MASTER
MASTER
Filière : Électrotechnique
Spécialité : Énergie et Environnement
Présenté par :
Thème
Tout d’abord je tiens à remercier Dieu, le tout puissant et miséricordieux, qui m’a donné la
force, l’intelligence et la patience d’accomplir ce modeste travail.
Mrs ABDI Sidi Md El Amine pour l’honneur qu’il m’a fait de bien vouloir présider ce jury.
Mrs CHIMIDI Abdelkrim et Mme BOUSMAHA Imene qui ont accepté d’examiner mon
travail.
Aucune dédicace ne saurait exprimer mon respect, mon amour éternel et ma considération
pour les sacrifices que vous avez consentis pour mon instruction et mon bien-être,
Je vous remercie pour tout le soutien et l’amour que vous me portez depuis mon enfance et
j’espère que votre bénédiction m’accompagnera toujours,
Merci à vous deux encore mille fois. Que Dieu le plus puissant vous garde et vous procure la
santé, le bonheur et la longue vie.
À ma chère sœur
À tous ceux ou celles qui me sont chers et que j’ai omis involontairement de citer,
Amine
Résumé
Une stratégie de gestion intelligente des flux énergétiques circulant dans les systèmes hy-
brides est nécessaire pour gérer économiquement la production tout en maintenant l’équilibre
entre l’offre et la demande. Trouver les consignes de puissance des divers générateurs opti-
males peut conduire à une utilisation modérée et judicieuse des puissances disponibles dans
le micro-réseau. Ce mémoire vise à appliquer l’optimisation des essaims de particules (PSO)
et l’algorithme génétique (AG) pour minimiser le coût d’exploitation de l’énergie consommée
par la charge. Deux scénarios ont été élaborés pour trouver les consignes de fonctionnement
optimales. Le premier scénario traite le problème d’optimisation sans injection du surplus éner-
gétique issue des sources renouvelables (PV et éolienne) dans le réseau principal. Alors que le
deuxième scénario injecte de l’énergie dans le réseau durant des heures précis là où la charge est
énergétiquement satisfaite et un surplus d’énergie provenant des sources renouvelables est pré-
sent. Les résultats ont montré que les coûts d’exploitation pendant la journée étaient nettement
réduits grâce à l’utilisation des points de consignes optimales des générateurs distribués, et cette
réduction a été encore plus importante lors de l’injection et la vente du surplus énergétique au
réseau. Pour conclure, les principaux avantages de la méthodologie proposée dans ce mémoire
sont l’amélioration de l’efficacité énergétique locale du micro-réseau, la réduction des coûts de
consommation d’énergie et la réduction notable des gaz à effet de serre dans l’air.
Mots clés :
Energies Renouvelables, Micro-réseau, Gestion d’énergie, Optimisation, Algorithme Génétique,
Optimisation Par Essaim Particulier, Système d’Enérgie Hybride, Injection
Abstract
An intelligent management strategy for the energy flows circulating in hybrid systems is
necessary to economically manage production while maintaining the balance between supply
and demand. Finding the optimum power setpoints for the various generators can lead to a
moderate and judicious use of the powers available in the micro-grid. This thesis aims to ap-
ply Particle Swarm Optimization (PSO) and Genetic Algorithm (GA) to minimize the cost of
operating the energy consumed by the load. Two scenarios have been developed to find the
optimal operating instructions. The first scenario addresses the optimization problem without
injecting excess energy from renewable sources (PV and wind) into the main grid. While the
second scenario injects energy into the grid during specific hours where the load is energeti-
cally satisfied and excess energy from renewable sources is available. The results showed that
daytime operating costs were significantly reduced through the use of the optimal set points of
the distributed generators, and this reduction was even greater when injecting and selling the
surplus energy to the network. To conclude, the main advantages of the methodology proposed
in this thesis are the improvement of the local energy efficiency of the micro-grid, the reduction
of the energy consumption costs and the notable reduction of greenhouse gases in the air.
Keywords :
Renewable Energies, Micro-grid, Energy Management, Optimization, Genetic Algorithm, Par-
ticle Swarm Optimization, Hybrid Energy System, Injection
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Table des matières
Table des matières
Introduction générale 17
Annexes 83
A Les algorithmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
Table des figures
Table des figures
III.10 Les émissions totales quotidiennes dues à l’utilisation des sources fossiles du
micro-réseau. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
III.11 Résultats de simulation sur Matlab. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
III.12 Les consignes de puissance optimales obtenues au second scénario . . . . . . . 70
III.13 Les prix unitaires des puissances issues de la planification optimale et le prix
optimal de facturation du second scénario. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
III.14 La puissance fournie par le réseau, la puissance injectée et la puissance payée
durant une journée. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
III.15 Les émissions totales quotidiennes dues à l’utilisation des sources fossiles du
micro-réseau avec injection. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
III.16 Comparaison des tarifs horaires quotidiennes avec et sans injection. . . . . . . 73
III.17 Comparaison des émissions de GES avec et sans injection à cotées de la puis-
sance injectée dans le réseau. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
Liste des tableaux
Liste des tableaux
CA Courant Alternatif
CC Courant Continu
ER Énergie Renouvelable
MR Micro-Réseau
PV Photovoltaı̈que
SH Système Hybride
Nomenclature
∆t Pas de simulation
γ Coefficient de température
−→
Bxi Vecteur des prix horaires des puissances
−−→
EFxi Vecteur des taux d’émissions
−−→
Gbest Vecteur de la meilleure position des particules
−−−→
Pbesti Vecteur de la meilleure position d’une particule
−→
Pxi Vecteur des puissances issues des différent générateurs
→
−
vi Vecteur vitesse de la particule
−
→
Xi Vecteur position de la particule
G Irradiation globale
Pc Puissance de la charge
S Surface
T0 La température standard
17
Ta Température ambiante
Ces dernières années, l’intérêt des sources d’énergies renouvelables (SER) pour la produc-
tion d’électricité gagne progressivement plus d’importance dans le monde entier en raison de
l’épuisement des combustibles fossiles, l’augmentation de la demande en énergie et des préoccu-
pations environnementales croissantes. Par conséquent, il existe à présent une grande tendance
à utiliser les SER pour consolider la production d’électricité, en particulier pour les zones isolées
ou éloignées. L’utilisation de différentes sources d’énergie renouvelables avec des unités de sto-
ckage et de secours pour former un système d’énergie renouvelable hybride, peut engendrer une
source d’énergie plus économique et plus fiable [1]. Les micro-réseaux font partie des systèmes
énergétiques hybrides, ils sont introduits comme un nouveau concept dans l’exploitation et la
planification des systèmes électriques modernes. Ils dépendent principalement des ressources
renouvelables et des infrastructures du réseau intelligent. Ils sont capables d’échanger de l’éner-
gie avec le réseau principal ou avec d’autres micro-réseaux. De plus, l’utilisation de ressources
de production décentralisées, en particulier les ressources renouvelables telles que l’énergie éo-
lienne et solaire, réduit fortement les émissions de gaz à effet de serre et les pertes dues au
transport de l’énergie électrique [2]. En revanche ; la réponse non linéaire des composants du
micro-réseau et la nature aléatoire des SER et du profil de charge, imposent une gestion de ces
sources d’énergies qui s’adaptera et incorporera ces unités, afin de manipuler la puissance et de
la distribuée à la charge aussi efficacement et économiquement possible [3].
