fibroscope chez la plupart des patients.
Cependant elle peut être difficile en cas d’œdème, hématome ou une hémorragie
voiredangereuse car pouvant aggraverune désinsertion laryngo-trachéale ou une plaie trachéale
[60].−La trachéotomie: selon Tariq et al [98], Kandall et al [51], la trachéotomie sous anesthésie
locale peut être réalisée en premièreintention en cas de contre-indication ou d’échec à
l’intubation. Elle est indiquée devantune dyspnée laryngée, un emphysème cervical
extensif,une impossibilité de visualiser la glotte en raison d’un saignement important, un
œdème ou devant une perturbation anatomique.−D’autres possibilités existent: laryngotomie
inter crico-throidienne, mise en place de la sonde d’intubation directement à travers la plaie
trachéale [23].
109Dans notre étude, nous avions fait recours à la trachéotomie devant les cas de détresse
respiratoire aigüe (13 cas) et un patient avait bénéficié d’une intubation oro-trachéale. Ceci
s’explique par le fait que la trachéotomie estun geste simple direct et plus sûr de contourner
la blessure des voies aériennes.3.4.1.1.2.Le maintien de l’hémodynamiqueLe maintien des
troubles hémodynamiques nécessite des mesures simples: la mise en place d’une voie
veineuse de gros calibre du côté opposé de la plaie, un remplissage vasculaire avec des
solutés, un pansement compressif de la plaie hémorragique et une position Trendelenburg
pour éviter une embolie gazeuse.Certains gestes sont à proscrire tel que le clampage à l’aveugle
et un sondage de la plaie [60, 94]. Dans notre étude, seulement cinq patients avaient nécessité un
remplissage vasculaire devant une instabilité hémodynamique.En cas d’hémorragie non
contrôlable par une compression,une sonde de Foley peut être introduite dans la plaie, le
ballonnet est gonflé avec du sérum physiologique jusqu’à l’arrêt du saignement [10, 19,
23]. L’exploration chirurgicale n’estindiquéeque dans les cas suivants: une hémorragie
massive non contrôlable, un choc hypovolémique non corrigeable, une plaie soufflante et un
hématome expansif.3.4.2.Le traitement chirurgical3.4.2.1.IndicationLe traitement chirurgical
vise la réparation des lésions, le rétablissement de continuité nerveuse, vasculaire, digestive
et ou respiratoire. Durant la première guerre mondiale, l’exploration chirurgicale n’était que
rarement réalisée. La ligature vasculaire était pratiquée et le taux de mortalité était de 11 à 18%
des cas. Lors de la deuxième guerre mondiale, à partir de 1944, l’exploration chirurgicale
systématique de toute plaie cervicale de guerre franchissant le peaucier a été la
110règle. Cette attitude a été étendue à la pratique civile à partir de 1956 [28, 33, 101].A l’heure
actuelle, l’indication chirurgicale ne se discute pas chez les patients ayant des signes de
gravité: hémorragie active, hématome expansif, instabilité hémodynamique et plaie soufflante
[19, 23,32,60, 74, 75, 99]. La prise en charge des patients stables sur le plan hémodynamique est
sujette à controverse et peut obéir à deux attitudes thérapeutiques. L’attitude dite
interventionniste défendue par Diouf et al [29], Tall et al [96], Séréméet al [91], Pakarinen et al
[80] quiconsiste à privilégier la cervicotomie exploratrice dès que les examens de routine
classiques ne sont pas possibles dans le centre d’exercice. D’autres prônent une attitude dite
conservatrice, guidée par l’examen clinique et les examens complémentaires, conduisant à
une exploration sélective ou une surveillance attentive [23, 32, 46, 49, 51, 60, 89, 94].
Dans notre série, l’exploration chirurgicale était systématique devant toute plaie cervicale. Ceci
s’explique par le fait que certains examens complémentaires de routines ne sont pas
disponibles dans notre centre de pratique.La polémique entre ces deux attitudes
interventionnistes ou non, trouve sa raison dans lefait qu’un certain nombreexplorations
chirurgicales reviennent blanches dans 30 à 89% des cas selon les séries [23, 51, 98],c’était le
cas dans 37,64% des cas dans notre étude. Il est donc intéressant d’établirdes critères
d’interventions.Stroud et Loundry [96], sur une série de 68 cas,systématisent et classent
les critères qui imposent une intervention en urgence en critères majeurs et mineurs. La
cervicotomie exploratrice n’estsystématique que devant la constatation d’un signe majeur, ou de
deux signes mineurs après 48 heures de surveillance.3.4.2.2.L’heure de l’interventionElle doit
être précoce. Selon Forgelman et al [33] la mortalité des plaies pénétrantes explorées
rapidement est de 6%, alors que celles des plaies tardivement explorées serait de 35%.
