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Livret Vivre Avec Une Prothèse de Hanch

Ce guide explique l'implantation d'une prothèse totale de hanche et la période de convalescence postopératoire, en abordant les aspects de l'hospitalisation, de la rééducation et des comportements à adopter pour éviter des complications. Il détaille également les avantages de la voie antérieure pour l'implantation, les soins postopératoires, et les gestes de la vie quotidienne à privilégier. Les patients sont encouragés à suivre les recommandations pour une récupération optimale et un retour à une vie normale.

Transféré par

Hémé ange michel
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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Livret Vivre Avec Une Prothèse de Hanch

Ce guide explique l'implantation d'une prothèse totale de hanche et la période de convalescence postopératoire, en abordant les aspects de l'hospitalisation, de la rééducation et des comportements à adopter pour éviter des complications. Il détaille également les avantages de la voie antérieure pour l'implantation, les soins postopératoires, et les gestes de la vie quotidienne à privilégier. Les patients sont encouragés à suivre les recommandations pour une récupération optimale et un retour à une vie normale.

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Vivre

avec une
prothèse de
hanche
Sommaire

Pourquoi un guide ? 2

Qu’est-ce qu’une prothèse de hanche ? 3

Les avantages de la voie antérieure 4

Vivre avec une prothèse de hanche 6

Votre séjour à l’hôpital 7

La rééducation à l’hôpital et le 1er mois 8

Comment éviter la luxation ? 9

Gérer la douleur postopératoire 10

Les gestes de la vie courante 12

Les voyages, la vie sexuelle et le reste... 23

Le sport 23

Ce que nous déconseillons… 24

Suivi et surveillance de la prothèse 25

Questions fréquentes 26
Pourquoi un guide ?

Ce guide a pour objectif d’expliquer en quoi consiste l’implantation d’une prothèse


totale de hanche par voie antérieure et la période de convalescence postopératoire
afin d’en tirer le meilleur bénéfice. Il décrit la période d’hospitalisation et de
rééducation, les comportements à risque à éviter pendant les trois premiers mois
et comment bien vivre avec une prothèse de hanche.

Un film et des explications complémentaires


sont également disponibles sur le site internet de l’hôpital

www.hopital-dcss.org

2
Qu’est-ce qu’une prothèse de hanche ?

Le remplacement de l’articulation de la hanche


par une prothèse totale est nécessaire en cas
d’usure du cartilage (arthrose de hanche ou
coxarthrose), en cas de nécrose de la tête
fémorale, ou plus rarement en cas de maladie
rhumatismale ou d’infection.

L’intervention a pour but de supprimer les


douleurs liées à la hanche et de rendre sa
souplesse à l’articulation.

Il existe de nombreux modèles de prothèse de hanche, différents par leurs formes et par
leurs matériaux (polyéthylène, métal, céramique...). Seul votre chirurgien pourra vous
éclairer sur le choix des matériaux les plus appropriés à votre situation.

La prothèse est l’ensemble des éléments artificiels qui remplacent l’articulation de la


hanche :
• Le cotyle, partie creuse et hémisphérique du bassin, est
remplacé par une cupule en titane impactée qui
accueillera une interface soit en céramique soit en Cotyle
polyéthylène.
• La tige fémorale qui s’insère dans la partie creuse du
fémur est en titane ou en acier inoxydable. Elle peut être Tête
impactée ou fixée à l’aide d’une résine acrylique (ciment).
• Une tête en forme de bille remplace la tête du fémur. Tige
Emboîtée sur le col de la tige fémorale, elle est en métal
ou en céramique et s’articule avec le cotyle.

3
Arthrose de hanche Nécrose de tête fémorale

Cotyle Cotyle
Tête Tête

Prothèse de hanche

Tige
Tige
Cimentée
Impactée

4
Les avantages de la voie antérieure

Pour aborder l'articulation de la hanche, le chirurgien dispose de plusieurs voies d’abord


possibles. Depuis plus de 40 ans, nous privilégions la voie antérieure dite de Hueter pour
l’implantation des prothèses de hanche. Il s’agit d’une technique exigeante pour l’équipe
chirurgicale : elle doit être parfaitement formée à cette voie d’abord qui nécessite
l’utilisation d’une table opératoire dédiée à l’implantation des prothèses de hanche.

