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Premiere Partie

Le document présente une étude sur l'impact de l'analyse des comptes et du rapprochement bancaire sur la fiabilité des informations financières à MANSA BANK. Il souligne l'importance de ces pratiques pour renforcer le contrôle interne et améliorer la qualité des états financiers, tout en proposant des mesures correctives pour optimiser le processus. L'étude utilise la matrice SWOT pour diagnostiquer le processus actuel et met en évidence des problèmes tels qu'une augmentation des suspens et une baisse de l'efficacité des traitements.

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Le document présente une étude sur l'impact de l'analyse des comptes et du rapprochement bancaire sur la fiabilité des informations financières à MANSA BANK. Il souligne l'importance de ces pratiques pour renforcer le contrôle interne et améliorer la qualité des états financiers, tout en proposant des mesures correctives pour optimiser le processus. L'étude utilise la matrice SWOT pour diagnostiquer le processus actuel et met en évidence des problèmes tels qu'une augmentation des suspens et une baisse de l'efficacité des traitements.

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INTRODUCTON GENERALE

PREMIERE PARTE : CADRE CONCEPTUEL ET METHOLOGIQUE


CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL
SECTION 1 : GENERALTE SUR L’ANALYSE DES COMPTES ET DU
RAPPROCHEMENT BANCAIRE
I-DEFINITION
II-DEFIS ET FACTEURS CLES DE L’ANALYSE DES COMPTES ET DU
RAPPROCHEMENT BANCAIRE
SECTION 2 : METHODE ET TECHNIQUE D’ANALYSE DE COMPTE ET DE
RAPPROCHEMENT BANCAIRE
I-METHODE DU RAPPROCHEMENT BANCAIRE
II-METHODE D’ANALYSE DES COMPTES

CHAPITRE 2 : CADRE METHODOLOGIQUE


SECTON 1 : OUTILS DE COLLECTE DE DONNEES
SECTION 2 : OUTILS D’ANALYSE DE DONNEES
DEUXIEME PARTIE : CADRE PRATIQUE DE L’ETUDE
CHAPITRE 3 : PRESENTATION DE MANSA BANK ET DESCRIPTON DU
PROCESSUS DE L’ANALYSE DES COMPTES ET DU RAPPROCHEMENT
BANCAIRE
SECTION 1 : PRESENTATION DE MANSA BANK
SECTION 2 : DU PROCESSUS DE L’ANALYSE DES COMPTES ET DU
RAPPROCHEMENT BANCAIRE
CHAPITRE 4 : ANALYSE DES ECARTS ET PROPOSITON D’AMELORATION
SECTION 1 : ANALYSE DES ECARTS
SECTION 2 PROPOSITION D’AMELIORATION

CONCLUSION GENERALE

~I~
DEDICACE

A ma famille,

~ II ~
REMERCIEMENTS

Ce modeste travail est le fruit d’un effort bien encadré et soutenu par des personnes
qui ont été pour nous des mentors, des conseillers, qui nous ont aidé de manière
significative dans la rédaction de ce présent mémoire. Nos meilleures et sincères
salutations vont à l’endroit de :

 Mme AMY DIABY, Directrice Administratif et Financier chez MANSA BANK


pour son mentorat, sa disponibilité, ses orientations et encouragements à notre
égard ;

 Mr ALY COULIBALY, responsable financier, notre maître de stage pour sa


précieuse aide et ses conseils et son mentorat ;

 Mr ADAMA MEITE, responsable comptable, de nous avoir managé dans


l’acquisition de nouvelles compétences opérationnelles, ses conseils et son partage
d’expérience ;

 A l’ensemble du personnel du Département de la comptablité pour l’accueil


formidable, la bonne ambiance au travail ;

 Mr MOUSSA DIABY, Directeur de l’institut national polytechnique Félix-


Houphouët Boigny, pour le maintien de la vision stratégique de l’institut.

 Mr TOURE TALNAN, enseignant-chercheur au département (FCD), notre


encadreur pédagogique, pour son encadrement pédagogique et ses précieux
apports ;

 Monsieur TROARE MOUSTAPHA, Directeur de l’ESCAE, ainsi que tout le


personnel administratif ;

~ III ~
 L’ensemble du corps professoral de l’INP-HB et de l’ESCAE en particulier pour la
formation théorique et l’encadrement dont nous avons bénéficié durant notre séjour
à l’institut.

~ IV ~
AVANT-PROPOS
Son souhait depuis l’accession à l’indépendance étant de devenir l’un des leaders en
Afrique de l’Ouest, de l’Afrique et du monde entier, l’état Ivoirien fait de l’éducation
et de la formation sa priorité.
À cet effet, le gouvernement entreprend en 1996 un certain nombre de réformes au
sein de l’enseignement supérieur, au nombre desquelles la création de l’Institut
National Polytechnique Félix HOUPHOUËT-BOIGNY (INP-HB) de Yamoussoukro
entérinée par le décret numéro 96-676 du 04 septembre 1996.
Ainsi, est né l’INP-HB du regroupement (voire la fusion) et de la restructuration des
quatre (4) ex-Grandes Écoles de Yamoussoukro qui étaient :
 L’École Nationale Supérieure des Travaux Publics (ENSTP) ;
 L’École Nationale Supérieure d’Agronomie (ENSA) ;
 L’Institut Agricole de Bouaké (IAB) et ;
 L’Institut National Supérieur de l’Enseignement Technique (INSET).
Aujourd’hui l’INP-HB dispose de huit (10) grandes écoles réparties sur trois (3) sites,
à savoir :
 Le site l’INP-SUD comprend :
 L’École Supérieure des Mines et de Géologie (ESMG) ;
 L’École Supérieure des Travaux Publics (ESTP) ;
 L’École Supérieure du Pétrole et de l’Energie (ESPE) ;
 Les Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE).
 Le site l’INP-CENTRE héberge :
 L’École Supérieure de Commerce et d’Administration des Entreprises (ESCAE) ;
 L’École Supérieure d’Industrie (ESI) ;
 La Data Science Institute (DSI).
 Le site de l’INP-NORD accueille :
 L’École de Formation Continue et de Perfectionnement des Cadres (EFCPC)
 L’École Supérieure d’Agronomie (ESA) ;
 L’École Doctorale Polytechnique (EDP).

~ V ~
Actuellement technicien en finance comptabilité 3ème année, nous sommes issus de
la Business School : l’École Supérieure de Commerce et Administration des
Entreprises (ESCAE).
L’ESCAE est une grande école de management qui forme des managers
entrepreneurs, des comptables, des logisticiens, des assureurs aguerris capables de
gérer des situations complexes et d’accroitre la performance de leurs potentiels
employeurs (entreprises).
Acteur incontournable voire le Leader des écoles de Gestion et d’Administration des
Entreprises de la Côte d’Ivoire et de la sous-région, l’ESCAE propose deux (02)
cycles de formation que sont : le cycle court (cycle de technicien supérieur) et le
cycle long (cycle ingénieur).
Les filières du cycle court sont :
 Finances Comptabilité et Assurances (FCA) ;
 Gestion et Administration des Entreprises (GAE).
Quant au cycle long, il regroupe les filières suivantes :
 Études Comptables Supérieures (ECS) ;
 Études Supérieures de Commerce et des Affaires (ESCA) ;
 Études Supérieures en Administration (ESAD) ;
 Hautes Études en Banque Finance et Assurance (HEBFA) ;
 Études Supérieures en Supply Chain (ESSUC).

La formation à l'ESCAE est un véritable défi parce qu’en trois (03) ou six (06) selon
leur cycle de formation, les étudiants se doivent de maîtriser l’ensemble des
techniques modernes de gestion articulé autour du marketing, la vente, la finance, la
comptabilité, l’informatique, le droit et bien d’autres.
L'objectif visé par cette formation est de faire acquérir aux étudiants les aptitudes
d'un gestionnaire moderne et compétitif. Ces aptitudes s'articulent autour de trois
dimensions :
 Dimension technique : analyser, évaluer et contrôler des situations ;
 Dimension humaine de l'entreprise : diriger, former et animer une équipe ;

~ VI ~
 Dimension économique de la gestion : prévoir, agir et évaluer en fonction de
l'extérieur.
Avant la nouvelle réforme dans laquelle nous étions plus précisément la filière
Finances et Comptabilité (FC) comprenant deux (02) options :
 Contrôle de Gestion (CG) ;
 Techniques Comptables et Financières (TCF).
La formation en Finances et Comptabilité se déroule sur trois ans après l’obtention du
Baccalauréat de technicien option comptabilité (BAC G2) ou après le Brevet de
Technicien (BT) option Comptabilité. Au cours de ces trois années, les étudiants
reçoivent une formation théorique approfondie, qui sera complétée par des stages en
entreprise. Ces stages se planifient comme suit :
 À la fin de la deuxième année, un stage dit « stage ouvrier » ou « stage
d’immersion » ou encore « stage école » est effectué pour une durée minimum de
quarante-cinq (45) jours. Il est sanctionné par un rapport écrit, qui rend compte des
travaux effectués durant le stage ;
 En troisième année, un stage de huit (8) à douze (12) semaines dit « stage de
production » est sanctionné par la rédaction d’un document dit « mémoire de fin de
cycle ». Ce mémoire devra être exposé devant un jury composé de professionnels
et d’experts dans le domaine de formation qui jugera de la pertinence du document
en vue de l’obtention du Diplôme de Technicien Supérieur (DTS) en Finances
Comptabilité option Contrôle de Gestion.
C’est dans ce cadre que nous avons été reçus dans les locaux de MANSA BANK
pour notre stage de technicien, durant la période du 11 février au 9 mai inclus, afin
de bénéficier d’une connaissance pratique et nous avons orienté notre étude sur
l’optimisation des techniques de recouvrement des créances.

~ VII ~
LISTES DES SIGLES
SIGLE Définition Pages

~ VIII ~
LISTES DES TABLEAUX ET FIGURES

 Liste des tableaux

Numéro Descriptions Pages


s
Tableau Tableau de rapprochement bancaire
1
Tableau
2
Tableau
3
Tableau
4

 Liste des figures

Numéro Description Pages


s
Figure 1 Présentation de la matrice SWOT

Figure 2
Figure 3
Figure 4
Figure 5
Figure 6
Figure 7

~ IX ~
Figure 8
Figure 9
Figure 9
Figure 10
Figure 11

LISTE DES ANNEXES

Numéro Description Pages


s
Annexe 1 REFACTURATION CODIVAL
Annexe 2 MOYEN DE REGLEMENT
Annexe 3
Annexe 4

~ X ~
RESUME
MANSA BANK, en tant qu’acteur majeur du secteur bancaire ivoirien, s’inscrit
pleinement dans la dynamique de transformation économique et sociale du continent.
À travers une gamme de services financiers innovants, inclusifs et adaptés, elle
accompagne aussi bien les particuliers que les entreprises et les jeunes entrepreneurs
dans la réalisation de leurs projets. En plaçant le client au cœur de ses priorités,
MANSA BANK renforce sa proximité, fidélise sa clientèle et affirme son rôle de
partenaire de confiance. Portée par son slogan « Transformons l’Afrique », MANSA
BANK réaffirme son ambition de contribuer activement à l’émergence d’une Afrique
forte, moderne et prospère.

Dans cette optique, la qualité et la fiabilité des informations financières constituent un


facteur essentiel de confiance entre la banque et ses clients. En effet, l’exactitude des
opérations enregistrées sur les comptes, la transparence dans le suivi des transactions,
ainsi que la réactivité en cas d’anomalie sont autant d’éléments qui rassurent le client
et renforcent sa fidélité. Ainsi, l’analyse des comptes et le rapprochement bancaire ne
sont pas perçus comme de simples obligations comptables, mais comme de véritables
leviers pour assurer la crédibilité de la banque. Ces opérations permettent d’identifier
les incohérences, de corriger rapidement les écarts, et de garantir une image fidèle de
la situation financière de l’établissement. C’est dans cette dynamique que le thème
suivant nous a été proposé : « L’impact de l’analyse des comptes et du rapprochement
bancaire sur la fiabilité des informations financières : cas de MANSA BANK ».
L’objectif est de mettre en lumière l’importance de ces pratiques dans le
renforcement du contrôle interne, l’amélioration de la qualité des états financiers, et
surtout, dans la consolidation d’une relation de confiance durable avec la clientèle.

Sur la base des observations, des entretiens et des recherches documentaires, nous
diagnostiquons d’abord le processus d’analyse des comptes et de rapprochement
bancaire à Mansa Bank grâce à la matrice SWOT, faisant ressortir les forces et
faiblesses internes, et éventuellement les menaces et opportunités liées à cette
gestion. Cette démarche permet de mieux apprécier l’impact de ces opérations sur la

~ XI ~
fiabilité des informations financières produites par la banque. Ensuite, les résultats de
l’analyse statistique mettent en évidence une augmentation des suspens ainsi qu’une
baisse de l’efficacité des traitements. Face à ce constat, nous proposons plusieurs
mesures correctives, notamment la mise en place de relances régulières pour le
recouvrement des refacturations, l’envoi rapide des pièces comptables, l’obligation
de fournir l’ensemble des justificatifs dès la demande, ainsi que la mise en place d’un
outil de lettrage automatique pour assurer un rapprochement bancaire plus rapide et
plus fiable.
Mots clés : analyse, rapprochement bancaire, suspens, fiabilité, MANSA BANK

~ XII ~
ABSTRACT
As a major player in the Ivorian banking sector, MANSA BANK is fully committed
to the continent's dynamic economic and social transformation. Through a range of
innovative, inclusive and tailored financial services, it supports individuals,
businesses and young entrepreneurs in the realization of their projects. By placing the
customer at the heart of its priorities, MANSA BANK strengthens its proximity,
builds customer loyalty and asserts its role as a trusted partner. Driven by its slogan
“Transforming Africa”, MANSA BANK reaffirms its ambition to actively contribute
to the emergence of a strong, modern and prosperous Africa.
With this in mind, the quality and reliability of financial information is an essential
factor in building trust between the bank and its customers. Indeed, the accuracy of
operations recorded on accounts, transparency in the monitoring of transactions, and
responsiveness in the event of anomalies are all elements that reassure customers and
strengthen their loyalty. In this way, account analysis and bank reconciliation are seen
not simply as accounting obligations, but as genuine levers for ensuring the bank's
credibility. These operations enable inconsistencies to be identified, discrepancies to
be quickly corrected, and a true and fair view of the bank's financial situation to be
guaranteed. With this in mind, the following topic was proposed: “The impact of
account analysis and bank reconciliation on the reliability of financial information:
the case of MANSA BANK”. The aim is to highlight the importance of these
practices in strengthening internal control, improving the quality of financial
statements, and above all, in consolidating a lasting relationship of trust with
customers.
On the basis of observations, interviews and documentary research, we first diagnose
Mansa Bank's accounts analysis and bank reconciliation process using the SWOT
matrix, highlighting internal strengths and weaknesses, and possibly threats and
opportunities linked to this management. This approach makes it easier to assess the
impact of these operations on the reliability of the financial information produced by
the bank. Secondly, the results of the statistical analysis highlight an increase in

~ XIII ~
suspense items and a drop in processing efficiency. In view of these findings, we
propose a number of corrective measures, in particular the introduction of regular
reminders for the collection of rebills, the prompt dispatch of accounting documents,
the obligation to provide all supporting documents on request, and the introduction of
an automatic lettering tool to ensure faster, more reliable bank reconciliation.
Key words: analysis, bank reconciliation, suspense, reliability, MANSA BANK

~ XIV ~
SOMMAIRE

DEDICACE.........................................................................................................

REMERCIEMENTS.........................................................................................

AVANT-PROPOS................................................................................................

LISTES DES SIGLES....................................................................................VIII

LISTES DES TABLEAUX ET FIGURES......................................................

LISTE des ANNEXES........................................................................................

RESUME............................................................................................................

ABSTRACT....................................................................................................XIII

SOMMAIRE....................................................................................................

INTRODUCTION GENERALE......................................................................

PREMIERE PARTIE........................................................................................

CADRE CONCEPTUEL ET METHODOLOGIGE.....................................

CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL.......................................................

SECTION 1 : GENERALTE SUR L’ANALYSE DES COMPTES ET


DU RAPPROCHEMENT BANCAIRE...........................................................

SECTION 2 : METHODE ET TECHNIQUE D’ANALYSE DE


COMPTE ET DE RAPPROCHEMENT BANCAIRE..................................

