EXPOSE SUR GERMINAL
Classe : 1er S2 Année :
2024/2025
PLAN
INTRODUCTION
I. L’AUTEUR ET L’ŒUVRE
1) BIOGRAPHIE
2) BIBLIOGRAPHIE
3) L’ŒUVRE
II. RESUME DE L’ŒUVRE
III. ETUDE DES PERSONNAGES
1) PERSONNAGES PRINCIPAUX
2) PERSONNAGES SECONDAIRES
IV. ETUDES THEMATIQUES
1) LES THEMES PRINCIPAUX
2) THEMES SECONAIRES
V. LOCALISATION DE L’ESPACE ET LE TEMPS
VI. LE STYLE DE L’AUTEUR
CONCLUSION
Les noms des exposants Professeur : Mr
Ndiaye
Pape Ngagne Diallo
Alioune Pène
Cheikh Malick Diouf
Arouna Konaté
Modou Mboup
Moustapha Amar
Fatou Sarr Guaye
INTRODUCTION
Roman de la lutte des classes, Germinal, en ayant soulevé des thèmes
sensibles comme la question sociale est devenu le symbole du roman
politique dans la littérature française. Puissant, poignant, émouvant….
Germinal a marqué des générations de lecteurs et de militants. De plus,
grâce à sa véracité (Emile Zola s’est documenté dans les mines) il se veut
également être un document important sur les rebellions et l’arrivée de
marxisme en France.
I. L’AUTEUR ET L’ŒUVRE
1) BIOGRAPHIE
Né à paris en 1840, ZOLA fait ses études dans le sud de la France à Aix en
Provence (ou il est condisciple de Cézanne) et à Paris. Après son échec au
baccalauréat, il entre à la librairie Hachette pour ficeler les paquets.
Remarqué pour son intelligence, on lui confie le service de la publicité, ce
qui lui permet de côtoyer les célébrités littéraires de l’époque. Il se lance
dans le journalisme en écrivant des articles sur l’art et la politique. En
1898, dans le journal l’Aurore, il publie « j’accuse » lettre ouverte au
président de la république, dans laquelle il prend la défense d’Alfred
DreuyFus, officier juif accusé à tort de trahison. Cette intervention aura un
grand ralentissement et sera déterminante pour la réhabilitation de
DreuyFus. Condamné pour diffamation à un an de prison, ZOLA s’exile en
Angleterre (1898-1899). Emile Zola meurt le 29 septembre 1902 à paris,
asphyxié dans des conditions mystérieuses : accidents, agissement
criminels ? Le cinq octobre enterrement d’Emile ZOLA au cimetière Mont
martre accompagné par une foule immense. En 1908, les cendres d’Emile
Zola sont transférées au panthéon.
2) BIBLIOGRAPHIE
1864 : Les contes de Ninon (recueil de nouvelles)
1865 : La confession de Claude (roman, autobiographie)
1867 : Thérèse Raquin
1868 : Madeleine Férat
1870 : La fortune des Rougon Macquart
1871 : La curée
1873 : Le ventre de Paris
1874 : La conquête de Plassans
1875 : La faute de l’abbé Mouret
1876 : Son excellence Eugène Rougon
1877 : l’Assommoir
1878 : Une page d’amour
1880 : Nana et les soirées de Medan
1882 : Pot bouille et le capitaine Burle
1883 : Au bonheur des dames
1884 : Naïs Micoulin et la joie de vivre
1885 : Germinal
1886 : L’œuvre
1887 : La terre
1888 : Le rêve
1890 : La bête humaine
1891 : L’argent
1892 : la Débâcle
1893 : Docteur Pascal, dernier volume des Rougons Macquart
1894 : Lourdes
1896 : Rome
1898 : Paris
1899 : Fécondité
1900 : Travail
1901 : La vérité en marche
1903 : Publication posthume de vérité
3) L’ŒUVRE
GERMINAL est un roman de 503 pages constitué de 7 parties formées
chacune de 5 à 7 chapitres.
