INTRODUCTION GENERALE
Le présent rapport sert de support didactique de cours. Il présente la synthèse des techniques
et méthodes apprises pendant la formation.
Inventaire pédagogique
SEQUENCE 1 : le droit comptable OHADA
- Qu’est ce que l’OHADA ?
- Le traité OHADA
- Les institutions de l’OHADA ?
- Les actes uniformes OHADA ;
- Le système comptable OHADA par rapport au plan OCAM ;
- Les états financiers OHADA
- Les étapes de basculement de l’OCAM à l’OHADA
- Etudes des cas spécifiques : crédit bail et frais de personnel intermédiaire.
Séquence 2 : les techniques de la comptabilité générale selon le système OHADA
- Qu’est ce que la comptabilité générale ?
- Pratique et utilité de la comptabilité au sein d’une société ou une organisation ;
- Mise en place de la comptabilité ;
- Prise en compte des données dans la comptabilité ;
- Relation de la comptabilité avec les tiers et autres partenaires ;
- Enregistrement comptable des opérations ;
- Régularisation des écritures comptables ;
- Le bilan ;
- Le compte de résultat ;
- Le tableau financier des ressources et emplois (TAFIRE) ;
- Les nouvelles règles et méthodes d’évaluation de l’acte uniforme OHADA pour les
applications au contrôle de gestion ;
- La mise en œuvre du système comptable OHADA dans l’univers logiciel ;
- Principes comptables ;
- Les normes internationales ;
- Le rapport de gestion.
SEQUENCE III : LES TGRAVAUX DE FIN D’EXERCICE
- Les états financiers après retraitement fiscaux ;
- Enregistrement de base ;
- Les méthodes d’enregistrement ;
- Compte de régularisation ;
- Les charges comptabilisées d’avance ;
- La facture et son enregistrement ;
- Les travaux de fin d’exercice.
OBJECTIF DE LA FORMATION
Par la connaissance des « principes comptables » selon OHADA et la gestion financière,
administrative et comptable de projet, les participants devraient être capables de résoudre
les difficultés comptables rencontrées. Afin d’optimiser cette formation, il est prévu des
travaux pratiques et études de cas. A l’issue de la formation les participants devraient être
capables de :
a) savoir
- le cadre conceptuel des normes comptables : les objectifs de la comptabilité
financière et les opérations fondamentales;
- Les règles qui gouvernent l’élaboration des états financiers : principes comptables et
règles d’évaluation ;
- Les principaux enregistrements (écritures courantes et spécifiques, règles d’arrêter des
comptes) ;
- L’utilité et le mode d’emploi des états financiers : lire les états financiers (bilan,
compte de résultat, le tableau financier des ressources et emplois, l’état annexé) ;
- Etat des lieux de l’application de la norme dans la région OHADA
- Savoir le cadre conceptuel des normes comptables : les objectifs de la comptabilité
financière et les options fondamentales ;
- suivre correctement les lignes budgétaires et d’éviter le dépassement et la sous-
consommation du budget ;
- gérer rationnellement les ressources financières, matérielles et humaines du projet ;
- tenir correctement les livres caisse et banque ;
- Savoir les règles qui gouvernent l’élaboration des états financiers : principes
comptables et les règles d’évaluation ;
- Suivre les niveaux de responsabilités des différents acteurs impliqués ;
- D’identifier l’organisation, les procédures et les outils à mettre en place pour assurer
une bonne application ;
- établir correctement les états financiers ;
- traiter normalement le salaire du personnel ;
- concevoir et suivre la base de données sur la gestion du personnel
b) Savoir faire
A partir de cas pratiques appropriés, maitriser l’application des comptes et des règles :
- Maitriser les éléments fondamentaux de la norme comptable (cadre conceptuel,
état et documents obligatoires, règles d’élaboration et de présentation des états
financiers)
- D’identifier l’organisation, les procédures et les outils à mettre en place pour
assurer une bonne application ;
- De situer les niveaux de responsabilités des différents acteurs impliqués.
SÉQUENCE 1: LE DROIT COMPTABLE OHADA ET SES INNOVATIONS
1. Qu'est ce que l'OHADA ?
L'organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (en abrégé OHADA) est
une association panafricaine de normalisation juridique créée en remplacement de l'OCAM.