CHAPITRE 2 : CADRE METHODOLOGIQUE..........................................

SECTION 1 : OUTILS DE COLLECTE DE DONNEES.............................

SECTION 2 : OUTILS D’ANALYSE DE DONNEES...................................

~ XV ~
INTRODUCTION GENERALE
Dans le monde de la finance et de la comptabilité, la fiabilité des informations
financières constitue un enjeu majeur pour les entreprises et les institutions
financières. Selon Anthony et Govindarajan (2007), des informations financières
précises et fiables sont essentielles pour la prise de décision des dirigeants et des
parties prenantes. Une mauvaise gestion des comptes et un rapprochement bancaire
inefficace peuvent engendrer des erreurs comptables, des fraudes et une perte de
confiance des créanciers.
L’importance de l’analyse des comptes et du rapprochement bancaire n’est
uniquement limitée aux entreprises occidentales. En effet dans les pays africains,
notamment dans la zone UEMOA, les institutions financières ont renforcé leurs
pratiques de contrôle interne et de gestion des comptes à la suite des réformes
comptables et réglementaires mises en place par la BCEAO. Ces pratiques ont pour
but d’améliorer la transparence et la crédibilité des états financiers, tout en réduisant
les risques liés aux erreurs comptables et aux fraudes (Diop et al., 2015).
L’analyse des comptes et du rapprochement bancaire jouent un rôle déterminant dans
la détection des anomalies comptables et la prévention des irrégularités. D’après
Rezaee (2005), un système de rapprochement bancaire rigoureux permet de garantir
que les transactions enregistrées dans les livres comptables correspondent
effectivement aux flux financiers réels. Un écart non justifié entre les soldes
bancaires et les écritures comptables peut révéler des erreurs de saisie, des
transactions non autorisées ou encore des détournements de fonds (Singleton et al.,
2006). Depuis les deux dernières décennies, l’évolution des outils technologiques et
des logiciels de gestion financière a permis d’optimiser l’analyse des comptes et
d’automatiser le rapprochement bancaire.
D’après Hunton et al. (2004), l’automatisation de ces processus contribue à améliorer
la rapidité et la précision du traitement des données financières, réduisant ainsi les
risques d’erreurs humaines. Toutefois, malgré ces avancées, de nombreuses
entreprises continuent de rencontrer des difficultés dans la gestion de leurs comptes,
en raison d’un manque de contrôle interne et d’une mauvaise communication entre
les services comptables et financiers (Alles et al., 2008).

~ 16 ~
Dans le cadre de MANSA BANK, la rigueur dans l’analyse des comptes et du
rapprochement bancaire est un facteur clé de succès pour garantir la fiabilité des
informations financières. La banque a ainsi intégré cette démarche dans son plan
stratégique 2025 afin d'améliorer la transparence de ses états financiers et de
renforcer la confiance des clients et des partenaires financiers. Son objectif est
d’optimiser les processus comptables et d’assurer une meilleure gestion des écarts
bancaires en mettant en place des outils de contrôle avancés et des procédures
rigoureuses de vérification des comptes. Fidèle à sa vision, MANSA BANK adopte
en 2025 le slogan “Transformons l'Afrique”, marquant ainsi son engagement à
promouvoir l’innovation et l’excellence dans le secteur bancaire.
Plusieurs études ont démontré l’impact positif d’un rapprochement bancaire efficace
sur la performance des entreprises. Par exemple, Jensen et Meckling (1976) ont mis
en évidence que la fiabilité des informations financières influence directement la
prise de décision et la gouvernance d’entreprise. De même, Dechow et Dichev (2002)
ont souligné que des informations financières erronées ou frauduleuses peuvent
entraîner des conséquences néfastes sur la crédibilité d’une institution et entraîner des
sanctions réglementaires.
Dans une étude réalisée au Royaume-Uni, Beasley et al. (2000) ont examiné la
relation entre l’efficacité du rapprochement bancaire et la détection des fraudes
financières. Ils ont constaté que les entreprises ayant mis en place des procédures
strictes de rapprochement bancaire étaient moins exposées aux fraudes et aux
manipulations comptables. De même, une étude menée par Beneish (1999) a montré
que l’absence de contrôles internes dans le processus de rapprochement bancaire
augmentait significativement les risques d’anomalies comptables.
En tant qu’assistant comptable chargé de l’analyse des comptes et du rapprochement
bancaire au sein du département financier de MANSA BANK, nous avons choisi
d’étudier l’impact de ces processus sur la fiabilité des informations financières. Le
sujet soumis à notre étude est donc intitulé :
« L’IMPACT DE L’ANALYSE DES COMPTES ET DU RAPPROCHEMENT
BANCAIRE SUR LA FIABILITÉ DES INFORMATIONS FINANCIÈRES DANS
UNE STRUCTURE BANCAIRE : CAS DE MANSA BANK ». L’objectif de ce
travail est de montrer en quoi l’analyse rigoureuse des comptes et du rapprochement

~ 17 ~
bancaire efficace contribue à améliorer la transparence, la qualité et la fiabilité des
états financiers.
Il s’agit spécifiquement :
- d’identifier les principales sources d’erreurs ;
- de proposer des recommandations pour optimiser ces processus.
Une meilleure gestion des écarts comptables contribue ainsi à renforcer la
transparence financière et à améliorer la confiance des parties prenantes.

Une problématique centrale guide notre travail :


Comment l’analyse des comptes et du rapprochement bancaire peut-elle garantir la
fiabilité des informations financières et prévenir les erreurs comptables ?

Pour répondre à cette question, nous structurons ce travail en deux grandes parties :
La première partie, intitulée "Cadre théorique et méthodologique", est structurée en
deux chapitres distincts. Le premier chapitre est consacré aux fondements de
l’analyse des comptes et du rapprochement bancaire, tandis que le second chapitre
détaille la méthodologie appliquée dans ces processus.

La seconde partie, intitulée "Cadre pratique de l'étude", comprend également deux


chapitres. Le troisième chapitre est dédié à la présentation de l’entreprise ainsi qu’à
une description détaillée du processus d’analyse des comptes et de rapprochement
bancaire. Le quatrième chapitre, quant à lui, se concentre sur l’analyse des écarts
constatés et propose des recommandations pour une gestion plus efficace.

~ 18 ~
PREMIERE PARTIE

CADRE CONCEPTUEL ET METHODOLOGIGE

Dans cette section, nous abordons l'importance de l'analyse des comptes et du


rapprochement bancaire dans l'amélioration de la fiabilité de l'information financière.
Nous expliquons les concepts clés associés à ces processus et leur rôle dans la qualité
des états financiers. Sur la base de ce cadre conceptuel, nous présentons ensuite la
méthodologie adoptée pour cette étude.

~ 19 ~
CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL
L'analyse des comptes et du rapprochement bancaire joue un rôle essentiel dans
l'amélioration de la fiabilité de l'information financière. Il est donc crucial d'en
acquérir une connaissance théorique approfondie afin d'orienter nos recherches et de
structurer notre étude de manière cohérente. Ce chapitre vise ainsi à explorer les
concepts fondamentaux liés à ce processus, en offrant une introduction aux notions
clés et aux méthodes de traitement des écarts financiers.

SECTION 1 : GENERALTE SUR L’ANALYSE DES COMPTES ET


DU RAPPROCHEMENT BANCAIRE
I-GENERALITE
1. Définition de l’analyse des comptes
Bernard Collasse affirme que « l’analyse des comptes permet d’évaluer la situation
financière d’une entreprise en combinant les données comptables avec des outils
d’interprétation adaptés1 ».
L’analyse des comptes bancaires est un processus comptable et financier qui vise à
examiner en détail les transactions, les soldes et les mouvements d’un compte
bancaire afin de garantir la transparence, la fiabilité et l’exactitude des informations
financières. Elle repose sur la comparaison des écritures comptabilisées par
l’entreprise avec celles enregistrées par la banque, facilitant ainsi l’identification des
écarts, des erreurs, des omissions ou des éventuelles fraudes.
Ce processus comprend plusieurs étapes clés, notamment l’examen des relevés
bancaires, la vérification des encaissements et décaissements, l’analyse des frais
bancaires, la détection des transactions inhabituelles et l’évaluation de la solvabilité
de l’entité concernée.
Outil fondamental de gestion financière, l’analyse des comptes bancaires joue un rôle
central dans la prise de décision stratégique, le respect des normes comptables et la
préparation aux audits. Elle contribue à une meilleure gestion de la trésorerie, à

1
Bernard Colasse : L’analyse financière de l’entreprise (avec Bruno Oxibar), Éditions La Découverte, 10e
éd., 2022, 384 pages.

~ 20 ~
l’optimisation des flux financiers et à la garantie de l’intégrité des informations
financières dans un environnement économique et bancaire en perpétuelle évolution.

2. Définition du rapprochement bancaire


Le rapprochement bancaire est une procédure comptable essentielle permettant de
comparer les enregistrements financiers d’une entreprise avec les relevés bancaires
afin d’assurer leur concordance à une date donnée. Il vise à vérifier que les
transactions enregistrées au compte 512 "Banque" correspondent aux opérations
figurant sur le relevé bancaire de l’établissement financier.
Ce processus se déroule en plusieurs étapes : la collecte des relevés bancaires et des
justificatifs, la comparaison des transactions avec les écritures comptables, et
l’identification des écarts éventuels. Ces différences peuvent résulter de chèques non
encore encaissés, de virements en attente, de frais bancaires omis ou d’erreurs de
saisie. Une fois les anomalies détectées, les ajustements nécessaires sont effectués
pour aligner le solde comptable avec celui du relevé bancaire.
La fréquence du rapprochement bancaire dépend du volume des transactions de
l’entreprise. Toutefois une révision régulière (mensuelle, hebdomadaire ou
quotidienne) est recommandée pour une gestion optimale de la trésorerie et une
détection rapide des irrégularités.
En définitive, le rapprochement bancaire constitue un outil indispensable pour assurer
l’intégrité de la comptabilité, prévenir les erreurs et fraudes, et garantir une vision
précise de la situation financière de l’entreprise.

3. Objectifs et importance
La gestion efficace des finances d’une entreprise repose sur des processus rigoureux
tels que l’analyse des comptes et le rapprochement bancaire. Ces deux pratiques
poursuivent des objectifs spécifiques visant à garantir la fiabilité des informations
comptables et bancaires, tout en jouant un rôle clé dans l’optimisation de la gestion
financière et la prévention des risques.

~ 21 ~
3.1. Objectif de l’analyse des comptes
L’objectif principal de l’analyse des comptes est d’assurer la fiabilité et l’exactitude
des informations comptables afin de garantir une gestion financière transparente et
conforme aux normes en vigueur. Elle permet de détecter les erreurs, omissions et
anomalies pouvant affecter la sincérité des états financiers, tout en facilitant le suivi
des transactions et l’évaluation de la santé financière de l’entreprise. De plus, elle
contribue à la prise de décisions stratégiques en fournissant des données précises et
exploitables pour l’optimisation des performances économiques.

3.2. Importance de l’analyse des comptes


L’importance de l’analyse des comptes bancaires réside dans son rôle central dans la
gestion financière, la prise de décision stratégique et la transparence des opérations
financières. Cette analyse est essentielle aussi bien pour les entreprises que pour les
institutions financières, car elle permet de garantir la cohérence des transactions,
d’assurer le suivi des flux monétaires et de prévenir les erreurs comptables. Voici
quelques raisons clés illustrant cette importance :

 Fiabilité et Transparence des Informations Financières


L’analyse des comptes bancaires contribue à assurer l’exactitude des informations
financières d’une entreprise ou d’une institution. Une comptabilité précise et bien
tenue repose sur la réconciliation régulière des transactions bancaires avec les
enregistrements comptables. Cela permet de garantir que toutes les opérations sont
correctement comptabilisées et qu’aucune irrégularité n’affecte la fiabilité des états
financiers. En cas de discordance, des ajustements peuvent être effectués pour
rectifier les erreurs ou omissions éventuelles.

 Prévention et Détection des Erreurs et des Fraudes


Un examen rigoureux des comptes bancaires permet d’identifier des anomalies telles
que des prélèvements non justifiés, des transactions en double ou encore des
opérations non autorisées. Cette analyse est donc un outil de détection de la fraude
financière et des malversations comptables, notamment en cas de détournement de

~ 22 ~
fonds ou d’opérations non justifiées. Pour les institutions bancaires, elle représente un
levier clé dans la lutte contre le blanchiment d’argent et la fraude interne ou externe.

 Optimisation de la Gestion de la Trésorerie


L’analyse des comptes bancaires joue un rôle déterminant dans la gestion des
liquidités. Une entreprise doit pouvoir anticiper ses encaissements et décaissements
afin d’éviter tout risque de découvert bancaire ou d’insuffisance de fonds pour
honorer ses engagements. L’analyse régulière permet ainsi de mieux gérer les flux
financiers et de garantir une stabilité financière en identifiant les opportunités
d’optimisation des ressources disponible.

3.4. Objectif du rapprochement bancaire


Son principal objectif est d'assurer l'exactitude des enregistrements comptables en
confirmant que toutes les transactions bancaires ont été correctement enregistrées,
sans omission ni erreur.
Il permet également d'identifier et de corriger les anomalies comme les oublis
d’enregistrement, les erreurs de saisie ou les décalages entre la date d'enregistrement
comptable et la date effective de l'opération bancaire.
En garantissant que les soldes bancaires en comptabilité reflètent fidèlement la
réalité, le rapprochement bancaire contribue à la production d'états financiers fiables
et conformes aux normes en vigueur.

3.4. Importance du rapprochement bancaire


Le rapprochement bancaire est crucial, car il garantit la concordance des mouvements
financiers inscrits dans le grand livre. Il permet de vérifier la conformité des
prélèvements effectués par la banque et aide à identifier d’éventuelles erreurs ou
omissions dans les enregistrements. Entre outre il permet de détecter les anomalies
afin de les corriger rapidement. En effet dans la gestion d'une entreprise, les
opérations bancaires telles que l'émission de chèques et les remises de chèques
génèrent des écritures comptables, c'est-à-dire des opérations comptables. Qu'une
entreprise effectue un nombre limité ou un grand nombre d'opérations, la réalisation

~ 23 ~
d'un rapprochement bancaire permet d'identifier les erreurs, tant dans les écritures
comptables que dans les enregistrements bancaires. Parmi ces erreurs, on peut trouver
:
 Une opération bancaire non enregistrée ;
 Des impayés non comptabilisés ;
 Des doublons d'enregistrements (erreurs de saisie) ;
 Des écarts dans les montants ;
 L'omission de frais bancaires ou d'agios ;
 Des remises et des intérêts soustraits par l’établissement bancaire et que le
comptable ne verra que sur l’extrait de compte bancaire ;
 Des montants identiques sur le même compte fournisseur ;
 Des écritures passées dans le journal inapproprié ;

II-DEFIS ET FACTEURS CLES DE L’ANALYSE DES COMPTES ET DU


RAPPROCHEMENT BANCAIRE

1. Gestion des écarts et des incohérences


L’un des défis les plus importants dans le cadre de l’analyse des comptes et du
rapprochement bancaire est la gestion et la résolution des écarts pouvant survenir
entre les écritures comptables d’une entreprise et les transactions enregistrées sur ses
relevés bancaires. Ces écarts peuvent être causés par divers facteurs, notamment des
erreurs humaines lors de la saisie des données, des défaillances techniques dans les
systèmes de comptabilisation, ou encore des délais inhérents aux processus bancaires,
comme les délais de compensation des chèques ou des virements en attente de
validation.
Ces différences, si elles ne sont pas détectées et corrigées rapidement, peuvent fausser
l’image financière de l’entreprise et compliquer la clôture des comptes. Elles peuvent
également engendrer des complications administratives et comptables, nuisant ainsi à
la précision des rapports financiers et à la prise de décision des dirigeants

~ 24 ~
2. Identification des erreurs et des divergences
L'une des principales difficultés dans l'analyse des comptes et du rapprochement
bancaire est d'identifier précisément les erreurs ou divergences entre les registres
comptables et les relevés bancaires. Cela inclut la détection des erreurs humaines,
des transactions non enregistrées, des écritures erronées, ainsi que des frais
bancaires ou intérêts qui ne sont pas pris en compte. Une gestion efficace des
erreurs est essentielle pour éviter des écarts et assurer l'intégrité des données
financières.

