OI Rapport 050
OI Rapport 050
RAPPORT DE L’OBSERVATEUR
INDEPENDANT
No. 050 / OI / REM
Mission conjointe BNC – Observateur Indépendant
Equipe MINFOF :
M. MEDJO Frédéric, contrôleur BNC
Mme TSANGUE Gisèle, contrôleur BNC
M. NOLLA Babena, DF
M. DONGMO Pierre, contrôleur BNC
M. EKONO EBALE, contrôleur BNC
M. NIASSAN MOISE, DF
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RESUME EXECUTIF
Des investigations menées sur le terrain et de l’analyse de divers documents, sont ressorties les
conclusions générales suivantes :
- Des abus fréquents de lettres de voiture de forêts communautaires pour évacuer et ou
blanchir du bois exploité illégalement ont été constatés sous diverses formes de même
que la non-remise au Ministère des forêts de lettres de voiture non-utilisées. Dans
plusieurs autres cas, des lettres de voiture ont été délivrées aux forêts communautaires qui
n'étaient pas en activité. Dans plus de 60% des cas, il est quasiment impossible de
déterminer l’usage de toutes les lettres de voiture attribuées à ces forêts;
- L’absence de l’aspect communautaire dans la gestion de plusieurs forêts communautaires,
la majorité de ces dernières étant sous l’emprise d'intérêts particuliers de quelques
membres des villages. Il ressort en effet que plus de 80% des gestionnaires de ces forêts
ne résident pas dans les villages concernés et la majorité des membres des communautés
concernées déclare ne pas être impliquée dans la gestion de leurs forêts communautaires.
Plus de 60% de ces forêts communautaires sont caractérisées par des conflits et
dissensions internes;
- La majorité des forêts communautaires n’a pas d’instruments fiables de gestion, telle une
comptabilité en bonne et due forme. De toutes les FC visitées, 4 seulement ont ouvert des
comptes d’épargne auprès d’établissements de micro-finance. Dans la majorité des cas,
les fonds issus de l’exploitation sont versés dans des comptes privés des élites locales ;
- Une seule des forêts communautaires visitées est directement exploitée en régie par la
communauté attributaire. Le reste est exploité par des opérateurs privés en sous-traitance.
Ceci cause certainement des manques à gagner aux communautés;
- Le processus d’attribution et de mise en exploitation de plusieurs forêts communautaires
a fortement endetté certaines communautés. La mission a pris connaissance de
communautés avec entre 7 et 14 millions de FCFA de dettes. Ceci rend ces communautés
vulnérables à des contrats léonins de partenariat (les charges sont supportées par une
seule des parties alors que l'autre en tire tous les avantages), surtout que dans la majorité
des cas les créanciers ne sont autres que les bénéficiaires desdits contrats. Ainsi, par
exemple, certains contrats de partenariat entre plusieurs communautés et des exploitants
forestiers disposent que les paiements au bénéfice de la communauté concernée sont dus
après vente des produits livrés. Autrement dit, si un partenaire ne réussit pas à écouler le
bois, la communauté ne perçoit pas son dû, bien que la forêt ait été exploitée. Par ailleurs,
plusieurs communautés ne disposent d’aucun moyen de contrôle sur les activités de
commercialisation de leurs partenaires avec comme conséquence que toute ou presque
réclament des arriérés à leurs partenaires;
- L’exploitation de la majorité des forêts communautaires visitées par la mission se focalise
sur deux essences uniquement, à savoir l’iroko et le pachyloba (doussié). Ce caractère
sélectif de l’exploitation conduit au non-respect des Plans de Gestion Simple (PSG) et
soulève un sérieux problème de durabilité;
- L’administration des forêts n’assure pas un suivi pertinent des processus d’attribution et
d’exploitation des forêts communautaire, cela en dépit de la règle de gratuité de
l’assistance que cette administration doit pourvoir aux communautés. Au contraire, des
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agents du Ministère des forêts ont créé des bureaux d’études, qui se sont fait rémunérer
pour des prestations en faveur des communautés. Ainsi par exemple, plus de 2/3 PSG des
FC visitées dans la province du Centre ont été élaborés par deux bureaux d’étude. Ceci
soulève d’importantes questions de conflits d’intérêts dans le processus d’attribution de
certaines forêts communautaires;
- Plusieurs Plans Simples de Gestion ont été élaborés sans tenir compte des réalités ni des
aspirations des communautés concernées. La mission a par exemple trouvé plusieurs PSG
avec des mentions identiques, alors que les réalités et aspirations des communautés
concernées sont différentes;
- Les administrations locales (Provinciales et départementales) n’assurent pas un contrôle
efficace des activités des forêts communautaires. La mission a, par exemple, trouvé une
forêt dont l'exploitation était suspendue, en pleine exploitation industrielle. Elle a
également trouvé des forêts communautaires gérées en flagrante violation des
prescriptions règlementaires actuelles, notamment des activités sans certificat annuel
d’exploitation;
- Le mécanisme de délivrance des documents de transport (lettres de voiture) des forêts
communautaires présente des failles qui contribuent aux abus soulignés. Dans plusieurs
cas, l’administration a remis les documents de transport directement aux partenaires des
communautés au lieu de leurs représentants. Beaucoup de communautés ont avoué à la
mission leur manque d’informations sur le nombre de carnets reçus et l’utilisation qui en
a été faite;
- Plusieurs forêts communautaires ne sont pas démarquées sur le terrain, ce qui ouvre la
voie à des exploitations hors limites.
