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Corrigé l2

Le document traite du jus personarum, qui est le droit des personnes en droit romain, définissant les rapports entre l'individu et la famille ainsi que les différents statuts juridiques. Il souligne l'évolution de la personnalité juridique, passant d'une notion concrète à une abstraction indépendante de l'individu. Les droits et obligations liés à la personnalité sont discutés, mettant en évidence que ces privilèges sont principalement réservés aux citoyens romains, tandis que les pérégrins et esclaves en sont exclus.
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Le document traite du jus personarum, qui est le droit des personnes en droit romain, définissant les rapports entre l'individu et la famille ainsi que les différents statuts juridiques. Il souligne l'évolution de la personnalité juridique, passant d'une notion concrète à une abstraction indépendante de l'individu. Les droits et obligations liés à la personnalité sont discutés, mettant en évidence que ces privilèges sont principalement réservés aux citoyens romains, tandis que les pérégrins et esclaves en sont exclus.
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UNIVERSITE ALASSANE OUATTARA ANNEE ACADEMIQUE : 2024-2025

U.F.R. S.J.A.G

Licence en Droit, Semestre 2 : Td de droit Romain


ECUE1 : droit Romain / Chargé de cours: Prof. NENE BI
Confection de la fiche : Dr Louis KOUADIO

Thème 2 : Le jus personarum

Objectif : A la fin de la séance, l’étudiant doit être capable d’identifier à partir des éléments
du cours, les attributs de la personne en droit Romain

Document 1 : N’importe quel traité moderne de droit commence par une définition et une
étude des personnes. C’est le plan aujourd’hui d’usage général que Gaius a dû emprunter à
quelque livre de rhétorique grec, et que le Moyen Âge a retrouvé aux Institutes de Justinien.
Les Romains ne s’embarrassent pas, d’ailleurs, d’une définition abstraite de la personne ; ne
sont pas encore « personnalistes », ne proclament pas les droits de « la personne » ; le mot de
persona servait à désigner, dans le langage du théâtre antique, le masque de l’acteur ; pour les
juristes, il désigne l’individu en tant qu’il joue un rôle sur la scène juridique, les modernes
préciseront : qu’il peut avoir des droits ou des obligations. Mais il existe des rôles divers.
C’est, dit le Digeste (I.5.2), pour les personnes que le droit est fait. La première tâche d’un
traité scientifique sera d’énumérer et de bien distinguer les différentes sortes de personnes.
Tous les individus n’occupent pas la même situation devant le droit ; tous ne bénéficieront pas
peut-être de la même protection, ne seront pas admis également à être titulaire de droits. C’est
pourquoi le Digeste comporte un titre sur l’« état » des hommes De Statu hominum ; et
pourquoi le jurisconsulte Paul distingue trois statuts ( Digeste, 4.5.11). Gaius fait lui aussi
toute une série de distinctions entre les hommes libres et les esclaves – entre les citoyens et les
diverses sortes d’étrangers – entre le père de famille et ses subordonnés…
Extrait de Michel Villey, Classifications des personnes, le droit Romain, Sciences humaines et
sociales, Qui suis-je ? Cair.info, pp 53- 69

Document 2 : La personnalité juridique comme concept indépendant, qualité détachable de


l’individu à laquelle elle est attribuée, est le fruit d’une évolution progressive. À l’origine (en
droit romain et sous l’ancien droit), la notion de personne est concrète, elle désigne l’individu.
Elle va devenir de plus en plus abstraite, se dégager de l’individu concret, de la personne
réelle qu’elle servait à désigner, jusqu’à acquérir une autonomie suffisante pour devenir une
qualité que l’on peut considérer en elle-même, indépendamment de la personne concrète qui

1
la reçoit. C’est un détachement progressif jusqu’à l’abstraction ultime qui fait de la
personnalité juridique une notion tellement bien détachée des individus qu’elle peut être
attribuée à d’autres qu’eux (personnes morales).
Bertrand-Mirkovic, Aude. La notion de personne. Presses universitaires d’Aix-Marseille,
2003, https://doi.org/10.4000/books.puam.1108.

