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Memoire

Ce document explore l'analyse des interactions verbales, en mettant l'accent sur la communication entre humains et machines, notamment à travers l'émergence des intelligences artificielles conversationnelles. Il examine comment les humains adaptent leur langage lors de ces interactions et pose des questions de recherche sur l'influence de la formulation des questions sur les réponses des machines. Enfin, il aborde les défis et enjeux éthiques liés à cette évolution technologique dans le domaine de la communication.

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Ce document explore l'analyse des interactions verbales, en mettant l'accent sur la communication entre humains et machines, notamment à travers l'émergence des intelligences artificielles conversationnelles. Il examine comment les humains adaptent leur langage lors de ces interactions et pose des questions de recherche sur l'influence de la formulation des questions sur les réponses des machines. Enfin, il aborde les défis et enjeux éthiques liés à cette évolution technologique dans le domaine de la communication.

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Introduction

L’analyse des interactions verbales sur la base de la conversation a pour but


de faire resurgir les échanges articulant les parler(s) en eux-mêmes afin de voir
comment les participants construisent, régulent, interprètent ce qui est dit. Ce
travail implique d’observer les mécanismes constitutifs d’une conversation,
tant en termes de régulation du tour de parole (schémas d’enchaînement,
interruption ou non, silence d’atteinte, ambiance verbale) qu’en cas de
nécessité, de réactiver des procédures d’éclaircissement. Ce n’est pas
seulement le langage qui est soumis à l’épreuve du contexte, mais les différents
contextes sociaux, culturels et situationnels de la répétition des échanges. En
effet, on ne peut appréhender le sens d’un énoncé sans intégrer l’élément
contextuel – cadre interactionnel de la conversation, relations personnelles
existantes entre interlocuteurs, visées exprimées par chacun – il ne s’agit plus
de penser le poisson mais le poisson dans l’eau.

L'avènement de l'intelligence artificielle, et les progrès scientifiques récents


permettent l'émergence d'une nouvelle discipline des sciences du langage, qui
est celle des interactions verbales entre l'homme et la machine. Ce domaine
questionne les modalités de communication entre l'homme et les agents
conversationnels, que l'on pourrait ranger sous des dénominations variées,
telles que chatbots ou assistants de l'usage virtuel, et d'autres encore. Comme
le souligne Philippe Breton

« nous entrons dans une époque où la machine devient un interlocuteur


possible, doté d’une parole artificielle mais suffisamment crédible pour être
intégrée aux échanges humains » (Breton, 1995, p. 112). Cette transformation
du paysage communicatif impose de nouveaux questionnements sur la nature
même de l’interaction, de l’intentionnalité et de la compréhension dans des
contextes hybrides mêlant humain et artefact technologique.
Référence bibliographique :
 Breton, P. (1995). La parole manipulée. Paris : La Découverte, p. 112.
 Notre travail s’inscrit dans le cadre de sciences de langage, en
sociolinguistique interactionnelle au sein de l’analyse des interactions
verbales en analyse conversationnelle
 Notre motivation première pour ce travail réside dans la fascination
qu’exerce la complexité de la communication humaine ;l’analyse
conversationnelle nous offre une lentille unique pour examiner les
rouages de l’interaction verbale ,en décryptant les mécanismes qui sous-
tendent la construction du sens ; par ailleurs nouas avions depuis
longtemps un penchant vers ce domaine estimons intéressant dans le
but d’applique les donnes méthodologiques acquissent durant notre
cursus que nous entreprendrons ce travail de recherche
 Note objectif c’est comprendre comment les humains adaptent leur
façon de parler lorsqu’ils interagissent avec une machine nous cherchons
a savoir si on utilise un langage simple si on est explicites ou implicites et
si on utilise des formes de la politesse
 La problématique sera perçue comme la question centrale de notre
travail : est-ce que et comment la façon de poser la question a une
machine influence la réponse
 Dans le cadre de cette problématique une série d’interrogations nous
interpellons
 Question de recherche 1 : quel est l’influence de type de phrase sur la
dynamique de la communication homme machine
 Question de recherche 2 : comment les locuteurs adaptent il leurs
phrases dans la communication avec la machine
 Question de recherche 3 comment les marqueurs conversationnels sont
utiliser dans l’interaction homme machine
 Pour mieux guider notre recherche nous proposons les hypothèses
suivantes
 Hypothèse 1 les locuteurs utilisèrent de phrases interrogatives lorsqu’ils
adaptèrent avec la machine
 Hypothèse 2 les locuteurs utilisèrent un vocabulaire plus simple et
explicite dans leurs conversations avec les machine
 Hypothèse 3 les reformulations et les répétitions permettent de donner
des réponses vrai efficaces
 Pour répondre à notre problématique et nos questions de recherche et
vérifier nos hypothèses nous allons adopter pour le corpus suivant des
captures d’écrans des messages entre des étudiants de master 1 et
master 2 sciences de langage avec l’application de l’intelligence
artificielle <Gemini
 Dans ce mémoire le plan sera structure en deux chapitres principaux le
premier sera consacré a la présentation de la partie théorique et la partie
méthodologique comprendra une revue de la littérature méthodes de
recherche e pertinente abordant les concepts clés ainsi qu’une
description bien détaillée des méthodes de recherche utilisées pour
collecter et analyser les données recueilles le seconds chapitre sera
centre sur l’analyse des donnes recueille ou nous présiderons a une
interprétation approfondie des résultats obtenus en lien avec les
hypothèses formules :ce plan vise a offrir une compréhension claire et
logique du thème traite
chapitre I : cadrage théorique et
méthodologique
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Cadrage théorique

