Devoir Surveillé 3: Exercice 1: Échauffement
Thèmes abordés
Devoir Surveillé 3: Exercice 1: Échauffement
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DEVOIR SURVEILLÉ 3
▶ Exercice 1 : échauffement
Le but de cet exercice est de déterminer les points fixes de l’exponentielle complexe, c’est-à-dire les 𝑧 ∈ C tels
que 𝑒 𝑧 = 𝑧.
Dans la suite, pour 𝑧 ∈ C, on notera exp(𝑧) le nombre complexe 𝑒 𝑧 .
𝑏
c. Prouver alors que 𝑧 = + 𝑖𝑏 est un point fixe de l’exponentielle.
tan 𝑏
4. On note 𝛿 la fonction définie là où c’est possible par 𝛿 (𝑡) = 𝑒 𝑡 1 − 𝜑 (𝑡) 2 − Arccos(𝜑 (𝑡)).
√︁
a. Étudier les variations de 𝜑, puis montrer que l’ensemble de définition de 𝛿 est un intervalle de la
forme [𝛼, +∞[, pour un certain 𝛼 ∈ R.
b. Justifier la dérivabilité de 𝛿 sur ]𝛼, +∞[ et prouver que :
𝑒 −𝑡
∀𝑡 ∈]𝛼, +∞[, 𝛿 ′ (𝑡) = √︁ 𝑒 2𝑡 + 1 − 2𝑡 .
1 − 𝜑 (𝑡) 2
sh(𝑥) 𝑘
𝐼𝑘+2 (𝑥) = + 𝐼𝑘 (𝑥).
(𝑘 + 1) ch
𝑘+1
(𝑥) 𝑘 +1
Ainsi, la fonction 𝐼𝑘 est croissante et majorée, donc par le théorème de la limite monotone, elle possède une limite en +∞,
que l’on notera 𝐽𝑘 . ∫ +∞
𝑑𝑡 𝑑𝑡
∫ 𝑥
On a donc 𝐽𝑘 = lim . Vous noterez l’an prochain ceci sous la forme 𝐽𝑘 = .
ch (𝑡) ch (𝑡)
𝑥→+∞ 0 𝑘 𝑘
0
▶ Exercice 1 : échauffement
1.a. Le discriminant vaut −32 + 24𝑖 = 4(−8 + 6𝑖) = (2(1 + 3𝑖)) 2 . Calculs
Je n’ai pas détaillé les calculs,
On en déduit que les deux racines du polynôme sont 3 + 2𝑖 et 1 − 4𝑖. mais pour trouver
1.b. Notons que la question ne dit pas laquelle des deux racines est l’affixe de 𝐴. Mais le problème −8 + 6𝑖 = (1 + 3𝑖 ) 2 ,
qui nous intéresse est le même dans les deux cas, et ne dépend pas de laquelle des deux
on utilise la méthode donnée
racines s’appelle 𝐴. Donc dans la suite, nous supposerons que 𝐴 est le point d’affixe 1 − 4𝑖, en cours pour la détermina-
et 𝐵 le point d’affixe 3 + 2𝑖. tion des racines carrées sous
forme algébrique.
Soit 𝑐 un complexe, et soit 𝐶 le point d’affixe 𝑐. Alors 𝐴𝐵𝐶 est rectangle isocèle en 𝐶 si et
seulement si 𝐴 est l’image de 𝐵 par une rotation de centre 𝐶 et d’angle ± 𝜋2 .
Mais l’expression complexe de la rotation de centre 𝐶 et d’angle 𝜋2 est 𝑧 ↦→ 𝑖 (𝑧 − 𝑐) + 𝑐 et la
rotation de centre 𝐶 et d’angle − 𝜋2 est 𝑧 ↦→ −𝑖 (𝑧 − 𝑐) + 𝑐. 𝐵
Donc 𝐴𝐵𝐶 est rectangle isocèle en 𝐶 si et seulement si
𝐶2
1 − 4𝑖 = 𝑖 (3 + 2𝑖 − 𝑐) + 𝑐 ou 1 − 4𝑖 = −𝑖 (3 − 2𝑖 − 𝑐) + 𝑐.