7. Une meilleure information sur les marchés et une structuration des communautés par
l’organisation des forêts communautaires en réseau pour faciliter la commercialisation des
produits et la diversification de leur production;
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8. L’ouverture de contentieux forestiers à l’encontre de tous les auteurs/complices
d’infractions forestières constatées au cours de cette mission;
9. Le suivi rigoureux du dépôt, par les gestionnaires des forêts communautaires, des différents
feuillets des lettres de voiture aux services destinataires.
Entités Villages
Lieu PSG Observations
juridiques bénéficiaires
Upper bayang, Exploitation en dehors
Living earth
TINTO CLAN Tinto Manyu, Sud-
Ouest des limites de la FC
Kupé X Autorisation
NDECUDA Ndissi, Ekep Manengouba, d’exploitation de bois en
Sud-Ouest
grumes
4
Deuk, Mbam Non-respect du PSG,
Y-CONSULT
SODENKANG Nkang et Inoubou,
Centre problèmes de gestion
Deuk, Mbam
FOCODJOCK Djock et Inoubou, CATEF Non attribuée
Centre
Deuk, Mbam
ASSODEDJA Djaga et Inoubou, Y-CONSULT Non-attribuée
Centre
Deuk, Mbam Non-respect du PSG,
Y-CONSULT
GIPROFOCODJA Djaga et Inoubou,
Centre problèmes de gestion
Deuk, Mbam Non-respect du PSG,
Y-CONSULT
GIPROFOCOBO Boko et Inoubou,
Centre problèmes de gestion
Deuk, Mbam Non-respect du PSG,
CATEF
SODEGUENG Gueng et Inoubou,
Centre problèmes de gestion
Deuk, Mbam Non-respect du PSG,
CATEF
FOCOTSONGO Tsongo et Inoubou,
Centre problèmes de gestion
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2. Observer le déroulement du suivi des infractions forestières ainsi que du
contentieux à l’intérieur du territoire national ;
3. S’assurer de la transparence des informations relatives à l’exploitation forestière.
1. Contexte de la mission
Le Ministre des forêts et de la faune a, par note de service No 0007, institué une mission de
contrôle et de vérification des activités d’exploitation forestière dans les forêts communautaires.
La Sous Direction des Forêts Communautaires (SDFC) a pris part à cette mission conjointe
effectuée par la BNC et l’Observateur Indépendant en deux équipes. La mission était également
un préalable à la levée de mesures de suspension dont étaient frappées certaines de ces forêts
dans les provinces du Centre, Littoral, Sud ouest et Est. Une des équipes, qui avait en charge la
province du Centre, était conduite de M. MEDJO Frédéric, assisté par Mme TSANGUE et M.
NOLLA. La seconde équipe était sous la responsabilité de M. DONGMO Pierre, secondé par
MM. EKONO EBALE et NIASSAN MOISE. L’équipe de l’Observateur Indépendant a pris part
aux travaux de ces deux équipes.
2. Objectifs de la mission
La mission avait pour objectifs de :
1. Vérifier et contrôler les activités d’exploitation forestière dans les forêts communautaires
suspendues sur le territoire national;
2. Vérifier les volumes accordés et déclarés au SIGIF au cours de l’exercice 2005;
3. Vérifier le respect des cahiers de charges;
4. Rechercher, constater et poursuivre en répression les éventuels cas d’exploitation
forestière irrégulière;
5. Surveiller le territoire forestier sur l’itinéraire de la mission.
3. Calendrier de la mission
Equipe A
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Equipe B
4. Itinéraires suivis
Avec l’équipe A
• Yaoundé – Kumba – Tinto – Mulongo – Limbé – Douala – Yaoundé.
Avec l’équipe A
• Yaoundé – Nanga Eboko – Nkoteng – Bafia – Deuk – Ngoro – Yoko – Ntui – Yaoundé.
5. Activités réalisées
Dans chaque forêt communautaire, les missions de contrôle ont respectivement eu des entretiens
avec les responsables de gestion et les membres des GIC avant de vérifier la légalité des activités
d’exploitation, l’utilisation faite des documents de transport reçus, et l’effectivité des réalisations
prévues dans les plans simples de gestion. Dans chaque cas, des séances de travail ont été tenues
avec les responsables locaux des forêts, avant de se déployer sur le terrain.