1 :conceptualisation
Nous allons parler dans cette partie de travail des concepts clés de notre sujet
évoquée dans notre introduction, nous avons choisir des concepts que nous
pensons utiles pour notre recherche

1.1 la
1.2 l’evolution de la communication homme machine
la communication désigne l’ensemble des processus par lesquelles êtres
humains partagent des idées des émotions des informations ou des
intentions ,en utilisant plusieurs moyens comme le

Langage les gestes les images ou encore les technologies, elle repose sur une
volonté de compréhension mutuelle et s’inscrit dans un contexte social culturel
et situationnel

Voici quelques définitions de la communication issus de divers approche

Définition interactionnel

« La communication est une activité située, Co construite par les inter actants
au fil des tours de parole ou le sens émerge de l’interprétation
mutuelle » kerbrat oorichioni 1990 les interactions verbales

Définition systémique

« Communiquer, c’est transmettre un message d’un émetteur a un récepteur


par canal en fonction d’un code commun » Shannon ET WEAVER 1949T THE
MATIMATICAL THEORY OF COMMUNICATION
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Définition pragmatique

« Toute communication est en même temps un contenu et une relation ; elle


ne peut pas ne pas communiquer

Machine

Définition général

Le mot machine signifie dans le sens générale un dispositif construit pour


accomplir des taches à l’aide d’un système automatise

Définition selon le sujet de recherche

Homme à travers des interfaces numériques en particulier les systèmes


informatiques dotes d’intelligence artificielle ou de capacité de traitement de
lange naturel selon TURING1950 dans son article COMPUTING MACHINERY
peut être définie comme « un système capable de manipuler des symboles
conformément a des règles préétablies indepandemen t de toute
compréhension humaine du sens de ces symboles «

Interaction

L’interaction désigne un échange réciproque entre deux participants ou plus ou


chacun réagit aux propos ou aux actions de de science de langage elle se
manifeste principalement à travers la parole les gestes ou les signes et suppose
une certaine coordination entre les interlocuteurs ;en plus l’interaction ne se
li !mite pas a simple un enchaînement des e mots mais implique une
dynamique ou les participants s’ajustent mutuellement en fonction du contexte
des intentions et des règles implicites de la communication
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

l’évolution de la communication homme machine

l’évolution de la communication homme machine machine


exécute exactement le code sans comprendre la finalité
dès les années 1990 de nouvelles approches apparaissent dans
le domaine de la communication entre humains et machines
dont les systèmes machine :lecteurs intégrant des fonctions de
traitement automatique du langage naturel leurs permettent de
reconnaître les énonces linguistiques et de leur répondre de
manière plus libre ;les systèmes experts doivent apparaitre
comme des simulation déclenchant des réponses a des
situations et a des questions de diagnostique ou d’analyse dans
un domaine spécialisé pourtant la communication reste encadre
et la communication est encore très souvent limitée a des
trames de conversation scriptes
Au début des années 2000, la généralisation des agents conversationnels ou
chabots voit le jour. Utilisés sur les sites de vente en ligne mais aussi dans des
services clients, ces logiciels permettent de mener une première forme de
conversation, seulement très basique, mais le plus souvent au travers de
scénarios préprogrammés. Bien que l’expérience utilisateur soit généralement
très limitée, cette étape est déjà une avancée vers un mode de communication
plus dynamique dans lequel la machine « donne l’illusion » d’interagir.
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