1ère partie : Elle commence de la page 7 jusqu’à la page 72.Elle traite de
l’arrivée d’Etienne au voreux et de la vie quotidienne des mineurs (dans le
roman).
2ème partie : de la page 73 à la page 130.Elle parle de la vie des
bourgeois.
3ème partie : de la page 131 à la page 190.Elle traite de l’amitié d’Etienne
et de Catherine et genèse de la grève.
4ème partie : de la page 191 à la page 280.Elle parle de l’éclatement de la
grève.
5ème partie : de la page 281 à la page 354.Elle traite des manifestations
de la grève suivies des drames
6ème partie : de la page 355 à la page 415.Elle traite de l’amplification
des drames
7ème partie : de la page 417 à la page 503.Elle parle de l’éboulement du
voreux et du départ d’Etienne pour Paris.
II. RESUME DE L’ŒUVRE
Un jeune chômeur, Etienne Lantier, se fait embaucher aux mines de
Montsou, dans le nord de la France. Il fait la connaissance d’une famille de
Mineurs, les Maheu, et tombe amoureux de leur fille Catherine. Mais celle-
ci qui n’est pas insensible à Etienne, est ma maîtresse d’un ouvrier brutal,
Chaval.
Etienne est révolté par les misérables conditions de vie des mineurs et
quand la compagnie des mines alléguant la crise économique décide de
baisser les salaires ; sa révolte s’exaspère. Rêvant d’une société juste, il
propage des idées révolutionnaires et pousse les mineurs à la grève.
Les semaines s’écoulent. Les grévistes affamé se déchaînent en une
bande enragée aux cris de : « du pain ! Du pain ! ».
Mais l’armée intervient, et les mineurs se résignent à reprendre le travail.
C’est alors que Souvarine, un ouvrier anarchiste sabote la mine. Les
galeries inondées s’effondrent. De nombreux mineurs périssent. Etienne
se trouvent bloqué avec Catherine et Chaval. Ce dernier le provoque.
Etienne le tue et devient l’amant de Catherine qui meurt d’épuisement
dans ses bras.
Etienne, sauvé, part pour Paris. Il a perdu ses illusions mais a le cœur plein
d’espoir.
Il sait qu’un jour viendra où la force ouvrière, encore en germination,
s’organisera pour venir à bout des injustices.
III. ETUDE DES PERSONNAGES
La « partie rouge »
LE HERO : ETIENNE LANTIER.
C’est avec lui que s’ouvre et se ferme le livre. Né en 1846, il est le fils de
Gervaise Macquart et de son amant Auguste Lantier. Dès l’âge de 12 ans,
il travaille comme apprenti dans une fabrique de boulons. Par suite, il est
envoyé à Lille et devient mécanicien, au début de Germinal, Etienne a 21
ans. Etienne est un jeune garçon très brun, joli homme, l’air fort malgré
ses membres menus. Catherine le trouve joli avec son visage fin et ses
moustaches noires. Dernier enfant d’une race alcoolique, il est possédé
par un mal héréditaire. Il souffre dans sa chair de toute cette ascendance
trempée et détraquée d’alcool. Il devient méchant et même a envie de
tuer quand il boit. Lorsqu’il arrive à Montsou, il est naïf, timide et n’a guère
l’expérience des femmes.
1) PERSONNAGES PRINCIPAUX
CATHERINE : C’est une jeune fille de 15 ans, glette aux cheveux roux, le
teint blême de son visage était déjà gâté par les continuels lavages au
savon noir. Elle a de grands yeux, d’une limpidité verdâtre d’eau de source
dont le visage noir creusait encore le cristal. Courageuse, elle se levait à 4
heures du matin pour préparer le maigre déjeuner de la famille. Elle est
l’objet de rivalité entre Etienne et Chaval, un homme jaloux et violant.