Et le délai de 6 heures a même été avancépour minimiser le risque de surinfection de la plaie
opératoire[33]. Dans notre
111série le délai moyen de l’intervention était de 8, 62 heures avec des extrêmes allant d’une
heure à 96 heures. Ce retard de la prise en charge peut être expliqué par le problème desolvabilité
des patients. Précoce, efficace et sûre, l’intervention doit l’être mais non précipitée sauf
évidemment pour les plaies carotidiennes extériorisées où il faut nécessairement aller vite.
Sinon, il faut attendre d’avoir toutes les conditions réunies: anesthésiste-réanimateur,
chirurgiencervico-facial expérimenté.3.4.2.3.L’incision cutanéeIl existe une variété de type
d’incision cutanée quele chirurgien cervico-facial peut recourirpour avoir un abord large dans
l’exploration des plaies cervicales. Rappelons simplement les incisions en L d’Andrés, de Mc
Fee, de Sebileau, une incision du bord antérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien, une
sternotomie médiane. Parfois l’incision provoquée par l’agent vulnérant suffit pour
l’exploration chirurgicale[18, 23, 28, 60].3.4.2.4.La réparationdes lésionsL’exploration doit être
réalisée de la superficie à la profondeur en contrôlant en priorité les axes vasculaires tandis que
la réparation est effectuée de la profondeur à la superficie[19, 36].Hormis la carotide externe
qui peut être ligaturée sans séquelle, le geste chirurgicalconstitue une reconstruction de la
lésion artérielle.En l’absence de déficit neurologique la reconstruction par un greffon, une veine
saphène ou une prothèse est indiquée. Cependant devant la présence de signes
neurologiques, la réparation artérielle est controversée, en raison du risque d’infarctus
hémorragique, de l’œdème cérébral et d’une hypertension intracrânienne. Les lésions de la
veine jugulaire interne requièrent soit une ligature chirurgicale soit une prise en charge
conservatrice [15, 19,23, 101].La réparation des lésions aériennes peut être effectuée par des
suturesavec un fil résorbable, un lambeau locorégional, un calibrage endolaryngé et par
une
112résection trachéo-trachéale ou crico-trachéale [94, 101].Le traitement chirurgical des plaies
digestives consisteà un parage limité et une suture primaire plan par plan [19].Dans notre étude,
le taux de mortalité de 4,7% estcomparable au résultat de 3 à 6% de mortalité retrouvé dans
la littérature [23, 60].
113CONCLUSION
114Les plaies pénétrantes du cou sont des plaies qui comportent un franchissement du muscle
peaucier du cou ou le platysma pour les anglo-saxons. Décrites depuis plus de 5 000 ans, elles
représentent 5 à 10% de l’ensemble des traumatismes.Cette pathologie traumatique aune
incidence variable en fonction de l’aire géographique. En Europe, une série finlandaise
rapporte une incidence de 1,3 pour 100000 habitants par an tandis que des études nord-
américaines rapportent une fréquence trèsélevée de70% del’ensemble des traumatismes.Dans les
pays en voie de développement comme le nôtre avec une urbanisation mal contrôlée, les séries
concernant les traumatismes du cou ont rapporté une incidence de 1,7 cas / an. Les plaies
pénétrantes du cou constituent une urgence médico-chirurgicale grave pouvant mettre en jeu le
pronostic vital et fonctionnel des patients. Cette gravité est liée à la richesse en structure
anatomique essentielle de la région cervicale. Elles peuvent être isolées ou constatées dans un
contexte de polytraumatisme.L’examen clinique est la base de l’évaluation de toute plaie
cervicale. Les nouvelles techniques d’imagerie médicale ont permis de révolutionner la prise en
charge de cette pathologie traumatique.La prise en charge chirurgicale des patientsstables sur le
plan hémodynamique fait l’objet de controverses. Il existe une attitude dite interventionniste et
une attitude conservatrice. Cependant chez les patients instables sur le plan
hémodynamique et respiratoire l’exploration chirurgicale urgentene se discute pas. Dans le
cadre du bilan lésionnel, les lésions vasculaires sont retrouvées dans 25% des cas de plaies
cervicales dontdans 22% elles intéressent la carotide tandis que l’axe aérien est lésé dans 10%
des cas de plaies cervicales.Nous avons mené une étude rétrospective portant sur 85 cas de plaies
pénétrantes du cou au service d’oto-rhino-laryngologie et de chirurgie cervico-faciale du CHU de
FANN du 1erJanvier 2014 au 31 Décembre 2017, soit une période de quatre ans.
