Polycopié SMA
Polycopié SMA
Module M17
Electromagnétisme dans le vide
(Filière SMA)
(Filière SMP)
III
Remarque : Ce polycopié est un résumé de cours, les parties applicatives concernant les
exercices et leurs solutions ne sont pas incluses et pourront faire l’objet d’un document
complémentaire. Pour ceux qui souhaiteraient un document complet, il conviendra de
compléter ce document par une prise de notes et (ou) par la lecture des ouvrages détaillés.
Bibliographie
Ouvrages :
- Electricité et Magnétisme, Berkeley, vol.2, coll. U.
- Précis de Physique, Electricité 2, J. L. Queyrel, J. Mesplède, Bréal.
- Electromagnétisme cours et Pb, J. A. Edminister, série Schaum.
- Cours d’Electricité, A. Frühling, tome 1, Dunod.
- Cours- Pb d’Electricité fondamentale, A. Fouillé, Dunod.
- Electromagnétisme 1 et 2, Feynman, InterEditions.
- Electromagnétisme, Tomes 1 et 2. Hubert Gié et J. P. Sarmant. Ed.
Techniques et Documents.
- Electricité II, M. Rouault, Ed. Masson
- Física para la ciencia y la tecnología, P. A. Tipler, vol. 2.
- La Física en problemas, F. A. Gonzalez, Editorial Tébar.
- Advanced Engineering EM, C. A. Balanis, John Wiley & Sons.
- Electromagnetic Field Theory Fundamentals, Guru & Hiziroğlu, PWS
Publishing Company.
IV
Sommaire
Chapitre 1 : Magnétostatique
I. Introduction ………...………………………………………………………. 1
I.1. Champ magnétique: Données expérimentales
II. Force exercée par un champ magnétique …………………………...…… 3
II.1. Force de Laplace
II.2. Force de Lorentz
III. Induction magnétique créée par des charges ponctuelles en mvt ……. 4
V
IV. Exemples d’application ……………………………………………….… 19
VI
Chapitre 1 : Magnétostatique
I- Introduction
Le champ magnétique est, comme le champ électrique, un artifice pour décrire comment
les particules chargées interagissent.
De nos jours, il est généralement reconnu que tous les phénomènes magnétiques
observés sont dus à deux causes, à savoir :
- à certaines propriétés intrinsèques de la matière (magnétisation).
- au mouvement de charges électriques (courants).
En effet :
a- Les premières sources connues du champ magnétique sont les aimants permanents :
l’Oxyde de Fer Fe3O4 comme d’autres corps naturels ont la propriété d’attirer des grains de
fer.
b- La terre joue aussi le rôle d’un aimant : c’est un gigantesque aimant naturel avec des pôles
magnétiques proches des pôles géographiques.
Remarque :
Le pôle magnétique « Nord » est
proche du pôle géographique
«
Sud » et le pôle magnétique
«
Sud » est proche du pôle
géographique « Nord ».
1
c- En 1819, Hans Christian Oersted (1777-1851) montra expérimentalement qu’un courant
de charges électriques produit un champ d’induction magnétique dans l’espace.
Expérience d’Oersted :
Un fil conducteur est placé au voisinage d’une aiguille aimantée (boussole)
I
Lorsqu’un courant I passe dans le fil,
l’aiguille oscille puis prend une nouvelle
position d ‘équilibre.
Donc, le passage d’un courant dans un fil conducteur modifie les propriétés de l’espace
proche du fil. Cette modification est traduite par les forces qui obligent la boussole à
tourner et est caractérisée par le vecteur B appelé induction magnétique (ou bien le vecteur
H appelé excitation magnétique : B = µ0H, µ0 = 4 10-7 T.m/A (ou bien N/A2) est la
perméabilité magnétique du vide)
Exemples :
I
Lignes de champs
2
Lignes de champs magnétiques dues à Lignes de champs magnétiques dues à
un barreau de fer aimanté un fil conducteur parcouru par un
courant I
Remarque :
- Les lignes de champ magnétique forment des boucles fermées.
- Les lignes de champ magnétique sont perpendiculaires aux forces magnétiques.
Remarque :
1- FB est proportionnelle à B et à v.
2- FB = 0 si B = 0 ou v = 0 (charge au repos) ou B // v.