L’un des problèmes les plus importants dans les études récentes est d’optimiser les compo-
sants du micro-réseau pour répondre aux exigences de la charge avec le coût minimum possible
et une fiabilité maximale. Compte tenu de la complexité de l’optimisation du micro-réseau, il
était impératif de découvrir des méthodes d’optimisation efficaces prêtes à obtenir des résultats
d’optimisation précis. L’algorithme d’optimisation des essaims de particules (PSO) et l’algo-
rithme génétique (AG) sont recommandés comme les méthodes les plus précieuses et les plus
prometteuses pour optimiser la gestion d’énergie dans un micro-réseau en raison de l’utilisation
de l’optimum global pour localiser la meilleure solution [4]. Bien que le PSO ait été utilisé
20 Introduction générale
dans plusieurs études de gestions et donne des résultats prometteurs. La plupart de ces études
se concentrent sur un seul problème tel que le dimensionnement, le contrôle des émissions, la
fiabilité ou le coût uniquement.
I.1 Introduction
Les sources d’énergie renouvelables font l’objet d’un gain d’intérêt ces dernières années
qui bénéficient de plusieurs avantages : elles sont gratuites, écologiques et disponibles. Dans le
même cadre, on a la diminution des ressources énergétiques fossiles ; l’augmentation considérable
des besoins en énergie, les difficultés d’approvisionnement, le poids du secteur énergétique dans
l’industrie incitent de choisir des nouveaux modèles adéquats de production et de consommation
d’énergie. L’exploitation des énergies renouvelables permet de fournir de l’électricité aux sites
isolés et d’éviter la création de nouvelles lignes [5]. Ce sont les raisons pour lesquelles la plupart
des états font des énergies renouvelables une priorité de leur politique énergétique. Dans ce
premier chapitre on va donner un aperçu général sur la problématique mondial d’énergie ainsi
que sa position actuelle envers les énergies renouvelables. Nous évoquerons aussi les systèmes
d’énergies hybrides, plus précisément les micro-réseaux en concrétisant les principales notions
liées à la technologie actuellement utilisée dans ces derniers. Et nous concluons avec un aperçu
sur la stratégie de gestion des micro-réseaux et leurs importances dans la gestion des différents
éléments de ce dernier.
Afin de couvrir la demande croissante d’énergie, plusieurs solutions ont été proposées par la
communauté mondiale [7]. La première consiste à rechercher de nouvelles sources de combus-
tibles à extraire du sol, néanmoins, cette solution soulève de nombreuses questions écologiques
et est en contradiction avec la recommandation de la transition énergétique, la seconde solution
encourage l’investissement dans le nucléaire mais avant cela il faut se souvenir de la catastrophe
23 Chapitre I. Généralités sur les systèmes hybrides
de FUKUSHIMA qui a causée des effets écologiques à long terme à travers les déchets radioac-
tifs. Enfin, la dernière solution s‘appuie sur l’orientation vers l’économie d’énergie et l’adoption
d’énergies propres, cette solution est conforme aux recommandations d’efficacité énergétique et
les énergies durables.
L’utilisation de sources d’énergies renouvelables telles que l’énergie solaire, éolienne et la
géothermique est la meilleure solution pour la réduction des gaz responsables du réchauffe-
ment climatique. Bien que les énergies renouvelables ne représentent actuellement qu’une faible
proportion du bilan énergétique mondial, un engouement pour ces technologies peut être ob-
servé ces dernières années. Les figures I.1 et I.2 représentent respectivement ; la capacité solaire
photovoltaı̈que et éolienne globale et leurs ajouts annuels dans le monde.
Figure I.1 – Capacité solaire photovoltaı̈que globale et ajouts annuels (2007-2017) [8].
Figure I.2 – Capacité d’énergie éolienne globale et ajouts annuels (2007-2017) [8].
24 Chapitre I. Généralités sur les systèmes hybrides
Globalement, des figures I.1 et I.2 on remarque une augmentation considérable dans la
capacité additionnée des systèmes solaires PV et éoliennes en 2017 comparés en 2007. Sur la
base du protocole de Kyoto [9], l’Union européenne impose une stratégie pour les états membres
avec des objectifs devants être atteints d’ici 2020, nommée la stratégie 20/20/20. Elle consiste à
une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre, 20% de réduction de la consommation
d’énergie en employant les bases de l’efficacité énergétique et une intégration de 20% des sources
d’énergie renouvelables pour la satisfaction des besoins énergétique.
Les systèmes hybrides peuvent avoir deux régimes de fonctionnement. Le premier régime,
consiste à faire fonctionner le système hybride en parallèle avec le réseau électrique, appelés
aussi connectés au réseau. Ce régime contribue à satisfaire la charge du système électrique tout
en ayant des échanges énergétiques avec le réseau principal (Injection ou/et exportation). Les
systèmes hybrides du deuxième régime de fonctionnent en mode isolé ou autonome. Ils contri-
buent à satisfaire les besoins énergétiques des consommateurs situés dans des zones éloignés et
privé du réseau électrique, et donc pas d’interaction avec ce dernier [10].
Table I.1 – Classification des systèmes hybrides selon la gamme des puissances [10].
