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TD3 - Effet Hall

Le document traite de l'effet Hall et de la magnétorésistance dans les semi-conducteurs, en utilisant le modèle de Drude et la loi d'Ohm. Il présente des équations et des concepts clés, tels que la densité de courant, la conductivité, et les effets des champs électriques et magnétiques sur les matériaux. Des expériences et des calculs sont également discutés pour illustrer ces phénomènes physiques.

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TD3 - Effet Hall

Le document traite de l'effet Hall et de la magnétorésistance dans les semi-conducteurs, en utilisant le modèle de Drude et la loi d'Ohm. Il présente des équations et des concepts clés, tels que la densité de courant, la conductivité, et les effets des champs électriques et magnétiques sur les matériaux. Des expériences et des calculs sont également discutés pour illustrer ces phénomènes physiques.

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3

SpéEF - TD3 : Effet Hall et magnétorésistance

z
y


SpéEF - TD3 : Eet Hall et magnétorésistance a/2

O L x
−a/2

Données :
— Dans un champ électromagnétique, une particule de charge q et de vitesse →

v est sou- F IGURE 3.1

− →
− → − →−
mise à la force F = q( E + v ∧ B ) ;
— La densité volumique de courants pour des porteurs de charge de densité volumique et donner l’expression de la conductivité γ en fonction de e, m, τ et n (la densité volu-


n, de charge q et de vitesse →

v , est j = nq →

v; mique des électrons de conduction).

— Pour l’électron : q = −e = −1,6.10−19 C et m e = 9,1.10−31 kg ; 3. Pour un semi-conducteur en arséniure de gallium GaAs dopé au silicium, la conduc-
1 tion est assurée par des électrons de masse effective m = 0, 06 m e et de densité n =
— Dans le vide, c = 3.108 m.s−1 , µ0 ≃ 4π.10−7 T.m−1 , ϵ0 ≃ 10−9 F.m−1 ; 1024 m−3 . Sachant qu’à très basse température, la conductivité est γ = 100 S.m−1 , dé-
36π
— Constante de Planck : h = 6,63.10−34 J.s−1 . terminer τ et commenter sa valeur.

Réponses
1 Modèle de Drude et loi d’Ohm Voir cours.

On considère un milieu semi-conducteur, électriquement neutre, et constitué d’un en-


semble d’électrons (de charge q = −e) évoluant au sein d’un réseau de charges positives fixes 2 Champ magnétique propre
(les noyaux atomiques). Les interactions d’un de ces électrons de conduction avec le maté-
riau (les charges positives et les autres électrons) sont prises en compte en considérant que
On fait circuler dans le matériau semi-conducteur un courant uniforme stationnaire de
l’électron possède une masse effective m (différente de la masse m e qu’aurait l’électron dans →


− densité volumique j = j x − e→x . On se place dans le cas a ≪ ℓ et a ≪ L, si bien que l’on peut
le vide) et qu’il est soumis à une force de frottement f = −Γ→ −
v , où Γ > 0 est un coefficient

− considérer que l’échantillon constitue une nappe de courant volumique uniforme d’épais-
caractéristique du milieu, et v est la vitesse de dérive de l’électron dans le référentiel du
seur a, et infinie selon les directions x et y.
matériau.

Dans cette partie, on considère l’échantillon parallélépipédique de la Fig. 3.1, délimité 1. Faire l’étude des invariances et symétries de cette distribution de courants afin de dé-
−→
par terminer la direction du champ magnétique propre B pr qu’elle crée. Justifier en parti-
−a a −→ →

0 ≤ x ≤ L, 0 ≤ y ≤ ℓ, ≤z≤ culier que B pr (z = 0) = 0 .
2 2 −→
2. En utilisant l’équation de Maxwell-Ampère, déterminer l’expression de B pr (M ) en tout
point.


1. On applique dans le matériau un champ électrostatique uniforme E . Écrire l’équation 3. Quelle est la valeur maximale de ce champ pour a = 10 µm et j x = 106 A.m−2 ? Com-
différentielle satisfaite par la vitesse →

v d’un électron, et faire apparaître une constante menter, sachant que l’intensité du champ magnétique terrestre à Paris est d’environ
de temps τ dont on précisera l’expression littérale. 2.10−5 T.


2. En régime stationnaire, montrer que le courant volumique j vérifie la loi d’Ohm locale

− →

j = γE Réponses

1 2 Électromagnétisme
SpéEF - TD3 : Effet Hall et magnétorésistance

U
 µ0 j x a e−

→ −a y
si z ≤

y
I



 2 2
−→ 

→ −a a
B pr (M ) = − µ0 j x z e y si ≤z≤ ℓ

 2 2 →

−µ j a → a B

 0 x −

 y
 e y si ≤ z
2 2

− ℓ
B

3 Loi d’Ohm en présence d’un champ magnétique extérieur


O L x
O L x


L’échantillon est plongé dans un champ électrostatique uniforme horizontal E (M ) =

→ −
→ →
− →
− (a) (b)
E x e x + E y e y et un champ magnétostatique uniforme vertical B = B z e z (compte-tenu de
l’étude précédente, on néglige le champ propre induit par les courants circulant dans le ma- F IGURE 3.2
tériau).