CHAVAL : De son prénom Antoine, il est grand maigre de 25 ans, osseux.
Ses moustaches et sa barbiche rouge flambait dans son visage noir au
grands nez en bec d’aigle. Par contraste, Chaval est le rival entreprenant
d’Etienne. D’abord triomphant, il sera vaincu par Etienne. C’est aussi le «
traître », le jeune qui refuse de participer à la grève et qui trahi par
ambition pour devenir porion.
Chaval se caractérise par ses revirements, son instabilité affective :
d’abord hostile à la grève, puis décide à y participer lors de la réunion du
plan des dames, il est rallié à la cause patronale, sous l’influence de
Denneulin, se révèle provocateur et briseur de grève.
SOUVARINE : Machineur au voreux, il est logé chez Rasseneur dans la
chambre voisine d’Etienne. »Il devait avoir une trentaine d’année mince,
blond, avec une figure fine encadrée de grands cheveux avec une barbe
légère.
Il aimait échanger avec Etienne. Cependant, il était anarchiste et sa
philosophie était de tout détruire et voir un nouveau monde émergé. Il
sera responsable de l’inondation de la mine.
2) PERSONNAGES SECONDAIRES
MAHEU (TOUSSAINT) : c’est un bon ouvrier, consciencieux qui travail
dur dans les difficiles conditions de la mine. Il fut trouvé digne d’être le
médiateur lors de la rencontre avec Monsieur Hennebeau. Il est âgé de 40
ans et père de 7 enfants.
MAHEUDE (CONSTANCE) : C’est l’épouse de Maheu. Elle est une brave
femme compréhensive. Elle est âgée de 39 ans et mère de 7 enfants
(Zacharie, Catherine, Jeanlin, Alzire, Henri, Léonore et Estelle).Elle prend la
tête du cortège des grévistes et pousse son mari à jeter des briques aux
soldats qui gardent la fosse.
JEANLIN : il est petit aux membres grêles, les yeux verts et de larges
oreilles. Il est galibot dans la mine. Malicieux, risée, brutal, il est toujours à
la recherche de ce qu’il pourrait faire comme mal. Il a 11 ans. Page 309 ;
page 267.
BONNEMORT : de son vrai nom Vincent Maheu, c’est le grand-père de la
famille Maheu. Dès l’âge de 8 ans, il est galibot, puis herscheur à 18 ans et
enfin, il va être charretier. Il est âgé de 58 ans.
« Parti bleu » les bourgeois
PHILIPE HENNEBEAU : il est le directeur général des mines de Montsou.
Issu d’une famille pauvre, orphelin, il a fait l’école des mines pour devenir
ingénieur. Il a épousé la fille d’un riche filateur d’Arras, mais époux
malheureux, trahi par sa femme qui le trompe avec son propre neveu
Négrel. Il connaît une autre forme de misère que celle des mineurs, les
mineurs moraux.
LEON GREGOIRE : Il est âgé de 60 ans, et il est entièrement actionnaire
de la compagnie de Montsou. La grève ne l’inquiète pas et il refuse à
admettre que la situation est grave. Pour se donner bonne conscience il
fait quelques aumônes.
IV. ETUDES THEMATIQUES
1) LES THEMES PRINCIPAUX
LA GREVE : La misère des ouvriers, les mauvaises conditions de vie et de
travail, la baisse des salaires sera les causes principales de
déclenchement de la grève. Les mineurs espéraient avoir gain de causes
en optant pour une grève pacifique avec refus de redescendre dans les
mines. Mais, ils vont très vite se rendre à l’évidence que le patronat ne les
écoutait pas. Ils vont alors entamer des séries de marches et de sabotages
des installations des mines afin de forcer la main du patronat et
d’empêcher ceux qui veulent descendre de le faire. Ces marches vont
parfois dégénérer à des affrontements contre les soldats. Lors d’une
marche, les soldats vont tirer sur les mineurs, ce qui va causer la mort de
plusieurs mineurs. Cette marche va aussi déterminer l’arrêt de la grève et
le retour des mineurs dans les fosses. Début de la grève page 179,
violence de la grève page 306-350.
