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DM 6 B Structures

Le document traite de la résolution d'une équation diophantienne a² - 2b² = ±1 en utilisant l'ensemble Z[√2]. Il explore les propriétés de cet ensemble en tant qu'anneau commutatif et démontre diverses propriétés algébriques, y compris l'inversibilité des éléments. Enfin, il conclut que les solutions de l'équation sont liées à des éléments spécifiques de l'ensemble H défini dans le document.

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.

Problèmes Corrigés Prof. Mamouni


http ://[Link] 2021-2022 http ://[Link]

Devoir Maison N◦ 7

Arithmétique

Problème : Résolution d'une équation diophantienne

L'objectif de ce problème est la résolution de l'équation


a2 − 2b2 = ±1, (E)
d'inconnues (a, b) ∈ Z .
2

Pour ce faire, on introduit l'ensemble Z[ 2] = a + b 2 / a, b ∈ Z .


√  √

1. Montrer que (Z[√2], +, ×) est un anneau commutatif.


2. (a) Établir que √ √
∀x ∈ Z[ 2], ∃!a, b ∈ Z / x = a + b 2.
On pose alors √
x = a − b 2 leconjugué de .x
(b) Montrer que l'application de conjugaison ϕ : x 7→ x est une permutation de Z[√2] vériant
∀x, x ∈ Z[ 2], ϕ(x + x ) = ϕ(x) + ϕ(x ) et ϕ(x × x ) = ϕ(x) × ϕ(x ).
0
√ 0 0 0 0

3. On pose, pour x ∈ Z[√2], N (x) = xx√.


(a) Montrer que, pour tout x ∈ Z[ 2]√, N (x) ∈ Z.
(b) Montrer que,√ pour tous x, x ∈ Z[ 2], N (xx ) = N (x)N
0 0 (x ). 0

(c) Soit x ∈ Z[ 2]. Montrer que x est inversible dans Z[ 2] si, et seulement si, N (x) = ±1.

(d) Montrer que H = x ∈ Z[ 2] / N (x) = ±1 est un groupe pour la multiplication des réels.
 √

4. Soit x = a + b 2 ∈ H .

(a) Montrer que si a > 0 et si b > 0 alors x > 1.


(b) Montrer que si a 6 0 et si b 6 0 alors x 6 −1.
(c) Montrer que si ab 6 0 alors |x| 6 1.
5. On note H = {x ∈√H / x √> 1}.
+

(a) Soit x = a + b 2 ∈ Z[ 2]√. Montrer que si x ∈ H alors a > 0 et b > 0.


+

(b) En déduire que u = 1 + 2 est le plus petit élément de H . +

6. Soit x ∈ H .+

(a) Montrer qu'il existe n ∈ N tel que u 6 x < u .


n n+1

(b) En déduire que x = u . n

7. Conclure que H = {±u / n ∈ Z}.


n

8. Résoudre l'équation (E).


i
F
nn

1
Corrigé

Problème : Résolution d'une équation diophantienne

1. Z[√2] ⊂ C et (C,√+, ×) est un anneau commutatif.


Montrons que Z[ √2] est un√ sous-anneau de (C, +, ×) par caractérisation.
 1 = 1 + 0 × 2 ∈ Z[ 2].
 Soient x = a + b√2, x = a + b √2 ∈ Z[√2].
0 0 0

√ √
x − x0 = (a − a0 ) + (b − b0 ) 2 ∈ Z[ 2].

 Soient z = a + b√2, z = a + b √2 ∈ Z[√2].


0 0 0

√ √
x × x0 = (aa0 + 2bb0 ) + (ab0 + a0 b) 2 ∈ Z[ 2].

On en déduit que (Z[√2], +, ×) est un anneau commutatif .


2. (a) Elle est immédiate par dénition de √Z[√2].
On suppose que x = a + b 2 = a + b 2 où a, a , b, b ∈ Z.
Existence.
√ 0 0 0 0

Ainsi (b − b )√2 = a − a. Si b 6= b alors √2 = ∈ Q. C'est absurde car √2 est


Unicité.
0 0 0 a0 −a

irrationnel. b−b0

Ainsi b =√b puis a = a .


0 0

∀x ∈ Z[ 2], ∃!a, b ∈ Z / x = a + b 2 .

(b) Il est clair que si x ∈ Z[√2] alors x ∈ Z[√2]. Ainsi l'application ϕ est bien dénie.
On observe que ϕ ◦ ϕ = IdZ . √ √
[ 2]

Ainsi ϕ est une √permutation de√Z[ 2] .√


Soient x = a + b 2, x = a + b 2 ∈ Z[ 2].
0 0 0


ϕ(x + x0 ) = ϕ((a + a0 ) + (b + b0 ) 2)

= (a + a0 ) − (b + b0 2)
√ √
= a − b 2 + a0 − b0 2
= ϕ(x) + ϕ(x0 ).


ϕ(x) × ϕ(x0 ) = ϕ((aa0 + 2bb0 ) + (ab0 + a0 b) 2)

= (aa0 + 2bb0 ) − (ab0 + a0 b) 2
√ √
= (a − b 2)(a0 − b0 2)
= ϕ(x) × ϕ(x0 ).


et
∀x, x0 ∈ Z[ 2], ϕ(x + x0 ) = ϕ(x) + ϕ(x0 ) ϕ(x × x0 ) = ϕ(x) × ϕ(x0 ).
3. (a) Soit √ √
x = a + b 2 ∈ Z[ 2] . Alors
√ √
xx = (a + b 2)(a − b 2) = a2 − 2b2 ∈ Z.

Pour tout x ∈ Z[√2], N (x) ∈ Z .


