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Sommaire :
Remerciement :....................................................................................................................................................4
1. OBJECTIF GÉNÉRAUX.............................................................................................................................5
2. OBJECTIF SPÉCIAUX :.............................................................................................................................5
3. Introduction..................................................................................................................................................5
4. Problématique..............................................................................................................................................5
5. Synthèse bibliographique.............................................................................................................................5
5.2. Les généralités sur l’exploitation forestière..........................................................................................5
5.3. Les notions d’aménagement.................................................................................................................7
5.3.1. Principes de l’aménagement forestier..........................................................................................7
5.3.2. L’exploitation forestière et son intégration dans l’aménagement................................................7
5.3.3. Objectifs de l’aménagement en relation avec l’exploitation........................................................8
5.4. La Législation sur la Cession des Produits Forestiers...........................................................................8
5.4.1. Les différentes Modes de Cession des Produits Forestiers...........................................................8
6. Méthodologie du travail.............................................................................................................................12
6.1. Phase de Conception..........................................................................................................................12
6.1.1. Etapes de conception de schéma conceptuel.............................................................................12
6.1.1.1. Modèle logique.......................................................................................................................15
6.1.1.2. Modèle Physique....................................................................................................................17
6.2. Phase de Réalisation...........................................................................................................................18
6.2.1. Création de la base de Données.................................................................................................18
6.2.2. Création des interfaces graphiques............................................................................................18
6.2.3. Liaison entre la base de données et l’interfaces graphique........................................................19
7. Présentation de l’application......................................................................................................................19
Conclusion.........................................................................................................................................................23
Les Références :.................................................................................................................................................24
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Remerciement :
En guise de profonde reconnaissance, nous souhaitons exprimer notre sincère gratitude à notre cher
professeur, Mr. Mounir, pour son engagement sans faille tout au long des séances de cours de
conception et gestion de bases de données. Son expertise et son approche pédagogique ont non
seulement facilité notre compréhension des concepts complexes, mais ont également éveillé en nous
un réel intérêt pour cette discipline essentielle à notre formation.
Grâce à sa transmission méthodique des savoirs, ses conseils avisés et sa grande disponibilité, nous
avons pu acquérir des compétences solides, tant sur le plan théorique que pratique. Les outils et
méthodes de travail qu'il nous a partagés en salle de classe constituent un bagage précieux qui nous
accompagnera tout au long de notre parcours académique et professionnel.
Nous lui adressons nos plus sincères remerciements pour sa bienveillance, son dévouement et son
accompagnement continu au profit des élèves ingénieurs. Son engagement restera une source
d’inspiration pour nous, et nous lui sommes profondément reconnaissants pour l’impact significatif
qu’il a eu sur notre apprentissage.
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1. OBJECTIF GÉNÉRAUX
Digitaliser et organiser efficacement l'information tout en permettant une visualisation rapide
et intuitive des données sous forme de graphes pour optimiser la gestion et l'analyse.
2. OBJECTIF SPÉCIAUX :
L’ajout, la modification et la suppression des données numériques en Facilitant la
manipulation des données
Se renseigner sur la qualité de lots en fonction des permis délivrés
Assurer un suivi numérique des permis délivrés. Toute en évitant les risques de fraude et de
commerce illégal des ressources forestières.
Permettre une consultation rapide en fonction des critères de recherche.
3. Introduction
L’exploitation forestière au Maroc consiste à récolter et transformer les arbres pour l’industrie. Elle
joue un rôle économique important mais fait face à des défis comme la complexité administrative et
le manque de traçabilité des permis. La gestion manuelle des autorisations entraîne pertes
d’informations, fraudes et inefficacité.
La digitalisation est essentielle pour moderniser la gestion forestière et améliorer la transparence. Un
système d’information dédié aux permis de colportage permettrait un suivi rigoureux, une meilleure
coordination administrative et une automatisation des tâches. Cela faciliterait l’accès aux données en
temps réel et limiterait les pertes d’informations dues à la dispersion géographique des postes et à la
forte hiérarchisation.
4. Problématique
Dans un contexte où l’exploitation forestière au Maroc est marquée par des contraintes
administratives et un manque de traçabilité des permis.ce secteur est confronté au manque de
traçabilité des permis d’exploitation et la difficulté de gestion des données forestières ce qui
augmentent le risque de perte d’informations, de fraudes et d’inefficacité dans la prise de décision.
