Cours de Formulation. R
Cours de Formulation. R
FORMULATION ET TECHNOLOGIE
DES SOLUTIONS NUTRITIONNELLES
2020-2021
2023-2024
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FORMULATION NUTRITIONNELLE / 2023-2024 / Mme KORSAGA
Plan du cours
nutriments spécifiques
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L’alimentation joue un rôle très important sur la santé. Jusqu’à une période récente, les
relations entre l’alimentation et la santé ont été perçues au travers des grandes maladies de
carence nutritionnelle. L’évidence de cette relation reposait sur les grands tableaux cliniques
qui accompagnaient les famines et les déficits alimentaires majeurs, ou les carences
spécifiques qui ont émaillé l’histoire de l’humanité. La classification des aliments en 6
groupes est utile pour équilibrer les repas. Aujourd-hui, de nombreux arguments suggèrent
le poids relatif des facteurs alimentaires dans le déterminisme des maladies chroniques.
Ainsi, dans le cas des cancers, une analyse réalisée par Doll et Peto au début des années 80
suggérait que l'alimentation contribuait pour 30 à 40 % des cancers chez l’homme et pour
60 % des cancers chez la femme (Doll et Peto, 1981). Cette estimation peut certes être
discutée, mais ces chiffres permettent de prendre conscience de la place importante des
facteurs alimentaires dans le déterminisme des maladies chroniques. L’évolution de
l’alimentation accompagne est liés aux modifications des modes de vie des populations,
évolutions sociologiques, développement socioéconomique, progrès technologiques,
changement des goûts des consommateurs et des modes de consommation.
QUELQUES DÉFINITIONS
La nutrition est la science qui étudie l'ensemble des processus d'absorption et d'utilisation
des aliments, indispensables à l'organisme pour assurer son entretien et son besoin en
énergie. La nutrition est l'une des principales fonctions de l'être humain, destinée à satisfaire
ses besoins vitaux. Elle est capable d'améliorer les performances physiques, intellectuelles
et de rendre performante les défenses de l'organisme.
L’alimentation doit apporter à notre organisme l'énergie et les éléments nécessaires afin
de : assurer les fonctions vitales de base, permettre l'élaboration de nouveaux tissus, fournir
un travail physique, fournir un travail intellectuel.
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Le bien portant :(Selon le Dictionnaire) Personne qui se porte bien, qui est en bonne santé.
Dans notre situation il correspond à un individu d’un âge et de sexe donnés qui se développe
normalement sans présenter une pathologie quelconque.
La santé : C’est l’état complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas
seulement en l’absence de maladie ou d’infirmité (d’après l’OMS).
L’équilibre alimentaire : C’est l’ensemble des mesures diététiques visant à couvrir les
besoins nutritionnels d’une personne en fonction de son âge et de son activité physique.
Apport habituel : Apport moyen chez un individu sur une période relativement longue.
Apport maximal tolérable (AMT) : Le plus grand apport journalier moyen d’un élément
nutritif qui ne comporte vraisemblablement pas un risque d’effets indésirables sur la santé
chez la quasi-totalité (97,5 %) des individus apparemment en bonne santé d’un groupe d’âge
et de sexe spécifique. Le risque d'effets indésirables augmente à mesure que l'apport s'élève
au-dessus de l'AMT.
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Elle s’appuie sur la définition du besoin nutritionnel moyen, mesuré sur un groupe
d’individus.
Besoins énergétiques
• Le métabolisme de base est de 40kcal/m2/h soit environ 1300 à 1600 kcal chez adulte.
Il représente environ 60% de la dépense énergétique journalière (DEJ) dont 45% pour
le sujet très actif à 70% chez le sujet sédentaire.
Ce sont des valeurs repères pour des groupes de sujets et pas pour des individus. Il existe
des tables pour déterminer les ANC à partir du métabolisme de base, correspondant à la
dépense énergétique de repos (DER) obtenue à l’aide d'une équation basée sur le poids, la
taille, l’âge et le sexe, et en multipliant celle-ci par le Niveau d'Activité Physique (NAP = 1.4,
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1.6, 1.8, ou 2.0 quand l’activité physique est respectivement faible, moyenne, forte, intense).
Ainsi la dépense énergétique totale sur 24h (DET) = DER * NAP.
• Glucides: 4 kcal/g
• Protéines: 4 kcal/g
• Lipides: 9 kcal/g
• Ethanol: 7 kcal/g
Besoins hydriques
Les besoins de base : 25 à 35 ml/kg/j chez adulte ; soit 1 litre / 1000 kcal ingérées
Besoins en protéines
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Besoins en lipides
ANC : 30 à 35% de la ration calorique (1/4 Acide Gras Saturé, 1/2 Acide Gras Mono Insaturé,
1/4 Acide Gras Poly Insaturé). Le ratio n-6/n-3 doit être proche de 5 (5 à 10 chez le nouveau-
né)
Besoins en glucides
ANC pour les Fibres : total de fibres 25 à 30g/j (dont 10-15g de fibres solubles).
Alimentation végétarienne :
Elle exclut la chair animale et le poisson mais elle autorise le lait, le beurre, les fromages et
les œufs.
Alimentation végétalienne :
Elle exclut tout aliment d’origine animale y compris le lait, le beurre et l’œuf. Elle est
déconseillé.
NB : Il faut noter que ces profils alimentaires relèvent d’un ordre « culturel » et est à risques
de carences chez certains groupes.
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Introduction
Les besoins nutritionnels en un nutriment donné (macro ou micronutriments) ou en
énergie sont la quantité de ce nutriment ou d’énergie suffisante pour assurer l’entretien, le
fonctionnement métabolique et physiologique d’un individu (Potier de Courcy et al., 2003).
D’un groupe d’individus à un autre, les besoins en énergie et en nutriments peuvent
varier, car dépendent de : l’état physiologique, du son sexe, l’ âge, l’état physique et de
son environnement.
Parmi les groupes vulnérables, nous retrouvons : les femmes enceintes, les femmes
allaitantes, le nourrisson, l’enfant, l’adolescent et les personnes âgées.
