Module 4
Module 4
MODULE 4
MAITRISER LA GESTION
FINANCIERE ET HUMAINE
D'UNE ASSOCIATION UFOLEP OU USEP
Fiches jointes
-Salarier du personnel -Tenir la comptabilité
-Ressources de l’association
-Valider le travail des bénévoles -Subventions possibles pour une association
-Salarier du personnel
-Les différentes formes de congés
-Connaître la fiscalité applicable aux associations -V A E
-C Q P
-OPCA
Module 4 TENIR LA COMPTABILITE
INTRODUCTION
Dans le cas le plus général, c'est à l'association qu'il revient de décider, statutairement ou en
Assemblée Générale, de la tenue d'une comptabilité (précision dans les statuts).
En pratique, même si vous ne souhaitez pas solliciter une subvention des pouvoirs publics,
la comptabilité reste un moyen de gestion quasi indispensable au bon fonctionnement de
l'association :
− elle permet d'obtenir une vue transparente et stable de la situation financière de l'association
− les états financiers (bilan, compte de résultat, budget, tableau de financement) serviront de
moyen de preuve en cas de contrôle (administration fiscale, sécurité sociale...)
− elle fait apparaître les besoins de financement, pouvant aussi justifier l'octroi d'une
subvention auprès d'une collectivité locale
− elle rend compte de l'emploi des ressources de l'association aux membres et aux
organismes intéressés.
L'association a donc toujours intérêt à tenir une comptabilité. Si une société commerciale n'a
de comptes à rendre qu'à elle-même et à l'administration fiscale, l'association doit pouvoir
justifier à tout moment et à toute personne le caractère non lucratif de son activité.
Pour toutes ces raisons, il est souhaitable que l'association adopte un système comptable
simple et efficace. En effet, des systèmes différents peuvent être mis en place, selon la taille
de l'association et l'importance de ses mouvements de fonds.
Module 4 TENIR LA COMPTABILITE
• objet de l'opération :
cotisation annuelle de Jean Dupont
date de l'opération 18/09/03
cotisation
• date de l'opération : jeudi 18 / 09 / annuelle de
2003 nature de J. Dupont
l'opération
• forme du règlement : règlement par chèque Chèque numéro
mode de règlement : YYYYYY
• banque ou C.C.P. : chèque bancaire XYZ
numéro YYYYYY banque : XYZ
• montant : 30 €.
montant 30 €
Comme je rédigerai d'autres pièces comptables,
je normalise et numérote cette pièce :
REGLER MA PREMIERE
FACTURE....
numéro YYYYYY
montant 160 €
• montant : 1 60 €.
• format de la pièce : ¼ de format A4 (21 cm/29,7 cm) NOTA : il est intéressant de conserver, classés
• positionnement des informations : par ordre chronologique, les pièces créées et
voir fac-similé ci- les documents commerciaux (factures,
contre. quittances, reçus, etc…).
J'agrafe la facture à cette pièce.
Module 4 TENIR LA COMPTABILITE
RELEVE CHRONOLOGIQUE
DES OPERATIONS FINANCIERES
DATE N° LIBELLE RECETTES DEPENSES SOLDE
Le 23 septembre, j'ai réglé par chèque 23/09 D1 Facture FOL 160 € 230 €
la facture d'affiliation à la FOL de n° 97/132
160 €.
Mais :
− les opérations ont-elles été effectuées en liquide ou par chèque ?
− les chèques émis ont-ils déjà été débités du compte ?
− les virements promis et les chèques reçus sont-ils portés au crédit du compte ?
Le relevé chronologique des opérations financières pourrait alors prendre cet aspect :
En outre :
− cette organisation ne classe pas
Il faudrait organiser les recettes et les dépenses par type de produit et de charge.
