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Devoir Surveillé 3: Exercice 1: Échauffement

Le devoir surveillé aborde plusieurs exercices en mathématiques, incluant la résolution d'équations complexes, le calcul d'intégrales de Poisson, et l'étude des points fixes de l'exponentielle complexe. Les exercices impliquent des démonstrations et des justifications mathématiques, ainsi que des applications de théorèmes et de propriétés de fonctions. Enfin, le devoir se termine par une étude de la convergence de certaines intégrales et suites associées.

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Thèmes abordés

  • séries convergentes,
  • propriétés des fonctions monot…,
  • propriétés des fonctions polyn…,
  • changement de variable,
  • systèmes de coordonnées,
  • propriétés des fonctions conca…,
  • propriétés des racines,
  • propriétés des intégrales,
  • fonctions périodiques,
  • équations complexes
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Devoir Surveillé 3: Exercice 1: Échauffement

Le devoir surveillé aborde plusieurs exercices en mathématiques, incluant la résolution d'équations complexes, le calcul d'intégrales de Poisson, et l'étude des points fixes de l'exponentielle complexe. Les exercices impliquent des démonstrations et des justifications mathématiques, ainsi que des applications de théorèmes et de propriétés de fonctions. Enfin, le devoir se termine par une étude de la convergence de certaines intégrales et suites associées.

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  • propriétés des racines,
  • propriétés des intégrales,
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  • équations complexes

MP2I 24.11.

23

DEVOIR SURVEILLÉ 3
▶ Exercice 1 : échauffement

Les questions 1 et 2 sont indépendantes.


1. a. Résoudre l’équation 𝑧 2 − (4 − 2𝑖)𝑧 + 11 − 10𝑖 = 0 d’inconnue 𝑧 ∈ C.
b. On se place dans le plan complexe, et on note 𝐴 et 𝐵 les points dont les affixes sont les deux solutions
de l’équation précédente.
Déterminer les points 𝐶 tels que 𝐴𝐵𝐶 soit un triangle rectangle et isocèle en 𝐶.
2. Soit 𝐸 un ensemble, et soient 𝐴, 𝐵 deux parties de 𝐸.
Pour 𝑋 ∈ P(𝐸), on note 𝑓 (𝑋 ) = (𝐴 ∩ 𝑋 ) ∪ (𝐵 \ 𝑋 ).
a. Soient 𝑋, 𝑌 ∈ P(𝐸). Justifier que 𝑋 ∪ 𝑌 = ∅ ⇔ 𝑋 = 𝑌 = ∅.
b. Soit 𝑋 ∈ P(𝐸). Montrer que 𝑓 (𝑋 ) = ∅ si et seulement si 𝐵 ⊂ 𝑋 ⊂ 𝐴.
c. Prouver alors qu’il existe 𝑋 ∈ P(𝐸) tel que 𝑓 (𝑋 ) = ∅ si et seulement si 𝐴 ∩ 𝐵 = ∅.
d. On suppose dans cette question que 𝐴 ∩ 𝐵 = ∅, et soit 𝑋 ∈ P(𝐸).

Montrer que 𝑓 (𝑋 ) = ∅ si et seulement si il existe 𝐷 ∈ P 𝐴 tel que 𝑋 = 𝐵 ∪ 𝐷.

▶ Exercice 2 : calcul de l’intégrale de Poisson

1. Soit 𝑔 une fonction paire, continue et 2𝜋-périodique sur R. Montrer que


∫ 2𝜋 ∫ 𝜋
𝑔(𝑡) 𝑑𝑡 = 2 𝑔(𝑡) 𝑑𝑡 .
0 0

2. Pour 𝑟 ∈ R et 𝜃 ∈ R, on pose 𝑓𝑟 (𝜃 ) = 𝑟 2 − 2𝑟 cos(𝜃 ) + 1.


Montrer que ∀𝑟 ∈ R \ {−1, 1}, ∀𝜃 ∈ R, 𝑓𝑟 (𝜃 ) > 0.
∫ 𝜋 ∫ 𝜋  
Dans toute la suite, pour 𝑟 ∈ R \ {−1, 1}, on note 𝐼 (𝑟 ) = ln(𝑓𝑟 (𝜃 )) 𝑑𝜃 = ln 𝑟 2 − 2𝑟 cos(𝜃 ) + 1 𝑑𝜃 .
0 0
3. Soit 𝑟 ∈ R \ {−1, 1}. À l’aide d’un changement de variable, prouver que 𝐼 (−𝑟 ) = 𝐼 (𝑟 ).
4. En remarquant que 2𝐼 (𝑟 ) = 𝐼 (𝑟 ) + 𝐼 (−𝑟 ), montrer que pour tout 𝑟 ∈ R \ {−1, 1},
∫ 𝜋  
2𝐼 (𝑟 ) = ln (𝑟 2 ) 2 − 2𝑟 2 cos(2𝜃 ) + 1 𝑑𝜃 .
0

En utilisant la question 1, en déduire que 2𝐼 (𝑟 ) = 𝐼 𝑟 2 .




5. En déduire que : ∀𝑛 ∈ N, ∀𝑟 ∈ R \ {−1, 1}, 2𝑛 𝐼 (𝑟 ) = 𝐼 𝑟 2 .


𝑛

6. Soit 𝑟 ∈] − 1, 1[. Montrer que 2𝜋 ln(1 − |𝑟 |) ⩽ 𝐼 (𝑟 ) ⩽ 2𝜋 ln(1 + |𝑟 |).


7. En déduire que pour tout 𝑟 ∈] − 1, 1[, 𝐼 (𝑟 ) = 0.
1
 
8. Prouver que ∀𝑟 ∈ R \ {−1, 1}, 𝐼 = 𝐼 (𝑟 ) − 2𝜋 ln(|𝑟 |).
𝑟
9. En déduire la valeur de 𝐼 (𝑟 ) lorsque |𝑟 | > 1.

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2023–2024


▶ Exercice 3 : points fixes de l’exponentielle complexe

Le but de cet exercice est de déterminer les points fixes de l’exponentielle complexe, c’est-à-dire les 𝑧 ∈ C tels
que 𝑒 𝑧 = 𝑧.
Dans la suite, pour 𝑧 ∈ C, on notera exp(𝑧) le nombre complexe 𝑒 𝑧 .

Partie I. Existence de points fixes de l’exponentielle


 𝑥  𝑥
1. On note 𝑓 la fonction définie sur 0, 𝜋2 par 𝑓 (𝑥) = exp .
 

tan 𝑥 sin 𝑥
sin 𝑥 tan 𝑥
a. Déterminer les limites en 0 de et .
𝑥 𝑥
b. Justifier qu’il existe 𝑏 ∈ 0, 𝜋2 tel que 𝑓 (𝑏) = 0.
 

𝑏
c. Prouver alors que 𝑧 = + 𝑖𝑏 est un point fixe de l’exponentielle.
tan 𝑏

Partie II. Détermination de l’ensemble des points fixes de l’exponentielle


2. Soit 𝑧 ∈ C. Exprimer exp (𝑧) en fonction de exp(𝑧).
En déduire qu’il suffit de déterminer les points fixes dont la partie imaginaire est strictement positive.
R −→ R
Dans la suite, on note 𝜑 : .
𝑡 ↦−→ 𝑡𝑒 −𝑡
3. Soit 𝑧 ∈ C un point fixe de l’exponentielle complexe, et soient 𝑥, 𝑦 ∈ R tels que 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦. On suppose de
plus que 𝑦 > 0.
a. Donner le module et un argument de exp(𝑧) en fonction de 𝑥 et 𝑦.
b. Justifier qu’il existe 𝑘 ∈ N tel que 𝑦 = 2𝑘𝜋 + Arccos (𝜑 (𝑥)).
c. Prouver alors que 𝑒 𝑥 1 − 𝜑 (𝑥) 2 − Arccos(𝜑 (𝑥)) = 2𝑘𝜋.
√︁

4. On note 𝛿 la fonction définie là où c’est possible par 𝛿 (𝑡) = 𝑒 𝑡 1 − 𝜑 (𝑡) 2 − Arccos(𝜑 (𝑡)).
√︁

a. Étudier les variations de 𝜑, puis montrer que l’ensemble de définition de 𝛿 est un intervalle de la
forme [𝛼, +∞[, pour un certain 𝛼 ∈ R.
b. Justifier la dérivabilité de 𝛿 sur ]𝛼, +∞[ et prouver que :

𝑒 −𝑡  
∀𝑡 ∈]𝛼, +∞[, 𝛿 ′ (𝑡) = √︁ 𝑒 2𝑡 + 1 − 2𝑡 .
1 − 𝜑 (𝑡) 2

En déduire le taleau de variations de 𝛿.


c. Montrer que pour tout 𝑘 ∈ N, l’équation 𝛿 (𝑡) = 2𝑘𝜋, d’inconnue 𝑡 ∈ [𝛼, +∞[ possède une et une
seule solution 𝑥𝑘 .
On note alors, pour tout 𝑘 ∈ N, 𝑦𝑘 = 2𝑘𝜋 + Arccos 𝜑 (𝑥𝑘 ).
d. Montrer que 𝑥𝑘 + 𝑖𝑦𝑘 est un point fixe de l’exponentielle complexe.
5. Déterminer l’ensemble de tous les points fixes de l’exponentielle complexe.