6. Personnes rencontrées
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• Le chef bureau administratif et financier à la Délégation Départementale des Forêts et de
la Faune de la Haute Sanaga;
7. Documentation consultée
• Le rapport de la mission portant état des lieux des FC réalisé par la Direction des Forêts;
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juin 2002 a fixé les modalités d’exploitation en régie dans le cadre de la mise en œuvre des plans
simples de gestion des forêts communautaires. Il y a également lieu de relever l’arrêté No
0518/MINEF/CAB du 21 décembre 2001 fixant les modalités d’attribution en priorité aux
communautés villageoises riveraines de toute forêt susceptible d’être érigée en forêt
communautaire. Il s’agit en effet du droit de préemption des communautés villageoises.
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- Non-matérialisation des limites : La matérialisation des limites est une opération préalable à
toute activité d’exploitation forestière et conditionne la délivrance du certificat annuel
d’exploitation. Or dans le cas présent, une attestation de matérialisation des limites a été
délivrée mais les limites n’existent pas sur le terrain. Ceci engage donc à la fois la
responsabilité des opérateurs et celle des agents du MINFOF qui étaient censés avoir vérifié
l’effectivité des limites avant de délivrer l’attestation de matérialisation ainsi que leur
accord pour la délivrance du certificat annuel d’exploitation;
- Une exploitation forestière non-autorisée a également été constatée dans une forêt du
domaine national ou communautaire, du fait du dépassement des limites de la FC. Ce fait est
prévu et puni par l’article 156 de la loi de 1994
C) Conclusions et Recommandations
En considération des faits observés ci-dessus, l’Observateur Indépendant recommande :
- L’ouverture d’un contentieux forestier à charge des Etablissement TAREK et GIC TINTO
CLAN pour les infractions citée ci-dessus;
- Une injonction du MINFOF aux établissements TAREK et au GIC TINTO CLAN en vue de
matérialiser sans délai les parcelles annuelles de coupe et la forêt communautaire
- La prise des mesures nécessaires à l’égard des agents décentralisés du MINFOF afin que
ces derniers remplissent efficacement leurs obligations de contrôle au sein des forêts
communautaires.
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est proscrite ». L’Observateur Indépendant a également relevé que le Plan Simple de
Gestion de cette FC ne prévoit pas l’exploitation sous forme de grumes.
C) Conclusions et Recommandations
En considération des faits relevés ci-dessus, l’Observateur Indépendant recommande :
- L’annulation par le MINFOF de cette autorisation d’exploitation par grumes de cette FC et
celle d’ouverture de route.
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- L’ouverture d’un contentieux à l’encontre des attributaires de cette forêt communautaire
pour non-respect de leur Plan Simple de Gestion et autorisation des permis au sein de leur
forêt communautaire;
- La suspension de cette forêt communautaire, cela jusqu’à ce que ses attributaires prennent
auprès du MINFOF les documents d’exploitation, cessent les opérations d’octroi de permis
et délimitent conformément aux normes leur FC;
- Des mesures administratives contre les agents locaux du MINFOF qui ont passivement
assisté à l’exploitation en marge des normes de cette FC.
Etape 2
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C) Conclusions et Recommandations
En considération des faits ci-dessus, l’Observateur Indépendant recommande :
- Une délimitation sans délai des limites des parcelles annuelles de coupe et la forêt
communautaire entière;
- Une participation plus active des communautés dans le suivi de l’exploitation de cette forêt
communautaire et plus particulièrement en ce qui concerne l’utilisation des lettres de
voiture;
- Que le MINFOF demande aux responsables de cette forêt de produire un rapport sur
l’utilisation des lettres de voiture en leur possession.
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A) Situations et faits pertinents observés
Le GIC AGREM :
- Est attributaire de la forêt communautaire qui porte son nom, depuis le 21 novembre 2001.
Cette forêt est située à Emtsé, arrondissement de Nanga Eboko, département de la Haute
Sanaga, province du Centre;
- A conclu un contrat de partenariat technique avec la société CIC en octobre 2003;
- La production annuelle de ce GIC oscille au tour de 400 m3 de bois débité par an;
- Les populations rencontrées ne sont pas au courant des montants des revenus issus de la
vente du bois;
- Selon le gestionnaire du GIC, la FC a reçu 13 feuillets de lettres de voiture pour le compte
de l’année 2005. Le partenaire en a retenu 4 dont l’utilisation est inconnue du GIC. Les neuf
autres feuillets auraient été utilisés pour évacuer le bois produit dans la FC;
- Lors du passage de la mission, les activités étaient en arrêt pour cause de pluie mais un
important stock de débités gisait à différents endroits de la forêt communautaire;
- La dernière évacuation de bois de cette FC a eu lieu en avril 2006. Or pour le compte de
l’année en cours, cette forêt ne dispose pas encore de document;
- La délimitation de la parcelle annuelle et l’inventaire de bois n’ont pas encore été réalisés;
- La construction d’une école primaire de 6 salles de classes est une réalisation que ce GIC
présente annuellement depuis 3 ans dans chacun de ses rapports d’activités.
