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L'Argumentation

Le document traite des éléments essentiels de l'argumentation, notamment la thèse, les arguments et la progression argumentative. Il explique également les fonctions de l'argumentation, qui incluent délibérer, convaincre et persuader, ainsi que les différentes formes et genres de textes argumentatifs. Enfin, il souligne l'importance de la rhétorique dans le discours argumentatif pour influencer l'auditoire.

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Le document traite des éléments essentiels de l'argumentation, notamment la thèse, les arguments et la progression argumentative. Il explique également les fonctions de l'argumentation, qui incluent délibérer, convaincre et persuader, ainsi que les différentes formes et genres de textes argumentatifs. Enfin, il souligne l'importance de la rhétorique dans le discours argumentatif pour influencer l'auditoire.

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2nde / FRANÇAIS LNG 6

L’ARGUMENTATION

1. Les éléments de l’argumentation


 La thèse
Le discours argumentatif expose une prise de position (idée, opinion, jugement, théorie … = la thèse) soutenue par
un locuteur, qui souhaite en convaincre ou en persuader un interlocuteur, identifiable ou non. L’étude d’une
argumentation nécessite le repérage de la thèse, l’analyse des moyens mis en œuvre et la mise en évidence de la
progression argumentative.
Située au début ou à la fin de l’argumentation, la thèse est l’idée principale défendue par l’énonciateur. Il cherche à
en démontrer le bien-fondé par des arguments et des exemples, mais la thèse peut être exprimée de manière
explicite (argumentation directe) ou être exprimée implicitement par l’ensemble de l’argumentation (indirecte).
On distingue donc : thèse implicite/ thèse explicite ; thèse soutenue (ou : défendue) / thèse rejetée (ou : réfutée, ou :
adverse) ; argumentation directe / indirecte.

 Les arguments et les exemples


Les arguments sont les idées qui appuient la thèse, des affirmations destinées à convaincre. Ils sont abstraits. Les
types d’arguments sont divers : appel au bon sens, rappel de normes, introduction de distinctions ...
On distingue les arguments logiques (ou rationnels : ils font appel à la logique de l’interlocuteur), les arguments
d’expérience (le locuteur tire de son expérience un constat qu’il présente comme une vérité générale), les
arguments par analogie (le locuteur établit un rapprochement entre deux éléments pour faire admettre le second
par le destinataire, qui a déjà admis le premier), les arguments d’autorité (le locuteur fait référence à l’opinion
d’un personnage célèbre, à un proverbe, à une autorité anonyme … qui est identique à la sienne) et les arguments
ad hominem (le locuteur réfute une proposition en se fondant sur le discrédit d’une personne qui l’énonce ou la
soutient).
Les exemples illustrent les arguments ou parfois les remplacent. À l’inverse des arguments, qui ont une portée
générale, ils exposent toujours un cas particulier : les exemples sont concrets. Ils ont une fonction explicative. Les
types d’exemples sont nombreux : citations, témoignages, références, chiffres ...

 La progression argumentative
Une argumentation progresse par étapes. La défense d’une thèse s’appuie souvent sur un plan cumulatif, qui
expose les divers arguments, par ordre croissant d’intérêt ou d’importance. La réfutation d’une thèse s’appuie sur
un plan dialectique qui oppose chaque argument de l’énonciateur à celui de son adversaire. La progression est
soulignée par la division en paragraphes : chaque paragraphe est organisé autour d’un argument. Les connecteurs
logiques (adverbes, conjonctions) signalent les articulations de la progression.
Une contre-argumentation oppose terme à terme des objections aux arguments de l’adversaire.
On peut distinguer différents types de raisonnement : le raisonnement dialectique (il présente deux thèses en
opposition), le raisonnement par analogie (fondé sur des comparaisons), le raisonnement concessif (il admet
d’abord la thèse de l’adversaire, pour mieux la réfuter), le raisonnement par l’absurde (fondé sur l’exagération), le
raisonnement inductif (qui part de plusieurs cas particuliers pour généraliser) et le raisonnement déductif (qui part
d’une observation générale pour tirer des conclusions logiques)