La stratégie de gestion des charges appuie sur le principe d’utilisation des charges pour faire
varier la demande d’énergie. De cette manière, les charges sont connectées et déconnectées par
ordre de priorité [13]. La figure I.6 montre un exemple de priorité d’une charge donnée. Cette
stratégie peut aussi être à court et à long terme.
29 Chapitre I. Généralités sur les systèmes hybrides
Dans cette architecture les composants de production d’énergie électrique sont connectés au
bus continu à travers des convertisseurs de puissances, les générateurs de production d’énergie
à courant alternatif comme la micro-turbine ou l’éolienne sont d’abord connecté à un redres-
seur permettant la conversion alternatif/continu (figure I.7). Les batteries de stockages et les
panneaux photovoltaı̈ques sont reliés directement au bus CC, la protection des batteries contre
les surcharges ou les décharges profondes se fait à travers un régulateur de charge. Les charges
alternatives peuvent être alimentées à travers un onduleur, cependant les batteries et l’ondu-
leur sont dimensionnés en fonction des valeurs de pics de charge, notamment dans les heures
de pointes. Cette installation implique un faible rendement due à la quantité d’énergie perdue
dans les convertisseurs, elle présente néanmoins d’autres avantages et inconvénients mentionnés
ci-dessous :
— Les avantages :
1. Facilitée du dimensionnement des micros-turbines et des générateurs diesels.
2. Facilitée de la commande de l’installation due à la simplicité du schéma électrique.
3. L’onduleur permet une alimentation de la charge avec une tension réglable en ampli-
tude et en fréquence.
— Les inconvénients :
1. La puissance fournie par les sources alternatives est convertie deux fois avant d’arriver
aux consommateurs ce qui implique un rendement relativement faible.
2. Une coupure totale de l’installation en cas d’anomalie sur l’onduleur.
3. L’onduleur ne peut pas fonctionner en parallèle avec les sources alternative, d’où il
devra être surdimensionné de manier à assurer la charge maximale possible.
Dans cette configuration, les sources alternatives sont interconnectées sur le bus CA tandis
que les batteries et l’installation photovoltaı̈que sont reliées au bus CC (figure I.9). Les deux
bus sont connectés entres eux à l’aide d’un convertisseur bidirectionnel qui assure un fonction-
nement redresseur lorsque le bus CA fourni de l’énergie à la charge et participe à la recharge des
batteries, ou un fonctionnement onduleur lorsque les panneaux photovoltaı̈ques et les batteries
fournissent de l’énergie à la charge de manière totale ou partielle. Cette configuration permet
d’assurer une alimentation simultanée par les deux bus.
— Les avantages :
1. Le dimensionnement de chaque composant ne doit pas se faire en tenant compte
d’assurer la charge totale car les consommateurs peuvent être alimentés par les deux
sources simultanément.
2. L’énergie des générateurs à CA n’est pas convertie dans la plus part des cas, ce
qui assure un meilleur rendement due au fait que les sources fonctionnent avec une
puissance proche de leurs puissance nominale.
32 Chapitre I. Généralités sur les systèmes hybrides
— Les inconvénients :
1. Pour assurer un fonctionnement correct du système on doit avoir un control automa-
tique.
2. La synchronisation entre les sources continues et alternatives exige une tension sinu-
soı̈dale de la part de l’onduleur.
3. Difficulté de contrôler le bus continue.
4. Vieillissement rapide de la batterie.
micro-réseau varie en fonction des contraintes de l’application. Néanmoins, quatre éléments sont
souvent utilisés [15] :
Les potentialités d’un micro-réseau sont évaluées suivant trois critères principaux [15] :
— L’autonomie ;
— La qualité de l’énergie transitée ;
— La stabilité.
La stratégie de gestion d’énergie dans un micro-réseau dans notre cas se résume en une
utilisation judicieuse et efficace de l’énergie afin minimiser les coûts et d’améliorer la position
concurrentielle par rapport aux systèmes classiques. La gestion des unités nécessite un modèle
économique précis pour décrire le coût d’exploitation en tenant compte de la puissance de sortie
produite. Un tel modèle est naturellement discret et non linéaire, par conséquent, des outils
d’optimisation et une modélisation des différents éléments sont nécessaires pour réduire les coûts
34 Chapitre I. Généralités sur les systèmes hybrides
I.6 Conclusion
Ce chapitre nous a permis de façon globale de mettre en évidence la problématique mondiale
d’énergie et le besoin crucial d’aborder de nouvelles alternatives à la production électrique
face à l’augmentation rapide de la demande en énergie. Ainsi, nous avons donné un aperçu
général sur la position mondiale envers les énergies renouvelables qui paraı̂t prometteuse grâce
à leurs interactions mutuelles qui donnent naissance à des systèmes plus fiables et compétents.
De ce fait, nous avons évoqué les systèmes d’énergies hybrides, plus précisément les micro-
réseaux en concrétisant les principales notions liées à la technologie actuellement utilisée dans
ces derniers. Par conséquent, la suite de ce mémoire sera consacrée à l’étude de la gestion
énergétique d’un micro-réseau. De ce fait, le chapitre 2 présentera l’architecture du système
étudié, la modélisation mathématique de ces différents éléments ainsi que la reformulation
mathématique de la problématique en évoquant la stratégie de gestion adoptée.
Chapitre II
Modélisation et formulation de la
problématique
37 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
II.1 Introduction
L’objectif de ces travaux de mémoire est de proposer des solutions de gestion des ressources
énergétiques dans un micro-réseau. Dans la première partie de ce chapitre, nous présenterons
l’architecture du micro-réseau étudié ainsi que la modélisation mathématique des différents
éléments associés à ce dernier. Cette partie est essentielle et nous permet par la suite de maitriser
les avantages réunis des générateurs et par conséquent, pouvoir optimiser leurs fonctionnements
selon les critères imposés. Afin de tester en simulation la stratégie de gestion adoptée, il est
nécessaire de se disposer d’une fonction objective qui reflète la problématique de ce travail. Ainsi,
dans la deuxième partie, une reformulation mathématique de cette dernière sera développée,
évoquant les principales contraintes et les outils d’optimisations utilisés dans ce mémoire.