Le relevé chronologique des opérations financières pourrait alors prendre cet aspect :
AUTRES DEPENSES DEPENSES RECETTES RECETTES AUTRES
CHARGES LICENCES AFFILIATION CAISSE CHEQUE DATE PIECE LIBELLE CAISSE COMPTE COTISATIONS SUBVENTIONS RECETTES
18/09 R1 − cotisation J. 30 € 30 €
Dupont
19/09 R2 − cotisation M. 30 € 30 €
Jean
19/09 R3 − cotisation M. 30 € 30 €
Durant
20/09 R4 − subvention 3 00 € 300 €
municipale
120 € 40 € 160 € 23/09 D1 − facture FOL n°
97/132
24/09 R5 − cotisation J. Noël 3€ 30 €
120 € 40 € 160 € TOTAUX 3€ 3 90 € 93 € 3 00 €
NOTA : ces deux formules de tableau peuvent aussi être tenues sur ordinateurs ; à défaut,
sur un grand cahier en utilisant les deux pages ouvertes et lisibles (voir page suivante).
Module 4 TENIR LA COMPTABILITE
Le relevé chronologique des opérations financières pourrait alors prendre cet aspect
N°
DATE COMPTE COMPTE AUTRES VIREMENTS
JOUR de LIBELLE des OPERATIONS CAISSE COTISATIONS SUBVENTIONS
de RELEVE COURANT LIVRET DEPENSES INTERNES
PIECE
Report
TOTAUX à REPORTER
Payé par :
Mois de : ............................................................ DEPENSES :
......................................................
........................................................................................
N° VIREMENTS
DATE COMPTE COMPTE AFFILIATIONS DEPLACEMENTS AUTRES
JOUR de LIBELLE des OPERATIONS CAISSE
PIECE
de RELEVE COURANT LIVRET LICENCES TRANSPORTS DEPENSES INTERNES(1)
Report
TOTAUX à REPORTER
(1) Virements internes : il s'agit de mouvements de fonds entre les différents comptes de
l'association (caisse, comptes bancaires, livrets).
Ils ne doivent pas apparaître dans le compte de gestion.
Module 4 TENIR LA COMPTABILITE
− une saison comporte 12 mois pleins, débute pour les associations le 1er
Janvier de l'année pour se terminer le 31 Décembre. Elle peut aussi
commencer le 1er septembre de l'année en cours pour se terminer le 31 août
de l'année suivante pour les associations qui calquent leur activité sur l'année
scolaire.
présentera son
compte
d'exploitation
comme ci-contre.
L'observation de
ce compte
d'exploitation
permet de
constater une
gestion saine :
60 ACHATS Exemples
601 et 602 • Achats stockés 60225 • Fournitures de bureau
606 • Achats non stockés 6061 • Fournitures non stockables
(eau, électricité)
6063 • Fournitures d'entretien et de
petit équipement
6064 • Fournitures administratives
61 et 62 SERVICES EXTERIEURS
613 • Location 6132 • Location immobilière
6135 • Location mobilière
616 • Primes d'assurance 6237 • Publications
623 • Publicité publications 6247 • Transports collectifs du
personnel
624 • transports collectifs du 6251 • Voyages et déplacements
personnel
625 • déplacements missions 6256 • Missions
réception
6257 • Réceptions
626 • Frais postaux et
télécommunications
627 • Frais bancaires
63 IMPOTS ET TAXES
64 CHARGES DE PERSONNEL
641 • Rémunérations du personnel
645 • Charges de sécurité sociale 6451 • Cotisations URSSAF
6452 • Cotisations aux mutuelles
658 • Charges diverses de gestion • (Affiliations licences...)
courante
66 CHARGES FINANCIERES
661 • Charges d'intérêts
67 CHARGES EXCEPTIONNELLES
68 DOTATIONS AUX AMORTISSEMENTS ET AUX PROVISIONS
Module 4 TENIR LA COMPTABILITE
Pour obtenir une licence UFOLEP ou USEP, le sportif est préalablement membre
d’une association affiliée à la Ligue de l’Enseignement. La loi permet aujourd’hui la
licence individuelle.