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2023–2024


▶ Problème : une famille d’intégrales
𝑑𝑡
∫ 𝑥
Pour tout entier 𝑘 ⩾ 1, et pour 𝑥 ∈ R+ , on note 𝐼𝑘 (𝑥) = .
ch (𝑡)
𝑘
0

Partie I. Première étude de 𝐼𝑘 .


1. Justifier que pour tout 𝑘 ⩾ 1, 𝐼𝑘 est bien définie, qu’elle est dérivable sur R+ , et déterminer 𝐼𝑘′ .
2. Soit 𝑥 ∈ R+ .
a. À l’aide d’un changement de variable, déterminer 𝐼 1 (𝑥).
b. Calculer 𝐼 2 (𝑥).
3. Soit 𝑥 ∈ R+ .
1 ch
a. Soit 𝑘 ∈ N∗ . En notant que = 𝑘+1 , et à l’aide d’une intégration par parties, montrer que
ch ch
𝑘

sh(𝑥) 𝑘
𝐼𝑘+2 (𝑥) = + 𝐼𝑘 (𝑥).
(𝑘 + 1) ch
𝑘+1
(𝑥) 𝑘 +1

b. En déduire les valeurs de 𝐼 3 (𝑥) et 𝐼 4 (𝑥).

Partie II. Existence de lim 𝐼𝑘 (𝑥).


𝑥→+∞
4. Pour 𝑘 ∈ N∗ , justifier que 𝐼𝑘 est monotone sur R+ .
5. Soit 𝑘 ∈ N∗ .
1
a. Montrer que pour tout 𝑡 ⩾ 0, 𝑒 −𝑡 ⩽ ⩽ 2𝑒 −𝑡 .
ch(𝑡)
2𝑘
b. En déduire que pour tout 𝑥 ∈ R+ , 𝐼𝑘 (𝑥) ⩽ 𝑘 .

Ainsi, la fonction 𝐼𝑘 est croissante et majorée, donc par le théorème de la limite monotone, elle possède une limite en +∞,
que l’on notera 𝐽𝑘 . ∫ +∞
𝑑𝑡 𝑑𝑡
∫ 𝑥
On a donc 𝐽𝑘 = lim . Vous noterez l’an prochain ceci sous la forme 𝐽𝑘 = .
ch (𝑡) ch (𝑡)
𝑥→+∞ 0 𝑘 𝑘
0

Partie III. Étude de la suite (𝐽𝑘 )𝑘 ⩾1


6. Montrer que 𝐽1 = 𝜋2 et que 𝐽2 = 1.
7. Prouver que la suite (𝐽𝑘 )𝑘 ⩾1 est décroissante.
𝑘
8. En utilisant la relation de la question 3.a, montrer que pour tout 𝑘 ∈ N∗ , 𝐽𝑘+2 = 𝐽𝑘 .
𝑘 +1
9. Prouver que la suite (𝑘 𝐽𝑘 𝐽𝑘+1 )𝑘 ⩾1 est constante, et préciser sa valeur.
𝐽𝑘
10. Montrer que lim = 1.
𝑘→+∞ 𝐽𝑘+1
√ √
11. En déduire que lim 𝐽𝑘 2𝑘 = 𝜋.
𝑘→+∞
4𝑘 1
12. Prouver que pour tout 𝑘 ⩾ 1, 𝐽2𝑘 = .
2𝑘 2𝑘
𝑘
En déduire alors la valeur de 𝐽2𝑘+1 .
∫ 𝜋
2
13. Montrer que pour tout 𝑘 ∈ N∗ , 𝐽𝑘 = cos𝑘 −1 𝑡 𝑑𝑡 (intégrale de Wallis).
0

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2023–2024


CORRECTION 1

CORRECTION DU DEVOIR SURVEILLÉ 3

▶ Exercice 1 : échauffement

1.a. Le discriminant vaut −32 + 24𝑖 = 4(−8 + 6𝑖) = (2(1 + 3𝑖)) 2 . Calculs
Je n’ai pas détaillé les calculs,
On en déduit que les deux racines du polynôme sont 3 + 2𝑖 et 1 − 4𝑖. mais pour trouver
1.b. Notons que la question ne dit pas laquelle des deux racines est l’affixe de 𝐴. Mais le problème −8 + 6𝑖 = (1 + 3𝑖 ) 2 ,
qui nous intéresse est le même dans les deux cas, et ne dépend pas de laquelle des deux
on utilise la méthode donnée
racines s’appelle 𝐴. Donc dans la suite, nous supposerons que 𝐴 est le point d’affixe 1 − 4𝑖, en cours pour la détermina-
et 𝐵 le point d’affixe 3 + 2𝑖. tion des racines carrées sous
forme algébrique.
Soit 𝑐 un complexe, et soit 𝐶 le point d’affixe 𝑐. Alors 𝐴𝐵𝐶 est rectangle isocèle en 𝐶 si et
seulement si 𝐴 est l’image de 𝐵 par une rotation de centre 𝐶 et d’angle ± 𝜋2 .
Mais l’expression complexe de la rotation de centre 𝐶 et d’angle 𝜋2 est 𝑧 ↦→ 𝑖 (𝑧 − 𝑐) + 𝑐 et la
rotation de centre 𝐶 et d’angle − 𝜋2 est 𝑧 ↦→ −𝑖 (𝑧 − 𝑐) + 𝑐. 𝐵
Donc 𝐴𝐵𝐶 est rectangle isocèle en 𝐶 si et seulement si
𝐶2
1 − 4𝑖 = 𝑖 (3 + 2𝑖 − 𝑐) + 𝑐 ou 1 − 4𝑖 = −𝑖 (3 − 2𝑖 − 𝑐) + 𝑐.

Mais 𝐶1
3 − 7𝑖 (3 − 7𝑖) (1 + 𝑖) 10 − 4𝑖
1−4𝑖 = 𝑖 (3+2𝑖 −𝑐) +𝑐 ⇔ 3−7𝑖 = 𝑐 (1−𝑖) ⇔ 𝑐 = = = = 5−2𝑖. 𝐴
1−𝑖 |1 − 𝑖 | 2 2
FIGURE 0.1– Sans surprise, les
points 𝐶 1 et 𝐶 2 sont
Et de même symétriques par rapport au
segment [𝐴𝐵 ].
1 − 4𝑖 = −𝑖 (3 + 2𝑖 − 𝑐) + 𝑐 ⇔ −1 − 𝑖 = 𝑐 (1 + 𝑖) ⇔ 𝑐 = −1.

Autrement dit, les points 𝐶 cherchés sont au nombre de deux : ce sont les points d’affixe 5 − 2𝑖 et −1.

2.a. Il est évident que si 𝑋 = 𝑌 = ∅, alors 𝑋 ∪ 𝑌 = ∅.