3. Complexité des transactions et des systèmes bancaires


Les systèmes bancaires et comptables modernes sont de plus en plus complexes, avec
des transactions multiples et souvent internationales qui peuvent comporter plusieurs
devises, des frais cachés, ou des ajustements.
Cette complexité augmente la difficulté d'analyse des comptes, surtout lorsqu'il s'agit
de suivre et d'interpréter correctement les mouvements sur les comptes bancaires. Le
rapprochement de ces transactions demande une compréhension approfondie des
systèmes utilisés, ainsi qu'une mise à jour constante des procédures pour tenir compte
des évolutions technologiques et réglementaires.

4. Contraintes liées aux délais et à la réactivité dans le traitement des


écarts
L’un des défis majeurs auxquels font face les entreprises et les institutions financières
dans le cadre de l’analyse des comptes et du rapprochement bancaire réside dans
l’obligation de respecter des délais stricts pour détecter, analyser et corriger les écarts
éventuels. Un retard dans l’identification ou le traitement de ces écarts peut affecter
la fiabilité des états financiers, entraînant des incohérences dans les données
comptables et compromettant ainsi l’exactitude des rapports financiers.
De plus, une correction tardive peut compliquer la clôture des comptes, entraînant des
retards dans l’établissement des états financiers et des déclarations fiscales. Ces
délais peuvent entraîner des conséquences négatives sur la conformité aux
réglementations en vigueur et impacter la qualité des décisions stratégiques. Pour

~ 25 ~
éviter ces risques, il est essentiel d’adopter des outils et des processus permettant une
surveillance rigoureuse et une correction rapide des anomalies, garantissant ainsi une
gestion financière plus efficace et transparente.

SECTION 2 : PRESENTATION DE MANSA BANK


I-GENERALITE
1-HISTORIQUE
MANSA BANK est une société anonyme au capital de [Link] FCFA, filiale
de MANSA Financial Group. Elle a obtenu son autorisation d’exercer en tant
qu’établissement bancaire le 07 février 2019 et a officiellement démarré ses activités
le 23 janvier 2020.
Pour comprendre la portée et l'inspiration derrière le nom de cette banque, il faut
remonter plusieurs siècles en arrière, à l’époque de l’un des plus grands souverains
que l’Afrique ait connus : MANSA Musa.
MANSA Musa qui a dirigé l’Empire du Mali est la personne la plus riche de toute
l’Histoire de l’Humanité avec une fortune nette estimée à environ 400 milliards de
dollars !!
La fortune astronomique du MANSA provenait des importants gisements d’Or et de
Sel de son Empire qui représentait plus de la moitié du stock mondial.
MANSA Musa a vécu de 1280 à 1337 et a régné sur l'Empire du Mali qui s’étendait
sur toute la Zone Ouest-africaine actuelle. Il établit des relations diplomatiques avec
des pays de l’Occident et du Maghreb. Sa renommée fut établie lors de son
Pèlerinage à la Mecque où il avait une suite d'environ 70 000 personnes, 80
dromadaires portant entre 50 et 300 livres d’or.
Son passage par le Caire avec autant d’or provoqua un séisme économique dans ce
pays car partout où le MANSA passait, l’afflux d’or qu’il avait, provoquait une
dévaluation du cours de ce métal
MANSA MUSA fit de son Empire un hub économique 2, social, culturel, religieux
avec la construction d’immenses infrastructures, d’universités qui 700 ans après,
existent toujours.
2
Un hub économique : a pour enjeu majeur de sensibiliser les jeunes aux grands enjeux économiques que
sont l'emploi, l'insertion, l'innovation, le numérique et l'entrepreneuriat. Il tend à créer du lien entre la
jeunesse et les acteurs économiques pour favoriser les échanges et le développement de synergies.

~ 26 ~
Deux générations plus tard, son Empire devait s’effondrer, ses Héritiers, n’ayant pu
faire face aux Guerres civiles et aux conquérants envahisseurs.
‘’MANSA’’ était le titre du Souverain de l'Empire et signifie ‘Roi des rois’’.
Cette histoire glorieuse des MANSA, longtemps ignorée et méconnue des Africains
eux-mêmes , mérite d’être Contée …
2-VISION
Banque Africaine au capital de [Link] FCFA, qui est intégralement
constitués d’acteurs ressortissants de la zone UEMOA. Ces ambitions sont claires :
Créer des Champions Africains. Être la Banque Leader en matière de Digital avec
une Plateforme Technologique offrant des solutions sur mesure aux Commerçants
Africains, aux Compagnies d‘Assurance, aux Institutions de Microfinance et aux
Particuliers. Être l‘Expert des solutions de financement à Haute valeur ajoutée pour
les Infrastructures, les Matières Premières, les Marchés des Capitaux, les Services et
les Fusions Acquisitions, etc. dans l’UEMOA.
3-METIER
MANSA BANK se positionne comme un partenaire stratégique à travers quatre pôles
d’expertise complémentaires :
 CORPORATE & INVESTMENT BANKING : Faire de vous un Champion
Africain et consolider votre entreprise pour les Générations à venir.
 WEALTH MANAGEMENT : Vous proposer des Solutions sur - mesure afin de
fructifier et pérenniser votre Patrimoine et nous positionner comme la Banque de
votre Famille.
 DIGITAL BANKING : Vous proposer une toute nouvelle expérience de la Banque
Digitale et participer à la promotion d'une véritable Inclusion Financière grâce à
notre réseau de partenaires.
 DEALING ROOM : Vous proposer un accès direct aux Grandes Places Financières
Internationales et vous offrir des Solutions adaptées à vos besoins d'Investissement
et de Financement d'Importation / Exportation.

4-VALEUR

~ 27 ~
Les valeurs incarnent les attitudes, les principes éthiques et les modes de pensée qui
définissent un groupe d'individus. Elles dépeignent les membres du groupe, leur
mentalité et leurs actions. MANSA BANK se trouve actuellement dans une phase
stratégique où elle se redéfinit à travers ces valeurs émergentes : Engagement,
Crédibilité, Compétence, Innovation
4.1-L’engagement
L’engagement désigne l’acte de se lier moralement, contractuellement ou légalement
à accomplir quelque chose. Il peut s’agir d’une promesse, d’une obligation ou d’une
implication personnelle dans une action, une relation ou une cause. MANSA BANK
S’engage à promouvoir une véritable inclusion financière par la Création de Richesse
Partagée pour nos Populations et notre Continent. Par-delà, il s’engage à rendre les
Africains fiers de leur Histoire.
4.2- La crédibilité

La crédibilité désigne le degré de confiance ou de fiabilité qu’une personne, une


organisation, une information ou un système inspire à autrui. Elle reflète la capacité à
être jugé crédible, digne de foi ou de confiance.

4.3-La Compétence

La compétence n'est pas équivalente à la connaissance loin s'en faut. Être compétent,
c'est posséder les bonnes connaissances mais c'est aussi et surtout adopter les bonnes
attitudes et mettre en pratique les bonnes aptitudes selon les situations. A MANSA
BANK nous avons des Banquiers Chevronnés, Spécialistes de la Finance avec une
Connaissance et une Expertise inégalée des marchés Africains et ces atouts, nous les
mettons au service de tous nos partenaires.

4.4- Innovation
L’innovation désigne le processus par lequel de nouvelles idées, méthodes,
technologies, produits ou services sont conçus, développés et appliqués afin de
générer une valeur ajoutée. Elle joue un rôle clé dans la croissance économique, le
renforcement de la compétitivité des entreprises et la réponse aux enjeux sociétaux. À
ce titre, MANSA BANK s’inscrit pleinement dans cette dynamique en adoptant des

~ 28 ~
solutions numériques modernes, conçues pour améliorer en permanence la qualité des
services offerts à sa clientèle.
II-ORGANIGRAME GENERALE
La MANSA BANK dispose d’un organigramme soft en termes de hiérarchie. Elle est
composée de :
 Direction générale
 Direction centrale
 Direction
 Comités

1- Direction générale

Il s'agit de l'organe exécutif supérieur chargé de la gestion stratégique et


opérationnelle d'une organisation. Elle définit les grandes orientations, coordonne les
activités des différentes directions, prend les décisions majeures et veille à l’atteinte
des objectifs fixés par les instances dirigeantes. La direction Générale joue un rôle
central dans l’impulsion de l’innovation, la supervision des projets clés et
l’optimisation continue des services à la clientèle. Elle est composée de :
 Conseil d’administration
 Directeur général
 Personal assistant
 Head of humam ressources

1.1- Conseil d’administration

Le Conseil d’administration constitue l’organe suprême de décision au sein de la


structure. Il s’agit d’un organe de gouvernance composé de membres nommés ou
élus, chargé de définir les grandes orientations stratégiques. Il veille à la supervision
des activités de l’organisation, notamment celles des directions opérationnelles, afin
d’assurer un fonctionnement efficace et conforme aux objectifs fixés.

~ 29 ~
1.2- Directeur général

Directeur Général est le principal responsable exécutif de l’entreprise. Il est chargé


de mettre en œuvre les décisions du Conseil d’administration, de définir et piloter la
stratégie opérationnelle, et d’assurer la gestion quotidienne de la structure. Il
coordonne les différentes directions, veille à l’atteinte des objectifs fixés et représente
l’entreprise auprès des partenaires, des autorités et du public. Le Directeur Général
joue un rôle central dans la conduite des projets d’innovation et dans l’amélioration
continue de la qualité des services offerts à la clientèle.
1.3- Personal assistant

Le Personal Assistant assiste le Directeur Général dans l’ensemble de ses


fonctions administratives et organisationnelles. Il ou elle veille à la gestion efficace
de son emploi du temps, prépare les réunions, assure le suivi des courriers et des
dossiers prioritaires, organise les déplacements et sert de relais entre la Direction
Générale et les autres services. Ce rôle requiert discrétion, rigueur et proactivité afin
de permettre au Directeur Général de se concentrer sur les décisions stratégiques.
1.4- Head of humam ressources

Le Responsable des Ressources Humaines est chargé de piloter l’ensemble de la


gestion du capital humain au sein de l’organisation. Il définit et met en œuvre la
stratégie RH, supervise le recrutement, la formation, la gestion des carrières, la
politique de rémunération ainsi que les relations sociales. Il veille également au
respect du droit du travail et à la création d’un climat de travail sain et productif. Le
Head of HR joue un rôle clé dans l’accompagnement du développement
organisationnel et l’alignement des ressources humaines sur les objectifs stratégiques
de la banque.
2-La Direction centrale
Direction Centrale : Il s’agit d’une entité administrative de haut niveau chargée de
coordonner et de superviser un domaine d’activité spécifique au sein d’une
organisation. Elle dépend directement de la Direction Générale et joue un rôle
stratégique dans l’élaboration, l’application et le suivi des politiques internes, les
directions centrales assurent la mise en œuvre des orientations définies par la

~ 30 ~
Direction Générale et garantissent l’efficacité des opérations à l’échelle nationale.
Nous avons
2.1- directeur central corporate & Investment
Il est responsable de la gestion et du développement des activités liées à la clientèle
entreprise (Corporate Banking) et aux opérations de financement et d’investissement
(Investment Banking). À ce titre, il élabore :
 La stratégie commerciale dédiée aux grandes entreprises,
 Supervise la structuration des financements complexes, la gestion des portefeuilles
clients corporate, ainsi que les relations avec les investisseurs et partenaires
institutionnels.

2.2- directeur central technologie opérations & digital Banking


Directeur Central Technologie, Opérations & Digital Banking : Ce cadre
supérieur est chargé de piloter la transformation numérique, la performance
opérationnelle et la gestion technologique de la banque. Il supervise ;
 Les systèmes d'information, les plateformes digitales,
 Les infrastructures informatiques, ainsi que les processus opérationnels (traitement
des transactions, moyens de paiement, etc.).

Son rôle est d’assurer l'efficacité, la sécurité et l'innovation des services bancaires
digitaux.
3-Les directions
La direction désigne une unité administrative ou fonctionnelle au sein d’une
organisation, chargée de gérer un domaine spécifique d’activités. Elle est dirigée par
un cadre responsable (directeur ou directrice) qui assure la mise en œuvre des
politiques, la coordination des équipes et le suivi des objectifs fixés par la Direction
Générale. Chaque direction contribue à la réalisation de la mission globale de
l’entreprise en assurant l’efficacité et la performance dans son domaine de
compétence. Les principales directions sont :
 Directeur administratif et financier
 Directeur des engagements et du juridique
 Directeur audit interne
 Directeur risques et conformité

~ 31 ~
2.1- Directeur administratif et financier
Directeur Administratif et Financier (DAF) : Il est responsable de la gestion
financière, comptable et administrative de l’organisation. Son rôle consiste à élaborer
et suivre le budget, produire les états financiers, assurer la gestion de la trésorerie, le
respect des obligations fiscales et réglementaires, ainsi que la supervision des
services administratifs. Il participe également à la définition de la stratégie globale de
l’entreprise en apportant une vision financière. Le Directeur Administratif et
Financier veille à la fiabilité des informations comptables et financières, et contribue
à la prise de décisions stratégiques pour assurer la stabilité et la rentabilité de la
banque.
2.2- Directeur des engagements et du juridique
Directeur des Engagements et du Juridique : Ce responsable a pour mission de
superviser l’octroi, le suivi et la gestion des engagements financiers de la banque
(crédits, garanties, etc.) tout en veillant à leur conformité juridique. Il analyse les
risques liés aux opérations de crédit, valide les dossiers selon les normes internes et
les réglementations en vigueur, et encadre les procédures contentieuses. Il assure
également la sécurisation juridique des actes, contrats et partenariats conclus par la
banque. Le Directeur des Engagements et du Juridique joue un rôle clé dans le
contrôle des risques et dans la protection des intérêts juridiques de l’institution.
2.3- Directeur de l’Audit Interne
Directeur de l’Audit Interne : Il est chargé d’évaluer, de manière indépendante et
objective, l’efficacité des processus de gouvernance, de gestion des risques et de
contrôle interne au sein de la banque. Il planifie et supervise les missions d’audit,
formule des recommandations pour améliorer les procédures et veille à la conformité
avec les normes internes et réglementaires. Son rôle est de garantir la fiabilité des
opérations, la transparence des pratiques et la maîtrise des risques.

