Correction Ex Amen 2012
Correction Ex Amen 2012
Exercice 1
1) Première solution
! ! !
−1 0 0 1 1 0
Par des calculs élémentaires on vérifie que J 2 = , J3 = , J4 = . On a donc
0 −1 −1 0 0 1
J 5 = J, J 6 = J 2 , etc., et, généralement, J 4l+k = J k pour l ∈ N et k = 1, 2, 3, 4. Par la formule (6.3.1) (cours 6)
de l’exponentielle matricielle, on a
t2 2 t3 3 t4 4 t5 5
etJ = I + tJ + J + J + J + J + ···
2! 3! 4! 5!
On reconnaît les séries de Taylor des sinus et cosinus de rayon de convergence infini, pour tout t ∈ R il vient :
!
tJ cos t − sin t
e = . (1)
sin t cos t
Deuxième solution du 1)
X = etJ X0 (3)
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En prenant comme solutions réelles indépendantes les parties réelle et complexe de l’exponentielle complexe
e−it (voir aussi le paragraphe 3.3.2 du cours 3 où l’on a choisi les parties réelle et complexe de l’exponentielle
complexe eit ), le système (4) a pour solution
! ! ! !
x C1 cos t − C2 sin t cos t − sin t C1
= = , (5)
y C1 sin t + C2 cos t sin t cos t C2
où les constantes C1 et C2 sont définies par la condition initiale X0 . En comparant (5) et (3) on retrouve l’ex-
pression (1) de etJ .
2) On vérifie trivialement que !
0 0
2
A = , (6)
0 0
de même B 2 est une 2 × 2 nulle. Les puissances successives des matrices A et B sont donc nulles. Dès lors on a
eA = I +A+A2 /2!+· · · = I +A et eB = I +B+B 2 /2!+· · · = I +B, donc eA eB = (I +A)(I
! +B) = I +A+B+AB !
1 0 0 0
et eB eA = (I + B)(I + A) = I + B + A + BA. Or, on observe que AB = et BA = , les
0 0 0 1
matrices A et B ne permutent pas et, d’après les expressions précédentes, eA eB 6= eB eA . Plus précisément on
vérifie que !
1 1
eA eB = I + , (7)
1 0
et !
B A 0 1
e e =I+ . (8)
1 1
Finalement calculons eA+B . On a
(A + B)2 (A + B)3 (A + B)4
eA+B = I + (A + B) + + + + ··· ,
2! 3! 4!
avec !
0 1
A+B = . (9)
1 0
Comme AB 6= BA, !
il est plus judicieux de calculer directement les puissances de la matrice (A + B). On a
1 0
(A + B)2 = = I, d’où (A + B)3 = (A + B), (A + B)4 = I, etc. Au total, il vient :
0 1
! ! ! !
A+B 1 0 0 1 1 1 0 1 0 1
e = + + + +
0 1 1 0 2! 0 1 3! 1 0
!
1 1 0
+ + ···
4! 0 1
et !
1 + 1/2! + 1/4! + 1/6! · · · 1 + 1/3! + 1/5! + · · ·
eA+B = .
1 + 1/3! + 1/5! + · · · 1 + 1/2! + 1/4! + 1/6! · · ·
Avec les développements rappelés dans l’ènoncé, il vient :
!
A+B 0 1
e = cosh(1)I + sinh(1) . (10)
1 0
Par (7), (8) et (10) on a donc eA+B 6= eA eB 6= eB eA alors que AB 6= BA, ce qui conclut.
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Exercice 2
On remarque√que la racine positive de l’équation x2 − x − 1 = 0, c’est une équation banale du second degré,
est a = (1 + 5)/2 = 1.61803....
Exercice 3
Rb Pn R xi+1 Rb Pn
Or on a a f (x)dx = i=1 xi f (x)dx. D’après (11) il vient a f (x)dx ≈ h
i=1 2 (f (xi ) + f (xi+1 )), soit :
b n
h
Z X
f (x)dx ≈ (f (a) + f (b)) + h f (xi ). (12)
a 2 i=2
On remarque qu’il suffit que la méthode soit exacte sur [xi , xi+1 ] pour qu’elle soit exacte sur [a, b].