Le vent étant de nature stochastique, une éolienne n’a aucun contrôle sur la puissance qu’elle
produit. Par conséquent, la production d’électricité par les éoliennes dépend uniquement de la
disponibilité de la vitesse du vent et celle-ci varie en fonction de la hauteur. La vitesse du vent
mesurée à la hauteur de l’anémomètre doit être convertie en hauteur du moyeu par l’équation
suivante [19] :
x
vz h
= (II.1)
vi hi
Avec :
• vz et vi : Les vitesses du vent au moyeu et à la hauteur de référence Z et Zi .
• x : Exposant de la loi de puissance depand de la rugosité du sol et égal à 1/7 pour un
terrain ouvert.
La puissance produite par les éoliennes est en fonction de la vitesse du vent [20], on établit
la relation entre la vitesse du vent et la puissance de sortie comme suit :
Peo (t) = 0 v(t) < vd
v 3 −vd3
vd ≤ v(t) ≤ vn
P (t)
eo = Peon 3 −v 3
vn d (II.2)
Peo (t) = Peon vn ≤ v(t) ≤ vm
vm ≤ v(t)
P (t)
eo = 0
Avec :
• Peon : La puissance électrique nominale de l’éolienne (W ).
• v(t) : La valeur de la vitesse du vent (m/s).
• vn : la vitesse nominale de l’éolienne (m/s).
• vm : la vitesse de coupure de l’éolienne (m/s).
• vd : la vitesse de démarrage de l’éolienne (m/s).
La courbe de puissance d’un générateur éolien est illustrée dans la figure II.2, dans laquelle
la production d’électricité commence à la vitesse vD et s’arrête à vM . La puissance de sortie
augmente de manière non linéaire entre vD et vN et reste au niveau de la production nominale
jusqu’à ce que la vitesse du vent atteigne vM . Pour des raisons de sécurité, l’éolienne ne produit
plus d’électricité après la vitesse de coupure de l’éolienne.
40 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
La puissance de sortie totale pour un certain nombre d’éoliennes peut être exprimée comme
suit :
N OCT − 20
Ppv (t) = ηr 1 − γ Ta + G − T0 S.G (II.4)
800
Avec :
• ηr : Le rendement instantané du module photovoltaı̈que.
• S : La surface du module photovoltaı̈que (m2 ).
• G : L’irradiation globale sur un plan incliné (W/m2 ).
• γ : Coefficient de température (°C) déterminé expérimentalement, il est défini comme
étant la variation du rendement du module pour une variation de 1°C de la température
de la cellule. Il varie entre 0.004 et 0.006 (°C).
41 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
Pour un certain nombre de générateurs solaires, la puissance de sortie totale peut être
exprimée comme suit :
Pconv
η% = × 100 (II.8)
Pn
sont sélectionnées dans cette étude en raison de leur faible prix et de leur capacité à stocker
l’énergie électrique pendant une longue période.
Le système de stockage utilisé dans les micro-réseaux est constitué d’une multitude de
batteries identiques, connectées en série pour augmenter le niveau de tension et en parallèle
pour augmenter le niveau de courant. L’énergie stockée dans le parc de batteries est utilisée
comme variable d’état par le système de gestion. Dans la modélisation de la batterie, plusieurs
facteurs sont nécessaires pour décrire son comportement tels que la capacité et le taux de
charge/décharge. Afin d’augmenter la durée de vie du système de stockage, nous évitons les
décharges profondes. Les batteries sont donc délimitées par leur capacité minimale Emin et
maximale Emax avec [26] :
(
E(t) = E(t − 1) − ∆t.Pc (t).ηc Chargement
∆t.Pd (t)
(II.9)
E(t) = E(t − 1) − ηd
Déchargement
Avec :
• Pc (t) et Pd (t) : Sont respectivement les puissances de charge et de décharge de la batterie
à l’instant (t) en (W )
• ηc et ηd : Sont respectivement les rendements de charge et de décharge.
• E(t) : L’énergie stockée dans la batterie à l’instant (t) en (W ).
• ∆t : L’intervalle de temps (h).
Le but du systéme de gestion d’energie proposé est de trouver les points de consigne opti-
maux des générateurs distribués, du système de stockage et également de la quantité d’énergie
échangée avec le réseau électrique en tenant compte des contraintes économiques et environne-
mentales.
44 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
Ng Ns
X X
C(t) = Ui (t)PGi (t)BGi (t) + Uj (t)PSj (t)BSj (t) + Pr (t)Br (t) (II.10)
i=1 j=1
Avec :
• Ng et Ns : Sont respectivement le nombre total des différents générateurs et des batteries
constituant le système de stockage.
• BGi (t), BSj (t) et Br (t) : Sont respectivement les prix unitaires horaires de la puissance
des différents générateurs, du système de stockage et du réseau principal (e/kWh).
• PGi (t) et PSj (t) : Sont respectivement les puissances horaires issues des différents géné-
rateurs et du système de stockage (kW).
• Pr (t) : La puissance échangée importée ou exportée avec le réseau principal (kW).
• Ui (t) et Uj (t) : Sont respectivement le mode de fonctionnement des différents générateurs
et du système de stockage (ON ou OFF).
24
!
X
min(C t ) = min C(t) (II.11)
t=1
Ng Ns
X X
EM (t) = Ui (t)PDGi (t)EFDGi (t) + Uj (t)PSDj (t)EFSDj (t) + Pg (t)EFg (t) (II.12)
i=1 j=1
Avec :
• EFGi (t), EFSj (t) et EFr (t) : Sont les facteurs d’émissions qui décrivent la quantité de
polluants émis en (kg/kW h) pour chaque générateur, dispositif de stockage et réseau
public à l’heure (t).
24
X
EM = EM (t) (II.13)
t=1
min max
PGi ≤ PGi (t) ≤ PGi (II.15)
min max
PSj ≤ PSj (t) ≤ PSj (II.16)
Prmin ≤ Pr (t) ≤ Prmax (II.17)
min max
Où : PG,S,r (t) and PG,S,r (t) sont respectivement les puissances minimales et maximales des
générateurs distribués, dispositif de stockage et du réseau principal.