I-CONTROLE DE CONNAISSANCES

1- Qu’appelle-t-on jus personarum ?

Le jus personarum, c’est le droit des personnes.


C’est l’ensemble des règles qui déterminent les rapports entre l’individu et la famille et fixent
les différents « status hominum » (positions de l’individu dans les rapports de famille, comme
époux, père, tuteur). La personne, au sens du droit, est un artéfact qui permet d’organiser les
relations juridiques, un vêtement dont sont revêtues ponctuellement certaines réalités, qu’il
s’agisse d’individus ou de masses de biens (la succession jacente représente une personne),
pour leur faire endosser le rôle de propriétaire, de créancier, de débiteur…, des fonctions
juridiques

2-Quels sont les différents statuts de la personne en droit Romain ?

Dans le droit Romain, nous avons divers statuts : D’abord le status libertatis. Ici, l'homme est-
il libre ou esclave ? Ensuite le status familiae dans lequel l'homme est à la tête d'une famille.
Enfin, le status civitatis, l'homme est-il citoyen ?

3-Quand commence la personnalité et quand finit-elle ?


La personnalité ne commence qu’avec la naissance. L’enfant qui n’est pas né n’a pas de
personnalité. Mais l’enfant dont on espère la naissance est réputé né toutes les fois qu’il s’agit
de ses intérêts (qui in utero est, pro iam nato habetur, quoties de ejus commodis agitur) et, en
attendant sa naissance, les biens qui ont vocation à lui revenir doivent être administrés par un
curateur qui rendra compte de son administration soit au tuteur de l’enfant né, soit à ceux à
qui les biens appartiendront, si l’enfant meurt. Mais si l’être physique doit advenir, encore
faut-il qu’il naisse vivant et viable, comme l’exigeaient déjà à la fois les lois barbares et les
romanistes médiévaux.
La personnalité juridique peut se perdre par la mort naturelle mais aussi par la mort civile, qui
se définit comme l’état de celui qui est privé des droits civils.

4- Quels sont les droits de la personne en droit Romain ?

2
Le citoyen jouit de droits politiques, qui sont le droit de vote, le droit d'être élu, le droit de
participer aux sacerdoces (rites religieux publics), le droit de faire appel en cas de procès. Il
bénéficie également de droits civils qui garantissent sa propriété, son mariage et lui
permettent d'intenter des actions en justice.

II-DISSERTATION

Sujet : Le jus personarum est consubstantiel à tous les hommes à Rome.


Discutez ?

Le principe du jus personarum, c’est que la personne humaine a des droits et des obligations
qui sont rattachés à sa personnalité. C’est-à-dire que la nature humaine, confère des droits et
des devoirs.

Problème : il convient de se poser la question suivante : quel est le contenu des droits et
devoirs liés au jus personarum ?

I. LE JUS PERSONARUM, UN PRIVILEGE DEVOLU AUX SEULS CITOYENS


ROMAINS
A. Un privilège accordé aux citoyens Romain de naissance
B. Un privilège accordé aux citoyens Romain de par la loi

II. LE JUS PERSONARUM, UN PRIVILEGE NIE AUX PEREGRINS ET AUX


ESCLAVES

A. les pérégrins, des individus dépourvus du jus personarum


B. les exclaves, des individus exemptés du jus personarum

BIBLIOGRAPHIE :
GAIUS, Institutes
Paul Frédéric GIRARD, Manuel élémentaire de droit romain, Paris, Dalloz,2003
J.-Ph. LEVY, Histoire du droit civil, Précis Dalloz, 2002.
P. OURLIAC et J. de MALAFOSSE, Histoire du droit privé Tome III Le Droit familial,
Presses Universitaire de France, Paris, 1968

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