M17: Réalisation Des Traitements Et Des Revêtements de Surface
M17: Réalisation Des Traitements Et Des Revêtements de Surface
Partie 1 : Établir les gammes opératoires de TdS par procédé et par matériaux : ferreux (acier
laminé, acier galvanisé) et non ferreux (Al et alliages) « conversion chimique »
Partie 2 : Réalisation des TdS : OAC, OAS, TSA, alodine, peinture, zingage, cadmiage :
-Respect des consignes et des procédures.
-Application correcte des gammes opératoires (gestion de temps et de l’espace).
-Contrôle approprié des pièces traitées.
-Respect des consignes hygiène et sécurité.
Partie 3 : Les désignations normalisées de TdS.
L’amélioration des matériaux existants et le développement des nouveaux matériaux sont reconnus
comme étant un domaine clé de l’essor industriel. Les TdS permettent, par une combinaison
appropriée des propriétés volume et propriétés surface, de réaliser des économies de matériaux et
d’énergie.
Jusqu’à aujourd’hui on constate l’absence d’une classification unique réellement satisfaisante des
TdS, on peut se trouver devant des classifications diverses :
Organigramme :
Les différentes opérations de traitement
de surface
1
Conversion Conversion Mécanique Thermique Par Thermochimique
chimique électrochimique Revêtement
Phosphatation Anodisation : OAS Grenaillage -Flamme Voir organi- Diffusion des Diffusion des
Chromatation OAC TSA OAD Sablage (Chalumeau) gramme éléments non éléments
Décapage Décapage Matage -Laser métalliques métalliques
Dégraissage Dégraissage Galetage Faisceau Cimentation(C) Chromisation
Martelage électronique Nitruration (Ni) (Cr)
-Induction Carbonitruration Aluminisation
électro- (C.N) (Al)
magnétique Nitrocarburation Magnétisatio
-Torche à (N.C) n (Mn)
plasma Sulfanitrocarburatio Shérardisatio
n n (Zn)
(S.N.C)
Boruration
1
Par revêtement
Argentage layer
Dorage déposition
Palladiage
Rhodiage
Ruthéniage
Tableau:
Procédé manuel
Procédé par immersion (par trempé)
Procédé par aspersion (par jet ou en tunnel)
Procédé par coil-coating (en continue)
Les normes ou/et le cahier de charge de secteur d’activité où les pièces traitées vont être
destinées (aéronautique, maritimes, automobile, ferroviaire).
Cahier de charge client (l’aspect final de la pièce, la garantie anticorrosion…).
La nature du matériau.
Les dimensions et la forme de la pièce à traiter.
La cadence de production (la productivité).
Les procèdes de mise en peinture (cas de revêtement organique : cataphorèse, projection
électrostatique, pulvérisation classique (pistolage))
Dans cette partie de module on aura un aperçu sur le choix des gammes opératoires qui peuvent
être changées selon : voir tableau A
-Le type de matériaux et substrat (acier laminé, acier zingué, Al et alliages)
-Composition de bain (phosphatation au fer, phosphatation cristalline, et chromatation).
-Le procédé utilisé (aspersion, immersion)
2-Cas de l’acier :
Le tableau 1 présente des gammes opératoires types de phosphatation par immersion de l’acier
huilé non oxydé, dans les 3 cas si la surface est calaminée il faut inclure dans la gamme un
décapage chimique suivi d’un double rinçage froid en cascade inverse et d’un rinçage froid ou à 40
C, additionné d’un germinateur de cristallisation à pH de 8 à 8,5 dans le cas de la phosphatation
cristalline.
a-Passivation :
Elle consiste à une immersion dans une solution phosphochromique très dilué de 3 à 4 % avec un
pH de 2,5 à 3, qui crée à la surface de métal une couche très fine de phosphate et chromate de fer
dont la masse surfacique déposée est de 0,1 à 0,2 g/m3. Cette méthode est utilisée que dans le cas
où l’anticorrosion exigée n’est pas sévère.
Remarque :
Le bain de passivation doit être constitué et entretenu de l’eau déminéralisée pour avoir le
maximum d’efficacité anticorrosion et afin d’éviter une couche passive pulvérulente.
Contrôle de bain :
S’effectue par la mesure de l’acidité totale et l’acidité libre.
Régénération de bain :
La tenue en chrome 6, Cr6+ de ce bain est en moyen de 250 mg/l une déchromatation avant rejet
est indispensable pour avoir 0,1 mg/l.
Remarque :
c-Phosphatation cristalline :
Il existe une variété de type de couches, mais actuellement l’industrie en utilise principalement trois
types :
Hopéite: Zn3(PO4)2,4H2O
Scholzite: Zn2Ca(PO4)2,2H2O
Phosphophyllite: Zn2Fe (PO4)2,4H2O
Ce dernier type est évolué vers des bains dits trication Mn/Zn/Ni
Couche de peinture
Remarque 1 :
-La carrosserie automobile française le % de l’acier un zingué est de l’ordre de 50-75%.
-Le constructeur allemand Audi utilise pour la totalité d’électrozingué
Remarque 2 :
La phosphatation trication est également valable avant tous les autres types de peinture liquide
solvantée à condition qu’elles soient compatibles chimiquement avec le zinc
-Ok pour peinture époxy et/ou polyester
-Les peintures glycérophtalique sont à éviter même avec une couche d’impression de wach-primer
b-Chromatation jaune :
Cette conversion chimique est actuellement utilisée avant poudrage « peinture en poudre «
par exemple sur les habillages de réfrigérants atmosphériques.
La Chromatation jaune est à retenir si le cahier de charge est très sévère tant de point de
vue anticorrosion que des performances au test mécanique.