Inversement, si 𝑋 ∪ 𝑌 = ∅, alors 𝑋 ⊂ 𝑋 ∪ 𝑌 = ∅, et donc 𝑋 = ∅, et de même 𝑌 = ∅.
2.b. On a donc 𝑓 (𝑋 ) = ∅ ⇔ (𝐴 ∩ 𝑋 = ∅ et 𝐵 \ 𝑋 = ∅).
Or si 𝐴 ∩ 𝑋 = ∅, 𝑋 = 𝑋 ∩ 𝐸 = 𝑋 ∩ (𝐴 ∪ 𝐴) = (𝑋 ∩ 𝐴) ∪ (𝑋 ∩ 𝐴) = 𝑋 ∩ 𝐴 ⊂ 𝐴.
Et inversement, si 𝑋 ∩ 𝐴, 𝑋 ∩ 𝐴 ⊂ 𝐴 ∩ 𝐴 = ∅. Et donc 𝑋 ∩ 𝐴 = ∅ ⇔ 𝑋 ⊂ 𝐴.
Et puisque 𝐵 \ 𝑋 = 𝐵 ∩ 𝑋 , on a pour les mêmes raisons 𝐵 \ 𝑋 = ∅ ⇔ 𝐵 ⊂ 𝑋 , ce qui est
équivalent à 𝐵 ⊂ 𝑋 .
Et donc 𝑓 (𝑋 ) = ∅ ⇔ (𝑋 ⊂ 𝐴 et 𝐵 ⊂ 𝑋 ), soit encore si et seulement si 𝐵 ⊂ 𝑋 ⊂ 𝐴.
2.c. Supposons qu’il existe 𝑋 ∈ P(𝐸) tel que 𝑓 (𝑋 ) = ∅, et fixons un tel 𝑋 . Méthode
Par la question précédente on a alors 𝐵 ⊂ 𝑋 ⊂ 𝐴, si bien qu’en particulier 𝐵 ⊂ 𝐴. Il s’agit de prouver
Et alors (𝐵 ∩ 𝐴) ⊂ 𝐴 ∩ 𝐴 = ∅, si bien que 𝐵 ∩ 𝐴 = ∅. l’existence d’un 𝑋 tel que
𝐵 ⊂ 𝑋 ⊂ 𝐴. Donc pour cela
Inversement, supposons que 𝐴 ∩ 𝐵 = ∅. Alors si on pose 𝑋 = 𝐵, il vient il faut exhiber une telle partie.
On a choisi ici 𝑋 = 𝐵, mais
𝑓 (𝑋 ) = 𝑓 (𝐵) = (𝐴 ∩ 𝐵) ∪ (𝐵 \ 𝐵) = ∅ ∪ ∅ = ∅. on aurait tout aussi bien pu
prendre 𝑋 = 𝐴.
Par double implication, il existe donc 𝑋 ∈ P(𝐸) tel que 𝑓 (𝑋 ) = ∅ si et seulement si
𝐴 ∩ 𝐵 = ∅.
2.d. Dans un premier temps, considérons 𝐷 une partie de 𝐴 et posons 𝑋 = 𝐵 ∪ 𝐷. Alors
Détails
𝐴 ∩ 𝑋 = 𝐴 ∩ (𝐵 ∪ 𝐷) = (𝐴 ∩ 𝐵) ∪ (𝐴 ∩ 𝐷) = ∅ ∪ (𝐴 ∩ 𝐷) = ∅ ∪ ∅ = ∅.
𝐷 ∩ 𝐴 est vide car 𝐷 ⊂ 𝐴.

Et par ailleurs, puisque 𝐵 ⊂ 𝑋 , 𝐵 \ 𝑋 = ∅.


Plus rigoureusement, 𝐵 \ 𝑋 = 𝐵 ∩ 𝑋 = 𝐵 ∩ 𝐵 ∩𝐷 = ∅.
|{z}
=∅
Et donc 𝑓 (𝑋 ) = ∅.

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2023–2024 M. VIENNEY


2 DEVOIR SURVEILLÉ 3

Inversement, considérons une partie 𝑋 de 𝐸 telle que 𝑓 (𝑋 ) = ∅.


D’après la question 2.b, 𝐵 ⊂ 𝑋 .
Posons alors 𝐷 = 𝑋 ∩ 𝐵. On a alors

𝑋 = 𝑋 ∩ 𝐸 = 𝑋 ∩ (𝐵 ∪ 𝐵) = (𝑋 ∩ 𝐵) ∪(𝑋 ∩ 𝐵) = 𝐵 ∪ 𝐷.
| {z }
=𝐵
 
Et puisque par ailleurs 𝑋 ⊂ 𝐴, nécessairement 𝐷 ⊂ 𝑋 ⊂ 𝐴, si bien que 𝐷 ∈ P 𝐴 . Donc
comme annoncé, il existe bien une partie 𝐷 de 𝐴 telle que 𝑋 = 𝐵 ∪ 𝐷.

▶ Exercice 2 : calcul de l’intégrale de Poisson


∫ 2𝜋 ∫ 𝜋 ∫ 2𝜋
1. Par la relation de Chasles, 𝑔(𝑡) 𝑑𝑡 = 𝑔(𝑡) 𝑑𝑡 + 𝑔(𝑡) 𝑑𝑡.
0 0 𝜋
Soit 𝑡 ∈ [𝜋, 2𝜋]. Alors par 2𝜋-périodicité de 𝑔, 𝑔(𝑡) = 𝑔(𝑡−2𝜋), puis par parité, 𝑔(𝑡) = 𝑔(2𝜋 − 𝑡).
∫ 2𝜋 ∫ 2𝜋
Et donc 𝑔(𝑡) 𝑑𝑡 = 𝑔(2𝜋 − 𝑡) 𝑑𝑡.
𝜋 𝜋
1 Affine.
Procédons alors au changement de variable1 𝑥 = 2𝜋 − 𝑡, pour lequel on a donc 𝑑𝑥 = −𝑑𝑡.
Alors ∫ 2𝜋 ∫ 0 ∫ 𝜋
𝑔(2𝜋 − 𝑡) 𝑑𝑡 = − 𝑔(𝑥) 𝑑𝑥 = 𝑔(𝑥) 𝑑𝑥 .
𝜋 𝜋 0
∫ 2𝜋 ∫ 𝜋 ∫ 𝜋 ∫ 𝜋
Et donc 𝑔(𝑡) 𝑑𝑡 = 𝑔(𝑡) 𝑑𝑡 + 𝑔(𝑥) 𝑑𝑥 = 2 𝑔(𝑡) 𝑑𝑡 .
0 0 0 0

2. Soit 𝜃 ∈ R fixé. Le polynôme 𝑋 2 − 2𝑋 cos(𝜃 ) + 1 a pour discriminant Δ = 4 cos2 𝜃 − 1.


▶ Donc soit Δ < 0 et donc le polynôme de possède pas de racines réelles, et donc est de
signe constant, positif puisque le coefficient dominant est positif.
Et donc pour tout 𝑟 ∈ R, 𝑟 2 − 2𝑟 cos(𝜃 ) + 1 > 0.
▶ Soit Δ = 0, auquel cas cos2 𝜃 = 1, si bien que cos 𝜃 = 1 ou cos 𝜃 = −1. Remarque
Dans le premier cas, on a, pour tout 𝑟 ∈ R\ {1}, 𝑟 2 −2𝑟 cos(𝜃 ) +1 = 𝑟 2 −2𝑟 +1 = (𝑟 −1) 2 > 0. Ceci permet de justifier que
Et dans le second cas, pour tout 𝑟 ∈ R \ {−1}, 𝑟 2 − 2𝑟 cos(𝜃 ) + 1 = 𝑟 2 + 2𝑟 + 1 = (𝑟 + 1) 2 > 0. la fonction 𝜃 ↦→ ln(𝑓𝑟 (𝜃 ) )
est bien définie, et même
Dans tous les cas, on a bien prouvé que pour tout 𝑟 ∈ R \ {−1, 1}, 𝑟 2 − 2𝑟 cos(𝜃 ) + 1 > 0. continue sur [0, 𝜋 ], ce qui
nous autorise à considérer
son intégrale 𝐼 (𝑟 ).
3. Soit 𝑟 ∉ {−1, 1}. Alors
Détails
On a ici utilisé le fait que
∫ 𝜋 ∫ 𝜋
2
𝐼 (−𝑟 ) = ln((−𝑟 ) + 2𝑟 cos(𝜃 ) + 1) 𝑑𝜃 = ln(𝑟 2 ) − 2𝑟 cos(𝜋 − 𝜃 ) + 1) 𝑑𝜃 .
0 0 cos(𝜋 − 𝜃 ) = − cos(𝜃 ).