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1. Biodisponibilité du Fe alimentaire
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2. Activateur de l’absorption du Fe
La vitamine C est le facilitateur de l’absorption du fer. L’absorption du fer d’un
repas peut être multipliée par 3 lorsqu’il est consommé simultanément avec 100 ml de jus
d’orange frais, et multipliée par 7 lorsqu’il s’agit du jus de papaye. L’effet d’activateur est
plus important que l’apport en vitamine C est important. L’absorption du Fe est multipliée
par 2 ou par 3 lorsqu’on apporte un peu de poisson ou de viande.
3. Les inhibiteurs de l’absorption du Fe non heminique
L’effet inhibiteur a été étudié au niveau du thé. Une tasse de thé prise peut faire
chuter l’absorption du Fe de 2,5 à 11 %. L’effet inhibiteur des tanins résulte de la formation
de précipité insoluble de tanate de fer. Les phytates ont un effet inhibiteur sur l’absorption
du Fe.
F- Les besoins phospho-calciques
L’alimentation doit apporter lors de la grossesse normale 1000-2200 mg de Ca/jr. Une
alimentation normale apportée par les légumes et les laitages constitue une principale
source de Ca alimentaire et de phosphore. Le phosphore est apporté dans de bonnes
proportions par les sources alimentaires de Ca.
2. Les besoins nutritionnels des femmes allaitantes
2.1. Besoins énergétiques
Pour fabriquer en moyenne 700 ml de lait/jr, correspondant à une calorie de 600
kcal, les mères doivent recevoir un apport calorifique supplémentaire de 750 kcal/jr. Ce
supplément est pour faire face chaque jour au besoin de la lactation. Les modifications
métaboliques et les réserves accumulées durant la grossesse diminuent le coût énergétique
de la lactation. La FAO et l’OMS ont proposé en 1981, une supplémentation alimentaire de
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500 kcal/jr mais ces données sont théoriques car le besoin dépend de l’état nutritionnel de
la mère et de ses réserves.
2.2. Besoins protidiques
Le besoin protidique supplémentaire est estimé à 20 g de protéines usuelles. Durant
les 6 premiers mois de l’allaitement, le volume journalier de lait est de 850 ml et qui contient
environ 12 g de protéines/ litre de lait. La sécrétion journalière moyenne est estimée à 10g
de protéines. Pour assurer cette production, la mère aura besoin d’un supplément de
17 g de protéine de bonne qualité comme celle du lait ou de l’œuf. En ce qui concerne les
facteurs pouvant interférer l’allaitement maternelle, il faut mettre en garde les femmes
contre les excitants en dose élevée (alcool, automédication, tabac).
Apports quotidiens recommandées durant la lactation
-Energie……………………………………………………………..….2550-2950 kcal
-Protéine………………………………………………………………………... 60g/jr
-Vitamine A…………………………………………………………………...1250 UI
-Vitamine D……………………………………………………………………...10 UI
-Vitamine C…………………………………………………………………….50 mg/jr
-Thiamine………………………………………………………………………….1 mg
-Riboflavine…………………………………………………………………….1.4 mg
- Folate………………………………………………………………………….300 mg
-Vitamine B12………………………………………………………………...25 mg/jr
-Fer…………………………………………………………………………..1900 mg/jr
- Ca………………………………………………………………………….1200 mg/jr
3. Besoins nutritionnels du nourrisson
L’alimentation de l’enfant normal née à terme, est le lait maternel de bonne qualité et
en quantité suffisante. Durant les premiers mois la croissance est très rapide, le nourrisson
normal double son poids à 6 mois et le triple en 12 mois. En un an le poids corporel
augmente de trois fois et la taille.
Les besoins nutritionnels du nourrisson diffèrent de ceux de l’enfant plus âgé, que de l’adulte
à savoir, les besoins énergétiques et protéiques au cours du premier mois sont environ trois
fois de ceux de l’adulte. Dès l’âge de 6 mois, les nutriments et l’énergie fournis par le lait
maternel ne sont plus suffisante pour couvrir les besoins de l’enfant.
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L’énergie est assurée par les macronutriments tels que les protéines, les lipides, les
glucides contenus dans les aliments de l’homme. Selon Lutter and Dewey, (2003) ils doivent
représenter respectivement 6 à 10 %, 24 à 28 % et 62 à 70 % de l’apport énergétique total.
Les protéines, en plus de l’énergie qu’elles fournissent, elles constituent l’essentiel de la
structure des cellules. Les recommandations en énergie et en macronutriments faites pour
les nourrissons et jeunes enfants sont consignées dans le Tableau I
Tableau I: besoins nutritionnels recommandés de quelques micronutriments pour les
nourrissons et les jeunes
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Age g/kg/jr
< 3mois 2.4
3-6 mois 1.85
6-9 mois 1.62
9-11 mois 1.44
Les apports protéiques peuvent être majorés si les protéines alimentaires sont de valeurs
moindres par ceux du lait ou de l’œuf. De 1-4 ans, l’enfant mange les aliments de la famille,
mais le lait doit continuer à tenir une place importante dans son alimentation.
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en protéines de qualité est de 1-1.40 g/kg/jour. L’idéal est de fournir au moins la moitié
sous forme de protéines animales, ces dernières contenant tous les acides aminés essentiels.
La viande, le poisson, les œufs et les produits laitiers en sont les plus riches. Il est souhaitable
de varier les sources : les viandes et les abats sont riches en fer et les produits laitiers
apportent en plus phosphore et calcium.
Les protéines d’origine animale doivent représenter 50% de l’apport en protéine totale.
En pratique, 18 à 20 g de protéines sont apportées par 100 g de viande (rouge, volaille ou
abats) ; 100g de poisson ; 2 œufs ; 1/2 litre de lait, 200 g de fromage blanc ; 4 yaourts ; 90 g
de camembert ; 70 g d’emmental.