Elle a été créée par le traité du 17 octobre 1993 à Port-Louis, (île Maurice). Cette organisation
regroupe 16 pays (les 14 pays de la Zone du franc CFA, plus les Comores et la Guinée
Conakry) et elle reste ouverte à tout État du continent africain.
La plus importante réalisation de l'OHADA est la signature d'actes uniformes d'où est issu le
plan comptable OHADA.
2. Le traité OHADA
- Le Traité relatif à l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires signé à la date sus
indiquée rappelait dans son préambule
- que l'intégration économique de ces pays imposait la mise en place d'un droit des
affaires harmonisé, simple, moderne et adapté, afin de faciliter l'activité des
entreprises,
- qu'il était essentiel que ce droit soit appliqué avec diligence, dans des conditions
propres à garantir la sécurité juridique des activités économiques, afin de favoriser
l'essor de ces activités et l'investissement,
- que l'arbitrage devait être promu comme instrument de règlement des différends
contractuels. La mise en oeuvre de ces objectifs allait être confiée aux structures
présentées ci-après.
3. les institutions de l'OHADA
L’organisation comprend quatre institutions
- le Conseil des Ministres (CM),
- le Secrétariat Permanent (SP),
- l 'École Régionale Supérieure de la Magistrature
(ERSM)
- et la Cour Commune de Justice et d'Arbitrage
(CCJA).
a- Le Conseil des Ministres
Il est composé des ministres de la justice et des finances. La présidence en est assurée à
tour de rôle par chaque Etat partie pour une durée d'un an dans l'ordre suivant : Bénin,
Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Comores, Congo, Côte d'Ivoire, Gabon, Guinée
Équatoriale, Mali, Niger, 'Sénégal, Tchad et Togo Ile Maurice Guinée Conakry. Il se
réunit au moins une fois par an sur convocation de son Président ou à l'initiative du tiers
des Etats parties. Il approuve le programme annuel d'harmonisation du droit des affaires
élaborée par le Secrétariat Permanent,
b- Le Secrétariat Permanent
Rattaché au Conseil des Ministres et basé à Yaoundé au Cameroun, il a à sa tête un
Secrétaire Permanent nommé par le Conseil pour une durée de 4 ans. Ses tâches principales
sont la coordination et le suivi des travaux de l'Organisation, notamment, il prépare le
programme annuel susvisé et apprête les actes uniformes.
C. La Cour Commune de Justice et d'Arbitrage
Composée de 7 juges élus pour 7 ans renouvelables une fois et d'un greffier en chef, elle a
pour attributions essentielles
- de donner son avis sur les projets d'actes uniformes avant leur adoption par le Conseil des
Ministres et sur l'interprétation ainsi que l'application de ces actes, - de juger en cassation les
recours exercés contre les décisions rendues par les juridictions nationales,
- d'intervenir pour le bon déroulement des procédures d'arbitrage (nomination des arbitres
etc.).
- Son siège est à Abidjan, Côte d'Ivoire.
d. L'Ecole Régionale Supérieure de la Magistrature
Rattachée au Secrétariat Permanent, cette Ecole dont le siège est au Bénin est chargée
d'assurer la formation des magistrats et des auxiliaires de justice au droit uniforme
OHADA.
4. Les Actes uniformes
1. Acte uniforme relatif au droit commercial général , adopté le 17 avril 1997 - 289
articles (JO OHADA n° l du 1 er octobre 1997)
2. Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d'intérêt
économique, adopté le 17 avril 1997 - 920 articles (JO OHADA n°2 du ler octobre 1997)
3. Acte uniforme portant organisation des sûretés , adopté le 17 avril 1997 - 151 articles
(JO OHADA n°3 du 1 er octobre 1997)
4. Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des
voies d'exécution , adopté le 10 avril 1998 - 338 ARTICLES (JO OHADA n°6 du 1 er juillet
1998)
5. Acte uniforme portant organisation des procédures collectives d'apurement du passif ,
adopté le 10 avril 1998 - 258 articles (JO OHADA n°7 du 1 er juillet 1998)
6. Acte uniforme relatif au droit de l'arbitrage , adopté le 11 mars 1999 - 36 articles (JO
OHADA n°8 du 15 mai 1999, p.2)
7-.Acte uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises .
