I.
Introduction:
Traumatisme du rachis cervical de + en + fréquent.
Traumatismes Atteinte du sujet jeune surtout sexe masculin (3/1).
vertébro-médullaires Type lésionnel corrélé aux conséquences
neurologiques.
cervicaux Aggravation neurologiques IIaire dans 10 % des cas.
Lésion rachidienne suspectée devant tout blessé
inconscient.
Dr. Boudawara M.Z.
II. Rappel anatomique: II. Rappel anatomique:
• Vertèbres: Eléments d’union:
LVCA
– Vertèbre cervicale type
Disque inter somatique
– Atlas
Articulation zyg apophysaire postérieure
– Axis
LVCP
• Appareil disco ligamentaire Ligament inter épineux
Ligament sus épineux
Ligament nucal
II. Rappel anatomique: III. Étiologies:
La systématisation métamérique: A/ Les plaies vertébro-médullaires
Guerre +++ ;
Pratique civile :rares
B/ Les traumatismes fermés:
AVP
Accidents de travail; de sport; domestique
IV. Anatomopathologie : 1. Lésions ostéo-disco ligamentaires:
a) Trouble de la statique rachidienne
1. Lésions ostéo-articulaires:
2. Lésions neurologiques: b) La sténose du canal vertébral:
menace médullaire si réduction au delà du 1/3 du canal.
c)L’instabilité: déplacement anormal du foyer
lésionnel; d’emblée ou secondaire.
2. Lésions neurologiques:
a) Radiculaires :
contusion; élongation; avulsion.
V. Classification
b) Médullaires :
des traumatismes du
Intrinsèques:
rachis cervical
commotion; contusion+++;rupture
Extrinsèque: empreinte médullaire
A. Traumatismes sous occipitaux
Lésion traumatiques de l’atlas et/ou de l’axis
A. Traumatismes sous occipitaux
Fracture de Jefferson
B. Traumatismes du rachis cervical Fracture bi pédiculaire
inférieur Fractures de l’odontoïde(Instabilité C1- C2)
Fracture de Jefferson Fracture bi-pédiculaire:
TYPE I TYPE II TYPE III
Fracture de l’odontoïde: B. Traumatismes du rachis cervical inférieur :
Intéressent C3 à C7.
Classification de MAGERL :
– Tient compte du mécanisme lésionnel
– Prévoit l’attitude thérapeutique
OBAV OBAR
Les traumatismes vertébro-médullaires s’inscrivent
fréquemment dans un contexte de polytraumatisme
(cinétique importante).
Suspect de lésion rachidienne instable tout patient
décrivant une douleur rachidienne ou un symptôme
sensitif ou moteur ou encore un patient inconscient
après un traumatisme.
A l’inverse , une conscience normale, en l’absence de
signe d’intoxication, de douleur rachidienne, de déficit
neurologique focalisé et de douleur distractive rend
peu probable une lésion rachidienne.
VI. Ramassage transport et premiers secours
But: amélioration du pronostic neurologique
Règles à suivre:
Immobilisation du rachis cervical
Préservation des fonctions vitales # Ischémie
Prise en charge du patient/ Neurochirurgie;
Traumatologie
VII. Sémiologie clinique - Pronostic: A: Patient inconscient :
1) Examen neurologique initial:
Manœuvres intempestives = Danger
Précoce On recherche:
Document de base Asymétrie motrice aux stimuli douloureux
Asymétrie des réflexes ostéo-tendineux
Après élimination d’une urgence vitale
Anomalie du réflexe anal
B: Patient conscient :
A
S
But: - préciser le niveau lésionnel
I
- déterminer l’importance de l’atteinte neurologique
A
Score ASIA moteur et sensitif
Étude des réflexes
Examen du périnée
Examen du rachis: 2) Pronostic:
palpation des muscles
pression des épineuses Déficit sensitivo-moteur complet sans
toute mobilisation du rachis est aucune amélioration dans les 48 Heures
proscrite post traumatiques Mauvais pronostic
Atteinte sensitivo-motrice incomplète avec
Évaluation des fonction neuro-végétatives:
ébauche de récupération précoce
État respiratoire, TA, température
meilleur pronostic (40 à 80 % des cas)
Atteinte respiratoire pronostic réservé
VIII. Formes cliniques: Formes cliniques /Lésion médullaire incomplète:
Lésion médullaire complète: Syndrome centro-médullaire:
Aucune activité sensitivo-motrice au dessous du Diplégie brachiale
niveau lésionnel. Paraparèsie modérée
Troubles sphinctériens: rétention vésicale;
atonie anale.