5. Synthèse bibliographique
5.2. Les généralités sur l’exploitation forestière
L'exploitation forestière au Maroc joue un rôle crucial dans l'approvisionnement en bois pour
l'industrie et la population, tout en respectant les normes de durabilité et de gestion des ressources
forestières. Cette activité implique la récolte des produits forestiers, qui, après abattage et façonnage,
peuvent être utilisés directement ou transformés par des industries de première transformation, telles
que les scieries. Pour garantir une exploitation efficace, il est essentiel que les exploitants possèdent
une connaissance approfondie de la sylviculture et des pratiques d'exploitation forestière, afin de
valoriser au mieux les bois exploités, tant sur le plan quantitatif que qualitatif.
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L'exploitation forestière se déroule en trois étapes distinctes : la recherche et la reconnaissance des
coupes pour évaluer la quantité et la qualité des produits, l'exploitation proprement dite, qui comprend
l'abattage, le débardage et le transport, et enfin, le choix des produits en fonction de la demande du
marché pour leur commercialisation.
Dans le cadre de la filière bois, plusieurs intervenants jouent un rôle clé, notamment les sylviculteurs,
les exploitants, les scieurs et les industries. Cette chaîne de valeur commence par la récolte des
grumes dans les forêts, suivie de leur transformation en sciages et en produits finis, qui sont ensuite
destinés aux consommateurs. Au Maroc, la filière bois est structurée de manière à optimiser
l'utilisation des ressources forestières, tout en tenant compte des spécificités locales et des exigences
du marché.
Divers intervenants de la filière bois:
(1) (2) (3) (4)
SYLVICULTEUR EXPLOITANT SCIEUR INDUSTRIE
Produits
Ainsi, l'exploitation forestière au Maroc ne se limite pas à la simple récolte de bois, mais s'inscrit dans
un cadre plus large de gestion durable des ressources, visant à préserver les écosystèmes forestiers
tout en répondant aux besoins économiques des acteurs de la filière bois.
Les productions forestières nationales, sont soumises à deux types d'économie. L'une officielle,
découle des marchés et des échanges commerciaux portant sur la récolte annuelle de l'accroissement
du capital. L'autre informelle, de subsistance et d'autoconsommation, se développe à l'intérieur et à la
périphérie des massifs forestiers souvent sans tenir compte des possibilités de l'écosystème.
Les productions commerciales annuelles moyennes, enregistrées au cours des trois dernières années
sont comme suit :
62.000 m3 de bois d'œuvre de cèdre, provenant essentiellement des forêts du Moyen Atlas et
du Haut Atlas Oriental.
85.000 m3 de bois d'œuvre de pins, issus des plantations de la Maâmora, du Gharb, du Rif et
de la région de Taza – Taounate.
274.000 m3 de bois de d'industrie et de service, issus des plantations d'eucalyptus de la
Mâamora, et des plaines atlantiques entre El Jadida et Tanger.
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366.000 stères de bois de feu provenant des coupes de chêne vert essentiellement du Moyen
Atlas, et des sous-produits des coupes de cèdre, et d'eucalyptus.
10.000 tonnes de liège provenant de la forêt de la Maâmora, des subéraies du Rif, du plateau
central et de la région de Taza.
30.000 tonnes de produits forestiers divers (huile de romarin, caroubes, lichens, champignons,
…).
La production nationale couvre environ 30% des besoins du pays en bois d'œuvre et d'industrie,
d'où le recours aux importations de bois de conifères d'Europe et de bois tropicaux d'Afrique.
Le liège et les autres produits forestiers non ligneux sont destinés essentiellement à l'exportation.
La cession des produits forestiers se fait par voie d'adjudications publiques organisées annuellement
aux niveaux de toutes les régions du pays. Le calendrier des adjudications est publié au début de
chaque campagne.
Exceptionnellement, et dans les conditions fixées par la législation en vigueur, la cession peut se faire
par voie de marché après appel à la concurrence.
La récolte des lièges est assurée par l'Administration. Les lièges rassemblés sur les dépôts
administratifs sont mis en vente annuellement dans le cadre d'une adjudication organisée au niveau
national.
Graphe 1 : volume exploité en bois, le cas d’Eucalyptus au Maroc.
Source : Mr. MESSAOUDI, 2017
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5.3. Les notions d’aménagement
L'aménagement forestier est donc la planification rationnelle de la gestion d'un massif forestier. La
connaissance précise des caractéristiques propres à chaque forêt permet d’orienter sa gestion à moyen
et à long terme, d’une façon durable et dans le respect de la politique forestière.