La cicatrice est verticale ou arciforme de 6 à 12 cm à la partie haute et externe de la


cuisse, sur le devant. Elle permet d’aborder la hanche en écartant les muscles sans les
couper. Pour accéder à l'articulation, une partie de la capsule en avant de la hanche est
retirée. Elle se reformera en quelques semaines.

La voie d'abord antérieure permet une récupération postopératoire rapide parce qu'elle ne
lèse aucun muscle. Le risque de luxation (déboîtement de l’articulation) est
particulièrement réduit dans cette technique (inférieur à 0,5%).

Voie postérieure
de Moore Voie antérieure
de Hueter

Voie latérale par trochantérotomie


Les autres voies d’abord provoquent des lésions musculaires ou tendineuses plus ou
moins réversibles dans la fesse (voie postérieure) ou des lésions osseuses qui consolident
en 6 semaines (trochantérotomie) et retardent d’autant la reprise de l’appui.

Selon la voie d’abord choisie, les mouvements à risque de


luxation et les consignes de rééducation ne sont pas les mêmes !
5
Vivre avec une prothèse de hanche
La période de convalescence dure 1 à 3 mois car chaque patient
évolue à son rythme. Les délais indiqués sont donc une moyenne et il
faut respecter la vitesse d’évolution de chacun. Une erreur classique
consiste à penser qu’une rééducation intensive accélèrerait la
convalescence : c’est bien au contraire une source de douleurs,
d’hématome ou de tendinite qui doit vous alerter et vous inciter à plus
de repos.

Dès la fin du premier mois, vous êtes souvent capable de marcher sans canne.
L’articulation peut être encore sensible ou fatigable au démarrage ou en cas de marche
prolongée. Vous pouvez reprendre une vie normale sédentaire et non sportive,
recommencer à conduire ou porter des charges modérées. Le bricolage et le jardinage
sont possibles, mais en douceur et sans excès !

La reprise du travail dépend de votre activité et de votre mode de transport. Une


activité sédentaire à domicile peut être immédiatement envisagée tandis qu’un travail
nécessitant des déplacements importants ne sera repris qu’à 1 ou 2 mois. Parlez-en avec
votre chirurgien.

Le premier rendez-vous de consultation postopératoire est prévu à 3 mois. A ce


délai, beaucoup de patients ont déjà oublié la présence de la prothèse et ont repris une vie
normale. Quelques patients mettront encore plusieurs mois à voir disparaître des
fourmillements de la cicatrice ou une gêne musculaire. L’articulation de la hanche va
continuer à s’assouplir jusqu’à la fin de la première année.

A partir du troisième mois, aucun geste n’est interdit car la hanche est cicatrisée et le
risque de luxation est très faible. Toutes les activités sont autorisées, y compris sportives
et sans limitation, mais de façon adaptée à vos capacités.

6
Votre séjour à l’hôpital
Les progrès des techniques chirurgicales et anesthésiques permettent désormais
d’envisager des séjours très courts à l’hôpital tout en optimisant la sécurité et la qualité
des soins. Plus un séjour est court, moins il y a de risque de complications, notamment
infectieuses. Nos protocoles de réhabilitation améliorés après chirurgie sont appliqués
pour tous les patients pris en charge dans le service.

Voici le déroulement d’une hospitalisation pour prothèse de hanche dans le service :

- L’entrée à l’hôpital se fait la veille ou le matin de l’intervention. Après le temps


d’installation dans votre chambre, c’est le moment de la préparation cutanée (dépilation et
douche) pour lutter contre les infections.

- Le jour J : L’intervention dure en moyenne 1h, suivi d’une surveillance de 2h en salle


post interventionnelle. Dès votre réveil, vous pouvez remuer les pieds et plier les genoux.
C’est le début de la rééducation : cela réveille les muscles en douceur et favorise la
circulation veineuse. Les bas de contention évitent les phlébites.

