VIH
Dr Ferdinand Nduwimana
DES-BC,MSc,DUTS
Hope Africa University
1
PLAN
I- GENERALITES
II- AGENT PATHOGENE
III- REPARTITION GEOGRAPHIQUE
IV- CLINIQUE
V- DIAGNOSTIC
VI- TRAITEMENT
VII- PREVENTION
CONCLUSION
2
I- GENERALITES
DEFINITION
Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) =
Rétrovirus à ARN
Genre Lentivirus
s’attaque aux cellules du système immunitaire, les
détruit ou les rend inefficaces
et entraine au dernier stade de l’infection chez
l’Homme, le syndrome de l’immunodéficience
acquise (SIDA)
3
I- GENERALITES
INTERETS
Épidémiologiques:
• En fin 2017: 36,9 millions de PV/VIH (1,8 million
enfants)
• Au Sénégal, prévalence doublée: 1990 (0,2%) et 2017
(0,4% ); PV/VIH s’élève à 41 000 (26 000 femmes et
15 000 hommes)
• VIH35 millions de morts depuis sa découverte à ce
jour (problème mondial majeur de santé publique)
4
I- GENERALITES
INTERETS
Thérapeutiques:
• Recherche de nouvelles molécules antirétrovirales
₋ liés à la résistance aux antirétroviraux
• Suivi épidémiologie, diagnostic et thérapeutique des
PVVIH
Prophylactiques:
• Recherche de candidats vaccins
5
I- GENERALITES
Historique du VIH et du SIDA
Passage des lentivirus du chimpanzé à l’Homme:
Dès 1920 existait déjà virus de l’immunodéficience
simiesque (lentivirus des primates) qui est
génétiquement identique au VIH-1.
Grande similitude (99%) génomique entre Homme et
chimpanzé ⇨ transmission VIH à l’Homme par le Pan
troglodytes troglodytes (grand primate africain).
6
I- GENERALITES
7
I- GENERALITES
Origine
• Les études scientifiques ont suggéré que le virus
serait apparut initialement en Afrique de l’ouest,
mais le 1er échantillon recenser fut recueilli en 1959 à
LEOPOLDVILLE.
• Fin années 70, des médecins américains
s’aperçoivent que plusieurs patients homosexuels
souffraient d’asthénie, perte de poids et parfois de
formes rares et atypique de cancers.
8
Historique du VIH et du SIDA
1981 CDC apparente la maladie à la Pneumonie (Pneumocystis carinii) et au
Sarcome de Kaposi et porte le nom Gay-Related Immune Deficiency (GRID)
1982 Maladie renommée Syndrome d’immunodéficience acquis (SIDA) et 1er cas
signalé en Afrique
1983 Virus en cause est identifié comme le virus lymphadéno-associé (LAV)
1985 2ème nom du virus = virus T-lymphotrope humain type III (HTLV-III) et
isolement d’ un 2ième virus chez un sujet d’Afrique de l’Ouest LAV-2
1986 Transmission du virus Mère – enfant pendant l ’allaitement
1987 nom VIH est adopté et 1er médicament antirétroviral, l’AZT
1er Dec. 1988 1ère journée mondiale contre le SIDA (OMS)
1993 premiers essais pour un vaccin.