À compter de l’année 2015, on assiste à une convulsion décisive avec


l’apparition des intelligences artificielles dites « apprenantes », tentées de
comprendre des intentions, tentées d’analyser le contexte d’un échange, et
capables d’écouler dans des échanges de langage, des réponses variées. Grâce
au développement du deep Learning et des grands modèles de langage, les
machines deviennent capables d’engager le dialogue compliqué, nuancé et
adaptatif, qui ne prolonge plus la simple exécution de commandements, pour
entrer dans une relation avec un interlocuteur virtuel a priori : celui avec qui
l’humanité pourrait converser au long cours sur certaines fonctions.

Depuis 2020, la convulsion prend une dimension nouvelle avec les IA


conversationnelle de type ChatGPT, Bard ou Gemini, étant entendues que ce
n’est pas de simples modèles, mais des machines capables de produire au
tranchant la production d’écrits moyens « familiers », mais qui ne s’en
partagent pas les fonctions, mais qui portent la transformation d’une nouvelle
approche énonciative, une aptitude conversationnelle, fondant dans le langage
des discours capables de déchiffrer le texte discursif global, au fil de la réponse
des langages : la compétence conversationnelle la plus avancée au bout des
machines pour un fort degré d’illusion, tant réussie qu’elle pose des questions
éthiques, cognitives et communicationnelles.

Synthèse

À chaque étape du cheminement, l’interaction homme-machine


est passée d’un échange technique simple à une interaction
quasi-conversationnelle. On est ainsi passé de la
programmation codée à l’interface graphique, , et donc sur le
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

codage de l’interface ; jusqu’au chabot puis, depuis quelques


temps, à l’intelligence artificielle générative, à chaque «
nouvelle génération » de machines, on a fait des progrès dans
la recherche de l’interaction la plus naturelle la plus accessible.

1Nature de l’agent interlocuteur

Interlocuteur humain : Le modèle interactionnel repose sur une co-


construction de sens, chaque interlocuteur étant en capacité d’intentionnalité,
de compréhension contextuelle, et de feedback costaud (mais ajusté du point
de vue contextualisabilité). « Le langage est un système de l’action réciproque
des interlocuteurs » (Kerbrat-Orecchioni, 1990, Les interactions verbales, vol. 1,
Armand Colin

2Une dynamique interactionnelle sous jaillissement

Humain-humain : Une circulation aisée de tours de parole, de chevauchements,


de reformulations, d’implicite « La conversation repose sur une organisation
séquentielle qui rend possible l’adhésion et la continuité » (Sacks, Schegloff &
Jefferson, 1974, A Simplest Systematics for the Organization of Turn-Taking for
Conversation, Language, vol. 50). S

. La mécanique langage-machine : L’organisation conversationnelle reste


rigidifiée ou préprogrammée. Les interruptions, implicites ou inférences
contextuelles peuvent ne pas être comprises. « Les agents vocaux ne
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

parviennent pas à gérer les interruptions ou les dialogues non-linéaires »


(Porcheron et al., 2018, Voice Interfaces in Everyday Life, CHI 2018).

2 Compétence pragmatique Humain-humain : Les


interlocuteurs adaptent constamment leur discours à la
situation, au contexte, aux connaissances partagées
(common ground).
« La communication humaine s’appuie sur une compétence pragmatique
fondée sur les intentions, les inférences et la coopération » (Grice, 1975, Logic
and Conversation, in Syntax and Semantics vol. 3

Homme-machine : L’adaptation contextuelle est limitée à ce que le système a


appris. Il y a souvent une absence de véritable "common ground".