Le bain :
Les bains utilisés contiennent le Cr6+ sous forme d’anhydride chromique CrO3 ainsi que
divers activateurs de réaction, la teneur du bain en Cr6+ et de l’ordre 2à3g/L avec pH=1,5
Gamme opératoire :
La couche de conversion :
La couche formée résulte de la dissolution de zinc avec production d’hydrogène, il se forme sur la
surface un chromate basique (CrOH)CrO4 avec des hydroxydes de chrome Cr (OH)3 et le chromate
de zinc. Le film de conversion est jaune irisé, on doit rechercher une faible intensité de teinte (jaune
pâle).
L’importance de film dépend de : pH, T°, le temps d’immersion et la concentration du bain.
Dérochage chimique par une simple solution aqueuse à base acide phosphorique (par
immersion ou par brosse)
Pistolage
Alliage d'aluminium :
Série 1000 : Al presque pur >99%
2000 : Al au cuivre
3000 : Al au manganèse
4000 : Al au silicium
5000 : Al au Mg
6000 : Al au Mg/Si
7000 : Al au Zn
8000 : Al avec d’autres éléments
Pour assurer l’effet anticorrosion maximal et une excellente adhérence de revêtement organique, la
2
masse de la couche doit être comprise entre 0,4 et 0,8 g /m (la norme DIN54939)
Les constituants : CrO3, HF ou dérivé fluoré, accélérateur K3Fe (CN)6 ou Na2 Mo2O4
pH : entre 1,5 et 2
Remarque :
Ces couches sont utilisées dans l’aéronautique et l’électronique sans finition organique, la tenue en
brouillard salin est directement liée à l’alliage.
pH = 2
Contrôle : la teinte est quasi incolore jusqu’à 0 ,1 g /m2 et vert clair jusqu’à 0,4 à 1,2 g/m2
Remarque :
La teinte du matériau traité dans le cas de chromatation jaune se développe de la teinte incolore vers la
teinte brun foncé en passant par le jaune doré.
La présence de chrome à l’état trivalent Cr3+ d’où leur utilisation pour la préparation d’Al destiné à
l’emballage alimentaire (couche de conversion de faible masse qui reçoit un film de vernis) (ce type de
conversion est utilisé jusqu’à maintenant au procédé coil-coating thermolaquage de l’Al)
c- Chromatation incolore :
Elle est utilisée uniquement dans le cas où l’on désire conserver l’aspect du métal, elle est suivie d’un
revêtement organique incolore (vernis transparent)
Exemple :
Ce type de chromatation est généralement dérive de la version jaune, c’est essentiellement la limitation de
l’acidité libre de la solution de traitement (bain) qui permet d’obtenir l’aspect incolore
Evolution de bain :
Pour vérifier le bon fonctionnement du bain, on pourra traiter une pièce éprouvette (échantillon) en
prolongeant le temps d’immersion à 8 ou 10 min au lieu de 1min.
d-Applications industrielles :
Ils sont multiples comptes tenus des nombreux avantages de l’Al et ses alliages :
-L'aéronautique
-La marine
-Mobilier urbain
-Pièces de fonderie
-Profilés destinés aux bâtiments
-Electroménager
-Jantes pour automobile.
Le marché de l’Al thermolaqué par peinture en poudre polyester est considérablement développé,
d'autres types de finition organique sont utilisés pour Al : acrylique électrophorétique, silicone,
polyuréthane + époxy, PVDF (Diffusion de polyvinyle)
Remarque :
Pour la chromatation, on note l'apparition des autres procédés de conversion chimique qui
exemptent de chrome :
-Conversion amorphe multimétal (Zn, Al, Fe) par aspersion
-Conversion organométallique à base d'acide nitrique, fluore, zirconium et bore
Dans le cadre de l'évolution de conversion par phosphatation, il est utile de rappeler qu’il y a des
nouvelles solutions proposées par les grands fournisseurs des produits de TDS (Henkel,
CHEMETALL) pour des raisons environnementales et suite à la demande du marché, ce sont des
procédés qui donnent des résultats anticorrosion encourageantes (équivalent aux phosphatations
au fer et phosphatation cristalline) mais sans phosphate et sans métaux lourds
La conception des installations tunnel dépend des dimensions des pièces, de la cadence à assurer,
et la gamme opératoire retenue (liée à la nature de métal traité et de niveau d'anticorrosion exigé
après l'application de revêtement organique)
Le fournisseur doit fournir les éléments suivants :
La température
Nature de matériau des cuves des pompes, des collecteurs, des buses et les équipements
de chauffage
Nature de l'eau
Pour l'étude des rejets, il devra fournir la composition chimique des bains ainsi la périodicité
de renouvèlement complet ou partiel en fonction des traitements.
Il donnera son à vis sur l'agencement des rinçages de manière à être garantie de la qualité
de rinçage, il collaborera pour le choix des méthodes de ré enrichissement en continu des
différents bains (en fixant le volume des cuves de stockage ou de prémélange) et le débit de
pompe doseuse.
b-Rôle de constructeur :
En retour, le constructeur soumettra au fournisseur de produit par rapport le plan d’installation : la
capacité des cuves, le débit des ponts, la longueur des intermédiaires de d’égouttage et des sas
d’entrée et de sortie (voir figure 3).
L’inobservation des caractéristiques techniques par le conducteur peut engendrer des
conséquences irréversibles : une surconsommation de produit, pollution susceptible des rinçages et
des bains, augmentation de flux de pollution sur les rejets, détérioration de la qualité finale et perte
de marché.
c-Type de buses :
-Veejet : jet plat avec distribution uniforme et extrémités amincis pour les opérations de
dégraissage alcalin ou dégraissage-phosphatation amorphe, décapage et rinçage, l’angle de
dispersion est généralement entre 50° et 60°.
-Whirljet : cône creux à distribution uniforme avec atomisation fine pour la phosphatation cristalline
ou la chromatation, l’angle de dispersion est 70°.
-Fulljet : cône plein avec distribution uniforme pour le rinçage déminéralisée, l’angle de dispersion
est 50°.
-Flatjet : jet plat à très grande force d’impact, angle de dispersion étroit est 40°, on l’utilise
lorsqu’on désire un jet précis.
