Ministère de l’éducation national
République Gabonaise
Lycée Paul INDJENDJET GONDJOUT
Union-Travail-Justice
Département de Français
Classe : 1ere A1G
Groupe :
THEME :
Sous la
tutelle de :
Madame
Plan détaillé
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Introduction ........................................................................................................................................ 3
I. Une scène d’attente et de rencontre amoureuse.............................................................................. 4
1. Une attente ritualisée et féminisée (lignes 1 à 5) ........................................................................ 4
2. La rencontre dans un cadre sensoriel et rythmé (lignes 6 à 13) ................................................... 5
II. Une sensualité poétique marquée par le regard masculin .................................................................... 5
1. La danse comme espace de fusion (lignes 14 à 26) ......................................................................... 6
2. Une vision poétique et symbolique de la femme (lignes 30 à 37)..................................................... 6
Conclusion ......................................................................................................................................... 7
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Introduction
Dans un premier temps, l’auteur présente Afia dans un moment d’attente, où la préparation du rendez-vous
devient une scène codifiée. Cette mise en scène conduit progressivement à la rencontre, marquée par une
forte charge émotionnelle. Dès la lecture de de ce roman de OKOUMBA NKOGHE je dévoile la misère et ses
conséquences. Cette idée est renforcée à travers certains motifs inhérents au texte. Il y a l'image de la misère du
quartier on peut lire la description de la fin de la détresse émotionnelle
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I. Une scène d’attente et de rencontre amoureuse
Dans un premier temps, l’auteur présente Afia dans un moment d’attente, où la préparation du rendez-
vous devient une scène codifiée. Cette mise en scène conduit progressivement à la rencontre, marquée
par une forte charge émotionnelle.
1. Une attente ritualisée et féminisée (lignes 1 à 5)
Cette première dimension s’exprime à travers les gestes minutieux d’Afia, révélateurs de son souci
de plaire à l’homme qu’elle attend. Cela se manifeste clairement dans la description située aux lignes 1 à 2
:« Un pied devant, un pied derrière, une main ici, une main là » Elle symbolise une chorégraphie codée,
presque artificielle, traduisant la pression sociale exercée sur les femmes pour se conformer à un idéal de
séduction.
Par ailleurs, cette volonté de séduire transparaît dans la phrase complexe du début (ligne 1) :« En
attendant son nouvel amant, Afia se transforma en ménagère… » Cette structure montre que l’attente n’est
pas passive, mais se traduit par une action symbolique, celle de se transformer et d’adopter un rôle assigné.
Enfin, la phrase exclamative à la ligne 5 renforce cette idée :« Que ne faut-il pas faire pour plaire
aux hommes ! » Cette formule ironique souligne les efforts excessifs que la société impose aux femmes
pour répondre aux attentes masculines.
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2. La rencontre dans un cadre sensoriel et rythmé (lignes 6 à
13)
Cette deuxième phase met en lumière le contexte de la rencontre, situé dans une boîte de nuit, où
les perceptions sensorielles sont exacerbées. Cela apparaît clairement dans la phrase interrogative directe à
la ligne 6 :« Comment l’avait-il rencontrée ? » Elle attire l’attention du lecteur et installe une tension
narrative. Cette ouverture renforce l’attente d’un événement marquant.
De plus, l’auteur dépeint l’ambiance de la boîte à travers une phrase descriptive aux lignes 9-10 :«
Prisonnière pendant trois heures de ces bruits enivrants » L’environnement sonore agit comme un piège
sensoriel qui prépare le terrain au coup de foudre.
Enfin, la proposition relative à la ligne 13 marque le surgissement du jeune homme :« Ce garçon
du Sud-Apo, dont le nom est un bruit de galets roulés par la mer » La métaphore poétique du nom évoque
la douceur et le mystère, accentuant le caractère soudain et romantique de la rencontre.
Ainsi, cette première partie du texte développe un processus d’approche amoureuse rythmé,
sensoriel et codifié. L’auteur inscrit la rencontre dans une dynamique de genre où la femme se prépare et
l’homme surgit, mystérieux et attirant.
Après cette rencontre marquée par le désir et la surprise, le récit bascule vers une phase plus intime
et sensuelle, où le corps devient langage et espace symbolique.
II. Une sensualité poétique marquée par le regard
masculin
Dans un second temps, le texte accorde une grande place à la danse, vécue comme un moment
d’union physique et émotionnelle. La perception du corps féminin s’y transforme en une représentation
presque mystique, idéalisée par le regard de l’homme.
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1. La danse comme espace de fusion (lignes 14 à 26)
Cette dimension est mise en valeur dès la proposition principale de la ligne 14 :« Il lui avait
proposé une danse. » Ce geste marque le début d’un échange corporel chargé d’intentions affectives.
Plus loin, l’attention qu’Afia porte à l’homme se lit dans la phrase descriptive (ligne 16) :« Elle
l’avait tout d’abord scruté. » Cette observation préalable révèle une forme de prudence mais aussi
l’importance du regard dans l’éveil du désir.
Enfin, aux lignes 26-27, la narration rend compte de l’effet de la danse à travers la proposition
principale et juxtaposé :« L’extase rend légère la fille ; elle s’était mise debout. » Ce glissement de la
passivité vers l’action incarne la montée du plaisir, la légèreté évoquant une libération physique.
2. Une vision poétique et symbolique de la femme (lignes 30 à
37)
Cette dernière étape marque l’apogée de la sensualité dans le récit. À la ligne 31, le texte entre dans une
série d’images naturalistes :« La savane odorante mêlée à un sol de pluie, une lumière sur la colline du
Monde… » Le corps féminin devient un paysage poétique, sacralisé par le regard de l’homme.
À la ligne 32, l’auteur insère un discours indirect :« Il lui murmurait à son oreille qu’elle était là…
» Ce discours, porté par l’homme, attribue à la femme une identité construite et poétisée, réduite à une
image.
Enfin, la phrase simple à la ligne 35 conclut cette transformation :« Elle avait souri, conquise,
apprivoisée. » Cette succession d’états exprime la possession symbolique du corps féminin, à la fois séduit
et domestiqué.
Ainsi, dans cette seconde partie, la danse devient une métaphore de la fusion charnelle et de la
domination symbolique. Le corps féminin, célébré par l’écriture, est en réalité modelé par le désir masculin.
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Conclusion
Au terme de notre travail l’écrivain Maurice Okoumba Nkoghe a su mettre en
évidence
La scène d’attente et rencontre amoureuse et une sensualité poétique marquée par le regard
d’un homme et cela a travers un certain nombre d’éléments de grammaire, notamment les
groupes des mots
, des phrases affirmative, exclamative, les propositions subordonnées. Dans se but d’illustrer
les différents aspects du coup de foudre. Ce texte nous emmène à nous confronter à une réalité
souvent ignorer celle, d’un coup de foudre complexe et magique. Maurice Okoumba Nkoghe
n’évoque t’il pas un enjeu social que Alain Mabanckou évoque également dans “ verre cassé”