Émotions et expressivité

Humain-humain : L’expression émotionnelle est multimodale (voix, gestes,


regard), elle est intégrée dans la communication. « L’émotion est constitutive
de l’échange langagier humain » (Plantin, 2011, Les émotions dans les
interactions, PUF).

Homme-machine : L’expression des émotions y est simulée. L’agent


conversationnel ne ressent pas d’émotions, même si l’on peut obtenir des
réponses « émotives » de sa part.

« L’intelligence artificielle peut imiter les affects mais ne les éprouve pas »
(Picard, 1997, Affective Computing, MIT Press).

Objectifs communicationnels Humain-humain : Objectifs pluriels et souvent


implicites (relationnels, informatifs, identitaires…).
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Homme-machine : Objectif souvent utilitaire ou informatif, difficulté à gérer les


objectifs implicites ou ambigus.

« Les agents conversationnels réussissent mieux dans les tâches dirigées que
dans les dialogues ouverts » (Dale, 2016, The return of the chabots, Natural
Langage Engineering, vol. 22).

Les défis de l’interaction homme-machine a. La compréhension


du langage naturel Difficulté pour la machine à saisir les
nuances, ambiguïtés, implicites, références contextuelles qui
sont inhérentes au langage humain. Difficultés de traitement de
la polysémie, du contexte d’énonciation, des ellipses, de
l’ironie, etc. b. La production de réponses pertinentes Produire
des réponses pertinentes, grammaticalement correctes qui
relèvent du propos de l’utilisateur. Risque de produire des
réponses hors-sujet, inappropriées. c. L’échange
conversationnel et le maintien du contexte Mémoriser et
articuler correctement les différents tours de parole pour
assurer intelligibilité du dialogue. Difficulté à suivre un fil
d’Ariane conversationnel sur plusieurs échanges. d. La
personnalisation et l’adaptation Adapter le niveau de langage,
le registre ou le style en fonction de la personnalisation du profil
de l’utilisateur. Gérer la diversité culturelle, linguistique, sociale
des interlocuteurs humains. e. L’interface et son ergonomie
Concevoir des interfaces intuitives pour favoriser l’interaction
verbale ou multimodale avec le système. Donner un sens du «
bienfaire », en limitant la charge cognitive à l’utilisateur
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Défis éthiques, sociaux et cognitifs


1- Défi d’autonomie et challenge d’appauvrissement
linguistique
L’intégration de l’IA au travail interroge l’autonomie des
travailleurs et l’appauvrissement de la richesse langagière.
Daphné Charpin-Lèbre, directrice d’une agence de traduction,
note « les tournures de phrases sont en général justes, mais
n’en sont pas moins toujours les mêmes » et qu’un recours à
des outils d’IA uniformise le langage.
2- Anthropomorphisme et subjectivité artificielle
Les interfaces conversationnelles tendent à s’humaniser
suscitant l’émotion des utilisateurs. Perea parlant de cette
tendance fait écho à Régis Debray. « Alors que nos facultés
organiques sont-elles quittées une à une pour être reçues dans
les artefacts ».
3- Responsabilité et service Public
La place croissante de l’IA dans certains domaines sensibles
comme le recrutement ou la santé interroge responsabilité et
transparence en la matière. Franca Salis-Madinier de CFDT-
Cadres interpelle : « il n’y a pas de dialogue social », « on a
besoin de régulations » pour garantir transparence et contrôle
humain sur les outils techniques.*

Défis éthiques, linguistiques et cognitifs :


chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Appauvrissement linguistique et perte d’autonomie

La question de la perte d’autonomie des travailleurs et de l’appauvrissement


linguistique se pose pour l’intégration de l’IA dans le monde professionnel. La
directrice d’une agence de traduction Daphné Charpin-Lèbre explique que « les
tournures de phrase sont en général justes, c’est en général les mêmes » pour
signaler l’uniformisation du langage qui serait due à l’utilisation d’outils d’IA

Anthropomorphisme et subjectivité artificielle

Les interfaces conversationnelles, très répandues, s’humanisent et provoquent


des réactions affectives chez l’usager. Perea évoque cette situation avec la
citation de Régis Debray : « nos facultés organiques nous ont-elles quitté une à
une pour se déposer dans les artefacts .