1995 Bithérapie; Zidovudine (AZT) = réduit le risque de transmission de la mère à
l’enfant
1996 Trithérapie et naissance des anti protéases
2000 – à nos Mise sur pieds de nouvelles stratégies pour la régression
jours (OMS/ONUSIDA/organismes nationaux) 9
II- AGENT PATHOGENE
Classification:
Famille : Retroviridae
Sous-famille: Orthoretrovirinae
Genre: Lentivirus
Espèces : virus de l’immunodéficience humaine
(VIH)
Sous-espèces: VIH-1 et VIH-2
10
II- AGENT PATHOGENE
Sous-espèces Groupes Sous-types Formes Localisation
recombinantes
VIH-1 M (Majeur) A A-G Afrique de
l’Ouest
B Occident
C et D Afrique de l’Est
et du sud
F, G, H, J, K,
N (New)
O (Outlier) et P Afrique centrale
VIH-2 A Sénégal, Cap-
plusieurs sous- Vert ,Guinée-
types de A à H Bissau, Guinée
B Côte-d’Ivoire,
Mali e Burkina-
Faso 11
II- AGENT PATHOGENE
Structure:
En microscopie électronique,
HIV-1 et HIV-2 se présentent
sous forme de particule de 90
à 120 nm de diamètre avec
une enveloppe hérissée de
particules
Structure virus de l’immunodéficience humaine
https://www.em-consulte.com/en/article/659089 12
II- AGENT PATHOGENE
Structure
Enveloppe :
• Bicouche lipidique
• Glycoprotéines spécifiques: (Sont issues du clivage de
la Gp160 par une protéase)
Externes: Gp120 (VIH-1) et Gp140 (VIH-2)
o Fixation du virus aux récepteurs CD4 cellules cibles
Transmembranaires: Gp41(VIH-1) et Gp36(VIH-2)
o Fusion membranaire virus – cellule CD4+ infectée
13
II- AGENT PATHOGENE
Structure
Core excentré (matrice) :
• Formé de répétition d’une s/u protéique p18 (VIH-1)
et p16 (VIH-2),
• Protection du matériel génétique viral
14
II- AGENT PATHOGENE
Structure
Core intérieur (capside) :
• Coque protéique formée de la répétition d’une s/u
protéique p24 (VIH-1) et p26 (VIH-2),
• Assure la protection du matériel génétique
• Contient:
Génome virale
Protéines: p17 (MA), p24/VIH-1 et p26/ VIH-2
(CA), p7 (NC)
Enzymes: rétrotranscriptase (RT), intégrase,
protéase
15
II- AGENT PATHOGENE
Structure
Génome viral:
o 2 ARN + monocaténaires identiques d’environ 9,6 kb.
o Gènes qui codent pour les protéines de structures:
o Gène gag ⇨ protéines internes
o Gène pol ⇨ enzymes virales (protéase, RT,
intégrase)
o Gène env ⇨ glycoprotéines d’enveloppe
o Gènes qui codent pour les protéines régulatrices de
la réplication virale:
tat, rev, nef, vif, vpr et vpu (VIH-1) ou vpx (VIH-2)
16
II- AGENT PATHOGENE
Structure
Génome viral:
o tat (transactivator of transcription): puissant
activateur de transcription en ARNm et ARNv,
o rev (regulator of expression of viral protein):
exportation des ARNm codant protéines de structure
et enzymes virales
o nef (negative expression factor): favorise réplication
virale
o vif (viral infectivity factor)
o vpr (viral protein r): activateur de transcription
o vpu (viral protein u): assemblage des virions (VIH1) /
vpx (VIH2) 17
II- AGENT PATHOGENE
Structure
Enzymes virales:
o Transcriptase inverse ou retrotranscriptase:
o Polymérase qui permet la formation de l’ADNc
double brin correspondant à l’ARN viral qui
s’intègrera ensuite facilement à l’ADN de la cellule
hôte sous forme d’ADN pro viral,
o Particularité est de ne pas être fidèle dans sa
transcription et de souvent faire des erreurs →
très grande variabilité du VIH.
18
II- AGENT PATHOGENE
Structure
Enzymes virales:
o L’ intégrase :
Intégration du génome viral à l’ADN chromosomique de
la cellule hôte.
o La protéase :
Clivage des précurseurs protéiques en protéines virales
générées qui pourront être assemblées et utilisées
pour la formation de nouveaux virions (particules
virales).
19
II- AGENT PATHOGENE
Organisation génomique
https://www.em-consulte.com/en/article/659089 20
II- AGENT PATHOGENE
Cycle de réplication virale
cellulaire
https://planet-vie.ens.fr/article/1463/virus-sida#repartition-dans-le-monde 21
II- AGENT PATHOGENE
Cycle de réplication virale
• Entrée du virus dans la cellule: attachement au récepteur
spécifique CD4 via gp120/VIH-1, gp140/VIH-2 et
1 corécepteurs CCR4 et CXCR5
• Rétrotranscription de l’ARN virale en ADN
complémentaire dans le cytoplasme cellulaire par la RT.