Mais 𝐶1
3 − 7𝑖 (3 − 7𝑖) (1 + 𝑖) 10 − 4𝑖
1−4𝑖 = 𝑖 (3+2𝑖 −𝑐) +𝑐 ⇔ 3−7𝑖 = 𝑐 (1−𝑖) ⇔ 𝑐 = = = = 5−2𝑖. 𝐴
1−𝑖 |1 − 𝑖 | 2 2
FIGURE 0.1– Sans surprise, les
points 𝐶 1 et 𝐶 2 sont
Et de même symétriques par rapport au
segment [𝐴𝐵 ].
1 − 4𝑖 = −𝑖 (3 + 2𝑖 − 𝑐) + 𝑐 ⇔ −1 − 𝑖 = 𝑐 (1 + 𝑖) ⇔ 𝑐 = −1.
Autrement dit, les points 𝐶 cherchés sont au nombre de deux : ce sont les points d’affixe 5 − 2𝑖 et −1.
𝑋 = 𝑋 ∩ 𝐸 = 𝑋 ∩ (𝐵 ∪ 𝐵) = (𝑋 ∩ 𝐵) ∪(𝑋 ∩ 𝐵) = 𝐵 ∪ 𝐷.
| {z }
=𝐵
Et puisque par ailleurs 𝑋 ⊂ 𝐴, nécessairement 𝐷 ⊂ 𝑋 ⊂ 𝐴, si bien que 𝐷 ∈ P 𝐴 . Donc
comme annoncé, il existe bien une partie 𝐷 de 𝐴 telle que 𝑋 = 𝐵 ∪ 𝐷.
2𝜋
1 2 Chgt variable
∫
2 2
= ln 𝑟 − 2𝑟 cos(𝑥) + 1 𝑑𝑥
2 0 On a réalisé le changement
de variable 𝑥 = 2𝜃 , de sorte
Mais alors la question 1 s’applique à la fonction 𝑥 ↦→ ln(𝑓𝑟 2 (𝑥)), qui est bien paire et que 𝑑𝜃 = 𝑑𝑥2 .
2𝜋-périodique, si bien que
2𝜋
1 2 1
∫ ∫ 𝜋 ∫ 𝜋 2
ln 𝑟 2 − 2𝑟 2 cos(𝑥) + 1 𝑑𝑥 = ln 𝑟 2 − 2𝑟 2 cos(𝑥) + 1 𝑑𝑥 = 2 ln 𝑟 2 − 2𝑟 2 cos(𝜃 ) + 1 𝑑𝜃 = 𝐼 (𝑟 2 ).
2 0 0 2 0
Et donc 2𝐼 (𝑟 ) = 𝐼 𝑟 2 .
𝑛 2
𝑛 𝑛 𝑛+1
2𝑛+1 𝐼 (𝑟 ) = 2 · 2𝑛 𝐼 (𝑟 ) = 2𝐼 𝑟 2 = 𝐼 𝑟 2 = 𝐼 𝑟 2·2 = 𝐼 𝑟 2 .
6. Supposons dans un premier temps que 𝑟 ∈ [0, 1[. Alors pour tout 𝜃 ∈ [0, 𝜋], on a
𝑟 2 − 2𝑟 + 1 ⩽ 𝑟 2 − 2𝑟 cos 𝜃 + 1 ⩽ 𝑟 2 + 2𝑟 + 1
soit encore
(1 − 𝑟 ) 2 ⩽ 𝑟 2 − 2𝑟 cos 𝜃 + 1 ⩽ (1 + 𝑟 ) 2
si bien que 2 ln(1 − 𝑟 ) ⩽ ln 𝑟 2 − 2𝑟 cos 𝜃 + 1 ⩽ 2 ln(1 + 𝑟 ).
