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Le document analyse quatre affaires internationales illustrant des principes du droit international, notamment la protection diplomatique et le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. Les décisions de la CIJ dans ces affaires soulignent les limites de la protection des ressortissants et la nécessité d'un lien authentique pour la nationalité. Malgré la reconnaissance du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, des obstacles politiques et géopolitiques persistent, entravant la résolution du conflit.

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Le document analyse quatre affaires internationales illustrant des principes du droit international, notamment la protection diplomatique et le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. Les décisions de la CIJ dans ces affaires soulignent les limites de la protection des ressortissants et la nécessité d'un lien authentique pour la nationalité. Malgré la reconnaissance du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, des obstacles politiques et géopolitiques persistent, entravant la résolution du conflit.

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### Résumé des quatre affaires internationales et de la problématique du

droit à l’autodétermination du peuple sahraoui

**Structure :**

1. **Affaire Guinée c. RDC (Ahmadou Sadio Diallo)**

2. **Affaire Liechtenstein c. Guatemala (Notteböhm)**

3. **Affaire Belgique c. Espagne (Barcelone Traction)**

4. **Avis consultatif sur le Sahara occidental**

5. **Analyse des obstacles à l’autodétermination du peuple sahraoui**

---

### 1. **Affaire Guinée c. République Démocratique du Congo (RDC) –


Ahmadou Sadio Diallo (2010)**

**Parties :** Guinée (demanderesse) vs RDC (défenderesse).

**Contexte :** Ahmadou Sadio Diallo, ressortissant guinéen résidant en


RDC, a été expulsé en 1995 après des détentions arbitraires et la saisie de
ses biens. La Guinée a invoqué la violation de ses droits en tant
qu’individu et actionnaire.

**Problèmes juridiques :**

- La Guinée peut-elle exercer une protection diplomatique pour un


ressortissant lésé dans un État tiers ?

- La reconnaissance des droits économiques et individuels de Diallo.

**Décision de la CIJ (2010) :**

- La Guinée avait le droit de protéger Diallo en tant que **ressortissant**


(nationalité confirmée).

- La RDC a violé ses obligations internationales (détention arbitraire,


expulsion illégale).

- En revanche, la Guinée ne pouvait pas agir pour défendre les intérêts de


Diallo en tant qu’**actionnaire** d’entreprises congolaises (seules les
sociétés peuvent protéger leurs actionnaires).

**Conclusion :** Renforcement du principe de protection diplomatique,


mais limitation aux droits individuels directs.
---

### 2. **Affaire Liechtenstein c. Guatemala – Notteböhm (1955)**

**Parties :** Liechtenstein (demanderesse) vs Guatemala (défenderesse).

**Contexte :** Friedrich Notteböhm, allemand naturalisé liechtensteinois


en 1939, fut déchu de ses biens par le Guatemala pendant la Seconde
Guerre mondiale en raison de ses origines allemandes.

**Problèmes juridiques :**

- Validité de la nationalité liechtensteinoise de Notteböhm face à l’absence


de « lien authentique » avec l’État.

- Le Guatemala doit-il reconnaître cette nationalité pour accorder une


protection diplomatique ?

**Décision de la CIJ (1955) :**

- La nationalité doit reposer sur un **lien effectif** (résidence, intérêts


économiques, liens familiaux).

- La naturalisation de Notteböhm était une manœuvre pour échapper à


son statut d’ennemi (allemand), donc non opposable au Guatemala.

**Conclusion :** Établissement du critère du « lien authentique » pour la


validité de la nationalité en droit international.

---

### 3. **Affaire Belgique c. Espagne – Barcelona Traction (1970)**

**Parties :** Belgique (demanderesse) vs Espagne (défenderesse).

**Contexte :** La société *Barcelona Traction*, enregistrée au Canada


mais majoritairement détenue par des actionnaires belges, a fait faillite en
Espagne en 1948. La Belgique a saisi la CIJ pour protéger ses
ressortissants.

**Problèmes juridiques :**

- Un État peut-il protéger ses ressortissants actionnaires d’une société


étrangère ?

- Priorité entre la nationalité de la société (Canada) et celle des


actionnaires (Belgique).
**Décision de la CIJ (1970) :**

- Seul l’État d’incorporation (Canada) peut exercer une protection


diplomatique pour une société.

- Les actionnaires ne peuvent être protégés que si leurs **droits directs**


sont violés (ex. accès aux dividendes), ce qui n’était pas le cas ici.

**Conclusion :** Primauté de la nationalité des sociétés sur celle des


actionnaires, limitant la protection diplomatique indirecte.