Lésion médullaire incomplète:
Formes cliniques /Lésion médullaire incomplète: Formes cliniques /Lésion médullaire incomplète:
Syndrome médullaire antérieur: Syndrome de Brown Séquard:
Déficit moteur et trouble de la sensibilité profonde
déficit moteur
au dessous et du même coté de la lésion
déficit de la sensibilité superficielle Trouble de la sensibilité superficielle en
thermo-algique controlatéral
Préservation de la proprioception et
du toucher
Formes cliniques /Lésion médullaire incomplète: VIII. Explorations para cliniques:
Syndrome médullaire postérieur:
Atteinte de la sensibilité profonde et du tact Radiographie du rachis cervical
épicritique (la sensibilité des radio rachis = 50%)
Scanner rachidien
Bilan lésionnel osseux précis
IRM cervicale
Lésions disco-ligamentaires
Lésions médullaires
VIII. Explorations para cliniques:
1) Radiographies standards du rachis cervical :
F+ P= examen de base
La statique rachidienne: / rectitude
Harmonie des lignes vertébrales
Lésions vertébrales: fractures
Signes d’entorse grave
(la sensibilité des radio rachis = 50%)
Inversion de la lordose cervicale Les lignes vertébrales:
Les 6 lignes vertébrales
1) Radiographies standards du rachis Fracture corporéale:
cervical :
fractures;
signes d’entorse grave :
antérolisthésis > 3 mm
écart inter épineux anormal
exposition au delà de 50 % des surfaces articulaires post.
défaut d’alignement des murs post. des vertèbres > 15°
perte de parallélisme des surfaces inter somatiques
Épaississement des parties molles pré vertébrales
Fracture Tear drop Lésions en rotation:
Fr –séparation Accrochage
Fr uniarticulaire
du massif articulaire
Luxation C5-C6: Fracture de l’odontoïde:
Fracture Bi pédiculaire: 2) Tomodensitométrie
2) Tomodensitométrie 3)IRM cervicale:
luxation C5-C6
Fractures et luxations cervicales
Implications pratiques:
Le choix de l’imagerie du patient suspect de
3)IRM cervicale: traumatisme cervical est principalement basé sur la
présentation clinique.
Contusion médullaire/ Hernie discale
L’imagerie cervicale par CT est très pratique et possède
une très haute sensibilité de détection des lésions
osseuses.
L’IRM devrait être faite chez les patients avec atteinte
neurologique liée à la moelle cervicale, afin de
diagnostiquer toute compression médullaire ou
radiculaire et permettre ainsi un geste chirurgical
précoce. L’IRM aide aussi à la détection des lésions
ligamentaires
A. Méthodes Thérapeutiques (1):
1) Traitement médical
2) Traitement orthopédique
IX. Traitement: Contention externe:
minerve pendant 3 mois
Rx de contrôle au bout d’un mois
Clichés dynamiques à l’ablation de la minerve
Rééducation cervicale
A. Méthodes Thérapeutiques (2):
3) Traitement chirurgical: Abord antérieur:
Traction trans. crânienne du rachis à l’aide d’un étrier:
Réduction.
Éviter un déplacement secondaire.
Abord antérieur:
Discectomie +/- corporectomie; arthrodèse; ostéosynthèse
Abord postérieur:
Ostéosynthèse C6-C7: B. Indications Thérapeutiques
Groupe I de Magerl :
Traitement médical ou conservateur
Groupe II et III de Magerl :
Traitement chirurgical
Ostéosynthèse occipito-cervicale
Laçage C1-C2: C. Timing opératoire:
Intervention urgente:
Patient avec déficit neurologique inhérent à:
hernie discale cervicale.
Hématome épidural compressif.
Luxation irréductible.
Algorithme de prise en charge des traumatisés du
rachis cervical (Immobiliser le rachis)
Malade conscient /Rx
standards du Rachis
Normale Anormale
Scanner et IRM
Classification et conduite à tenir déficit Neuro.