Par croissance de l’intégrale, on en déduit que
Limite
∫ 𝜋 ∫ 𝜋
2 ln(1−𝑟 ) 𝑑𝜃 ⩽ 𝐼 (𝑟 ) ⩽ 2 ln(1+𝑟 ) 𝑑𝜃 soit encore 2𝜋 ln(1−𝑟 ) ⩽ 𝐼 (𝑟 ) ⩽ 2𝜋 ln(1+𝑟 ). L’argument n’est pas encore
0 0
totalement clair pour l’ins-
tant, mais l’idée est que si
Et pour 𝑟 ∈] − 1, 0], on a 𝐼 (𝑟 ) = 𝐼 (|𝑟 |), si bien que 2𝜋 ln(1 − |𝑟 |) ⩽ 𝐼 (𝑟 ) ⩽ 2𝜋 ln (1 + |𝑟 |) .
une suite (𝑢𝑛 ) tend vers ℓ,
7. Encore une fois, puisque 𝐼 (−𝑟 ) = 𝐼 (𝑟 ), nous pouvons nous contenter de prouver le résultat alors toute suite obtenue en
annoncé pour 𝑟 ∈ [0, 1[. ne gardant que certains des
termes de (𝑢𝑛 ) (nous nom-
Mais alors, pour tout 𝑛 ∈ N, 𝑟 2 ∈ [0, 1[, si bien que 2𝜋 ln 1 − 𝑟 2 ⩽ 𝐼 𝑟 2 ⩽ 2𝜋 ln 1 + 𝑟 2 .
𝑛 𝑛 𝑛 𝑛
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
extraite de (𝑢𝑛 )) doit encore
converger vers ℓ.
Et alors par continuité du logarithme en 1, lim ln 1 − 𝑟 2 = lim ln 1 + 𝑟 2 = 0, si
𝑛 𝑛
1 1 2 1
∫ 𝜋 ∫ 𝜋
𝐼
𝑟
=
0
ln 2 − cos 𝜃 + 1 𝑑𝜃 =
𝑟 𝑟 0
ln 2 1 − 2𝑟 cos 𝜃 + 𝑟
𝑟
2
𝑑𝜃 A Danger !
∫ 𝜋h i S’il est vrai que pour 𝑟 > 0,
= −2 ln(|𝑟 |) + ln 𝑟 2 − 2𝑟 cos 𝜃 + 1 𝑑𝜃 ln(𝑟 2 ) = 2 ln(𝑟 ), on prendra
0 soin à mettre une valeur
absolue dans le cas où 𝑟 < 0.
= −2𝜋 ln(|𝑟 |) + 𝐼 (𝑟 ).
1
9. Soit 𝑟 ∈] − ∞, −1[∪]1, +∞[. Alors < 1, si bien que par la question 7, 𝐼 𝑟1 = 0.
𝑟
1
Et donc par la question précédente, 𝐼 (𝑟 ) = 𝐼 + 2𝜋 ln |𝑟 | = 2𝜋 ln |𝑟 |.
𝑟
D’autre part, nous savons que 𝑒 𝑥 est le module de exp(𝑧), et donc de 𝑧, si bien que
𝑧 = 𝑒 𝑥 cos arg(𝑧) + 𝑖 sin arg(𝑧) , et donc par identification des parties réelles, 𝑥 = 𝑒 𝑥 cos(arg(𝑧)),
et donc cos(arg(𝑧)) = 𝑥𝑒 −𝑥 = 𝜑 (𝑥).
Puisque arg(𝑧) ∈ [0, 𝜋], arg(𝑧) = Arccos(𝜑 (𝑥)). 2 Mais malgré tout par expli-
Et deux arguments étant congrus modulo 2𝜋, on a bien 𝑦 ≡ Arccos(𝜑 (𝑥)) [2𝜋], si bien citement au programme, et
qu’il existe 𝑘 ∈ Z tel que 𝑦 = 2𝑘𝜋 + Arccos(𝜑 (𝑥)). il vous faudra le reprouver
Enfin, puisque Arccos(𝜑 (𝑥)) ∈ [0, 𝜋] et 𝑦 ⩾ 0, nécessairement 𝑘 ⩾ 0, et donc 𝑘 ∈ N. systématiquement.
