Lycée Louis-Le-Grand, Paris 2015/2016
MPSI 4 – Mathématiques
A. Troesch
Fondements 4 – Sommes, binôme de Newton
Exercice 1 – On note, pour tout n ∈ N∗ , et tout k ∈ N∗ ,
n
X
Sk (n) = i(i + 1) . . . (i + k − 1).
i=1
1. Calculer, pour tout n ∈ N∗ , S1 (n), S2 (n) et S3 (n).
2. Soit k ∈ N∗ . En effectuant l’opération Sk+1 (n) − Sk+1 (n), exprimer Sk (n) en fonction de k et de n.
Exercice 2 – (Somme des carrés, cubes...)
1. Trouver un polynôme P de degré 3 tel que pour tout x ∈ R, P (x + 1) − P (x) = x2 .
Xn
2. En déduire k2 .
k=0
n
X n
X
3. Calculer par la même méthode k 3 et k4 .
k=0 k=0
Exercice 3 – (Méthode de Stirling pour le calcul approché de ζ(3)).
Le but de l’exercice est de donner une méthode de calcul de la valeur approchée à 10−8 près de
+∞ n
X 1 X 1
ζ(3) = 3
= lim 3
.
n=1
n n→+∞ k
k=1
n
X 1
On note, pour tout n ∈ N∗ , Sn = .
k3
k=1
n
1 1
Z
1. En comparant, pour tout n > 2, et , montrer que (Sn ) est majoré. En déduire que la limite ζ(3) de
n3 n−1 t3
(Sn ) est finie.
(a) En s’inspirant de la méthode de la question précédente, établir que pour tout n ∈ N∗ ,
1 1
2
6 ζ(3) − Sn 6 .
2(n + 1) 2n2
(b) Déterminer n0 la valeur minimale pour laquelle Sn0 soit une valeur approchée à 10−8 près de ζ(3).
1
(c) En admettant une erreur d’arrondi de 10−11 sur chaque quotient k3 , montrer que le calcul effectif de ζ(3) à
10−8 près est impossible par cette méthode.
2. Déterminer des réels a, b et c tels que pour tout n ∈ N∗ ,
1 a b c
= + + + εn ,
n3 n(n + 1)(n + 2) n(n + 1)(n + 2)(n + 3) n(n + 1)(n + 2)(n + 3)(n + 4)
où lim n5 εn = 0 (on explicitera εn )
n→+∞
n
∗ 1 3 11 X 50k + 24
3. Pour tout n ∈ N , on pose Tn = + + + .
2 · 2! 3 · 3! 4 · 4! k 3 (k + 1)(k + 2)(k + 3)(k + 4)
k=1
∗ 10
Montrer que : ∀n ∈ N , 0 < ζ(3) − Tn < 5 .
n
4. Quelle valeur de n0 suffit-il de prendre pour que Tn0 soit une valeur approchée de ζ(3) à 10−8 près ?
1
n−1 m
XX n p
Exercice 4 – Soit (n, m) ∈ (N∗ )2 . Calculer k
p=0 k=0
p
Exercice 5 – Soit N un nombre entier de n chiffres. Soit s la somme de ses chiffres, et t la somme de tous les nombres
obtenus en combinant 2 quelconques des chiffres de N de rangs distincts (si 2 chiffres sont égaux, un même nombre peut
apparaître plusieurs fois dans la somme)
Exprimer t en fonction de s.
Exercice 6 – (Encore la somme des carrés et des cubes)
n X
X n n
X
1. En calculant de deux manières la somme k, retrouver la formule explicite de k2 .
i=1 k=i k=1
n
X
2. Adapter cet argument pour le calcul de k3
k=1
Exercice 7 – (Dérivée de la série géométrique)
Soit x ∈] − 1, 1[.
n X
X i
1. Soit n ∈ N. En calculant de deux manières xi , démontrer que
i=0 j=0
+∞
X 1
ixi−1 = .
i=1
(1 − x)2
n X
X j
i X
2. Quelle formule similaire obtient-on en partant de la somme triple xi ?
i=0 j=0 k=0
Exercice 8 – Soit n ∈ N∗ . On pose, pour tout k ∈ [[0, n]],
k
X n
Sn,k = .
i=0
i
1. Montrer que Sn,n = 2n .
2. Montrer que pour tout k ∈ [[0, n − 1]], Sn,k = 2n − Sn,n−k−1 .
n−1
X
3. En déduire la valeur de Sn,i .
i=0
n−1 n
X X n
4. Montrer que (2n − Sn,k ) = k , puis en conclure que
k
k=0 k=0
n
X n
k = n2n−1 .
k
k=0
5. Retrouver cette formule directement à l’aide de la formule du binôme
n X
X n
Exercice 9 – Calculer min(i, j).
i=1 j=1
Exercice 10 – (Produit de deux polynômes)
n
X m
X
Soient P : x 7→ ak xk et Q : x 7→ bk xk deux polynômes. On pose ak = 0 pour tout k > n, et de même bk = 0 pour
k=0 k=0
tout k > m.