LA MISERE : la misère des ouvriers est largement commentée durant tout
le long de l’œuvre. Tout d’abord avant la grève, on peut constater cette
misère à travers les conditions de logements des mineurs. Ils vivaient
dans de petites maisons, très petites pour le nombre de personne dans la
famille. Par exemple chez les Maheu, ils étaient au nombre de dix (10) et
ils étaient obligés de se coincer de telle sorte qu’a l’intérieur il fasse chaud
qu’à l’extérieur de la maison il faisait très froid. Leur maisons étaient aussi
coincées ce qui fait que l’on pouvait savoir ce qui se passe chez les
voisins. Pendant la grève cette misère va aller en accroissant, les mineurs
n’auront plus de quoi se soigner. Ils seront obligés de vendre leurs biens
pour pouvoir acheter un peu de pain. Les femmes allaient mendier
s’endetter auprès de Maigrat pour nourrir leur famille. (Illustration à la
page 17/ début de la misère pendant la grève page 167-248)
2) THEMES SECONAIRES
L’AMOUR : l’éducation sentimentale d’Etienne se poursuit en même
temps que son apprentissage. Maheu lui avait appris son nouveau métier,
sa fille Catherine va lui révéler progressivement l’amour. L’aîné des Maheu
se mariant, Zacharie, Etienne se voit proposer la possibilité de loger chez
eux. Il accepte. Il est désormais plus souvent avec Catherine et sa forte
amitié pour elle se transforme peu à peu en désir ardent. Ce désir est
réciproque, mais rien ne se passe. Entre temps elle sera mise avec Chaval
dès sa quinzième année. Elle s’unira a Etienne après le meurtre de Chaval
quelques instants avant de mourir elle-même. Elle meurt à 16 ans et
connaît presque en même temps l’amour et la mort. Illustration page 488.
LA TRAHISON : c’est au plan des dames, une « vaste clairière qu’une
coupe venait d’ouvrir » que les organisateurs de la grève ont choisi de
situer la réunion clandestine. Chaval n’est plus écouté. Rasseneur
n’intéresse personne…. Etienne s’impose. Comme meneur incontesté. Les
mineurs le suivent en partageant ses opinions. La reconduction de la
grève est décidée et les mécontents décident de se rendre le lendemain à
la fosse Jean Bart, encore en activité pour saccager les installations des «
traîtres ».
Chaval tente de sauver sa popularité en les y entraînant : « venez demain
à jean Bart et vous verrez si je travail ».
Denneulin apprend que sa fosse se met en grève et tente de convaincre
les mineurs de descendre. Il sait que si la grève éclate chez lui, la
compagnie avalera sa mine. Il a l’ingénieuse idée de corrompre Chaval. Il
voit en lui le meneur et lui propose un poste de chef si la grève est évitée.
Personnage égoïste et avide de pouvoir, Chaval accepte et met un terme à
la révolte : il trahit Etienne et les mineurs de Montsou.
LA DEBAUCHE : l’acte sexuel était dépourvu de sens. Le soir venu ça et
là dans les herbes, des couples de défoulaient sans être inquiets de
personnes. Dans les maisons, les femmes avaient deux hommes, un la
nuit et un autre la journée.
Illustration de la Débauche page 248, 327)
LA SOUFFRANCE : l’angoisse, la tristesse et le deuil sont là, les
sentiments qui envahissent le cœur des mineurs. Dans l’œuvre, celle qui
va le plus souffrir c’est sans conteste la Maheude. Elle va perdre son mari,
Catherine, Zacharie et la petite Alzire. Elle va être obligée malgré tout cela
de retourner à la mine pour pouvoir nourrir le reste de la famille.
Illustration de souffrance page 248.