2 • Copie de l’ADN viral monocaténaire en ADN double brin
(ADN proviral) et intégration à l’ADN chromosomique
grâce à l’intégrase
• Transcription du génome viral en ARNm à partir du
promoteur (LTR5’) grâce à l’ARN polymérase II cellulaire.
3 Puis synthèse des protéines virales
• Assemblage, maturation et bourgeonnement des
4 nouveaux virions à travers la membrane cellulaire.
22
II- AGENT PATHOGENE
Tropisme cellulaire:
Cellules porteuses de CD4+:
• Lymphocytes CD4+
• Monocytes
• Macrophages
• Microglie du SNC
• Cellules folliculaires dendritiques des ganglions
• Cellules dendritiques du sang
• Cellules de Langerhans, de la peau et des muqueuses
• Syncytiotrophoblastes
23
II- AGENT PATHOGENE
Variabilité génétique:
Liée aux erreurs fait par la RT
Taux de mutation estimé à 1/10000 ou 100000
bases/ cycle de réplication.
L’extrême diversité génétique du VIH est liée à sa
dynamique de réplication.
La variabilité porte essentiellement sur le gène env
(les gènes gag et pol sont plus conservés)
Au niveau de la gp120 on a identifiés 5 domaines
hypervariables (V1 à V5) et 6 domaines constants(C1
à C6). La boucle V3 représente un Ag pivot pour les
candidats vaccins 24
II- AGENT PATHOGENE
Variabilité génétique:
Cette variabilité génétique portée sur gp externes a
permis de distinguer 4 groupes de VIH-1 et plusieurs
sous types de VIH-2 (cf classification).
Conséquences:
• Difficultés à l’obtention d’un vaccin
• Emergence de la résistance aux ARV
• Réaliser la surveillance des variants circulants pour
optimiser la sensibilité des test sérologiques et celle
de la quantification de l’ARN plasmatique.
25
II- AGENT PATHOGENE
Propriétés physico-chimiques
Sensibilité:
• Solvants et détergents: inactivé pdt 5 min par
l'hypochlorite de sodium à 0,2 %, l'éthanol à 70%,
glutaraldéhyde à 0,2 %
• Chaleur: inactivé par chauffage à 56° C/ 30 min
Résistance ????
26
II- AGENT PATHOGENE
Mode de transmission
Transmission sexuelle
• >90% des transmissions
• Rapports hétéro/ homosexuels
• Contacts oro-genitaux
• Risque femme > homme (+++ si rapport anal réceptif,
Infection Sexuellement Transmissible, règles, lésions,
viole)
27
II- AGENT PATHOGENE
Transmission par voie transcutanée
• Transfusion sanguine et dérivés
• Matériel d’injection contaminé par du sang infecté
(drogue IV et le personnel de soin)
Transmission materno-foetale
• Accouchement
• Allaitement
28
II- AGENT PATHOGENE
Facteurs de risque
• Pénétration anale ou vaginale non protégée;
• Présence d’une autre infection sexuellement
transmissible comme la syphilis, l’herpès, la chlamydiose,
la gonorrhée ou une vaginose bactérienne;
• Partage d’aiguilles, de seringues, d’autres matériels
d’injection ou de solutions contaminées lors de
l’injection de drogues;
• Injections, les transfusions sanguines à risque, les greffes
de tissus, les actes médicaux qui amènent à couper ou
percer la peau dans des conditions non stériles; et
• Piqûres d’aiguille accidentelles, notamment chez les
agents de santé. 29
III- RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE
Figure: Nombre de personnes vivant avec le VIH, ONUSIDA 2016
http://vih.org/20161201/367-millions-personnes-vivent-vih-182-millions-sont-sous-
traitement/138798 30
CLINIQUE
31
Histoire naturelle de l’infection à VIH
3 phases:
Phase aiguë de primo-infection (1- 8 semaines)
Phase d’infection chronique asymptomatique +/-
adénopathies généralisées puis phase
symptomatique mineure (médiane :10 ans)
Le SIDA
32
Histoire naturelle de l’infection à VIH
Primo-infection:
1 à 8 semaines après la contamination
Asymptomatique +/- Lymphadénopathie persistante
généralisée (LPG)
Disparition spontanée en qq semaines
La survenue ou la sévérité de cette phase pourrait
influer sur l’évolution ultérieure de la maladie
33
Histoire naturelle de l’infection à VIH
La phase d’infection chronique ou phase
asymptomatique:
Phase cliniquement latente mais biologiquement
active : charge virale, CD4 (normale > 500/mm3)
Durée au moins 2 ans avec une médiane estimée à
10 ans
Peut survenir : Syndrome de lymphadénopathie
généralisée persistante (20-50%); Séquestration
virale dans les organes lymphoïdes
34
Histoire naturelle de l’infection à VIH
Formes symptomatiques mineures:
Atteintes cutanéomuqueuses :
zona, condylomes, candidoses....