---

### 4. **Avis consultatif sur le Sahara occidental (1975)**

**Contexte :** Le Maroc et la Mauritanie revendiquaient le Sahara


occidental, alors sous administration espagnole. L’Assemblée générale de
l’ONU a demandé un avis à la CIJ sur le statut du territoire.

**Questions posées :**

1. Le Sahara occidental était-il *terra nullius* avant la colonisation


espagnole ?

2. Quels étaient les liens juridiques entre ce territoire et le Maroc/la


Mauritanie ?

**Conclusions de la CIJ (1975) :**

- Le Sahara occidental **n’était pas terra nullius** avant 1884 (présence


de tribus nomades organisées politiquement).

- Existence de **liens d’allégeance** entre certaines tribus et le Sultan


marocain, mais **pas de souveraineté territoriale** exercée par le Maroc
ou la Mauritanie.

- Le droit à l’**autodétermination** du peuple sahraoui prime : leur statut


doit être décidé via un référendum libre.

**Impact :** Malgré cet avis, l’Espagne a cédé le territoire au Maroc et à la


Mauritanie via les accords de Madrid (1975), déclenchant un conflit
toujours en cours.

---
### 5. **Analyse des obstacles à l’autodétermination du peuple
sahraoui**

**Problématiques clés :**

1. **Occupation marocaine :** Le Maroc contrôle 80 % du territoire depuis


1975, avec un mur de séparation et une politique de colonisation.

2. **Blocage politique à l’ONU :**

- Le Maroc bénéficie du soutien de puissances (États-Unis, France) qui


bloquent les résolutions contraignantes.

- La Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental


(MINURSO) n’a pas de mandat pour surveiller les droits de l’homme.

3. **Conflit gelé :** Le Polisario (Front de libération sahraoui) proclame la


République arabe sahraouie démocratique (RASD), reconnue par 80 États,
mais sans contrôle effectif.

4. **Enjeux économiques :** Le Sahara occidental possède des ressources


en phosphates et des zones de pêche lucratives, attisant les rivalités.

**Conclusion :** Bien que la CIJ ait confirmé le droit à l’autodétermination,


l’absence de mécanismes coercitives et les intérêts géopolitiques
paralysent la cause sahraouie. Le statut final du territoire reste l’une des
dernières questions de décolonisation non résolues.

---

### Synthèse finale

Les quatre affaires illustrent des principes clés du droit international :

- **Protection diplomatique** (Diallo, Barcelone Traction) : limitée aux


ressortissants et sociétés selon des critères stricts.

- **Nationalité et souveraineté** (Notteböhm) : nécessité d’un lien


authentique entre individu et État.

- **Autodétermination** (Sahara
Voici une version approfondie et structurée sur 3 pages, intégrant des
détails juridiques, des analyses politiques et des développements récents :

---

### **Affaires internationales et droit à l’autodétermination du peuple


sahraoui : Analyse complète**

#### **1. Affaire Guinée c. RDC (Ahmadou Sadio Diallo, 2010)**

**Contexte approfondi**

Ahmadou Sadio Diallo, entrepreneur guinéen, investit en RDC pendant


trois décennies avant d’être expulsé en 1995 sans procédure légale. La
Guinée saisit la CIJ en 1998, invoquant la violation des **droits de
l’homme** et des **droits économiques**.

**Détails juridiques**

- **Violations alléguées** :

- *Détentions arbitraires* (1995-1996) sous prétexte de fraude fiscale,


sans preuve.

- *Saisie de biens* : Diallo perd le contrôle de ses sociétés (transport,


immobilier), évaluées à plusieurs millions de dollars.

- **Arguments de la RDC** :

- Diallo aurait corrompu des fonctionnaires pour obtenir des avantages


illégaux.

- Les sociétés étaient enregistrées sous des noms congolais, compliquant


la preuve de propriété.

**Décision de la CIJ**

- **Recevabilité** : La Guinée peut agir pour protéger Diallo en tant que


*ressortissant*, mais pas en tant qu’*actionnaire*.

- **Réparations** : La RDC est condamnée à verser **85 000 USD** pour


préjudice moral, jugé symbolique face aux pertes économiques.

**Implications pour le droit international**


- **Protection diplomatique renforcée** : La CIJ rappelle que les États
peuvent intervenir pour des violations graves, même si le plaignant réside
longtemps à l’étranger.

- **Limites économiques** : Les investisseurs étrangers doivent structurer


leurs activités via des sociétés locales, limitant leur protection
internationale.