3- FB est perpendiculaire à la fois au champ B et à v, donc ne produit pas de travail :
dw = [Link]
= [Link](v B).v produit mixte de 3 vecteurs dont 2 sont identiques,
= [Link](v v).B = 0
4- Sens et direction de FB:
Exemple pour une charge positive placée à l’origine animée d’une vitesse v dans un champ
magnétique B parallèle à l’axe oy.
y y y
V
V B
B V B
FB // oz
FB // oz q x
q x
q FB x
z z z
3
II-2- Force de Lorentz
A un instant donné, quand une charge q se trouve au point M avec la vitesse v, cette
charge crée au point P un champ magnétique donné par :
Exemple :
Une charge ponctuelle q1 = 4.5 nC, se déplace avec une vitesse v = 3.6. 107 m/s
parallèlement à l’axe ox le long de la droite y = 3m. Déterminer le champ magnétique
produit par cette charge située dans le point M de coordonnés x = -4m et y = 3m aux points
suivants.
a- A l’origine ( x = 0 et y = 0 ) (voir figure)
b- P1 ( x = 0 et y = 3m ). Y
c- P2 ( x = 0 et y = 6m ). V
q1 3m
ur B=-3.89 10-10 k
r X
-4m O
Z
Réponse : a- B = -3.89. 10-10 T. k
b- B = 0
c- B = 3.89. 10-10 T. k
4
IV- Champ magnétique et circuits électriques
IV-1 Action d’un champ magnétique sur une portion de circuit électrique
parcourue par un courant
a- Loi de Laplace
Considérons un segment de fil conducteur rectiligne de section S et de longueur ℓ, parcouru par
un courant I et est placé dans un domaine où règne un champ magnétique B.
dℓ
q q
S v v S S
t t+dt
La force subit par un élément de courant (Idℓ, tel que dℓ est suffisamment petit) placé
dans un champ magnétique B est :
dF I d B dℓ
I
1- Un fil conducteur de longueur ℓ = 3mm parcouru par un courant I = 3A, situé sur l’axe
ox dans un champ magnétique d’intensité B = 0.2T (voir figure). Calculer la force
magnétique exercée sur ce fil.
y B
30°
I
I.ℓ x
ℓ =3mm
Réponse :
F = I. (ℓ B )
= I. ℓ . sin (30).k
= 9.10-5 (N).k
-(a+L) -a o a a+L x
a- Représenter sur une figure les forces magnétiques agissant sur les trois parties de cette
structure.
b- Déterminer la force magnétique F1 agissant sur le fil (1).
c- Déterminer la force magnétique F2 agissant sur le fil (2).
d- Déterminer la force magnétique F3 agissant sur la demi spire circulaire.
e- 1) Montrer que le module de la force magnétique totale subit par la structure est de la
forme
Ftot = 2.I.B.( a + L ).
2) Déduire le sens et la direction de cette force.
Réponse :
6
IV-2- Le flux magnétique
Le flux magnétique à travers une surface est défini de la même manière que le flux d’un
champ électrique :
B
S n
Soit ds un élément de surface, le flux magnétique m du champ magnétique B est défini par
la relation
Exemple: m = [Link]
Unité de m est le Weber (wb) 1 Wb = 1 T.m2
Remarque :
Puisque les lignes de champ magnétique B sont des boucles fermées, le flux de B à travers
n’importe quelle surface fermée est nul
s Bds = 0
Or s Bds = v ∇Bdv = 0 (Théorème d’Ostrogradski)
B 0 C’est une des équations de Maxwell
n
B
M’
I dM = MM’
dℓ M
dW = [Link] = I. ( dℓ B ).dM = I. ( dM dℓ ). B
dM dℓ est un vecteur dirigé suivant la normale n au plan de dℓ et dM et de module égale
à l’aire dS du parallélogramme construit sur dℓ et dM.
7
dW = I. ( [Link]).B = I.( [Link] )
= I. dc où dc est le flux de B à travers la surface balayée par
l’élément de circuit dℓ dans son déplacement, et qu’on appelle le flux coupé par dℓ.
Dans le cas général : Le travail produit par l’ensemble des forces électromagnétiques
agissant sur la totalité d’un circuit électrique lors d’un petit déplacement est
dW = I. dc
I est le courant qui parcourt le circuit.
dc est le flux du champ magnétique coupé par le circuit lors de son déplacement.
M v r>>ℓ
S q
ur
r
P
Chaque porteur de charge crée au point P un champ magnétique :
Si dans le fil il y a n porteurs de charges par unité de volume, le champ total crée par le
segment de fil est la somme de toutes ses contributions élémentaires.