-Pour le dégraissage on utilise des produits alcalins à pH plus bas et des tensioactifs à faible
pouvoir moussant (tensioactif non ionique).
-Pour les formules de phosphatation, elles contiennent plus d’accélérateur de manière à former des
couches de conversion homogène dans un temps très court (1min 30s au lieu de 2 à 5min dans le
procédé d’immersion).
-La température d’utilisation des différents bains soit également plus basse ce qui est permis par
l’action mécanique des jets et l’effet de ruissellement.
3-Gammes opératoires :
a- Cas d’acier huilé non oxydé / acier galvanisé :
*Phosphatation au fer :
La figure 3 (a) représente une installation type à 4 étages dont les caractéristiques sont données
dans le tableau 6
Le tableau 7 est relatif à un tunnel à 5 étages utilisant en tête un dégraissage alcalin, cette
conception est nécessaire dans le cas de dégraissage difficile (ex : des pièces embouties après
l’application de lubrifiant).
*Phosphatation cristalline :
La figure 3 (b) représente un schéma type d’une telle installation (phosphatation cristalline ou au
zinc)
Remarque :
En plus de tunnels qui constituent les installations : acier inoxydable et polymère aujourd’hui il y a
l’apparition des tunnels en composite.
Ultra filtration UF (voir fig 3) permet de dépolluer en huile les bains de dégraissage, le recyclage
assure une qualité constante.
Elle s’applique aux deux familles de dégraissage (dégraissage alcalin, dégraissage-phosphatation),
cette technique dite propre permet d’économiser les produits de dégraissage.
b-Cas d’aluminium :
*Système NO RINSE :
Il s’agit de liquide acide contenant du chrome (acide chromique), des accélérateurs et des produits
filmogènes nécessitant une réticulation à 80°C PMT (point métal température), donc un four à gaz,
électrique à infrarouge ou à induction. Le gros intérêt réside dans l’absence de rinçage après la
conversion chimique, donc dans la suppression de la pollution des eaux par le chrome, les
fluorures, etc.
Nota : PMT température la plus élevée que le métal atteint durant la traversée du four de cuisson.
a - Procédé Trifix :
Il permet d’effectuer le dégraissage-phosphatation et la peinture des pièces en acier, chaque
opération se faisant en milieu trichloréthylène chaud.
b - Procédé cool-phos
3. Conclusion
Les traitements de surfaces par voie chimique des métaux en vue de leur mise en peinture
contribuent très largement au développement de l’industrialisation et participent à l’amélioration de
l’aspect, de la qualité et à la pérennité du produit fini, rn diminuant les risques provoqués par la
corrosion.
Pour assurer la réussite du traitement, il est indispensable que les bureaux d’études prennent en
compte la protection anticorrosion dès la conception du produit, et fixent la nature du ou des
matériaux (acier nu ou pré revêtu, aluminium, etc.) et le mode d’application (immersion ou
aspersion). Puis, assistés par le laboratoire et le service méthodes, ils doivent établir un cahier des
charges précisant les impératifs techniques auxquels le procédé choisi(traitement et peinture) doit
répondre du point de vue des essais mécaniques et des tests de résistance à la corrosion, etc. Des
essais sur éprouvettes ou mieux sur des prototypes sont alors possibles.
Pour mener à bonne fin la réalisation du projet, une collaboration étroite entre les différents
partenaires : l’industriel, les fournisseurs de produits, de traitements et de peintures, les installateurs
et les spécialistes des rejets (eau et air), est indispensable.
Il s’agit d’un traitement relativement ancien (avant la deuxième gare mondiale) et les principaux
procédés disponibles sur le marché ont été homologués dans les années 50 pour des applications
dans l’industrie aéronautique.
2-Principe de chromatation :
La chromatation est un traitement qui se résume à une oxydo-réduction dans lequel l’ion chromate
Cr2O72- (prévenant de bichromate de sodium ou de potassium) participe directement comme
oxydant
Cr2O72- + 14H+ +6 e -_______ 2Cr3+ + 7H2O (Cr2O72- / Cr3+)
L’alcalinisation provoque la transformation de bichromate en chromate et la précipitation didroxyde
gélatineux.
Cr2O72- + H2O ------- 2CrO42- + 2H+
CrO42- + Cr3+ +4OH- _____ Cr(OH) 3 + Cr(OH) CrO4
Les couches chromatées ont les caractères d’un gel avec un bon pouvoir d’absorption sur le métal,
par ailleurs les porosités contenues dans cette couche facilitent l’adhérence d’une finition organique
si l’application de cette dernière est réalisée rapidement après le traitement de chromatation.
3-Application :
Ce traitement assure une bonne protection contre la corrosion et constitue un excellent primaire
d’adhérence pour les peintures en raison de la présence d’oxyde de chrome hydraté.
Il est réalisé sur de nombreux métaux : acier prevêtu, Aluminium, cadmium, magnésium, cuivre et
argent…, les épaisseurs de couche sont comprises entre 0,2 et 1µm selon les substrats.
La chromatation des ensembles élémentaires présentant des zones peuvent retenir les
solutions est possible par la méthode manuelle.
Les ensembles collés peuvent suivre la gamme de chromatation normale dans la mesure où
l’adhésif n’est pas sensible au produit employé.
Les parties métalliques autres qu’aluminium doivent être masquées avant le traitement cette
procédure n’est pas obligatoire dans le cas de dépôt de chrome ou de nickel et d’élément en
inox ou titane.
A partir de l’opération de dégraissage, il est recommandé que l’opérateur utilise : soit des
gants en élastomère soit des gants en matière plastique si les éléments sont souillés avant
la chromatation (par exemple : trace des doigts), la gamme opératoire doit être reprise à
partir de l’opération de dégraissage.
Il est impératif d’éviter tout contact entre l’alodine 1200 et tous types de solvants oxygénés.