être séparées en deux groupes : Les méthodes gradient et les méthodes géométrique ou heuris-
tique. Parmi les méthodes gradient on trouve la technique de la plus grande pente, les méthodes
de Newton (BFGS ou DFP) et aussi la méthode de Lavenberg-Marquardt[28] . Le principe de ces
méthodes réside dans le calcul des dérivées partielles de la fonction objective afin d’atteindre
l’optimum assez rapidement. A côté, on trouve les méthodes géométriques ou heuristiques,
parmi ces dernières on repère particulièrement les algorithmes gloutons [29]. Ce type de mé-
thodes exploitent les valeurs de la fonction objective afin d’explorer l’espace des solutions à
travers des essais successifs cherchant les directions avantageux pour arriver à l’optimum.
Les méthodes de résolution déterministes ne sont pas adéquates à toutes les problématiques
car certains problèmes sont assez complexes. Parmi ces problématiques, on cite la présence de
discontinuités, la non-dérivabilité, l’absentéisme de convexité ou encore la difficulté analytique
pour déterminer la fonction objective. On peut aussi ajouter le problème de temps de résolution
qui est considérer trop long chez les méthodes déterministes. Il est donc nécessaire de faire appel
aux méthodes stochastiques [30].
Un algorithme génétique (AG) est une métaheuristique qui manœuvre une population de
solutions potentielles à la fois. Son mode de fonctionnement est basé sur les principes biolo-
giques de la sélection naturelle qui orchestrent la survie des échantillons les mieux adaptés à
leurs environnement [35]. L’AG débute d’un ensemble de solutions initialisé aléatoirement dans
l’espace. Les individus ici sont représentés par leurs variables de conception, ils sont considérés
comme étant des chromosomes. Les chromosomes de la population initiale sont utilisés pour
produire une nouvelle population, en passant par les différents opérateurs génétiques, principa-
lement : le croisement, la mutation et la sélection. Ceci est motivé par l’espoir que la nouvelle
population soit meilleure que la précédente.
Pour résumer, le croisement agi sur les deux chromosomes parents pour en produire deux
autres chromosomes enfants, en souhaitant que les deux nouveaux chromosomes soient meilleurs
48 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
que les précédents, ceci se réalise si les bons gènes de ces derniers sont ceux qui sont combinés.
La figure II.3 résume la procédure du croisement, dans ce cas c’est un croisement unitaire.
En outre, la mutation est un opérateur génétique qui permet d’offrir de nouvelles caractéris-
tiques génétiques au chromosome de façon direct en mutant un ou plusieurs de ses gènes (voir
figure II.4 Elle est généralement utilisée après le croisement.
Cet algorithme démarre avec une population générée de manière aléatoire, chaque vecteur
d’individu (chromosome) représente une solution au problème. La reproduction se fait après
chaque itération, cette dernière engendre une population enfant dont les meilleurs individus
sont sélectionnés pour prendre le relais des parents. Ensuite, deux sont choisis de façon aléa-
toire à l’aide de la fonction roulette, à qui on appliquera les opérateurs croisement et mutation
afin de crée une diversification dans la population.
Les AG sont basées sur le concept de ‘’ l’élitisme ‘’, qui consiste à préserver un aperçu des
gènes des meilleurs individus pour se précautionner contre toute décadence que pourrait être
produite du croisement ou de la mutation, La figure II.5 ci-dessous représente l’organigramme
d’évolution de l’algorithme génétique (Annexe A.2).
49 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
ses performances (en position et en vitesse) et des meilleures performances réalisées par les
particules adjacentes (informateur), chaque particule a un groupe d’informateurs, appelé son
voisinage.
Les particules communiquent entre elles dans tout l’espace de recherche afin de construire
une solution au problème posé et en tirant parti de leur expérience collective. Au début, les
particules ne connaissent pas l’emplacement de l’optimum, elles doivent donc survoler tout
l’espace de recherche, le mécanisme de recherche est basé sur deux principes [25] :
Sur la base de ces deux principes, la solution du problème d’optimisation peut être obtenue
en utilisant l’intelligence de l’essaim
Chaque particule est un candidat pour résoudre le problème lié à l’optimisation que nous vou-
lons résoudre. L’ensemble des particules constitue l’essaim et l’espace de recherche est l’espace
de toutes les solutions possibles du problème d’optimisation, sachant que nous recherchons la
meilleure solution parmi les solutions possibles de cet espace. Comme indiqué ci-dessus, chaque
particule est définie par une position et une vitesse qui dépend principalement de la taille de l’es-
pace de recherche, c’est-à-dire, si l’espace de recherche a une dimension n, chacun des vecteurs de
position et de vitesse aura la même dimension n. Ainsi, dans l’espace de recherche, la particule
i de l’essaim est modélisée par son vecteur de position ayant la même dimension que l’essaim
n : Xi (t) = (x1 (t), x2 (t), ........, xn (t)) et son vecteur de vitesse : Vi (t) = (v1 (t), v2 (t), ........, vn (t)).
Cette particule i n’est pas seule, elle est membre de l’essaim, les particules s’interconnectent
et apprennent les unes des autres par le principe de communication et d’apprentissage en res-
pectant les contraintes d’optimisation. A l’ajout de la position et de la vitesse, chacune des
particules possède une mémoire de sa meilleure position ou expérience, elle est dite meilleure
personnelle, nous avons aussi la meilleure expérience de tout l’essaim, elle appartient à toutes
les particules qui sont dans l’essaim, elle est dite meilleure globale (meilleure expérience de
toutes les particules de l’essaim).
51 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
→
−
xi (t + 1) = →
−
xi (t) + →−
vi (t + 1)
−−−→ −−→ −−−→ (II.20)
→
−
vi (t + 1) = C0 .→
−
vi (t) + C1 .r1 . Pbesti (t) − →
−
xi (t) + C2 r2 Gbest (t) − Pbesti (t)
Ou : C0 est une constante positive de la pondération de la vitesse, C1 est une constante posi-
tive de la pondération dite d’accélération de la composante cognitive et C2 c’est une constante
d’accélération de la composante sociale. r1 et r2 sont des valeurs aléatoires entre (0 1) pour
apporter un caractère stochastique l’algorithme.