Adopté le 23 mars 2000 - 113 articles (JO OHADA n'10 du 20 novembre 2000)
8- Acte uniforme relatif aux contrats de transport de marchandises par route , adopté le 22
mars 2003 - 31 articles
5. Le SYSCOHADA PAR RAPPORT AU PLAN OCAM
Le système d'organisation comptable
Un système comptable est un ensemble organisé qui permet d'atteindre les objectifs fixés à la
comptabilité, c'est-à-dire enregistrer, classer, résumer et synthétiser l'ensemble des opérations
effectuées par l'entreprise. L'organisation comptable de l'entreprise dépend de sa taille, mais
aussi de la complexité et du nombre des opérations qu'elle réalise.
La poursuite des objectifs assignés à la comptabilité pour la collecte, la tenue, le contrôle, la
présentation et la communication par les entreprises, d'informations établies dans les mêmes
conditions de fiabilité, de compréhension et de comparabilité, est assurée par l'application
correcte d'un système comptable commun à tous les Etats parties, dénommé Système
comptable OHADA et annexé au présent Acte Uniforme portant organisation et harmonisation
des comptabilités des organisations.
Toutefois, les banques, les établissements financiers et les assurances sont assujettis à des
plans comptables spécifiques.
L'application du Système comptable OHADA implique que :
- La règle de prudence soit en tous cas observée, à partir d'une appréciation raisonnable
des événements et des opérations à enregistrer au titre de l'exercice ;
- l'organisation se conforme aux règles et procédures en vigueur en les appliquant de
bonne foi ;
- les responsables des comptes mettent en place et en œuvre des procédures de contrôle
interne indispensables à la connaissance qu'ils doivent normalement avoir de la réalité
et de l'importance des événements, opérations et situations liés à l'activité de
l'organisation ;
- Les informations soient présentées et communiquées clairement sans intention de
dissimuler la réalité dernière l’apparence.
L’exercice coïncide avec l’année civile
La durée de l’exercice est exceptionnellement inférieure à 12 douze mois pour le premier
exercice commencé au cours de l’exercice du premier semestre de l’année civile.
Cette durée peut être inférieure à douze mois pour le premier exercice commencé au cours du
deuxième semestre de l’année. En cas de cessation d’activité, pour quelque cause que ce soit,
la durée de liquidation est comptée pour un seul exercice, sous réserve de l’établissement de
situations annuelles provisoires.
5.1. LA PARTICULARITE DU SYSCOHADA
Toute entreprise est, sauf exception liée à sa taille, soumise au « Système normal » de
présentation des états financiers et de tenue des comptes.
Toutefois, si le chiffre d'affaires ne dépasse pas 100.000.000 FCFA, l'entreprise peut utiliser
le « système allégé ». Le Système allégé comporte l'établissement du Bilan, du Compte de
résultat de l'exercice et de l'État annexé, simplifiés dans les conditions définies par le
Système comptable
OHADA.
- le Système Normal est réservé aux grandes entreprises. Le Système normal comporte
l'établissement du Bilan, du Compte de résultat de l'exercice, du Tableau financier des ressources et des
emplois de l'exercice, ainsi que d'un État annexé dont les dispositions principales sont fixées
dans le Système comptable OHADA. Il comporte aussi l'établissement d'un État
supplémentaire statistique.
5.2. L'ORGANISATION DU SYSCOHADA
Le plan comptable d'une entreprise est la liste des comptes qu'elle utilise classés dans
un ordre défini. Il définit le contenu, les méthodes et les règles d'évaluation et de
fonctionnement de chaque compte. Les comptes sont donc identifiés par un numéro auquel est
attaché un intitulé. Ces deux paramètres sont indispensables pour enregistrer et suivre les opérations
en comptabilité. Les comptés sont repartis selon des classes appropriées et ont aussi des règles
de jeu selon qu'il s'agit des comptes de l'actif du passif ou de gestion.
5.3 REPARTITION DES OPEREATIONS DANS LES CLASSES DE COMPTES.
Le SYSCOHADA retient une codification décimale des comptes avec neuf (9) classes allant de
un (1) à neuf (9).
Les classes un (1) à huit (8) sont réservées à la comptabilité générale et la dernière classe à
la comptabilité analytique d'exploitation (CAE).
a. Les comptes de la comptabilité générale.