5.3.1. Principes de l’aménagement forestier
L’aménagement forestier repose sur plusieurs principes :
1. Équilibre entre exploitation et conservation : Il s’agit d’assurer une exploitation des ressources
ligneuses (bois d’œuvre, bois de feu) tout en maintenant la capacité de régénération des peuplements
forestiers.
2. Pluridisciplinarité : L’aménagement intègre des disciplines comme la sylviculture, l’écologie,
l’économie et la sociologie pour une gestion efficace.
3. Planification à long terme : L’aménagement est généralement conçu pour une période de 20 ans et
comprend un plan de gestion détaillé précisant les interventions à réaliser.
5.3.2. L’exploitation forestière et son intégration dans l’aménagement
L’exploitation forestière désigne l’ensemble des activités visant à extraire du bois et d’autres
ressources tout en respectant les principes de durabilité. Dans un cadre aménagé, elle suit plusieurs
méthodes :
1. Méthode de la futaie régulière : La forêt est divisée en classes d’âge et fait l’objet d’une coupe
réglée par révolution. Cela permet une production stable sur le long terme.
2. Méthode de la futaie jardinée : Exploitation en coupes successives qui favorisent la régénération
naturelle et la diversité des peuplements.
3. Méthode combinée : Utilisée dans les forêts irrégulières, elle associe des coupes de jardinage et des
régénérations progressives.
5.3.3. Objectifs de l’aménagement en relation avec l’exploitation
Maintien de la biodiversité : Préserver les essences forestières et leurs habitats.
Production durable : Assurer une production continue en évitant la surexploitation.
Stabilité économique et sociale : Offrir des emplois et soutenir les industries du bois tout en
tenant compte des usages traditionnels.
L’aménagement forestier est donc une approche globale qui vise à concilier exploitation et durabilité
en s’appuyant sur une planification rigoureuse et des méthodes de gestion adaptées.
5.4. La Législation sur la Cession des Produits Forestiers
La législation forestière encadre l’exploitation et la vente des produits forestiers afin d’assurer une
gestion durable des ressources tout en générant des revenus pour l’État. Ces produits se divisent en
produits ligneux (bois d’œuvre, bois industriel, bois de feu) et produits non ligneux (liège, plantes
médicinales, sable, marbre, etc.).
Deux modes de cession sont prévus :
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Cession des produits sur pied : l’exploitation est laissée aux acquéreurs, qui extraient eux-
mêmes les ressources.
Exploitation en régie : l’administration gère directement certaines exploitations nécessitant
un savoir-faire particulier (ex. : liège) ou situées en zones difficiles d’accès. Les produits ainsi
extraits sont souvent déjà transformés avant leur mise en vente.
Cette réglementation vise à concilier rentabilité économique et préservation des écosystèmes
forestiers.
5.4.1. Les différentes Modes de Cession des Produits Forestiers
La cession des produits forestiers est encadrée par plusieurs procédures adaptées à la nature et à la
valeur des ressources exploitées. Ces modes de cession garantissent une gestion équitable et durable
des ressources forestières tout en répondant aux besoins des populations et du marché.
5.4.1.1. Menus-Produits
Pour les produits de faible valeur ou cédés en petites quantités, une procédure simplifiée est
appliquée, principalement au bénéfice des populations riveraines. Ces produits incluent des ressources
façonnées (perches, canons de liège, sable) et non façonnées (bois mort, souches, bois de service).
Leur cession est régulée par un permis-quittance, qui autorise la collecte et le transport dans des
limites géographiques et temporelles précises.
5.4.1.2. Cessions de Produits de Valeur
Les produits forestiers de plus grande valeur ou vendus en grandes quantités nécessitent un
engagement écrit entre l’administration forestière et l’acheteur. Ce cadre juridique repose sur
plusieurs modes de vente :
5.4.1.3. Adjudication publique
Pour bien montrer le caractère d'impartialité‚ qui doit marquer les rapports entre l'administration
forestière et les particuliers et pour être certain que le prix de cession des produits vendus soit le
prix maximum susceptible d'être obtenu sur le marché, le D.H. (art. 3) exige que les contrats de
cession ne soient conclus qu'à la suite d'une adjudication publique. Le procès-verbal d'adjudication
signé par l'adjudicataire et les membres du bureau d'adjudication constitue le contrat de vente.
5.4.1.4. Appel d'offres
Pour éviter les tractations directes sur les prix de cession, l'administration demande à son
représentant, pour la conclusion de tels marchés, d'appliquer certaines règles prévues pour les
adjudications de manière à choisir impartialement le cessionnaire et à obtenir le meilleur prix de
cession. Le représentant de l'administration fait ce que l'on appelle un "appel d'offres" demandant aux
éventuels cessionnaires de faire connaître par écrit leurs offres de prix.