7.2.2. Glucides
Les personnes âgées réduisent leurs apports en glucides complexes, mais gardent leur
appétence pour les produits sucrés. Le risque d’un excès de sucre est d’induire trop
rapidement une sensation de satiété au détriment de l’ingestion d’aliments protéiques ou
riche en micronutriments.
En pratique : les apports glucidiques doivent représenter la moitié de la ration énergétique
en privilégiant les glucides complexes (pain, céréales, légumes secs…) et les fruits.
7.2.3. Lipides
Les lipides sont indispensables pour l’apport en acides gras essentiels et en vitamines
liposolubles, mais aussi pour leurs propriétés gustatives. Chez le sujet âgé en bonne santé,
la digestion des graisses n’est pas aisée. En effet, certaines enzymes sont moins actives. C’est
le cas des désaturases nécessaires à l’obtention de l’acide arachidonique et de l’acide
eicosapentaénoïque, dérivés des acides gras essentiels, l’acide linoléique et l’acide α-
linoléique. Ces dérivés étant les précurseurs des prostaglandines deviennent alors eux-
mêmes « essentiels » et doivent être fournis par l’alimentation.
Sources alimentaires d’acides gras essentiels
-Acide linoléique : huile de tournesol, maïs, arachide
-acide α-linolénique : huiles de colza et de soja, beurre
-acide arachidonique : viande rouge, foie, œufs- et acide eicosapentaénoïque : poissons gras.
En pratique : plutôt que de prescrire des régimes pauvres en graisses qui, sauf exception,
n’ont pas lieu d’être, mieux vaut prôner la diversité des sources de lipides et n’exclure aucun
aliment.
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Les carences sévères en vitamines B9 (folates) et B12 induisent une anémie macrocytaire.
Un déficit en vitamines B6, B9 et B12 peut être à l’origine d’une élévation du taux sanguin en
homocystéine, particulièrement toxique pour la paroi vasculaire.
L’hyperhomocystéinémie est un des facteurs de risque de maladie cardiovasculaire et serait
également impliquée dans la survenue de troubles cognitifs. Les recommandations d’apports
pour le sujet âgé pourraient être revues à la hausse.
Vitamines du groupe B
Vitamine B6, Vitamine B9 (folates), Vitamine B12
Apports nutritionnels conseillés (ANC, 2001)
Respectivement pour les trois vitamines ce sont : 2,2 mg/jr ; 330-400 μg/jr ; 2,3 μg/jr.
Sources alimentaires
Vitamine B6 : Viande, abats, lait, légumes verts, fruits
Vitamine B9 (folates) : Légumes verts, foie, fromages fermentés
Vitamine B12 : Viande, poisson, œufs, produits laitiers
❖ Vitamines C, D et E
Les déficits en vitamines C, D et E sont les plus fréquemment observés chez le sujet âgé avec
ceux des vitamines du groupe B, notamment lorsque les personnes sont malades (besoins
augmentés, apports diminués, expositions au soleil rares).
Les apports nutritionnels conseillés sont:
- Vitamine C: 100 à 120 mg/j
- Vitamine D : 10 à 15 μg/j
- Vitamine E : 20 à 50 mg/j
7.2.5. Autres minéraux et oligoéléments
7.2.5.1. Fer
Le vieillissement n’est pas un facteur de risque de carence en fer. Les besoins (10
mg/jour), inférieurs à ceux de l’adulte.
En pratique : on veillera au maintien de la consommation de viande, source de fer héminique
mieux absorbé que le fer non héminique d’origine végétale.
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7.2.5.2. Magnésium
Outre son rôle dans l’excitabilité neuromusculaire, le magnésium intervient dans de
nombreuses réactions immunitaires et dans la régulation de la perméabilité cellulaire.
Les signes d’hypo-magnésémie ne sont pas spécifiques. On peut citer : vertiges, troubles
psychiques.
En pratique : Les besoins en magnésium sont 400 mg/jour et les principales sources sont le
chocolat, les légumes et les fruits secs, les produits céréaliers, mais aussi la viande, les fruits
de mer, le lait et les produits laitiers.
7.2.5.3. Zinc
Cofacteur de nombreuses réactions enzymatiques, le zinc est indispensable. Il
intervient dans l’acuité gustative, l’appétit et la cicatrisation des plaies et pourrait être
impliqué dans la prévention du vieillissement du fait de ses propriétés immuno-
régulatrices et anti-radicalaires.
Les besoins en zinc sont de 15 μg/jour et les principales sources sont la viande, les œufs,
les produits laitiers et les légumes secs.
7.2.5.4. Sélénium
Le sélénium interviendrait dans la protection contre les pathologies oxydatives associées au
vieillissement (cancer, maladies cardiovasculaires…).
Les besoins en sélénium sont de 80 μg/jour. Les principales sources le poisson et les
crustacés, la viande et les abats, les produits laitiers et les œufs.
7- Les boissons
Les boissons doivent être relativement abondantes d’une part pour faciliter le travail rénal
et d’autre part pour palier un état de déshydratation fréquente chez les personnes âgées.
8. L'alimentation du sportif
En pratique, il faut recommander les éléments suivants :
- équilibre alimentaire (3 repas ± goûter) au quotidien : féculents à chaque repas
(glycogène musculaire = substrat énergétique du muscle)
* au moins 3 produits laitiers / jour (apport calcium et protéines)
* au moins 5 fruits ou légumes / jour (assure la couverture en vitamines)
* limiter les lipides avant l'effort (ralentit la vidange gastrique)
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- avant l’activité sportive, éviter d’être en phase de digestion en prenant son dernier
repas.
Au cours de l’activité sportive, avoir des apports hydriques permettant de compenser
strictement les pertes induites par l’effort à l'arrêt de l'effort, se "resucrer" immédiatement)
pour diminuer le temps de récupération 3h avant.
Les besoins pour le sportif seront bien évidemment plus importants : 40g par kilo et par
jour, soit 3,1 à 3,5 L en moyenne par jour dans des conditions dites « normales ». L’eau
permet la régulation de la température du corps, c’est ce que l’on appelle la
thermorégulation. Ce mécanisme est vital.