2.4- Directeur risques et conformité


Directeur des Risques et de la Conformité : Il est chargé d’identifier, d’évaluer et
de contrôler l’ensemble des risques auxquels la banque est exposée (risques de crédit,
de marché, opérationnels, etc.), tout en veillant au respect des lois, règlements et
normes internes. Il met en place des dispositifs de gestion des risques, élabore des

~ 32 ~
politiques de conformité, forme les équipes et s’assure de la détection et de la
prévention des opérations suspectes.
3-Les comités
Les comités sont des instances internes de réflexion, de décision ou de supervision,
composées de membres de la direction ou d’experts désignés. Ils ont pour mission
d’examiner des dossiers spécifiques, de formuler des avis, de valider des décisions
stratégiques ou de veiller au respect des procédures internes. Les comités permettent
de renforcer la gouvernance, d'améliorer la transparence et d'assurer un suivi
rigoureux des activités de la banque. Il est composé
 Comité d’Audit
 Comité Risques

3.1- Comité d’Audit


Le Comité d’Audit est une instance spécialisée rattachée au Conseil d’administration,
chargée de veiller à l’intégrité des informations financières, à l'efficacité du contrôle
interne, de l’audit interne et du dispositif de gestion des risques. Il examine les états
financiers, les rapports d’audit, évalue la qualité des procédures comptables et
contrôle la conformité aux normes légales et réglementaires.
3.2- Comité Risques
Le Comité des Risques est une instance de gouvernance chargée de superviser
l’identification, l’évaluation, la gestion et le suivi des différents risques auxquels
l’institution est exposée : risques de crédit, de marché, de liquidité, opérationnels,
juridiques, etc. Il veille à la mise en place de politiques et de dispositifs efficaces de
maîtrise des risques, et s’assure que ces derniers sont en adéquation avec l’appétence
au risque définie par la banque.
Annexe 1 : organigramme de la direction général
III – DIRECTION ADMINISTRATIVE ET FINANCIERE
La Direction Administrative et Financière est une entité clé de la structure
organisationnelle, chargée de la gestion globale des ressources financières,
comptables et administratives de l’entreprise. Elle veille à la fiabilité des états
financiers, à la bonne tenue de la comptabilité, au respect des obligations fiscales, à la

~ 33 ~
gestion de la trésorerie, ainsi qu’au pilotage budgétaire et financier. Elle supervise
également les services généraux et administratifs. Cette directon est composées de :
 Direction
 Départements

1-Direction
Les differentes direction de la direction administratives et financière sont :
 La communication
 La comptabilite et reporting
 Les moyens generaux
 Le contrôle de gestion
 La gestion des projets
 Le contrôle comptable

1.1-La communication
La communication, au sein d’une organisation, regroupe l’ensemble des actions,
outils et stratégies utilisés pour transmettre des messages en interne (aux
collaborateurs) comme en externe (auprès du public, des partenaires ou des clients).
Elle vise à valoriser l’image de marque, faciliter la circulation de l’information,
renforcer la cohésion interne et soutenir les objectifs stratégiques de l’institution.
1.2-Comptabilité et reporting
La comptabilité regroupe l’ensemble des opérations d’enregistrement, de traitement
et de présentation des informations financières relatives aux activités de l’entreprise.
Elle permet de produire les états financiers (bilan, compte de résultat, tableau de flux
de trésorerie) en conformité avec les normes comptables. Le reporting, quant à lui,
consiste à élaborer et transmettre périodiquement des rapports financiers destinés à la
direction, aux régulateurs, ou aux partenaires, dans le but de suivre la performance, la
rentabilité et la conformité de l’établissement.
1.3-Les moyens généraux
Le service des Moyens Généraux est chargé de la gestion administrative, logistique et
matérielle des ressources nécessaires au bon fonctionnement de l’organisation. Il
assure l’approvisionnement, la maintenance des équipements, la gestion du parc

~ 34 ~
automobile, la sécurité, la propreté, l’archivage, ainsi que la gestion des
infrastructures (bureaux, locaux techniques, etc.).
1.4-Le contrôle de gestion
Le contrôle de gestion est une fonction stratégique qui consiste à piloter la
performance de l’entreprise en assurant le suivi budgétaire, l’analyse des écarts entre
prévisions et réalisations, et la mise en place d’indicateurs de performance. Il
accompagne les directions dans la prise de décision à travers la production de
tableaux de bord, de prévisions financières et d’analyses économiques.
1.5-La gestion des projets
La gestion des projets regroupe l’ensemble des méthodes, outils et processus
permettant de planifier, organiser, exécuter, suivre et finaliser un projet dans le
respect des objectifs fixés (coût, délai, qualité, portée). Elle permet de structurer le
déploiement de nouvelles initiatives (digitalisation, nouveaux produits, ouvertures
d’agences, mises en conformité, etc.) et d’en assurer le bon déroulement.
1.6-Le contrôle comptable
Le contrôle comptable est un processus qui consiste à vérifier l’exactitude, la
régularité et la conformité des opérations comptables enregistrées, en lien avec les
normes en vigueur et les procédures internes. Il permet de garantir la fiabilité des
états financiers, de détecter les anomalies ou erreurs, et de renforcer la qualité de
l'information financière. Il a pour mission :

 Vérification de la cohérence des pièces comptables et des écritures.


 Contrôle des balances, journaux et grands livres.
 Justification et analyse des soldes de comptes.
 Réalisation des rapprochements bancaires et interbancaires.
 Suivi des suspens et des écarts comptables.
 Appui aux clôtures mensuelles, trimestrielles et annuelles

2-Les départements
Un département est une unité opérationnelle représentant une fonction ou un domaine
spécifique de l'organisation. Il est chargé de la gestion d’une activité précise et
contribue à la réalisation des objectifs globaux de la structure.

~ 35 ~
À MANSA BANK, nous distinguons deux départements principaux, chacun ayant
des responsabilités bien définies dans son périmètre d’action.

o Le département de la comptabilité : Il est rattaché à la direction de la comptabilité


et reporting, et a pour mission d’assurer l’enregistrement fidèle des opérations
financières.
 Produire les états financiers périodiques et annuels.
 Veiller au respect des normes comptables et fiscales en vigueur.
 Garantir la fiabilité et la traçabilité des données comptables.
 Participer aux travaux de clôture mensuelle, trimestrielle et annuelle.
 Fournir des informations comptables utiles à la prise de décision.
 Collaborer avec les auditeurs internes et externes lors des contrôles.
o Le département des moyens généraux : il est directement lié à la direction des
moyens généraux il a pour mission :
 Gérer les ressources matérielles et logistiques nécessaires au
fonctionnement de l’organisation.
 Assurer la gestion des infrastructures, équipements et fournitures de
bureau.
 Veiller à la sécurité et à l’entretien des locaux.
 Organiser les services liés à l’accueil et à la gestion des relations avec les
fournisseurs.
 Garantir un environnement de travail optimal et sécurisé.

~ 36 ~
Figure 3 : organigramme de la direction administratives et financière

Source : Head of Human Ressources

~ 37 ~
CHAPITRE 2 : CADRE METHODOLOGIQUE
Un travail de qualité repose sur la précision et la concision. Il est donc crucial
d'adopter une méthodologie rigoureuse et adaptée au contexte de l'étude. Dans ce
chapitre, nous adoptons une démarche structurée, débutant par la collecte de données
provenant d'observations et d'entretiens individuels, suivie de leur analyse à l'aide de
la matrice SWOT et de méthodes statistiques. METHODOLOGIE CHP3

SECTION 1 : METHODE ET TECHNIQUE D’ANALYSE DE


COMPTE ET DE RAPPROCHEMENT BANCAIRE

I. METHODE DU RAPPROCHEMENT BANCAIRE


1. Justification du rapprochement bancaire
Le compte "521 Banque" tenu par une entreprise enregistre les mêmes transactions
que le compte "entreprise" géré par la banque, mais en sens inverse. Ces deux
comptabilités sont donc réciproques. Cependant, leurs soldes diffèrent souvent en
raison de l'enregistrement non simultané des opérations. Cette discordance peut
s'expliquer par plusieurs facteurs :
 Les chèques émis par l’entreprise ne sont comptabilisés par la banque
qu’après leur encaissement par le bénéficiaire ;
 La banque enregistre les paiements reçus par virement avant d’en informer
l’entreprise via le relevé bancaire ;
 Les règlements effectués par prélèvement sur le compte de l’entreprise sont
d’abord enregistrés par la banque, qui en informe ensuite l’entreprise ;
 Des écarts peuvent survenir en raison d'erreurs de saisie commises par
l'entreprise ou la banque ;
 Lorsqu’un effet arrive à échéance, la banque encaisse les fonds en premier, et
l’entreprise n’en est informée qu’après.
Pour expliquer ces différences de solde entre la comptabilité de l'entreprise et
celle de la banque, il est nécessaire d’effectuer un rapprochement bancaire.

~ 38 ~
Cette technique permet d’identifier et de justifier les écarts entre les deux
comptes.

2. Principe du rapprochement bancaire


L’établissement d’un état de rapprochement bancaire se déroule en plusieurs étapes,
notamment :
 La mise en parallèle des documents : On place côte à côte l’édition du compte
"521 Banque" tenu par l’entreprise et le relevé bancaire envoyé par la banque ;
 La vérification des soldes de départ : On compare les soldes initiaux des deux
documents. En cas de différence, on identifie et on pointe les opérations qui
permettent d’expliquer cet écart. Souvent, la différence de soldes provient
d’opérations déjà enregistrées dans le compte 521 Banque lors de la période
précédente, mais seulement comptabilisées en début de période par la banque ;

 Une méthode consiste à comparer les numéros des premiers chèques


enregistrés. Si le premier numéro inscrit par la banque précède celui de
l’entreprise, cela peut justifier l’écart initial ;

 Le pointage des écritures communes : On identifie et coche les transactions


identiques présentes dans les deux documents (compte 521 Banque et relevé
bancaire).

Cependant, certaines opérations peuvent être enregistrées différemment. Une remise


de chèques de 5 000 F peut apparaître sous deux montants distincts (ex. 3 000 F pour
les chèques de la place bancaire et 2 000 F pour ceux hors place).
Des erreurs de saisie peuvent aussi exister, comme une inversion de chiffres (2 590 F
au lieu de 2 950 F). Dans un exercice comptable, on considère généralement que le
relevé bancaire est correct. Ces écarts doivent être marqués d’un astérisque (*) pour
signaler une régularisation ultérieure.

~ 39 ~
 L’élaboration de l’état de rapprochement : On dresse le document récapitulatif,
listant les transactions non pointées dans l’une ou l’autre des comptabilités.
L’objectif est d’expliquer les différences et de rapprocher les soldes de fin de
période.

 L’enregistrement des corrections : enfin, on intègre dans la comptabilité de


l’entreprise les ajustements nécessaires pour refléter la réalité financière et
éviter de futurs écarts.

3. Différentes tenues de comptes


La tenue de comptes joue un rôle clé dans le processus de rapprochement bancaire,
qui consiste à comparer les enregistrements comptables de l'entreprise avec ceux
fournis par la banque pour vérifier leur concordance

3.1. Compte banque tenu par l’entreprise


Dans un tableau à deux colonnes DÉBIT - CRÉDIT, après avoir effectué le pointage,
on inscrit :
 Le solde de fin de période qui doit être ajusté ;
 Au débit les opérations qui ont été correctement créditées par la banque, mais
qui n'ont pas encore été enregistrées par l’entreprise ;
 Au crédit les opérations qui ont été correctement débitées par la banque, mais
qui n'ont pas encore été enregistrées par l’entreprise.

3.2. Compte de l’entreprise tenu par la banque


Dans un tableau à deux colonnes DÉBIT - CRÉDIT, après le pointage, on inscrit :
 Le solde de fin de période à ajuster ;
 Au débit les opérations qui ont été correctement créditées par l’entreprise,
mais qui n'ont pas encore été enregistrées par la banque ;
 Au crédit les opérations qui ont été correctement débitées par l’entreprise,
mais qui n'ont pas encore été enregistrées par la banque.

~ 40 ~
3.3. Modèle d’un rapprochement bancaire
Tableau 1 : Tableau de rapprochement bancaire
Compte « Banque » tenu par l’entreprise Compte de l’entreprise tenu par la banque
Opérations Débit Crédit Opérations Débit Crédit
Solde à corriger ? Ou ? Solde à corriger ? Ou ?
………………… ………. ……… ………………….. ……… ……….
.
………………… ………. ……… ………………….. ……… ……….
.
Sous Totaux Sous Totaux
Solde corriger A ou B Solde corriger A ou B
TOTAUX X X TOTAUX Z Z
Source : Chapitre III Etat de rapprochement bancaire

II. METHODE D’ANALYSE DES COMPTES


1. Collecte de documents
L’analyse des comptes commence par la collecte et l’organisation des documents
comptables nécessaires. Cette étape est essentielle, car elle permet d’avoir une vision
complète des flux financiers et d’assurer une traçabilité des transactions. Il s’agit :

 Des relevés bancaires : ils sont indispensables pour identifier tous les
mouvements effectués sur le compte bancaire. Ils servent de référence pour
vérifier la correspondance entre les flux bancaires et la comptabilité de
l’entreprise ;

 Du Grand livre des comptes : il contient l’ensemble des écritures comptables


liées aux opérations bancaires, notamment les comptes de trésorerie (compte
512 en comptabilité générale) ;

~ 41 ~
 Des justificatifs des transactions : Ces documents permettent de prouver
l’origine et la nature des opérations financières. Ils incluent :
o Les factures clients et fournisseurs ;
o Les bordereaux de virement et d’encaissement ;
o Les copies de chèques émis et reçus ;
o Les ordres de prélèvement ou de paiement.

2. Vérification de la cohérence des soldes


Il est essentiel de vérifier l’exactitude des enregistrements comptables afin de garantir
la fiabilité des données financières. En effet un écart entre le solde bancaire et le
solde comptable peut traduire une omission, une erreur de saisie ou encore une
opération en attente de traitement. Ainsi, l’analyse des écarts vise à identifier les
différences non justifiées, qui peuvent résulter d’opérations non encore
comptabilisées, telles que les frais bancaires, les agios ou les intérêts. De ce fait il
faut :
 Identifier le solde de clôture du compte bancaire en comptabilité et le
comparer au solde du relevé bancaire ;
 Noter les différences et préparer leur justification (chèques non encore
encaissés, virements en cours, etc.).

3. Analyse des mouvements bancaires


Le contrôle de la nature des opérations permet de classer et qualifier chaque transaction
(recettes, paiements, frais bancaires, etc.) afin d’en assurer la cohérence comptable. Cette
étape est également cruciale pour repérer d’éventuelles anomalies, notamment des
mouvements inhabituels ou non justifiés, pouvant résulter d’erreurs de traitement ou, dans
certains cas, révéler des tentatives de fraude.

Cela revient à :
 Examiner les transactions une par une et s’assurer qu’elles correspondent aux
écritures comptables ;

~ 42 ~
 Repérer les éventuelles transactions inhabituelles (montants anormalement
élevés, paiements récurrents suspects, etc.) ;
 Classer les opérations par nature pour une meilleure compréhension.

4. Pointage des écritures comptables


Cela permet d’éviter les doubles enregistrements ou les oublis. Une transaction peut
être comptabilisée deux fois ou ne pas l’être du tout. Il permet également de vérifier
la chronologie des opérations, car certaines transactions peuvent être enregistrées à la
mauvaise date, ce qui fausse l’analyse de trésorerie. Il faut ainsi :
 Associer chaque ligne du relevé bancaire à une écriture comptable
correspondante ;
 Vérifier les dates et les montants pour s’assurer de leur exactitude ;
 Marquer (ou "pointer") chaque ligne validée pour éviter les oublis ;

5. Élaboration d’un rapport d’analyse


Une fois l’analyse des comptes terminée, il est essentiel de formaliser les conclusions
dans un rapport. Cela permet de faciliter la communication avec la direction ou le
service comptable. Il convient également de mettre en place des actions correctives
pour traiter les anomalies détectées, tout en préparant les audits à venir en s’assurant
de la disponibilité de preuves attestant de l’efficacité du contrôle interne.

À l'issue de ce premier chapitre, nous avons pu appréhender les enjeux fondamentaux


liés à l'analyse des comptes et du rapprochement bancaire. Nous avons acquis une
compréhension approfondie des processus qui sous-tendent ces pratiques et leur
influence directe sur la fiabilité de l'information financière. Cette base nous permet
désormais de mieux appréhender les défis et les risques associés à la gestion des
comptes bancaires, ainsi que leur impact sur la transparence et l'exactitude des
informations financières.
Le chapitre suivant se penche sur la méthodologie adoptée dans le cadre de notre
étude, en détaillant les approches et outils utilisés pour analyser l'impact de l'analyse
des comptes et du rapprochement bancaire sur la fiabilité de l'information financière

~ 43 ~
SECTION 2 : OUTILS DE COLLECTE ET D’ANALYSE DE
DONNEES
Dans le cadre de notre recherche, il est essentiel de recueillir des informations
pertinentes pour répondre à notre problématique. Bien que diverses méthodes de
collecte de données existent, il est crucial de sélectionner judicieusement les outils les
plus adaptés afin d’obtenir des informations précises, pertinentes et exploitables.
Ainsi, nous avons choisi d’utiliser l’observation, les entretiens, le sondage et la
recherche documentaire comme principales techniques de collecte de données.

I. OBSERVATION
1. Définition
L’observation constitue une méthode de collecte de données au cours de laquelle le
chercheur examine directement les comportements, les interactions ou les
événements au sein d’un groupe ou d’un contexte donné. Elle repose sur une
attention minutieuse portée aux phénomènes étudiés, dans le but de recueillir des
informations pertinentes et d’en tirer des conclusions.

2. Utilité
Nos observations ont porté sur la compréhension des procédures liées au
fonctionnement du département Comptabilité au sein du département DAF de
MANSA BANK. L’objectif était d’analyser la structure et les fonctions de ce service,
en mettant l’accent sur l’analyse des comptes et le rapprochement bancaire. Cette
démarche vise à mieux appréhender les missions et objectifs qui lui sont assignés,
tout en renforçant la compréhension des processus comptables et financiers au sein de
l’organisation.
II. Entretien
1. Définition
Les entretiens, en tant que méthode qualitative de collecte de données, consistent à
interroger des individus ou des groupes afin de recueillir leurs opinions, attitudes,

~ 44 ~
motivations et expériences. Ces entretiens peuvent revêtir différentes formes, à savoir
structurés, semi-structurés ou non structurés.