L'appel d'offre donne lieu à la publication dans au moins deux journaux ou au bulletin officiel quinze
jours avant la date prévue pour l'ouverture des plis d'un avis mentionnant :
1. la nature et l'importance approximative des coupes mises en vente,
2. le lieu où le dossier d'appel d'offres peut être consulté,
3. la date et le lieu fixés pour le dépôt des offres, d'une part pour l'ouverture des plis
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d’autre part.
L'article 18 du CCG bois donne la procédure à suivre pour la présentation des offres et leur
dépouillement.
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adjudications de manière à choisir impartialement le cessionnaire et à obtenir le meilleur
prix de cession. Le représentant de l'administration fait ce que l'on appelle un "appel
d'offres" demandant aux éventuels cessionnaires de faire connaître par écrit leurs offres de
prix.
L'appel d'offre donne lieu à la publication dans au moins deux journaux ou au bulletin
officiel quinze jours avant la date prévue pour l'ouverture des plis d'un avis mentionnant :
1. la nature et l'importance approximative des coupes mises en vente,
2. le lieu où le dossier d'appel d'offres peut être consulté,
3. la date et le lieu fixés pour le dépôt des offres, d'une part pour
l'ouverture des plis
d’autre part.
L'article 18 du CCG bois donne la procédure à suivre pour la présentation des offres et
leur dépouillement.
5.4.1.5. Consultation par lettre circulaire
Dans certains cas, l'administration peut procéder à un appel d'offre restreint en faisant
une consultation par lettre circulaire adressée à des exploitants jugés aptes à réaliser les
travaux d'exploitation dans de bonnes conditions. La liste des exploitants est arrêtée par
l'ingénieur chef de service. La circulaire donnant les mêmes indications que pour l'appel
d'offres est adressée aux exploitants choisis.
Le délai imparti pour la fourniture des offres peut, en cas de besoin, être
réduit à 8 jours.
5.4.1.6. Marché de gré à gré
Dans des cas très particuliers, l'administration est autorisée à traiter directement
avec un cessionnaire éventuel la conclusion d'un marché de gré à gré. Les articles 20 et
21 Cahier des Charges Générales (CCG) bois réglementent la passation de ce type de
marché‚. Ces différentes procédures permettent une gestion rigoureuse et équitable des
ressources forestières, conciliant exploitation économique et préservation des
écosystèmes.
l'Adjudication Publique
L’adjudication publique est un processus transparent de vente des produits forestiers,
ouvert à tous, visant à garantir l'impartialité et l'obtention du meilleur prix.
1. Publicité et Dossier d’Adjudication
L’adjudication est annoncée au moins 15 jours à l’avance via des affiches et annonces
dans la presse. Le dossier d’adjudication comprend :
Une partie publique (renseignements sur les produits et obligations des acheteurs).
Une partie confidentielle (prix minimum de retrait et calculs des volumes à
vendre).
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2. Modes de Vente
Vente en bloc : un prix global est fixé pour chaque lot indépendamment du volume
réellement exploité.
Vente à l’unité : un prix par unité de volume (m³, stère) est fixé, et un cubage
précis est réalisé après exploitation.
3. Bureau d’Adjudication et Admission
Le bureau est présidé par le gouverneur et comprend des représentants de l’Agriculture,
des Finances et des Eaux et Forêts. Les candidats doivent déposer un dossier prouvant
leurs capacités techniques et financières, et fournir un cautionnement provisoire avant la
vente.
Ce système garantit une gestion efficace des ressources forestières en assurant
transparence et compétitivité.
les obligations liées aux adjudicataires de produits forestiers
1. Obligations de l’Administration envers les adjudicataires
Transmission de la propriété des produits
Vente en bloc : Propriété transférée dès l’adjudication ou le marché de gré à gré.
L’exploitation ne peut débuter qu’après obtention du permis correspondant.
Vente à l’unité de produit : Propriété transférée après le dénombrement et
paiement des produits.
Interdiction de modifier l’assiette de coupe
Il est interdit d’ajouter des arbres ou produits non prévus dans le contrat. Toute
infraction entraîne une amende équivalente au double de la valeur des produits
concernés.
2. Obligations des adjudicataires et sanctions en cas d’inexécution
Obligations financières
Paiement dans les 20 jours suivant l’adjudication de diverses taxes et frais
(cautionnement, taxe forestière, frais d’adjudication, etc.).