Le dégraissage des pièces doit se faire de préférence avec un solvant type DLS ou MEK
(méthyléthylecétone).
3-Utilisation de bain :
+ Avant le traitement :
-Les pièces doivent être exemptes d’huiles, de graisse d’encre de marquage, des rayures, des
taches ou autre contamination.
-L’ensemble des paramètres doivent être vérifiés comme conforme avant le lancement de
traitement : les températures, le niveau de bain…
+ Pendent le traitement :
-Les pièces sont accrochées sur des éléments d’accrochage en aluminium, en titane ou en inox, et
sont déposées de façon à éviter les rétentions. Les pièces creuses (tubes) doivent être placées de
telle manière à éviter les bulles d’air emprisonnées et la rétention lors d’émersion.
-Les pièces ne doivent pas être soumises à des contraintes de traction, flexion, torsion ou autre.
-Le temps de d’égouttage des pièces prévu est de 15s à 30 s et peut faire l’objet de modification en
fonction des pièces à traiter. Ce temps doit être respecté afin de diminuer l’entrainement de film
liquide et maintenir la qualité de rinçage.
-Toutes les étapes de processus (préparation et alodine) doivent être enchaînées (sans laisser les
pièces sécher à l’air ambiant de manière à éviter une rupture de film d’eau à la surface pièces).
+Après le traitement :
-Les pièces sont immédiatement séchées par l’air pulsé à température ambiante ou chauffage
jusqu’à 55+-5°C.
-Ne pas dépasser la température de 60°C pour le séchage des pièces.
Des flèches métalliques placées en permanence sur chaque cuve permettent d'indiquer le niveau
nécessaire.
4-Montage de bain :
-Préparer les quantités nécessaires de produit en fonction de la contenance de la cuve utilisée,
sachant que la concentration du bain est généralement de 15g/l
Exemple : Calculer la quantité de produit Alodine à préparer pour une cuve de 500L
1L=15g
500L=7500g=7.5kg
-Remplir la cuve au 2/3 d'eau déminéralisée, ajouter lentement Alodine 1200 uniformément sur
toute la surface de la cuve
-Agiter jusqu'à dissolution complète
-Ajuster le niveau avec la quantité d'eau déminéralisée nécessaire
-Amener le bain à la température de travail
-Laisser reposer le bain 24h avant utilisation
Il y a des solvants qu’on doit rincer après application (exp : Turco Wo1)
Appliquer Turco Wo1 dilué 20 à 25% dans l'eau à l'aide d'un chiffon bien imbibé de cette
solution : port des gants en caoutchouc est obligatoire
Laisser agir 3 à 10 min
Rincer à eau puis sécher
Appliquer immédiatement la peinture
Contrôler l'adhérence de la peinture
ph 1,6 à 2 Journalière
L'agitation de bain avant prélèvement des échantillons pour le dosage doit être de 20min.
Après renouvellement ou réajustement du bain ou si les conditions de travail ont changé, les
vérifications et les essais seront lancés (aspect et composition de bain, aspect de pièces, essai de
corrosion et d'adhérence de peinture) afin de s'assurer de la performance de traitement.
Sanction de contrôle
Dès que 10% des éléments alodinés dans un même lot ne sont pas conformes au précédent, la
totalité de lot est refusée en tant que traitement.
Lorsque l'un des défauts suivants apparait, voici les paramètres que peuvent être en cause :
irisée faible
-Temps d'immersion faible (bain de
Chromatation)
-Concentration faible
-ph en dehors des conditions de travail
-Composition de l'alliage
-Décapage non efficace
Couche non formé -excès de contamination dans le bain
-Préparation de surface non approprié
(grand quantité d’oxyde est toujours
présente)
Exercice :
Etablir un tableau récapitulatif par rapport les contrôles sur les pièces et les bains
nécessaires pendant la réalisation de chromatation d'Al par alodine1200
Contrôle Conditions Etape
Aspect visuel de bain Propre et exempte de Avant traitement
contamination
Niveau de bain Amener au niveau de
travail
Ph DE BAIN 1.6 à 2
Concentration 15g/l et 22g/l
alodine1200
Concentration de fer ≤0.9 g/l
(impurté)
Agitation de bain Fonctionnelle et
homogène
Mouillabilité Pendant 30s sur 100% Après rinçage de
film d'eau continu sans dégraissage
rupture
Contrôle de l'aspect Absence de trace de Après décapage
visuel de la pièce corrosion sur 100%
Contrôle visuel de la Couleur irisée allant du Après traitement de
couche de conversion jaune au brun, continu, conversion
lisse et exempte de
zones rayée, ne doit
pas être poudreuse
Adhérence La persistance de la Après séchage
coloration après
essuyage au chiffon
sur 10%
Ce contrôle se fait mensuellement sur des éprouvettes de dimension bien déterminée par les
procédures en vigueur (largeur, longueur, et épaisseur).
Le contrôle est effectué par un laboratoire extérieur ou intérieur dans un brouillard salin (test BS)
suivant les exigences clients qui dépend aux normes de secteur d’activité ou les normes de
BSISO9227 et ASTMB117.
-Fréquence : il est testé au minimum une éprouvette de chaque nuance matériau par semaine.
-Tolérance : les tolérances ou l’évaluation de test dépend des normes ou aux exigences clients en
général, aprés 168 h d'exposition l’éprouvette ne devra pas présenter plus que 5 points de
corrosion isolée avec des diamètres inférieurs à 0,8 mm .
Remarque : La taille de spécimen permettre l’évaluation d’un section d’au moins 1 dm². On ne
considérera pas les zones situées à 6 mm des bords de l’éprouvette
8-traçabilité
En production chaque dossier de fabrication fait l’objet d’un suivie sur une fiche de T elle est
renseignée sur le type de T, le document de référence de ce T, la date et les heures de début et de
fin, elle est visée par l’opérateur qualifie et archivée au poste de travail.
La date et heure de fui de T apparait également au niveau de la phase de T de surface sur la
gamme de fabrication.