113CONCLUSION
114Les plaies pénétrantes du cou sont des plaies qui comportent un franchissement du muscle
peaucier du cou ou le platysma pour les anglo-saxons. Décrites depuis plus de 5 000 ans, elles
représentent 5 à 10% de l’ensemble des traumatismes.Cette pathologie traumatique aune
incidence variable en fonction de l’aire géographique. En Europe, une série finlandaise
rapporte une incidence de 1,3 pour 100000 habitants par an tandis que des études nord-
américaines rapportent une fréquence trèsélevée de70% del’ensemble des traumatismes.Dans les
pays en voie de développement comme le nôtre avec une urbanisation mal contrôlée, les séries
concernant les traumatismes du cou ont rapporté une incidence de 1,7 cas / an. Les plaies
pénétrantes du cou constituent une urgence médico-chirurgicale grave pouvant mettre en jeu le
pronostic vital et fonctionnel des patients. Cette gravité est liée à la richesse en structure
anatomique essentielle de la région cervicale. Elles peuvent être isolées ou constatées dans un
contexte de polytraumatisme.L’examen clinique est la base de l’évaluation de toute plaie
cervicale. Les nouvelles techniques d’imagerie médicale ont permis de révolutionner la prise en
charge de cette pathologie traumatique.La prise en charge chirurgicale des patientsstables sur le
plan hémodynamique fait l’objet de controverses. Il existe une attitude dite interventionniste et
une attitude conservatrice. Cependant chez les patients instables sur le plan
hémodynamique et respiratoire l’exploration chirurgicale urgentene se discute pas. Dans le
cadre du bilan lésionnel, les lésions vasculaires sont retrouvées dans 25% des cas de plaies
cervicales dontdans 22% elles intéressent la carotide tandis que l’axe aérien est lésé dans 10%
des cas de plaies cervicales.Nous avons mené une étude rétrospective portant sur 85 cas de plaies
pénétrantes du cou au service d’oto-rhino-laryngologie et de chirurgie cervico-faciale du CHU de
FANN du 1erJanvier 2014 au 31 Décembre 2017, soit une période de quatre ans.
115L’objectif de notre travail était d’étudier les aspects épidémiologiques, cliniques,
paracliniques, thérapeutiques et évolutifs de cette pathologie.Nos résultats ont été les suivants:Au
plan épidémiologique:➢La fréquenceDurant cette période, 88 patients ont été admis pour un
traumatisme ouvert du cou et 85 d’entre euxprésentaient une plaie pénétrante du cou par arme
blanche. Nous avons recensé une incidence annuelle de 21,25 nouveaux cas /an.➢L’âge
etlesexeUne plaiepénétrante cervicale est une pathologie traumatique de l’adulte jeune de sexe
masculin. L’âge moyen de nos patientsétait de 27,25 ans, avec des extrêmes de 02 et 64 ans. Il
y’avait 72adultes (84,7%) et 13 enfants (15,29%). Le sex ratio était de 20.25 en faveur des
hommes (81 hommes et 4 femmes).Au plan clinique➢Le délai d’admissionLe délai moyen
d’admission était de 9,6 heures avec des extrêmes allant d’une heure à 168 heures (07 jours).
83,5% de nos patients étaient reçus dans les6heures qui suivaient le traumatisme.➢Les
antécédents et terrains pathologiquesOnze de nos patients sur 85 (12,9%) avaient des
troubles de comportement psychiatriques ayant fait l’objet d’un suivi médical en psychiatrie.
Parmi eux, trois patients présentaient une tentative d’autolyse antérieure.