Tout licencié UFOLEP et /ou USEP doit s’acquitter au préalable d’une cotisation
Ligue nationale et départementale (carte Ligue)
- Pour la licence USEP :
¤ il existe un tarif unique fixé chaque année par l’Assemblée Générale de l’USEP
nationale
¤ chaque département peut moduler ses tarifs en Assemblée Générale.
Nota :
¤ Une cotisation peut être demandée en outre par chaque association
¤ Il n’y a pas de part spécifique assurance dans la licence USEP.
Elle est comprise dans la carte Ligue
¤ Pour l’UFOLEP, une assurance dont les tarifs sont modulés en fonction des
risques
liés à l’activité, est proposée par l’APAC à chaque adhérent
Remarque :
L’organisation « pyramidale » de nos fédérations explique qu’il y ait localement
des choix différents qui ne permettent pas d’avoir un tarif unique au niveau du
licencié.
Module 4 CHERCHER DES FINANCEMENTS
RESSOURCES DE L’ASSOCIATION
- des salariés
• via le Conseil Régional et/ou Général : selon les régions et départements
• via l’OPCA,
• via le FSE,
• via quelques Ministères dont le MJSVA
RESSOURCES DE L’ASSOCIATION
Comptabilisation
La comptabilité de l’association doit inclure tous les concours gratuits dans la mesure
où, en leur absence, l’association devrait engager des financements supplémentaires
pour acquérir des biens ou services correspondants.
A titre indicatif, ces activités relèvent généralement des codes N.A.F.926.A et 926.C ;
Certaines associations appliquent de manière volontaire la convention collective de
l’Animation alors que leur activité principale relève de la future convention collective du
sport. Dès que cette dernière sera étendue, elle devra être appliquée par l’association qui
devra dénoncer l’application de la convention collective de l’Animation.
d) Principales dispositions :
− La convention recouvre en général toutes les grandes questions des relations
employeurs/salariés.
− Mais l’essentiel est constitué par la question des salaires, liée à la situation de
l’emploi, avec :
la grille des classifications (ou des qualifications) qui va déterminer la
position hiérarchique,
la détermination de « points » d’indice hiérarchique et de leur valeur qui va
définir le salaire,
la prise en compte de l’élément « temps de travail » (astreintes,
majorations diverses, jours fériés…) qui va être le 3ème paramètre de la
paye.
3 – La durée du travail :
a) il s’agit du temps effectif de travail, soit « toutes les périodes durant lesquelles le
salarié est à la disposition de l’employeur, sans pouvoir vaquer à des occupations
personnelles ».
b) La durée légale est de 35 heures par semaine. Dans certains cas, on peut
annualiser le temps de travail mais cela suppose un accord d’entreprise ou une
application d’un accord de branche étendu.
c) La durée hebdomadaire s’inscrit, en principe, dans le cadre d’un horaire collectif,
c’est à dire d’un horaire uniforme pour l’ensemble des salariés de l’établissement ou
pour une partie seulement.
Il doit être indiqué les heures auxquelles commence et finit chaque période de travail
ainsi que les heures et la durée des repos.
Il peut être dérogé à la règle de l’horaire collectif, notamment par la pratique des horaires
individualisés, des horaires à temps partiel, ainsi que par la mise en place des équipes
de suppléance.
L’horaire collectif doit être soumis aux représentations du personnel pour avis. Un double
de cet horaire doit être transmis à l’inspecteur du travail avant d’être affiché sur les lieux
de travail.
Certaines périodes peuvent poser question quant à leur prise en compte comme temps
de travail effectif. Il s’agit des temps de restauration et de pause, des temps d’habillage,
des temps de trajet et des temps d’astreinte.
Le temps de trajet :
En principe, sauf disposition conventionnelle ou usage contraire, les temps de trajet
domicile-travail ne sont pas assimilés à du travail effectif. Par exception, ces temps
constituent du temps de travail effectif lorsque le salarié est à la disposition de
l’employeur et exécute une prestation de travail à la demande de celui-ci.