Vérifions qu’elle est exacte pour f (x) = x. Dès lors, d’après ce qu’on vient de voir, elle sera exacte pour f ∈ P 1 ,
où P 1 est l’espace des polynômes de degré un. D’après la remarque faite il suffit de vérifier l’exactitude de la
x2 −x2
formule sur l’intervalle [xi , xi+1 ]. Le premier membre de (11) est évidemment i+12 i = xi+12−xi (xi+1 + xi ) =
2 (xi+1 + xi ). Le dernier terme est exactement l’expression du second membre de (11) si f (x) = x. Ce qui
h
conclut.
La méthode ne peut pas être exacte pour f ∈ P 2 , espace des polynômes de degré deux. Soit f (x) = x2 , la
formule serait exacte si on pouvait calculer exactement l’aire d’un arc de parabole sur un intervalle [xi , xi+1 ]
par un trapèze. Ce qui est évidemment impossible.
2) Évidemment on a
b
h
Z
e(h) = f (x)dx − (f (a) + f (b)). (13)
a 2
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Introduisons la fonction
(x − t) si x ≥ t
(x − t)+ = . (15)
0 si x < t
Rb
Rx Rb
et considérons le terme intégral dans (14). On a a
+ x . Or si t ∈ [x, b] par définition (x − t)+ = 0 et si
=
R ax Rx Rb
t ∈ [a, x] par définition (x − t)+ = x − t. On peut écrire a (x − t)f ′′ (t)dt = a (x − t)+ f ′′ (t)dt + x (x − t)+ f ′′ (t)dt
Rx b
puisque la dernière intégrale est nulle. Nous avons donc a (x − t)f ′′ (t)dt = a (x − t)+ f ′′ (t)dt, et on a d’après
R
(14) :
Z b
f (x) = f (a) + f ′ (a)(x − a) + (x − t)+ f ′′ (t)dt. (16)
a
Rb
Comme par définition Lx (f ) = a f (x)dx − h2 (f (a) + f (b)) avec h = b − a, Lx (f ) représente l’erreur e(h) de la
méthode des trapèzes appliquée à la fonction f définie sur l’intervalle [a, b] en la variable x.
On a vu à la question 1) que la méthode est exactepour les constantes et les polynômes de degré un. On a donc
Rb
Lx (f (a)) = 0 et L§ (x − a) = 0. Il reste e(h) = Lx a (x − t)+ f (t)dt . On a par définition de Lx :
′′
Z b b Z b Z b Z b
b − a
Z
′′ (x − t)+ f ′′ (t)dt dx− (x − t)+ f ′′ (t)dt|x=a +
Lx (x − t)+ f (t)dt =
(x − t)+ f ′′ (t)dt|x=b .
a a a 2 a a
(17)
On peut intervertir les deux signes d’intégration dans l’intégrale double car, premièrement, f ′′ est continue
- en effet f ∈ C 2 [a, b] par hypothèse ; de plus, la fonction (x − t)+ est (au moins !) continue en ces deux va-
riables. Comme on travaille sur le compact [a, b] × [a, b], l’intégrable double existe (une fonction continue sur
un compact est bornée) et on peut donc (par le théorème de Fubini) intervertir les deux signes d’intégration. Il
vient :
Z b Z b Z b Z b
(x − t)+ f ′′ (t)dt dx = f ′′ (t) (x − t)+ dx dt.
a a a a
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avec
b
b−a
Z
K(t) = (x − t)+ dx − (x − t)+ |x=a + (x − t)+ |x=b .
a 2
(x − t)2+ x=b b − a
K(t) = |x=a − (b − t),
2 2
soit
(b − t)2 b−a (b − t)(a − t)
K(t) = − (b − t) = . (18)
2 2 2
4) On sait que la dérivée seconde f ′′ est au moins continue. De plus, il est évident, d’après (18), que la fonction
K est positive pour tout t ∈ [a, b], c’est là un point essentiel pour appliquer le théorème de la moyenne. Dès
lors, par celui-ci, il existe un point c ∈ [a, b] tel que
Z b Z b
e(h) = f ′′ (t)K(t)dt = f ′′ (c) K(t)dt.
a a
Le calcul de l’intégrale de K est élémentaire, il suffit de développer ce polynôme et d’intégrer terme à terme.
