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Le document présente des exercices corrigés sur la topologie en algèbre linéaire et les espaces de matrices, abordant des sujets tels que la majoration de valeurs propres, les matrices inversibles et orthogonales, ainsi que les polynômes caractéristiques. Chaque exercice démontre des propriétés mathématiques à l'aide de théorèmes et de preuves, notamment sur les endomorphismes et les matrices diagonalisables. Les résultats incluent des discussions sur la continuité des applications et la compacité des ensembles considérés.

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Exercices - Topologie en algèbre linéaire et dans les

espaces de matrices : corrigé


Exercice 1 - Majoration de valeur propre - Math Spé - ?
Soit x un vecteur propre. On a :

|λ|kxk = kf (λx)k ≤ kf kkxk,

ce qui prouve le résultat puisque |xk =


6 0.
Exercice 2 - Ensemble des matrices inversibles - Math Spé - ??
L’application déterminant est continue sur Mn (R) (c’est un polynôme en les coefficients de
la matrice). En outre,
GLn (R) = det −1 (R∗ ) .
Ainsi, cet ensemble est ouvert comme image réciproque d’un ouvert. Prouvons qu’il est dense.
Une matrice M n’admet qu’un nombre fini de valeurs propres. Il existe donc ρ > 0 tel que
0 < |λ| < ρ entraîne que M − λI est inversible. En outre, si λ → 0, M − λI → M , et donc M
est limite d’une suite de matrices inversibles.
Exercice 3 - Ensemble des matrices orthogonales - Math Spé - ??
Il suffit de prouver que cet ensemble est fermé et borné, puisque Mn (R) est un espace
vectoriel de dimension finie n2 . Mais cet espace est fermé, car c’est l’image réciproque d’un
fermé, à savoir In , par l’application continue M 7→ t M M . Il est compact : munissant Rn de la
norme euclidienne canonique, on a :

< M x, M x >=< t M M x, x >= kxk2 ,

et donc kM k = 1.
Exercice 4 - Polynômes caractéristiques - L2/Math Spé - ??

1. On a BA = A−1 ABA et donc la propriété est vraie avec P = A. Les matrices AB et BA


sont donc semblables. Elles ont le même polynôme caractéristique.
2. Puisque t n’est pas valeur propre de A, la matrice A − tIn est inversible. Ceci est donc
une application directe de la question précédente.
3. Les fonctions t 7→ A−tIn , (C, D) 7→ CD (produit matriciel) et M 7→ det M sont continues.
Les fonctions f et g sont donc continues comme composées de fonctions continues. Si A
est inversible, alors AB et BA ont même polynôme caractéristique, ce qui se traduit
par f (0) = g(0). Sinon, puisque A n’a qu’un nombre fini de valeurs propres, il existe
r > 0 tel que, pour tout t ∈]0, r[, t n’est pas valeur propre de A. D’après la question
précédente, (A − tIn )B et B(A − tIn ) ont le même polynôme caractéristique. Ceci signifie
que f (t) = g(t). On fait ensuite tendre vers t vers 0 et on utilise la continuité de f et g.
4. L’identité f (0) = g(0) signifie exactement que les deux polynômes caractéristiques sont
égaux.

Exercice 5 - Endomorphismes 1-lipschitziens - L3/Math Spé - ???

1. Soit x ∈ ker(u − IdE )2 , i.e. u2 (x) = 2u(x) − x. On prouve par récurrence sur n ≥ 1 que

un (x) = nu(x) − (n − 1)x.

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Exercices - Topologie en algèbre linéaire et dans les
espaces de matrices : corrigé

La formule est en effet vérifiée pour n = 1, et si elle est vraie au rang n, alors

un+1 (x) = nu2 (x) − (n − 1)u(x) = n(2u(x) − x) − (n − 1)u(x) = (n + 1)u(x) − nx.

Écrivons ceci sous la forme


un (x) = n(u(x) − x) − x.
Puisque la suite (un (x)) est bornée (par kxk), ceci n’est possible que si u(x) = x. Donc
x ∈ ker(u−IdE ) ce qui prouve que ker(u−IdE )2 ⊂ ker(u−IdE ). Comme l’autre inclusion
est toujours vérifiée, on a égalité.
2. D’après le théorème du rang, il suffit de démontrer que ker(u − IdE ) ∩ Im(u − IdE ) =
{0}. En effet, si ceci est vérifié, on aura automatiquement que la somme directe ker(u −
IdE ) ⊕ Im(u − IdE ) est de dimension dim(E), et donc est égale à E. Prenons donc x ∈
ker(u − IdE ) ∩ Im(u − IdE ). On peut alors écrire x = u(y) − y, et u(x) = x. Il vient
u2 (y) = u(x) + u(y) = x + u(y) = 2u(y) − y et donc y ∈ ker(u − IdE )2 . D’après la question
précédente, y est élément de ker(u − IdE ) est donc x = 0.
3. Prenons x ∈ E et décomposons le en x = x1 + x2 dans la somme directe E = ker(u −
IdE ) ⊕ Im(u − IdE ). On a u(x1 ) = x1 tandis que, si x2 = u(y) − y, on a

uk (x2 ) = uk+1 (y) − uk (y).