D’un lieu de travail à un autre lieu de travail et dès lors que le salarié est à la disposition
de l’employeur et exécute une prestation de travail à sa demande, en partant de
l’entreprise, le temps de trajet correspondant est considéré comme temps de travail
effectif.
L’astreinte :
La période d’astreinte s’entend comme une période pendant laquelle le salarié sans être
à la disposition permanente et immédiate de l’employeur, a l’obligation de demeurer à
son domicile ou à proximité afin d’être en mesure d’intervenir pour effectuer un travail au
service de l’entreprise, la durée de cette intervention étant considérée comme du travail
effectif.
Lorsque le salarié demeure libre de l’utilisation de son temps et qu’il doit juste rester
joignable, il est en astreinte et ne doit pas être considéré comme travaillant
effectivement. Par contre, si le salarié est amené à intervenir durant son astreinte, ce
temps d’intervention sera considéré comme temps de travail effectif.
g) Le temps partiel :
Concerne tous les salariés qui effectuent moins de 35 heures par semaine (ou la durée
conventionnelle de la profession)
− Pas de seuil minimum
− Le contrat de travail doit obligatoirement être écrit
− La notion d’heures supplémentaires n’existe pas dans le cadre du travail à temps
partiel. Seules des heures complémentaires peuvent être effectuées par le salarié
à temps partiel et dans certaines limites :
La durée hebdomadaire ou mensuelle, heures complémentaires
comprises, d’un salarié à temps partiel doit être inférieure à la durée légale
du travail ou, lorsque ces durées sont inférieures à la durée légale, à la
durée du travail fixée conventionnellement pour la branche ou l’entreprise
ou la durée applicable dans l’établissement.
Ainsi, la durée totale hebdomadaire (durée contractuelle plus heures complémentaires)
effectuée par le salarié à temps partiel devra être inférieure à la durée légale de 35
heures par semaine ou 151,67 heures par mois ou à la durée conventionnelle du travail.
h) Le travail intermittent :
Les entreprises peuvent avoir recours au travail intermittent dès lors que cette faculté a
été expressément prévue :
− soit par une convention ou un accord collectif étendu,
− soit par une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement.
Les emplois permanents susceptibles d’être pourvus par contrat de travail intermittent
sont précisés par l’accord ou la convention.
4 – Le salaire
a) C’est un élément essentiel du contrat de travail et une des obligations
fondamentales de l’employeur.
− L’employeur ne peut y apporter aucune modification sans l’accord du salarié.
− En cas de litige, l’employeur doit prouver qu’il a réellement payé la somme
prévue.
− Le paiement doit être effectué une fois par mois et à date fixe.
− Il doit être effectué par chèque ou virement (loi de finance).
b) Il est négocié et fixé librement sous réserve des dispositions applicables sur le
SMIC et le salaire minimum conventionnel.
− Seule limitation comme plancher : le SMIC, obligation légale. Son non respect est
sanctionné civilement et pénalement.
− Les avantages en nature sont pris en compte pour déterminer le salaire horaire
servant de base au calcul du SMIC ;
− Le montant du SMIC est défini par l’Etat et éventuellement modifié le 1er juillet de
chaque année après analyse des comptes économiques de la nation.
5 – Le bulletin de paie
a) Délivrance :
L’employeur doit remettre un bulletin de paie lors du versement du salaire à toutes les
personnes, apprentis, salariés, intervenants…, travaillant à quelque titre que ce soit ou
en quelque lieu que ce soi, pour un ou plusieurs employeurs et quels que soient le
montant et la nature des rémunérations, la forme ou la validité des contrats.
b) Conservation :
La prescription de salaire étant de 5 ans, il faut donc conserver les bulletins de paie
pendant au moins 5 ans. Le salarié a tout intérêt à les conserver jusqu’au moment de la
retraite.
c) Mentions qui doivent y figurer (fixées par le code du travail) :
Principaux éléments à renseigner :
− Coordonnées de l’employeur et du salarié (emploi, qualification…),
− Référence à la convention collective,
− Références URSSAF,
− Nombres d’heures payées, montant du salaire brut,
− Cotisations salariales et salaire net,
− Déductions diverses…
Les bulletins de paie sont tenus à disposition des agents de contrôle (Inspection du
Travail et URSSAF).