Les cinq (5) premières classes se rapportent aux comptes du bilan et sont appelés comptes
patrimoniaux ou de situation, ce sont :
- classe 1 : comptes des ressources durables (capitaux propres et dettes financières à
long et moyen terme) ;
- classe 2 : comptes d'actif immobilisé (charges immobilisées, immobilisations
corporelles, incorporelles et financières) ;
- classe 3 : comptes de stock (marchandises, produits finis et emballages) ;
- classe 4 : comptes de tiers (créances de l'actif circulant et dettes du passif circulant) ;
- classe 5 : compte de trésorerie (titres de placement, valeur à encaisser, banque et caisse).
Les classes six (6), sept (7) et huit (8) se rapportent aux comptes de gestion, ce sont :
- classe 6: compte de charges d'activité ordinaire (charges d'exploitation et charges
financières) ;
- classe 7: compte de produits d'activité ordinaire (produits d'exploitation et
produits financiers)
- classe 8 : comptes des autres charges et autres produits (participation des
travailleurs, subvention d'équilibre etc.).
b. Les comptes de comptabilité analytique d'exploitation.
Le compte de la classe neuf (9) sera étudié ultérieurement.
Chaque compte possède un numéro et un intitulé. Le SYSCOHADA utilise le principe de la
codification décimale. Cette codification permet de tirer les opérations par grandes familles
relativement homogènes ; subdiviser tout compte ; faciliter les regroupements en postes et
rubriques.
Le premier chiffre des numéros indique la classe à laquelle appartient le compte. Les comptes à
deux chiffres sont des comptes principaux, à trois chiffres des sous comptes, quatre chiffres
des comptes divisionnaires.
La terminaison neuf dans les comptes à deux chiffres indique les comptes des provisions qu'il
soit un compte du bilan ou de gestion.
Il est nécessaire de disposer d'un plan de comptes car c'est un document classique de travail
pour un comptable.
5.4. CODIFICATION
Chaque compte possède un numéro et un intitulé. Le SYSCOHADA utilise le principe de la
codification décimale. Cette codification permet de :
- Tirer les opérations par grandes familles relativement homogènes ;
- Subdiviser tout compte ;
- Faciliter les regroupements en postes et rubriques.
Le premier chiffre des numéros indique la classe à laquelle appartient le compte. Les comptes à
deux chiffres sont des comptes principaux, à trois chiffres des sous comptes, quatre chiffres des
comptes divisionnaires.
La terminaison neuf dans les comptes à deux chiffres indique les comptes des provisions qu’il soit
un compte du bilan ou de gestion.
Il est nécessaire de disposer d’un plan de comptes car c’est un document classique de travail pour
un comptable.
5.5. PRINCIPAUX COMPTES DU BIALN
a. La classification des comptes d'actif.
Ils sont regroupés en trois rubriques les comptes d'actif immobilisé ou valeur immobilisée :
- Ces comptes représentent les emplois durables ou destinés à rester dans l'entreprise
pendant plusieurs exercices, les principaux sont les comptes 20 à 27 ;
- les comptes de stock ou valeur d'exploitation. Ils concernent la classe trois uniquement,
les principaux sont les comptes 31 à 38 ;
- les créances de l'actif circulant ou valeur réalisables à court terme ou comptes de tiers
comprennent les comptes des classes 4 et 5 à soldes débiteurs. Exemple : 411, créances
client ; 47, débiteurs divers ; 52, banque et 57, caisse.
b. La classification des comptes du passif.
Ces comptes traduisent l'origine des ressources, ils sont repartis en trois rubriques :
- les ressources durables ou capitaux propre (CAPRO) : capital, réserves, report à nouveau,
subvention d'investissement, provisions règlementées et fonds assimilés ;
- les dettes à long et moyen terme (DLMT) : les emprunts ;
- les dettes à court terme (DCT) ou dettes du passif circulant : dettes fournisseurs, dettes
fiscales, dettes financières etc.
NB : les CAPRO et DLMT sont appelés capitaux permanents (CAPER). Et l'ensemble des
dettes financières est appelé capitaux étrangers (CAPET).
C. Les règles de jeu des comptes du bilan.
- Les comptes de l'actif : ils augmentent à gauche et diminuent à droite, c'est-à-dire
que les comptes sont débités s'il y a des entrées et crédités s'il y a des sorties ;
- Les comptes du passif : ils augmentent à droite et diminuent à gauche, c'est-à-dire
que les comptes sont crédités s'il a des entrées et débités s'il y a des sorties.