2. Choix du type d’entretien


Dans notre étude, nous avons réalisé des entretiens directs à un niveau après la phase
d'observation :

2.1. Entretien direct (au niveau du siège)


Tout d'abord avec les cadres (Directrice administrative et financière, Responsable
financier, Responsable comptable), puis avec les agents de maitrise. L'objectif est de
recueillir des informations non documentées auprès du comptable et du personnel du
département DCTO afin d'éviter toute erreur d'interprétation :

 Les entretiens menés avec le comptable du département DAF ont permis


d’approfondir notre compréhension de l’analyse des comptes, renforçant ainsi
nos connaissances en comptabilité et en gestion financière. Cette démarche
nous a également offert une vision plus claire des missions et des objectifs
assignés au département, tout en mettant en lumière son rôle dans le
développement de MANSA BANK. Ainsi, ces échanges ont contribué à
enrichir notre perspective sur les enjeux comptables et financiers de
l’institution. Ces échanges ont été l’occasion de découvrir et de mieux
comprendre l’utilisation des progiciels Amplitude et Jasper, essentiels pour la
gestion comptable et financière

 AMPLITUDE : Amplitude est un progiciel bancaire intégré développé par


Sopra Banking Software, conçu pour répondre aux besoins des institutions
financières en matière de gestion bancaire. Ce système couvre un large
éventail de fonctionnalités, notamment la gestion des comptes clients, des
opérations de crédit, des paiements, ainsi que des services de banque en ligne
et mobile

~ 45 ~
 JASPER : Il s'agit d'une bibliothèque open source de reporting développée en
Java. Jasper Reports permet de générer des rapports complexes à partir de
diverses sources de données et d'exporter ces rapports dans différents formats
tels que PDF, HTML, XLS et CSV

 Les entretiens menés avec le personnel du département DCTO nous ont


permis de mieux comprendre le fonctionnement des rapprochements bancaires
sur la saisie des suspens dans l’ERB

III. SONDAGE
1. Définition
Un sondage est une technique de collecte d’informations qui repose sur
l’interrogation d’un échantillon de personnes afin d’obtenir des données sur leurs
opinions, attitudes ou comportements concernant un sujet précis. Il est couramment
utilisé dans divers domaines tels que la politique, le marketing, la sociologie ou
encore la santé publique.
Il existe plusieurs types de sondages :

 Sondage téléphonique
Les enquêteurs interrogent les répondants par téléphone, une méthode
particulièrement utile lorsque la population cible est difficilement accessible par
d'autres moyens.
 Sondage en présentiel
Les enquêteurs interrogent directement les participants en face à face, une approche
particulièrement adaptée aux enquêtes complexes ou nécessitant des échantillons
représentatifs.

 Sondage en ligne
Les participants complètent des questionnaires en ligne. Ce mode de sondage gagne
en popularité en raison de sa facilité de diffusion et de son faible coût.

~ 46 ~
2. Choix du sondage
Pour mieux aborder notre problématique, nous avons opté pour le sondage en
présentiel, c’est-à-dire en interaction directe avec la population cible. Parallèlement,
nous avons recours au sondage en ligne afin d’élargir notre champ d’action dans la
collecte d’informations.
Le sondage s’avère être un outil de collecte de données très efficace, car il offre
l’avantage d’obtenir des informations rapidement et en temps réel. Dans le cadre de
notre étude sur l’impact de l’analyse des comptes et de l’ERB sur la fiabilité des
informations financière, il nous a permis de recueillir l'avis du personnel en charge de
ces taches, leurs préoccupations et leurs attentes afin d'améliorer et de mettre en place
une gestion efficace de ces réclamations.

IV. RECHERCHES DOCUMENTAIRES


1. Définition et Utilité
La recherche documentaire constitue une méthode essentielle pour rassembler des
sources d’information pertinentes sur notre sujet d’étude. Dans notre cas, elle a été
menée à partir des documents internes de MANSA BANK ainsi que des supports de
cours à notre disposition, notamment en gestion bancaire et les ressources
pédagogiques fournies par notre professeur, Monsieur TALNAN.

2. Sources documentaires
Ainsi, les informations que nous avons collectées pour obtenir les renseignements
nécessaires sont les suivantes :
 Les livres physiques et numériques sur la gestion bancaire ;
 Les documents ou articles officiels de MANSA BANK ;
 Les thèses et mémoires d’autres étudiants ;
 Les documents de l’entreprise (tels que, les fiches de postes, les statistiques
hebdomadaires, l’organigramme fonctionnel et structurel de MANSA BANK
etc.)

~ 47 ~
V. LA MATRICE SWOT
1. Définition
La matrice SWOT est un outil d’analyse stratégique permettant d’évaluer les facteurs
internes et externes d’une entreprise ou d’une organisation. Elle se compose de quatre
dimensions distinctes :

 Forces : Ces éléments englobent les avantages concurrentiels, les ressources


disponibles et les compétences spécifiques qui distinguent l’entreprise de ses
concurrents.

 Faiblesses : Il s'agit des facteurs internes défavorables ou des obstacles


pouvant affecter la performance de l’entreprise.

 Opportunités : Ces facteurs externes représentent des opportunités de


croissance ou d’amélioration, résultant des dynamiques du marché, des
avancées technologiques ou des évolutions socio-économiques.

 Menaces : Ces éléments correspondent aux menaces externes, telles que


l’intensification de la concurrence, les évolutions réglementaires ou les
variations du marché, susceptibles d’affecter la stabilité et la performance de
l’entreprise.

La matrice SWOT fournit une vision globale de la situation actuelle de l’organisation,


facilitant ainsi l’élaboration de sa stratégie et l’orientation de ses décisions.

2. Limites de la matrice SWOT


Bien que la matrice SWOT soit un outil stratégique utile, elle présente certaines
limites, telles que la subjectivité de l’analyse, l’absence de recommandations précises
pour traiter les problèmes identifiés et une simplification parfois excessive de la
réalité.

~ 48 ~
Malgré ces limites, l’analyse SWOT reste un outil précieux pour orienter la stratégie
d’une entreprise, en valorisant ses forces et opportunités tout en repérant ses
faiblesses et menaces afin de mieux les atténuer.

Figure 1 : présentation de la matrice SWOT

Source : Neplim analyse

~ 49 ~
VI. ANALYSE STATISTIQUE
L’analyse statistique est une approche permettant d’examiner, synthétiser et
interpréter des données afin d’en extraire des conclusions pertinentes. Elle repose sur
l’application de techniques statistiques pour identifier la structure des données,
détecter les tendances et analyser les relations entre différentes variables. Cette
analyse peut être descriptive, en mettant en évidence les principales caractéristiques
des données, ou inférentielle, en formulant des déductions et des prédictions à partir
d’échantillons représentatifs.
L’analyse statistique regroupe diverses techniques, telles que les mesures de tendance
centrale (moyenne, médiane, mode), les indicateurs de dispersion (écart-type,
variance), les tests d’hypothèses, ainsi que les analyses de corrélation, de régression
et d’échantillonnage. Ces méthodes sont largement employées dans de nombreux
domaines, notamment la recherche scientifique, la finance, la médecine, la
sociologie, l’économie, ainsi que dans des secteurs appliqués comme le marketing et
l’ingénierie.
Dans le cadre de notre étude, nous examinons les statistiques des suspens enregistrés
au cours du premier trimestre de l’exercice 2025. L’objectif est d’analyser ces
données afin d’identifier des tendances, des fréquences et d’éventuelles anomalies
(voir tableaux) :
 L’évolution mensuelle par type de suspens.
 Le nombre et le pourcentage de suspens traitées et non traitées.

Cette analyse statistique nous permet d’évaluer l’efficacité du processus de traitement


des suspens liés à l’analyse des comptes et au rapprochement bancaire. Elle met en
évidence les performances du système en place ainsi que ses insuffisances, facilitant
ainsi l’identification des axes d’amélioration pour une gestion plus efficace et une
meilleure fiabilité des informations financières.

~ 50 ~
Résumé partie 1
La gestion des suspens joue un rôle essentiel dans le contrôle et l’optimisation des
opérations financières, garantissant la fiabilité des comptes et la transparence des
transactions bancaires. La première partie de cette étude présente les concepts
fondamentaux de l’analyse des comptes et du rapprochement bancaire, indispensables
pour structurer une méthodologie de collecte de données à l’aide d’outils tels que
l’observation et les entretiens. Ces données sont ensuite analysées dans la deuxième
partie à l’aide d’outils comme la matrice SWOT et des méthodes d’analyse
statistique.

~ 51 ~
D euxième partie :
CADRE PRATIQUE DE L’ETUDE

Le cadre pratique de notre étude est structuré en deux chapitres distincts :

Le troisième chapitre porte sur la présentation de la Banque Nationale


d'Investissement, avec une description de sa gestion interne des
réclamations monétiques. Dans le quatrième chapitre, nous procédons à un
diagnostic de la gestion actuelle à l'aide de nos outils d'analyse, puis nous
formulons des propositions visant à améliorer cette gestion.

~ 52 ~
CHAPITRE 3 : DESCRIPTON DU PROCESSUS DE
L’ANALYSE DES COMPTES ET DU RAPPROCHEMENT
BANCAIRE

SECTION 1 : DESCRIPTON DU PROCESSUS DE L’ANALYSE DES


COMPTES
I. COMPTE A ANALYSER
1. Définition
L’analyse des comptes au sein de MANSA BANK est effectuée en début de mois
pour le mois précédent, ce qui permet une analyse détaillée des mouvements
comptabilisés au cours du mois écoulé. L’analyse des comptes porte principalement
sur les comptes appartenant aux classes 1, 3, 4, 5 et 9. Cette démarche consiste à
examiner en détail les mouvements et soldes de ces différentes catégories de comptes
afin de garantir la fiabilité et la régularité des écritures comptables. L'objectif est de
s'assurer que chaque opération enregistrée est justifiée, correctement imputée et
conforme aux normes comptables en vigueur. Cette analyse contribue également à la
détection d'éventuelles anomalies ou incohérences, permettant ainsi de renforcer la
transparence financière et d’optimiser le processus de contrôle interne. Nous avons :
La classe 1 : les comptes de trésorerie et d'opérations avec les établissements de
crédit et assimilés

Les comptes de la classe 1 enregistrent les espèces, les avoirs et dettes à vue ainsi que
les opérations de dépôts, de prêts et d'emprunts effectuées avec les établissements de
crédit et assimilés.
La classe 3 : Comptes d'opérations sur titres et d'opérations diverses

Les comptes de la classe 3 concernent notamment les opérations sur titres et les
comptes de règlement y afférents, les dettes représentées par un titre, les valeurs à
l'encaissement avec crédit immédiat, les dettes et créances sur des tiers autres que la

~ 53 ~
clientèle et les établissements de crédit et assimilés, les écritures en suspens entre les
sites d’exploitation d’un établissement ainsi que diverses opérations de régularisation
et de rattachement.
La classe 4 : Comptes de valeurs immobilisées

Les comptes de la classe 4 enregistrent les biens et valeurs destinés à rester


durablement dans la banque ou l'établissement financier à caractère bancaire, sous
forme de titres, d'immobilisations incorporelles et corporelles. Relèvent également de
cette classe, les immobilisations acquises par réalisation de garantie ou par dation en
paiement ainsi que les prêts subordonnés. Les comptes de la classe 4 sont assortis de
comptes d'amortissements ou de comptes de dépréciations qui sont portés en
déduction des valeurs d'actif auxquelles ils se rapportent.

La classe 5 : Comptes de provisions, fonds propres et assimilés

Les comptes de la classe 5 enregistrent, pour l'essentiel, les fonds investis dans la
banque ou l'établissement financier à caractère bancaire de façon durable ou
permanente, les provisions pour risques et charges ainsi que les provisions
réglementées.
La classe 9 : Comptes d'engagements hors bilan

Les comptes de la classe 9 recensent les engagements hors bilan suivants, en


fonction de leur nature :
Engagements de financement ;
Engagements de garantie ;
Engagements sur titres ;
Engagements sur opérations en devises ;
Engagements sur instruments financiers à terme ;

Mais il nous a été donné comme mission d’analyser les comptes de la classe 3 plus
précisément le comptes 35

~ 54 ~
2. Compte 35
Le compte 35 est un compte de tiers intitulé « débiteurs divers et créditeurs divers »
dans le Plan Comptable bancaire. Il est composé de :
 351 - Débiteurs divers :
 3511 Dépôts de garantie versés
 35111 Dépôts de garantie versés pour le compte propre
 35112 Dépôts de garantie versés pour le compte de tiers
 3512 Autres débiteurs divers
 352 Créditeurs divers :
 3521 Dépôts de garantie reçus
 3522 Autres créditeurs divers

Dans le cadre de notre étude, nous nous sommes intéressés principalement aux
comptes 3512 et 3522.

2.1 Compte 3512


Le compte 3512 est utilisé pour enregistrer les créances certaines sur des tiers qui
ne constituent pas des concours 3à la clientèle ou aux établissements de crédit et
assimilés :
 Acomptes sur impôts ;
 Taxes sur le chiffre d'affaires déductibles, y compris celles afférentes aux
opérations de location ;
 Avances et acomptes aux fournisseurs de biens autres que les immobilisations ;
comptes sur salaires et allocations ;
 Sommes non réglées par les souscripteurs d'obligations émises par l'établissement ;
 Frais à récupérer ;
 Remboursements à recevoir des organismes sociaux ; travaux hors exploitation
facturés ;
 Sommes dues par les locataires d'immobilisations hors exploitation à l'exclusion
des opérations de crédit-bail, de location avec option d'achat et de location-vente ;

3
Les Concours : Ce sont des prêts, comptes à terme, comptes ordinaires débiteurs ou valeurs escomptées

~ 55 ~
2.2. Le compte 3522
Le compte 3522 enregistre les dettes certaines envers des tiers, n’ayant pas le
caractère d’emprunts, de comptes à terme, ni de comptes ordinaires créditeurs de la
clientèle ou des établissements de crédit et assimilés. Il comprend notamment les
créditeurs divers :
 Sommes dues à l'Etat, en particulier les impôts et taxes dus par l'établissement
assujetti, ainsi que les impôts et taxes prélevés pour le compte de l'Etat ;
 Sommes dues aux organismes sociaux ;
 Sommes dues aux fournisseurs ;
 Rémunérations dues au personnel ;
 Obligations et autres titres émis par l'établissement, échus et non encore payés ;
 Retenues sur travaux immobiliers, pour les établissements pratiquant le crédit-bail,
la location avec option d'achat et la location-vente ;
 Dividendes restants dus aux actionnaires ;

3. Sous-comptes du 3512
Le compte 3512 est utilisé pour enregistrer les opérations relatives aux débiteurs et
créditeurs divers. Dans ce cadre, nous avons créé des sous comptes en interne pour
mieux suivre certaines opérations liées à des clients spécifiques, notamment dans le
cadre des transactions impliquant CODIVAL.
En pratique, lorsque nos clients souhaitent apporter des fonds ils passent par
CODIVAL, qui se charge d’exécuter les transferts. MANSA BANK prend alors en
charge le règlement de ces opérations auprès de CODIVAL au nom de ses clients.
Par la suite, une refacturation est effectuée afin que la banque soit remboursée par le
client concerné.

3.1 Analyse des comptes CODIVAL


L’analyse ne se limite pas à une simple observation, elle se déroule selon un
processus rigoureux, structuré en plusieurs étapes successives, permettant
d’identifier, de comprendre et d’interpréter les différentes données ou opérations
concernées. Cette démarche méthodique est essentielle pour garantir la fiabilité et la
pertinence des conclusions obtenue.

~ 56 ~
3.2-Refacturation
La refacturation consiste tout simplement à établir une facture destinée à nos clients,
sur la base de celle que nous avons préalablement reçue de CODIVAL. Cette
opération permet de leur imputer les frais engagés en leur nom et d'assurer ainsi le
remboursement des sommes avancées par la banque
3.3-Le règlement
Le règlement peut s’effectuer de deux manières : soit il s’agit du règlement que nous
effectuons en faveur de CODIVAL, soit il s’agit du règlement effectué par notre
client dans le cadre d’une refacturation.
Dans le cas du règlement à CODIVAL, celui-ci intervient après réception de leur
facture. Nous procédons alors à l’établissement d’un ordre de virement car avec
CODIVAL, les règlements se font exclusivement par virement bancaire. Une fois
l’ordre établi et signé par les personnes habilitées, il est ensuite comptabilisé.
Dans le cas du règlement d’une refacturation par le client, deux options sont
possibles, selon son choix :

 Soit un dépôt direct des fonds sur notre compte à la banque,


 Soit un ordre de débit émis sur son propre compte.