6 – La gestion des salaires :
a) Gestion par l’employeur :
Il existe des logiciels de paie, avec des mises à jour régulières. Il faut cependant avoir
une connaissance suffisante de la question.
S’il n’y a pas les compétences nécessaires au sein de l’association, il est préférable de
s’adresser à un expert comptable.
b) Chèque Emploi Service :
Mode de paiement de la rémunération réservé aux emplois domestiques. Les
associations n’y ont pas droit.
Il tient lieu de contrat de travail, de relevé d’heures et de bulletin de paie.
Il s’adresse aux associations, à but non lucratif, employant, au plus, 3 équivalents temps
plein, dans l’année civile (soit un maximum de 4821 heures)
L’accord du salarié est nécessaire pour utiliser le Chèque Emploi Associatif.
Le dispositif est géré par le Centre national Chèque Emploi Associatif (tél. 08 00 19 01 00)
Les employeurs se voient remettre, par leur établissement financier, lors de leur adhésion au
Chèque Emploi Associatif, un chéquier à leur nom, comprenant des chèques à remettre aux
salariés pour les rémunérer et des volets sociaux pour la déclaration des éléments
nécessaires au calcul des cotisations.
UNODESC
21 rue St-Fargeau
75989 PARIS 20ème
Tél : [Link].05.
Fax : [Link].04.
Mail : unodesc@[Link]
Module 4 LA VALIDATION DES ACQUIS DE L’EXPERIENCE (V.A.E.)
La VAE est un droit individuel reconnu à toute personne engagée dans la vie active en vue
de l’acquisition d’un diplôme. Les acquis pouvant donner lieu à validation sont l’ensemble
des compétences issues d’une activité salariée, non salariée ou bénévole, attestée et en
rapport avec le diplôme visé.
La VAE est donc une occasion pour nos 2 Fédérations d’Education Populaire de réaffirmer
notre positionnement politique en matière de formation et d’éducation tout au long de la vie. En
effet, la loi reconnaît aujourd’hui que trois voies (formation initiale, formation continue et VAE),
non hiérarchisées, permettent d’acquérir un diplôme, un titre ou un C Q P.
Les acquis pris en compte sont l’ensemble des compétences professionnelles issues d’une
activité salariée, non salariée ou bénévole exercée en continu ou non pendant une durée
totale cumulée d’au moins 3 ans, en rapport avec la certification visée.
Si vous ne savez pas à quel diplôme prétendre, informez-vous auprès des points- relais
conseil en VAE :
- ANPE
- Missions locales
- Centres d’Information et d’Orientation (CIO)
Après cette première démarche, les DDJS ou DRDJS ou CREPS vous confirmeront votre
choix ou vous aideront à reformuler un nouveau choix.
- Pour les diplômes organisés dans chaque région (BEATEP, BAPAAT, BEES 1er
degré option activités physiques pour tous, les jurys accueillent les candidats à la
VAE de leur région.
- Pour les diplômes dont l’examen est organisé par une seule ou plusieurs régions,
l’inscription des candidats dans les jurys d’examen se fait conformément au
calendrier.
4ème ETAPE : NOTIFICATION AUX CANDIDATS
La notification de la décision du jury est faite par la DRDJS organisatrice de l’examen. Le
procès verbal du jury est adressé à la DRDJS du lieu de résidence du candidat pour
information.
- Si le candidat a obtenu le diplôme en totalité, la DRDJS organisatrice établit le
diplôme et l’adresse à la DDJS de résidence du candidat qui le lui transmet.