B) Infractions et non-respect de la règlementation
- Evacuation de bois d’une FC sans lettres de voiture : L’évacuation de bois d’une forêt est
subordonnée à l’obtention de document de transport auprès de l’administration en charge
des forêts. Le GIC ne disposait d’aucun document pour le transport de bois valide pour
l’exercice 2006 mais il a effectué des évacuations des bois. Ce fait est prévu et puni par les
dispositions de l’article 158 de la loi forestière. La mission a aussi noté que les délimitations
n’étaient pas faites conformément à la loi.
C) Conclusions et Recommandations
Eu égard à ce qui précède, l’Observateur indépendant recommande :
- La convocation du responsable de la société CIC en vue de l’entendre au sujet de
l’utilisation des documents de chantier et lettres de voiture de cette forêt communautaire et
le cas échéant ouvrir un contentieux à charge de cette société;
- La poursuite des investigations en rapport avec l’utilisation des lettres de voiture délivrées
au GIC pour le compte de l’année 2005 par la convocation du partenaire.
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- Cette forêt communautaire a régulièrement obtenu un carnet de lettres de voiture chaque
année. Le carnet de l’année 2005 a été retiré auprès de l’administration par le partenaire.
L’utilisation faite des lettres de voiture délivrée à la communauté pour le compte de l’année
2005 n’a pas pu être clarifiée;
- L’exploitation au cours de l’année 2005 n’a pas respecté les secteurs définis dans le plan
simple de gestion. Le partenaire exploitait en priorité les essences se trouvant dans les
endroits accessibles;
- Les prévisions du Plan Annuel d’Opération ne sont pas exécutées, les réalisations sociales
semblent être loin des besoins exprimés par la population;
- Cette forêt n’était pas en activité lors du passage de la mission.
B) Infractions et non respect de la règlementation
Divers manquements ont été répertoriés dans le cas présent :
- Délivrance des documents : La délivrance des documents de la forêt communautaire au
partenaire en lieu et place du responsable des opérations désigné par la communauté
constitue un vice de procédure qui peut donner lieu à une utilisation frauduleuse desdits
documents;
- Le non-respect des prescriptions du PSG : deux facteurs sont à l’origine du non-respect du
PSG, en l’occurrence l’absence de réalisations annuelles prévues dans le plan annuel
d’opération et le dépassement des limites du secteur annuel ouvert à l’exploitation.
C) Conclusions et Recommandations
L’Observateur indépendant recommande par conséquent :
- L’arrêt de la délivrance des documents d’exploitation des FC à leurs partenaires;
- La révision du plan quinquennal partant du plan simple de gestion afin de l’adapter aux
moyens réels des populations;
- La convocation des responsables de la société CIC pour apporter la preuve de l’utilisation
correcte des lettres de voiture de la FC.
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- L’utilisation faite de ces documents n’a pas pu être établie du fait de l’absence du
responsable des opérations forestières, qui ne réside pas dans le village;
- Les plans simples des forêts communautaires des GIC Jeunes amis de l’environnement et
Agroforestier des femmes actives sont détenus par un consultant pour des motifs inconnus;
- La gestion financière n’est pas transparente au regard du bilan des réalisations depuis le
début des activités au sein de ces forêts;
- Les limites externes de ces forêts communautaires ne sont pas ouvertes, les populations
attendent de trouver des partenaires avant de se lancer dans ces activités.
B) Infractions et non-respect de la règlementation
Diverses situations ont été observées au sein des ces 3 cas :
- Utilisation des lettres de voiture : Ces 3 forêts communautaires ont obtenu des lettres de
voiture pour le compte de l’année 2005, bien qu'aucune activité n’ait été enregistrée sur le
terrain. A quoi ont donc servi ces lettres de voiture ?
- Non-délimitation : La délimitation est une opération indispensable avant toute exploitation
et dans le cas des forêts communautaires, elle aurait dû associer les villages riverains de ces
forêts;
- Non-respect du PSG : Il découle de la violation des normes d’exploitation des forêts
communautaires et du non respect des prescriptions des plans annuels d’opérations.
C) Conclusions et Recommandations
Tenant compte de ce qui précède, l’Observateur indépendant recommande :
- La restitution de la gestion quotidienne de ces FC aux entités juridiques attributaires de ces
forêts;
- La délimitation et la matérialisation effectives des limites de ces FC;
- La convocation du gestionnaire pour justifier de l’utilisation des lettres de voiture et des
volumes de bois effectivement évacués de ces 3 FC au cours de l’année 2005.
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- Aucune allusion au montant des revenus provenant de la vente de bois n’est faite dans le
rapport tout comme le coût des investissements réalisés.