Rb
On trouve a K(t)dt = 12 1
h et donc
1 3
(a − b)3 = − 12
1 3 ′′
e(h) = − h f (c). (19)
12
5a) On a
Z b n Z
X xi+1
f (x)dx = f (x)dx, (20)
a i=1 xi
soit
b n
hi
Z X
f (x)dx = f (xi ) + f (xi+1 ,
a i=1
2
ou encore ! !
b
h1 h1 + h2 hn−1 + hn hn
Z
f (x)dx = f (a) + f (x2 ) + · · · + f (xn ) + f (b).
a 2 2 2 2
5b) Avec les notations de cette question, d’après la formule (19), l’erreur sur le sous-intervalle [xi , xi+1 ] est
h3 Pn
ei (hi ) = − 12i f ′′ (ci ) avec ci ∈ [xi , xi+1 ]. On a E = i=1 ei (hi ), comme |f ′′ (ci )| ≤ maxx∈I |f ′′ (x)| il vient :
n n
X X h3 i
|E| ≤ |ei (hi )| ≤ max |f ′′ (x)|.
i=1 i=1
12 x∈I
Pn h3i 2 Pn Pn
De plus comme h3i ≤ h2 hi , il vient i=1 12 maxx∈I |f ′′ (x)| ≤ maxx∈I |f ′′ (x)| h12 i=1 hi avec i=1 hi = b − a.
Ce qui démontre la formule de l’énoncé.
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Comme la dérivée seconde d’un polynôme de degré un est nulle, la méthode itérée des trapèzes, avec une
partition arbitraire, est exacte si f ∈ P 1 . Par contre la méthode est inexacte pour tout polynôme de degré
supérieur ou égal à deux. Cette méthode est donc d’ordre un (ne pas confondre avec l’ordre de l’erreur e(h),
qui est d’ordre 3 en h si la partition est régulière).
Remarque 1 Observons que la partition non régulière de l’intervalle I d’intégration est intéressante si nous connaissons
la fonction f à intégrer en des points non nécessairement équidistants. Cela évite de faire au préalable, dans le cadre d’une
méthode des trapèzes à pas h constant, des interpolations sources d’erreurs supplémentaires.
Exercice 4
L’espace des polynômes de degré inférieur ou égal à deux est stable pour l’opération f → tf ′ − f . Cherchons
donc une solution particulière de la forme xp (t) = αt2 + βt + γ. En remplaçant dans l’équation, il vient t(2αt +
β) = αt2 +βt+γ+t2 soit, en identifiant les coefficients des termes de même degré : α = 1, γ = 0 et β quelconque.
On peut donc prendre β = 0 et xp (t) = t2 est donc une solution particulière. Calculons les solutions xh de
l’équation homogène. On a tẋ = x, soit xẋ = 1t ; il vient log x = log t + log C ou encore xh (t) = Ct où C est une
constante.
La solution générale est donc x(t) = xp (t) + xh (t) = t2 + Ct. La constante C est déterminée par la condition
initiale.
Exercice 5
Notons qu’il est facile de partir du modèle logistique général ẋ = x(a − bx), où a et b sont des constantes
positives, pour arriver à l’équation ẋ = x(1 − x) par un changement de variable du type y = kx, k > 0, et un
paramétrage approprié du temps.
Soit donc l’équation de l’énoncé
ẋ(t) = (1 − x(t))x(t) − c, (21)
où c est une constante strictement positive.
√
1) Les points d’équilibre sont les racines de f (x) = −x2 + x − c. Ces racines sont x1,2 = (1 ± 1 − 4c)/2 si
(1 − 4c) ≥ 0. Leur existence et leur stabilité dépendent de c.
• Si c < 1/4 on a deux racines positives 0 < x1 < x2 et f (x) = −(x − x1 )(x − x2 ). Dès lors on a ẋ > 0 si
x1 < x < x2 et ẋ < 0 si x < x1 ou x > x2 .