Atteintes hématologiques: anémie, thrombopénies,
leucopénie....
Symptômes constitutionnels :
AEG, Fièvre modérée mais persistante, Sueurs
nocturnes, Diarrhée
35
Histoire naturelle de l’infection à VIH
SIDA (Syndrome de l’immunodéficience humaine):
Phase évoluée de l’infection à VIH, définie par la
survenue de manifestations opportunistes infectieuses
ou tumorales liées à une baisse majeure de l’immunité
cellulaire (CD4).
36
Classification des infections à VIH (CDC/1993)
37
Classification en stades cliniques (OMS)
Stade clinique 2:
Stade clinique 1:
Perte de poids < 10% du poids corporel.
• Patient asymptomatique. Zona, au cours des 5 dernières années.
• Adénopathies persistantes Manifestations cutanéomuqueuses mineures
généralisées. Infections récidivantes des voies aériennes
Degré d'activité 1 : patient supérieures.
asymptomatique, activité normale. Degré d'activité 2 : patient symptomatique,
activité normale.
Stade clinique 3: Stade clinique 4
Perte de poids ˃ 10% du poids Syndrome cachectisant du VIH avec survenue
corporel. des infections opportunistes du VIH
Diarrhée chronique + Fièvre (Pneumocystose, toxoplasmose cérébrale,
prolongée (˃ 1 mois). cryptosporidiose, cryptococcose extra
Leucoplasie chevelue buccale. pulmonaire, tuberculose, candidose, et toutes
Infections bactériennes sévères. mycoses généralisées)
Degré d'activité 3 : patient alité moins Septicémie à salmonelles non typhiques.
de la moitié de la journée pendant le Lymphome, sarcome de Kaposi (SK).
dernier mois Encéphalopathie à VIH
Degré d'activité 4 : patient alité plus de la
38
moitié de la journée pendant le dernier mois.
DIAGNOSTIC DE L’INFECTION A VIH
39
Indications de la recherche
Dépistage de l’infection à VIH
Obligation volontaire A l’initiative de soignant
-Consultation prénatale
Don de sang, sperme
et d’organes - Consultation prénuptiale
- En présence d’IST
- En présence de signes cliniques
Evocateurs d’infection a VIH
-Enfant naissant de mère séropositive
-intervention chirurgicale
40
Marqueurs biologiques de l’infection due
au VIH
Marqueurs biologiques couramment recherchés:
Anticorps (Ac) anti-vih1/2 : techniques sérologiques
de dépistage et de confirmation
Antigène p24 (ag p24): techniques immuno--
enzymatiques (ELISA)
ARN du VIH (ARN-VIH): techniques de biologie
moléculaire
ADN proviral et isolement du virus par culture ne
sont réalisés que dans les laboratoires spécialisés
41
Recommandations pré analytiques
Prélèvement :
Produits pathologiques
Nature
₋ Sang total
₋ Sérum
₋ Salive
₋ LCR
₋ Sécrétion génitale
Collecte
Sang veineux dans un tube sec
Prélèvement capillaire pour TDR
Conservation à -20°C ou -80°C 42
Cinétique d’apparition des différents marqueurs
de l’infection a VIH
Marqueurs Cinétiques
ARN-VIH (1er 7e -14e jour après contage atteignant
marqueur) rapidement maximum (102 à 107 copies/ml
de plasma)
Absence traitement ↘ réplication sous
l'effet de la réponse immune et stabilisation
charge virale (ARN viral) des 4e-6e mois, et
durant les années de latence clinique
Antigénicité p24 10e - 26e jour,
Négative en 3 à 4 semaines.