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Des observations et informations reçues sur le terrain, il s’avère que des présomptions pèsent sur
le GIC CCI en rapport avec:
- Exploitation non-autorisée : 161 m3 de bois ont été frauduleusement exploités et mis sur le
compte de cette forêt, qui n’a jamais été exploitée du fait de son enclavement;
- Usage frauduleux des lettres de voiture : Cette infraction découle de l’utilisation des lettres
de voiture pour transporter les bois exploités en dehors de cette FC.
C) Conclusions et Recommandations
De ce qui précède, l’Observateur indépendant recommande :
- Suspendre les activités de cette FC;
- La poursuite des investigations en rapport avec le volume de bois produit par le GIC CCI
dans le but d’en déterminer la provenance;
- Ouvrir un contentieux forestier contre les responsables de cette FC pour avoir utilisé
frauduleusement les lettres de voiture pour des bois exploités en dehors la FC;
- La convocation du responsable des Ets Zock pour justifier de la provenance du bois qu'elle
a déclaré comme acheté auprès de la FC du GIC CCI et le cas échéant établir un procès
verbal à son encontre.
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- Est exploitée en dépit de la suspension, par les Etablissements Le flamboyant. Plusieurs
indices relevés sur le terrain le montrent : 2 scies mobiles montées sur des billes marquées
saisies, un caterpillar de type D7, des débités fraîchement sciés, un camion transportant des
débités et plus d’une dizaine d’ouvriers. Par ailleurs un stock important de débités en attente
d’évacuation, gisaient sur un parc non loin du village (voir photos 3, 4, 5, 6, 7,8, en annexe);
- Evacue des bois sur la base des lettres de voiture délivrées aux Etablissements Le
flamboyant;
- Fait face à des dissensions internes du fait de la mauvaise gestion des revenus. Aucun projet
concret n’a été réalisé alors que des fonds auraient été perçus.
Le GIC a, en date du 4 janvier 2006, mis en demeure les Etablissement Le flamboyant pour
non-respect de la convention signée et arrêt des travaux.
B) Infractions et non-respect de la règlementation
De multiples transgressions à la réglementation forestière ont été constatées par la mission au
sein de la FC du GIC Abbegong :
- Présence d’engins à l’intérieur de la FC: L’utilisation d’engins forestiers pour assurer
l’exploitation dans une forêt communautaire constitue une violation des dispositions de la
décision no 1985/D/MINEF/SG/CFC du 26 juin 2002 fixant les modalités d’exploitation en
régie dans le cadre de la mise en œuvre des plans simples de gestion des forêts
communautaires;
- Poursuite des activités sans documents: le démarrage de l’exploitation au sein d’une forêt
communautaire est conditionné par l’obtention d’un certificat annuel d’exploitation et la
délivrance de lettres de voiture. Le GIC ABBEGONG n’a reçu aucun de ces documents
mais le partenaire est en pleine activité. Ce fait est constitutif d’exploitation non-autorisée
dans une forêt du domaine national punie par l’article 156 de la loi du 20 janvier 1994;
- Transformation et transport de bois saisis: les Ets le flamboyant ont transformé des billes de
bois saisies poursuivant de ce fait les activités dans un chantier fermé, ces faits seraient
constitutifs de bris de scellés puni par le code pénal;
- Non-respect des prescriptions du PSG: l’exploitation de cette forêt n’a pas tenu compte des
prescriptions du PSG. La recherche de 3 essences a amené l’exploitation à ne pas respecter
les limites des secteurs.
C) Conclusions et Recommandations
Prenant en considération les faits ci dessus l’Observateur indépendant recommande :
- La suspension des activités de cette FC;
- L’ouverture d’un contentieux forestier à charge du responsable des Ets Le Flamboyant et
des responsables du GIC Abbegong en rapport avec les infractions sus citées.
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- Ont été en contrat de partenariat avec la même société, mais ont rompu le contrat pour
divers manquements aux principes de gestion de ces FC;
- Ont respectivement produit au cours de l’année 2005, 473,65 et 567,013 m3 de bois débité,
dont les principaux acheteurs sont les sociétés Patrice bois, SIBT, Cush et Cie;
- Ont acquis du matériel pour l’exploitation grâce au paiement d’environ 22.000.000 FCFA
reçus de leur nouveau partenaire, la société Patrice Bois;
- Ont reçu chacune 2 carnets de lettres de voiture pour le compte de l’année 2005. La mission
n’a pas pu confirmer leur bonne utilisation du fait de l’absence du détenteur de ces
documents, qui ne réside pas dans le village;
- Ces deux FC sont en contentieux avec les Ets Le Flamboyant, qu’elles accusent avoir
frauduleusement exploités dans leurs forêts près de 500 m3 de bois.
Une exploitation a eu lieu dans la FC du GIC Sodenkang en janvier 2006, pourtant cette forêt
n’était pas encore autorisée à être fonctionnelle. Un stock de débité gisait en bordure de route au
moment du passage de la mission. Ces bois auraient fait l’objet d’une saisie par le chef de poste
de Deuk.