Dès le retour dans votre chambre, une collation vous sera servie. Les patients opérés le
matin seront levés et remarcheront le jour même de l’intervention.

- Premier jour : La perfusion et le drain de Redon (optionnels) sont retirés. La marche est
acquise, il faut maintenant apprivoiser les escaliers. Une radiographie de contrôle est
réalisée. Pour beaucoup, la sortie est déjà envisageable.

- Second jour : Vous êtes suffisamment autonome, il est temps de rentrer chez vous.
Sauf exception, aucune séance de rééducation ne vous sera prescrite au moment de la
sortie.

Pas d’inquiétude, ce guide est là pour répondre à vos


questions et vous aider à progresser sur le chemin de
la convalescence.

7
La rééducation à l’hôpital et le 1er mois
Les kinésithérapeutes de l’hôpital s’occuperont de vous quotidiennement jusqu’à votre
sortie. Par la suite, vous serez « l’acteur principal » de votre rééducation. C’est assez
simple puisque l’essentiel de l’auto rééducation repose sur la pratique de la marche et
des escaliers.
Attention à ne pas faire d’excès : s’il est habituel de ressentir une gêne assimilable à
des courbatures les premiers jours, l’auto rééducation ne doit en aucun cas augmenter la
douleur. Le premier mois est une période de convalescence où il faut se reposer. Si les
douleurs augmentent, c’est peut-être que vous en faites trop !

Vous pourrez quitter vos cannes au bout de


quelques jours. Quittez d’abord la canne du
côté de l’intervention, puis l’autre canne
quelques jours après. Il n’y a aucun délai à
respecter. Faites-vous confiance !

De retour à votre domicile, vous n'aurez besoin d’aucun équipement particulier : pas de
rehausseur de toilettes, pas d'enfile bas, pas de coussin entre les jambes ...
Vous n’aurez besoin d’aucune séance de rééducation après votre départ de l’hôpital.
L’auto rééducation est suffisante et vous permettra rapidement de récupérer une indolence
complète et une marche normale.
Pour bien vivre avec votre prothèse totale de hanche, votre coopération est indispensable.
En suivant ces principes de rééducation, les bénéfices sont très rapides et vous pourrez
reprendre une vie normale (non sportive) entre 1 et 2 mois.

Sauf cas particulier (appartement à l’étage sans ascenseur, aucune


aide à domicile, troubles de l’équilibre, autres pathologies
invalidantes...), vous n’aurez pas besoin de revoir un
kinésithérapeute après l’hospitalisation. Les suites opératoires
présentent parfois quelques particularités, notamment en ce qui
concerne l’appui. Votre kinésithérapeute et votre chirurgien
complèteront les conseils contenus dans ce guide.

8
Comment éviter la luxation ?
La luxation correspond au déboîtement de la prothèse, c’est à dire lorsque la tête du fémur
prothétique sort de la cupule cotyloïdienne. Cette complication, qui reste exceptionnelle
(moins de 0,5%) après l’implantation d’une prothèse par voie antérieure, est observée
pendant les trois premiers mois, période de cicatrisation de l’articulation et de récupération
de la force musculaire.
Sachez qu’il n’y a aucune attache entre la tête du fémur et le cotyle : seuls la capsule et
les muscles péri-articulaires maintiennent la prothèse en place. Lorsqu’une luxation
survient, le diagnostic est évident : vous ne pouvez plus marcher. En cas de luxation, vous
devez vous rendre à l’hôpital le plus proche de chez vous afin de réaliser une radiographie
et réduire la luxation.
La luxation peut survenir à la suite d’un faux mouvement ou d’une mauvaise position. Le
mécanisme luxant comprend 2 mouvements combinés interdits pendant les 3
premiers mois : l’extension et la rotation externe.

Extension Rotation externe

Il est donc interdit d’amener la cuisse vers l’arrière en tournant le pied vers l’extérieur,
surtout si vous êtes allongé ou mal assis.

La luxation reste exceptionnelle.


Ne soyez pas trop inquiet par cette éventualité qui ne doit pas
vous empêcher de progresser régulièrement.