Exemples 1
Remarque : les comptes de l'actif ont toujours un solde débiteur et ceux du passif un solde
toujours créditeur. C'est le principe de la double écriture. L'exception est faite pour le compte
banque en cas de découverte ou concours bancaire.
5.6. PRINCIPAUX COMPTES DE GESTION.
La comptabilité ne se contente pas à enregistrer les charges et les produits d'exploitation
mais aussi à expliquer le fonctionnement de l'entreprise. La comptabilité de gestion consiste à
enregistrer les charges et produits d'exploitation.
a. Les comptes de charges.
Les charges sont des emplois, ils enregistrent à leur débit les emplois définitifs de la
consommation nécessaire à l'exploitation de l'entreprise.
Le SYSCOHADA fait une distinction entre :
- les charges des activités ordinaires ou normales, classe 6 ;
- les charges d'exploitation: les achats des biens et services, les frais de personnel,
les impôts et taxes, les variations de stocks et aussi les dotations aux amortissements et
aux provisions qui relève des travaux de fin d'exercice ;
- les charges financières : les intérêts, l'escompte et les pertes de change etc. ;
- les charges des hors activités ordinaires ou charges exceptionnelles, classe 8.
b. Les comptes de produits.
Les produits sont des ressources, ils enregistrent à leur crédit les ressources générées par
l'entreprise, on distingue :
- les produits des activités ordinaires, classe 7 ;
- les produits d'exploitation : les ventes des marchandises et services, les
subventions d'exploitation, les productions stockées et immobilisées, transfert
de charges et aussi les reprises sur amortissements et provisions qui apparaissent
au moment des travaux d'inventaire en fin d'exercice ;
- les produits financiers sont engendrés par les opérations financières habituelles :
les produits de titre de participation, valeurs mobilières de placement, l'escompte
obtenu, gains de change etc. ;
- les produits des hors activités ordinaires ou produits exceptionnels ne
présentent pas de caractère répétitif, classe 8.
c. Les règles de jeu de comptes de gestion.
Le fonctionnement des comptes des charges ou d'emplois définitifs se fait en inscrivant
les augmentations à gauche c'est-à-dire au débit et les diminutions à droite c'est-à-dire au crédit. Pour
les comptes des produits ou comptes de ressources, ils enregistrent les augmentations à droite
c'est-à-dire au crédit et les diminutions à gauche c'est-à-dire au débit.
6. LES ETATS FINANCIERS
a. Définition
Les comptes annuels comprennent le bilan, le compte de résultat et une annexe : ils forment un
tout indissociable. Le bilan décrit séparément, à la clôture de l'exercice, les éléments actifs et
passifs de l'entreprise et fait apparaître, de façon distincte, les capitaux propres et autres. Le compte
de résultat récapitule les produits et les charges de l'exercice et fait apparaître, par différence,
après déduction des amortissements et des provisions, le bénéfice ou la perte de l'exercice.
L'annexe complète et commente l'information donnée par le bilan et le compte de résultat.
b. Personnes concernées
Toute personne physique ou morale ayant la qualité de commerçant. Les personnes morales de
droit privé, non commerçantes, ayant une activité économique et ayant une certaine taille.
c. Règles d’établissement
Les comptes annuels doivent être réguliers, sincères et présenter une image fidèle du
patrimoine et de la situation financière et du résultat de l'entreprise.
Ces comptes, établis à la clôture de l'exercice, doivent mettre en évidence tout fait pouvant
avoir une influence sur le jugement des tiers.
d. Délai d'établissement
Pour le fisc 3 mois à partir de la clôture de l'exercice ou avant le 30 avril suivant si
l'exercice se termine le 31 décembre.
e. Présentation des états financiers
1° Système minimal de trésorerie (SMT)
Le Système Minimal de Trésorerie (SMT) réservé aux micros et petites entreprises.
Les contribuables exerçant une activité commerciale, industrielle ou de prestation de
services ne relevant ni du régime du bénéfice réel, ni du régime simplifié d'imposition et
réalisant un chiffre d'affaires annuel n'excédant pas :
- 30.000.000 FCFA lorsqu'il s'agit des commerçants dont l'activité principale est de vendre
des marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ;
- 20.000.000 FCFA lorsqu'il s'agit des prestataires de service (y compris les bénéfices
non commerciaux).