Procédons alors au changement de variable 𝑥 = 𝜋 − 𝜃 , pour lequel 𝑑𝑥 = −𝑑𝜃 . Il vient alors


∫ 0   ∫ 𝜋  
𝐼 (−𝑟 ) = − ln 𝑟 2 − 2𝑟 cos(𝑥) + 1 𝑑𝑥 = ln 𝑟 2 − 2𝑟 cos(𝑥) + 1 𝑑𝑥 = 𝐼 (𝑟 ).
𝜋 0

4. Soit 𝑟 ∉ {−1, 1}. Comme indiqué, par la question précédente, 2𝐼 (𝑟 ) = 𝐼 (𝑟 ) + 𝐼 (−𝑟 ).


Et donc
∫ 𝜋   ∫ 𝜋  
2
2𝐼 (𝑟 ) = ln 𝑟 − 2𝑟 cos 𝜃 + 1 𝑑𝜃 + ln 𝑟 2 + 2𝑟 cos(𝜃 ) + 1 𝑑𝜃
∫0 𝜋   
0

2 2
= ln 𝑟 + 1 − 2𝑟 cos(𝜃 ) 𝑟 + 1 + 2𝑟 cos(𝜃 ) 𝑑𝜃
0
∫ 𝜋  2 
= ln 𝑟 2 + 1 − 4𝑟 2 cos2 (𝜃 ) 𝑑𝜃 Identité remarquable.
0
∫ 𝜋  
= ln 𝑟 4 + 2𝑟 2 + 1 − 4𝑟 2 cos2 (𝜃 ) 𝑑𝜃
0
∫ 𝜋  2   
2 2 2
= ln 𝑟 − 2𝑟 2 cos (𝜃 ) − 1 + 1 𝑑𝜃
0
∫ 𝜋  2 
2 2
= ln 𝑟 − 2𝑟 cos(2𝜃 ) + 1 𝑑𝜃
0

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2023–2024 M. VIENNEY


CORRECTION 3

2𝜋
1 2 Chgt variable
∫   
2 2
= ln 𝑟 − 2𝑟 cos(𝑥) + 1 𝑑𝑥
2 0 On a réalisé le changement
de variable 𝑥 = 2𝜃 , de sorte
Mais alors la question 1 s’applique à la fonction 𝑥 ↦→ ln(𝑓𝑟 2 (𝑥)), qui est bien paire et que 𝑑𝜃 = 𝑑𝑥2 .
2𝜋-périodique, si bien que
2𝜋
1 2 1
∫    ∫ 𝜋    ∫ 𝜋  2 
ln 𝑟 2 − 2𝑟 2 cos(𝑥) + 1 𝑑𝑥 = ln 𝑟 2 − 2𝑟 2 cos(𝑥) + 1 𝑑𝑥 = 2 ln 𝑟 2 − 2𝑟 2 cos(𝜃 ) + 1 𝑑𝜃 = 𝐼 (𝑟 2 ).
2 0 0 2 0

Et donc 2𝐼 (𝑟 ) = 𝐼 𝑟 2 .


5. Fixons 𝑟 ∈ R \ {−1, 1} et procédons


  par récurrence sur 𝑛 ∈ N.
0
Il est évident que 20 𝐼 (𝑟 ) = 𝐼 𝑟 2 = 𝐼 (𝑟 ).
Soit 𝑛 ∈ N tel que 2𝑛 𝐼 (𝑟 ) 𝑟2 . Alors
𝑛 
=𝐼

𝑛 2
 𝑛     𝑛  𝑛+1 
2𝑛+1 𝐼 (𝑟 ) = 2 · 2𝑛 𝐼 (𝑟 ) = 2𝐼 𝑟 2 = 𝐼 𝑟 2 = 𝐼 𝑟 2·2 = 𝐼 𝑟 2 .

Donc par le principe de récurrence, pour tout 𝑛 ∈ N, 2𝑛 𝐼 (𝑟 ) = 𝐼 𝑟 2 .


𝑛

6. Supposons dans un premier temps que 𝑟 ∈ [0, 1[. Alors pour tout 𝜃 ∈ [0, 𝜋], on a

𝑟 2 − 2𝑟 + 1 ⩽ 𝑟 2 − 2𝑟 cos 𝜃 + 1 ⩽ 𝑟 2 + 2𝑟 + 1
soit encore
(1 − 𝑟 ) 2 ⩽ 𝑟 2 − 2𝑟 cos 𝜃 + 1 ⩽ (1 + 𝑟 ) 2
si bien que 2 ln(1 − 𝑟 ) ⩽ ln 𝑟 2 − 2𝑟 cos 𝜃 + 1 ⩽ 2 ln(1 + 𝑟 ).

Par croissance de l’intégrale, on en déduit que
Limite
∫ 𝜋 ∫ 𝜋
2 ln(1−𝑟 ) 𝑑𝜃 ⩽ 𝐼 (𝑟 ) ⩽ 2 ln(1+𝑟 ) 𝑑𝜃 soit encore 2𝜋 ln(1−𝑟 ) ⩽ 𝐼 (𝑟 ) ⩽ 2𝜋 ln(1+𝑟 ). L’argument n’est pas encore
0 0
totalement clair pour l’ins-
tant, mais l’idée est que si
Et pour 𝑟 ∈] − 1, 0], on a 𝐼 (𝑟 ) = 𝐼 (|𝑟 |), si bien que 2𝜋 ln(1 − |𝑟 |) ⩽ 𝐼 (𝑟 ) ⩽ 2𝜋 ln (1 + |𝑟 |) .
une suite (𝑢𝑛 ) tend vers ℓ,
7. Encore une fois, puisque 𝐼 (−𝑟 ) = 𝐼 (𝑟 ), nous pouvons nous contenter de prouver le résultat alors toute suite obtenue en
annoncé pour 𝑟 ∈ [0, 1[. ne gardant que certains des
termes de (𝑢𝑛 ) (nous nom-
Mais alors, pour tout 𝑛 ∈ N, 𝑟 2 ∈ [0, 1[, si bien que 2𝜋 ln 1 − 𝑟 2 ⩽ 𝐼 𝑟 2 ⩽ 2𝜋 ln 1 + 𝑟 2 .
𝑛 𝑛 𝑛 𝑛

merons bientôt ceci une suite


Puisque 𝑟 ∈ [0, 1[, lim 𝑟 𝑛 = 0, et donc lim 𝑟 2 = 0. .
𝑛

𝑛→+∞ 𝑛→+∞
extraite de (𝑢𝑛 )) doit encore
    converger vers ℓ.
Et alors par continuité du logarithme en 1, lim ln 1 − 𝑟 2 = lim ln 1 + 𝑟 2 = 0, si
𝑛 𝑛

𝑛→+∞ 𝑛→+∞ Ici on pourrait simplement


noter que puisque 𝑛 ⩽ 2𝑛 ,
 𝑛
2
bien que par le théorème des gendarmes, lim 𝐼 𝑟 = 0. alors
𝑛→+∞
𝐼 𝑟 2𝑛
0 ⩽ 𝑟 2 ⩽ 𝑟𝑛
𝑛
Puisque de plus 𝐼 (𝑟 ) = , 𝐼 (𝑟 ) −→ 0. Et donc 𝐼 (𝑟 ) = 0.
2𝑛 𝑛→+∞
et appliquer le théorème des
8. Soit 𝑟 ∈ R \ {−1, 1}. Alors gendarmes.