Dans ce dernier cas, le montant est débité du compte du client et crédité sur notre
compte interne, dédié à la centralisation des opérations de règlement liées à la
refacturation.

3.4-Comptabilsation
Au niveau de la comptabilisation, plusieurs schémas d’écritures peuvent être utilisés
selon la nature de l’opération. Dans le cas spécifique du règlement de CODIVAL, un
schéma d’écriture particulier est appliqué. Selon le mode de paiement, qu’il s’agisse :
 D’un chèque

Compte de Règlement CODIVAL


charge X
Compte de CODIVAL fact n°…
CODIVAL X

~ 57 ~

Compte de CODIVAL fact n°…
CODIVAL…
Compte CODIVAL chq n°.
cheque

Lors d’un règlement de notre par a CODIVAL le schéma d’écriture est le suivant

Compte de Règlement CODIVAL


charge X
Compte CODIVAL fact n°…
interne de X
CODIVAL

Compte CODIVAL fact n°…
interne de X
CODIVAL

Compte de CODIVAL fact n° ...
virement X

 D’un virement

Lors d’un règlement de notre part a CODIVAL le schéma d’écriture est le suivant

Après l’alimentation de notre compte de virement interne, celui-ci est débité lors des
opérations de règlement afin de créditer le compte bancaire de CODIVAL. Le schéma
comptable correspondant est le suivant :

~ 58 ~
Compte Règlement CODIVAL
de X
viremen
t
Compte CODIVAL fact n°…
bancaire X
CODIVAL

Dans le cas spécifique du règlement effectué par nos clients dans le cadre de la
refacturation, un schéma d’écriture comptable spécifique est appliqué. Ce schéma
varie en fonction du mode de paiement choisi par le client, qu’il s’agisse, par
exemple :

 Soit un dépôt direct des fonds sur notre compte à la banque

Comptes Règlement CODIVAL


d'encaissemen X
t
Compte Règlement CODIVAL
interne de X
CODIVAL

 Soit un ordre de débit émis sur son propre compte

Compte du Règlement CODIVAL


client X
Compte Règlement CODIVAL
interne de X
CODIVA
L…

~ 59 ~
3.5-Comparaison entre solde du compte bancaire et solde d’analyse de compte
Cette phase est la plus cruciale, car elle permet de réaliser à la fois un rapprochement
et une analyse approfondie. Elle consiste notamment à examiner les mouvements du
compte interne CODIVAL à travers le tableau d’analyse, puis à rapprocher les
différents soldes.
La première étape de cette comparaison repose sur la mise à jour du tableau d’analyse
des mouvements passé qui n’y figurent pas. Si un mouvement relatif au règlement de
la refacturation a été comptabilisé, il doit être apuré dans ce tableau.
Il convient de souligner que tous les mouvements enregistrés dans ce compte doivent
être débiteurs, dans la mesure où ce compte est utilisé pour régler la société
CODIVAL. Ainsi, en cas de règlement de la part de nos clients, celui-ci sera
rapproché du mouvement correspondant afin de lettrer les mouvements débiteurs en
une seule fois, ou de les apurer partiellement en fonction du montant du règlement.
Par ailleurs, le solde total du tableau d’analyse doit impérativement correspondre
au solde du compte tel qu’affiché dans le système Amplitude, afin de garantir la
cohérence des données comptables et la fiabilité de l’analyse.

3.6 Tableau d’analyse de compte CODIVAL

~ 60 ~
Figure 5 : Etat de décomposition des soldes

Source : la comptabilité
Illustration 3 :
Imaginons qu’un de nos clients, le client A, souhaite déposer une somme X sur son
compte. Pour effectuer cette opération, nous sollicitons les services de CODIVAL,
qui prend en charge la prestation. En contrepartie, CODIVAL nous adresse une
facture de 9 000 000 F.À la réception de cette facture, nous procédons à son
règlement par virement bancaire. Par la suite, nous émettons une refacturation que
nous adressons au client A, afin de lui faire supporter le coût de l’opération. Dans
cette configuration, les étapes de l’analyse sont les suivantes :
 Règlement CODIVAL

Compte de Règlement
charge CODIVAL 9
000
000
Compte CODIVAL fact n°…
interne de 9
CODIVAL… 000
000

~ 61 ~
Compte CODIVAL fact n°…
interne de 9
CODIVAL… 000
000
Compte de CODIVAL chq n°.
virement 9
000
000
TOTAL 18 18
000 000
000 000

 Virement sur le compte bancaire de CODIVAL

Compte Règlement CODIVAL


de 9 000
virement 000
Compte CODIVAL fact n°… 9
bancaire 000
CODIVAL 000
9 000 9
000 000
000

 Tableau d’analyse avant règlement du client


Figure 6

~ 62 ~
 Règlement du client

Compte Règlement CODIVAL


d’encaissemen 27
t 231
434
Compte Règlement CODIVAL
interne de 27
CODIVAL 231
… 434

 Tableau d’analyse après règlement du client


Figure 7

~ 63 ~
Le règlement du client A en une seule fois permet d’annuler l’ensemble des
mouvements en suspens figurant dans le tableau d’analyse. Dès lors, le solde
comptable obtenu est parfaitement conforme au solde affiché dans le système
Amplitude, attestant ainsi de la bonne concordance entre les écritures comptables et
les flux bancaires.
4-les sous compte du 3522
Le compte 3522 est destiné à l’enregistrement des dettes certaines envers des tiers. Il
est notamment utilisé pour comptabiliser l’ensemble de nos règlements relatifs à nos
fournisseurs ainsi que ceux relatifs aux déclarations fiscales.
4.1-Analyse des comptes de déclaration d’impôts
L’analyse des comptes liés aux différentes déclarations fiscales commence par
l’identification des diverses taxes. Toutefois, trois types de taxes nous ont été
spécifiquement confiées pour une analyse approfondie, à savoir :
 LA BNC
 IRVM
 TVA

4.1.1-BNC
Les Bénéfices Non Commerciaux (BNC) constituent une catégorie de revenus
applicable aux personnes exerçant une activité professionnelle non commerciale, que
ce soit à titre individuel ou en tant qu’associé. Cela concerne notamment les
professions libérales telles que les médecins ou les cabinets etc... Les retenues à la
source, prévues aux articles 92 et suivants du Code Général des Impôts (CGI),
s’appliquent à hauteur de 7,5 % sur les sommes brutes mises en paiement. Ce taux
peut également varier en fonction des dispositions fiscales applicables aux
prestataires étrangers.
4.1.2-IRVM

L’Impôt sur le Revenu des Valeurs Mobilières (IRVM), prévu aux articles 180 et
suivants du Code Général des Impôts (CGI), est un impôt cédulaire prélevé à la

~ 64 ~
source sur les revenus provenant des actions, des parts sociales, des revenus réputés
distribués, ainsi que sur les revenus des obligations. Selon les articles 182 et 183 du
Code Général des Impôts (CGI), le taux de droit commun de l’Impôt sur le Revenu
des Valeurs Mobilières (IRVM) est fixé à 15 %. Ce taux s’applique notamment aux
lots d’obligations, aux distributions de bénéfices exonérées de l’impôt sur les
bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou n’ayant pas effectivement supporté cet
impôt au taux prévu par l’article 64 du CGI, ainsi qu’aux produits et sommes
imposables à l’IRVM non spécifiquement visés par l’article 182 du CGI.

Des taux particuliers sont également prévus :

 Un taux réduit de 10 % est appliqué aux dividendes régulièrement mis en paiement


par les sociétés cotées à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM).
 Un taux très préférentiel de 2 % concerne les produits, lots et primes de
remboursement versés aux porteurs d’obligations émises en Côte d’Ivoire et
remboursables sur une durée minimale de cinq ans.

Selon les articles 211 à 236 bis du Code Général des Impôts (CGI), plusieurs produits
financiers bénéficient d’une exonération de l’Impôt sur le Revenu des Valeurs
Mobilières (IRVM). Notamment :

 Les produits, lots et primes de remboursement des obligations versés à des


personnes morales non établies dans l’un des pays membres de l’Union
Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) ;
 Les produits similaires versés à des personnes physiques fiscalement domiciliées
hors de l’UEMOA ;
(Article 236 du CGI)
 Les augmentations de capital par incorporation de réserves, sous réserve du respect
des conditions prévues aux alinéas 2 et 3 de l’article 226 du CGI ;
 D'autres cas d'exonération sont également prévus dans le cadre des articles 211 à
236 bis du CGI, en fonction de la nature des opérations et des bénéficiaires.

4.1.3-TVA

~ 65 ~
La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), prévue aux articles 339 et suivants du Code
Général des Impôts (CGI), est un impôt sur la consommation prélevé à chaque étape
du circuit commercial. Elle est assise sur le chiffre d’affaires réalisé par les
entreprises, c’est-à-dire sur la valeur ajoutée à chaque stade de la production et de la
distribution des biens et services.
Selon l’article 359 du Code Général des Impôts (CGI), les taux applicables à la Taxe
sur la Valeur Ajoutée (TVA) sont les suivants :

 Taux de droit commun : 18 %, appliqué sur une base hors taxe pour la majorité des
biens et services.
 Taux réduit : 9 %, applicable notamment à certains produits de première nécessité,
tels que :
o Le lait (à l’exclusion des yaourts et autres produits laitiers),
o Le lait infantile et les préparations alimentaires homogénéisées destinées
aux nourrissons,
o Les pâtes alimentaires composées à 100 % de semoule de blé dur,
o Ainsi que les produits pétroliers.

Selon l’article 355 du Code Général des Impôts (CGI), certaines opérations sont
exonérées de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA). Ces exonérations concernent
principalement des biens et services jugés essentiels ou stratégiques, notamment :

 Le gaz butane ;
 Les aliments pour bétail et animaux de basse-cour ;
 Les exportations ;
 Les livres, journaux et périodiques ;
 L’activité d’enseignement ;
 L’activité salariée et agricole ;
 Les médicaments ;
 Les engrais ;
 Les semences et grains ;
 Et d’autres biens ou services mentionnés dans le même article.

~ 66 ~
4.2-Declaration d’impôts

Les déclarations fiscales sont effectuées en milieu de mois pour les opérations du
mois précédent. À cette fin, nous extrayons les différents mouvements liés à chaque
type de taxe depuis Jasper, en filtrant par numéro de compte.

Une fois les données extraites, nous créons une feuille dédiée dans un classeur Excel
intitulé "IMPÔT" pour chaque impôt concerné. Nous procédons ensuite à une
vérification de cohérence entre le solde du compte dans la balance et le total des
mouvements enregistrés. Pour cela, nous comparons le solde de chaque type de taxe
dans la balance générale au total des mouvements crédités sur le compte
correspondant.

En effet, les mouvements sont enregistrés au crédit dans la mesure où la BNC et la


TVA sont collectées via des comptes de tiers, lesquels fonctionnent par augmentation
au crédit et diminution au débit. La déclaration de ces taxes intervient après leur
collecte effective.

Concernant la déclaration de la BNC, cette taxe est collectée selon différents taux, en
fonction de la nationalité et du lieu de domiciliation des prestataires. Par exemple, un
taux de 7,5 % est appliqué aux prestataires résidents en Côte d’Ivoire, tandis qu’un
taux de 15 % est retenu pour les prestataires étrangers. Toutefois, ce taux peut varier
en fonction des conventions fiscales signées avec certains pays. Ainsi, pour un
fournisseur basé en Inde, nous appliquons un taux de 20 %, tandis qu’un taux de 10
% est retenu pour les prestataires domiciliés en France.

En revanche, pour l’IRVM, ce sont les montants enregistrés au débit qui sont pris en
compte, car cette taxe est prélevée sur des comptes de charges. En effet, l’IRVM
intervient lors du paiement des honoraires versés à nos différents administrateurs,
lesquels constituent une charge pour l’entreprise. Par conséquent, il est déclaré au
moment du paiement, ce qui implique une déclaration mensuelle effectuée en temps
réel, et non reportée au mois suivant.

~ 67 ~
Une fois les vérifications effectuées, nous procédons au remplissage des annexes
spécifiques à chaque type de déclaration. Enfin, nous regroupons l’ensemble des
éléments à savoir la balance, le classeur Excel "IMPOT" contenant toutes les
déclarations fiscales, ainsi que les annexes dans un dossier compressé (ZIP). Ce
dossier est ensuite transmis au responsable financier, chargé de le téléverser sur la
plateforme E-impôts4.

4.3-Comptabilsation
Pour la comptabilisation, il convient de se référer au point 5.1, relatif au traitement
comptable des fournisseurs. C’est dans ce cadre que les différentes taxes, telles que la
BNC, la IRVM ou encore la TVA, interviennent dans les écritures. L’analyse des
comptes concernés suit une logique similaire. À titre d’illustration, nous prendrons
l’exemple du compte relatif à la BNC, afin de détailler les étapes de son traitement
comptable et fiscal.
4.4-Tableau d’analyse du compte de BNC
Ce tableau récapitulatif présente l’ensemble des mouvements crédités sur le
compte BNC, permettant ainsi une traçabilité claire des retenues effectuées et de
leur correspondance avec les opérations comptables et déclaratives.

Figure 8

4
E-impôts : [Link] est le portail officiel de télédéclaration et de télépaiement des impôts sur
internet mis en place par la Direction Générale des Impôts de Côte d'Ivoire. A partir de ce portail, les
contribuables ivoiriens peuvent réaliser toutes leurs formalités fiscales.

~ 68 ~
Le compte BNC est débité lors de la déclaration et du versement de la retenue à la
source correspondante aux autorités fiscales. Cette opération permet de solder les
montants précédemment crédités, assurant ainsi une concordance entre les écritures
comptables et les obligations fiscales.
5-L’analyse du compte de règlement
L’analyse du compte passe spécifiquement par l’examen des comptes de règlement, à
savoir le compte de virements et le compte de chèques, qui sont les deux canaux
utilisés pour le paiement de nos fournisseurs. Cette analyse est relativement
complexe, car la comptabilisation des opérations prend en compte plusieurs éléments
spécifiques, notamment :

 Les fournisseurs non ou assujettis à la BNC ;


 Les transactions soumises à la taxe sur les transferts de fonds hors de l’espace
UEMOA5 ;

5
La taxe sur les Transferts Hors de l'UEMOA (TTHU) est une taxe prélevée sur toutes les transactions
financières effectuées à destination d’un pays situé en dehors de l’espace UEMOA. Son taux est fixé à
0,6 % du montant transféré. Cette taxe est déclarée et reversée mensuellement à la BCEAO.

~ 69 ~
Ces particularités nécessitent une attention particulière lors du traitement comptable
des règlements.

5.1-Comptabilisation
Nous avons mis en place, en interne, des comptes spécifiques pour chacun de nos
fournisseurs, que nous utilisons pour enregistrer les opérations d’approvisionnement
(crédit) et de paiement (débit). Ces comptes sont ensuite liés aux comptes de
règlement, notamment les comptes de virements ou de chèques, qui, à leur tour, sont
débités pour créditer le compte bancaire du fournisseur (dans le cas d’un virement)
ou faire l’objet d’une compensation6 (dans le cas d’un règlement par chèque).
La comptabilisation des paiements varie en fonction de la nature de la prestation ou
du fournisseur concerné. Ainsi, plusieurs schémas comptables peuvent être appliqués
selon que la prestation est locale ou internationale.
 Pour un règlement a un fournisseur local l’écriture sera :

Compte de Règlement fournisseur


charge /Compt X
e de charge a
payé
Compte du Fact ..
fournisseur X
Compte du fact n°… X
fournisseur
Compte Fact/chq n°.
virement / X
cheque

 Ecriture passé par les opérations :

Compte de Règlement fournisseur


virement
6
La compensation : La compensation bancaire est une technique mise en œuvre par les banques afin de
compenser les créances et dettes qu'elles détiennent les unes envers les autres. Elle permet aux banques de
connaître en détail (et en valeur) les ordres passés

~ 70 ~
X
Compte du CODIVAL fact n°…
bancaire X
fournisseur

Compte de Règlement fournisseur


cheque X
Compte de CODIVAL fact n°…
compense X

 Pour un fournisseur local qui fournit une prestation de manière libérale

Compte de Règlement fournisseur


charge /Compt X
e de charge a
payé
Compte du Fact ..
fournisseur X
Compte du fact n°… X
fournisseur
Compte Fact/chq n°.
virement / X
cheque

Compte de BNC/Fournisseur
BNC X
Compte de TVA/Fournisseur
TVA X

~ 71 ~
 Pour un fournisseur étranger qui ne supporte pas la BNC

Compte de Règlement fournisseur


charge / X

Compte du Fact ..
fournisseur X
Compte du fact n°… X
fournisseu
r
Compte Fact/chq n°.
virement / X
cheque

Compte de TTHU/Fournisseur
TTHU X
Compte de TVA/Founisseur
TVA X

Dans le cas de ce fournisseur, la BNC est préalablement déduite, et seul le solde net
lui est ensuite réglé.
La TTHU est comptabilisée au niveau du compte de virement, lequel est ensuite
débité lors du versement effectif de la taxe à la BCEAO.