LA SOLIDARITE : grâce à la révolte, il va se manifester un sentiment de
fraternité et de solidarité entre les mineurs. En effet, nous pouvons le
remarquer tout d’abord avec la création de la caisse de prévoyance,
l’adhésion à l’international qui devait financer et soutenir la grève. De
plus, ils se retrouvent pour discuter et partager leurs idées sur le
déroulement de la grève. Enfin, ils se soutenaient mutuellement en
partageant leurs nourritures avec ceux qui n’en avaient pas. Ainsi cette
grève va susciter un sentiment qui n’existait pas ou très peu au niveau
des mineurs.
Illustration de la solidarité page 207.
LA VIOLENCE : Germinal se caractérise par la violence qui tient une
grande place dans son déroulement. C’est l’une des principales raisons
pour laquelle la grève échoue. Tout au long du roman, on remarque une
progression de cette violence. La montée de la violence est pour une part
due à une sorte de réaction des mineurs face à leur impuissance. Cette
première manifestation de violence, on la trouve dans la première partie,
chapitre IV lorsque Zola écrit « ce matin-là, une goutte s’acharnait dans
son œil, le faisait juré ».Ici on voit Maheu en prise avec des éléments, il
lutte contre la mine. Il refuse de céder aux éléments, alors il réagit avec
violence. On le voit par son geste « il donnait de grands coups » 41
La montée de la grève est, d’autre part, due à l’aggravation de la
situation. C’est surtout au cours de la troisième partie qu’on voit
nettement la progression de la violence. Tout d’abord, l’ingénieur Négrel
se fâche à cause des boisages mal faits et leur dit que la compagnie
pendra des mesures si le travail est bâclé.
En effet, le jour de la paie arrivée il y a une affiche qui annonce que le
boisage sera payé à part. De plus la paie se révèle être très mauvaise. Le
nouveau mode de paiement ne satisfait donc personne, car c’est une
façon déguisé de la compagnie de faire des économies sur le dos des
mineurs. C’est l’une des principales sources de mécontentement.
On note essentiellement deux sortes de violences : les violences
collectives et les violences individuelles.
- Les violences individuelles : se situent vers le milieu et la fin du
roman. On retrouve plusieurs fois Chaval qui bat Catherine et devient de
plus en plus violent avec elle au fur et à mesure. La violence individuelle,
la plus importante et qui domine presque tout le livre est la haine entre
Etienne LANTIER et Chaval. Leur premier regard est rempli de haine, et on
les voit se battre à plusieurs reprises. Etienne fini même par tuer Chaval
dans la mine. Bonnemort, a fait preuve de violence en étranglant Cécile la
fille de Grégoire, venu rendre visite au Maheu et leur apporter des
provisions.
- Les violences collectives : se manifestent surtout lors des réunions
qui sont les moments forts de la violence. Dans la quatrième partie,
chapitre 7 on assiste à la réunion dans la forêt près de Montsou. C’est la
plus violente car il y a beaucoup plus de monde qu’à la première et aussi
parce que les femmes et les enfants y assistent et y participent
activement. Pour illustrer cette violence qui éclate, Zola utilise un
vocabulaire de phénomènes naturels violents « grondement pareille à un
vent d’orage, d’ouragan etc… »
La deuxième principale violence collective est lorsque les mineurs de
Montsou vont détruire les mines des environs tour à tour et qu’ils s’en
prennent aussi aux hommes.
Là aussi les femmes et les enfants sont aussi de la partie, ce ne sont pas
les moins violents, bien au contraire, ce sont même les pires à certains
moments. Par exemple, lorsqu’ils détruisent la salle des machines, la plus
importants des violences collectives.
En effet, dans la sixième partie les mineurs ont commencé à lancer des
pierres à l’armée : la tension monte des deux côtés. L’armée riposte en
tirant sur la foule. Les femmes, les enfants, les hommes tombèrent sous
les balles. Cet acte de violence sonnera le glas de la grève. C’est ici qu’on
voit qu’elle est un véritable échec à cause de la violence qui l’a caractérisé
de son début jusqu'à la fin.