1 1 2 1
  ∫ 𝜋   ∫ 𝜋   
𝐼
𝑟
=
0
ln 2 − cos 𝜃 + 1 𝑑𝜃 =
𝑟 𝑟 0
ln 2 1 − 2𝑟 cos 𝜃 + 𝑟
𝑟
2
𝑑𝜃 A Danger !
∫ 𝜋h  i S’il est vrai que pour 𝑟 > 0,
= −2 ln(|𝑟 |) + ln 𝑟 2 − 2𝑟 cos 𝜃 + 1 𝑑𝜃 ln(𝑟 2 ) = 2 ln(𝑟 ), on prendra
0 soin à mettre une valeur
absolue dans le cas où 𝑟 < 0.
= −2𝜋 ln(|𝑟 |) + 𝐼 (𝑟 ).

1  
9. Soit 𝑟 ∈] − ∞, −1[∪]1, +∞[. Alors < 1, si bien que par la question 7, 𝐼 𝑟1 = 0.
𝑟
1
 
Et donc par la question précédente, 𝐼 (𝑟 ) = 𝐼 + 2𝜋 ln |𝑟 | = 2𝜋 ln |𝑟 |.
𝑟

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2023–2024 M. VIENNEY


4 DEVOIR SURVEILLÉ 3

▶ Exercice 3 : points fixes de l’exponentielle complexe

Partie I. Existence de points fixes.


1.a. L’idée est de faire apparaître un taux d’accroissement :
sin 𝑥 sin 𝑥 − sin 0
lim = lim = sin′ (0) = cos(0) = 1.
𝑥→0 𝑥 𝑥→0 𝑥 −0
tan 𝑥
De même, puisque tan(0) = 0, on a lim = tan′ (0) = 1.
𝑥→0 𝑥
1.b. Grâce aux limites calculées précédemment, on obtient lim+ 𝑓 (𝑥) = 𝑒 1 − 1 > 0. TVI ?
𝑥
𝑥→0 Ce n’est en fait pas tout à fait
Par ailleurs, puisque lim tan(𝑥) = +∞, alors lim = 0. le TVI que nous utilisons ici
𝑥→ 𝜋2 − 𝑥→ 𝜋2 − tan 𝑥 puisque ni 𝑓 (0) ni 𝑓 𝜋2 ne
𝜋 sont définis.
On en déduit facilement que lim 𝑓 (𝑥) = 1 − < 0.
𝑥→ 𝜋2 − 2 Il s’agit d’une généralisation
Puisque par ailleurs 𝑓 est continue sur 0, 2 , et que 1 − 𝜋2 < 0 < 𝑒 1 − 1, par le théorème plutôt intuitive du TVI que
 𝜋
nous prouverons plus tard
des valeurs intermédiaires, il existe 𝑏 ∈ 0, 𝜋2 tel que 𝑓 (𝑏) = 0.
 
dans l’année, mais si vous
souhaitez vous en tenir à
 
1.c. Notons qu’on a alors exp tan𝑏 𝑏 = sin𝑏 𝑏 , et donc l’énoncé du cours, il suffit de
  prolonger 𝑓 par continuité
𝑏 𝑏 𝑏 en 0 et en 𝜋2 pour obtenir
exp(𝑧) = exp (cos 𝑏 + 𝑖 sin 𝑏) = (cos(𝑏) + 𝑖 sin(𝑏)) = + 𝑏 = 𝑧.
tan 𝑏 sin 𝑏 tan 𝑏 une
 𝜋fonction continue sur
0, 2 , à laquelle le TVI


Et donc 𝑧 est bien un point fixe de l’exponentielle. s’applique bien.

Partie II. Détermination de l’ensemble des points fixes.


2. Soit 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏, avec 𝑎, 𝑏 ∈ R. Alors 𝑒 𝑧 = 𝑒 𝑎 𝑒 𝑖𝑏 , et
Rappel
exp(𝑧) = exp(𝑎 − 𝑖𝑏) = 𝑒 𝑎 𝑒 −𝑖𝑏 = 𝑒 𝑎 𝑒 𝑖𝑏 = 𝑒 𝑎 𝑒 𝑖𝑏 = 𝑒 𝑎 𝑒 𝑖𝑏 = exp(𝑧). Le conjugué de 𝑒 𝑖𝜃 est 𝑒 −𝑖𝜃 .
Donc en particulier, si 𝑧 est un point fixe de l’exponentielle avec Im(𝑧) < 0, alors
𝑧 = exp(𝑧) = exp (𝑧), si bien que 𝑧 est un point fixe de l’exponentielle de partie imaginaire
positive ou nulle.
Et inversement, si 𝑧 est un point fixe de l’exponentielle de partie imaginaire positive, alors
son conjugué est un point fixe de l’exponentielle complexe de partie imaginaire négative.
Donc il suffit bien de déterminer l’ensemble des points fixe de partie imaginaire positive
ou nulle.
Par ailleurs, il n’existe pas de point fixe de l’exponentielle de partie imaginaire nulle puisque
si 𝑥 ∈ R, alors 𝑒 𝑥 ⩾ 1 + 𝑥 > 𝑥, et donc 𝑥 n’est pas un point fixe de l’exponentielle.
Donc il suffit bien de déterminer l’ensemble des points fixes de partie imaginaire strictement
positive.
3.a. Rappelons que puisque 𝑒 𝑧 = 𝑒 𝑥 𝑒 𝑖𝑦 avec 𝑒 𝑥 > 0, 𝑦 est un argument de 𝑒 𝑧 , et 𝑒 𝑥 est son
module.
3.b. Puisque 𝑦 ⩾ 0, arg(𝑧) = arg(𝑥 + 𝑖𝑦) ∈ [0, 𝜋].

D’autre part, nous savons que 𝑒 𝑥 est le module de exp(𝑧), et donc de 𝑧, si bien que
𝑧 = 𝑒 𝑥 cos arg(𝑧) + 𝑖 sin arg(𝑧) , et donc par identification des parties réelles, 𝑥 = 𝑒 𝑥 cos(arg(𝑧)),
et donc cos(arg(𝑧)) = 𝑥𝑒 −𝑥 = 𝜑 (𝑥).
Puisque arg(𝑧) ∈ [0, 𝜋], arg(𝑧) = Arccos(𝜑 (𝑥)). 2 Mais malgré tout par expli-
Et deux arguments étant congrus modulo 2𝜋, on a bien 𝑦 ≡ Arccos(𝜑 (𝑥)) [2𝜋], si bien citement au programme, et
qu’il existe 𝑘 ∈ Z tel que 𝑦 = 2𝑘𝜋 + Arccos(𝜑 (𝑥)). il vous faudra le reprouver
Enfin, puisque Arccos(𝜑 (𝑥)) ∈ [0, 𝜋] et 𝑦 ⩾ 0, nécessairement 𝑘 ⩾ 0, et donc 𝑘 ∈ N. systématiquement.
3.c. On a donc 𝑦 = Im(𝑧) = |𝑧| sin(arg(𝑧)) = 𝑒 𝑥 sin(Arccos(𝜑 (𝑥)).
Mais il est classique2 pour tout 𝑢 ∈ [−1, 1], cos2 (Arccos 𝑢) + sin2 (Arccos 𝑢) = 1, si bien A Danger !
Attention au signe, sans cette
que sin2 (Arccos 𝑢) = 1 − 𝑢 2 .
√ précision on ne peut pas
Puisque de plus, Arccos 𝑢 ∈ [0, 𝜋], sin(Arccos 𝑢) ⩾ 0 et donc sin(Arccos 𝑢) = 1 − 𝑢 2 . exclure que
En particulier, 𝑦 = 𝑒 𝑥 1 − 𝜑 (𝑥) 2 , et donc
√︁
√︁
sin(Arccos 𝑢 ) = − 1 − 𝑢 2 .
√︃
2𝑘𝜋 = 𝑦 − Arccos(𝜑 (𝑥)) = 𝑒 𝑥 1 − 𝜑 (𝑥) 2 − Arccos(𝜑 (𝑥)).

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CORRECTION 5

4.a. La fonction 𝜑 est dérivable sur R car produit de fonctions dérivables, et pour tout 𝑡 ∈ R,
𝜑 ′ (𝑡) = (1 − 𝑡)𝑒 −𝑡 .
Donc le tableau de variations de 𝜑 est le suivant :

𝑥 −∞ 𝛼 1 +∞ 2 4
−1
𝜑 ′ (𝑥) + 0 −

𝑒 −1 −2
𝜑 (𝑥) −1
−∞ 0 FIGURE 0.2– La fonction 𝜑.