Les deux valeurs Pbesti et Gbest , sont mises à jour à chaque itération jusqu’à ce que le
minimum global soit atteint. La meilleure position personnelle, Pbesti (t), associée à la particule
i est la meilleure position que la particule a visitée depuis le début de l’évolution. Compte tenu
de la fonction de minimisation f (x), la meilleure position personnelle à l’instant (t + 1) est
calculée comme suit :
52 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
( −−−→ −−−→ −
→ −
→
Pbesti (t + 1) = Pbesti (t) Si f (Xi (t + 1)) ≥ f (Xi (t))
−−−→ −−−→ −
→ −
→ (II.21)
Pbesti (t + 1) = Pbesti (t + 1) Si f (Xi (t + 1)) < f (Xi (t))
II.7 Conclusion
Dans ce chapitre nous avons élaboré et modélisé les différentes sources constituant notre
micro-réseau. Cette modélisation sera la clef fondamentale dans la suite de notre étude. Aussi,
la formulation du problème en modèle mathématique nous permettra de pouvoir manipuler
ses paramètres en agissant sur les variables décisives qui auront rôle dans l’amélioration de la
productivité du micro-réseau tout en tenant compte des contraintes économiques et en évaluant
le coté écologique. En effet, ce travail est une image théorique et un prérequis essentiel vers
l’application de ce dernier sur le terrain d’étude qui sera dédié dans le chapitre qui suit. La
plateforme de programmation Matlab est choisie pour la simulation de ce problème, les résultats
de cette dernière serons présentés et discutés suivant divers scénarios.
Chapitre III
Résultats et discussions
55 Chapitre III. Résultats et discussions
III.1 Introduction
On s’intéresse dans ce chapitre par l’application des algorithmes évolutionnaires, afin d’op-
timiser la gestion d’énergie du micro-réseau. On présentera l’étude et l’analyse des données sur
la plateforme de programmation Matlab. L’application des algorithmes d’optimisations sera
l’atout vers l’obtention des solutions optimales. Ces dernières seront ensuite le sujet d’une
étude économique et écologique comparative qui concerne l’impact de l’injection d’énergie verte
dans le réseau. A cet effet ; la finalité de notre travail est d’identifier le bénéfice réalisé ainsi que
la fiabilité du projet et la nécessité d’avoir un système de gestion pour une installation d’un
micro-réseau.
Table III.2 – Les limites de puissances des générateurs distribués, le système de stockage et
le réseau principal [26].
Table III.4 – Les prix unitaires horaires des générateurs distribués, le système de stockage et
réseau principal [26].
Les figures ci-dessous (III.1, III.2, III.3) représente le tracé des puissances photovoltaı̈ques,
éoliennes et le profil de consommation journalier.
59 Chapitre III. Résultats et discussions
• Dans le cas où (E(t) = E max ) : Le système de stockage sera considéré comme une
source principale avec les quatre autres sources (PV, éolienne, micro-turbine et réseau),
sa fourniture d’énergie sera opérationnelle selon la quantité d’énergie demandée et de son
prix unitaire à l’heure de demande. il faut noter que le débit de déchargement est limité
par une quantité maximale qui ne doit pas être dépassée selon les contraintes présentées
auparavant.
• Dans le cas où (E(t) = E min ) : Le système de stockage nécessitera une certaine quan-
tité d’énergie pour se recharger provenant des sources les moins chères du micro-réseau
à une heure donnée. Dans cette situation, le système de stockage sera considéré comme
une charge par le micro-réseau. Si tous les prix unitaires de la puissance des différents
générateurs sont assez élevés, et la charge est satisfaite, le rechargement du système de
stockage n’aura pas lieu en cette heure, et attendra l’heure où le prix des puissances est
assez bas.
• Dans le cas où (E min < E(t) < E max ) : Selon le tarif du système de stockage, deux
cas peuvent se produire :
— Dans le cas où le prix de la puissance du système de stockage est le plus cher et que
l’énergie demandée par les consommateurs du micro-réseau peut être largement satis-
faite par les autres sources, le système de stockage continuera son chargement et son
61 Chapitre III. Résultats et discussions
— En outre, si le prix de l’énergie délivrée par le système de stockage est moins cher par
rapport aux autres sources, ce dernier participera dans l’alimentation de la charge et
fourni une énergie maximale égale à la limite de sa puissance de déchargement.
La figure III.4 représente l’organigramme de la stratégie de gestion adoptée dans cette étude.
Les deux programmes d’optimisation développés convergent vers les mêmes résultats car le
critère d’arrêt est pris le même pour les deux techniques. Le tableau III.5 représente la répar-
tition optimale des puissances des sources du micro-réseau sans injection, issues de l’execution
de nos programmes sur Matlab.
63 Chapitre III. Résultats et discussions
La figure III.5 représente les résultats obtenus de la simulation des deux algorithmes d’opti-
misation sur Matlab. On remarque bien que les résultats obtenus sont identiques, cela confirme
la fiabilité et l’efficacité des deux programmes. Néanmoins, on constate que la vitesse de conver-
gence du PSO est presque 100 fois plus rapide que l’AG.
Les résultats obtenus dans le tableau III.5 sont les consignes optimales de la puissance des
différentes sources énergétiques du micro-réseau, on remarque bien que la somme de ces valeurs
dans une heure donnée (t) égale à la valeur de puissance de la charge pour la même heure (t). On
constate aussi que la source la moins chère dans une heure donnée possède le point de consigne
le plus important sans dépasser ces limites de puissance. S’additionne à elle la deuxième source
la moins chère et ainsi de suite jusqu’à ce que la contrainte d’équilibre de puissance soit vérifiée.
Ainsi, le coût de fonctionnement est réduit au minimum et les émissions sont évaluées. On re-
marque que le chargement du système de stockage est assuré pendant la partie de la journée où
la consommation est faible et caractérisée par des coûts énergétiques unitaires réduits. Sinon, la
batterie fournit de l’énergie pour compenser le déficit pendant la journée. Dans ce cas d’étude,
l’énergie provenant du réseau est fournie de manière unidirectionnelle, c’est-à-dire que l’énergie
est vendue à partir du réseau et livrée au micro-réseau uniquement et que le fonctionnement
inverse n’est pas autorisé. Pour des raisons de maintenance et de sécurité, la micro-turbine est
présente toute la journée soit par sa puissance minimale de 6KW, soit par sa puissance délivrée
pour compenser le déficit d’énergie qui devrait être fournie aux consommateurs du micro-réseau.