Responsabilité et transparence algorithmique


chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Le recours croissant à l’IA dans des domaines sensibles tel que le recrutement
ou la santé pose la question de la responsabilité et de la transparence. Franca
Salis-Madinier de la CFDT-Cadres explique qu’il n’y a pas de dialogue social et
que des régulations sont indispensables afin d’instaurer la transparence et
d’assurer l’humain comme garant du contrôle sur ces technologies.

Représentations cognitives et linguistiques

Cognition située et interaction contextualisée

Dans son ouvrage Plans et actions situées, Lucy Schuman soutient que
l’interaction homme-machine doit être étudiée en tant que phénomène
contextuel, où l’action humaine est continuellement en train de se construire à
partir d’interactions contextuelles dynamiques physiques et sociétales.

Modélisation des interactions et adaptation linguistique


chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Wolfgang Minker et Samir Bennacef, dans Parole et dialogue homme-machine,


insistent sur le fait que modéliser un dialogue est important pour permettre au
système d’interagir au mieux selon les spécificités linguistiques et culturelles
des usagers. *

Théories de la communication (école de Palo Alto)

La théorie de la communication humaine élaborée dans les années 1950-1970


à l’École de Palo Alto considère toute interaction humaine comme forme de
communication. On retrouve là un accent mis sur tout ce qui est relationnel,
contextuel et systémique dans l’échange, et, partant, sur la dimension idéelle
de la communication, considérée dans son sens large comme la construction et
la modification des relations aux autres. Non seulement ce qui est
communicable au sens strict de la transmission d’informations, mais aussi ce
qui ne l’est pas, puisque la communication, ici, va être envisagée comme un
processus, et chaque comportement d’un individu comme un message qui peut
être intentionnel ou non.

Elle s’articule autour de plusieurs axiomes fondamentaux d’après Watzlawick,


Beavin et Jackson dans Une logique de la communication (1972).

Citation :
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

« Toute communication comporte un aspect de contenu et un aspect de


relation, tel que ce dernier classe le premier, et est donc une
métacommunication. »

— Watzlawick, P. et al. (1972), p. 54

Référence complète :

Watzlawick, P., Beavin, J.H., & Jackson, D.D. (1972). Une logique de la
communication. Paris : Seuil. [p. 52–56 pour les axiomes]

Les schémas de cette théorie

Le schéma de communication de Ferdinand de Saussure

Schéma :

Signifiant (forme sonore / image acoustique)


chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Signifié (idée / concept)

Ensemble formant le signe linguistique

Explication :

Saussure ne propose pas un schéma de la communication interpersonnelle


comme tel, mais plutôt un modèle linguistique centré sur le signe linguistique,
fondement de la langue. Il distingue :

Le signifiant : la forme sonore ou l’image acoustique (ex. : le mot "arbre").

Le signifié : le concept ou l’idée associée (ex. : l’image mentale d’un arbre).

La communication repose sur le partage de signes entre individus. Saussure


insiste aussi sur la dimension sociale de la langue : elle est un code partagé,
indépendant de la volonté individuelle.
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Le schéma de communication de Roman Jakobson

Schéma :

Destinateur (émetteur)

Message

Destinataire (récepteur)

Contexte
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Code

Contact (canal)

Explication :

Jakobson est connu pour avoir enrichi le modèle de communication avec six
fonctions du langage, en lien avec chaque élément :

Fonction expressive (destinateur)

Fonction conative (destinataire)

Fonction référentielle (contexte)

Fonction poétique (message)

Fonction métalinguistique (code)


chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Fonction phatique (contact)

C’est un modèle linguistique mais très influent en sciences de la


communication, car il montre que le langage a plusieurs usages selon la
situation.

---

Le schema de Catherine Kerbrat-Orecchioni

Schéma (inspiré des interactions conversationnelles) :

Locuteur A ↔ Locuteur B

Actes de langage (affirmation, question, ordre, etc.)

Contextes sociaux et relationnels


chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Compétence interactionnelle

Explication :

Kerbrat-Orecchioni développe un modèle interactionnel basé sur l’analyse


conversationnelle. Elle insiste sur :

L’interactivité : l’échange est bidirectionnel, avec des tours de parole.

L’acte de langage : chaque énoncé accomplit une action (dire, demander,


promettre...).