---

#### **2. Affaire Liechtenstein c. Guatemala (Notteböhm, 1955)**

**Contexte historique**

Friedrich Notteböhm, allemand naturalisé Liechtensteinois en 1939,


cherche à éviter les sanctions anti-allemandes durant la Seconde Guerre
mondiale. Le Guatemala confisque ses biens en 1943, le classant comme
"ressortissant ennemi".

**Enjeux clés**

- **Nationalité de complaisance** : La naturalisation express (3 mois) sans


liens réels avec le Liechtenstein (pas de résidence, ni d’activités
économiques).

- **Souveraineté étatique** : Un État peut-il refuser de reconnaître une


nationalité jugée frauduleuse ?

**Décision de la CIJ**

- **Critère du « lien effectif »** :

- La nationalité doit reposer sur des éléments objectifs : résidence, liens


familiaux, participation à la vie publique.

- La CIJ invalide la nationalité de Notteböhm, estimant qu’elle vise


uniquement à contourner les lois guatémaltèques.

- **Primauté du droit étatique** : Les États gardent le droit de juger de la


validité d’une nationalité étrangère en cas de fraude.

**Impact durable**
- **Droit des investisseurs** : Les tribunaux arbitraux (ex. CIRDI) utilisent
ce critère pour évaluer la légitimité des plaintes transnationales.

- **Crise des passeports dorés** : L’affaire inspire les critiques contre les
programmes de citoyenneté économique (Malte, Chypre).

---

#### **3. Affaire Belgique c. Espagne (Barcelone Traction, 1970)**

**Contexte économique**

La société *Barcelona Traction, Light and Power Company*, enregistrée au


Canada mais financée par des capitaux belges, fournit 80 % de l’électricité
en Catalogne dans les années 1920. Sa faillite en 1948, orchestrée selon la
Belgique par des manœuvres espagnoles, mène à un litige de 22 ans.

**Questions juridiques**

- **Personnalité juridique des sociétés** : Une société est-elle un sujet de


droit international indépendant de ses actionnaires ?

- **Protection diplomatique indirecte** : Les États peuvent-ils défendre


leurs ressortissants actionnaires d’une société étrangère ?

**Décision de la CIJ**

- **Primauté de la nationalité de la société** :

- Seul le Canada (pays d’enregistrement) peut exercer une protection


diplomatique, même si les actionnaires sont belges.

- La Belgique ne peut agir que si l’Espagne a violé *directement* les


droits des actionnaires (ex. interdiction de rapatrier des dividendes).

- **Arrêt divisé** : 15 juges contre 1, montrant des désaccords sur la


protection des investisseurs.

**Conséquences économiques**

- **Montée des traités d’investissement** : Pour combler ce vide, les États


signent des accords (ex. ALENA, CIRDI) permettant aux entreprises de
poursuivre des États directement.
- **Controverses actuelles** : Des firmes utilisent ces traités pour
contester des politiques environnementales (ex. Chevron c. Équateur).

---

#### **4. Avis consultatif sur le Sahara occidental (1975)**

**Contexte colonial et enjeux**

- **1884-1975** : Le Sahara occidental est une colonie espagnole, riche en


phosphates.

- **Revendications marocaines** : Basées sur des allégeances tribales


précoloniales au Sultan.

- **Revendications mauritaniennes** : Liens culturels avec les tribus du


Nord.

**Avis de la CIJ**

- **Terra nullius ?** : La CIJ rejette cette thèse, confirmant la présence de


sociétés organisées (tribus nomades sous l’autorité du *Conseil des
Quarante*).

- **Liens juridiques** :

- *Aucune souveraineté marocaine ou mauritanienne* : Les allégeances


tribales ne constituent pas un contrôle territorial.

- *Droit à l’autodétermination* : Le peuple sahraoui doit choisir entre


indépendance, intégration au Maroc ou autonomie.

**Violations post-avis**

- **Accords de Madrid (1975)** : L’Espagne cède le territoire au Maroc et à


la Mauritanie en échange d’avantages économiques (pêche, phosphates).

- **Guerre et occupation** :

- Le Maroc annexe 80 % du territoire, construisant un *mur de défense*


de 2 700 km.

- La Mauritanie se retire en 1979 ; le Polisario proclame la RASD,


reconnue par 84 États.
---

#### **5. Obstacles à l’autodétermination sahraouie : Analyse actuelle**

**Blocages politiques**

- **Statut à l’ONU** :

- Le Maroc utilise son influence (soutien de la France et des États-Unis)


pour bloquer toute résolution favorable au référendum.

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