Réapparition réplication virale intense
Anticorps sériques 15e - 45e jour grâce aux tests les plus
sensibles,
Persistance à des concentrations ↗↗ tout
au long de l'infection 43
Cinétique d’apparition des différents marqueurs de
l’infection à VIH
44
Diagnostic virologique
Diagnostic indirect
TESTS SEROLOGIQUES DE DEPISTAGE
recherche Ac anti-VIH
Anti Gp120/Gp140
Anti Gp41/ Gp36
Anti P24 / P26
Anti P18/ P16
45
Diagnostics indirects
TESTS SEROLOGIQUES DE DEPISTAGE
ELISA (Enzyme Linked ImmunoSorbent Assay)
Principe
- technique immuno-enzymatique de détection
- permet de visualiser réaction Ag-Ac grâce à une réaction
colorée produite par l'action sur un substrat d'une enzyme
préalablement fixée à l’Ac ou ag de détection.
dépistage anticorps anti-VIH-1 (groupes M et O) et
antiVIH-2
Ag: lysats viraux ou protéines recombinantes ou
synthétiques
Antigènes doivent être le plus représentatif possible de
l'ensemble des virus en circulation. 46
Diagnostic indirect
TESTS SEROLOGIQUES DE DEPISTAGE
ELISA (Enzyme Linked ImmunoSorbent Assay)
types de méthodes :
Indirecte
sandwich
Par compétition
Par immunocapture.
47
TESTS SEROLOGIQUES DE DEPISTAGE
ELISA (Enzyme Linked ImmunoSorbent Assay)
48
TESTS SEROLOGIQUES DE DEPISTAGE
ELISA (Enzyme Linked ImmunoSorbent Assay)
49
ELISA (Enzyme Linked ImmunoSorbent Assay)
4 générations de tests ont été développés
50
ELISA (Enzyme Linked ImmunoSorbent Assay)
4 générations de tests ont été développés
E.L.I.S.A. combinée de 4e génération(détecte Ac anti VIH-1
(groupes M, O), anti VIH-2 et Ag p24 (seuil < 2 UI/mL)
51
TESTS SEROLOGIQUES DE DEPISTAGE
Tests rapides TROD (Tests Rapides d’Orientation
Diagnostic)
Détectent Ac VIH-1 et VIH-2
fenêtre sérologique: délai de 3 S après prise de
TROD
risque
Conservation à température ambiante pour
certains
Délai de 12 semaines (trois mois) pour
assurer résultat négatif.
52
TESTS SEROLOGIQUES DE DEPISTAGE
TROD (Tests Rapides d’Orientation Diagnostic)
Immunoconcentration
53
TESTS SEROLOGIQUES DE DEPISTAGE
TROD (Tests Rapides d’Orientation Diagnostic)
Immunochromatographie
54
TESTS SEROLOGIQUES DE DEPISTAGE
55
Tests de confirmation
Réalisé en cas de tests de dépistage + ou douteux
Spécifique du type de virus VIH-1 ou VIH-2
Plusieurs types tests de confirmation
Western Blot (WB)
Immuno blot (IB)
56
Tests de confirmation
Western blot (WB)
• Méthode de référence.
• Différentes protéines constitutives du virus reconnues
sur bandelette WB par Ac spécifiques anti-vih-1 ou anti-
vih-2.
• Formation des bandes situées en des endroits
particuliers de la bandelette, qui sont révélées par une
réaction immuno-enzymatique ;
• Interprétation difficile à interpréter quand il fournit un
résultat « indéterminé », pouvant correspondre soit à
une séroconversion récente, soit à une infection par un
variant du vih, soit à une réaction croisée avec un autre
rétrovirus ;
57
Tests de confirmation
Western Blot (WB)
Procédures
- (A) protéines séparées par électrophorèse sur gel
de Polyacrylamide (PAGE)
- (B) Transfer sur membrane ( nitrocellulose) pour la
détection
- (C) membrane sondée avec anticorps primaire
spécifique de la protéine cible et généralement
suivi d'un anticorps secondaire conjugué à une
enzyme pour détecter le complexe anticorps-
antigène.