B) Infractions et non respect de la règlementation
Les faits observés au sein de ces FC pourraient être constitutifs d' :
- Exploitation non-autorisée: en démarrant les activités sans autorisation (lettre de voiture,
certificat annuel d’exploitation), ce GIC s’est rendu coupable de l’infraction d’exploitation
non-autorisée dans une forêt du domaine national, infraction prévue et punie par l’article
156 de la loi forestière de 1994.
C) Conclusions et Recommandations
L’Observateur Indépendant recommande :
- L’ouverture d’un contentieux forestier à l’encontre du GIC Entente;
- La convocation des gestionnaires de ces GIC pour justifier l’utilisation faite des documents
reçus (lettres de voiture et autres);
- Que le MINFOF mène des investigations sur les faits reprochés aux Etablissements Le
Flamboyant par les GIC Entente et SODE Nkang et prenne les mesures qui s’imposeront le
cas échéant.
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Des violations de la réglementation forestières ont été observées dans le cas présent :
- Exploitation non autorisée dans une forêt du domaine national : Le fait d’abattre des arbres
et de les scier sans titre ou permis est réprimé par la loi, plus précisément en son article
156;
- Effectivité de la tenue de la réunion de concertation : Les conflits entre communautés au
sujet des limites des terroirs soulèvent des interrogations sur la tenue effective de la réunion
de concertation entre la communauté demandant la FC et les villages riverains. Cette
situation révèle une mauvaise mise en application de la réglementation dans la mesure où
ce type de problème aurait pu être évité car adressé au cours de la réunion de concertation,
prévue par les textes.
C) Conclusions et Recommandations
Sur la base des informations collectées sur le terrain, l’Observateur Indépendant recommande :
- La suspension du processus d’attribution de cette FC en attendant que la juridiction saisie
se prononce;
- Que le chef de poste forestier de Deuk rende compte de la suite réservée aux matériels et
bois qu'il a saisis lors de sa descente sur le terrain;
- La poursuite du contentieux ouvert à la suite de l’exploitation non-autorisée.
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- A rompu son contrat avec la SCTCB. Cette société aurait confisqué le PSG de cette FC en
attendant le remboursement des 10 millions de FCFA engagés dans le processus
d’attribution de cette FC (élaboration du PSG et signature de la convention);
- A réalisé quelques uns de ses projets (la construction et l’équipement d’une salle de classe
pour le compte de l’école maternelle du village, le paiement du salaire de la maîtresse) et de
rembourser une partie de sa dette.
B) Infractions et non-respect de la règlementation
La principale violation de la réglementation dans ce cas vient de la :
- Rétention par le partenaire des documents de la FC : l’appui financier apporté à la
communauté par la SCTCB ne confère pas à cette dernière le droit de propriété sur les
documents d’exploitation délivrés à ladite communauté. De ce fait la rétention par le
responsable de la SCTCB du plan simple de gestion de la forêt communautaire constitue
une violation de la réglementation dans la mesure où cette société n’est pas partie prenante
de la convention signée entre le GIC et l’administration.
C) Conclusions et Recommandations
L’Observateur Indépendant est d’avis que la SCTCB aurait dû user de moyens légaux pour
s’assurer le remboursement des frais engagés dans le processus d’attribution de la FC, et
recommande la restitution sans délais du PSG au GIC GIPROFOCODJA.
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- Dépassement du volume par essence : les volumes annuels de Pachyloba et d’Iroko produits
au sein de cette FC sont supérieurs à ceux prévus par le certificat annuel d’exploitation. Le
même certificat prévoit qu’un forfait annuel de 1000m3 soit accordé au GIC sans en
préciser la répartition par essence.
C) Conclusions et Recommandations
Les violations observées sur le terrain ne sont pas imputables au GIC raison pour laquelle
l’Observateur indépendant recommande :
- La suspension de cette forêt communautaire pour violation grave des dispositions du PSG;
- La révision du PSG pour une meilleure prise en compte des réalités socio économiques de la
zone.
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Titre : forêt communautaire du GIC FOCOTSONGO
A) Situations et faits pertinents observés
Le GIC FOCOTSONGO :
- Est attributaire de la forêt communautaire couvrant une superficie de 5000 ha, localisée dans
le village Tsongo, arrondissement de Deuk, département du Mbam et Inoubou, province du
Centre;
- A conclu un partenariat pour l’exploitation de sa forêt avec les Ets Le Flamboyant;
- A vu ses activités d’exploitation suspendues aux motifs d’utilisation frauduleuse des lettres
de voitures qui lui ont été délivrées, et d’exploitation non-conforme aux dispositions de la
règlementation. Une mission de la BNC avait en effet constaté une exploitation industrielle
au sein de cette FC;
- Le GIC réfute ces accusations dans la mesure où les lettres de voiture disputées avaient été
délivrées directement au partenaire par l’administration en charge des forêts. Par conséquent
la responsabilité de leur mauvaise utilisation ne saurait être imputable au GIC;
- A construit et équipé le foyer du village. Une salle de classe est également en cours de
construction avec les revenus tirés de la vente du bois issu de la FC.