Pour que 1 − 𝜑 (𝑡) 2 soit bien défini, il faut que 1−𝜑 (𝑡) 2 ⩾ 0, soit encore que 𝜑 (𝑡) ∈ [−1, 1].
√︁

Et pour que Arccos(𝜑 (𝑡)) soit défini, il faut également que 𝜑 (𝑡) ∈ [−1, 1].
3 Pour appliquer le TVI.
Mais par stricte croissance et continuité3 de 𝜑 sur ] − ∞, 0], il existe un unique 𝛼 ∈ R∗− tel
que 𝜑 (𝛼) = −1.
Et alors pour tout 𝑡 < 𝛼, 𝜑 (𝑡) < −1, et pour 𝑡 ⩾ 𝛼, 𝜑 (𝑡) ⩾ −1, et 𝜑 (𝑡) ⩽ 𝑒 −1 ⩽ 1, si bien
que 𝜑 (𝑡) ∈ [−1, 1].
Donc 𝛿 est définie sur [𝛼, +∞[.
4.b. Le tableau de variations de 𝜑 précédemment dressé prouve que sur ]𝛼, +∞[, 𝜑 est à valeurs

dans ] − 1, 1[. Or sur ] − 1, 1[, 𝑡 ↦→ 1 − 𝑡 2 et Arccos sont dérivables, donc par composition,
𝑡 ↦→ 1 − 𝜑 (𝑡) 2 et 𝑡 ↦→ Arccos(𝜑 (𝑡)) sont dérivables sur ]𝛼, +∞[. Donc par somme et
√︁

produit de fonctions dérivables, 𝛿 est dérivable sur ]𝛼, +∞[. Et alors pour 𝑡 > 𝛼,
2𝜑 (𝑡)𝜑 ′ (𝑡) 𝜑 ′ (𝑡) 𝑒 𝑡 (1 − 𝜑 (𝑡) 2 ) − 𝑒 𝑡 𝜑 (𝑡)𝜑 ′ (𝑡) + 𝜑 ′ (𝑡)
√︃
𝛿 ′ (𝑡) = 𝑒 𝑡 1 − 𝜑 (𝑡) 2 − 𝑒 𝑡 √︁ + √︁ =
2 1 − 𝜑 (𝑡) 2 1 − 𝜑 (𝑡) 2 1 − 𝜑 (𝑡) 2
√︁

2
𝑒 1−𝑡 𝑒 −2𝑡 −𝑡 −𝑡
− 𝑒 𝑡𝑒 (1 − 𝑡)𝑒 + (1 − 𝑡)𝑒 −𝑡
𝑒 𝑡 − 𝑡 2𝑒 −𝑡 − 𝑡𝑒 −𝑡 + 𝑡 2𝑒 −𝑡 + 𝑒 −𝑡 − 𝑡𝑒 −𝑡
𝑡
 𝑡
= =
1 − 𝜑 (𝑡) 2 1 − 𝜑 (𝑡) 2
√︁ √︁

𝑒 −𝑡 𝑒 2𝑡 + 1 − 2𝑡

= .
1 − 𝜑 (𝑡) 2
√︁

4.c. Soit 𝑘 ∈ N∗ . On a 𝛿 (0) = 1 − Arccos(0) = 0, et donc par croissance, 𝛿 est négative sur
[𝛼, 0], et donc n’y prend pas la valeur 2𝑘𝜋.
Par ailleurs, lorsque 𝑥 → +∞, 𝜑 (𝑥) −→ 0, et donc 𝑒 𝑥 1 − 𝜑 (𝑥) 2 −→ +∞.
√︁
√︁𝑥→+∞ 𝑥→+∞
Et puisque ∀𝑡 ∈ [𝛼, +∞[, 𝛿 (𝑡) ⩾ 𝑒 𝑡 1 − 𝜑 (𝑡) 2 − 𝜋, on a lim 𝛿 (𝑡) = +∞.
𝑡 →+∞
Donc par le théorème de la bijection, 𝛿 réalise une bijection de R+ sur R+ , et donc en
particulier il existe un unique 𝑥𝑘 ∈ R+ tel que 𝛿 (𝑥𝑘 ) = 2𝑘𝜋.
4.d. Soit 𝑘 ∈ N. Alors
exp(𝑥𝑘 + 𝑖𝑦𝑘 ) = 𝑒 𝑥𝑘 (cos(𝑦𝑘 ) + 𝑖 sin(𝑦𝑘 ))
= 𝑒 𝑥𝑘 (cos(Arccos(𝜑 (𝑥𝑘 ))) + 𝑖 sin(Arccos(𝜑 (𝑥𝑘 ))))
 √︃  √︃
=𝑒 𝑥𝑘
𝜑 (𝑥𝑘 ) + 𝑖 1 − 𝜑 (𝑥𝑘 ) = 𝑒 𝑥𝑘 𝑥𝑘 𝑒 −𝑥𝑘 + 𝑖𝑒 𝑥𝑘 1 − 𝜑 (𝑥𝑘 ) 2
2

= 𝑥𝑘 + 𝑖 (2𝑘𝜋 + Arccos(𝜑 (𝑥𝑘 )) = 𝑥𝑘 + 𝑖𝑦𝑘 .

Donc 𝑥𝑘 + 𝑖𝑦𝑘 est bien un point fixe de l’exponentielle.


5. Il s’agit donc de faire la synthèse de tout ce qui a été dit jusqu’à présent : si 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 est
un point fixe de l’exponentielle, avec une partie imaginaire positive, alors par la question
3.c, il existe 𝑘 ∈ N tel que 𝛿 (𝑥) = 2𝑘𝜋. Et donc il existe 𝑘 ∈ N tel que 𝛿 (𝑥) = 𝑥𝑘 .
Et alors par la question 3.b, 𝑦 = 2𝑘𝜋 + Arccos(𝜑 (𝑥𝑘 )) = 𝑦𝑘 . Si bien que 𝑧 = 𝑥𝑘 + 𝑖𝑦𝑘 .
4 Nécessairement de partie
Et la question 4 prouve qu’inversement, tous les 𝑥𝑘 + 𝑖𝑦𝑘 , pour 𝑘 ∈ N, sont des points fixes4
de l’exponentielle. imaginaire positive puisque
𝑘 ⩾ 0 et
On en déduit que les points fixes de l’exponentielle de partie imaginaire positive sont
exactement les 𝑥𝑘 + 𝑖𝑦𝑘 , 𝑘 ∈ N. Arccos(𝜑 (𝑥𝑘 ) ) ∈ [0, 𝜋 ].
Et donc en utilisant la question 2, l’ensemble des points fixes de l’exponentielle complexe Remarque
est Cette union est disjointe
{𝑥𝑘 + 𝑖𝑦𝑘 , 𝑘 ∈ N} ∪ {𝑥𝑘 − 𝑖𝑦𝑘 , 𝑘 ∈ N} . puisque les 𝑦𝑘 sont non nuls.

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6 DEVOIR SURVEILLÉ 3

▶ Problème : une famille d’intégrales


Partie I. Première étude de 𝐼𝑘 .
1. Soit 𝑘 ⩾ 1. La fonction 𝑥 ↦→ 1𝑘 est continue sur R+ puisque ch ne s’y annule pas, et donc
ch
non seulement 𝐼𝑘 y est bien définie, mais en plus le théorème fondamental de l’analyse
5 Et même de la seule qui
nous garantit qu’il s’agit d’une5 primitive de 1𝑘 , donc 𝐼𝑘 est dérivable, avec 𝐼𝑘′ = 1𝑘 .
∫ ch𝑥 𝑡 ch s’annule en 0.
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑒 𝑑𝑡
∫ 𝑥 ∫ 𝑥
2.a. On a 𝐼 1 (𝑥) = =2 =2 2𝑡
.
0 ch 𝑡 0 𝑒 +1
−𝑡
0 𝑒 +𝑒
𝑡
Procédons alors au changement de variable 𝑢 = 𝑒 , de sorte que 𝑑𝑢 = 𝑒 𝑡 𝑑𝑡. Alors
𝑡

∫ 𝑒𝑥 Alternative
𝑑𝑢 𝜋
𝐼 1 (𝑥) = 2 = [2 Arctan(𝑢)] 𝑒1 = 2 Arctan(𝑒 𝑥 )−2 Arctan(1) = 2 Arctan(𝑒 𝑥 ) − .
𝑥
Un autre changement de va-
1
2
𝑢 +1 2 riable possible était 𝑢 = sh 𝑡 .