- Si le candidat n’obtient qu’une partie du diplôme, la DRDJS organisatrice notifie au
candidat l’avis motivé du jury relatif aux connaissances, aptitudes et compétences qui
devront faire l’objet d’une évaluation complémentaire. Le candidat peut demander
conseil auprès de sa DRDJS de résidence.
Module 4 LA VALIDATION DES ACQUIS DE L’EXPERIENCE (V.A.E.)
Schéma de procédure
Ø
Constitution de la 2ème partie du dossier (descriptif de l’expérience et des activités)
Ø
Envoi du dossier (parties 1 et 2) au service organisateur de l’examen du diplôme visé
Ø
Entretien avec le jury (facultatif)
Ø
Notification de la décision du jury
Ø Ø
Obtention du diplôme Obtention d’une partie du diplôme
(avec avis motivé du jury)
Ø Ø
La DRJSVA adresse à la DDJSVA du lieu
Vous avez 5 ans pour obtenir la totalité
de résidence du candidat le diplôme
du diplôme
obtenu
Module 4 LA VALIDATION DES ACQUIS DE L’EXPERIENCE (V.A.E.)
FINANCEMENT DE LA VAE
Par conséquent, les actions de VAE peuvent être prises en charge par les différents acteurs
(OPCA, OPACIF, FONGECIF, entreprises, Etat, régions, Unedic) qui participent aux
dépenses de la FPC (Formation Professionnelle Continue).
La VAE peut donc être financée par le plan de formation de l'entreprise ou par le congé
individuel de formation (CIF). Le coût de cette prise en charge englobe les différents frais liés
à la prestation et à la rémunération éventuelle du candidat.
Les dispositions relatives à ce congé sont énoncées dans les articles R.931 - 34 à R.931 -
38 du Code du travail.
Cette demande doit parvenir à l'employeur au plus tard 60 jours avant le début des actions
de validation des acquis de l'expérience.
Dans les 30 jours suivant la réception de la demande, l'employeur doit faire connaître par
écrit à l'intéressé son accord ou les raisons de service motivant le report de l'autorisation
d'absence.
Lorsque les demandes de prise en charge présentées (en vertu des articles L.931-24 et
L.931-25 du Code du travail) aux organismes paritaires (mentionnés à l'article L.951-3 du
Code du travail) par les bénéficiaires d'un congé pour validation des acquis de l'expérience
ne peuvent être simultanément satisfaites, lesdits organismes sont admis à satisfaire par
priorité certaines demandes dans le respect des conditions fixées à l'article R.931 - 29 du
Code du travail.
Lorsque cette demande de prise en charge est rejetée par l'un des organismes mentionnés à
l'article L.951-3 du Code du travail, le salarié intéressé est informé par cet organisme des
raisons qui ont motivé le rejet et de la possibilité de déposer un recours gracieux dans les
conditions fixées à l'article R.931-30 du Code du travail. Article R.931-35 du Code du travail.
Au terme des actions permettant de faire valider les acquis de l'expérience, le bénéficiaire du
congé reçoit une attestation de fréquentation effective fournie par l'autorité ou l'organisme
qui délivre la certification. Article R.931-36 du Code du travail.
Le salarié qui a bénéficié d'une autorisation d'absence pour effectuer des actions de
validation des acquis de l'expérience ne peut prétendre, dans la même entreprise, au
bénéfice d'une nouvelle autorisation dans le même but avant un an (délai de franchise).
Cette autorisation d'absence n'est pas prise en compte dans le calcul du délai de franchise
applicable aux congés définis aux articles L.931-1, L.931-21, L.931-28 et L.931-29 du Code
du travail. Article R.931-37 du Code du travail.
Le salarié bénéficiaire d'un congé pour validation des acquis de l'expérience a droit, dès lors
qu'il a obtenu la prise en charge des dépenses afférentes à ce congé par un organisme
paritaire, à une rémunération déterminée dans les conditions prévues à l'article R.931-33 du
Code du travail. Article R.931-38 du Code du travail.