L’importance du cadre socio-discursif, des relations de pouvoir, de politesse,


etc.

Son approche est plus pragmatique et ancrée dans l’analyse des situations
concrètes de communication.
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

---

Citation :

« Toute communication comporte un aspect de contenu et un aspect de


relation, tel que cette dernière classe le premier, et est donc une
métacommunication. »

— Watzlawick, P. et al. (1972), p. 54

Référence complète :

Watzlawick, P., Beavin, J.H., & Jackson, D.D. (1972). Une logique de la
communication. Paris : Seuil. [p. 52–56 pour les axiomes]
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Le schéma de Shannon et Weaver

Il semble que "Sharlon A. Weather" soit une confusion avec Claude Shannon et
Warren Weaver, deux ingénieurs en télécommunications.

Schéma (modèle mathématique de la communication) :

Source → Émetteur → Canal (bruit) → Récepteur → Destinataire


chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Explication :

Ce modèle est à l’origine de la théorie de l’information :

La source produit un message.

L’émetteur code ce message.

Le canal transporte le message, mais il peut y avoir du bruit (parasites,


interférences).

Le récepteur décode le message pour le destinataire.

Ce schéma est linéaire, technique et centré sur la transmission fidèle d’un


message, très utilisé dans les communications techniques (radio,
informatique…).
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

2 partie méthodologique
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Méthodes mises en œuvre dans l’exécution de cette étude roi l’interaction


homme-machine. Nous présenterons en premier lieu le cadre théorique de la
réflexion conversationnelle, auquel nous recourons pour l’étude des dialogues
étudiants-agent conversationnel. Puis nous présenterons le corpus de l’analyse,
des captures d’écran de conversations réelles entre étudiants et agent
conversationnel, en veillant à préciser comment ces données ont été
sélectionnées et analysées. Dans un troisième temps nous aborderons la
méthode de recherche quantitative, qui passe par l’exploitation d’un
questionnaire administré à un échantillon d’étudiants et nous justifions le choix
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

de cet outil comme moyen d’obtenir des informations complémentaires sur les
perceptions et comportements des usagers. Pour finir, nous évoquerons le
recours aux outils visuels, tels que la carte mentale, qui permettent de mieux
comprendre les interactions qui sont au cœur de cette étude. Cette
méthodologie permet ainsi d’éclairer la question centrale de l’étude : comment
la formulation des questions influe-t-elle sur les réponses de la machine ?

[Link] du corpus

Le corpus examiné dans le présent travail est constitué de 20 captures d’écrans


de dialogues écrits, extraits de conversations authentiques entre étudiants de
M1 et de M2 de l’Université Abou Bekr Belkaid de Tlemcen, avec le système
GiMini (nom donné à ChatGPT dans ce cadre). Ces échanges ont été collectés
dans un cadre universitaire, volontairement et anonymement, au travers de
situations d’usage où les étudiants ont eu recours à la machine pour diverses
sollicitations pédagogiques (définitions, résumés, conseils, questions de cours,
etc.).

Chaque capture d’écrans présente une séquence de conversation où l’on


trouve : 1) Au moins une question formulée par l’étudiant, 2) Une ou plusieurs
réponses données par Gemini, 3) Parfois des reformulations ou relances (dans
d’autres cas, pas).

Le corpus a été constitué au regard de la diversité des formes interrogatives


mises en œuvre (questions ouvertes, fermées, implicites, polies, directives,
etc.) afin d’observer une large gamme de comportements interactionnels. Le
corpus a été constitué au regard de la diversité des formes interrogatives mises
en œuvre (questions ouvertes, fermées, implicites, polies, directives, …) afin
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

d’observer une large gamme de comportements interactionnels. Une grille


d’analyse a été mise en place pour identifier : 1) les types de formulations
mises en œuvre (forme grammaticale, degré de précision, registre), 2) la
cohérence et la pertinence des réponses, 3) l’existence de malentendus

Description et définition de l’application GiMini (ChatGPT) : Gemini est la


version personnalisée de ChatGPT, modèle de langue et d’intelligence
artificielle développée par Open AI, qui repose sur des techniques avancées de
traitement automatique du langage naturel (TALN) pour fournir des réponses
aux questions posées par les utilisateurs en analysant et produisant du texte de
manière contextuellement appropriée, comme ChatGPT lui-même, conçu pour
comprendre et produire du texte dans différents contextes, pour interagir
aisément avec les utilisateurs