Donc si l’effectif est plus petit que x1 il décroît vers zéro.
Si x1 < x < x2 , l’effectif croît vers x2 .
Si x > x2 , l’effectif décroît vers x2 .
Le point x1 est instable et le point x2 est stable. La prise en compte de la capture par le nombre√ c, lorsque
c < 1/4, a deux effets : la population à l’équilibre stable est plus faible avec capture (x2 = (1+ 1 − 4c)/2 < 1)
que celui sans capture (x2 = 1), de plus, en-dessous de l’effectif x1 , la population disparaît.
• Si c = 1/4, on a une solution double x1 = 1/2. La dérivée ẋ(t) est toujours strictement négative sauf pour
x = x1 où elle est nulle. Si l’effectif est plus petit que x1 il décroît vers 0, s’il est plus grand que x1 il
tend vers x1 . La solution x1 est semi-stable. Le point x1 peut en théorie se maintenir à l’effectif x1 , mais
toute perturbation par valeur inférieure fait disparaître l’équilibre. Remarquons que la courbe de la fonction
f : x → −x2 + x − 1/4 est concave, c’est une parabole de sommet (x = 1/2, ẋ = 0) dans le plan de phase.
Une capture à taux c = 1/4 correspond au maximum du taux de croissance logistique ẋ, elle est donc trop
forte pour que la population se maintienne à un état d’équilibre.
• Si c > 1/4, il n’y a pas de point d’équilibre. La dérivée est partout négative. La capture est trop forte et la
population disparaît.
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2) Calculons la solution dans les différents cas de l’énoncé. Commençons par le cas c = 1/4, qui est très facile.
• Cas c = 1/4.
On a une solution double, notée x1 avec x1 = 1/2, et on peut écrire : ẋ(t) = −(x(t) − x1 )2 , d’où
x t
dx
Z Z
− = dt, (22)
(x − x1 )2
soit
1
− = C + t, (23)
(x − x1 )
avec C = 1/(x0 − x1 ). Il vient la solution
x0 − x1
x = x1 + . (24)
1 + (x0 − x1 )t
ce qui s’ écrit
dx
= dt,
(x2 − x)(x − x1 )
ou encore
x t
dx
Z Z
= dt = Q + t, (26)
(x2 − x)(x − x1 )
où Q est une constante à déterminer par la condition initiale. Pour calculer la primitive du premier membre,
décomposons la fraction rationnelle en éléments simples. On vérifie que
!
1 1 1 1
= + (27)
(x2 − x)(x − x1 ) x2 − x1 x2 − x x − x1
Petite digression : Posons τ = (x2 − x1 )t, c’est-à-dire changeons d’échelle de temps. On définit z(τ ) = x(t),
alors
dz dx dt ẋ(t)
= = .
dτ dt dτ (x2 − x1 )
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(x2 − x(t))(x(t) − x1 )
ẋ(t) = . (30)
x2 − x1
dx
(x2 − x1 ) = dt,
(x2 − x)(x − x1 )
et d’après (27)
x x
dx dx
Z Z
+ = K + t. (32)
x2 − x x − x1
Fin de la petite digression.
Il est plus naturel de travailler avec (32). En fait l’équation (32) est évidemment équivalente à (28) où il suffit
de poser K = (x2 − x1 )Q et τ = (x2 − x1 )t, en renommant τ par t puisque le temps est une variable muette.
R x dx R x dx
En prenant les primitives en x du premier membre de (32), il vient x2 −x = − log |x2 − x| et x−x1 =
log |x − x1 | d’où la solution :
|x(t) − x1 |
= Cet . (33)
|x2 − x(t)|
où C = |x0 − x1 |/|x2 − x0 |.