 Pour le paiement des administrateurs

Compte Reglement des administrateur


d’indemnité X
fonction
administrateur

Compte des Regl admin


administrateu

~ 72 ~
r X
Compte IRVM Regl IRVM X
Compte Regl IRVM
d’IMPOT X

5.2-Tableau d’analyse du compte virement


Étant donné que ce compte enregistre plusieurs de nos règlements, nous procédons à
un lettrage de l’ensemble des mouvements. Seules les opérations en suspens, c’est-à-
dire celles qui n’ont pas encore été justifiées ou régularisées, figurent dans le tableau
d’analyse. Le lettrage permet ainsi de vérifier la situation de certaines écritures
comptables et, le cas échéant, d’apporter les corrections nécessaires.
 Le lettrage des mouvements
Figure 9

~ 73 ~
Source : Auteur
 Les mouvement non lettre
Figure 10

Source

 Tableau de solde de décompositions


Figure 11

5.3- Tableau d’analyse du compte chèque

Le processus est similaire à celui du compte virement.

 Le lettrage des mouvements

~ 74 ~
 Les mouvements non lettrés

 Tableau de décomposition des soldes

~ 75 ~
Certains suspens peuvent être créés lorsqu’une écriture est extournée en raison d’une
erreur d’imputation, que ce soit sur le numéro de chèque, de facture ou sur le compte
concerné.
En d’autres termes, l’analyse des comptes constitue un outil fondamental pour
identifier et corriger les erreurs comptables, tout en détectant les tentatives de fraude.
Sa qualité et sa rigueur influencent directement la fiabilité des informations
financières. Une analyse minutieuse permet non seulement d’éviter les irrégularités
mais aussi de prévenir les risques qui pourraient nuire à la santé financière de
l’entreprise. À l’inverse, une analyse négligée peut entraîner des erreurs de
comptabilité, des écarts dans les rapports financiers, et offrir des opportunités à la
fraude. Il est donc crucial de mener cette analyse avec une grande précision afin de
garantir la transparence, la conformité et la solidité des données financières.

~ 76 ~
SECTION 2 : PROCESSUS DE L’ANALYSE DES COMPTES ET DU
RAPPROCHRMRNT BANCAIRE

Dans une logique de maîtrise de ses opérations financières, Mansa Bank a instauré un
processus structuré d’analyse des comptes et de rapprochement bancaire.
Ce dispositif vise à assurer la fiabilité des enregistrements comptables et la
concordance entre les soldes bancaires et comptables. Il constitue un levier essentiel
du contrôle interne et contribue à l’amélioration continue de la gestion financière de
la banque.

I-PROCESSUS DU RAPPROCHEMENT BANCAIRE


Le rapprochement bancaire est une procédure comptable essentielle visant à garantir la
fiabilité des états financiers d’une institution bancaire telle que Mansa Bank. Il consiste à
comparer les écritures comptables internes aux relevés bancaires afin d’identifier et de
corriger d’éventuelles anomalies ou écarts, assurant ainsi l’exactitude des soldes
comptables. Bien que ce rapprochement soit réalisé avec plusieurs établissements
bancaires, notre étude portera spécifiquement sur le cas d’ORABANK.

1-Collecte de données
Avant de débuter le rapprochement, il est impératif de rassembler les documents
suivants :

 Relevé de compte
le relevé de compte bancaire est un document qui récapitule toutes les opérations
effectuées sur notre compte pendant une période. Il présente les crédits (entrées
d'argent) et les débits (sorties d'argent), ainsi que le solde initial et final du compte.
Ce relevé permet de suivre l'évolution de notre solde, de vérifier la conformité des
opérations enregistrées et de détecter d'éventuelles erreurs ou transactions non
autorisées.
 Les mouvements comptables
En comptabilité, les mouvements comptables désignent les enregistrements des
opérations financières affectant les comptes d'une entreprise. Chaque mouvement
se traduit par une écriture comptable qui respecte le principe de la partie double,

~ 77 ~
selon lequel chaque opération impacte au moins deux comptes : un au débit et
l'autre au crédit.
 Le dernier état de rapprochement bancaire : il permet de garantir la
continuité du suivi et de simplifier la détection des écarts.

Une fois l’ensemble des documents collectés, la première étape du rapprochement


consiste à effectuer le lettrage des écritures, en rapprochant les mouvements
comptables des opérations figurant sur le relevé bancaire et celles sur le
rapprochement bancaire

2-le lettrage
Le lettrage comptable est une opération qui consiste à rapprocher des écritures de
sens opposé enregistrées dans un même compte, notamment les mouvements
débiteurs et créditeurs. Cette procédure permet ainsi de faire correspondre, par
exemple, des factures avec des avoirs, des règlements ou encore des acomptes. Nous
effectuons deux types de lettrage pour l’établissement de notre état de rapprochement
bancaire.

 Le lettrage entre le mouvement comptable et relevé bancaire


 Le lettrage entre les mouvements comptables et l’état de rapprochement
bancaire

2.1-Le lettrage entre le mouvement comptable et relevé bancaire


Il s’agit de vérifier que les écritures figurants sur le relevé d’ORABANK, transmis
par la trésorerie, correspondent à celle enregistrées par le service des opérations ou la
comptabilité. Les écritures concordantes sont ensuite repérées en vue de leur lettrage.

2.2-Le lettrage entre les mouvements comptables et l’état de rapprochement


bancaire

Après avoir effectué le lettrage entre les mouvements comptables et les écritures du relevé
bancaire, un second lettrage est réalisé. Il concerne les éléments encore en suspens sur
l’état de rapprochement bancaire. Ce second lettrage permet ainsi d’identifier et de traiter
les écritures en attente, afin de les supprimer une fois leur correspondance établie. Cela

~ 78 ~
contribue à épurer le tableau de rapprochement en éliminant les mouvements restés non
rapprochés.

3-l’etat de rapprochement bancaire


Une fois le lettrage des mouvements effectué et les vérifications nécessaires réalisées, les
mouvements non lettrés sont reportés, puis les soldes sont mis à jour afin d’aboutir à un état
de rapprochement bancaire équilibré.

3.1les suspens
Après lettrage, les mouvements non rapprochés sont considérés comme des suspens.
Ils sont reportés sur l’état de rapprochement bancaire afin de faciliter leur suivi et leur
régularisation ultérieure.

3.2le fonctionnement du compte 114101


Ce compte représente la position d’ORABANK dans notre comptabilité. Il enregistre
tous les mouvements liés à notre compte bancaire domicilié chez cette banque. Les
soldes de ce compte sont consultés via le progiciel Amplitude pour vérifier la
concordance avec les relevés.

3.3-les différents soldes


Le solde bancaire : Il est extrait du relevé bancaire fournit par la trésorerie. Ce relevé
présente l’ensemble des opérations effectuées sur notre compte domicilié auprès de
cette banque, et sert de référence pour vérifier la situation réelle du compte.

Le solde comptable : Ce solde est obtenu à partir du progiciel Amplitude, en


consultant le compte 11410100007. Ce compte comptabilise toutes les opérations
enregistrées dans nos livres internes concernant les mouvements avec ORABANK. Il
reflète donc, côté comptabilité, l’état de notre compte bancaire.

Pour que l’état de rapprochement bancaire soit considéré comme équilibré et correct,
le total final doit être nul. Cela signifie qu’après la mise à jour des soldes et

7
114101 : Selon le PCB le compte 1141 : Banques et Correspondants est un compte avoirs disponibles ou
dettes exigibles à vue sur des comptes ouverts auprès des banques et correspondants quel que soit le pays
d'implantation de ceux-ci (comptes NOSTRI)

~ 79 ~
l’enregistrement des suspens, la différence entre le solde bancaire et le solde
comptable doit être entièrement justifiée.

Illustration 1

Cette illustration permettra de mettre en lumière le processus d’élaboration de l’état


de rapprochement bancaire au sein de MANSA BANK.

~ 80 ~
Source : service de la trésorerie

LES MOUVEMENTS COMPTABLES AU 19/03/25


FIGURE 4 : Mouvement comptable

~ 81 ~
LIB_OPE DVA MON SEN LIB PIE
DEPOT CASH
DEPOT CASH MACHINE
ORABANK 19/03/25 00:00 17 466 900 D MACHINE OD039751
ORABANK
DEPOT CASH
DEPOT CASH MACHINE
ORABANK 19/03/25 00:00 46 424 900 D MACHINE OD039752
ORABANK
DEPOT CASH
DEPOT CASH MACHINE
ORABANK 19/03/25 00:00 58 479 900 D MACHINE OD039754
ORABANK
DEPOT CASH
DEPOT CASH MACHINE
ORABANK 19/03/25 00:00 33 404 900 D MACHINE OD039755
ORABANK
DEPOT CASH
DEPOT CASH MACHINE
ORABANK 19/03/25 00:00 231 158 900 D MACHINE OD039759
ORABANK
DEPOT CASH
DEPOT CASH MACHINE
ORABANK 19/03/25 00:00 71 250 900 D MACHINE OD039729
ORABANK
DEPOT CASH
DEPOT CASH MACHINE
ORABANK 19/03/25 00:00 99 999 900 D MACHINE OD039728
ORABANK
DEPOT CASH
DEPOT CASH MACHINE
ORABANK 19/03/25 00:00 9 554 400 D MACHINE OD039727
ORABANK
DEPOT CASH
DEPOT CASH MACHINE
ORABANK 19/03/25 00:00 5 657 900 D MACHINE OD039726
ORABANK

Source : Service comptabilité (extrait du progiciel Jasper)

Comme mentionné au point 2 relatif au lettrage, nous appliquons généralement deux


types de lettrage. Toutefois, dans ce cas précis, un seul lettrage a été réalisé, car la
grande majorité des opérations figurant sur le relevé bancaire correspondait
directement aux écritures comptables enregistrées.

Une fois cette étape effectuée, il ne nous reste plus qu’à identifier et inscrire les
éléments non encore rapprochés dans l’état de rapprochement bancaire.
Parallèlement, nous procédons à la mise à jour des soldes afin de refléter fidèlement
la situation réelle des comptes.

~ 82 ~
L’ETAT DE RAPPROCHEMENT BANCAIRE

~ 83 ~
PERIODE 28/02/2025
DATE D'ETABLISSEMENT 20/03/2025
COMPTE 11 410 100 000 NOSTRO BQ ORABANK CI XOF
CHEZ ORABANK CHEZ MANSA
DEBIT CREDIT DATE LIBELLE DEBIT CREDIT

NOUS AVONS
CREDITES; ILS NOUS AVONS ILS ONT CREDITES; ILS ONT DEBITES;
COMMENTAIRE
N'ONT PAS DEBITES; ILS N'ONT NOUS N'AVONS NOUS N'AVONS
DEBITES PAS CREDITES PAS DEBITES PAS CREDITES

1 015 890 903 SOLDE DE FIN DE MOIS 1 244 410 562


DATE OPER REF OPER LIBELLE OPER

15/04/2024 VERSEMENT ESPECE CPT COURANT Versement espece du 15/04/2024 TCHACO BI 324 200

15/04/2024 VERSEMENT ESPECE COMPTE COURANT 100

681 986 17/08/2021 OD034106 NVLT MTN CI CHQ 2731890

150 000 14/06/2022 OD034106 NVLT PERFECTION CHQ 3111255

VERSEMENT ESPECE CPT COURANT


04/02/2025 100
VERSEMENT ESPECE CPT COURANT Versement espèce du 04/02/202 TA TRA BI VANIE MARUIS
04/02/2025 7 000 000
VERSEMENT ESPECE CPT COURANT
14/03/2025 100
VERSEMENT ESPECE CPT COURANT Versement espèce du 14/03/202 CODIVAL MIDIOUR ALBERT
14/03/2025 100 000 000

VIREMENT SALAIRE DU: 19/03/25


19/03/2025 59 340 245
VIREMENT SALAIRE DU: 19/03/25
19/03/2025 180 000
DJETE ARNAUD Virmt fav. DJETE ARNAUD VIRT SAL MARS 2025
19/03/2025 350 000
VERSEMENT ESPECE CPT COURANT
19/03/2025 100
VERSEMENT ESPECE CPT COURANTVersement espèce du 19/03/202SOHOU JEAN-MAX (N DISTRIBUTION)
19/03/2025 16 000 000
VERSEMENT ESPECE CPT COURANT
19/03/2025 100

19/03/2025 VERSEMENT ESPECE CPT COURANT Versement espèce du 19/03/202 CODIVAL MIDIOUR ALBERT 7 195 000
VERSEMENT ESPECE CPT COURANT
19/03/2025 100

19/03/2025 VERSEMENT ESPECE CPT COURANT Versement espèce du 19/03/202 CODIVAL MIDIOUR ALBERT 100 000 000
CHEQUE RETOUR DE COMPENSATION [Link]. V/Chq N 3218252 MANSA BANK AGENCE
19/03/2025 400 000 000

831 986 - 230 519 200 459 870 845

Source : 831 986 Service


1 015 890 903 45 722 1 474 929 762 459 870 845

1 015 058 917 S O L D E S R A P P R O C H E S - 1 015 058 917 - comptabilité


-

~ 84 ~
4-Anomalies pendant l’état de rapprochement bancaire
Des anomalies peuvent être détectées lors de l’état de rapprochement bancaire, telles
que des écarts inexpliqués, des doublons d’enregistrement ou des opérations non
justifiées, pouvant indiquer des erreurs ou des tentatives de fraude.

Illustration 2:
Cette illustration met en évidence les erreurs susceptibles de survenir lors de
l’élaboration d’un état de rapprochement bancaire, lesquelles peuvent en fausser les
résultats

RELEVE BANCAIRE ORABANK AU 07/04/25

Date Date Libellé Débit Crédit Solde


opératio valeur (XOF) (XOF) (XOF)
n
Cheque retour de
07/04/2 07/04/2 compensation CHQ 200 12
025 025 N°1234568 000 841 900
07/04/2 07/04/2 Versement espèce cpt 12
025 025 courant 100 841 800
07/04/2 07/04/2 60 13
025 025 Versement espèces 0 000 441 800
Chèque retourné
07/04/2 05/04/2 compensation CHQ 30 13
025 025 N°7654322 0 000 141 800

07/04/2 07/04/2 Versement espèces cpt


025 025 courant 100
07/04/2 07/04/2
025 025 Versement espèces 200 000

07/04/2 07/04/2 Versement espèce cpt 13 141


025 025 courant 100 700
07/04/2 07/04/2 13
025 025 Versement espèces 400 000 541 700
07/04/2 07/04/2 Versement espèce cpt 13
025 025 courant 100 541 600
07/04/2 07/04/2 2 50 16
025 025 Versement client 0 000 041 900
1 15 12 20
TOTAL 8 500 0 000

~ 85 ~
Source : Auteur

Solde (XOF) au 07/04/2025 : 16 041 900

MOUVEMENT COMPTABLE

S
LIB_OP
DVA MON E LIB PIE
E
N
DEPOT DEPOT
CASH CASH
07/04/2
MACHI 199 0 MACHI OD040
025 D
NE 00 NE 153
00:00
ORAB ORAB
ANK ANK
DEPOT
CASH
CASH
07/04/2 MACHI
MACHI 399 OD040
025 D NE
NE 000 154
00:00 ORAB
ORAB
ANK
ANK
DEPOT DEPOT
CASH CASH
07/04/2
MACHI 399 0 MACHI OD040
025 D
NE 00 NE 157
00:00
ORAB ORAB
ANK ANK
DEPOT DEPOT
CASH CASH
07/04/2
MACHI 2 499 MACHI OD040
025 D
NE 900 NE 159
00:00
ORAB ORAB
ANK ANK

Source : Auteur

L’ETAT DE RAPPROCHEMENT BANCAIRE

~ 86 ~
Comme nous pouvons le constater, le montant non lettré dans les mouvements
comptables est en réalité un doublon, car il a déjà été enregistré et lettré auparavant.
Cette redondance crée un déséquilibre dans l’état de rapprochement bancaire.