8.1. La ration d’entraînement
La ration d’entraînement devra donc apporter environ 15 % de protides avec un
équilibre entre protéines végétales et animales, 30 % de lipides avec un apport 2,5 fois
plus important de lipides d’origine animale que d’origine végétale, et 55 % de glucides
avec un apport 10 fois plus important en sucres lents que rapides. Le maintien d’un équilibre
hydrique reste primordial avec un apport moyen de 1 mL d’eau par calorie.
On peut retenir comme consommation raisonnable pour un morphotype moyen :
- 3500 kcal pour un homme
- 2500 kcal pour une femme
Lors de l’entraînement le sportif doit toujours avoir une bouteille d’eau à portée de main.
Il doit se réhydrater régulièrement même s’il ne ressent pas la soif.
8.2. La ration de compétition
- Si la compétition est à 11h
• Le petit déjeuner sera pris à 7h30 environ. Il ne variera pas beaucoup d’un petit
déjeuner traditionnel mais il sera enrichi en glucides
• = thé, ou café sucré, ou infusion (le mélange café-lait est peu conseillé, car peu digeste)
• = lait, ou yaourt nature, ou fromage
• = pain grillé, ou biscottes
• = jus de fruit
• = margarine à 41 % de M.G.
• = confiture, ou miel
• = fruits secs
8.3. La ration de récupération
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Il doit cependant être très hydraté avec de l’eau peu minéralisée et éviter l’alcool. Cette
ration sera également peu chargée en matières grasses, et en protéines. L’idéal serait de
fournir de 60 à 65% des apports énergétiques totaux sous forme de glucides au lieu des 55
% habituels.
Exemple de repas post-compétition :
• = potage de légumes salé, ou bouillon de légumes
• = féculent cuit à l’eau + beurre + fromage râpé, ou pâtes + beurre
• = salade verte + un œuf
• = fruit frais
• = quelques fruits secs
• = 2 biscottes, ou du pain complet grillé
• = 250 mL de lait demi écrémé, ou un yaourt, ou du fromage blanc sucré).
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La mortalité infantile est très élevée dans nos pays, environ 185‰ au Burkina Faso. Les
causes sont connues et sont les suivantes : les maladies, l’environnement et
l’alimentation. Chez les nouveaux nés, les maladies sont liées à une naissance prématurée,
à un faible poids à la naissance ou à un accouchement compliqué provoqué par des lésions
et des difficultés de respiration.
- Un enfant prématuré ou un bébé dont la croissance fœtal est retardée, a des difficultés
pour prendre le sein de sa mère
- pour maintenir la croissance corporelle, résister aux infections dans les milieux non
hygiéniques.
Le lait de la mère contient des anticorps qui protègent le bébé. Des aliments tels le beurre,
le lait de vache et divers autres mélanges peuvent provoquer des diarrhées.
Durant la période post-néo-natale, la santé du bébé continu de dépendre d’un allaitement
sans supplément, à condition que la mère ait suffisamment de lait. A quelques mois, les
vers et parasites intestinales commencent à infester le jeune bébé. Ex : le parasite Gardia
Lamblia cause la diarrhée et interfère dans l’absorption intestinale.
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Une alimentation équilibrée doit contenir obligatoirement les trois groupes d’aliments
cités ci-dessus (Glucides, lipides, protéines)
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La pyramide alimentaire
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Le métabolisme est variable d’un individu à l’autre et dépend de l’âge, du sexe, du poids,
de la taille, de l’état physiologique, de l’activité physique et du régime alimentaire.
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Les besoins nutritionnels d’un individu sont complexes et seule une alimentation
diversifiée, équilibrée permet de les couvrir.
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Introduction
Les trois macronutriments glucides, protides et lipides produisent de l'énergie.
L'unité de mesure est la kilocalorie (kcal).
Recommandations
En nutrition, on utilise le kilojoule: 1 kcal correspond à 4,184 kJ.
➢ Les recommandations pour la compensation de la dépense énergétique totale (DET)
font état de 50 à 55 % de l'énergie sous forme de glucides ou carbohydrates soit
environ 250 à 300g par jour pour un adulte, dont 1/5 sous forme de sucres rapides
et le reste sous forme de sucres complexes.
➢ 30 à 35 % sous forme de lipides soit environ 70 à 100g par jour pour un adulte,
avec une répartition entre les acides gras saturés (25%), mono-insaturés (50%)
et polyinsaturés (25%).
➢ Et 10 à 15 % sous forme de protéines, soit environ 60 à 80g par jour pour un
adulte.
Le corps a besoin d'énergie pour assurer toutes ses fonctions, notamment le travail, le
maintien de la température corporelle et le fonctionnement continu du cœur et des
poumons.
La composition du corps joue un rôle, notamment la proportion de muscles et de
graisse, donc de protéines et de lipides. Une personne de forte corpulence, musclée et
ayant des organes plus gros aura un MB plus élevé qu'une personne menue. Ex :…………………
NB: Le MB diminue avec l'âge et est plus faible chez les femmes, rapporté au poids.
La Formule de Harris et Benedict par exemple recalculée par Roza et Shizgal (1984) :
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Introduction
Conditionnement
Réglementation
Procédé de Conditions de
fabrication conservation
Coût
Caractéristiques F ORMULATION
nutritionnelles
Caractéristiques de
Caractéristiques praticité
organoleptiques
Caractéristiques
microbiologiques
Schéma conceptuel de la démarche de mise au point d’une formulation de produit
alimentaire
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Il peux s’agir par exemple d’accepter une perte de moelleux d’une pâtisserie après
04mois de conservation alors que DLUO souhaitée est de 06 mois parce que le produit sera
consommé dans les deux à trois premiers mois. Il est indispensable de fixer des priorités
dans les critères et de définir des tolérances par rapport à ceux-ci.
1. La réglementation
La réglementation constitue un cadre qui, même s’il peut être utile, délimite clairement les
possibilités en matière de formulation. En fait, il faut distinguer deux niveaux de
réglementation : celle qui s’intéresse aux conditions de fabrication et notamment aux
ingrédients autorisés, et celle qui concerne le produit fini.