L'enzyme ( peroxydase) agit sur substrat (électro
chimiluminescence) pour émettre de la lumière
58
Western Blot (WB)
Procédures
59
Western Blot (WB)
interprétation
60
Western Blot (WB)
61
Western Blot (WB)
Inconvénients:
- Coûteux
- Exécution longue
- Interprétation difficile
- bonne expérience pour son interprétation, qui
demeure subjective
- beaucoup de résultats indéterminés.
62
Tests de confirmation
immunoblots
- récente et moins répandue.
- mêmes principes que le WB mais utilise différentes
protéines recombinantes ou de synthèse déposées sur
des bandelettes de Nylon ou de nitrocellulose
63
Diagnostic direct
Tests de mise en évidence du virus
recherche d’un constituant du virus, l’Ag p24.
culture virale
Détection de l’ADN proviral
quantification virale
64
Diagnostic direct
Tests de mise en évidence du virus
recherche d’un constituant du virus : Ag p24.
• marqueur direct de la multiplication virale active
• peut être détecté très précocement, 2 à 3 sem après
contamination ou plus tardivement;
• recherche importante :
- au cours de la primo infection, durant la période ou les Ac
sont encore indétectables
- - chez le Nné de mère séropositive pour diagnostic précoce
• Test ELISA direct utilisé
• absence Ag p24 associée à une sérologie négative n’exclut
pas positivité : nouvelle sérologie a pratiquer quelques
semaines après première pour conclure.
65
Diagnostic direct
Tests de mise en évidence du virus
culture virale
- M e V lymphocytes du sujet infecté avec lymphocytes
d’un sujet non infecté, et détection particules virales
produites par lymphocytes sains contaminés par
lymphocytes infectés
- technique très coûteuse, longue (10 à 30 jours)
- Réservée aux laboratoires de recherche spécialisés.
66
Diagnostic direct
Tests de mise en évidence du virus
quantification virale
-prélèvements sur tube avec anticoagulant (EDTA ou
Citrate )
- virus fragile , sang total acheminé au labo à TA dans les
6H ,sinon après centrifugation plasma conservé :
• un jour à température ambiante
• cinq jours à 2-8°c
• congelé à –20°c indéfiniment.
- Technique : extraction puis amplification et détection par
PCR en temps réel
- Résultat : nbre de copies/ml
67
Diagnostic direct
Tests de mise en évidence du virus
quantification virale
- correspond à la charge virale et constitue critère de suivi
important du traitement ARV
- consiste à mesurer l’ARN du virus circulant dans le sang
- technique permettant de faire le diagnostic de l’infection à
VIH chez les enfants exposés avant l’âge de 18 mois (diagnostic
du Nné de mère séropositive) ou en cas de primo-infection
avant détection des anticorps.
68
Diagnostic direct
Tests de mise en évidence du virus
Détection de l’ADN proviral
- Réalisée par PCR
- permet de détecter l’ADN proviral intégré dans l’ADN
cellulaire
- actuellement utilisée pour le diagnostic de l’infection de
l’enfant né de mère séropositive
- technique réservée aux essais thérapeutiques
- pas encore disponible en routine.
69
Suivi virologique des patients infectés
il repose sur:
Bilan initial: Sérologie (VIH; syphilis; HBV; HCV; Toxo; CMV)
dosage des antirétroviraux
détermination du génotype de résistance aux antirétroviraux
numération des lymphocytes (CD4 600-1200/ µL) et dosage
charge virale
- si CD4 > 500
Bilan chaque 6 mois : CD4 et Charge virale
- 200 < CD4 < 500
Bilan: - CD4 chaque 3 mois
-Charge virale 2 fois /an, sauf si évolution défavorable
ou mise en route de traitement
70
Suivi des patients non traités
patients ayant diagnostic de primo-infection et non
traités d’emblée
• Quantification de l’ARN plasmatique pour une indication
du traitement
- Détermination du génotype de résistance
- Taux de CD4 pour apprécier l’évolution et l’indication du
traitement
Suivi patients traités
• Administration d’un traitement dans un délai court, aux
patients présentant symptômes sévères et chez patients
ayant taux CD4 < 500/mm3 au moment du diagnostic,
71
Diagnostic de l’infection du nouveau-né
• Diagnostic précoce et précis
• présence ac maternels jusqu'à l’âge de 15-18 mois Pas
de diagnostique sérologique jusqu'à cet âge.