1
2.b. Nous savons qu’une primitive de 2 est th, si bien que
ch

𝑑𝑡
∫ 𝑥
𝐼 2 (𝑥) = 2
= [th 𝑡] 𝑥0 = th(𝑥).
0 ch 𝑡
1
∫ 𝑥
3.a. Comme indiqué, procédons à une intégration par parties dans l’intégrale ch(𝑡) 𝑑𝑡
ch
𝑘+1
0 (𝑡)
1
en posant 𝑢 (𝑡) = sh 𝑡 et 𝑣 (𝑡) = , de sorte que 𝑢 et 𝑣 sont de classe C1 , avec 𝑢 ′ (𝑡) = ch 𝑡
ch
𝑘+1
𝑡
et 𝑣 ′ (𝑡) = −(𝑘 + 1) sh𝑘+2𝑡 . Il vient donc
ch 𝑡

2
" #𝑥
sh(𝑡) sh 𝑡
∫ 𝑥
𝐼𝑘 (𝑥) = + (𝑘 + 1) 𝑑𝑡
ch ch
𝑘+1
(𝑡)
𝑘+2
0 𝑡
0 Détals
2
sh(𝑥) ch 𝑡 − 1 2 2
∫ 𝑥
Puisque ch − sh = 1 alors
= + (𝑘 + 1) 𝑑𝑡
ch (𝑥) ch
𝑘+1 𝑘+2 2 2
0 𝑡 sh = ch −1.
sh(𝑥) 1 𝑑𝑡
∫ 𝑥 ∫ 𝑥
= + (𝑘 + 1) 𝑑𝑡 + (𝑘 + 1)
ch (𝑥) ch 𝑡 ch
𝑘+1 𝑘 𝑘+2
0 0 𝑡
sh(𝑥)
= + (𝑘 + 1)𝐼𝑘 (𝑥) − (𝑘 + 1)𝐼𝑘+2 (𝑥).
ch
𝑘+1
(𝑥)
sh(𝑥)
On en déduit que (𝑘 + 1)𝐼𝑘+2 (𝑥) = + 𝑘𝐼𝑘 (𝑥) et donc que
ch
𝑘+1
(𝑥)

sh(𝑥) 𝑘
𝐼𝑘+2 (𝑥) = + 𝐼𝑘 (𝑥).
(𝑘 + 1) ch
𝑘+1
(𝑥) 𝑘 +1

sh(𝑥)1 sh(𝑥)
3.b. On en déduit que 𝐼 3 (𝑥) = 𝐼 1+2 (𝑥) = + 𝐼 1 (𝑥) = + Arctan(𝑒 𝑥 ) − 𝜋4 .
2
2 ch (𝑥) 2 2
2 ch (𝑥)
Et de même,
!
sh 𝑥2 1 2 th(𝑥)  2
 1 3
𝐼 4 (𝑥) = 𝐼 2+2 (𝑥) = + th(𝑥) = th(𝑥) + = 1 − th (𝑥) + 2 = th(𝑥) − th (𝑥).
3
3 ch (𝑥) 3 2
ch (𝑥) 3 3 3

Partie II. Existence de lim 𝐼𝑘 (𝑥).


𝑥→+∞
1
4. Nous avons déjà dit que 𝐼𝑘 est dérivable de dérivée 𝑘, qui est positive. Donc 𝐼𝑘 est
ch
croissante sur R+ . Détails
5.a. Soit 𝑡 ⩾ 0. On a alors Le passage à l’inverse est
légitime puisque toutes les
1 1
𝑒 −𝑡 ⩽ ⩽ 2𝑒 −𝑡 ⇔ 𝑒 𝑡 ⩽ ch 𝑡 ⩽ 𝑒 𝑡 ⇔ 𝑒 𝑡 ⩽ 𝑒 𝑡 + 𝑒 −𝑡 ⩽ 2𝑒 𝑡 . quantités en jeu sont stric-
ch 𝑡 2 tement positives, et que la
fonction inverse est stricte-
La première inégalité est triviale, la seconde vient du fait que par croissance de l’exponen- ment décroissante sur R+∗ .
tielle, 𝑒 −𝑡 ⩽ 𝑒 𝑡 .
1
Et donc puisque nous avons procédé par équivalences, 𝑒 −𝑡 ⩽ ⩽ 2𝑒 −𝑡 .
ch 𝑡

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CORRECTION 7

1
5.b. On en déduit que pour tout 𝑡 ∈ R+ , ⩽ 2𝑘 𝑒 −𝑘𝑡 .
ch 𝑡
𝑘
Et donc par croissance de l’intégrale,
2𝑘 2𝑘 𝑒 −𝑘𝑥 2𝑘
 −𝑘𝑡  𝑥
𝑑𝑡 𝑒
∫ 𝑥 ∫ 𝑥
−𝑘𝑡
𝐼𝑘 (𝑥) = ⩽ 2𝑘
𝑒 𝑑𝑡 ⩽ 2 𝑘
− = − ⩽ .
0 ch 𝑡
𝑘
0 𝑘 0 𝑘 𝑘 𝑘
2𝑘
Et donc on a bien prouvé que pour tout 𝑥 ∈ R+ , 𝐼𝑘 (𝑥) ⩽ .
𝑘

Partie III. Étude de la suite (𝐽𝑘 )𝑘 ⩾1


 𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
6. On a donc, d’après la question 2.a, 𝐽1 = lim 2 Arctan(𝑒 𝑥 ) − =2 − = .
𝑥→+∞ 2 2 2 2
Et de même, 𝐽2 = lim 𝐼 2 (𝑥) = lim th(𝑥) = 1.
𝑥→+∞ 𝑥→+∞
1 1 1
" Attention !
7. Soit 𝑘 ∈ N∗ . Alors pour tout 𝑡 ∈ R+ , puisque ch(𝑡) ⩾ 1, on a ch 𝑡
⩽ 1 et donc ⩽ 𝑘 .
ch
𝑘+1
𝑡 ch 𝑡 Pour 𝑥 ∈ [0, 1], la suite
(𝑥 𝑛 )𝑛 est décroissante, alors
Et donc pour tout 𝑥 ∈ R+ , par croissance de l’intégrale, qu’elle est croissante pour
𝑥 ⩾ 1.
𝑑𝑡 𝑑𝑡
∫ 𝑥 ∫ 𝑥
𝐼𝑘+1 (𝑥) = ⩽ = 𝐼𝑘 (𝑥).
0 ch 0 ch 𝑡
𝑘+1 𝑘
𝑡
6 Ce qui est légitimie puisque
Par passage à la limite6 lorsque 𝑥 → +∞, il vient donc 𝐽𝑘+1 ⩽ 𝐽𝑘 , si bien que (𝐽𝑘 )𝑘 ⩾1 est
décroissante. nous savons que ces deux
limites existent.
sh 𝑥 th(𝑥)
8. Soit 𝑘 ∈ N∗ . On a alors 𝑘+1 = 𝑘 −→ 0. Et donc
ch (𝑥) ch (𝑥) 𝑥→+∞
!
1 th(𝑥) 𝑘 𝑘 𝑘
𝐽𝑘+2 = lim 𝐼𝑘+2 (𝑥) = lim + 𝐼𝑘 (𝑥) = lim 𝐼𝑘 (𝑥) = 𝐽𝑘 .
𝑥→+∞ 𝑘 + 1 𝑘 + 1 𝑘 + 1 𝑘 +1
ch (𝑥)
𝑥→+∞ 𝑘+1 𝑥→+∞