La figure III.6 représente le tracé des puissances issues de la gestion optimale des différentes
sources du micro-réseau ainsi que le profil de consommation. On observe que la somme des
différentes puissances est égale à la valeur de la puissance de la charge pour chaque heure, ce
qui approuve la fiabilité du système de gestion adopté.
65 Chapitre III. Résultats et discussions
La figure III.7 représente les prix unitaires horaires des flux énergétiques optimales des
diverses sources et le prix optimal obtenus par les algorithmes d’optimisation en fonction des
heures de fonctionnement durant la journée.
Figure III.7 – Les prix unitaires des puissances issues de la gestion optimale et le prix
optimal de facturation.
66 Chapitre III. Résultats et discussions
Il est remarquable que la source photovoltaı̈que soit pleinement exploitée pendant la journée
en raison de son prix bas par rapport aux quatre autres sources, la source éolienne est largement
exploitée durant la nuit en raison de son prix réduit également. Cependant, durant les heures
de pointes, le prix du réseau est très élevé, dans ce cas, l’utilisation du système de stockage
permet de compenser le déficit d’énergie et d’atténué la dépendance au réseau principal. C’est
pourquoi l’utilisation de la batterie est significative pendant la journée lorsque le prix du réseau
est élevé. Le système de stockage en soi, suit son processus de chargement durant la nuit lorsque
la consommation du micro-réseau est moins élevée et le prix unitaire de la puissance est faible.
La figure III.8 illustre l’échange énergétique quotidien des batteries avec le micro-réseau.
Figure III.8 – l’échange énergétique des batteries avec le micro-réseau durant la journée.
La quantité d’émissions est directement liée aux deux sources : le réseau principal et la
micro-turbine, responsables des émissions de gaz à effet de serre. Selon la figure III.10, il est
clair que les émissions sont plus importantes durant la nuit en raison des prix unitaires réduits
du réseau et donc l’exploitation primordiale de ce dernier par le micro-réseau, en profitant ainsi,
pour recharger le système de stockage.
Figure III.10 – Les émissions totales quotidiennes dues à l’utilisation des sources fossiles du
micro-réseau.
Le tableau III.7 représente la répartition optimale des puissances des sources du micro-réseau
avec injection, issues de l’execution de nos programmes d’optimisation sur Matlab.
D’après les résultats obtenus, on constate que les sources renouvelables sont pleinement
exploitées, aucune perte de puissance n’est causée. L’excès d’énergie après avoir répondu aux
besoins locaux du micro-réseau, a permis d’assurer le chargement du système de stockage avec
69 Chapitre III. Résultats et discussions
succès de telle sorte qu’en fin de journée, la batterie était totalement chargée. En outre, une
quantité de 116.0529 kW a également été livrée au réseau principal, cela a permis de réduire la
facture énergétique totale journalière du micro-réseau à 137,6627 e, et de réduire les émissions
des GES à 1246,1 kg.
Cette réduction d’émissions est obtenue après avoir injecté de l’énergie verte issue des sources
renouvelables dans le réseau, de tel sorte que l’énergie extraite des centrales fossiles sera réduite,
et donc les émissions causées par ces dernières seront également réduites. Cette approche a
permis d’illustrer l’impact économique de l’injection d’énergie verte dans le réseau principale,
et c’est aussi une approche de sensibilisation en raison de la contribution à la réduction des gaz
à effet de serre responsables du réchauffement climatique, le tableau III.8 montre les résultats
de cette approche.
La figure III.11 représente les résultats obtenus de la simulation des deux algorithmes d’opti-
misation sur Matlab. On remarque bien que les résultats obtenus sont identiques, cela confirme
la fiabilité et l’efficacité des deux programmes. Néanmoins, on constate que la vitesse de conver-
gence du PSO est presque 100 fois plus rapide que l’AG.
Similairement au premier cas, on observe que la somme des différentes puissances est égale
à la valeur de puissance de la charge pour chaque heure (figure III.12), et donc la contrainte
d’équilibre de puissance est vérifiée.
70 Chapitre III. Résultats et discussions
La figure III.13 représente les prix unitaires horaires des flux énergétiques optimales des
diverses sources et le prix optimal obtenus par les deux algorithmes d’optimisation pour chaques
heures de fonctionnement durant la journée, avec la possiblilité d’injection du surplus du micro-
réseau dans le réseau principale.
Figure III.13 – Les prix unitaires des puissances issues de la planification optimale et le prix
optimal de facturation du second scénario.
71 Chapitre III. Résultats et discussions
Le réseau en soi fourni une énergie précise pour répondre aux exigences de la charge. Néan-
moins, cette énergie n’est pas totalement dénombrable dans la facture d’énergie, or, la puissance
injectée durant des heures données est soustraite et compense l’énergie qui est censé être four-
nie par le réseau. De cette façon durant la facturation, il n’y aura que la puissance payée qui
sera prise en compte. La figure III.14 représente la puissance fournie par le réseau, la puissance
injectée, ainsi que la puissance payée ou prise en compte dans la facturation
Figure III.14 – La puissance fournie par le réseau, la puissance injectée et la puissance payée
durant une journée.
La quantité d’émissions est directement liée aux deux sources : le réseau principal et la
micro-turbine, responsables des émissions de gaz à effet de serre. Selon la figure III.15, il est
clair que les émissions sont plus importantes durant la nuit en raison des prix unitaires réduits
du réseau et donc l’exploitation primordiale de ce dernier par le micro-réseau, en profitant ainsi,
pour recharger le système de stockage. Le taux d’émission dans ce cas, reste plus faible que le
72 Chapitre III. Résultats et discussions
Figure III.15 – Les émissions totales quotidiennes dues à l’utilisation des sources fossiles du
micro-réseau avec injection.
III.5 Synthèse
Les deux approches ont étaient adoptées afin d’approuver l’importance de la gestion d’éner-
gie dans les installations micro-réseaux et en la renforçant en démontrant l’impact de l’injection
d’énergie verte dans le réseau public de distribution. Les résultats obtenus de la simulation
ont clairement illustrés cette importance, la stratégie de gestion a permis de sélectionner les
meilleurs consignes pour les générateurs distribués de manière à ce que la puissance horaire
demandée par la communauté soit assurée au coût le plus bas. Et par conséquent, la courbe de
variation du coût de fonctionnement énergétique obtenue au cours de la journée est remarqua-
blement réduite lors des pics de consommation.