B) Infractions et non-respect de la règlementation
Des investigations menées sur le terrain, ressortent des inconsistances en ce qui concerne :
- La délivrance de lettres de voiture : les lettres de voiture du GIC auraient été délivrées au
partenaire au lieu des titulaires de la FC. Par conséquent, l’utilisation qui en a été faite n’a
pu être établie par la mission, car les personnes rencontrées sur le terrain n’avaient aucune
information sur la question;
- Le respect des prescriptions du PSG : le PSG de cette FC n’a pas été respecté parce que
l’exploitation n’a pas tenu compte des secteurs ouverts annuellement et a parcouru la totalité
de la forêt pour prélever seulement 2 essences;
- Le non-respect des normes d’exploitation des FC : la conduite des activités d’exploitation
de cette FC a fait intervenir des engins pour le débardage et l’ouverture des bretelles, cela
contrairement aux dispositions de la décision no 1985/D/MINEF/SG/DF/CFC du 26 juin
2002.
C) Conclusions et Recommandations
Eu égard à ce qui précède, l’Observateur Indépendant recommande :
- La poursuite des investigations auprès des Ets Le Flamboyant en vue d’établir l’utilisation
des lettres de voiture délivrées à la FC pour le compte de l’année 2005 et le cas échéant
dresser à leur encontre un procès-verbal en cas d’utilisation frauduleuse de tout document
émis par l’administration en charge des forêts.
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- Fait face à des problèmes internes. En effet, le village Nyamongo menace de se
désolidariser de la gestion de cette FC alors qu’il a déjà bénéficié de réalisations dans le
cadre de la mise en œuvre de la convention de gestion;
- A été exploitée frauduleusement pendant la période de réservation avec la complicité des
membres de la direction déchue;
- Est exploitée pour le compte de l’année en cours en partenariat avec la Société Forestière
Ebouemé Ebaka, suite à l’exécution effective des travaux préalables à l’obtention du
certificat annuel.
B) Conclusions et Recommandations
Les problèmes auxquels cette FC est confrontée proviennent de la faible sensibilisation des
communautés par rapport aux objectifs visés à travers l’attribution des FC.
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A) Situations et faits pertinents observés
Les FC GAK et NGAR KONG sont :
- Localisées dans le village Kong, l’arrondissement de Yoko, département du Mbam et Kim,
province du Centre;
- Respectivement attribuées en décembre 2002 et octobre 2003. Seule la FC GAK est en
activité depuis lors.
La FC du GAK :
- Est exploitée en partenariat avec la société CAMSAW;
- A la particularité de produire des équarris pour certaines essences (Ayous, Aniengé);
- N'a pas encore reçu de certificat annuel d'exploitation pour le compte de l’année 2006. Il
s'est avéré qu’au moins 6 chargements de bois sous forme de débités ou d'équarris ont été
évacués;
- Un carnet de lettres de voiture a été mis à la disposition de la FC. Les informations sur son
utilisation n'ont pas pu être recueillies sur le terrain du fait de l'absence du délégué;
- A déjà perçu près de 20 millions de francs au titre du paiement du prix de vente des
produits. Ces fonds ont servi à construire et équiper une case de santé, payer les salaires des
enseignants et du cubeur.
La FC du GIC Ngarkong :
- N'a jamais été exploitée du fait de son enclavement;
- Figure parmi les structures ayant reçu des documents de transport de bois pour le compte de
l'année 2005. L'utilisation qui en a été faite n'a pas pu être établie par la mission du fait de
l'absence du gestionnaire lors du séjour de la mission.
B) Conclusions et Recommandations
L'utilisation des documents des FC étant au centre d'une grande controverse, l'Observateur
recommande :
- La convocation des gestionnaires de ces GIC pour que la lumière soit faite sur l'utilisation
des documents délivrés à chacun de leur GIC pour le compte de l'année 2005;
- La convocation du responsable de la société CAMSAW et du gestionnaire de la FC du GAK
pour audition sur procès-verbal en rapport avec les documents utilisés pour évacuer le bois.
- Une enquête administrative à l’intérieur du MINFOF en vue d’établir des responsabilités
dans la délivrance des lettres de voiture à des forêts sans vérifier l’effectivité de leurs
activités.
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L’Observateur Indépendant souligne le problème de communication qui existe entre ces
populations et les responsables du parc. Par conséquent, l’Observateur Indépendant recommande
que :
- Le MINFOF clarifie la situation à travers la définition de la zone tampon autour du parc et
du type d’activités susceptibles d’y être menées.
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que celles délivrées au GIC pour transporter des bois provenant de la FC, les partenaires de
la FC commettent l’infraction de fraude sur tout document émis par l’administration en
charge des forêts. Prévue et punie par l’article 158 de la loi forestière de 1994.