3.c. On a donc 𝑦 = Im(𝑧) = |𝑧| sin(arg(𝑧)) = 𝑒 𝑥 sin(Arccos(𝜑 (𝑥)).
Mais il est classique2 pour tout 𝑢 ∈ [−1, 1], cos2 (Arccos 𝑢) + sin2 (Arccos 𝑢) = 1, si bien A Danger !
Attention au signe, sans cette
que sin2 (Arccos 𝑢) = 1 − 𝑢 2 .
√ précision on ne peut pas
Puisque de plus, Arccos 𝑢 ∈ [0, 𝜋], sin(Arccos 𝑢) ⩾ 0 et donc sin(Arccos 𝑢) = 1 − 𝑢 2 . exclure que
En particulier, 𝑦 = 𝑒 𝑥 1 − 𝜑 (𝑥) 2 , et donc
√︁
√︁
sin(Arccos 𝑢 ) = − 1 − 𝑢 2 .
√︃
2𝑘𝜋 = 𝑦 − Arccos(𝜑 (𝑥)) = 𝑒 𝑥 1 − 𝜑 (𝑥) 2 − Arccos(𝜑 (𝑥)).
4.a. La fonction 𝜑 est dérivable sur R car produit de fonctions dérivables, et pour tout 𝑡 ∈ R,
𝜑 ′ (𝑡) = (1 − 𝑡)𝑒 −𝑡 .
Donc le tableau de variations de 𝜑 est le suivant :
𝑥 −∞ 𝛼 1 +∞ 2 4
−1
𝜑 ′ (𝑥) + 0 −
𝑒 −1 −2
𝜑 (𝑥) −1
−∞ 0 FIGURE 0.2– La fonction 𝜑.
Pour que 1 − 𝜑 (𝑡) 2 soit bien défini, il faut que 1−𝜑 (𝑡) 2 ⩾ 0, soit encore que 𝜑 (𝑡) ∈ [−1, 1].
√︁
Et pour que Arccos(𝜑 (𝑡)) soit défini, il faut également que 𝜑 (𝑡) ∈ [−1, 1].
3 Pour appliquer le TVI.
Mais par stricte croissance et continuité3 de 𝜑 sur ] − ∞, 0], il existe un unique 𝛼 ∈ R∗− tel
que 𝜑 (𝛼) = −1.
Et alors pour tout 𝑡 < 𝛼, 𝜑 (𝑡) < −1, et pour 𝑡 ⩾ 𝛼, 𝜑 (𝑡) ⩾ −1, et 𝜑 (𝑡) ⩽ 𝑒 −1 ⩽ 1, si bien
que 𝜑 (𝑡) ∈ [−1, 1].
Donc 𝛿 est définie sur [𝛼, +∞[.
4.b. Le tableau de variations de 𝜑 précédemment dressé prouve que sur ]𝛼, +∞[, 𝜑 est à valeurs
√
dans ] − 1, 1[. Or sur ] − 1, 1[, 𝑡 ↦→ 1 − 𝑡 2 et Arccos sont dérivables, donc par composition,
𝑡 ↦→ 1 − 𝜑 (𝑡) 2 et 𝑡 ↦→ Arccos(𝜑 (𝑡)) sont dérivables sur ]𝛼, +∞[. Donc par somme et
√︁
produit de fonctions dérivables, 𝛿 est dérivable sur ]𝛼, +∞[. Et alors pour 𝑡 > 𝛼,
2𝜑 (𝑡)𝜑 ′ (𝑡) 𝜑 ′ (𝑡) 𝑒 𝑡 (1 − 𝜑 (𝑡) 2 ) − 𝑒 𝑡 𝜑 (𝑡)𝜑 ′ (𝑡) + 𝜑 ′ (𝑡)
√︃
𝛿 ′ (𝑡) = 𝑒 𝑡 1 − 𝜑 (𝑡) 2 − 𝑒 𝑡 √︁ + √︁ =
2 1 − 𝜑 (𝑡) 2 1 − 𝜑 (𝑡) 2 1 − 𝜑 (𝑡) 2
√︁
2
𝑒 1−𝑡 𝑒 −2𝑡 −𝑡 −𝑡
− 𝑒 𝑡𝑒 (1 − 𝑡)𝑒 + (1 − 𝑡)𝑒 −𝑡
𝑒 𝑡 − 𝑡 2𝑒 −𝑡 − 𝑡𝑒 −𝑡 + 𝑡 2𝑒 −𝑡 + 𝑒 −𝑡 − 𝑡𝑒 −𝑡
𝑡
𝑡
= =
1 − 𝜑 (𝑡) 2 1 − 𝜑 (𝑡) 2
√︁ √︁
𝑒 −𝑡 𝑒 2𝑡 + 1 − 2𝑡
= .