Lésion instable
durable
Instabilité
provisoire
Non Oui
Traction TTT orthopédique
IRM et scanner rachidien
TTT médical +
Rx Dynamique Réduction
1 semaine. Non réduction
hernie discale Contusion
nle anle Pas de déficit Déficit
Neuro
Chirurgie traitement Chirurgie
Chirurgie urgente conservateur chir. urgente
différée*
Algorithme de prise en charge des traumatisés du
rachis cervical (Immobiliser le rachis) X. Nursing:
Malade
Malade inconscient/polytraumatisé inconscient/polytraumatisé
Bodyscan Normal Bodyscan anormal
Selon l’importance du déficit:
Lésion instable Instabilité
déficit Neuro. durable provisoire Matelas alternating # Escarres.
Non Oui IRM rachidienne
Kinésithérapie motrice.
Traction TTT orthopédique
IRM ou
TTT médical +
IRM(inconscient) Myelo-scan
Réduction Non réduction
Kinésithérapie respiratoire.
hernie discale Contusion
nle anle Pas de déficit Déficit Rééducation vésicale.
Neuro
Chirurgie traitement Chirurgie
Chirurgie urgente conservateur chir. urgente
différée*
Groupe 1
XI. Conclusion : Patients conscients, traumatisme du rachis
cervical isolé.
• De tels patients peuvent être questionnés à propos d’une éventuelle
• Tout polytraumatisé, en particulier inconscient douleur cervicale, sont susceptibles de subir un examen neurologique des
extrémités et peuvent effectuer des mouvements actifs limités dans la
doit être considéré comme un traumatisé minerve.
vertébro médullaire jusqu’à preuve du contraire. • En absence de signe et symptôme de lésion cervicale, la minerve peut être
retirée, et l’on peut palper directement la colonne cervicale et permettre
• L’immobilisation précoce du rachis est essentielle des mouvements actifs plus amples.
• Si la palpation et la mobilisation active sont indolores, on peut considérer,
et vise à prévenir l’apparition ou l’aggravation dans l’état actuel des connaissances, qu’une lésion cervicale est
pratiquement exclue et se passer d’examen radiologique1 .
d’une compression médullaire qui résulterait • Si, à tout moment de l’évaluation, le patient ressent la moindre douleur,
d’une lésion instable du rachis ou s’il y a le moindre signe ou symptôme évoquant une lésion
neurologique, la minerve est remise en place et le patient placé dans un
autre groupe.
Groupe 2 Groupe 3
Ces patients présentent une douleur cervicale, spontanée ou
Patients présentant à l’admission un déficit
suite à la palpation ou la mobilisation active. neurologique lié à une lésion de la moelle cervicale.
• Dans ce groupe, une lésion osseuse ou ligamentaire doit être exclue.
L’American College of Radiology (ACR) recommande de réaliser trois • Il faut alors maintenir l’immobilisation, limiter au maximum les transferts
clichés standards : colonne cervicale de profil (patient couché), de face et et déterminer le type exact de lésion.
transbuccal pour l’examen de l’articulation C1-C2. • La plupart des patients présentant un déficit neurologique sont pris en
charge par le service de neurochirurgie.
• le patient conserve habituellement la minerve pour sept jours jusqu’à
• L’exploration radiologique comprend au moins un cliché standard de profil,
résolution du spasme ; des clichés en flexion-extension seront demandés
un CT du rachis cervical complet et une IRM cervicale.
à la recherche d’un déplacement secondaire.
• Cette dernière est habituellement réalisée après réduction du rachis, mais
• Beaucoup de cliniciens demandent un CT du rachis cervical chez les
avant fixation chirurgicale.
patients avec douleur mais clichés conventionnels normaux.
• La stabilité de la colonne cervicale peut ainsi être évaluée, et l’approche
• Sans aucun doute, le CT permet de détecter de nombreuses fractures qui
opératoire définie au mieux.
échappent à la radiographie conventionnelle, même interprétée par des
médecins expérimentés
Groupe 4
• Parmi ces patients, on trouve les traumatisés
crâniens avec altération de la conscience, les
patients avec lésions majeures à distance du
rachis cervical («distracting injuries»), ainsi que
tout patient présentant une altération de la
conscience due à une intoxication.
• on pratique un CT cervical total ainsi qu’une IRM
cervicale. En théorie, le CT est censé détecter
toute lésion osseuse significative, et l’IRM les
lésions discales et des tissus mous.