Les résultats obtenus de la simulation des deux scénarios ont clairement montrés l’impact
de l’injection suivant deux critères essentiels : économiques et écologiques. On observe bien que
durant les heures d’injection, une réduction au niveau de la facturation et des émissions de GES
a été enregistrée. En effet, cette réduction est due au fait d’injecté le surplus d’énergie verte
dans le réseau, qui de base utilise de l’énergie provenant principalement des centrales fossiles.
Donc, le fait de lui approvisionner une partie d’énergie issue des générateurs à ER pour couvrir
73 Chapitre III. Résultats et discussions
son seuil énergétique, au lieu d’avoir recours aux autres centrales fossile, réduira forcément
les émissions de GES dégagés dans l’atmosphère. Similairement pour la facture quotidienne,
l’échange énergétique entre le réseau et le micro-réseau fait en sorte que l’énergie fournie au
réseau sera automatiquement retrancher de la facture durant les heures d’injection, ce qui
mine de rien réduit lisiblement le coût de la facture journalière. La figure III.16 représente la
comparaison des tarifs horaires dans le cas d’injection et sans injection.
Figure III.16 – Comparaison des tarifs horaires quotidiennes avec et sans injection.
On remarque clairement que durant les heures d’injections, les tarifs diminuent en coût due
à la procédure de vente d’énergie au réseau de distribution, et donc le prix de cette dernière est
retrancher des tarifs horaires à payer lors des heures d’injections. Ce qui mène à une réduction
nette dans la facture totale quotidienne d’électricité.
La figure III.17 représente la comparaison des émissions de GES avec et sans injection à
cotées de la puissance injectée dans le réseau.
Figure III.17 – Comparaison des émissions de GES avec et sans injection à cotées de la
puissance injectée dans le réseau.
III.6 Conclusion
Dans ce chapitre, la stratégie de gestion des ressources énergétiques proposée a été appli-
quée au modèle de micro-réseau présenté au chapitre 2. Ce dernier se compose de générateurs
renouvelables, d’une micro-turbine et d’un système de stockage. La simulation nous a permis de
mettre en évidence qu’il était possible de satisfaire la consommation d’énergie en manipulant le
flux d’énergie issue de chaque source. En effet, ceci a permis de réduire de façon significative le
prix horaire de l’énergie payée et de pouvoir gérer les quantités d’énergies provenant de diverses
sources qui circulent dans le micro-réseau. Et par conséquent la facture électrique enregistrée
était la valeur minimum que le consommateur doit payer. Ces résultats renforcent la conviction
de l’obligation de mettre en place un système de gestion pour les installations micro-réseaux ou
hybride tout court. L’étude des différentes approches a clairement démontrée l’impact écono-
mique et écologique de l’injection d’énergie verte dans le réseau de distribution. Son importance
ne se résume pas seulement ici, mais est aussi une notion très importante envers l’adoption des
réseaux intelligents (Smartgrid). Les techniques PSO et AG ont étaient mises en œuvre dans ce
mémoire pour porter sur le processus d’optimisation. Les résultats de la simulation ont confirmé
que le PSO est la technique d’optimisation prometteuse en raison de sa capacité à atteindre
l’optimum global avec une simplicité relative et sa grande vitesse de convergence.
Conclusion générale
et perspectives
Conclusion générale et perspectives
Conclusion générale
Dans ce mémoire, nous avons proposé une stratégie de gestion utilisant le PSO et l’AG pour
un fonctionnement optimal des générateurs distribués du micro-réseau et une planification op-
timale de la consommation d’énergie de la charge tout en évaluant le coté écologique de ces
opérations. De cette manière le prix de tarification d’énergie horaire diminue jusqu’à l’obtention
de la facture énergétique la moins cher possible.
A cet effet, deux scénarios sont appliqués pour renforcer plus cette étude. Le premier re-
présente l’optimisation d’un micro-réseau sans injection dans le réseau. Ce dernier cherche les
meilleures consignes pour les générateurs distribués de manière à ce que la puissance horaire
demandée par la communauté soit assurée au coût le plus bas. La courbe de variation du coût
de fonctionnement énergétique obtenue au cours de la journée est remarquablement réduite
surtout lors des pics de consommation. Néanmoins, le surplus énergétique issue des générateurs
renouvelables est perdu par le délestage.
Perspectives
L’amélioration qui peut être apportée à ce travail, serait d’inclure une stratégie de gestion
d’optimisation dont la fonction est multi-objective de telle sorte qu’en plus du coût d’exploi-
tation, les émissions de gaz à effet de serre des générateurs à combustibles fossiles soient si-
multanément minimisées. De cette manière, l’étude sera plus généralisée et touchera les aspects
fondamentaux des micro-réseaux et des énergies renouvelables. On peut aussi ajouter la stra-
tégie de planification en priorisant les différentes charges. Cette stratégie permet une gestion
plus fiable et plus souple de la consommation énergétique, sans forcément influencer le confort
des consommateurs. Et par conséquent, la facture énergétique diminue par la suite.
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Annexes
Annexe A
Les algorithmes
85 Chapitre A. Les algorithmes
Algorithm 1: PSO
Input : Nj , Pload , Bpv , Beo , Bbat , Br , EF (t) f (Ppv , Peo , Pbat , Pr )
Output: Ppv , Peo , Pbat , Pr , EM (t), C(t)
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→
−
xi (t + 1) = →
−xi (t) + → −
vi (t + 1)
→
− →
− −−→ →
−
7 vi (t + 1) = c0 . vi (t) + c1 .r1 . Pi (t) − →
→
− −
xi (t) + c2 r2 (Gbest (t) − Pi (t))
8 if f (→
−
x (t)) < f (−
i x−→(t)) then
Best
→
−
xi (t)) = f (−x− →
9 Best (t)) // Evaluation de la position
−−−→
10 if f (−
x−→
Best (t)) < f (GBest ) then
−−→
11 f (Gbest ) = f (−x− →
Best (t)) // Evaluation du meilleur global
12 else
13 return
14 end if
15 else
16 return j = j + 1
17 end if
18 end for
−−→
19 Gsolution = f (Gbest ) // Meilleure solution de l’itération i
20 end for
21 return i = i + 1