Les résultats de contrôle sont enregistrés sur les gammes de fabrication sur les fiches de contrôle,
les fiche suiveuses, selon le dossier technique de fabrication de chaque société
L’enregistrement de la traçabilité complète est réalisé automatiquement sur des systèmes
informatisés via le GPAO de la société.
Décapage sodique
Décapage phosphochromique
Blanchement acide (sulfochromique à chaud)
Blanchement un bain nitrique à 50%
Rinçage
Les pièces peuvent subir à nouveau un T complet de chromatation
_Dé traitement mécanique :
Solution : à base d’acide borique, acide tartrique, acide citrique, tartrate d’ammonium, carbonate
ou phosphate de sodium, dont le pH entre 3,5 et 8,5.
Couche de conversion : Dans ce cas il y a formation d’une couche barrière compacte dont
l’épaisseur dépend de la tension appliquée avec une limite qu’est donnée par la tension de
claquage. Le processus d’oxydation est non évolutif d’où l’appellation Anodisation type
barrière.
Matériaux : Le substrat doit être de pureté élevée (Al à 99,9 %) car dans le cas contraire les
éléments d’impureté peuvent provoquer des défauts dans la couche d’oxyde est contribuer à
des irrégularités dans la croissance de cette dernière.
- La T° entre -5 et 20 °c
a - Anodisation dure :
Comme indique la figure 2, l’anodisation due est pratiquée à basse T° (de 0 à 5 °C voir ou
dessous avec des densités de courant de 3A /dm2, il en résulte l’obtention d’une couche :
compacte et dure (dureté peut atteindre 450 HV), épaisseur de couche entre 25 et 100µm
(ce qui provoque un gonflement estimé à 30% d’épaisseur de la couche d’oxyde)
Applications :
Ce traitement est utilisé pour améliorer la résistance aux frottements et à l’usure, ainsi
que pour réaliser une isolation thermique : pièces mécaniques diverses (à base
d’aluminium), corps de pompe, pâles de turbine, bord d’attaque de pâles d’hélicoptère,
tête de piston, pièces de moteur électrique.
Matériaux :
Ce sont les alliages de série 5000 et 7000 qui sont les plus aptes à l’oxydation anodique au milieu
sulfurique.
Remarque :
Les alliages d’aluminium ne s’oxyde pas de la même façon, en particulier les alliages
contenant de cuivre (série 2000 et 7000 avec cuivre) donnent des couches d’épaisseur
limitées et poreuses car les phases intermédiaires Al-Cu se dissolvent dans le milieu
sulfurique, et l’on est de même pour les alliages moulés contenant plus de 5 % de Si.
Designati
on
Alliages d’alliage Si Fe Cu Mn Mg Zn
normalisé
e
1050A A5 O,25 0,40 0,05 0.05 0,0-5 0,07
b- Anodisation de protection :
Ce type d’anodisation se pratique d’une manière privilégiée sur les alliages de série 5000 et 6000.
Les épaisseurs de la couche de conversion sont comprises entre 15 et 20µm et leur faible
porosité peut être comblée en moyen d’un colmatage par immersion dans une solution
aqueuse chaude de bichromate de potassium ou par traitement à la vapeur d’eau.
Conditions opératoires :
Température : 20 +- 1,5°C
La teneur on Aluminium dissoute entre 5 et 15g/l
- Isolation électrique : sur des bobinages de fil pour transformateur, ainsi sur les
tambours de photocopieuses.
- Aptitude à l’adhérence des revêtements organiques en l’absence de colmatage : pour les
applications dans le bâtiment.
Remarque :
Il faut faire attention aux conditions de stockage qui doivent subir un bon contrôle car les
couches anodisées en milieu sulfurique sont sensibles à l’hydratation (contrôle
d’humidité).
OUAFAE FOUASSI Page 36
M17 TS/TS VERSION INCOMPLETE NON CORRIGEE
Fig3 : Structure d’une couche obtenue par oxydation anodique chromique (OAC), d’après
J.LEFEBVRE.
Applications : Dans l’industrie aéronautique principalement pour avoir une bonne adhérence
de la peinture en absence de colmatage et protection contre la corrosion avec colmatage en
vapeur d’eau.
Application :
Principalement pour la préparation de surface avant collage dans l’aéronautique. L’OAP
possède une excellente durabilité que l’on attribue à la pellicule superficielle de phosphate dont
la propriété est d’inhiber les réactions d’hydratation à l’interface métal oxyde.
Conditions opératoires :
Des éléments ayant des cavités profonde, ensemble soudés ou collés, ou rivés.
Quelques tubes et tuyaux.
Des pièces dimensionner en fatigue.
Les pièces collées.
Ne pas traiter dans un même lot d’anodisation des matériaux de catégories différentes.
Durant le délai entre OAS et peinture (maximum 24h), les pièces ne doivent pas être
soumises ni aux intempéries ni aux pollutions industrielles diverses.
Tous les procédés de prétraitement de préparation de surface le formage, l’usinage, le
soudage, les traitements thermiques, les contrôles non destructifs (suivant ce qu’est
demandé sur les documents techniques) doivent être menés avant l’anodisation.
2-Critères techniques :
a-Avant l’anodisation :
On doit veiller à ce que :
-Les surfaces doivent être exemptes de tâches, de rayures (mettre en évidence une surface
brillante et uniforme).
-Les zones à ne pas anodiser devront être masquées avec les moyens de masquages précisés
dans la fiche technique (dossier technique).
-Les pièces usinées doivent être accrochées sur les outillages en AL ou en Titan.
-Ces outillages doivent être propres, décapés, et exemptes des rayures ou tout défaut qui peut
diminuer la surface de contact.
-Les pièces doivent être déposées de façon à éviter la rétention de liquide, l’emprisonnement de
l’air, et les contacts entre les pièces et tous les éléments de la cuve (par fois la cuve représente
la cathode).