Il semble qu’il faille distinguer trois cas selon la position de la solution x(t) par rapport aux points d’équilibre
x1 et x2 . En fait il n’en est rien, même si tout semble dépendre de la position de x0 par rapport à x1 et x2 . En
effet supposons que x1 < x(t) < x2 pour tout t. Alors x2 − x(t) > 0 et x(t) − x1 > 0, d’après (33) on a
x(t) − x1
= Cet . (34)
x2 − x(t)
Par hypothèse on a x1 < x0 < x2 , d’où C = (x0 − x1 /(x2 − x0 ). Dès lors (34) s’écrit (x(t) − x1 )/(x2 − x(t)) =
(x0 − x1 )/(x2 − x0 )et , d’où l’on tire :
x2 xx20 −x
−x1 t
e + x1
0 (x0 − x1 )x2 + (x2 − x0 )x1 e−t
x(t) = x0 −x1 t = . (35)
1 + x2 −x0 e (x0 − x1 ) + (x2 − x0 )e−t
Inversement, il est très facile de voir, d’après (35), que si x1 < x0 < x2 alors x1 < x(t) < x2 pour tout temps t.
D’autre part, on vérifie bien que x(0) = x0 .
De plus, on vérifie, toujours grâce à (35), que si x0 < x1 < x2 alors x(t) < x1 < x2 pour tout temps t, et
que si x1 < x2 < x0 alors x1 < x2 < x(t) pour tout temps t. Inversement si x(t) < x1 < x2 pour tout
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t, on ne fait le raisonnement que dans ce cas-là, d’après (33), on est amené à résoudre l’équation algébrique
(x1 − x(t))/(x2 − x(t)) = Cet avec, par hypothèse, C = (x1 − x0 )/(x2 − x0 ). C’est-à-dire que l’on a à résoudre
x(t) − x1 x0 − x1 t
= e,
x2 − x0 x2 − x0
qui est l’équation (34) précédente qui fournit la solution (35).
En résumé, quelle que soit la condition initiale x0 , la solution est toujours donnée par (35) lorsque c < 1/4. La
position de x0 détermine la plage de variation de la solution x(t).
3) Soit c < 1/4, remarquons que le dénominateur de (35) s’annule éventuellement pour un temps tc tel que
(x1 − x0 ) = (x2 − x0 )e−tc , soit !
x2 − x0
tc = log .
x1 − x0
Ce temps tc n’existe pas si x0 > x1 . Le cas x0 < x1 est vu en détails à la question 4). On en concluera que
l’équilibre x1 est instable.
Alors, on voit immédiatement, d’après (35), que si x0 > x1 la trajectoire tend vers x2 lorsque t → +∞, que x0
soit supérieur ou inférieur à x2 (en restant supérieur à x1 ). L’équilibre x2 est stable.
• Soit x0 < x1 , le dénominateur est nul pour une valeur critique du temps tc = 1/(x1 − x0 ). Comme (x0 − x1 ) <
0, x(t) → −∞ lorsque t → tc = 1/(x1 − x0 ) par valeurs supérieures. La solution tend vers zéro en un temps
fini. Au total l’unique équilibre x1 est semi-stable si c = 1/4.
Soit c > 1/4 On ne peut rien dire explicitement car on ne dispose pas de la solution.
4) Soit c < 1/4. Si x0 < x1 la limite semble la même - c’est-à-dire x2 - que lorsque x0 > x1 , mais la solution a
un comportement différent. Le dénominateur de (35) s’annule pour un temps tc tel que
!
x2 − x0
tc = log .
x1 − x0
Pour t = tc le numérateur N de (35) est égal à N = (x0 − x1 )x2 + (x1 − x0 )x1 = (x0 − x1 )(x2 − x1 ) qui est négatif
si x0 < x1 . Donc, si on part de x0 tel que 0 < x0 < x1 , comme la solution continue tend vers −∞ lorsque t → tc ,
par le théorème des valeurs intermédiaires (paragraphe 1.3 du cours 1) la solution s’annule - disparaît - en un
temps fini. Au total, en reprenant la question 3), l’équilibre x1 est instable.
On retrouve que lorsque x0 < x1 alors x → 0, maintenant on peut préciser qu’elle le fait en un temps fini.
N.B. : On remarque l’intérêt de l’analyse qualitative qui évite des calculs, lorsqu’ils sont possibles, souvent un
peu techniques.
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