Très bien, voici une problématique développée sur trois pages environ, rédigée comme si
ce projet était le mien, avec un ton personnel, engagé et analytique :
Problématique du projet
En tant que chercheur engagé dans l’amélioration des conditions de vie dans mon
environnement immédiat, j’ai été interpellé par la situation préoccupante d’insalubrité qui
prévaut dans plusieurs communes de la ville de Kinshasa, particulièrement dans le district de
Tshangu. Masina, N’djili et Kimbanseke, bien qu’étant des zones densément peuplées et
stratégiques, présentent un visage urbain profondément dégradé, avec des montagnes
d’immondices, des caniveaux bouchés, des marchés insalubres et une mauvaise gestion des
déchets ménagers.
Face à cette réalité, une question me revient sans cesse : Pourquoi, malgré les nombreuses
campagnes de sensibilisation, les conditions d’insalubrité persistent, voire s’aggravent,
dans ces communes ? Cette question, en apparence simple, cache une complexité que je veux
explorer à travers ce projet, en me concentrant particulièrement sur un levier fondamental du
changement : la communication publique.
Un problème visible, mais apparemment ignoré
Chaque jour, les habitants de Masina, N’djili et Kimbanseke vivent dans un environnement où
les déchets font presque partie du décor. Les marchés se tiennent au milieu des ordures, les
rues sont parfois inaccessibles à cause des déchets plastiques, et les canaux d’évacuation
d’eaux usées sont transformés en dépotoirs. Pourtant, les autorités locales ne restent pas
totalement inactives. Elles organisent des campagnes de salubrité, installent des panneaux de
sensibilisation, interviennent dans les médias… mais ces efforts semblent n’avoir qu’un
impact limité.
Pourquoi ? C’est là que se pose le véritable problème de l’efficacité de la communication
publique. Ce n’est pas seulement la présence ou l’absence de message qui pose problème,
mais plutôt la manière dont ces messages sont conçus, diffusés, perçus et intégrés dans la
culture quotidienne des citoyens.
Une communication souvent unidirectionnelle et peu engageante
Ce que j’ai pu observer, c’est que la communication publique menée dans ces communes est
souvent descendante. Elle vient des autorités, passe par quelques supports formels (affiches,
communiqués radio, journées de salubrité), mais n’intègre que très rarement les populations
comme acteurs de la démarche. Or, pour qu’un message soit efficace, il doit non seulement
informer, mais aussi engager, faire participer et mobiliser. Dans les réalités de Tshangu,
cette dimension participative est encore faible.
De plus, les messages diffusés manquent parfois de clarté, de régularité ou de proximité avec
les réalités locales. On parle de salubrité dans un langage technocratique, souvent éloigné du
vécu des citoyens. Et lorsque les actions sont menées, elles ne sont ni suivies, ni évaluées. La
communication devient alors un acte ponctuel, sans véritable stratégie de transformation
sociale.
Des obstacles multiples et enracinés
À travers mes observations et premiers échanges de terrain, plusieurs freins à la bonne
communication sont apparus :
Le manque de coordination institutionnelle : entre les
bourgmestres, les services d’hygiène, les comités de quartier,
chacun agit souvent de son côté, sans stratégie commune.
La faiblesse des moyens logistiques et financiers : impossible
de mener une campagne efficace sans budget suffisant, sans
supports adaptés, sans suivi.
La méfiance de la population envers les autorités : dans
certaines zones, les habitants ne croient plus aux promesses
officielles, ce qui rend la communication inefficace dès le départ.
Le manque de relais communautaires formés : les chefs de rue,
leaders religieux ou responsables d’associations ne sont pas toujours
impliqués dans la diffusion des messages, alors qu’ils pourraient en
être des porteurs puissants.
L’absence d’évaluation des campagnes précédentes : on ne
mesure pas ce qui marche ou non, on ne corrige pas, on répète.
Un besoin urgent de repenser la communication publique
Je suis convaincu que si nous voulons transformer durablement la situation environnementale
dans nos communes, il nous faut repenser profondément la manière dont la
communication est conçue et mise en œuvre. Il ne s’agit plus simplement de dire aux gens
de "ne pas jeter les déchets", mais de créer une culture de la propreté, d’intégrer la salubrité
dans l’identité urbaine, dans les habitudes, dans la fierté collective.
Cela passe par une communication plus inclusive, plus participative, plus contextualisée,
qui parle aux réalités de Masina, de N’djili et de Kimbanseke. Une communication qui fait
appel aux jeunes, aux écoles, aux marchés, aux églises, aux radios communautaires. Une
communication qui valorise les bonnes pratiques locales, qui récompense, qui motive, et qui
écoute.
Formulation centrale de la problématique
Ainsi, la question centrale qui guide mon projet est la suivante :
Comment la communication publique menée dans les communes de Masina, N’djili et
Kimbanseke peut-elle être rendue plus efficace, plus participative et plus adaptée pour
lutter durablement contre l’insalubrité ?
Autour de cette interrogation principale, d’autres questions secondaires guideront mon
analyse :
Quelles stratégies de communication sont actuellement mises en
œuvre ?
Quels sont leurs impacts réels sur les comportements citoyens ?
Quels sont les blocages institutionnels, socioculturels et techniques ?
Comment construire une communication qui mobilise réellement les
habitants ?
Ce projet n’est pas simplement académique pour moi. Il est un engagement citoyen, une
contribution à un mieux-être collectif, un appel à une gouvernance plus humaine et plus
efficace. Si la salubrité est l’affaire de tous, alors la communication publique doit devenir
une affaire partagée, incarnée, vivante et inclusive.
Souhaites-tu maintenant que je rédige la méthodologie, le cadre théorique, ou une autre
partie du mémoire ?