2. Additifs
Dans chaque pays, il faut se référer à l’arrêté relatif aux additifs pouvant être employés dans
la fabrication des denrées destinées à l’alimentation humaine.
-Les ingrédients ne donnent pas lieu à une réglementation particulière et peuvent être
utilisés dans la formulation d’un produit alimentaire quelconque sans autre obligation
que d’indiquer leur présence sur l’étiquette, c’est le cas par exemples des fécules ou des
amidons natifs.
- Alors que seuls les additifs répertoriés dans l’arrêté du 2 octobre 1997 peuvent être
utilisés et uniquement dans les conditions spécifiées par cet arrêté.
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Il s’agit d’un aspect très important de la réglementation puisque le consommateur est de plus
en plus sensible à la présence de l’additif (E) sur l’étiquette du produit. Les additifs
alimentaires sont des produits ajoutés aux produits alimentaires dans le but d’en améliorer
la conservation, l’aspect, le goût, couleur, etc. Les colorants alimentaires, les
conservateurs, les émulsifiants, épaississants, stabilisants, gélifiants, les exhausteurs
de goût et les édulcorants sont des additifs alimentaires.
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➢ Produits finis :
Lorsque que le formulateur s’est assuré de l’autorisation d’utilisation d’un additif, il lui
reste à rechercher une réglementation potentielle concernant le produit fini. En effet il existe
un certain nombre de textes spécifiques (avis, codes des usages ...) qui précisent sous quelles
conditions utiliser une dénomination ou des allégations particulières comme l’illustre
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- Celles liées au mode de conservation du produit : une pâtisserie destinée à être vendue
surgelée à des points chauds ne subira pas les mêmes contraintes que la même recette
vendue fraîche.
➢ Le procédé de fabrication :
Le procédé de fabrication va avoir une grande influence sur la qualité alimentaire que ce soit
au niveau organoleptique, nutritionnel ou microbiologique.
En effet, la pratique montre souvent qu’une formulation qui répond au cahier des charges
lorsque le produit est fabriqué au laboratoire nécessite des modifications lorsqu’elle est
appliquée au niveau industriel, c’est ce que on appelle les problèmes de « transfert
d’échelle ».
Exemple de l’influence du procédé de fabrication sur la viscosité d’une sauce,
montre le comportement rhéologique de deux sauces issues d’une même formulation mais
fabriquées dans des conditions différentes. Ainsi, il serait nécessaire de prendre en compte
les contraintes thermiques sur la texture du produit fini.
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Choix du complément
énergétique (sucre,
huile, matières grasses)
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Toutes les cellules végétales et animales sont composées de protéines. On trouve donc les
protéines dans tous les aliments mais leur quantité et leur équilibre en acides aminés sont
variables. La digestibilité des protéines d’origine animale est très bonne. Le coefficient
d’utilisation digestive (CUD) est de 90%. Dans les légumineuses, la présence de cellulose
diminue le CUD qui est de 60-70%.
NB : L’arachide décortiquée fait exception, sa digestibilité est excellente (CUD 95%).
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➢ Bénin :
- Amiwo : Pâte à la farine de maïs grillé, poulet cuite à l’eau additionnée d’huile de palme et
divers condiments dont la tomate ; le bouillon obtenu sert à la préparation de la pâte avec
la farine de maïs grillé.
- Fon Man à l’aboméenne : Feuilles vertes au poisson fumé.
➢ Sénégal
- Tiep dien : Riz au poisson et aux légumes.
-Mafé : poulet ou mouton en sauce à la pâte d’arachide, accompagné d’un plat de riz.
➢ Caméroun
- Khukue ou Coky Bamiléké (Ouest Cameroun) ou Moinmoin (Afrique de l’Ouest) : Pâte
de haricots (doliques) assaisonnée (tomate, oignons, piments), mélangée à l’huile de palme,
mise en boule dans des feuilles et cuite à la vapeur.
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A- GROUPES ALIMENTAIRES
Apprendre à connaître les aliments est une nécessité pour quiconque s’intéresse à la
nutrition ou aux sciences alimentaires. Ainsi de façon classique il est possible de regrouper
dans une même « catégorie » les aliments qui présentent une parenté biochimique, une
composition en nutriments voisine ou des modalités de production semblables.
Nous envisagerons donc 7 catégories d’aliments ou de regroupement possible, à savoir : 7
catégories d’aliments :
● Viandes – poissons – œufs, insectes
● Produits laitiers,
● Matières grasses,
● Légumes et fruits,
● Céréales et dérivés – légumineuses,
● Sucres et produits sucrés,
● Boissons.
Technique:
triage
Décorticage
Torréfaction
Mouture
Séchage
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Introduction
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Toutes les protéines animales sont des protéines complètes, capables de satisfaire les
besoins protéiques de l’individu. Les protéines des fèves de légumineuses sont
généralement riches en lysine, un acide aminé dont les protéines de céréales sont souvent
pauvres.
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Feuiiles
Amaranthus
spp.
Feuilles
42 84 4,6 0,2 8,3 1,8 2,9 410 103 8,9 64
crues
Feuilles
43 84,5 4 0,9 7,1 1,3 3,5 506 62 1,7 52
cuites
Baobab
Adansonia
digitata
Feuilles
69 77 3,8 0,3 16,1 2,8 2,8 402 65 - 52
crues
Feuilles
282 11,8 12,3 3,1 63,2 9,7 9,6 2 241 275 24 traces
séchées
Somet
Bidens
pilosa
Feuilles
43 85,1 3,8 0,5 8,4 3,9 2,2 340 67 - -
crues
Feuilles
33 88,6 2,8 0,6 6 1,3 2 111 39 2,3 -
séchées
Vernonia
amygdalina
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Feuilles
52 82,6 5,3 0,4 10 1,5 1,7 145 67 5 51
crues
Feuilles
194 27,4 32,5 1,5 28,6 - 10 105 536 5,5 20
séchées
Manioc
Manihot
esculenta
Feuilles
91 71,7 7 1 18,3 4 2 303 119 7,6 11 775
crues
Feuilles
194 27,4 32,5 1,5 49,2 - 5,2 313 431 8 -
séchées
Cleome
gynandra
Feuilles,
34 86,6 4,8 0,4 5,2 1,2 3 288 111 6 -
crues
Feuilles et
41 86,6 4,2 1 6,3 1,3 1,9 135 94 3,4 -
tiges cuites
Patate
douce
Ipomoea
batatas
Feuilles
49 83 4,6 0,2 0,2 2,4 2 158 84 6,2 5 870
crues
Feuilles
cuites plus 66 82,5 2,6 3 9,1 0,9 1,8 93 68 3,3 -
arachides
Source: FAO.