V. LOCALISATION DE L’ESPACE ET LE TEMPS
On a pu se demander comment Zola en était arrivé à fixer son action dans
l’espace et le temps.
L’ESPACE
L’écrivain a visiblement choisi le nord, en particulier la région de
Valenciennes. C’est surtout dans les plaines du nord que les phénomènes
de concentration ont atteint le plus grand développement. La multiplicité
des puits de mine et la variété des lieux ont pu amener Zola à choisir de
préférence le bassin d’Anzin pour le cadre de son roman.
LE TEMPS
Pour la date, Zola était guidé par de nombreuses raisons. Tout d’abord son
personnage central, Etienne était né en 1846.Il était difficile de lui donner
moins de
20 ans « il aurait 19 à 21 ans pendant tout germinal qui doit se passer
rapidement en 1865 ».Il fallait aussi à Zola une période critique qui pu
s’insérer dans sa chronologie : quoi de mieux que la période de la guerre
du Mexique (1861 à 1867) et l’épidémie du choléra en 1865 ? Finalement
Zola opta pour les années 1866-1867. Mais s’y ajoute une autre, beaucoup
plus simple : » il y ‘a eu une grève momentané dans le bassin d’Azin du 22
au 27 octobre 1866. Vingt-huit mineurs furent arrêté, puis jugés et
condamnés, (14-15 novembre 1866).Elle a pu servir de catalyseur pour le
choix définitif, sinon du lieu, du moins de la date ».
C’est ainsi que l’on peut dater le roman de la façon suivante : première et
deuxième partie : premier lundi de mars 1866 ; troisième partie : mars- fin
novembre, l’été étant passé sous silence ; quatrième partie : décembre
1866 ; cinquième à septième partie : janvier – février 1867, la dernière
page annonçant avril. Tout s’est donc déroulé en 1 an à peu près.
VI. LE STYLE DE L’AUTEUR
En général « si Zola compose bien, il n’écrit pas ».Il abuse semble-t-il des
lieux communs, des auxiliaires des verbes faibles, utilise trop les « on »,
les « ça », lie à bon compte de ces phrases, d’une façon souvent
monotone. « Il n’a pas la religion de l’élégance formelle. Il n’a pas la
religion du mot juste ».
Mais Zola va plus loin et n’hésite pas à créer des mots nouveaux en –ment
tels » envolement » « et dansement ».L’écriture si elle est artiste reste
cependant épaisse, le vocabulaire peut se révéler pauvre et doit souvent
une partie de se variété à la technique et aux catalogues. Pourtant, il faut
bien le reconnaître, c’est cette pauvreté, ce relâchement dans la syntaxe,
cette monotonie des constructions, cet emploi de formule toute faite (on,
ça, c’est) qui ont fait la réussite de Germinal. Zola a saisi le langage du
mineur dans sa portée générale.
Il parle de briquet du mineur. Ce terme est probablement le diminutif de «
Brique ».Il parle aussi de lichette. C’est avec de pareils emprunt que Zola
nous donne l’expression d’une langue propre aux mineurs.
Il a d’ailleurs déclaré (dans le matin 07 mars 1885) : si j’avais écrit le
roman dans le patois du nord, je doute que personne n’ait jamais consenti
à me lire. »
CONCLUSION
L’œuvre d’Emile Zola montre particulièrement les conditions déplorables
des mineurs. C’est avec des larmes aux yeux que l’on suit le déroulement
de cette histoire. Méprit est le mot qui peut exprimer le sentiment à
l’égard des bourgeois.
Espoir est ce qu’on peut retenir de Germinal.
Nous recommandons ce livre à tous car il est plein d’émotions. Pour finir
nous pouvons dire que GERMINAL est « Les Bouts De Bois De Dieu »
français.