Soit Btot = Bi = (0 (q v ur) / (4 r2)).n.S. ℓ
Btot = 0 (I ℓ ur) / (4 r2)
Dans le cas général : Le champ magnétique créé par un élément de courant en un point P
quelconque de l’espace est :
8
2- Déduire le champ magnétique créé par un solénoïde de longueur fini L, formé par N
spires et chaque spire transporte un courant I.
Réponses :
θ1 -θ2
r
B I A
Réponses :
a- B = (0 .I ( sin θ1 + sin θ2) / 4.r )
b-1- Au voisinage d’un fil de longueur infinie parcouru par le courant I : - θ2=-/2 et
θ1=/2, soit B = (0 .I / 2.r ).
2- Le champ magnétique dans le centre d’une spire carré Btot = [Link] où BAB est le champ
magnétique crée par un seul segment de fil en un point de son plan médiateur :
Btot = 0 .I 2 2 / (.L ).
9
V- Théorème d’Ampère
La loi de Biot et Savart est utilisée facilement pour des circuits de formes simples. Dans
le cas de circuits de formes complexes ayant une symétrie parfaite, on utilise souvent le
théorème d’Ampère.
V-1- Théorème
Le théorème d’Ampère dit que la circulation du champ magnétique le long d’un contour
fermé (C) est égale à la somme algébrique des intensités des courants traversant ce
contour :
(c) B.dℓ = 0 Ii dans le vide, dℓ est un élément de (C).
Dans le cas général d’un milieu quelconque
(c) H.dℓ = Ii
Remarques
1- Le théorème d’Ampère est utile pour calculer le champ magnétique dans les situations
de symétrie parfaite.
2- Ce théorème et le théorème de Gauss en électrostatique ont une importance (théorique)
considérable et les deux sont valables même s’il n’y a pas de symétrie parfaite.
I
(C)
r
M
B
10
Le fil est de longueur infinie, donc les effets des bords sont négligeables, càd il n’y a pas de
possibilité d’avoir des champs magnétiques parallèles au fil. Les lignes de champs sont des
cercles concentriques autour de l’axe de révolution du fil ( on choisit-le contour (C) sous
forme d’un cercle pour profiter des conditions de symétrie et pour faciliter l’application du
théorème d’Ampère):
B // dℓ et B = cte sur chaque point de (C).
D’après le théorème d’Ampère
(c) B.dℓ = 0 I
(c) B.dℓ = 0 I ( B // dℓ )
B. (c) dℓ = 0 I ( B = cte sur chaque point de (C))
B (2.r) = 0 I
B = 0 I / (2.r) c’est une fonction de 1/ r.
B = B.e
B = 0 I / (2.r) e
Lignes de courant
* Cas où r R
On a les mêmes considérations que le premier cas, (c ) B
càd pour des raisons de symétrie :
B // dℓ et B = cte sur chaque point de (C). r dℓ
D’après le théorème d’Ampère
R
I
(c) B.dℓ = 0 i
(c)B.dℓ = I 0 i ( B // dℓ )
B. dℓ = I
(c) 0 i ( B = cte sur chaque point de (C)) Δ
B (2.r) = I 0 i
= 0 Ic Ic est le courant qui traverse (C). R
Maintenant le chemin fermé (C) est traversé seulement par
une partie ( Ii ) du courant total I. Pour la déterminer,
considérons la densité superficielle de courant Js sur la
section transversale S du cylindre telle que :
B dℓ
Js = I / (.R2) = Ii / (.r2) = Ic / (.r2)
Donc Ic = I (r2 / R2)
B = 0 I..r / ( 2. R2) r
Ainsi *M
B = B.e = 0 I..r / ( 2. R2) e
(c )
B
Bo = 0I/2. R
B0
0 R r
11
3- Cas de deux fils minces conducteurs de longueur infinie
Exemple :
Calculer le champ magnétique en un point M situé à une distance a/2 des deux fils
I1 et I2 de même sens tels que I1 = 20A, I2 = 30A et a = 240mm
z
Fil 1 Fil 2
B2
y x
B y I1 I2
B
M
I1 I2 a/2 M a/2
B1
De même, on montre que la force d’attraction F12 exercée par le fil 1 sur le fil 2 est
F12 = I2 ℓ B1
= 0 I1.I2. ℓ / (2.a) = F21
12
Application numérique :
Si I1 = I2 = 1A et a = 1m
Les forces d’attraction par unité de longueur :
dF12 / dℓ = df21 / dℓ = 2.10-7 N/m
Ce calcul est utilisé pour définir l’unité de l’intensité de courant : l’Ampère (A).