116➢Les circonstances étiologiquesLes circonstances étiologiques étaient dominées
principalement par une rixe, une agression et une tentative de suicide. Elles étaient
retrouvéesrespectivement dans 47,1%, 20% et 17, 6% des cas.Le couteau était l’arme
blanchela plus impliquée dans la survenue des traumatismes pénétrants du cou soitdans 48,
2% des cas. Il était suivi par le tesson de bouteille pour24,7% des cas. Il était retrouvé dans plus
de la moitié des cas dans les rixes (52,5%), 68,82% des cas dans les agressions et
66,66% dans lestentatives de suicide.➢Les données de l’examen physiqueL’examen permettrait
de noter une plaie traumatique cervicale antérieure dans 35,3% des cas et latérale dans 64,7% des
cas. Cette plaie était localisée au niveau de la zone II dans 60% des cas. Dans10,6% des cas, une
plaie soufflante a été retrouvée. La palpation de la région cervicale objectivait un
emphysème sous cutanée chez 4 patients. Au terme de cet examen, deux situations ont
été identifiées: une situation d’urgence absolue (20%) et une situation d’urgence relative
(80%).➢Les données paracliniques✓L’imagerie médicaleHuitde nos patients soit 9,4 % des
cas avaient bénéficié d’une imagerie médicale.Il s’agissait de 2 cas de radiographie cervicale,
de 4 cas de radiographie cervico-thoracique et de 2 cas de tomodensitométrie (TDM) cervico-
thoracique.✓L’endoscopieUne endoscopie première avant l’exploration chirurgicale était
réalisée devant la suspicion d’une lésion traumatique des voies aéro-digestives chez 9 patients.
Parmi eux, une trachéotomie en urgence était réalisée chez 6 devant une dyspnée sévère.
12111.Bouchet A, Cuilleret J. anatomie topographique, descriptive et fonctionnelle le cou:
régions antéro-latérales du cou, région de la nuque 2ème partie. Villeurbanne: Simep
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PERMIS D’IMPRIMERVu:Vu:Le Président du juryPour le DoyenVu et Permis d’imprimerPour
le Recteur, Président de l’Assemblée d’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et par
délégationLe Doyen
PRESIDENT: M.Gabriel NGOMProfesseur Titulaire MEMBRES : M.Malick NDIAYE
Professeur Titulaire M.Richard E. A. DEGUENONVOProfesseur Assimilé DIRECTEUR DE
THESE : M.Malick NDIAYE Professeur Titulaire RESUME INTRODUCTION : Les plaies
pénétrantes du cou sont celles qui comportent un franchissement du muscle peaucier du
cou ou ‘‘platysma’’. Il s’agit d’une pathologie d’actualité en augmentation constante avec
l’urbanisation mal contrôlée des pays en développement, l’exclusion,la balkanisation. C’est un
traumatisme cervical souvent grave, mal connu parfois négligé. L’objectif de notre travail était
de décrire les aspects épidémio-cliniques et thérapeutiques des plaies pénétrantes du cou en
pratique civile par arme blanche dans le service d’ORL- CCF du CHU de Fann (Dakar,
Sénégal). MATERIEL ET METHODES : Il s’agit d’une étude rétrospective menée au service
d’ORL et CCF du CHU de Fann durant la période du 1er Janvier 2014 au 31 décembre 2017.
Ont été inclus dans l’étude tous les patients reçus pour la prise en charge d’une plaie pénétrante
du cou par arme blanche en pratique civile. RESULTATS : Au total 85 dossiers ont été colligés.
Il s’agissait de 81 hommes et 4 femmes soit un sex ratio de 20, 25. L’âge moyen des patients
était de 27, 25 ans avec des extrêmes allant de 2 ans à 64 ans. Dans 92, 9% des cas, l’accident
était survenu à Dakar ou à sa périphérie. La circonstance de survenue était dans 47,1% des cas
une rixe et dans 20% une agression. L’agent étiologique le plus souvent rencontré était le
couteau dans 48,2%. Le délai de prise en charge moyen était de 8,62 heures. Soixante-dix-neuf
lésions musculaires cervicales profondes ont été relevées. On retrouvait parmi les 36 lésions
vasculaires 13 plaies de la veine jugulaire interne. L’axe viscéral était lésé dans 21 cas. Le délai
moyen d’hospitalisation était de 4 jours. Les suites opératoiresétaient marquées par un cas
d’hématome, un cas de lymphorrhée, un cas de médiastinite et une difficulté de décanulation
chez deux patients. Quatre (4) cas de décès ont été rapportés.CONCLUSION : Les plaies
pénétrantes du cou demeurent une urgence et une pathologie d’actualité dont l’amélioration
de la prise en charge passe par une consultation précoce et le relèvement du plateau
technique.Adresse du Doctorant : cité des enseignants en face ESP, villa n°1Email :
[email protected] de classement CHIRURGIE CERVICO FACIALEMots-clés
−Urgence, −Traumatisme, −Plaie, −Cou, −Arme blancheM. NGOR DOURPLAIES
PENETRANTES DU COU PAR ARME BLANCHE EN PRATIQUE CIVILE: A
PROPOS DE 85 CAS COLLIGES A LA CLINIQUE ORL LAMINE SINE DIOP DU CHNU
DE FANNThèse: Méd. Dakar, n°74; [Sn], 2020[129 pages], ill.,21x29,5 cm