Montrer que pour tout x ∈ R
m+n
X k
X
P (x)Q(x) = ck xk , où ∀k ∈ N, ck = ai bk−i .
k=0 i=0
Exercice 11 – Soit E un ensemble de cardinal n.
2
X X X
1. En considérant 1, calculer |X|.
X∈P(E) x∈X X∈P(E)
X
2. Calculer de même |X ∩ Y |.
(X,Y )∈P(E)
Exercice 12 – (Polynômes d’Abel)
Soit a ∈ R. On définit, pour tout n ∈ N, le polynôme Pn : x 7→ x(x − an)n−1 . P0 est prolongé par continuité en 0.
1. Expliciter P0 et P1
(k)
2. Montrer que pour tout k ∈ N, (n − k)!Pn (x) = n!Pn−k (x − ak).
3. Montrer que pour tout n ∈ N, et tout (x, y) ∈ R2 ,
n
X n
Pn (x + y) = Pk (x)Pn−k (y).
k
k=0
On dit que la famille (Pn ) est binomiale.
Exercice 13 – (Formule de Vandermonde)
n
3
X p q p+q
Montrer que pour tout (n, p, q) ∈ N , = . On proposera au moins deux méthodes différentes.
k n−k n
k=0
n Xn n
X n 2 n
X 1 n
Exercice 14 – Calculer k , k et .
k k k+1 k
k=0 k=0 k=0
p
n p n−1
X
∗ k
Exercice 15 – Montrer que pour tout (n, p) ∈ N × N, (−1) = (−1) . On cherchera deux méthodes
k p
k=0
différentes.
Exercice 16 – Montrer les relations suivantes, en proposant à chaque fois deux méthodes :
p
2
X p+q p+q−k p p+q
1. ∀(p, q) ∈ N , =2 .
k p−k p
k=0
2n 2
k 2n n 2n
X
2. ∀n ∈ N, (−1) = (−1) .
k n
k=0
p
X n n 2n − 1
3. ∀(n, p) ∈ (N∗ )2 , k =n .
p−k k p−1
k=0
n n
(−1)k+1 n
∗
X X 1
Exercice 17 – Montrer que pour tout n ∈ N , = .
k k k
k=1 k=1
2 ⌋
⌊X
n
2
n n 1 2n
Exercice 18 – Montrer que pour tout n ∈ N, − = .
k k−1 n+1 n
k=0
⌊X
2⌋
n
2⌋
⌊X
n
k n n
Exercice 19 – Soit, pour tout n ∈ N , Rn = ∗
(−1) et In = (−1)k . Que vaut Rn2 + In2 ?
2k 2k + 1
k=0 k=0
n
X n
k
Exercice 20 – Pour tout n ∈ N∗ , calculer 2n−1 .
k=0 k
Exercice 21 –
n
X
∗ 2n 2n − 1
1. Montrer que pour tout n ∈ N , k =n .
n+k n
k=0
n Xn n Xn
X n n X n n
2. En déduire max(k, ℓ) et min(k, ℓ)
k ℓ k ℓ
k=0 ℓ=0 k=0 ℓ=0
3
Exercice 22 – Soit, pour tout (n, p) ∈ N2 ,
n
X
Sn,p = kp .
k=0
Former une relation de récurrence permettant de calculer les Sn,p de proche en proche, à n fixé.
Exercice 23 – (Produit de Cauchy de deux séries exponentielles)
n
X xk
On admet que pour tout x de R (et même de C), l’expression admet une limite lorsque n tend vers +∞. On note :
k!
k=0
+∞ k n
X x X xk
∀x ∈ R, e(x) = = lim .
k! n→+∞ k!
k=0 k=0
Soit x et y dans R+ . On définit, pour tout n ∈ N,
n
X xℓ y n−ℓ
cn (x, y) = ·
ℓ! (n − ℓ)!
ℓ=0
1. Montrer que pour tout n ∈ N,
n n
⌊2⌋ ⌊2⌋ n n
! n
!
k k
X x X y X X xk X yk
6 ck (x, y) 6 .
k! k! k! k!
k=0 k=0 k=0 k=0 k=0
2. En déduire que e(x + y) = e(x)e(y).
3. Généraliser pour tout (x, y) ∈ C2 .