Par définition, un ampère est l’intensité d’un courant constant qui, s’il est maintenu dans
deux conducteurs linéaires et parallèles, de longueurs infinies, de sections négligeables, et
distants d’un mètre dans le vide, produirait entre ces deux conducteurs, une force égale à
2 × 10-7 newton par mètre linéaire.
Cette définition a été donnée par le Comité international des poids et mesures en 1948.
Déterminer la force magnétique Fs s’exerçant sur le segment de fil (voir la figure ci-
dessous) :
I’
2ℓ
Fs
O d x
Réponse :
13
5- Solénoïde torique
Un solénoïde torique est formé par des spires conductrices enroulées autour d’une
structure sous forme d’un pneu. Supposons que le solénoïde torique comporte N spires et
que chacune transporte un courant I. Déterminer le champ magnétique B en tout point M
de l’espace.
Réponses :
Pour calculer B, déterminons l’intégral (c) B.dℓ le long d’une circonférence (C) de rayon r
et de centre celui du solénoïde torique.
Par symétrie, B est tangente à ce cercle et est constante sur tous les points de (C)
(c) B.dℓ = (c) B.dℓ = B. (c) dℓ = B.2r = 0 Ii
* Pour r > b , I i = N.I - N.I = 0. Pour chaque courant I entrant dans la surface interne du
tore, il y a un autre courant qui en sort.
B=0
Remarque :
14
V-3- Limitation de la loi d’Ampère
La loi d’Ampère est utile pour calculer le champ magnétique seulement quand il existe
une symétrie parfaite. En effet, considérons le cas d’une spire circulaire traversée par un
courant I : I
Même si la loi d’Ampère (c) B.dℓ = µ0.I
est valable pour la courbe (c) (voir figure),
(c)
le champ B n’est pas constant le long de cette
courbe (ou autre courbe autour de la spire) et B
n’est pas tangent aux points de (c). Ainsi, il n’y a pas
de symétrie suffisante permettant l’application de la loi d’Ampère pour le calcul de B.
Considérons maintenant le cas d’un fil conducteur de longueur finie ℓ, parcouru par un
courant I. D’après la loi d’Ampère, le champ B au point P est : B = 0 .I / (2r )
P
r
(C) o
ℓ /2 ℓ /2
Ce résultat est le même que celui d’un fil conducteur de longueur infinie (puisqu’on a les
mêmes raisons de symétrie). Mais ce résultats ne s’accord pas avec celui obtenu par la loi
de Biot et Savart qui donne (Page 9 avec 0 = 1 = 2):
B = 0 .I sin0/ (2r ) = f(ℓ) avec sin0 = (ℓ / 2 ) / (ℓ 2/4 + r2)1/2
B dépend de l et en parfait accord avec les résultats expérimentaux.
Donc, la loi d’Ampère s’applique à la courbe (C) mais il n’est pas utile pour le calcul de B
au point P.
15
Chapitre 2 : Induction électromagnétique
Les différents aspects des phénomènes d’induction électromagnétique ont été découverts
et étudiés par les physiciens Michael Faraday et Joseph Henry au début du dix-neuvième
siècle (1830). Ces chercheurs ont découvert (indépendamment) que la variation du champ
magnétique produit un courant électrique dans un conducteur. Les forces
électromagnétiques et les courants causés par ces champs magnétiques variables
s’appellent f.e.m. d’induction et courant d’induction.
I- Données expérimentales
a- Expérience (1)
(c) L
b- Expérience (2)
Maintenant, le circuit (c) est immobile, mais le champ B varie dans le temps soit par le
déplacement ou par la modification des sources qui créent ce champ (exemple: aimants
mobiles, …). Comme dans l’expérience précédente, un courant induit apparaît dans le
circuit (c).
Ainsi, pour des circonstances très différentes, il y a apparition d’un courant induit (créé
par une f.e.m. d’induction) dans un circuit électrique dépourvu de générateurs.
e = - dm /dt
16
Remarques :
1- Vous avez vu dans le cours du module ‘Physique II (Electricité I)’ que la f.e.m. dans un
circuit est localisée dans une région spécifique de ce circuit (par exemple aux bornes d’une
batterie), par contre la f.e.m. d’induction due a un flux magnétique variable dans le temps
peut être considérée comme étant distribuée à travers le circuit.
C’est une des équations de Maxwell qui représente l’une des relations fondamentales de
l’électromagnétisme.