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Tableau V: Teneur en acides aminés essentiels du blé et des pois chiches (mg/ g d’azote de
l’aliment)
Aliment Lysin Thréoni Méthionine Leucine Isoleuc Valin Phénylala Tryptoph
e ne ine e nine ane
+ cystine + tyrosine
Blé 179 185 253 417 204 276 469 68
Pois 428 235 139 468 277 284 541 50
chiche
Blé 67 %
+
Pois 304 209 196 443 241 280 505 59
chiche
35 %
Protéine 340 250 220 440 250 310 380 60
idéale
Indice 89 85 89 100 96 90 133 100
chimiqu
ea
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D- Combinaison alimentaire
Pour avoir un régime alimentaire équilibré, la combinaison doit apporter un aliment
énergétique un aliment constructeur et aliment protecteur. Dans la ration Africain,
l’aliment énergétique constitue de l’aliment de base.
Tenant compte des habitudes alimentaires existantes, on peut réaliser des combinaisons
d’aliment de base et d’aliment riches en nutriments pour obtenir un régime équilibré. Les
céréales de base, comme le maïs, le sorgho, les mils et le riz, fournissent de 40 à 60 pour cent
de l’apport énergétique total de la plupart des régimes alimentaires africains.
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Introduction
De nombreuses recherches ont été faites pour déterminer les besoins en nutriments
de l'être humain. Les besoins en nutriments varient, bien sûr, selon les groupes: ils
augmentent chez les enfants du fait de la croissance et chez les femmes enceintes et
allaitantes.
Minéraux
Sodium > 74 mg Fer > 4 mg
Potassium > 129 mg Iode > 5 ug
Chlore > 81 mg Cuivre > 40 ug
Calcium > 125 mg Zinc > 0.8 mg
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Vitamines
Vitamine A > 35 ug ER Acide folique > 3 ug
Vitamine D > 2.5 ug Acide pantothénique > 200 ug
Vitamine C > 2.3 mg Vitamine B12 > 0.03 ug
Thiamine > 50 ug Vitamine K1 > 3.3 ug
Riboflavine > 70 ug Nicotinamide > 1.1 mg
Besoins quotidiens
Acides aminés essentiels
(en mg)
Isoleucine 700
Leucine 1100
Lysine 800
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Méthionine
- en l'absence de cystéine 1100
- en présence de cystéine 200
Phénylalanine
- en l'absence de tyrosine 1100
- en présence de tyrosine 200
Thréonine 500
Tryptophane 250
Valine 800
B-2. Lipides
Outre leur rôle dans la couverture énergétique de l'organisme, les lipides interviennent
dans la constitution des membranes cellulaires, la transmission nerveuse, la
production d'hormones et ils constituent une source essentielle de vitamines liposolubles
(vitamines A, D, E et K).
Le tableau ci-dessous précise les apports en acides gras essentiels des principales
huiles végétales et des graisses animales.
- lait 3à5
- jaune d'œuf 4à8
Le tableau ci-dessous précise, pour les principaux ions minéraux, leur besoins
quotidiens, leur rôle et les troubles et carences dont ils sont responsables.
Besoins
Ions minéraux quotidiens et Troubles / Carences
rôle
Sodium 1à2g Baisse de la pression artérielle
(Na+) Intervient dans :
- l'excitabilité
neuromusculaire
- la pression
artérielle
Potassium 2à6g - Arythmie cardiaque
(K+) Intervient dans : - Faiblesse musculaire
- la propagation
des messages
nerveux
- la pression
artérielle
Magnésium 0,3 à 0,4 g - Fatigue, insomnie, anxiété
(Mg2+) Intervient dans : - Spasmophilie
- l'excitabilité - Tétanie
nerveuse - Risque cardio-vasculaire
- le maintien des - Ralentissement de la croissance
gradients ioniques osseuse
- la résistance aux - Favorise la production de
infections et aux radicaux libres
allergies
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Besoins
Oligo-éléments quotidiens et Troubles / Carences
rôle
Cobalt Apporté par la
(Co) vitamine B12
Entre dans la
constitution de
certaines
enzymes
Cuivre - Diminution de l'absorption
1,5 à 2 mg
(Cu) intestinale du fer
Intervient dans
- Augmentation du taux de
l'hématopoïèse
cholestérol
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Toutefois, cet apport alimentaire quotidien en vitamines est difficile à quantifier car les
bactéries de la flore intestinale assurent la synthèse des vitamines indispensables à l'Homme
à l'exception des vitamines A, C et D.
Les tableaux ci-dessous indiquent le rôle, les besoins quotidiens et les maladies par
carence (avitaminoses) des principales vitamines hydrosolubles et liposolubles.