En somme, le rapprochement bancaire constitue un outil essentiel permettant


d’analyser et de comparer les mouvements enregistrés dans les comptes d’une
entreprise avec ceux de sa banque. Il vise à s’assurer de la concordance entre les deux
sources d’informations. Toutefois, il est impératif d’effectuer ce travail avec rigueur
et minutie, car la moindre erreur qu’il s’agisse d’une omission d’enregistrement, d’un
doublon ou d’une mauvaise imputation peut rendre le rapprochement difficile et
entraîner des incohérences dans les soldes affichés.

~ 87 ~
CHAPITRE 4 : ANALYSE DES SUSPENS ET PROPOSITON
D’AMELORATION
Ce chapitre présente une analyse diagnostique à partir des différents outils
mentionnés dans la première partie À l’issue de cette évaluation, nous proposons des
axes d’amélioration visant à renforcer la qualité de l’information comptable et à
soutenir une prise de décision plus fiable et sécurisée.
SECTION 1 : ANALYSE DES SUSPENS EXISTANT
L'analyse de données consiste à examiner et modéliser des données pour découvrir
des informations utiles, tirer des conclusions et soutenir la prise de décision Dans
cette section, nous analysons la gestion des suspens de MANSA BANK en deux
diagnostics : un diagnostic à l'aide de la matrice SWOT et un diagnostic à partir des
données statistiques du premier trimestre 2025.
I-ANALYSE SWOT
L’analyse SWOT permet d’effectuer un diagnostic interne de la gestion, en mettant
en évidence les faiblesses et les opportunités afin de mieux cerner les leviers
d’amélioration liés à notre problématique. Elle met également en lumière les forces
et les menaces, dans le but de sensibiliser les responsables sur les domaines
requérant des actions proactives et des stratégies d’anticipation. Cette analyse
s’appuie sur les informations recueillies lors de nos observations et entretiens

~ 88 ~
avec le personnel, à partir desquelles nous avons pu identifier plusieurs
insuffisances à différents niveaux.
1-Au niveau du rapprochement bancaire
Nous avons constaté un problème au niveau du lettrage des mouvements. En effet,
les écritures relatives aux opérations de notre compte domicilié chez ORABANK
sont, dans la plupart des cas, automatiquement intégrées dans notre système
comptable, ce qui garantit une certaine rapidité et une meilleure fiabilité de
l'information. Cependant, le libellé de ces opérations est également généré
automatiquement, ce qui aboutit à l’attribution d’un libellé unique, à savoir
« dépôts cash », pour l’ensemble des mouvements. Cette uniformisation rend parfois
le lettrage difficile, notamment lorsque plusieurs opérations présentent des
montants identiques, sans distinction claire. Il devient alors compliqué d’identifier
le mouvement exact correspondant à celui figurant sur le relevé bancaire.

2-Au niveau de l’analyse des comptes


L’examen des comptes CODIVAL met en évidence un retard de règlement de la part
des clients, principalement lié aux opérations de refacturation. Pour ce qui est des
comptes Virement et Chèque, les difficultés proviennent essentiellement du retard
pris par le service des Moyens Généraux dans la transmission des factures à la
comptabilité. Ce décalage entraîne une lenteur dans l’alimentation des comptes
concernés, ce qui retarde à son tour l’envoi des pièces justificatives aux Opérations
pour permettre le traitement des paiements. Par ailleurs, certains départements
souhaitant régler des fournisseurs à l’étranger omettent de fournir les contrats requis,
ce qui conduit à la suspension de plusieurs factures, ne pouvant ainsi être réglées
dans les délais impartis.
Tableau 1 : Application de la matrice SWOT.
FORCES FAIBLESSES
 MANSA BANK bénéficie d’une  Retard de certain client a réglé la
gestion efficace des comptes de refacturation
suspens.  Retards dans la transmission des
 Elle dispose d’un personnel dynamique factures accompagnées des pièces

~ 89 ~
et compétent. justificatives requises.
 Sa politique qualité est clairement
orientée vers la satisfaction client.

OPPORTUNITES MENANCES
 Le recours à des technologies avancées,
telles que l’intelligence artificielle et  Une forte concurrence avec
l’apprentissage automatique, constitue l’acquisition des solutions Global
un levier potentiel pour améliorer Banking par les autres banques
l’établissement de l’État de confrères
Rapprochement Bancaire (ERB).

Source : Auteur

II-ANALYSE STATISTIQUE
1-Taux de suspens pour le compte CODIVAL
Tableau 2 : Taux de traitement des suspens en interne
Janvier Février Mars
Type de Non Non Non
suspens Traité Traité Traité
traité traité traité
es es es
es es es
COMPTE
1 6 1 6 0 7
CODIVAL
COMPTE
VIREMEN
T 45 7 57 15 57 15
COMPTE
CHEQUE 87 10 54 6 63 12
TOTAL 133 23 112 27 120 34

Source : Auteur
Le tableau illustre les données de suspens traitées et non traitées par type au premier
trimestre 2025.

~ 90 ~
2-Évolution mensuelle du traitement des suspens : Analyse et constats
Ce commentaire présente une analyse de l’évolution mensuelle du traitement des
suspens enregistrés entre janvier et mars, en mettant en évidence les principales
tendances observées ainsi que les points nécessitant une attention particulière.
2.1- compte codival

L’évolution du traitement des suspens du compte CODIVAL sur les trois mois met en
évidence un taux globalement élevé de suspens non traités, atteignant près de 90 %.
Le taux de traitement est resté très faible en janvier et février (14 %), avant de chuter
à 0 % en mars, où l’intégralité des suspens est restée en attente. Cette situation
s’explique principalement par les retards de règlement de certains clients.

2.2-compte de virement

~ 91 ~
L’évolution du traitement des suspens du compte Virement montre une certaine
régularité dans l’activité, bien qu’une légère dégradation des performances soit
observée au fil des mois. Le taux de traitement, satisfaisant en janvier (87 %), recule
à 79 % en février, puis à 76 % en mars.
Dans le même temps, le nombre de suspens non traités progresse, passant de 7 à 16,
révélant une accumulation progressive des dossiers en attente. Cette situation
s’explique notamment par les retards du service des moyens généraux dans la
transmission des factures, ainsi que par les lenteurs du service de contrôle de gestion
dans l’imputation comptable. À cela s’ajoute le fait que certains services souhaitant
procéder à des règlements ne fournissent pas les pièces nécessaires, telles que les
contrats pour les paiements en euros ou en dollars, ce qui complique davantage le
traitement dans les délais
2.3-Compte de cheque

L’analyse du traitement des suspens du compte Chèque met en évidence une


performance globalement satisfaisante, avec des taux de traitement élevés tout au
long de la période observée. En janvier et février, les taux étaient 90 %, témoignant
d’une bonne maîtrise du suivi.
Cependant, on note un léger recul en mars, où le taux de traitement est descendu à 84
%, et le nombre de suspens non traités est passé de 6 à 12, soit le double par rapport
au mois précédent. Cette hausse être attribuée à un accroissement du volume
d’opérations, à des retards de traitement ou à une priorisation d'autres dossiers jugés
plus urgents.

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SECTION 2 : PROPOSITIONS D’AMELIORATION
A partir des analyses et observations que nous avons menées, nous jugeons nécessaire
de faire des propositions susceptibles d’améliorer la gestion des comptes plus
particulièrement au niveau des suspens et de l’établissement de l’état de
rapprochement bancaire. Nos propositions sont à plusieurs niveaux.
I-AU NIVEAU DES SUSPENS
1-compte de codival
Afin d’améliorer l’efficacité du processus de remboursement des refacturations,
plusieurs actions concrètes peuvent être mises en place pour structurer le suivi,
anticiper les retards et favoriser un règlement rapide par les clients. Nous proposons
alors :

 Relancer le client chaque mois afin de maintenir la pression et de rappeler les


montants dus, en veillant à rester courtois et professionnel.
 Émettre, dès l’envoi de la refacturation, un délai de règlement clair (par exemple,
sous 30 jours), même s’il n’a pas été contractuellement prévu au départ.
 Intégrer un système de relance automatique qui envoie des rappels par e-mail ou
SMS aux clients à intervalles réguliers (ex. à J+15, J+30, J+45) pour prévenir tout
oubli ou retard.
 Prévoir également des relances manuelles ciblées en cas de non-réponse, en
impliquant si besoin le service commercial ou les responsables hiérarchiques.
 Mettre en place un suivi rigoureux des relances effectuées et des réponses reçues
afin d’adapter la stratégie de recouvrement à chaque client.

2-le compte de virement et cheque


Pour éviter certains suspens sur les comptes de virement et de chèque, nous
proposons les mesures suivantes :
 Mettre en place des notifications automatiques ou des relances internes dès qu’une
pièce est en attente de documents ou de validation, pour éviter son blocage.
 Transmettre les pièces à la comptabilité au fur et à mesure de leur réception, plutôt
que d’attendre qu’elles s’accumulent, afin de permettre un traitement plus fluide et
dans les délais.

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 Exiger que chaque service fournisse l’ensemble des documents nécessaires
(facture, bon de commande, contrat, etc.) dès l’émission de la demande, afin
d’éviter la mise en attente ou le rejet du paiement.

II-AU NIVEAU DE L’ETAT DE RAPPROCHEMENT BANCAIRE


1-Outil de lettrage automatique (CleanMatch)
Suite aux difficultés observées dans le processus de lettrage manuel, notamment en
termes de lenteur et de risques d’erreurs, nous avons décidé de mettre en place un
système de lettrage automatique à l’aide d’un fichier Excel conçu spécifiquement à
cet effet appelé « CleanMatch ». Cette solution permet non seulement de gagner un
temps considérable dans l’établissement de l’état de rapprochement bancaire, mais
aussi de fiabiliser les résultats en limitant les interventions manuelles sources
d’imprécisions. Grâce à cet outil automatisé, le traitement des écritures devient plus
fluide, structuré et sécurisé.
2-conception de CleanMatch
En effet, l’outil que nous avons mis en place a été développé à travers un processus
structuré comportant plusieurs étapes clés. La conception de notre outil de lettrage
automatique s’est donc articulée autour des phases suivantes
 Étape 1 : identification du besoin ;
 Étape 2 : identification des objectifs ;
 Étape 3 : choix des indicateurs de performance ;
 Étape 4 : demande et obtention des relevé bancaire, des mouvements
comptables et de l’état de rapprochement bancaire ;
 Étape 5 : conception.

 Étape 1 : identification du besoin

(Voir section 1 Chapitre 4)

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 Étape 2 : identification des objectifs

Après avoir identifié le problème, nous avons procédé à l’identification des objectifs
à travers un entretien direct avec le comptable.
Parmi les objectifs identifiés, nous pouvons citer quelques-uns que sont les suivants :
 Lettrage entre les mouvements comptable et le relevé de manière automatique ;
 Lettrage entre les mouvements comptable et l’ERB de manière automatique ;
 Création d’une fiche Excel permettant de centraliser automatiquement
tous les éléments non lettrés, afin de faciliter leur identification et leur
traitement ;

 Étape 3 : choix des indicateurs de performance

Dans le but d’aider le service dans l’atteinte de ses objectifs et surtout de faciliter ses
activités, nous avons identifié les indicateurs à insérer dans notre outil : Ainsi afin de
faciliter la compréhension de l’outil, il nous revient d’expliquer les indicateurs
suivants qu’il présente :
 Nombre de lettrage automatique : recense les opérations comptables lettrées
automatiquement par rapport au total des opérations. Cet indicateur permet
d’évaluer l’efficacité de l’outil dans l’automatisation des tâches.

 Nombre d’éléments non lettré détectés : Permet de recenser les écarts ou


suspens générés après le processus de lettrage, en identifiant précisément les
éléments non rapprochés devant figurer dans l’état de rapprochement bancaire en
tant que suspens.

 Étape 5 : conception CleanMatch

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Nous avons conçu notre outil en utilisant Microsoft Excel, ce qui requiert une bonne
connaissance et maîtrise de ses fonctionnalités. Voici certaines des fonctionnalités et
onglets que nous avons utilisés pour élaborer notre Feuil de lettrage automatique :
 Les Macros VBA
 Les User Forms
 Les fonctions avancées Excel
Les différentes composantes de notre outil de lettrage automatique sont :
 Les paramètres : Il s’agit d’une feuille Excel qui contient tous les réglages
nécessaires au bon fonctionnement de l’outil de lettrage automatique. Elle permet
de définir les critères de correspondance entre les écritures comptables et les
mouvements bancaires, comme les montants ou les dates, et de fixer certaines
limites ou options. Cette feuille aide ainsi à assurer la fiabilité du lettrage et à
produire des indicateurs utiles pour le service comptable, notamment lors du
rapprochement bancaire.

 Base de données Il s’agit de la feuille où sont enregistrées toutes les écritures


comptables et les mouvements bancaires nécessaires au lettrage. Elle regroupe
l’ensemble des données que l’outil utilise pour faire les correspondances
automatiques. C’est cette base qui alimente tout le processus de lettrage et permet
d’identifier les opérations non rapprochées ou à traiter

 Interface de l’outil : Il s’agit de la partie visible et interactive du fichier Excel,


conçue pour faciliter la navigation et l’utilisation de l’outil. L’interface regroupe
les boutons de commande, les menus déroulants et les zones de saisie permettant à
l’utilisateur de lancer le lettrage automatique, de consulter les résultats, de générer
la fiche des suspens non lettrés. Elle est pensée pour être intuitive et accessible,
même pour les utilisateurs n’ayant pas une maîtrise avancée d’Excel

Figure : Présentation de Clean Match

CONCLUSION GENERALE

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Au terme de notre étude, nous retenons qu’une entreprise qui aspire à la performance
et à la transparence doit impérativement s’appuyer sur des informations financières
fiables. Cela passe par une analyse rigoureuse des comptes et un rapprochement
bancaire régulier, qui permettent de détecter les anomalies, de corriger les écarts, et
d'assurer la cohérence entre les écritures comptables et les flux bancaires. Cette
démarche renforce non seulement la fiabilité des états financiers, mais également la
crédibilité de l’entreprise auprès de ses partenaires internes et externes.

Dans cette optique, nous avons structuré notre travail en deux grandes parties. La
première partie a permis de poser les bases théoriques liées à l’analyse des comptes et
au rapprochement bancaire, en mettant en lumière leur importance dans le processus
de fiabilisation comptable. La seconde partie a été consacrée à l’étude de cas de
Mansa Bank, à travers une immersion dans son fonctionnement comptable et la mise
en évidence des limites et dysfonctionnements liés au traitement des suspens et à
l’établissement des rapprochements.

L’analyse des résultats obtenus montre que certaines failles, telles que les retards
dans la transmission des pièces justificatives, l’accumulation des suspens ou encore
l’absence d’automatisation, peuvent compromettre la fiabilité des données produites.
En réponse à ces constats, nous avons proposé des solutions concrètes, telles que la
mise en place d’un outil de lettrage automatique, l’amélioration des délais de
transmission des documents comptables, et la responsabilisation des différents
services impliqués dans le processus comptable. Cette expérience professionnelle a
représenté pour nous une réelle opportunité de mettre en pratique nos connaissances
en finances et comptabilité, tout en nous confrontant aux réalités du terrain. Elle a
enrichi notre parcours en nous permettant de contribuer activement à l'amélioration
d’un processus clé de l’organisation.

Enfin, il convient de noter que notre étude s’est concentrée principalement sur les
comptes de chèques, virements et CODIVAL. D'autres aspects, tels que le
rapprochement de comptes en devises ou les provisions spécifiques, n'ont pas été
abordés en profondeur et pourraient faire l’objet de recherches complémentaires dans
le cadre de futurs travaux.

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