En effet, si on dispose d’un aimant et d’une spire circulaire: considérons les deux
expériences suivantes :
17
Expérience 1 :
On déplace l’aimant qui produit le champ magnétique B vers la droite (càd vers la position de
la spire circulaire
*P
*M n i
Bi
Bi
B induit
Le champ magnétique B créé par l’aimant est moins intense dans la zone où se trouve la
spire, donc le flux magnétique de ce champ à travers la spire diminue et le courant induit
dans celle-ci a un sens opposé au cas précèdent. Ce courant produit un champ magnétique
Bi (dirigé vers la droite) de manière à augmenter le flux à travers la spire.
Remarques :
1- La loi de Lenz permet de savoir le sens du courant induit.
2- La loi de Lenz traduit simplement une tendance naturelle à l’équilibre.
18
IV- Exemple d’application
Soit un circuit (c) formé par un barreau AB mobile (de vitesse constante v) sur deux
rails de résistance totale R. Le circuit est placé dans un champ magnétique B uniforme et
perpendiculaire au plan du circuit. En supposons que le barreau glisse sans frottement sur
les rails déterminer la f.e.m. d’induction et le sens du courant induit dans ce circuit.
Réponses :
Supposons qu’on déplace le barreau vers la droite avec une vitesse constante v.
Quand le barreau AB se déplace dans le champ uniforme B, le flux de ce champ à travers la
surface du circuit varie (à cause de la variation de la surface du circuit).
A
ℓ R B v Instant t
B
A
n S
ℓ R B Instant t+dt
Bi
0 x x+dx
Donc il apparaît dans ce circuit un courant induit i, créé par une f.e.m. d’induction donnée
par la loi de Faraday
e = - dm /dt
où dm est le flux de B à travers la surface du circuit pendant le temps dt
19
V- Phénomène d’auto-induction mutuelle
Le flux magnétique à travers un circuit peut être lié aux courants qui circulent dans ce
circuit et ceux des circuits voisins.
a- Auto-induction
1- Coefficient d’auto-induction
Exemple:
Réponse :
L= µ0n2.S.ℓ = 6.28 10-5 H avec n = N/ℓ est le nombre de spire par unité de longueur.
2-F.e.m. d’ auto-induction
Soit un circuit quelconque de self L, qui est parcouru par un courant I. Il est traversé par le
flux de son « propre » champ magnétique: m = L.I
K
I
+
f.c.e.m
E0 L
[Link] /dt
-
20
Le phénomène par lequel le circuit ne laisse pas le courant s’établir d’une façon instantanée
s’appelle phénomène d’auto-induction.
Dans le cas général, dans un circuit électrique, lorsque le courant est variable dans le
temps, la f.e.m. d’auto-induction est proportionnelle à cette variation du courant:
e =- dm/dt = - [Link]/dt
b- Induction mutuelle
Soient deux circuits électriques voisins (C1) et (C2), qui sont parcourus respectivement par
des courants d’intensités I1 et I2 de sens arbitraires.
I1 I2
+ +
- E1 L1 L2 * P - E2
(C1) (C2)
Le flux du champ magnétique à travers la surface s’appuyant sur le circuit (C2), dépend du
courant I2 est aussi du courant I1.
En effet :
Le champ total au point P est la somme de deux composantes de champs magnétiques qui
sont la contribution de chaque circuit.
Donc le flux magnétique total à travers le circuit (C2), m2 est la somme des deux flux
Remarques:
21
3- En général, les valeurs de M12 et M21 peuvent être déterminées expérimentalement. Par
raison de symétrie, on a pour les circuits électriques M12 = M21=M.
3- L’unité de ces coefficients est le Henry (H).
a a
x
I
b
Réponse :
Le champ magnétique créé par la spire (1) dans le centre de la spire (2) est
B = µ0a2.I / (2.(a2 + b2)3/2) (B = -B.i)
b>>a B = µ0a2.I / (2. b3) le champ magnétique B est le même sur tous les point de la
spire (2), donc le flux de B à travers la spire (2) est
12 = s [Link] =B.S = (µ0a2.I / (2. b3)).(a2)= M12 I
la force d’auto-induction est donnée par
e =- d12/dt = - (µ0a4. / (2. b3)).(dI/dt)= -M12dI/dt
M12 = µ0a4. / (2. b3).
VI- Energie magnétique
Soit le circuit de la figure ci-dessous, qui est formé par une bobine L, une résistance R et
un générateur de f.e.m. E0.