Module 4 LE CERTIFICAT DE QUALIFICATION PROFESSIONNELLE (C.Q.P.)
Le CQP confère à son titulaire des prérogatives limitées dans le domaine des
activités physiques et sportives et ne doit pas faire concurrence aux diplômes du
Ministère de la Jeunesse et des Sports et de la Vie Associative.
LE CQP A l’UFOLEP
LE CQP COMMENT ?
La mise en œuvre des CQP (tant dans ses modalités administratives que
pédagogiques) sera régionale et comportera nécessairement une commission
nationale de contrôle et de certification.
Un groupe de travail est missionné pour définir les nouvelles modalités de mise en
œuvre du C Q P.
Module 4 L’ORGANISME PARITAIRE COLLECTEUR AGREE (OPCA)
L’ OPCA de notre Mouvement (Ligue – UFOLEP – USEP) est UNIFORMATION qui est
structuré en antennes régionales.
Cet organisme est chargé de collecter les fonds de la formation et de les redistribuer.
Toute entreprise, quelle que soit sa forme juridique, son activité et sa taille, à l'exception de
l'Etat, des collectivités territoriales et leurs établissements publics à caractère administratif,
est assujettie à l'obligation de participer au financement de la formation professionnelle
continue (art. L.950-1 du Code du travail).
L'imputabilité
3. Son déroulement est justifié par différents documents tels que : la convention de formation
accompagnée de l'annexe pédagogique, la facture originale du coût pédagogique,
l'attestation de présence des stagiaires,…
Certaines actions posent des problèmes spécifiques d'imputabilité et/ou répondent à des
règles particulières. Elles doivent donc systématiquement faire l'objet d'une vérification
préalable à leur mise en œuvre. Doivent notamment faire l'objet d'une vérification préalable :
Si vous avez le moindre doute sur l'imputabilité d'une action, n'hésitez pas à contacter vos
interlocuteurs régionaux avant son démarrage
Le financement
Tous les salariés de l'entreprise, y compris les emplois jeunes, peuvent bénéficier des
actions prévues au plan de formation.
Le versement de la contribution " Plan de Formation " vous ouvre des droits en fonction de la
masse salariale et de la taille de l'entreprise.
Les remboursements des actions de formation que vous réaliserez s'effectueront dans le
cadre du budget annuel.
Ces remboursements seront d'un montant au moins équivalent à votre contribution " plan de
formation " de l'année, déduction faite d'un prélèvement fixé à 10%+1%. Ce prélèvement
permet de financer : à hauteur de 10% les frais d'information, de service de proximité et de
fonctionnement de l'OPCA, et à hauteur de 1% le Fonds d'intervention de l'économie sociale
(FIES) destiné aux opérations nationales transversales.
Module 4 L’ORGANISME PARITAIRE COLLECTEUR AGREE (OPCA)
Ces droits à la formation et aux remboursements de ces actions de formation sont soumis
néanmoins à des conditions.
• le programme pédagogique
• la convention de formation
• la facture originale du coût pédagogique
• l'attestation de présence des stagiaires
Pour réduire les délais de remboursement et gérer au mieux votre trésorerie, il est
souhaitable de nous faire parvenir vos dossiers de demandes de règlements, accompagnés
des pièces justificatives nécessaires, dès la fin de l'action de formation et au plus tard :
• le 31 octobre pour les formations réalisées dans les 3 premiers trimestres de l'année,
• le 31 janvier de l'année suivante pour les formations réalisées au cours du dernier
trimestre.
Les montants remboursés : Il est possible que le montant des dossiers adressés soit
supérieur aux budgets mis à votre disposition (budget annuel + éventuelles aides financières
complémentaires). Le règlement du ou des dossier (s) correspondant (s) viendra alors
automatiquement en déduction de votre budget de l'année suivante. Si tel n'est pas votre
souhait, il est nécessaire que vous contactiez vos interlocuteurs régionaux.