En cas de non-paiement du cautionnement, l’adjudicataire est déchu et doit couvrir
les frais de réadjudication.
Obligations administratives
Représentant local : Si l’adjudicataire ne réside pas sur place, un représentant
agréé doit être désigné.
Assurance des ouvriers : Obligation d’assurer les ouvriers contre les accidents de
travail.
Obligations techniques
Respect des conditions d’exploitation définies par le contrat.
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Permis d’exploiter : Nécessaire avant tout début des travaux. Son absence expose
à des sanctions pénales.
Délais d’exploitation : Obligation de commencer et terminer les travaux dans les
délais prévus sous peine de résiliation du contrat. Une prorogation peut être
accordée en cas de motif valable.
Respect des limites de cession : Toute coupe hors des limites prévues constitue un
"délit d’outrepasse" passible d’amendes et restitution des produits.
Respect des arbres à exploiter : Toute coupe non autorisée constitue un "délit de
coupe de réserve", sanctionné par la loi.
Sanctions et amendes
Toute infraction aux clauses contractuelles entraîne des sanctions financières et,
selon
la gravité, des poursuites judiciaires.
,les adjudicataires doivent respecter strictement les obligations financières, administratives
et techniques sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’à la résiliation du contrat et des
amendes élevées.
6. Méthodologie du travail
6.1. Phase de Conception
6.1.1. Etapes de conception de schéma conceptuel
La construction du schéma conceptuel s'est déroulée en suivant plusieurs étapes méthodiques :
Déterminer la liste des entités. Pour chaque entité :
Établir la liste de ses attributs ;
Parmi ceux-ci, déterminer un identifiant.
Déterminer les relations entre les entités.
Pour chaque relation :
Dresser la liste des attributs propres à la relation ;
Vérifier la dimension (binaire, ternaire, etc.) ;
Définir les cardinalités.
Vérifier le schéma obtenu, notamment :
Supprimer les transitivités ;
S’assurer que le schéma est connexe ;
S’assurer qu’il répond aux demandes.
Valider avec les utilisateurs.
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Le schéma conceptuel décrit un système organisé autour de la gestion de l’exploitation du
bois, où plusieurs entités interagissent pour assurer un suivi structuré de ce produit forestier, des
autorisations et des acteurs impliqués.
a. Organisation de la Forêt et des Parcelles
Une Forêt est l’unité principale du système, identifiée par son id_foret et définie par des
attributs tels que le nom, la localisation, la superficie totale, le type de forêt et la province. Chaque
forêt est divisée en plusieurs Parcelles, formant ainsi une structure plus détaillée du territoire
exploitable.
Chaque Parcelle, identifiée par son id_parcelle, possède un numéro unique, une superficie
spécifique, une essence d’arbres dominante et un état sanitaire. De plus, elle conserve un historique
de la dernière exploitation réalisée.
b. Gestion des Lots dans les Parcelles
Les parcelles sont ensuite composées de plusieurs Lots, qui sont les unités les plus petites
destinées à l’exploitation forestière. Un Lot possède un id_lot, un numéro de lot, une superficie et
une estimation du volume de bois qu’il contient. Il est aussi caractérisé par une essence spécifique et
une qualité de bois.
c. Processus d’Exploitation Forestière
Pour exploiter un lot, un exploitant doit effectuer une Exploitation forestière, identifiée
par un id_exploitation. Chaque exploitation est associée à une date de début et de fin, un volume de
bois effectivement récolté, un statut (en cours, terminé, annulé) et des observations éventuelles.
d. Autorisations et Permis
Aucune exploitation ne peut être réalisée sans une autorisation légale sous forme de permis.
Deux types de permis sont définis :
Le Permis d’exploitation est nécessaire pour couper du bois. Il est caractérisé par un
id_permis_exploitation, un numéro de permis, une date d’émission et d’expiration, un
montant payé et un statut. Chaque exploitation doit être autorisée par un permis
d’exploitation.
Le Permis de colportage, quant à lui, est requis pour le transport et la vente du bois. Il
comprend un id_permis_colportage, un numéro, une date d’émission et de validité, un
volume autorisé de produits transportés, un itinéraire et un statut. Un permis de colportage
peut être attribué à une exploitation et est indispensable pour déplacer le bois coupé.
e. Rôles des Acteurs : Exploitant et Transporteur
L'Exploitant est l'entité responsable des activités d'exploitation forestière. Chaque
exploitant est identifié par un id_exploitant et possède une raison sociale, un numéro d’agrément,
une adresse, un téléphone et un email. Un exploitant peut gérer plusieurs exploitations, chacune
nécessitant un permis d’exploitation valide.