Il vient
1 n
un (x) = x1 + (u (y) − y) → x1
n
lorsque n tend vers +∞ puisque, comme auparavant, la suite (un (y)) est bornée. Donc,
pour chaque x, la suite (un (x)) converge vers P (x) où P est la projection sur ker(u − IdE )
parallèlement à Im(u − IdE ). Mais on veut plus. On veut prouver que kun − P k → 0.
Introduisons v l’endomorphisme de Im(u − IdE ) = F induit par u. v − IdF est inversible
(son noyau est restreint à {0}) et y = (v − IdF )−1 (x2 ). Notons aussi Q la projection sur
Im(u − IdE ) parallèlement à ker(u − IdE ), de sorte que x2 = Q(x). Le calcul précédent
donne alors
1
un (x) = P (x) + (un (v(Q(x))) − Q(x)).
n
On en déduit :
1
kun (x) − P (x)k ≤ (kvkkQk + kQk) kxk
n
i.e.
1
kun − P k ≤ (kvkkQk + kQk) .
n
Ceci prouve bien que kun − P k tend vers 0.

Exercice 6 - Matrices diagonalisables - Math Spé - ???


Soit A une matrice de Mn (C). Puisque A est trigonalisable, A s’écrit :
 
λ1 ...

 0 λ2 . . . 
 −1
A=P
 0 0 λ3 ∗ ... P .

.. .. .. ..
 
. . . . ∗

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Exercices - Topologie en algèbre linéaire et dans les
espaces de matrices : corrigé

On pose, pour tout k :


1
 
λ1 + k ...
2

 0 λ2 + k ... 
 −1
Ak = P  0 0 λ3 + 3
∗ ... P .

k

.. .. .. ..
 
. . . . ∗
Dès que k est assez grand, les nombres λi + ki sont tous distincts (si λi = λj , c’est clair, et si
λi 6= λj , c’est pas non plus très compliqué !). Donc les matrices Ak sont diagonalisables. Et elles
tendent évidemment vers A.
Exercice 7 - Intérieur de l’ensemble des matrices diagonalisables - L3/Math Spé/Agrégation
- ???
On va prouver que l’intérieur de l’ensemble des matrices diagonalisables D de Mn (C) est
l’ensemble des matrices diagonalisables dont toutes les valeurs propres sont disjointes. Pour
cela, on va démontrer deux choses :
1. Soit M une matrice diagonalisable ayant deux valeurs propres égales. Alors M n’est pas
dans l’intérieur de D. Autrement dit, on peut trouver une suite de matrice (Mp ) qui
converge vers M et qui ne sont pas diagonalisables. Soit P une matrice inversible telle que
M = P DP −1 où D est diagonale,
 
λ 0 ... 0
.
0..
 
 0 λ 
D= .
 
.. .. 
 0

0 . . 

0 ... 0 λn
Alors, posons  
λ 1/p . . . 0
 .. 
 0 λ 0 . 
D=
 
.. .. 
 0

0 . .


0 ... 0 λn
(on peut toujours s’arranger pour que ce soient les deux premières valeurs propres qui
sont égales). Alors la suite (Mp ) définie par Mp = P Dp P −1 converge vers M et chaque
Mp n’est pas diagonalisable. Sinon, Dp serait diagonalisable, ce qui n’est pas le cas.
2. Soit M une matrice diagonalisable dont toutes les valeurs propres sont distinctes. Son
polynôme caractéristique χM est scindé à racines simples. Par continuité de A 7→ χA et
des racines d’un polynôme en fonction de ses coefficients, il existe un voisinage V de M
tel que, pour tout A ∈ V , le polynôme χA est scindé à racines simples. Autrement dit, A
est diagonalisable. Un voisinage de M est contenu dans D, donc M est dans l’intérieur de
D.
Exercice 8 - - Oral Mines-Ponts - ????
On munit L(E) de la norme usuelle associée à celle de E :
kuk = sup kuk.
kxk≤1

L(E) est ainsi un espace vectoriel normé de dimension finie. Montrons que H est compact :

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Exercices - Topologie en algèbre linéaire et dans les
espaces de matrices : corrigé


– H est borné : en effet, fixons u ∈ H et soit x ∈ E avec kxk = 1. Puisque 0 ∈K , il existe
ε > 0 tel que B(0, ε) ∈ K. Ceci entraine εx ∈ K. Maintenant, puisque u est continue et
que K est compact, il existe M > 0 tel que ku(y)k ≤ M si y ∈ K. On en déduit

ku(εx)k M
ku(x)k ≤ ≤ kxk.
ε ε
Ainsi, on a prouvé que kuk ≤ M ε .
– H est fermé : soit (un ) une suite de H qui converge vers u. En particulier, pour tout x
dans K, la suite (un (x)) converge vers u(x). Maintenant, puisque K est compact, donc
fermé, u(x) ∈ K, et u ∈ H.
H étant fermé et borné dans un espace vectoriel normé de dimension finie, il est compact.
Maintenant, l’application déterminant est continue, et l’image de H par cette application est
donc bornée dans R. Soit u ∈ H. Puisque u(H) ⊂ H =⇒ un (H) ⊂ un−1 (H) ⊂ . . . H, un est
dans H. Mais la suite det(un ) = det(u)n est bornée. Ceci n’est possible que si | det u| ≤ 1.
Si vous trouvez une erreur, une faute de frappe, etc... dans ces exercices, merci de la signaler à
[email protected] Venez poursuivre le dialogue sur notre forum :

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