A l’instant initial t0 = 0, l’interrupteur est ouvert, donc I = 0 le flux magnétique est nul.
I
+
[Link] /dt
E0 L Sens des d.d.p
R
- quand le courant
augmente dI/dt >0
D’après la loi de Lenz, une f.e.m. induite sera créée au niveau de l’inductance pour
s’opposer a cette augmentation de flux, càd on une f.c.e.m. au niveau de L. Par application
de la loi des mailles on a l’équation différentielle linéaire de premier ordre suivante:
22
E0 – R.I – [Link]/dt = 0
Multiplions les deux membres de cette équation par I, on a
I.E0 – R.I2 – [Link]/dt = 0
E0 I = R.I2 + [Link]/dt
E0 I est la puissance fournie au circuit par le générateur.
2
R.I est la puissance dissipée par effet Joule dans R.
[Link]/dt est l’énergie emmagasinée par unité de temps dans L qu’on note:
dwm/dt = [Link]/dt
dwm = [Link]
L’énergie totale emmagasinée par l’inductance L est égale a la somme des énergies
emmagasinées de l’instant t0 = 0 où I = 0, à l’instant tm où le courant atteint sa valeur
maximale Im:
tm Im
wm = dwm = [Link] = (½).L.Im2.
to 0
Dans le cas général, l’énergie emmagasinée dans une self L parcourue par un courant I est
wm = (½).L.I2
Supposons que la self soit une portion de longueur l d’un solénoïde infini comportant n
spires par mètre, nous avons (voir TD):
L = 0.n2.S.ℓ
B = 0.n.I
Réponse :
On a déjà vu que le champ magnétique créé à l’intérieur de ce fil cylindrique est déterminé
facilement par l’application du théorème d’Ampère :
Pour r < R B(M) = 0 I.r / ( 2. R2)
L’énergie magnétique localisée dans un élément
de volume d = ℓ.2.r. dr est donnée par
23
R
2
dwm = (1/ (20)).B .d
r
= (1/ (20)). (0 I.r / ( 2. R2))2.ℓ.2.r. dr
wm = dwm = (0 I2ℓ/(4. R4)).r3dr
wm/ℓ = 0 I2/(16)
2
or wm = (½) L.I Volume d
donc le coefficient d’auto-induction par unité de *M
longueur de ce fil cylindrique est L/ℓ = 0 /(8)
Exercice :
On considère un tore de section rectangulaire de largeur (b-a) et de hauteur h comportant N
spires. Un fil rectiligne de longueur infinie parcouru par un courant variable i(t) passe par
l’axe de révolution de ce tore parallèlement à h (Figures a et b). La figure b représente une
coupe longitudinale du tore.
1- Déterminer le flux élémentaire dΦ à travers un élément rectangulaire du tore, de largeur
dr et de hauteur h (voir figure b).
2- Déduire le flux total envoyé par le fil rectiligne à travers le tore portant N spires.
3- Calculer l’induction mutuelle M entre le fil infini et le tore. On donne pour l’application
numérique N = 2000, a = 10mm, b = 15mm, h = 10mm et μ0= 4π10-7 T.m/A.
4- Déterminer l’énergie magnétique emmagasinée dans le tore. On donne l’élément de
volume du tore dτ = π ( b + a ) h dr.
i (t)
dr
i (t)
h
a
h r
Figure a Figure b
Réponses :
1- d = [Link] avec B = 0i(t)/ (2.r) est le champ magnétique crée par un fil conducteur
traversé par un courant i(t).
d =0i(t).[Link] / (2.r)
2- tot = N.d = 0i(t).N. [Link](b/a) / (2.)
3- M = tot / i(t) =0.N. [Link](b/a) / (2.) = 1.62 H
2
4- dwm / d= (1/(20)).B , Wm = 0i2(t). h.(b2-a2) / (8.ab).
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Chapitre 3 : Courants transitoires et courants alternatifs
I- Introduction
Vous avez déjà vu que la théorie des circuits, qui est basée sur les lois de Kirchhoff,
permet l’analyse des circuits formés par des éléments passifs tels que les résistances, les
condensateurs et les bobines ou bien par des éléments actifs tels que les diodes et les
transistors. Dans les chapitres précédents, nous avons étudié la théorie des champs
électromagnétiques qui est basée sur les équations de Maxwell. En 1944 G. Kron ‘implanta’
une analogie entre ces deux théories. Il a proposé l’utilisation des circuits électriques pour
donner une solution approchée des équations de Maxwell. Cette analogie est valable
seulement lorsque la longueur d’onde de l’OEM est supérieure aux dimensions des éléments
du circuit (càd à basse fréquence).