Ce qui le distingue cependant de ChatGPT, c’est qu’il a servi d’agent de


conversation dans des contextes académique ou spécifique, notamment pour
des étudiants de l’Université Abou Bekr Belkaid de Tlemcen comme dans votre
cas. Par ailleurs GiMini est embarqué dans des applications ou interfaces de
façon à permettre aux étudiants ou chercheurs de poser des questions sur un
ensemble de sujets variés des sciences humaines aux matières technologiques
en recevant des réponses de manière automatique.
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

ChatGPT, qui est la technologie sous-jacente de GiMini, a été tout d’abord


commercialisé en novembre 2022 et a connu des mises à jour itératives jusqu’à
la version cinq. GiMini fait partie des versions mises à disposition dans des
contextes éducatifs ou de recherche ciblée, mais son nom et ses spécificités
pourront évoluer selon l’application utilisée (chabot d’une université ou d’un
service).

Méthode de recherche : approche quantitative par questionnaire complément


de l’analyse qualitative du corpus, une approche quantitative a été mobilisée à
travers un questionnaire diffusé auprès de 40 étudiants (master 1 et 2). Tous
ces étudiants ont utilisé GiMini à un moment de leur parcours.

Le questionnaire a été administré au format papier ou numérique et avait pour


objectifs de :

Recueillir les représentations, qu’elles soient cognitives ou pratiques, des


usagers, concernant leur emploi de GiMini,

Mesurer leur conscience de l’impact de la formulation des questions,


chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Identifier les attentes, les difficultés, et les stratégies d’interrogation


mobilisées.

L’usage du questionnaire est justifié par son aptitude à produire des données
quantifiables pour vérifier les observations du corpus. Il permettra également
d’éprouver empiriquement les hypothèses formulées à partir de l’analyse
conversationnelle, interrogeant les usagers sur leurs expériences, ou
perceptions.

Les résultats du questionnaire seront analysés au moyen de statistiques


descriptives (fréquences, pourcentages), afin d’identifier des tendances portant
sur le caractère général des usages de Gemini

L’analyse de questionnaire
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Résultats du questionnaire sur 40 étudiants

Âge

21-25 : 26

25-30 : 12
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

30 et plus : 2

Analyse : La plupart des personnes interrogées se situent dans la classe d’âge


des étudiants de Master (21-25 ans), ce qui constitue un échantillon
représentatif de notre public.

---

Sexe
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Homme : 14

Femme : 26

Analyse : Les données montrent un effet de sous-représentation des femmes,


qui est peut-être le reflet des promotions effectivement scolaires dans ce
domaine d’étude.

---

Année d’étude
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Master 1 : 20

Master 2 : 20

Analyse : Il y a une bonne répartition entre M1 et M2, ce qui permet de rendre


compte des différences de perception selon le niveau d’étude.

Vous avez envoyé

Gimini perçoit-il le langage comme un humain ?

Oui : 8

Non : 32
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Motifs avancés :

Incompétence à comprendre le non-dit, des émotions.

Réponses parfois automatiques, décalée.

---

Analyse : Fort sens critique des limites de l’IA, en particulier cognitives et


pragmatiques, cela peut nourrir votre argumentaire théorique sur l’articulation
entre "traitement du langage" et "compréhension".

---

Premier avantage de l’IA pour les étudiants

Accès rapide à l’information : 15

Gain de temps : 12
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Aide à l’écriture : 8

Toujours disponible : 5

---

Analyse : Les avantages perçus relèvent principalement de la fonctionnalité.


Cela traduit une perception de l’outil comme assistant performant plutôt que
comme interlocuteur intelligent. *

Avez-vous déjà reformulé une question pour avoir une réponse différente ?

Oui : 31

Non : 9

Analyse : La majorité des étudiants ont tâtonné ou ressenti le besoin de


reformuler pour une plus grande efficacité, ce qui témoigne d’une manière
réfléchie de s’emparer de l’IA.
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

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Style de questionnement préférée

Direct et concis : 10

Détaillé et explicatif : 16

Ça dépend : 14

Analyse : Sensibilité à adapter le sens du style à la situation qui témoigne d’une


certaine « compétence en conversation » dans l’interaction homme-machine.