9
Gérer la douleur postopératoire
Comme toute intervention chirurgicale, la mise en place d’une prothèse de hanche peut
entrainer des douleurs postopératoires. Tout est mis en œuvre par les équipes
médicales et paramédicales pour minimiser au maximum cet inconfort, mais votre
participation est essentielle pour nous aider à lutter contre la douleur.

Lors de l’intervention, une anesthésie locale est réalisée par votre chirurgien. Cette
anesthésie a un effet prolongé pendant 12 à 15 heures, de sorte que votre douleur est
maitrisée lors de votre retour en chambre et ainsi vous pourrez vous mobiliser facilement.

Le réveil de l’anesthésie locale peut être inconfortable la première nuit ou


le lendemain de l’intervention. Il faut anticiper le réveil douloureux et pour
cela prendre vos antalgiques (médicaments contre la douleur) avant que la
douleur n’apparaisse. Il est donc impératif de prendre tous les antalgiques
prescrits et remis par l’infirmière, même en l’absence de douleurs dès
votre retour en chambre et pendant tout votre séjour à l’hôpital.

L’évaluation de votre douleur, sur une échelle de 0 à 10, est réalisée plusieurs fois par
jour par l’équipe soignante afin d’adapter les traitements médicamenteux. Vous devez
avertir l’équipe soignante dès que la douleur est inconfortable afin d’augmenter si
nécessaire la prise d’antalgique.

Après votre séjour à l’hôpital, nous conseillons de poursuivre la prise systématique


des antalgiques pendant une à deux semaines, à la dose maximale prescrite, puis
de diminuer progressivement les antalgiques pendant le premier mois. Certains
médicaments peuvent entrainer des effets secondaires. N’hésitez pas en en parler à
l’équipe soignante ou à votre médecin traitant après l’hospitalisation afin d’adapter si
besoin le traitement.

10
En dehors des antalgiques, d’autres moyens sont utiles pour contrôler la douleur et
l’œdème de la cuisse :

 Glacez votre hanche pendant 20 minutes plusieurs fois par jour.

Votre pack de glace sera récupéré par l’infirmière à votre arrivée dans le service et placé
dans un congélateur. Il vous sera remis après chaque séance de rééducation puis sur
demande une seconde fois dans la journée (parfois plus). Vous le récupérerez la veille de
votre départ afin de pouvoir continuer à l’utiliser à votre domicile.

 Reposez-vous plus !

En cas de douleurs importantes, limitez l’intensité et la fréquence des exercices de


rééducation.

 Portez vos bas de contention !

Le gonflement de la hanche est habituel les premières semaines. Il disparaitra


progressivement. S’il est important, portez les bas de contention jour et nuit, et dormez la
jambe surélevée afin que l’œdème ne descende pas vers la cheville.

Il est normal d'éprouver une certaine anxiété dans le cadre d’une intervention chirurgicale
et en raison des éventuelles douleurs, surtout si elles ne disparaissent pas aussi vite que
vous le souhaitez. Soyez patients car la convalescence est parfois longue et le stress
augmente l'intensité des douleurs.

Enfin, méfiez-vous des conseils contradictoires délivrés par votre entourage, des
témoignages positifs ou négatifs sur internet : Ils sont également source d’anxiété. Le vécu
de chaque personne est unique. Prenez le temps de lire et relire ce guide, et n’hésitez pas
à poser vos questions directement aux thérapeutes qui vous prennent en charge.

11
Les gestes de la vie courante

Principes de base

Favorisez les positions où


la hanche opérée est en flexion

Evitez l’hyper extension de hanche

Sur les images qui suivent, le membre opéré comporte une pastille rouge
symbolisant la prothèse. Les mouvements à ne pas faire sont représentés par des
flèches rouges les bonnes positions sont représentées par des axes noirs.

Les muscles sont faibles au début : c’est normal !


La force musculaire vous paraitra diminuée pendant plusieurs jours après l’intervention.
C’est une réaction normale des muscles qui ont été écartés pendant l’intervention. Ainsi,
certains gestes, difficiles à réaliser les premiers jours, seront plus faciles par la suite.
Soyez patient, le réveil musculaire se fera naturellement.