([Link]
IMPORTANT
Depuis le 6 juillet 2000, ouvrent droit à une réduction d'impôt sur le revenu, les frais
engagés dans le cadre d'une activité bénévole pour le compte des associations
d'intérêt général (*) et ce, dans les conditions et les limites fixées à l'article 200 du code
général des impôts.
Désormais, les frais non remboursés aux bénévoles sont donc assimilés
fiscalement à des dons. Cette nouveauté fiscale encourage vraiment le bénévolat dans nos
associations d'intérêt général.
Par ailleurs, depuis la loi du 1er août 2003, le régime des déductibilités a encore été
considérablement amélioré :
- possibilité de report pour les 5 années suivantes pour la partie du don qui
excèderait la limite de 20 % précitée.
A titre d'exemple, un dirigeant sportif qui utilise souvent sa voiture personnelle tout au
long de l'année dans le cadre de son activité bénévole doit établir la note de frais
correspondante. Celle-ci doit notamment mentionner l'objet des différents déplacements et
trajets effectués, les dates et lieux de déplacement, les distances aller/retour ainsi parcourus,
le barème ou le calcul kilométrique retenu (1), le total chiffré du décompte final (nombre de
kilomètres x barème retenu)…
Toutes ces indications peuvent être établies sous forme de tableau récapitulatif en
annexe de la note de frais proprement dite qui sera évidemment datée et signée.
(*) pour être considérée comme association d'intérêt général par l'administration fiscale, il faut que la
gestion de l'association soit désintéressée au sens fiscal du terme, qu'elle n'exerce pas d'activités
lucratives et qu'elle ne fonctionne pas au profit d'un cercle restreint de personnes.
L'administration fiscale rappelle cependant que "ces dispositions ne constituent
qu'une mesure pratique dont peuvent user les personnes qui ne sont pas en mesure de
justifier du montant effectif des dépenses afférentes à l'utilisation de leur véhicule dans
l'exercice de leur activité bénévole, et qu'elle ne les dispense en aucun cas d'apporter la
preuve auprès de l'association de la réalité et du nombre de kilomètres parcourus à cette
occasion".
- Renonciation du bénévole :
Le contribuable doit renoncer expressément au remboursement des frais engagés
dans le cadre de son activité bénévole. Bien entendu, le contribuable ne doit en retirer
aucune contrepartie telle que cette notion a été définie dans l'instruction fiscale du 4 octobre
1999 (BOI 5B-17-99).
- Règle comptabilisation :
L'article 200 du code général des impôts prévoit expressément que les frais dûment
justifiés doivent être "constatés dans les comptes de l'organisme". Ainsi, la note de frais doit
être traitée et enregistrée en comptabilité en tant que CHARGE et pour le même montant en
tant que PRODUIT à titre de contribution volontaire en nature (compte de classe 8 –
opérations diverses).
De plus, pour les associations qui établissent des comptes annuels, il y a lieu de faire
figurer le total de ces frais au pied du compte de résultat sous la rubrique "évaluation des
contributions volontaires en nature".
- Reçus réglementaires :
L'association doit délivrer au bénévole concerné le reçu fiscal réglementaire prévu
par l'article 200-5 du code général des impôts, le modèle actuel (cerfa, n°11580-01) a été
fixé par l'arrêté du 25 octobre 2000.
Le double des reçus fiscaux numérotés, émis par l'association, doit être conservé par
l'association.
Module 4 LA FISCALITE
- Déclaration de revenus :
Le contribuable porte sur sa déclaration de revenus annuels, sur la ligne prévue à cet
effet, le total des frais non remboursés par l'association, tel qu'il figure sur le reçu
réglementaire délivré par le trésorier de l'association.
Le contribuable ne doit pas oublier de joindre à cette déclaration TOUS les reçus
fiscaux réglementaires.
NOTE DE FRAIS
RENONCEMENT AU REMBOURSEMENT
DE FRAIS ENGAGES
Date : Signature :