Il est donc possible d'avoir à présenter le bilan et le compte de résultat selon le système
minimal de trésorerie et l'annexe abrégée.
2° Système allégé ou simplifié
Le Système Simplifié est destiné aux entreprises moyennes. Les états financiers sont constitués
du bilan et compte de résultat et complété des annexes.
Relèvent du régime simplifié d'imposition, les personnes physiques ou morales qui réalisent
un chiffre d'affaires annuel hors taxes compris entre 30 et 100 millions de FCFA. Sauf dispositions
contraires, les résultats imposables sont déterminés dans les mêmes conditions et sous les
procédures et sanctions applicables aux entreprises soumises au régime du réel.
Les contribuables relevant du régime simplifié d'imposition acquittent un acompte d'impôt
conformément aux dispositions de l'article 185 du présent Code.
Toute fois, les contribuables soumis à ce régime peuvent opter pour le régime du réel. L'option
est irrévocable et emporte également option pour le même régime à la TVA. A cet effet, ils doivent
notifier leur choix au service des Impôts compétents avant le premier Février de l'année
d'imposition.
Les contribuables soumis au régime simplifié d'imposition sont ténus de souscrire avant le 31 Mars de
chaque année, une déclaration comprenant :
- le chiffre d'affaires réalisé au cours de l'exercice clos au 31 décembre
précédent ;
- les achats et les stocks ;
- les frais généraux ;
- les immobilisations.
Les contribuables soumis à ce régime doivent fournir à l'Inspecteur des Impôts à l'appui de la
déclaration, le détail des charges énumérées au paragraphe précédent. Ils doivent présenter à
toute réquisition de l'Inspecteur ou d'un agent ayant au moins le grade de Contrôleur,
les livres comptables et les pièces justificatives relatives à leur déclaration.
Les contribuables doivent tenir une comptabilité simplifiée comportant obligatoirement :
- un livre des achats ;
- un livre d'inventaire ;
- un livre de recettes (ventes et prestations réalisées ;
- un livre des salaires et des charges sociales ;
- un relevé des frais généraux ;
- un relevé des immobilisations.
3° Système normal
Le Système Normal est réservé aux grandes entreprises. La présentation des états financiers
est composée du bilan, du compte de résultat et accompagnée des documents complémentaires et
annexes. L'annexe a pour but de commenter et de préciser les informations contenues dans le
bilan et le compte de résultat. Elle contient des informations obligatoires dont le nombre varie
selon la taille et la forme de l'entreprise et toutes les informations nécessaires à l'obtention de
l'image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l'entreprise. En fait
l'annexe doit fournir toutes les informations significatives qui sont nécessaires pour rendre les
états financiers clairs et compréhensibles. L’annexe doit être courte, claire et donner des
informations significatives. Elle comporte des "mentions obligatoires" (à ne fournir que si elles
sont significatives pour la société concernée) et d'autres informations dites « d'importance
significative ».
7. CREDIT BBAIL/LOCATION FINACIERE
- Facilitez vos ventes en proposant à vos clients un paiement par mensualités ou
trimestrialités grâce :'au crédit bail ou à la location financière.
- Facilitez vos achats en payant des loyers mensuels ou trimestriels grâce au crédit bail ou
à la location financière.
- Facilitez vos négociations commerciales en proposant un loyer et non plus un prix de
matériel grâce au crédit bail ou à la location financière.
- Proposer à vos clients un loyer adapté à leurs budgets grâce au crédit bail ou à la
location financière.
Comment fonctionnent le crédit-bail et la location financière ?
Le fournisseur vend le matériel à une société de crédit-bail/location financière qui reçoit les
loyers (mensuels ou trimestriels) du client utilisateur. A l'issue de la période de location (12, 24,
36,48 ou 60 mois) y a deux possibilités, la première, en crédit-bail, l'option d'achat permet
au client de devenir propriétaire du matériel, la seconde, en location financière, le contrat
Pour qui s’adressent le crédit-bail et la location financière ?
Pour toute entreprise sur les marchés suivants :
- équipements industriels, machines outils
- bureautique, informatique, téléphonie ;
- sites et solutions Internet ;
- équipements médicaux ;
- levage, manutention
- Imprimerie