2. Les fonctions de l’argumentation : délibérer, convaincre, persuader


 Délibérer
Argumenter consiste à soutenir ou à contester une opinion, mais aussi à agir sur le destinataire, en cherchant à le
convaincre ou à le persuader. Pour cela, le locuteur doit tenir compte des thèses différentes de la sienne, et
délibérer, seul ou avec son interlocuteur, pour discuter des thèses en présence.
Le discours argumentatif se présente donc comme une délibération, c’est à dire une discussion de différentes
opinions. C’est une étape de la réflexion qui permet de prendre en compte l’opinion d’autrui, et de comparer les
différents points de vue possibles sur un même thème, avant de constituer une opinion personnelle ou de prendre
une décision.
Depuis l’Antiquité, l’histoire de l’argumentation est liée à celle de la rhétorique, ou science du discours. Le
discours argumentatif utilise toutes les ressources de la rhétorique pour convaincre un auditoire, s’appuyant à la
fois sur la logique et l’émotion.
 Convaincre
Pour convaincre, le discours fait essentiellement appel à la raison : le locuteur cherche à exercer les facultés
d’analyse et de raisonnement de son interlocuteur, pour obtenir son adhésion par la logique du raisonnement. Le
discours qui cherche à convaincre s’organise à partir d’une stratégie argumentative (progression des arguments,
réfutation des arguments adverses, qualité des exemples, liens logiques appuyés …), fait appel aux procédés
rhétoriques de la construction du discours, de l’insistance, de l’opposition, et des registres, délibératif, didactique,
épidictique ou satirique.

 Persuader
Pour persuader, le discours fait surtout appel à l’émotion : le locuteur cherche à agir sur la sensibilité de son
interlocuteur, pour emporter son adhésion par son implication personnelle dans le discours. Le discours qui
cherche à persuader utilise volontiers des procédés oratoires (interpellation, interrogation, exclamation …), use des
registres humoristique, lyrique, pathétique ou polémique.

3. Formes et genres : les textes argumentatifs


NB : le discours argumentatif peut apparaître dans tous les genres littéraires (roman, théâtre, poésie …)

A l’origine, genre littéraire à part entière, le dialogue (ou : colloque, conversation,


Le dialogue entretien…) met en scène la transcription au style direct d’une conversation réelle ou
fictive (par ex., les Dialogues des morts), entre deux ou plusieurs interlocuteurs, qui
soutiennent des thèses différentes. Dans l’histoire littéraire, le dialogue s’est souvent
intégré à d’autres genres (le théâtre, le roman, par ex.)
L’éloge, Ces deux types d’argumentation appartiennent au genre épidictique (discours d’apparat,
le blâme. de cérémonie : cf. par ex. « l’éloge funèbre »). Ils consistent à présenter une personne ou
une idée de la manière la plus positive (ou la plus négative) possible.
Genre très ouvert, caractérisé par le point de vue personnel d’un auteur sur le thème de
L’essai. son choix (un auteur, une œuvre, un fait de société, des idées …). L’essai est un moyen
pour les écrivains, philosophes, journalistes ou historiens, de renouveler des conceptions
généralement admises, en présentant un point de vue original.
La fable est un court récit, en prose ou en vers, qui met en scène des personnages
La fable, symboliques, représentant une catégorie sociale, une caractéristique (cf. par ex. les
l’apologue. animaux : le lion représente le pouvoir, le renard la ruse, etc.), et qui comprend le plus
souvent une morale. L’apologue est un récit à finalité didactique, qui illustre une
moralité.
A l’origine, la fable est plutôt un récit en vers, de caractère concret, alors que l’apologue
est plutôt un récit en prose, de caractère abstrait, ou allégorique ; dans l’histoire littéraire,
les deux formes vont se confondre.
La correspondance permet de défendre une idée, de faire une demande ou de présenter
La lettre. des griefs. La lettre est présente dans de nombreux romans, car elle permet d’exprimer le
point de vue d’un personnage.
Ce terme désigne un écrit qui proclame des idées nouvelles, en rupture avec la tradition.
Le manifeste. Il expose les principes d’un engagement, d’un mouvement littéraire, dans le but de rallier
de nouvelles générations d’artistes ou de lecteurs.
La préface. Il s’agit d’un texte court, placé en tête d’un livre. L’écrivain utilise la préface pour
présenter son projet esthétique, défendre sa conception de la littérature.
Le réquisitoire, Ces deux types d’argumentation appartiennent au genre judiciaire. Le réquisitoire vise à
le plaidoyer. accuser quelqu’un (d’un délit, d’un crime, à l’origine) ; le plaidoyer (ou : apologie) est
l’exposition de la défense d’une personne accusée.
La satire, La satire désigne à l’origine un discours en vers moralisateur, qui critique quelqu’un ou
le pamphlet. quelque chose en s’en moquant. Le pamphlet est un écrit satirique qui attaque une
institution, une personnalité connue.
SOURCES : J. GARDES-TAMINE / M.-C. HUBERT, Dictionnaire de critique littéraire (Colin, 1993) ; H. SABBAH, Le
français méthodique (Hatier, 2008) ; J.-J. ROBRIEUX, Rhétorique et argumentation (Colin, 2010).

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