(b) Soient x = a + b√2, x = a + b √2 ∈ Z[√2].
0 0 0

N (xx0 ) = ϕ(xx0 )xx0 = ϕ(x)ϕ(x0 )xx0 = ϕ(x)xϕ(x0 )x0 = N (x)N (x0 ).

Pour tous x, x ∈ Z[√2], N (xx ) = N (x)N (x ).


0 0 0

(c) Soit x ∈ Z[√2].


” ⇒ ” : Par hypothèse, il existe y ∈ Z[ 2] tel que xy = 1.

Ainsi N (xy) = N (1). Puis, comme N (1) = 1, alors N (x) × N (y) = 1.


Or N (x) ∈ Z et N(y) ∈ Z donc N (x) ∈ Z . Comme Z = {±1} alors N (x) = ±1.
? ?

2
” ⇐ ” : Si alors
N (x) = ±1 √ xx = ±1 .
Sixx = 1 alors
y = x ∈ Z[ 2]√ vérie
xy = yx = 1 x donc est inversible.
Sixx = −1 alors
y = −x ∈ Z[ 2] vérie
xy = yx = 1 x donc est inversible.
x est inversible dans√
Z[ 2] si, et seulement si,
N (x) = ±1 .
(d) Par la question précédente, √ ?
H = Z[ 2] .
D'après le cours,
(H, ×) est un groupe .
4. (a) x ∈ H donc a − 2b = ±1.2 2

Si a = 0 alors −2b = ±1. Ce qui est impossible.


2 Ainsi a 6= 0.
Comme a > 0 alors a > 1. Ainsi x = a + b 2 > 1 puisque b > 0.

(b) x ∈ H donc a − 2b = ±1.


2 2

Si a = 0 alors −2b = ±1. 2

Comme a 6 0 alors a 6 −1. Ainsi x = a + b√2 6 −1 puisque b 6 0.


(c) On a : x × x = ±1 puis |x| × |x|√ = 1.
Comme ab > 0 alors x = a − 2b avec a × (−b) 6 0. Par 4.(a) et 4.(b), on en déduit que
|x| > 1. Ainsi |x| 6 1 .
5. (a) D'après ce qui précède, a > 1 et b > 0. Si b = 0 alors x = a ∈ Z et N (x) = a = ±1. Donc 2

a = ±1 et cela contredit le fait que x > 1. C'est absurde. Par conséquent, b 6= 0 puis b > 1.
Ainsi, si x ∈ H alors a > 0 et b > 0 .
+

(b) H est une partie de R, non vide (car contenant 1 + √2) et minoré par 1 + √2 par ce qui
+

précède.
On en déduit√que H admet une borne inférieure vériant
+
√ inf(H ) > 1 + 2.
√ +

Comme 1√+ 2 ∈ H alors inf(H ) = min(H ) = 1 + 2.


+ + +

u = 1 + 2 est le plus petit élément de H . +

6. (a) On pose n = ∈ N qui vérie u 6 x < u .


j k
x n n+1
ln(u)

(b) On a : 1 6 < u. Si > 1 alors ∈ H et la minimalité de u est contredite.


x x x +

Ainsi = 1 puis x = u .
un un un
x n

7. L'inclusion H ⊂ {±u / n ∈ Z} est claire car u ∈ H et que (H, ×) est un groupe stable par
un
n

passage à l'opposé.
Soit x ∈ H .
Nécessairement x 6= 0.
Si x = 1 alors x = u ∈ {±u / n ∈ Z}.
0 n

Si x > 1 alors il existe n ∈ N tel que x = u . Ainsi x ∈ {±u / n ∈ Z}. n n

Si 0 < x < 1 alors > 1 et ∈ H . Ainsi, il existe n ∈ N tel que = u . Par conséquent,
1 1 + 1 n

x = u ∈ {±u / n ∈ Z}.
x x x
−n n

Si 0 < x alors −x > 0 et −x ∈ H . Ainsi −x ∈ {±u / n ∈ Z} puis x ∈ {±u / n ∈ Z}. n n

Par double inclusion, H = {±u / n ∈ Z} . n

8. On observe que (a, b) ∈ Z est solution √de (E) si, et√seulement si, x = a + b√2 ∈ H si, et
2

seulement si, il existe n ∈ Z tel que a + b 2 = ±(1 + 2) . n

Il y a 4 cas à traiter.
Cas où n = 2p avec p ∈ N Dans ce cas, .

p   p−1 
√ 2p k √ X

X 2p
(1 + 2)n = 2 + 2 2k .
2k 2k + 1
k=0 k=0

3
Cas où n = 2p + 1 avec p ∈ N. Dans ce cas,
p  p 
√ 2p + 1 k √ X 2p + 1 k
X  
n
(1 + 2) = 2 + 2 2 .
2k 2k + 1
k=0 k=0

Cas où n = −2p avec p ∈ N. Dans ce cas,


p p−1 
√ n √ −n X 2p k √ X
  
2p
(1 + 2) = (1 − 2) = 2 − 2 2k .
2k 2k + 1
k=0 k=0

Cas où n = −2p − 1 avec p ∈ N. Dans ce cas,


p  p 
√ √ 2p + 1 k √ X 2p + 1 k
X  
n −n
(1 + 2) = −(1 − 2) =− 2 + 2 2 .
2k 2k + 1
k=0 k=0

On conclut que
p   p−1  p  p 
(  !   ! )
/p∈N ,
X 2p k X 2p k
X 2p + 1 k X 2p + 1 k
S= ± 2 ,± 2 , ± 2 ,± 2
2k 2k + 1 2k 2k + 1
k=0 k=0 k=0 k=0

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