9. Soit 𝑘 ∈ N∗ . Alors en utilisant la question précédente, on a


𝑘
(𝑘 + 1) 𝐽𝑘+1 𝐽𝑘+2 = (𝑘 + 1) 𝐽𝑘+1 𝐽𝑘 = 𝑘 𝐽𝑘 𝐽𝑘+1 .
𝑘 +1
Et donc la suite (𝑘 𝐽𝑘 𝐽𝑘+1 )𝑘 ⩾1 est constante, nécessairement égale à son premier terme qui
vaut
𝜋
1𝐽1 𝐽2 = .
2
𝐽𝑘+2 𝐽𝑘+1
10. Par décroissance de (𝐽𝑘 ), on a, pour tout 𝑘 ∈ N∗ , 𝐽𝑘+2 ⩽ 𝐽𝑘+1 ⩽ 𝐽𝑘 , et donc ⩽ ⩽ 1.
𝐽𝑘 𝐽𝑘
𝐽𝑘+2 𝑘 𝑘 𝐽𝑘
Or nous venons de prouver que = , si bien que ⩽ ⩽ 1.
𝐽𝑘 𝑘 +1 𝑘 +1 𝐽𝑘+1
𝐽𝑘 𝑘 +1 1
En passant à l’inverse, il vient 1 ⩽ ⩽ =1+ .
𝐽𝑘+1 𝑘 𝑘
𝐽𝑘
Par le théorème des gendarmes, on en déduit que lim = 1.
𝑘→+∞ 𝐽𝑘+1
7 Car la fonction racine
11. Nous allons en fait prouver que lim 𝐽𝑘2 2𝑘 = 𝜋, il suffira ensuite de passer à la racine7 pour
𝑘→+∞ carrée est continue en 𝜋 .
en déduire le résultat annoncé.
𝐽𝑘 𝐽𝑘 𝐽𝑘
Mais pour 𝑘 ∈ N∗ , on a 2𝑘 𝐽𝑘2 = 2𝑘 𝐽𝑘 𝐽𝑘+1 = 2(𝑘 𝐽𝑘 𝐽𝑘+1 ) =𝜋 −→ 𝜋 .
𝐽𝑘+1 𝐽𝑘+1 𝐽𝑘+1 𝑘→+∞
√ √
Et donc on a bien lim 2𝑘 𝐽𝑘2 = 𝜋, si bien que lim 𝐽𝑘 2𝑘 = 𝜋.
𝑘→+∞ 𝑘→+∞

12. Puisque le résultat est donné, procédons par récurrence sur 𝑘 ∈ N∗ .


4𝑘 1 4 1
Pour 𝑘 = 1,  =  = 1 = 𝐽2 .
2𝑘 2𝑘 2 2
𝑘 1
4𝑘 1
Soit 𝑘 ∈ N∗ tel que 𝐽𝑘 =  . Alors
2𝑘 2𝑘
𝑘

2𝑘 4𝑘 1 4𝑘 (𝑘!) 2
𝐽2(𝑘+1) = 𝐽2𝑘+2 =   =
2𝑘 + 1 2𝑘 2𝑘 2𝑘 + 1 (2𝑘)!
𝑘

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8 DEVOIR SURVEILLÉ 3

4𝑘 ((𝑘 + 1)!) 2 2𝑘 + 2 4𝑘+1 ((𝑘 + 1)!) 2 4𝑘+1 1


= = = .
2𝑘 + 1 (2𝑘 + 2)! (𝑘 + 1) 2 2(𝑘 + 1) (2𝑘 + 2)! 2(𝑘 + 1) 2𝑘+2
𝑘+1

4𝑘 1
Donc par le principe de récurrence, pour tout 𝑘 ∈ N∗ , 𝐽2𝑘 = 2𝑘 .
( 2𝑘𝑘 )
𝜋
On en déduit alors que puisque 2𝑘 𝐽2𝑘 𝐽2𝑘+1 = ,
2

𝜋 1 𝜋 2𝑘 2𝑘 𝜋 2𝑘
   
𝐽2𝑘+1 = = = .
4𝑘 𝐽2𝑘 4𝑘 𝑘 4𝑘 2 · 4𝑘 𝑘

∫ 𝜋
2
13. Notons que le résultat annoncé est évident pour 𝑘 = 1, puisque 𝐽1 = 𝜋
2 = 1 𝑑𝑡.
0
Soit donc 𝑘 ⩾ 2 et 𝑥 ∈ R+∗ . Dans l’intégrale 𝐼𝑘 (𝑥), procédons au changement de variable
1
𝑢 = ch(𝑡 )
, de sorte que 𝑑𝑢 = − sh(𝑡
2
)
𝑑𝑡.
ch (𝑡 )
Rappelons que pour 𝑡 ⩾ 0, on a
v
t 1
√︃ √︃ u
2 2
u
sh(𝑡) = sh (𝑡) = ch (𝑡) − 1 =   2 − 1.
1
ch 𝑡

Et donc
1 1 1
1 1 sh(𝑡) 𝑢 𝑘 −2 𝑢 𝑘 −1 𝑢 𝑘 −1
∫ 𝑥 ∫ ∫ ∫
𝐼𝑘 (𝑥) = 𝑘 −2 sh 𝑡 2
𝑑𝑡 = 𝑑𝑢 = 𝑑𝑢 = √ 𝑑𝑢.
ch 𝑡 ch (𝑡) 1 − 𝑢2
√︃ √︃
1 1 1 1
0 ch(𝑥 )
𝑢 2 − 1 ch(𝑥 ) 𝑢 𝑢12 − 1 ch(𝑥 )

1
Puisque ch(𝑥 )
∈ [0, 1[, posons, pour 𝑢 ∈ [0, 1], 𝜃 = Arccos(𝑢), de sorte que 𝑢 = cos(𝜃 ). On
a alors 𝑑𝑢 = − sin(𝜃 )𝑑𝜃 . √︃
Mais 𝜃 ∈ [0, 𝜋], si bien que sin(𝜃 ) ⩾ 0, et donc sin(𝜃 ) = sin2 (𝜃 ) = 1 − cos2 (𝜃 ). Donc
√︁

   
1 1
Arccos Arccos
cos𝑘 −1 (𝜃 )
∫ ∫
ch(𝑥 ) ch(𝑥 )
𝐼𝑘 (𝑥) = sin(𝜃 ) 𝑑𝜃 = cos𝑘 −1 (𝜃 ) 𝑑𝜃 .
0 sin(𝜃 ) 0
 
1
∫ Arccos ch(𝑥 )
Par conséquent, 𝐽𝑘 = lim 𝐼𝑘 (𝑥) = lim cos𝑘 −1 (𝜃 ) 𝑑𝜃 .
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 0
1 8 Car Arccos est dérivable sur
Puisque lim = 0, par continuité8 de Arccos en 0,
𝑥→+∞ ch(𝑥) ]1, 1[.

1
 
𝜋
lim Arccos = Arccos(0) = .
𝑥→+∞ ch(𝑥) 2 Évident ?
On aimerait bien sûr pouvoir
Reste à comprendre quel effet a le passage à la limite «dans la borne de l’intégrale». remplacer la borne par sa
∫ 𝑡 limite, mais ceci mérite peut-
La fonction 𝐹 : 𝑡 ↦→ cos𝑘 −1 𝜃 𝑑𝜃 est une primitive de cos𝑘 −1 . Donc en particulier elle être quelques justifications.
0
est dérivable, et donc continue en 𝜋2 , si bien que
∫ 𝜋  ∫ 𝜋
𝑡 2
𝑘 −1
lim cos 𝜃 𝑑𝜃 = 𝐹 = cos𝑘 −1 𝜃 𝑑𝜃 .
𝑡 → 𝜋2 0 2 0

∫ 𝜋
2
Et donc 𝐽𝑘 = cos𝑘 −1 𝜃 𝑑𝜃 .
0

Commentaires : ceux d’entre vous qui ont fait le DM sur les intégrales de Wallis auront peut-être
reconnu que toutes les formules prouvées dans cette partie sur les intégrales 𝐽𝑘 sont semblables à des
formules concernant les intégrales de Wallis, ce qui est légitimé par cette dernière question.
En raison de leur lien avec les intégrales de Wallis, les intégrales 𝐽𝑘 sont appelées intégrales de
9 Et ceux d’entre vous qui
Futuna9 .
connaissent un peu de géo-
graphie auront compris la
blague.
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