− (a) En l’absence de champ magnétique, établir l’expression de la résistance R 0 de cet
Montrer que la densité volumique de courants j en régime stationnaire obéit à l’équa-
tion échantillon.
− 1→ − 1 →
− → →


E = j +

j ∧B (3.1) (b) En présence d’un champ magnétique extérieur B = B → −
e , la résistance R est mo-
0 z
γ ne ∆R
difiée (“effet de magnétorésistance”). Quelle est la modification relative =
et écrire cette équation sous la forme matricielle R0
R − R0
de la résistance de l’échantillon ?
R0
à ! à !à !
Ex ρ xx ρx y jx
Ey
=
ρyx ρyy jy (c) Calculer cette modification relative pour B 0 = 1 T, γ = 100 S.m−1 et n = 1024 m−3 .
2. L’échantillon est maintenant allongé selon − e→x comme sur la Fig. 3.2 (b) : a ≪ ℓ ≪ L. On


où l’on précisera l’expression des coefficients de la matrice résistivité ρ̄. y fait cette fois circuler un courant stationnaire volumique uniforme j = j x − e→x , tout en


le plongeant dans le champ magnétique B = B → −
e .
0 z

Réponses (a) Montrer que le champ électrique possède alors une composante E y non nulle.
(b) Donner l’expression de la différence de potentiel V H = V (y = ℓ) − V (y = 0), appe-
1 Bz à !
 
à ! lée “tension Hall”, qui apparaît entre les faces y = 0 et y = ℓ.
Ex  γ
=  jx
ne 
Ey  −B z 1  j (c) Calculer cette tension Hall pour I = 1 mA, a = 10 µm, n = 1024 m−3 et B 0 = 1 T.
y
ne γ 3. Commenter ces résultats dans l’optique d’effectuer une mesure de champ magné-
tique.
4. Des mesures à très basse température (quelques kelvins) sur un échantillon de GaAs
4 Influence de la géométrie : magnétorésistance et effet Hall d’épaisseur très faible (a = 10 nm) dans un champ magnétique intense (quelques tes-
las) montrent que la composante ρ x y varie en fonction de B par paliers et non de façon
1. Dans un premier temps, l’échantillon est un ruban allongé selon − e→y comme sur la continue. Cette effet, découvert en 1980 par Von Klitzing, porte le nom d’ “effet Hall
Fig. 3.2 (a) : a ≪ L ≪ ℓ. On applique une différence de potentiel U = V (x = 0)−V (x = L) quantique” : la répartition des électrons sur des niveaux d’énergie quantifiés conduit
eB
entre les faces x = 0 et x = L, et on suppose que le champ électrostatique créé est uni- à écrire la densité volumique des électrons sous la forme n = k avec k ∈ Z∗ et h la

− ah
forme : E (M ) = E x −
e→x . constante de Planck.

Électromagnétisme 3 4 Électromagnétisme
SpéEF - TD3 : Effet Hall et magnétorésistance

VH l’intensité du courant qui traverse la surface latérale d’un cylindre de rayon r ∈]R 1 ; R 2 [.
(a) Montrer que dans ce cas, la résistance transverse de l’échantillon R t = se met →−
I Déterminer l’expression du champ E en fonction de U , R 1 , R 2 et r .
RK
sous la forme R t = où l’on donnera l’expression de la constante R K .
k 2. En déduire l’expression de la résistance R 0 de l’échantillon.
(b) Pourquoi la résistance R K (appelée “constante de Klitzing”) est-elle désormais →

3. On impose de plus un champ magnétique uniforme et stationnaire B = B 0→ −
e z , et on
utilisée comme étalon ? suppose que le champ électrique dans le matériau reste radial.


(a) En utilisant (3.1), montrer que la densité de courant j reste contenue dans le
Réponses plan horizontal.


(b) Illustrer graphiquement la relation (3.1), et montrer que le vecteur j fait un angle
∆R ³ γB ´2 →

1. =
0 α constant avec le champ E . Donner l’expression de tan α.
R0 ne
(c) Déterminer, en coordonnées polaires, l’équation des lignes de courant passant
B0 I
2. V H = par un point M 0 (r 0 , θ0 ).
nea −−→
Indication : en notant dM un petit déplacement le long d’une ligne de courant,
−−→ →
− −−→ →
− → −
dM est par définition colinéaire à j et on a donc dM ∧ j = 0 .
5 Disque de Corbino (d) Donner l’expression de la composante radiale j r du vecteur densité de courant


j en fonction de j 0 (la densité de courant en l’absence de champ magnétique),
Le conducteur a désormais la forme d’un anneau d’axe (Oz), de hauteur a, de rayon inté- γ, n, e et B 0 .
rieur R 1 et de rayon extérieur R 2 comme sur la Fig. 3.3. On maintient entre sa face intérieure (e) En déduire l’expression de la résistance R du disque de Corbino, en fonction de
∆R R − R 0
et sa face extérieure une différence de potentiel constante U = V1 −V2 = V (r = R 1 )−V (r = R 2 ), R 0 , γ, n, e et B 0 . Quelle est la variation relative = de la résistance, pour

− R0 R0
ce qui impose un champ électrique purement radial E = E 0 (r )→ −
e r (on suppose donc qu’il y a
le semi-conducteur étudié précédemment sous un champ B 0 = 1 T ?
invariance selon θ et z).
(f ) Proposer une explication qualitative à l’augmentation de la résistance lorsque
l’on applique un champ magnétique.
z

Réponses

U 1 ³R ´
2
2. R = ln
2πγa R1
h ³ γB ´2 i
0
3. R = R 0 1 +
ne

R2 R1

F IGURE 3.3


− →

1. Le champ E induit un courant radial de densité volumique j = j 0 (r )→

e r , et on note I

Électromagnétisme 5 6 Électromagnétisme

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