C) Conclusions et Recommandations
Prenant en compte ce qui précède l’Observateur Indépendant recommande :
- L’ouverture d’un contentieux forestier à l’encontre de M. Siane guy et la société ETC en
rapport avec les infractions sus-citées;
- La convocation du gestionnaire du GIC pour justifier l’utilisation faite des documents de
transport reçus, son implication dans les infractions ci-dessus et éventuellement l’ouverture
d’un contentieux.
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La communauté bénéficiaire de ces FC a élaboré un plan pour l’utilisation des revenus issus de la
vente du bois mettant de côté les prévisions du PSG. Ce qui est révélateur de l’inadéquation entre
le contenu du PSG et les attentes des populations.
B) Infractions et non-respect de la règlementation
La mission a relevé une violation de la réglementation suivante dans ces FC :
- Délivrance des documents : Le partenaire des 2 GIC a reçu les lettres de voiture au lieu des
gestionnaires. Cette pratique constitue une entorse à la réglementation et est une voie
ouverte à toute sorte de dérive.
C) Conclusions et Recommandations
Eu égard à tout ce qui précède l’Observateur indépendant recommande :
- La convocation de la société SFW partenaire des 2 GIC, pour justifier de l’utilisation
correcte des documents;
- L’ouverture d’une enquête administrative en rapport avec la procédure de délivrance de ces
documents.
C) Conclusions et Recommandations
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Tenant compte de ce qui précède, l’Observateur Indépendant recommande :
- Une injonction du MINFOF à l’Association Paysanne de Bilanga en vue de matérialiser
sans délai les limites artificielles de la forêt communautaire;
- La représentation effective de toutes les communautés riveraines dans l’entité juridique
assurant la gestion de cette forêt communautaire.
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rémunérer pour des prestations en faveur des communautés. Ainsi par exemple, plus de
2/3 des PSG des FC visitées dans la province du Centre ont été élaborés par deux bureaux
d’étude. Ceci soulève d’importantes questions de conflits d’intérêts dans le processus
d’attribution de certaines forêts communautaires;
- Plusieurs Plans Simples de Gestion ont été élaborés sans tenir compte des réalités et
aspirations des communautés concernées. La mission a par exemple noté plusieurs PSG
avec des mentions identiques, alors que les réalités et aspirations des communautés
concernées sont différentes;
- Les administrations locales (Provinciales et départementales) n’assurent pas un contrôle
efficace des activités des forêts communautaires. La mission a par exemple trouvé une
forêt suspendue, en pleine exploitation industrielle. Elle a aussi trouvé des forêts
communautaires gérées en flagrante violation des prescriptions règlementaires actuelles,
notamment des activités sans certificat annuel d’exploitation;
- Le mécanisme de délivrance des documents de transport (lettres de voiture) des forêts
communautaires présente des failles qui contribuent aux abus soulignés. Dans plusieurs
cas, l’administration a remis les documents de transport directement aux partenaires des
communautés au lieu de leurs représentants. Beaucoup de communautés ont avoué à la
mission leur manque d’informations sur le nombre de carnets reçus et l’utilisation qui en
a été faite;
- Plusieurs forêts communautaires ne sont pas démarquées sur le terrain, ce qui ouvre la
voie à des exploitations hors-limites.
1. La révision par le MINFOF du contenu des plans simples de gestion de toutes les forêts
communautaires déjà attribuées en vue de leur adaptation aux normes actuelles en
matières d’exploitation des forêts communautaires;
2. La mise sur pied des modules de formation et de sensibilisation des communautés sur les
normes d’exploitation et de gestion de forêts communautaires;
3. La mise en place d’une procédure fixe et rigoureuse de délivrance des lettres de voiture
aux forêts communautaires;
4. La responsabilisation agents des services décentralisés du MINFOF et particulièrement
des chefs des postes forestiers, dans le contrôle de la conformité de l’exploitation des
forêts communautaires et des Plans Simples de Gestion;
5. Le contrôle et suivi par l’Administration des forêts des contrats de partenariat entre les
communautés et exploitants en vue de garantir les droits de ces premières et s’assurer que
ces contrats ne soient pas conclus en défaveur des droits des communautés. Le démarrage
effectif du programme RICG serait un palliatif à ce risque car il pourrait aider les
communautés à se prendre en charge;
6. Une enquête administrative au sein du MINFOF en vue d’établir des responsabilités dans
la délivrance des lettres de voiture à des forêts sans vérifier l’effectivité de leurs activités;
7. Une meilleure information sur les marchés et une structuration des communautés par
l’organisation des forêts communautaires en réseau, pour faciliter la commercialisation
des produits et leur diversification de la production;
8. L’ouverture de contentieux forestiers à l’encontre de tous les auteurs/complices
d’infractions forestières constatées au cours de cette mission;
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9. Le suivi rigoureux du dépôt, par les gestionnaires des forêts communautaires, des
différents feuillets des lettres de voiture aux services destinataires.
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