Le Transporteur est chargé du déplacement du bois coupé. Il est identifié par un
id_transporteur et possède un nom, un numéro CIN, un véhicule, une immatriculation et un contact
téléphonique. Un transporteur peut être lié à plusieurs permis de colportage pour assurer le
déplacement le bois prélevé.
Règles de notation :
• Les mots en gras réfèrent aux entités et les relations sont en gras et soulignées.
• Les mots en italique signifient les attributs des entités (l’attribut clé est souligné).
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f. Relations entre les entités
1. Une Forêt est divisée en plusieurs Parcelles, et chaque Parcelle contient plusieurs Lots.
2. Un Lot peut faire l’objet d’une Exploitation, qui doit être autorisée par un Permis
d’exploitation.
3. Un Exploitant réalise une Exploitation et doit obtenir un permis valide.
4. Une fois l’exploitation réalisée, le Transport du bois doit être autorisé par un Permis de
colportage.
5. Un Transporteur est chargé de déplacer le bois, en respectant les itinéraires et les
volumes autorisés par le permis de colportage.
g. Modèle conceptuel
En utilisant le logiciel « PowerDesigner »,
A propos du Logiciel Powerdesigner :
PowerDesigner (anciennement PowerAMC) est un logiciel
de conception créé par la société SAP, qui permet de modéliser les
traitements informatiques et leurs bases de données associées.
PowerDesigner est disponible sous forme d'application native Microsoft Windows ou
comme plugin eclipse. Par défaut, PowerDesigner stocke ses modèles sous forme de fichiers, dont
l’extension dépend du type de modèle : bpm (pour business process model), cdm (pour conceptual
data model) ... La structure interne du fichier peut être du XML ou du binaire compressé.
PowerDesigner peut aussi stocker ses modèles dans un Référentiel.
Nous avons élaboré le modèle conceptuel des données en structurant les différentes
entités, leurs attributs et les relations qui les lient. Ce processus nous a permis de représen-
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ter de manière claire et précise l'organisation des données et leur interaction au sein du sys-
tème.
Fig.1 : Le Modèle Conceptuel des Données
6.1.1.1. Modèle logique
Nous avons utilisé le logiciel Power Designer pour générer le modèle logique à partir du
schéma conceptuel Entité-Relation, en suivant les principales règles de transformation.
Règle I : Toute entité est traduite en une table relationnelle dont les caractéristiques sont les
suivantes :
Le nom de la table est le nom de l’entité ;
La clé de la table est l’identifiant de l’entité ;
Les autres attributs de la table forment les autres colonnes de la table.
Règle II : Toute relation binaire plusieurs à plusieurs est traduite en une table relationnelle dont
les caractéristiques sont les suivantes :
Le nom de la table est le nom de la relation ;
La clé de la table est formée par la concaténation des identifiants des entités
participant à la relation
Les attributs spécifiques de la relation forment les autres colonnes de la table
Règle III : Toute relation binaire un à plusieurs est traduite :
1. Soit par un report de clé :
L’identifiant de l’entité participant à la relation côté N est ajoutée comme colonne
supplémentaire à la table représentant l’autre entité. Cette colonne est parfois appelée clé étrangère.
Le cas échéant, les attributs spécifiques à la relation sont eux aussi ajoutés à la même table ;
1. Soit par une table spécifique dont les caractéristiques sont les suivantes :
Le nom de la table est le nom de la relation ;
La clé de la table est l’identifiant de l’entité participent à la relation côté 1 ;
Les attributs spécifiques de la relation forment les autres colonnes de la table ;
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Règle IV : Toute relation binaire un à un est traduit, au choix, par l’une des trois solutions
suivantes :
Fusion des tables des entités qu’elle relie (choix1) ;
Report de clé d’une table dans l’autre (choix2) ;
Création d’une table spécifique reliant les clés des deux entités (choix3).
Les attributs spécifiques de cette relation sont ajoutés à la table résultant de la fusion (choix1),
reportés avec la clé (choix2), ou insérés dans la table spécifique (choix3).
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Fig.2 : Le Modèle logique
6.1.1.2. Modèle Physique
Power Designer offre également la fonctionnalité de générer le module physique, ce qui
facilite la création de la base de données.
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Fig.3 : Le Modèle Physique
6.2. Phase de Réalisation
6.2.1. Création de la base de Données
Génération du script SQL : Dans PowerDesigner, ouvrez votre modèle, accédez à l’op-
tion de génération de script SQL et sélectionnez PostgreSQL comme SGBD cible. Le script
SQL correspondant sera généré.