Dans ce chapitre, nous allons analyser des différents circuits électriques passifs dans les
quels circulent des courants variables dans le temps. Deux situations pratiques sont étudiées :
des circuits électriques traversés par des courants transitoires et deuxièmement par des
courants alternatifs.
25
II.3. Dipôles passifs et dipôles actifs
3-1. Définitions
► Un dipôle est passif s’il ne peut fournir de l’énergie de façon permanente. C’est donc
toujours un récepteur.
► Un dipôle est actif s’il est capable de fournir de l’énergie de façon permanente. Il peut
alors être générateur ou récepteur. Exemples : sources de tension, sources de courant…
VR
VR
i R
R
26
III- Circuits électriques en régime transitoire
Un circuit électrique en régime transitoire est un circuit traversé par un courant transitoire,
càd un courant qui existe pendant un temps très bref.
III-1- Circuits RC
C’est un circuit électrique qui contient une résistance et un condensateur.
i
+
E Vc Q C
R
-
t = 0, Q = 0
finale et i (t) = dQ/dt = C dVc/dt = (E/R)e-t/τ où I0 est le courant initial (voir courbes).
i
Qf = C.E
I0 = E/R
27
Conclusions :
A t = 0, Vc = 0, le condensateur se comporte comme un court-circuit (i = I0 E/R)
Pour t >> τ, Vc E et i 0, le condensateur se comporte comme un circuit ouvert. Après
d'être chargé, il empêche toute circulation ultérieure du courant fourni par une pile.
i
+
Vc C Sens (+) de i R VR
-
t = 0, Q = Q0
28
Remarque:
Le signe (-) dans cette dernière équation indique que le courant de décharge circule dans le
sens contraire du courant de charge du condensateur.
III-2- Circuits RL
- Charge d’une bobine
On considère le circuit RL ci-dessous:
K
i
+
E L VL=[Link] /dt
R
-
E/R
i
VL
τ t
Conclusions :
A t = 0, i = 0 la bobine se comporte comme un circuit ouvert.
Pour t >> τ i E/R et VL = 0, la bobine se comporte comme un court circuit.
= L/R, plus L augmente ou R diminue, l’établissement d’un courant max nécessite plus de
temps.
29
III-3- Circuits LC
On considère un condensateur comportant une charge Q0 à t = 0, qui va être branché à une
Bobine L. A cet instant, on ferme l’interrupteur et la charge commence à circuler dans la
bobine (C se décharge à travers L en produisant une f.e.m).
K, t = 0
+ i
-
L VL = Ldi/dt Vc C
- +
t = 0, Q = Q0
On a VL + Vc = 0 L di/dt + Q/C = 0
Or i = dQ/dt il y a diminution de charges dans le condensateur et le sens du courant est
contraire à celui des aiguilles du montre (sens négatif), donc l’équation précédente devient :
L dQ2/dt2 + Q/C = 0
dQ2/dt2 + Q/(LC) = 0
dQ2/dt2 + 2Q = 0 avec = 1/LC est la fréquence angulaire
C’est une équation différentielle ordinaire de second ordre qui a pour solution :
Q = Acos(t + ф) et i = dQ/dt = -Asin(t + ф)
Or à t = 0, Q = Q0 et i = 0 ф = 0 et A = Q0.
Donc Q = Q0cos(t) et i = - Q0sin(t)
K R
i
VR +
E Vc VL L
C
30
D’après la loi des mailles on a :
VR + VL + VC = E où VR = R.i, VL = Ldi/dt et VC = Q/C
Or i =dQ/dt dVc/dt = i/C
Donc VR = RC dVc/dt = τ dVc/dt et VL = CL d2Vc/dt2 = (1/0)2d2Vc/dt2
où τ = RC est la constante du temps en seconde.
0 = 1/LC est la fréquence angulaire de résonance.
Ainsi, on obtient une équation différentielle ordinaire de second ordre :
d 2 Vc dVc
02 02 Vc 02 E
dt 2 dt
Résolution de l’équation sans second membre
d 2 Vc dVc
02 02 Vc 0
dt 2 dt
On cherche des solutions de la forme Vc = ert
r 2 02 r 02 0 est l’équation caractéristique
2 04 4 02
1er cas : Δ< 0 2 racines complexes et conjuguées :
02 j
r12 j où α = Re (r12) et = Im (r12)
2
Ainsi la solution de l’équation différentielle sans second membre s’écrit :
V C 0 Ae t sin( t )
Où A et ф sont deux constantes arbitraires déterminées par les conditions aux limites (à t =0).