-Avant de mettre les pièces dans le bain, l’opérateur doit vérifier la propreté des bains (l’aspect
et couleur), l’agitation du bain actif et fonctionne correctement, le niveau de bain est suffisant
pour submerger entièrement tous les composants, le passage du courant entre l’accroche et les
pièces à l’aide d’un testeur du courant (ohm-mètre) et doit renseigner sur la fiche de traçabilité
de la société.
-La couche anodique formée sur les outils d’anodisation en AL peut être éliminé pour ponçage
manuelle ou par immersion dans une solution décapante.
Remarque :
En général, le bain doit être contrôlé visuellement pour :
Que le bain est agité.
Le niveau de bain est suffisant.
L’absence de champignons visibles et les pièces parfaites submergés.
L’aspect du bain :
Bain de dégraissage : pas d’huile ou de graisse en suspension.
Bain de décapage alcalin : pas de formation de mousse.
Bain de dérochage : couleur allant de l’orange au rouge.
Bain d’anodisation : bleu claire et transparent
Bain de rinçage : bleu claire pour le rinçage final
b-Pendant le traitement :
- Les pièces ne doivent pas être soumises à des tractions (contraintes)
- Eviter tout contact accidentel entre les pièces à anodiser et les cathodes.
- Lorsque l’opérateur réalise la mise au bain d’OAS des pièces, le courant doit être
déclenché le plus rapidement possible (le temps max est de 1min).
- Le procède doit être mise en œuvre de telle sorte que la pièce ne sèche pas entre 2
étapes de procédé.
- En cas de coupure ou perturbation pendant le cycle d’anodisation l’opérateur doit sortir
les pièces des bains dans 1min maximum, les pièces doivent désanodiser er réanodiser.
c- Après traitement :
Les pièces anodisées doivent être impérativement soit :
- Séchées et peintes dans les 24H suivant de l’anodisation selon le type de la peinture
(voir fiche de contrôle).
- Après traitement les pièces doivent être manipulées avec des gants propres.
3- mise en œuvre :
a-Gammes opératoires :
G.O type
OAC
Exercice :
Calculer les volumes des bains dans la chaine de OAS
Le volume en (l) des cuves 202, 203, 204, 205, 206, 207,208
b-cycle d’anodisation :
Cycle OAC
ALLIAGE CYCLE
7XXX / 2618
20
0 50 Temps (min)
Tension (V)
Pièces en alliage :
5XXX
20
Temps (min)
0 40
Tension (V)
Pièces en alliage suivant :
0 5 Temps (min)
Tension (V)
Pièces de fonderie
40
0 10 Temps (min)
40
Tension (V)
Pièces Bombardier
22
Temps (min)
0 3
38
NB1 : Dans le cas d’une montée manuelle, les différences de tension entre chaque palier
ne devront pas excéder 5V.
NB2 : Il est indispensable de délivrer un courant redressé aux bornes anodes des cuves de
T, la valeur de l’ondulation résiduelle du courant redressé doit être <5% de la valeur du
courant d’anodisation.
Cycle OAS
ALLIAGE CYCLE
Tension (v)
2000
18V
0 5min
40min temps (min)
Tension (v)
5000 12V
6000
0 5min
40min temps (min)
Tension (v)
0 5min
40min temps (min)
M17 TS/TS VERSION INCOMPLETE NON CORRIGEE
7000
Cycle TSA
Tension (vohs)
14+-1
Durée en minutes
c-Contrôle de l’anodisation :
Le contrôle de l’anodisation est réalisé par le technicien metteur en bain et/ou le contrôleur
qualité qualifié. L’enregistrement de résultat de contrôle est effectué sur la fiche de suivi
traitement.
-Lisse et adhérente.
-Exempte de poudre (contrôle se fait à l’aide d’un chiffon blanc sec : pas de poudrage sur le
chiffon après frottement léger sur la surface).
Ce contrôle est réalisé sur 100% des pièces par un conductimètre (le test le plus connu est
galvotest), ce contrôle est utilisé pour mesurer la capacité isolante de la surface.
Contrôle d’épaisseur :
Ce contrôle est réalisé par un courant Foucault étalonné sur des échantillons non colmatés.
10 mesures seront réalisées. Il faut faire attention à ne pas faire les mesures sur champ ou à
moins de 10mm, la valeur des épaisseurs exige varie selon client.
Contrôle périodique :
-Résistance à la corrosion.
d-Défauts d’anodisation :
Les plus fréquemment rencontrés sont :
Le farinage ou poudrage :
Il se caractérise par une couche molle réattaquée qui devient pulvérulente (poudre blanche), elle
peut s’éliminer facilement par frottement du doigt.
-Bain non homogène (agitation) : un bain mal agité provoquant un échauffement local à cause
d’électrolyte trop concentré.
La cause : Mauvaise réparation du courant dans la cuve, des cathodes trop longues par rapport à
la charge ou une agitation insuffisante.
1-La coloration :
La coloration c'est attribuer une couleur à la surface anodisée d'aluminium, elle est utilisée dans
plusieurs industries aéronautique, carrosserie automobile, ou décoratif comme l'horlogerie et
lunetterie.
b-Caractéristiques de bain :
Constituants Spécifications Périodicité de contrôle
2-Colmatage :
Le colmatage est appliqué pour fermer les pores produit par le processus d'anodisation à
l’acide, l'étanchéité (non perméable) peut améliorer les performances anticorrosion du film
anodique.
b-Contrôle de colmatage :
Appeler aussi contrôle de la perte de pouvoir absorbant, se fait par une solution colorante
appelée bleu Sanodal (ou encre bleu) à la concentration (5 g/l).
Remarque :
L'hydratation de l'alumine donne le boehimite d'où l'augmentation de volume et fermeture des
pores.