Gestionnaire de bases de données : PostgreSQL
C'est le système de gestion de bases de données relationnelles et
objets (SGBDRO) libre, développé à partir du projet Postgres 4.2
initié par l'Université d Californie à Berkeley (UCB) (Namèche,
2008). Il supporte parfaitement le langage SQL, et il offre la
possibilité de création des bases de données spatiale par l'addition de
l'extensions PostGIS.
Exécution du script SQL : Utilisez un outil comme pgAdmin, connectez-vous à votre ser-
veur PostgreSQL, ouvrez une fenêtre SQL, collez le script généré, puis exécutez-le.
Vérification de la base de données : Avec pgAdmin, vérifiez la structure de la base
(tables, colonnes, contraintes) pour s'assurer qu'elle correspond au modèle conçu dans Po-
werDesigner.
6.2.2. Création des interfaces graphiques
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Pour créer une interface graphique avec Tkinter,
Langage de programmation : Python
Python est un langage de programmation portable (fonctionne sous
de nombreux systèmes d'exploitation) et libre, il est doté d'un typage
dynamique fort. Il est extensible et à la fois facile à apprendre et riche en
bibliothèques. Il dispose de nombreuses I fonctionnalités intégrées au
langage, il est caractérisé par sa communauté très grande. Il est très utilisé par un grand nombre de
programmeur professionnel pour le développement d'applications bureau, Web ou serveur. Il permet
une approche modulaire et orientée objet de la programmation
Le paquet tkinter (« interface Tk ») est l'interface Python standard de la boîte à outils
d'interface utilisateur graphique (GUI) Tcl/Tk. Tk et tkinter sont disponibles sur la plupart des plates-
formes Unix, y compris macOS, ainsi que sur les systèmes Windows.
Il faut commencer par importer le module « tkinter ». Ensuite, on crée une fenêtre principale
qui servira de base à l’application. Il est possible de personnaliser cette fenêtre en définissant son
titre, sa taille et d’autres paramètres d’affichage. L’interface est ensuite enrichie avec différents
widgets tels que des boutons, des étiquettes ou des champs de saisie, que l’on positionne à l’aide de
méthodes adaptées. Pour rendre l’application interactive, on associe des actions spécifiques aux
événements déclenchés par l’utilisateur, comme un clic ou une saisie de texte. Enfin, la boucle
principale est exécutée afin d’afficher la fenêtre et d’attendre les interactions de l’utilisateur.
6.2.3. Liaison entre la base de données et l’interfaces graphique
Pour interagir avec une base de données dans une application Python, il est d'abord
essentiel d'installer le pilote correspondant, comme « psycopg2 » pour PostgreSQL. Une
fois installé, le module doit être importé dans le script. L’étape suivante consiste à établir
une connexion avec la base de données en utilisant les informations d’accès appropriées.
Une fois connecté, un curseur est créé pour exécuter des requêtes SQL et interagir avec les
données. Après l’exécution des requêtes, les résultats peuvent être récupérés et affichés
dans l’interface graphique à l’aide de widgets adaptés, comme Treeview de Tkinter pour
une présentation structurée des données. Enfin, pour garantir une bonne gestion des
ressources, la connexion à la base de données doit être fermée une fois toutes les
opérations terminées
7. Présentation de l’application
Exemple d’Application du Modèle d’exploitation Forestière
Imaginons une société forestière nommée "GreenWood Exploitation" qui souhaite exploiter du bois
dans une forêt domaniale située dans la province de “Khenifra”. Voici comment le système
fonctionnerait en suivant les relations entre les entités :
La forêt ciblée s’appelle Forêt d’Ajdir (id_foret = 101). Elle est divisée en plusieurs parcelles, et l’une
d’elles, la Parcelle P23 (id_parcelle = 2301), est identifiée comme étant disponible pour l’exploitation.