• Diagnostic même façon que chez l’adulte (ELISA et
Western blot), au de la de 18mois .
• Diagnostic précoce: culture ou recherche ADN proviral \
PCR ou ARN.
72
Diagnostic de l’infection du nouveau-né
-3 prélèvements a effectuer: 1er semaine de la vie (ne pas
utiliser le sang de cordon), à 1 mois, puis 3 mois.
• antigénémie p24, recherchée à la naissance (peu
sensible) mais positivité réplication virale très élevée.
(mauvais pronostic )
NB: enfant séropositif si 2 prélèvement positifs par PCR
ou par culture.
73
Diagnostic
74
Conduite à tenir
75
Conduite à tenir
76
TRAITEMENT
77
Traitement
Objectif
Obtenir en quelques semaines une charge virale en
dessous du seuil de détection.
Si charge virale toujours détectable après 3 mois de
traitement, réaliser une surveillance rapprochée
78
Traitement
Les cibles des antirétroviraux
https://planet-vie.ens.fr/article/1463/virus-sida#repartition-dans-le-monde 79
Traitement
Molécules utilisées
6 classes thérapeutiques commercialisées :
IN : inhibiteurs nucléosidiques reverse transcriptase
INN : inhibiteurs non nucléosidiques de la reverse
transcriptase
IP : inhibiteurs protéase
Inhibiteurs de la fusion
Inhibiteurs de l'intégrase
Inhibiteurs de co-recepteur CCR5
Essais en cours sur utilisation immunothérapie : IL-2,
interféron pégylé.
80
Traitement
Résistance aux ARV
origine
transmise ou primaire
• virus hyper-mutant due:
- Erreurs de rétro ‐transcription
- Mutations introduites par la cellule infectée
- recombinaisons
81
Traitement
Résistance aux ARV
origine
acquise sous traitement
82
Traitement
Résistance aux ARV
Mécanismes
INTI
- Diminution d’affinité sélective pour les inhibiteurs
- Excision des inhibiteurs après fixation
INNTI
- Modification de la poche de fixation
- Résistance naturelle du VIH‐2 : accès bloqué
à la poche de fixation
83
Traitement
Résistance aux ARV
Mécanismes
IP
- Diminution sélective d’affinité
Inhibiteurs d’entrées
- T20 : diminution d’affinité
- Anti‐CCR5 : changement de tropisme, changement
d’affinité pour corécepteur
Evaluation
Test phénotypiques et génotypiques
Antivirogram
84
prévention
Information et éducation sanitaire :
Prévention de la transmission sexuelle :
• 3 actions
- Utilisation de préservatifs
- Dépistage
- Traitement autres MST
85
prévention
Prévention pendant la transmission sanguine :
- sélection des donneurs et dépistage des DDS.
- contrôle sérologique dérivés de sang (VIH, VHC et
VHB).
- Seringues usage unique.
Prévention en milieu de soins : respects règles
d'hygiènes universelles
86
prévention
Prévention de la transmission mère-enfant :
- risque de transmission du VIH considérablement
réduit grâce à l’AZT, dès 14e semaine d'aménorrhée
-association césarienne programmée + AZT réduction
risque de transmission virale à 1-2 %.
- trithérapie prévention de la TME: 2 INTI + IP pour la
prévention de la TME recommandé et poursuivre, chez
femmes traitées avant leur grossesse, traitement
antirétroviral si efficacité et tolérence (en respectant
les contre-indications).
- nouveau-né sous ARV pendant 6 semaines
87
Conclusion
VIH problème majeur de santé publique,
responsable d’une diminution de l’immunité cellulaire
source d’infections opportunistes.
Amélioration fonctions immunitaires sous multi thérapie
antirétrovirale → réduction importante prévalence
infections,
Efforts considérables → diminution globale de la prévalence
à travers le monde,
Résistances aux ARV → recherches de nouvelles
88
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MERCI DE VOTRE AIMABL E
ATTENTION
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