1 − 𝜑 (𝑡) 2
√︁
4.c. Soit 𝑘 ∈ N∗ . On a 𝛿 (0) = 1 − Arccos(0) = 0, et donc par croissance, 𝛿 est négative sur
[𝛼, 0], et donc n’y prend pas la valeur 2𝑘𝜋.
Par ailleurs, lorsque 𝑥 → +∞, 𝜑 (𝑥) −→ 0, et donc 𝑒 𝑥 1 − 𝜑 (𝑥) 2 −→ +∞.
√︁
√︁𝑥→+∞ 𝑥→+∞
Et puisque ∀𝑡 ∈ [𝛼, +∞[, 𝛿 (𝑡) ⩾ 𝑒 𝑡 1 − 𝜑 (𝑡) 2 − 𝜋, on a lim 𝛿 (𝑡) = +∞.
𝑡 →+∞
Donc par le théorème de la bijection, 𝛿 réalise une bijection de R+ sur R+ , et donc en
particulier il existe un unique 𝑥𝑘 ∈ R+ tel que 𝛿 (𝑥𝑘 ) = 2𝑘𝜋.
4.d. Soit 𝑘 ∈ N. Alors
exp(𝑥𝑘 + 𝑖𝑦𝑘 ) = 𝑒 𝑥𝑘 (cos(𝑦𝑘 ) + 𝑖 sin(𝑦𝑘 ))
= 𝑒 𝑥𝑘 (cos(Arccos(𝜑 (𝑥𝑘 ))) + 𝑖 sin(Arccos(𝜑 (𝑥𝑘 ))))
√︃ √︃
=𝑒 𝑥𝑘
𝜑 (𝑥𝑘 ) + 𝑖 1 − 𝜑 (𝑥𝑘 ) = 𝑒 𝑥𝑘 𝑥𝑘 𝑒 −𝑥𝑘 + 𝑖𝑒 𝑥𝑘 1 − 𝜑 (𝑥𝑘 ) 2
2
∫ 𝑒𝑥 Alternative
𝑑𝑢 𝜋
𝐼 1 (𝑥) = 2 = [2 Arctan(𝑢)] 𝑒1 = 2 Arctan(𝑒 𝑥 )−2 Arctan(1) = 2 Arctan(𝑒 𝑥 ) − .
𝑥
Un autre changement de va-
1
2
𝑢 +1 2 riable possible était 𝑢 = sh 𝑡 .
1
2.b. Nous savons qu’une primitive de 2 est th, si bien que
ch
𝑑𝑡
∫ 𝑥
𝐼 2 (𝑥) = 2
= [th 𝑡] 𝑥0 = th(𝑥).
0 ch 𝑡
1
∫ 𝑥
3.a. Comme indiqué, procédons à une intégration par parties dans l’intégrale ch(𝑡) 𝑑𝑡
ch
𝑘+1
0 (𝑡)
1
en posant 𝑢 (𝑡) = sh 𝑡 et 𝑣 (𝑡) = , de sorte que 𝑢 et 𝑣 sont de classe C1 , avec 𝑢 ′ (𝑡) = ch 𝑡
ch
𝑘+1
𝑡
et 𝑣 ′ (𝑡) = −(𝑘 + 1) sh𝑘+2𝑡 . Il vient donc
ch 𝑡
2
" #𝑥
sh(𝑡) sh 𝑡
∫ 𝑥
𝐼𝑘 (𝑥) = + (𝑘 + 1) 𝑑𝑡
ch ch
𝑘+1
(𝑡)
𝑘+2
0 𝑡
0 Détals
2
sh(𝑥) ch 𝑡 − 1 2 2
∫ 𝑥
Puisque ch − sh = 1 alors
= + (𝑘 + 1) 𝑑𝑡
ch (𝑥) ch
𝑘+1 𝑘+2 2 2
0 𝑡 sh = ch −1.