- Forêt d’Ajdir
- ID : 101
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- Localisation : Province de Khenifra
- Superficie : 5 000 hectares
- Type : Méditerranéenne
- Parcelle P23
- ID : 2301
- Superficie : 200 hectares
- Essence dominante : Cèdre
- Dernière exploitation : 2024
La Parcelle P23 contient plusieurs lots de bois, et **GreenWood Exploitation** décide d’exploiter le
Lot 18 (id_lot = 1801). Ce lot est caractérisé par :
- Superficie : 5 hectares
- Essence : Cèdre
- Volume estimé : 500 m³
- Qualité du bois : Excellente
Avant de commencer la coupe du bois, la société doit obtenir un **Permis d’exploitation**. Elle
soumet une demande et reçoit le permis suivant :
- ID du permis d’exploitation : 801
- Numéro du permis :PE-2024-450
- Date d’émission : 15 janvier 2024
- Date d’expiration : 15 juillet 2024
- Montant payé : 10 0000 $
- Statut : Approuvé
Ce permis autorise GreenWood Exploitation à couper du bois dans le Lot 15. Une fois le permis
obtenu, l’exploitation commence :
- ID de l’exploitation : 9001
- Date de début : 1er février 2024
- Date de fin prévue : 1er avril 2024
- Volume réalisé : 480 m³ (sur les 500 m³ estimés)
- Statut : En cours
Une fois l’exploitation terminée, **GreenWood Exploitation** doit transporter le bois vers une
Scierie. Pour cela, elle fait appel à un transporteur, qui doit obtenir un Permis de colportage pour
autoriser le déplacement du bois.
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- ID du permis de colportage : 9501
- Numéro : PC-2024-789
- Date d’émission : 5 avril 2024
- Date de validité : 5 juin 2024
- Volume autorisé : 480 m³
- Itinéraire : Forêt d’Ajdir (khenifra) → Scierie Al Maattaoui (Timhdite)
Le transporteur affecté est Driss El omari, avec les détails suivants :
- ID transporteur : 6001
- Nom : Driss El omari
- CIN : UN45678
- Véhicule : Camion Volvo FH16
- Immatriculation : ABC-456-KV
Grâce à ce processus structuré, l’exploitation forestière suit un cadre légal et réglementé. *Greenwood
Exploitation* a pu couper et transporter le bois en toute légalité, avec les autorisations nécessaires. Ce
modèle assure une gestion efficace de l’exploitation du bois, limite l’exploitation illégale et garantit
un suivi précis de chaque étape, de la forêt jusqu’au transport du bois.
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Conclusion :
La gestion efficace des permis de colportage est un enjeu crucial pour encadrer l’exploitation
forestière au Maroc et lutter contre les pratiques illégales. Face aux nombreuses lacunes du
système actuel, notre application numérique répond à ces besoins en apportant des solutions
concrètes : simplification des procédures administratives, renforcement de la traçabilité des
permis, sécurisation contre la falsification et amélioration de la coordination entre les
différentes instances concernées. Grâce à une base de données centralisée et un accès en
temps réel aux informations, cette application permettra aux services des Eaux et Forêts de
mieux contrôler la circulation des produits forestiers et de garantir une exploitation plus
responsable et durable. En facilitant la gestion des permis, elle contribuera à préserver les
ressources forestières du pays tout en assurant une exploitation conforme à la réglementation
en vigueur. Ainsi, cette initiative s’inscrit pleinement dans une démarche de modernisation et
d’optimisation de la gouvernance forestière, visant à concilier développement économique et
préservation des écosystèmes
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Les Références :
Sesbou A., 1994. Exploitation des peuplements d'Eucalyptus. Les Eucalyptus au Maroc,
caisse de crédit agricole, Royaume du Maroc, pp.
Normandin D., 1980. Formation du prix de bois de trituration, INRA, Nancy, laboratoie
d'économie forestière.
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Press. Canberra
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produit de haute qualite en bois lamellé collé: 12 Congrés de Mécanique, 21-24 Avril 2015,
Casablanca, Maroc
El latifi M, 2012. l'économie de la forêt et des produits forestiers au Maroc: bilan et
perspectives, those de doctorat, universite Montesquieu Bordeau IV droit, sciences sociales et
politiques, sciences economiques et de gestion
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KHENIFRA. Mémoire de 3 ème cycle, ENFI, Salé, Maroc. 104 р.
Bouryal H., 1997. l'économie des Eucalyptus dans l'arrondissement forestier de KENITRA.
Mémoire de 3 ème cycle, ENFI, Salé, Maroc. 97 р.
Forest Management in Morocco: Challenges and Opportunities
Legal Framework for Forest Exploitation in Morocco
Sustainable Forestry Practices in Morocco: A Case Study
Morocco's Forest Strategy 2020-2030: Ambitious Goals Amid Growing Challenges
Messaoudi, A. (2017). La filière Eucalyptus au Maroc : situation et perspectives (Mémoire de
3e cycle, École Nationale Forestière d'Ingénieurs de Salé). École Nationale Forestière
d'Ingénieurs de Salé.
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