IV-Hygiène et sécurité :
- Consulter les fiches des données de sécurité des produits chimiques utilisés
- Attention, le contact avec les yeux ou la peau peut provoquer des brûlures sévères
(acide tartrique, acide sulfurique, la soude caustique, HCl)
- Éviter le contact avec les yeux, la peau et les vêtements
- Ne pas manger ni boire dans le lieu de travail
- Éviter de respirer les vapeurs de façon prolongée
- Utiliser une ventilation adéquate spécialement dans les espaces clôt.
- Tenir à l’écart des récipients en verre ou en métal
- Il est nécessaire de rappeler qu’au cours du montage de bain, ne jamais ajouter d’eau
dans l’acide pure à cause des risques de projection est d’échauffement brutal
- Suivre les instructions les exigences, les modes d’emploi des matériels, les EPI par
phase (Gants-chaussures de sécurité -blouses industriels – lunettes de protection –
protection auditive et respiratoire).
- Il est recommandé d’appliquer une crème protectrice pour la peau, se laver les mains
après utilisation
- Il est formellement interdit de fumer dans les locaux (attention aux substances psycho
actives)
Chapitre III : Revêtement organique : la peinture
(Voir polycopie)
Généralité sur peinture : composition, séchage, type des sous couches et finition
Préparation de peinture et application
Défaut d’application et correction
Partie3 : Désignations normalisées des procédés
1-Définition : principe de symbolisation (NF A91_010)
1
Fe 2/3Ni 420 5I
1
Symbole chimique de matériau de base : Peut être remplacé par la désignation normalisée de
l’alliage de base
2
Slash qui sépare le matériau de base du dépôt : la barre oblique sert à séparer le substrat du
ou des T.D.S réalisés
3
Symbole chimique de matériau de dépôt TRS : Le symbole soit celui de métal déposé soit
celui de l’élément utilisé lors de traitement.
-O : Oxydation anodique
-Cr : conversion à base de chrome (chromatation etc.)
-P : conversion à base de phosphate.
4
épaisseurs de dépôt en µm : Pour le revêtement obtenu par immersion dans des métaux
fondus on emploi en générale l’épaisseur massique (masse métal/unité de surface).
5
Type de T ou de revêtement : L’indication du procédé n’est envisagée dans le cas de
revêtement métallique que s’il peut y avoir une confusion possible entre plusieurs procédés.
N.B : en tolère l’écriture inversé Ni 20I/Fe.
2-Procédés d’obtention :
a-Revêtement métallique (nombre inférieur à X)
I-Dépôt électrolytique
II-Dépôt chimique
III-Revêtement par immersion dans un métal fondu
IV-Revêtement par projection à chaud
V-Revêtement par placage
VI-Dépôt sous vide
b-Traitement de surface :
X-Traitement thermochimique par diffusion
XI-Traitement électrolytique (conversion électrolytique)
XII-Traitement chimique (conversion chimique)
N.B : dans un code on peut avoir le symbole (+) si on change le procédé exp : traitement + un
revêtement
Pour Ni Pour Cr
-Brillant : b -Chrome classique : r
-Mat ou semi brillant : P -Chrome sans fissure : f
-Multicolore ou duplex : d - ,, microfissure : mc
- ,, microporeux : mp
c-complément : exp dépôt nickel-chrome
Reponses
Schéma de galvanoplastie
Il est important de s’intéresser à la nature du courant électrique :
- Le courant est continue étant donner la présence d’un redresseur de courant qui
transforme le courant alternative fournit sur les prises électriques
- La tension est faible puisqu’elle n’est que de quelques volts.
- Les réactions chimiques qui se passent au niveau des deux pôles :
-Au niveau de la cathode (pôle négative) : M++1e- --»M
Ion métallique+Courant –»Métal métallique
Ainsi qu’une réaction secondaire de l’électrolyse de l’eau :
Milieu alcalin : 2H2O+2e---»2OH-+H2
Milieu acide : 2H++2e- --»H2
-Au niveau d'anode :
Anode soluble :M --» M++1e-
Milieu alcalin : 2OH----»1/2O2- +H2O + 2e-
Milieu acide : 2 H2O --»O2 + 2H+ +2e-
Anode insoluble : on a l'oxydation de l'eau seule
Remarque : les anodes insolubles sont utilisés lorsque le métal à un coût exorbitant (dorure) ou
lorsqu'il risque de se dissoudre très rapidement dans le bain (chromage).
2-Composition de bain :
Bien entendu la structure de dépôt va dépendre des constituants présents dans la cuve, nous
pouvons les classées en 4 catégories
Sel métallique : c’est lui qui amené le métal dissout lorsqu’il faut travailler avec un bain neuf ou
effectuer un rajout (ex : chlorure de zinc, Sulfate de nickel etc. ….)
OUAFAE FOUASSI Page 59
M17 TS/TS VERSION INCOMPLETE NON CORRIGEE
Les sels conducteurs : ils sont responsables des conductivités de la solution ce qui minimise la
tension aux bornes et par la suite l’échauffement du bain.
Les sels tampons : ont pour fonctions de stabiliser le pH comme par exemple les dérivées de
borax (présent dans les bains de nickel ou de zinc acide) ainsi que l’acide citrique qui peut jouer
un rôle similaire.
Les additifs organiques : ils sont nombreux selon la finalité attendue :
- Les tensions actifs qui empêchent les bulles d’hydrogène (fragilise l’acier) et réduisent
l’apparition des piqures (il faut utilise avec prudence pour éviter la mousse)
- Les additifs brillanteurs qui sont particulièrement intéressant dans les applications
décoratives
- Additifs affineurs qui épucent rendre le dépôt plus fin
- Les additifs à base saccharines : pour éviter que le dépôt soit cassant
- Passivation chromique
III-Exemples de galvanoplastie
1-Cas de zingage :
Il constitut l’un des revêtements qui présente des bons propriétés anticorrosion ce qui le rend
une technique de choix dans l’industrie automobile.