sh(𝑥) 1 𝑑𝑡
∫ 𝑥 ∫ 𝑥
= + (𝑘 + 1) 𝑑𝑡 + (𝑘 + 1)
ch (𝑥) ch 𝑡 ch
𝑘+1 𝑘 𝑘+2
0 0 𝑡
sh(𝑥)
= + (𝑘 + 1)𝐼𝑘 (𝑥) − (𝑘 + 1)𝐼𝑘+2 (𝑥).
ch
𝑘+1
(𝑥)
sh(𝑥)
On en déduit que (𝑘 + 1)𝐼𝑘+2 (𝑥) = + 𝑘𝐼𝑘 (𝑥) et donc que
ch
𝑘+1
(𝑥)
sh(𝑥) 𝑘
𝐼𝑘+2 (𝑥) = + 𝐼𝑘 (𝑥).
(𝑘 + 1) ch
𝑘+1
(𝑥) 𝑘 +1
sh(𝑥)1 sh(𝑥)
3.b. On en déduit que 𝐼 3 (𝑥) = 𝐼 1+2 (𝑥) = + 𝐼 1 (𝑥) = + Arctan(𝑒 𝑥 ) − 𝜋4 .
2
2 ch (𝑥) 2 2
2 ch (𝑥)
Et de même,
!
sh 𝑥2 1 2 th(𝑥) 2
1 3
𝐼 4 (𝑥) = 𝐼 2+2 (𝑥) = + th(𝑥) = th(𝑥) + = 1 − th (𝑥) + 2 = th(𝑥) − th (𝑥).
3
3 ch (𝑥) 3 2
ch (𝑥) 3 3 3
1
5.b. On en déduit que pour tout 𝑡 ∈ R+ , ⩽ 2𝑘 𝑒 −𝑘𝑡 .
ch 𝑡
𝑘
Et donc par croissance de l’intégrale,
2𝑘 2𝑘 𝑒 −𝑘𝑥 2𝑘
−𝑘𝑡 𝑥
𝑑𝑡 𝑒
∫ 𝑥 ∫ 𝑥
−𝑘𝑡
𝐼𝑘 (𝑥) = ⩽ 2𝑘
𝑒 𝑑𝑡 ⩽ 2 𝑘
− = − ⩽ .
0 ch 𝑡
𝑘
0 𝑘 0 𝑘 𝑘 𝑘
2𝑘
Et donc on a bien prouvé que pour tout 𝑥 ∈ R+ , 𝐼𝑘 (𝑥) ⩽ .
𝑘
2𝑘 4𝑘 1 4𝑘 (𝑘!) 2
𝐽2(𝑘+1) = 𝐽2𝑘+2 = =
2𝑘 + 1 2𝑘 2𝑘 2𝑘 + 1 (2𝑘)!
𝑘
4𝑘 1
Donc par le principe de récurrence, pour tout 𝑘 ∈ N∗ , 𝐽2𝑘 = 2𝑘 .
( 2𝑘𝑘 )
𝜋
On en déduit alors que puisque 2𝑘 𝐽2𝑘 𝐽2𝑘+1 = ,
2
𝜋 1 𝜋 2𝑘 2𝑘 𝜋 2𝑘
𝐽2𝑘+1 = = = .
4𝑘 𝐽2𝑘 4𝑘 𝑘 4𝑘 2 · 4𝑘 𝑘
∫ 𝜋
2
13. Notons que le résultat annoncé est évident pour 𝑘 = 1, puisque 𝐽1 = 𝜋
2 = 1 𝑑𝑡.