Se coucher sur le côté


Dès le soir de l’intervention, vous pouvez dormir sur le dos ou de n'importe quel côté,
même celui opéré !!

12
Se lever du lit

Regroupez les jambes puis


pivotez d’un seul bloc avec
le tronc.

Appuyez-vous sur le lit


avec les 2 mains et placez-
vous perpendiculairement
au lit avant de vous lever.

Au début, la jambe opérée est faible.


Soulevez-la avec l’autre jambe en croisant les pieds.

Le premier lever s’effectue en présence d’un


kinésithérapeute de l’hôpital.

Ne jamais dissocier les


jambes lorsque vous vous
levez ou pour vous
retourner.

13
Prendre un objet en étant allongé ou assis

Pensez à relever le dossier


Utilisez la main droite pour attraper ce qui se trouve à votre droite.
Idem à gauche.

ROTATION du bassin par


rapport à la jambe opérée
=
Risque de LUXATION !

14
S'asseoir

Asseyez-vous
“à l’équerre“
le plus possible
(hanche fléchie à 90°).

Position avachie
=
Risque de Luxation !

15
Se lever d’un siège

Penchez-vous en avant,
appuyez-vous sur les deux accoudoirs au même niveau
et prenez appui sur vos 2 pieds.

Aux toilettes, pas besoin


d’un rehausseur !

16
Marcher avec des béquilles : 2 possibilités

Méthode « classique »

1. Avancez les 2 cannes


2. Positionnez le membre opéré
entre les cannes
3. Avancez la jambe non opérée
devant

Méthode « alternée »
ou « marche nordique »

1. Avancez la canne et la jambe


opposée en même temps
2. Et ainsi de suite

17
Les escaliers

Monter

A la montée, les cannes et la


jambe valide sont sur la marche
du dessus.

Descendre

A la descente, les cannes


encadrent la jambe opérée.

Si les cannes sont


abandonnées,
aidez-vous de la rampe

18
Ramasser un objet par terre

La jambe opérée est légèrement fléchie


et en retrait par rapport à l’autre.

Monter en voiture
Vous pouvez être passager d’une voiture dès votre sortie de l’hôpital. Asseyez-vous en
pivotant d’un bloc comme pour vous mettre au lit. Reculez le siège et redressez le dossier
à l’angle droit. Faites des pauses régulières en cas de long trajet.

Conduire en voiture
En moyenne, les patients recommencent à conduire vers 1 mois.
C’est possible avant ce délai si vous vous en sentez capable.
L’idée est de ne pas mettre votre entourage ou vous-même en
danger : il faut pouvoir freiner ou éviter un accident sans avoir à
penser à votre hanche.

19
Se mettre à genoux

Prenez un appui fixe


ou stable avec votre main.

Mettez la jambe opérée


en arrière.

Descendez en chevalier
servant.

Le genou du membre opéré est


au même niveau que le pied de
la jambe non opérée ou valide.

20
Se laver
Les premiers jours, lavez-vous au gant de toilette, assis sur une chaise.
La douche est à privilégier à partir du 15ième jour, lorsque la cicatrice ne nécessite plus de
soins infirmiers.
L’utilisation de la baignoire est déconseillée le premier mois en raison du risque de chute.
Vous pouvez toutefois l’utiliser, mais soyez prudent en montant dans la baignoire et
mettez un tapis antidérapant. La position assise ou couchée est déconseillée.

Protégez votre cicatrice ! Ne la mouillez pas


avant la fin des soins de cicatrice.

S’habiller et se chausser
Privilégiez au début les vêtements souples faciles à enfiler. Pour mettre un pantalon,
commencez par le côté opéré.
Pour les chaussures, simplifiez-vous la vie en utilisant des chaussures sans lacets le
premier mois.

Enfilez les vêtements en


ayant le pied vers l’arrière,
la hanche étant fléchie.