Besoins quotidiens
Vitamines Troubles
(pour l'adulte)
hydrosolubles Maladies par carence (avitaminoses)
Rôle
B1 1 à 1,2 mg Troubles nerveux (agitation, manque
Thiamine Intervient dans : d'initiative et de concentration)
- l'utilisation métabolique
des glucides
- la fourniture de protons à
la chaîne respiratoire
mitochondriale
B2 1,3 à 1,8 mg - Lésions cutanées et muqueuses
Riboflavine Intervient dans les - Béribéri : carence associée aux régimes
réactions alimentaires à base de riz décortiqué
d'oxydoréductions de la (paralysies musculaires)
chaîne respiratoire
mitochondriale
B3 ou PP 15 à 20 mg Pellagre : carence associée à un régime
Nicotinamide Intervient dans le système alimentaire à base de maïs (troubles
enzymatique NAD-NADH de cutanés)
la chaîne respiratoire des
transporteurs d'électrons
B6 2 à 2,2 mg Stomatites, convulsions
Pyridoxine Intervient dans le
métabolisme des acides
aminés (décarboxylation,
désamination,
transamination)
B12 2 µg Anémie pernicieuse (ou de Biermer)
Cobalamine Intervient dans le
métabolisme carboné des
nucléotides
C 30 mg Scorbut : hémorragie des gencives et
Acide Intervient dans : chute des dents
ascorbique - les oxydoréductions
comme donneur de protons
et d'électrons, en raison de
ses propriétés réductrices
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- la biosynthèse réparatrice
des collagènes des tissus
conjonctifs
Troubles
Besoins quotidiens
Vitamines Maladies par
(pour l'adulte)
liposolubles carence
Rôle
(avitaminoses)
Vit.A - Héméralopie
Rétinol (troubles de la
vision nocturne)
- Xérophtalmie
(dessèchement de
0,7 mg
la conjonctive et de
Participe au cycle des pigments visuels
la cornée
Intervient dans :
entraînant la
- la croissance et le développement des tissus
cécité)
épithéliaux cutané, pulmonaire et intestinal
- Kératomalacie
- la défense immunitaire
(ramollissement de
la cornée
entraînant la cécité
par éjection du
cristallin)
D2 10 µg Troubles de la
Ergocalciférol Interviennent dans le métabolisme du calcium en calcification :
D3 favorisant son absorption intestinale et sa fixation - rachitisme chez
Cholécalciférol osseuse l'enfant
Synthétisées par les cellules de l'épiderme sous - ostéomalacie
l'action des rayons solaires UV chez l'adulte
E 12 mg - Troubles génitaux
Tocophérol Intervient comme antioxydant, en présence de - Infertilité
vitamine A
Assure la protection des phospholipides
membranaires
K1 Syndrome
40 µg
Phylloquinone hémorragique
Précurseurs des facteurs de coagulation II, VII, IX
K2
et X
Ménaquinone
Interviennent dans le métabolisme intermédiaire
K3
carboné
Ménadione
Sources : Encyclopaedia universalis, articles sur la nutrition et les vitamines
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I- Définition
C’est une adjonction d’un ou de plusieurs nutriments à un aliment pour améliorer la
qualité, ceci dans le but de réduire ou prévenir une carence nutritionnelle chez les
personnes qui les consomment . Elle intervient lors du sevrage de l’enfant.
II-Le sevrage
Le sevrage est le processus selon lequel l’enfant s’habitue progressivement à l’alimentation
de l’adulte. C’est donc une introduction progressive d’aliments autres que le lait
maternel. Il est complexe et comporte au moins cinq déterminants :
- Nutritionnels
- Adaptatifs
- Socio-culturels
- Psycho-affectifs :
- Temporels : L’âge de début du sevrage repose sur des considérations mécaniques,
physiologiques et nutritionnels. Du point de vue mécanique, le nourrisson ne peut pas
déglutir d’aliments solides avant l’âge vers 5ou 6 mois. Il commence à porter des objets
à la bouche et à 7 mois, il est capable de mastiquer.
Par ailleurs, la capacité de rétention de l’estomac n’excède pas 200 ml à 4 mois et
250 à 300 ml à 6 mois. Le résultat en pratique, est qu’un enfant de 6 mois peut difficilement
ingérer un volume d’aliments supérieur à 300 ml en un seul repas. Du point de vue
physiologique (Schmitz et Mc Neisch, 1987) la fonction du goût arrive à maturité vers l’âge
de 6 mois de sorte qu’un jeune de cet âge peut manger des aliments de goûts différents et
donc découvrir de nouveaux aliments, différents du lait de sa mère. Les protéines sont
normalement absorbées. Quant aux fibres, leur digestion reste incomplète jusqu'à 12 mois.
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Les conclusions ont permis de montrer que des aliments autres que le lait
maternel ne présentaient aucun avantage objectif entre la période de 4 à 6 mois et
doivent être introduits à partir de 6 mois (Kramer and Kakuma, 2002).
Le principal argument contre l’initiation précoce à l’alimentation complémentaire est
l’augmentation de la morbidité et de la mortalité des enfants dans les régions chaudes où les
conditions sanitaires sont inadéquates.
2. Caractéristiques nutritionnelles des aliments de complément
Tableau II: Recommandation en énergie et en nutriments des aliments de complément
destinés à l'alimentation des enfants du nourrisson et du jeunes enfant
Calcium (%) 29 36 69
Fer(%) 98 98 97
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Zinc (%) 80 83 87
Vitamine A (%) 16 23 31
Riboflavine
(%) 40 45 62
VitamineB6
(%) 80 80 90
Vitamine C (%) 7 17 27
Vitamine D (%) 92 94 94
Source : (PHAO/WHO, 2003)
3. Caractéristiques sanitaires et organoleptiques des aliments de complément
La qualité sanitaire des aliments de complément est essentielle pour garantir la bonne
santé des nourrissons et des jeunes enfants. Les enfants de moins de 6 mois sont très
sensibles aux maladies d’origine alimentaire. La consommation d’aliments contaminés
(d’origine biologique, physique ou chimique) par les enfants contribue à des maladies
infectieuses gastro-intestinales pouvant entraîner souvent des décès (Motarjemi et al., 1995).
Les aliments de complément par conséquent doivent être salubres, c’est à dire exempt
de germes pathogènes, de produits toxiques naturels ou néoformés au cours des
traitements (Besançon, 1995). Les produits doivent être préparés, emballés et conservés
dans des conditions compatibles avec l’hygiène, conformément au code d’usages
international recommandé en matière d’hygiène pour les aliments destinés aux nourrissons
et enfants en bas âge (FAO/WHO,1974). Au-delà des qualités sanitaires et nutritionnelles, les
compléments alimentaires doivent être d’un point de vue culturel (utilisation des
ressources locales) et organoleptique (arômes, saveur, couleur, texture) acceptés par les
mères et consommés par le grand nombre d’enfants.