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10 à 12. Exemples de reformulations

(Synthèses des tendances relevées)


chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Exemple : « Quelle différence y a-t-il entre langue et langage ? » → réponse


très académique.

Reformulé : « Explique-moi simplement la différence entre langue et langage à


l’aide d’un exemple. » → réponse plus vulgarisée et donc discussion plus
compréhensible.

Analyse : Les étudiants montrent bien comment la reformulation change le


niveau de complexité ou la morphologie de la réponse (structure, vocabulaire,
longueur). Il est donc confirmé que la machine s’adapte à la requête pour en
réaliser le style.

Vous avez envoyé

Gemini perçoit-il le langage comme un humain ?

Oui : 8

Non : 32

Motifs avancés :
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Incompétence à comprendre le non-dit, des émotions.

Réponses parfois automatiques, décalée.

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Analyse : Fort sens critique des limites de l’IA, en particulier cognitives et


pragmatiques, cela peut nourrir votre argumentaire théorique sur l’articulation
entre "traitement du langage" et "compréhension".

Premier avantage de l’IA pour les étudiants

Accès rapide à l’information : 15

Gain de temps : 12

Aide à l’écriture : 8
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

Toujours disponible : 5

Analyse : Les avantages perçus relèvent principalement de la fonctionnalité.


Cela traduit une perception de l’outil comme assistant performant plutôt que
comme interlocuteur intelligent.

Narration du déroulement de la recherche

La conduite de cette recherche se déroule en plusieurs temps, Co-construits


entre rigueur méthodologique, travail de terrain, et capacité d’adaptation.
Dans le cadre de notre mémoire, nous avons souhaité examiner comment la
formulation des questions peut influencer les réponses fournies par l’IA
Gemini, mobilisant pour cela une approche d’analyse conversationnelle.

Le terrain de notre étude a été l’Université Abou Bekr Belkaid de Tlemcen, plus
précisément la faculté des lettres et des langues, et plus encore les étudiants
de Master 1 et Master 2 en Sciences du Langage. Un échantillon de 40
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

étudiants a été sollicité au moyen d’un questionnaire, de manière à obtenir une


représentation équilibrée entre les deux niveaux. Une partie des
questionnaires a été remplie en présentiel, mais pour d’autres il a été choisi la
distance par voie numérique via un formulaire interactif.

e recueil des données s’est bien déroulé dans son ensemble, bien que nous
ayons rencontré certaines difficultés liées à la compréhension de plusieurs
items du questionnaire. Il a parfois fallu reformuler des items ou justifier le
sens de certains mots pour nous rassurer sur le fait qu’ils avaient bien compris
nos questions. Par ailleurs, certains étudiants, s’ils avaient déjà utilisé ce type
d’outil, n’avaient pas encore entendu le nom "Gemini". Ce malentendu a
nécessité un petit travail de clarification.

À ces difficultés légères, l’ensemble des participants s’est montré fortement


engagé. Le sujet a suscité un intérêt manifeste ; sans doute y contribue le fait
qu’il soit d’actualité et pertinent dans le contexte universitaire. Ce climat
favorable nous a permis d’obtenir une collecte de données riches et variées,
tant quantitativement que qualitativement.

Nous avons également pu constater que les étudiants mobilisaient des


stratégies de reformulation et d’adaptabilité à l’IA, renvoyant au fait qu’il est à
la fois prié d'être un interlocuteur et d’être un agent, renforçant l’intérêt
chapitre I : cadrage théorique et méthodologique

linguistique et pragmatique de notre étude. Le traitement des réponses nous a


permis d’identifier des régularités intéressantes mais également des
différences interindividuelles révélatrices de styles d’interaction différents.

Vous avez envoyé

Enfin, cette phase de terrain a été l’occasion de développer notre esprit


d’analyse, notre capacité à interagir avec un public cible et notre sens de
l’observation linguistique. Cette recherche de terrain nous a mis face à une
réalité, elle apporte une dimension concrète, humaine et formatrice à notre
démarche académique.

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