21
Mettre ses bas de contention
Vous pouvez plier les hanches et les genoux pour enfiler les bas de contention. En cas de
difficultés, demandez de l’aide à votre entourage. Installez-vous sur un fauteuil ou sur une
chaise et préparez le bas de contention en le roulant sur lui-même.

Penchez-vous en avant en
ayant les bras tendus.

Si vous ressentez une


sensation de blocage,
ne forcez pas !!

Enfilez le bas comme une


chaussette.

Les bas de contention diminuent le risque de


phlébite et d’œdème de la jambe. Ils sont à porter
durant toute la durée du traitement anticoagulant.

22
Les voyages, la vie sexuelle et le
reste…
Les voyages
Dès votre sortie de l’hôpital, vous pourrez voyager en train et être passager d’une voiture.
Les voyages en avion sont interdits pendant 35 jours en raison du risque de phlébite et
d’embolie pulmonaire.
Les portiques de sécurité des aéroports peuvent détecter le métal de la prothèse. Vous
recevrez par courrier quelques jours après votre hospitalisation un certificat médical
attestant du port de la prothèse.

La vie sexuelle
Privilégiez les positions où la hanche opérée est en flexion et évitez l’hyper extension.
Aucun délai n’est conseillé, c’est quand vous vous sentez prêt(e)… faites-vous confiance !

Et le reste...
Nous ne pouvons pas exposer toutes les
situations de la vie courante dans un livret.
N’hésitez pas à poser toutes vos questions au
kinésithérapeute ou à votre chirurgien.

Le sport
Au-delà du premier mois, la pratique d’une activité physique comme la marche et le vélo
est autorisée. Évitez les excès au début et progressez en douceur.
L’accès à la piscine est autorisé après cicatrisation de la peau, c’est-à-dire après la 3ième
semaine postopératoire. La marche et les battements dans l’eau sont possibles.
A partir du troisième mois, après le rendez-vous avec votre chirurgien, la reprise des
autres activités sportives est possible en vous limitant à vos propres capacités.

23
Ce que nous déconseillons …
Une rééducation trop intensive peut être néfaste sur votre articulation convalescente.
Voici les exercices que nous déconseillons le premier mois : ils peuvent déclencher des
douleurs musculaires, des tendinites ou luxer la prothèse.

L’élévation jambe tendue

Les étirements passifs

La musculation avec des poids ou des poulies

24
Suivi et surveillance de la prothèse
Une prothèse de hanche doit être surveillée et suivie toute votre vie car la prothèse qui est
composée de matériaux en frottement est susceptible de s’user avec le temps tout comme
l’os autour de la prothèse. La durée de vie des prothèses actuelles, notamment en
céramique, est inconnue car l’usure est quasi indétectable. Il est impossible de prédire
individuellement si un changement de la prothèse sera nécessaire.

Les rendez-vous avec votre chirurgien


Le premier rendez-vous de contrôle est prévu au 3ième mois
postopératoire. La fréquence des rendez-vous suivants sera
fixée par votre chirurgien. Lors de chaque consultation, une
radiographie sera réalisée afin de dépister une éventuelle
modification radiologique de votre implant.

Après de premier rendez-vous, en cas de réapparition de douleurs ou d’une boiterie non


soulagée par votre médecin traitant, une radiographie doit être réalisée et le rendez-vous
avec votre chirurgien avancé.

Évitez l’infection !
Pour éviter la survenue d’une infection secondaire sur votre prothèse,
nous vous conseillons de traiter tout foyer infectieux dentaire, urinaire
ou cutané auprès de vos médecins habituels.
Une bonne hygiène de vie contribue également à éviter les
infections : ne fumez pas 6 semaines avant et 3 mois après une
intervention chirurgicale osseuse, équilibrez votre diabète et contrôlez
votre poids.

La carte d’identité de votre prothèse


Vous recevrez par courrier quelques jours après l’hospitalisation votre compte rendu
opératoire. Celui-ci comporte la marque de votre prothèse et ses principales
caractéristiques. Conservez-le précieusement car il peut être très utile si un jour le
changement de votre prothèse s’avère nécessaire.