Il faut impérativement passer par les stades suivant avant l’opération de zingage :
- Dégraissage chimique
- Rinçage
- Dégraissage électrolytique anodique
- Rinçage
- Décapage à l’acide chlorhydrique
- Rinçage
- Dégraissage cathodique et anodique
- Rinçage
- Activation a l’acide chlorhydrique
- Rinçage
- Zingage
☆Les composants de différents bains de zingage :
Exercice :
1-À partir de la vidéo zingage, établir la gamme opératoire du traitement réalisé
2-On parle de quel type de zingage
3-Completer le contenu de la vidéo par une recherche+cours pour indiquer les autres types de
zingage avec les points de différences entre chaque type
Réponses :
1-Gamme opératoire de zingage jaune sur une pièce d’acier
1
Réaliser par un bain de la soude caustique
2
Réaliser par un bain d’acide chlorhydrique en teneur de 75%
3
Bain 75% de soude + 25% de Zn avec brillanteur 240 avec une durée de 40 à 50min pour une
épaisseur de 5 à 8pm
4
Réaliser par un bain d’acide nitrique 1% de l’acide pour 100l d’eau
2-On parle de zingage blanc et zingage jaune
3- voir annexe
Passivation C’est un type de couche de Tout type noires, une meilleure résistan
CHROME passivation sans Cr (VI) a des jaunes, la corrosion que la
TRIVALENT dû être développé. Au lieu matériaux brunes et passivation au Cr (VI
CR (III) de Cr (VI), présent dans les vertes
couches de passivation meilleure que la
(chromate) noires, jaunes, Une couche passivation jaune Cr (
brunes et vertes, la plupart mince peut Pour améliorer encore
des couches de passivation mesurer de résistance à la corrosi
récemment développées 0,08 à 0,1 / ou améliorer l'aspec
utilisent du chrome µm revêtement, un produi
trivalent, abrégé Cr (III). d'étanchéité peut être
appliqué.
Zingage Le zinc lamellaire est un Aciers et Forte 500 à Gris, Noir -Importante résistance
lamellaire - revêtement très résistant Inox plus de 1000 5 µm à 12 la corrosion
Norme ISO contre la corrosion. Le hrs µm -Pas de fragilisation p
10683 principe consiste à l’hydrogène (traiteme
appliquer une couche non-électrolytique)
protectrice de zinc et d’AL -Traitement de pièces
en lamelles par petite et grande taille
centrifugation ou
pulvérisation
Argenture L’argenture est réalisée par Nickel, Éclat blanc Ductile et malléable
immersion dans un bain Cuivre, Aspect esthétique
électrolytique de sels Alliage Conducteur
d’argent à faible intensité de cuivre
de courant électrique.
Le Zingage Nickel est Aciers Forte 720 à Argent, Noir -Importante résistanc
Zingage Nickel
traitement réalisé par dépôt plus de 1000 5 µm à 12 la corrosion
Blanc / Noir
électrolytique d’alliage de hrs µm -Couche sacrificielle
zinc pur et de nickel. s’abimera à la place de
Les pièces sont immergées pièce)
en phase liquide pour -Bon adhérant avant
obtenir une pellicule peinture
métallique grâce au passage
du courant électrique dans
l’électrolyte
2. Cadmiage:
Le cadmiage électrolytique est un procédé de dépôt électrolytique piloter en intensité permettant
de déposer une couche de cadmium (cd) à partir d’un électrolyte le plus souvent cyanuré ou
aussi acide, il peut être réalisé à l’attache ou aux tonneaux (procédés utilisé pour les pièces de
petite dimension de type visserie)
a-Domaine application:
- Acier inoxydable
- Acier faiblement allié avec Rm<1450 MPa
- Alliages Nickel-cuivre
- Sur tout alliages cuivreux
- Sur alliage Alu si l’on a besoin d’une meilleure conductibilité que celle assurée par
traitement de type alodine 1200
b-Réalisation :
Moyens d’accrochage :
- Sont les outillages, barres, connexions électriques et outillage de masquage
- Ils doivent être propre et exempt de la corrosion où autre détérioration
- Le montage des outillages et attaches des pièces devrait être réalisé de façon
-A éviter toute rétention d’air
-A permettre la neutralisation et l’élimination des solutions lors des opérations de rinçage
c-Gamme opératoire:
16 Dégazage Selon MP
17 Réactivation nitrique Amb
Allé-retour
18 Finition chromique Allé-retour 25+/-10
c-D’autres spécifications :
Le dégazage: c’est un cycle thermique qui peut varie de 135°C à 190+/-5°C selon le type
de l’acier il se fait après traitement sur tout les types d acier (inclue Inox ) sauf pour les
matériaux ayant Rm>980MPa, on le fait aussi avant le traitement
Composition de bain :
-Prénickelage NiCl2 6H2O(250g/l) + HCl(35+/-5g/l) + eau osmosée
-Cadmiage électrolytique : NaCN(80+/-5g/l) + CdO(20.5+/-0.5g/l) + NaOH(10+/-1g/l) + eau
osmosée<10ps/cm)
Démetallisation (détraitement): en cas de non-conformité, elle est réalisé dans un bain
de nitrate d’ammonium (NH4 NO3 100-120g/l) pour le cas de revêtement de Cd puis
rinçage, un dégazage après cadmiage est obligatoire
Pour Inox le decadmiage est suivi aussi par l’enlèvement de la sous couche de Nickel
3-Hygiène et securité:
La cuve de rétention de bain de cadmiage est indépendante pour éviter tout risque de mélange
avec les autres produits de la chaine et surtout les acides.
Le circuit d'aspiration est également separé entre les acides et les bases.
Un detecteur d'incendie est mis en place afin de prevenir tout degagement des gaz cyanure
avec alarme.
Des affiches sont mises sur la chaine pour informer les personnels de la toxicité du bain de
cadmiage.
Chaque bain de la chaîne doit être identifié avec sa fiche signalétique qui définisse la
composition du bain et le niveau de toxicité
Les opérateurs sont menus à des conditions de protection adéquates
IV-Calul du temps de dépôt :