0
Soit donc 𝑘 ⩾ 2 et 𝑥 ∈ R+∗ . Dans l’intégrale 𝐼𝑘 (𝑥), procédons au changement de variable
1
𝑢 = ch(𝑡 )
, de sorte que 𝑑𝑢 = − sh(𝑡
2
)
𝑑𝑡.
ch (𝑡 )
Rappelons que pour 𝑡 ⩾ 0, on a
v
t 1
√︃ √︃ u
2 2
u
sh(𝑡) = sh (𝑡) = ch (𝑡) − 1 = 2 − 1.
1
ch 𝑡
Et donc
1 1 1
1 1 sh(𝑡) 𝑢 𝑘 −2 𝑢 𝑘 −1 𝑢 𝑘 −1
∫ 𝑥 ∫ ∫ ∫
𝐼𝑘 (𝑥) = 𝑘 −2 sh 𝑡 2
𝑑𝑡 = 𝑑𝑢 = 𝑑𝑢 = √ 𝑑𝑢.
ch 𝑡 ch (𝑡) 1 − 𝑢2
√︃ √︃
1 1 1 1
0 ch(𝑥 )
𝑢 2 − 1 ch(𝑥 ) 𝑢 𝑢12 − 1 ch(𝑥 )
1
Puisque ch(𝑥 )
∈ [0, 1[, posons, pour 𝑢 ∈ [0, 1], 𝜃 = Arccos(𝑢), de sorte que 𝑢 = cos(𝜃 ). On
a alors 𝑑𝑢 = − sin(𝜃 )𝑑𝜃 . √︃
Mais 𝜃 ∈ [0, 𝜋], si bien que sin(𝜃 ) ⩾ 0, et donc sin(𝜃 ) = sin2 (𝜃 ) = 1 − cos2 (𝜃 ). Donc
√︁
1 1
Arccos Arccos
cos𝑘 −1 (𝜃 )
∫ ∫
ch(𝑥 ) ch(𝑥 )
𝐼𝑘 (𝑥) = sin(𝜃 ) 𝑑𝜃 = cos𝑘 −1 (𝜃 ) 𝑑𝜃 .
0 sin(𝜃 ) 0
1
∫ Arccos ch(𝑥 )
Par conséquent, 𝐽𝑘 = lim 𝐼𝑘 (𝑥) = lim cos𝑘 −1 (𝜃 ) 𝑑𝜃 .
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 0
1 8 Car Arccos est dérivable sur
Puisque lim = 0, par continuité8 de Arccos en 0,
𝑥→+∞ ch(𝑥) ]1, 1[.
1
𝜋
lim Arccos = Arccos(0) = .
𝑥→+∞ ch(𝑥) 2 Évident ?
On aimerait bien sûr pouvoir
Reste à comprendre quel effet a le passage à la limite «dans la borne de l’intégrale». remplacer la borne par sa
∫ 𝑡 limite, mais ceci mérite peut-
La fonction 𝐹 : 𝑡 ↦→ cos𝑘 −1 𝜃 𝑑𝜃 est une primitive de cos𝑘 −1 . Donc en particulier elle être quelques justifications.
0
est dérivable, et donc continue en 𝜋2 , si bien que
∫ 𝜋 ∫ 𝜋
𝑡 2
𝑘 −1
lim cos 𝜃 𝑑𝜃 = 𝐹 = cos𝑘 −1 𝜃 𝑑𝜃 .
𝑡 → 𝜋2 0 2 0
∫ 𝜋
2
Et donc 𝐽𝑘 = cos𝑘 −1 𝜃 𝑑𝜃 .
0
Commentaires : ceux d’entre vous qui ont fait le DM sur les intégrales de Wallis auront peut-être
reconnu que toutes les formules prouvées dans cette partie sur les intégrales 𝐽𝑘 sont semblables à des
formules concernant les intégrales de Wallis, ce qui est légitimé par cette dernière question.
En raison de leur lien avec les intégrales de Wallis, les intégrales 𝐽𝑘 sont appelées intégrales de
9 Et ceux d’entre vous qui
Futuna9 .
connaissent un peu de géo-
graphie auront compris la
blague.
MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2023–2024 M. VIENNEY