25
Questions fréquentes
Est-ce normal d’avoir mal ?
Les premières semaines postopératoires peuvent être douloureuses,
une sensation de courbature est classique. Pour soulager vos
douleurs, le traitement antalgique peut être augmenté et vous pouvez
appliquer de la glace sur la hanche deux à trois fois par jour pendant
20 minutes. La rééducation que vous faites doit rester en dessous du
seuil douloureux et être progressive. En cas de douleurs, reposez-vous
plus. Le traitement antalgique est à prendre en fonction de vos
besoins.

Combien de temps dois-je garder les cannes ?


Le délai varie de quelques jours à quelques semaines selon les patients. En plus de vous
aider à marcher sans boiter, elles signalent aux passants qu’il ne faut pas vous bousculer.
C'est à vous de décider quand vous n'avez plus besoin des cannes.

Combien de temps garder les bas de contention ?


35 jours, au mieux 24h/24, au minimum la journée.

Quelle est la durée du traitement anti coagulant ?


35 jours.

Quand refaire le pansement ?


Tous les 2 ou 3 jours pendant 15 jours. Il ne faut pas mouiller la cicatrice pendant cette
période. Vous pouvez acheter des protections imperméables en pharmacie pour prendre
une douche, mais prenez soin de faire changer le pansement par votre infirmière
immédiatement après.

Comment prendre soin de ma cicatrice ?


Votre cicatrice va continuer d’évoluer la première année. Protégez-là du soleil pendant
cette période afin d’éviter qu’elle se pigmente. Vous pouvez la masser avec une crème
hydratante.
26
Quand reprendre votre travail ?
Si votre emploi est sédentaire, votre arrêt sera d’environ 2 mois. S’il nécessite des efforts
physiques importants, il sera d’environ 3 mois.

Quand recommencer des activités d’entretien de la maison ?


Tout de suite dans la limite du raisonnable.

Quand recommencer des activités de jardinage ?


Tout de suite dans la limite du raisonnable mais ne pas bécher avant 3 mois.

Quand sera-t-il possible ...


... d’être passager d’une voiture ?
Tout de suite, dès la sortie de l’hôpital.
... de conduire à nouveau votre véhicule ?
Quand vous vous en sentez capable, en moyenne vers 1 mois, en vous limitant à
des petits trajets au début. Soyez prudent !
… de refaire du sport et porter des charges lourdes ?
En dehors du vélo, de la natation et de la randonnée, attendez 3 mois.
… d'avoir des rapports sexuels ?
C’est quand vous voulez.
... de reprendre le train ?
Tout de suite, mais faites-vous aider pour porter des bagages lourds.
... de reprendre l'avion ?
Après la fin du traitement anticoagulant (35 jours).
N’oubliez pas d’emporter le certificat qui vous sera adressé à votre domicile
stipulant que vous êtes porteur de matériel chirurgical susceptible de déclencher
les portiques de sécurité.

27
L’édition de ce guide

est financée grâce aux dons

des patients opérés

dans le service d’orthopédie.

Merci !

Donner en ligne, c’est simple et sûr.


Rendez-vous sur www.hospidon.org
ou flashez ici :

HOSPIDON
fonds de dotation pour le développement du
Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon
Ce livret a été réalisé par
les masseurs kinésithérapeutes et
les chirurgiens orthopédistes du
Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon.

Kinésithérapeutes Chirurgiens du membre inférieur


Damien Philippeau, cadre Simon Marmor, chef de service
Vincent Allory Thomas Aubert
Cindy Chevalier Wilfrid Graff
Marie-Aude Duchenet Vincent Le Strat
Loréna Garcia Luc Lhotellier
Sarah Hamon Antoine Mouton
Caroline Liais Dorick Passeron
Vincent Philipponneau
Stéphanie Salinier Chirurgiens du membre supérieur
Agata Stawicka Florence Aïm
Hannah Szpindel Blandine Marion

Cadres infirmiers
Nora Chopfenberg & Janine Laviolle

7e édition juin 2019

www.hopital-dcss.org
125, rue d’Avron 75020 Paris
01 44 64 16 00

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