IV- Les apports appropriées d’aliment de complément
1-Les apports énergétiques appropriés des aliments
L’ingéré énergétique et nutritionnel du jeune enfant au cours d’une journée est
la somme des apports en énergie et en nutriments fournis par les aliments (de
complément) et par le lait maternel durant la journée. Sur cette base de calcul, il est possible
d’estimer en tenant compte de la capacité gastrique, l’énergie que doivent apporter les
aliments de complément et les densités énergétiques minimales, en fonction de l’âge des
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enfants, du niveau d’apport en lait maternel dont ils bénéficient et du nombre de repas par
jour qu’ils reçoivent (WHO, 1998). L’énergie devant être apportée quotidiennement à partir
des aliments de complément pour un enfant de 6 à 8 mois est estimée à 635 kcal/jr (WHO,
1998) et à 552 kcal/jr (Dewey et Brown, 2003).
Si l’on veut tenir compte de la variabilité des besoins individuels et de la possibilité qu’il ne
bénéficie que de faibles apports du lait maternel.
Si cet apport en provenance des aliments de complément n’est fourni que par deux repas par
jour, il est nécessaire que ces aliments de complément aient, selon le niveau de besoin pris
en considération, une densité énergétique de 128 kcal/100g ou de 110 kcal/100g (WHO,
1998).
2-Les apports adéquats en nutriments des aliments
Tableau III: Densités en protéines et en quelques micronutriments nécessaires dans les
aliments de complément.
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67
Butte N.F., 1996. Energy requirements of infants. Eur.J.Clin. Nutr., 50 (suppl.1); S24-
Bouillie haute densité Nombre de repas
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1-2
2-3
énergétique (120 nécessaires4
1
2
2
2
2
2
2
kcal/100g)
Quantité de bouillie à
200
240
360
390
423
540
567
590
330
consommer
(ml/j)
Bouillie basse densité Nombre de repas
3
3
4
4
4
5
5
5
6
énergétique (48 nécessaires4
kcal/100g)
Quantité de bouillie à
1060
1350
1420
1480
2090
consommer (ml/j)
490
590
900
980
Quantité de farine
108
117
127
162
170
177
250
59
71
infantile à consommer
(gMS/j)3à fournir à partir
Energie
1002
233
281
431
468
505
648
678
706
des aliments de
compléments (kcal/j)2
Besoins énergétiques
1092
547
595
648
685
722
805
835
863
(kcal/j)1
Tranche ‘ âge (mois)
1D’après
10-11
11-12
12-23
9-10
4-5
5-6
6-7
7-8
8-9
36.
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Il faut également veiller à ce qu’il n’y ait ni salmonelles, ni aflatoxines dans le produit. Seuils
utilisés par le Gret et l’Orstom.
VI. Les pratiques alimentaires et état nutritionnel des nourrissons et des jeunes
enfants
Les pratiques alimentaires de manière générale sont l’ensemble des caractéristiques
qualitatives et quantitatives des aliments proposés aux jeunes enfants mais aussi la période
de leur introduction.
VII. La complémentation
Des études réalisées sur des produits localement disponibles révèlent leur intérêt
dans l’alimentation de la population et particulièrement sur celle des groupes vulnérables
que sont les femmes et les jeunes enfants (Parkouda, et al., 2007). Ils méritent par conséquent
d’être valorisés. On peut citer à titre d’exemple, le moringa, la spiruline, la pulpe de baobab
et la pulpe de néré, la pulpe de jubjube .
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1.2 La spiruline
La spiruline dont le nom scientifique est Spirulina sp ou Arthrospira sp est une algue
bleue microscopique. En effet elle est considérée comme riche en protéines (60 à 70% avec
neuf acides aminés essentiels) en minéraux (fer, calcium, potassium, manganèse, cuivre, zinc,
magnésium), en vitamines (A, B1, B2 , B6, B12, E, K) ( Brenger et al., 2003).
1.3 La pulpe de baobab
Le baobab (Adansonia digitata), caractéristique des zones sahéliennes, est exploité
pour ses fruits, ses feuilles, ses racines ses écorces et même sa sève.
Il présente également une qualité vitaminique. Sa teneur en acide ascorbique, qui est
comprise entre 200 à 500 mg pour 100 g le positionne parmi les fruits les plus riches en
vitamine C. Ces propriétés nutritionnelles et technologiques (liant, épaississant) expliquent
son utilisation sous forme d’ingrédients dans la composition de nombreuses préparations
céréalières comme la bouillie, le couscous etc.
Tableau: Composition biochimique de quelques ingrédients localement disponibles
zinc Vitamine Vitamine
Fer
Ingrédients Humidité Protéines Lipides Glucide (mg/100 A C Référence
(mg/100g)
g) (mg/100g) (mg/100)
Yaméogo
et al.
5,9 27,2 17,1 38,6 28,3 5,4 (2011)
Ndong et
Feuilles de
4,53 35,03 7,5 38,24 18,39 2,04 al. (2007)
Moringa
Yang et al.
77,8 6,9 6,7 13,9 257 (2006)
Price
7,5 27,1 2,3 38,2 28,2 18,9 17,3 (1985)
Brenger
La
et al.
spiruline
5,4 61,3 6 24,2 88,4 3,4 (2003)
Parkouda
0,3 à 79,2 à 7,97 à 1,16 à et al.,
5,7 à 14 3,1 à 3,8 1,3 85 19,49 1,75 (2007)
Pulpe de
Osman
baobab
10,4 3,2 0,3 76,2 9,3 1,8 (2004)
Nour et al.
6,7 2,6 0,2 23,2 8,6 300 (1980)
Compaoré
Pulpe de
8,43 5,37 1,72 67,66 103 3,01 et al.
néré
(2011)
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