Une solution particulière de l’équation différentielle précédente peut s’écrire : Vcp = E.
Donc la solution générale de cette équation s’écrit :
VC VC V cp Ae t sin( t ) E
0
Vc
31
Calcul de A et ф :
A t = 0, Vc = 0 (condensateur non chargé) et i = 0 dVc/dt = 0
A sin( ) E 0
d’où
sin( ) cos ( ) 0
La résolution de ce système non linéaire d’équations permettra de calculer A et ф.
IV.1. Introduction
Actuellement plus de 99 % de l’énergie électrique utilisée est produite par des générateurs
électriques sous forme de courants alternatifs.
Avantages de l’utilisation d’un courant alternatif par rapport à un courant continu (I = cte) :
- Energie électrique transportée à grande distances avec des tensions élevées et courant
faibles.
- Energie peut être transportée avec le min de perte avec des tensions très basses et courants
importants.
Sources de courants alternatifs: Générateurs (GBF) et Circuits électriques (les oscillateurs)
Une bobine qui tourne avec une vitesse angulaire constante dans un champ magnétique
produit une fem sinusoïdale, ce qui induit un courant dans les fils de la bobine. Parce que
l’aimant a deux pôles, un positif (nord) et un négatif (sud), le courant oscille: c’est du courant
alternatif.
32
IV. 2. Généralités sur les courants alternatifs
2.1. Définition d’un courant alternatif
Un courant est appelé alternatif lorsque son intensité est une fonction périodique du temps
dont la valeur moyenne pendant une période est nulle.
Une fonction f(t) est dite périodique de période T si :
f(t) = f(t+T) = f(t + kT) k € Z
On définit la valeur moyenne : ˂f(t)˃ T 1
f (t)
T f (t)dt
0
La valeur efficace : 1 T
F
T
0
f 2 ( t )dt
Le courant instantané i(t) est dit alternatif si ˂ i(t) ˃ = 0
i(t) est dit alternatif sinusoïdale si i(t) = Im cos(ωt + φ)
Im est la valeur max, ω est la pulsation, T = 2π/ω est la période, (ωt + φ) est la phase et φ est la
phase à l’origine.
En effet pour i(t) = Im cos(ωt + φ)
1 T
La valeur moyenne i( t )
T I
0
m cos(t ) dt 0
1 T
et la valeur efficace I
T 0
i 2 ( t )dt
1 T 2 1 T I2
I2
2
i ( t ) dt m cos (t ) dt
T 0 T 0
Im Im
I2 et I
2.2. Exemples: 2 2
Il y a trois types principaux de signaux alternatifs (tension ou courant) :
33
2.3. Appareils de mesure des tensions ou courants alternatifs
Les multimètres, les oxilloscopes, …
Les multimètres : Le multimètre est l’appareil de base de l’électronicien. C ’est un
instrument qui assure plusieurs fonctions: voltmètre (mesure de tensions), ampèremètre
(mesure des intensités de courants) et ohmmètre (mesure des résistances) pour les modèles de
base, mais aussi testeur de transistors, capacimètre (mesure de capacités) ou fréquencemètre
(mesure de fréquence) pour des appareils plus sophistiqués.
Les oxilloscopes : Le multimètre fait vite apparaître ses limites. En régime continu, il donne
bien la valeur d’une tension ou d’un courant, mais en alternatif, il ne donne qu’une partie des
renseignements utiles. Il mesure une valeur efficace, mais ne donne aucune indication sur la
forme des signaux ou leur rapidité. L’oscilloscope, lui, permet de voir directement l’évolution
d’une tension au cours du temps sur un écran.
2 T 2 T
où A n
T 0
i ( t ) cos( n t ) dt et B n
T 0
i ( t ) sin( n t ) dt
Vm R VR
i R VR cos (t VR )
R R
Remarques
1) φ = φVR – φiR est la phase entre la tension et le courant. φVR = φiR donc φ = 0, R n’introduit
pas de déphasage entre la tension et le courant.
2) L’impédance d’une résistance en régime sinusoïdal est égale à ZR = R.
34
3.1.1. Puissance d’une résistance (R) en régime sinusoïdal
VR R i R Vm cos (t ) V 2 cos (t )
VR Vm V 2
iR cos (t ) cos (t ) I m cos (t ) I 2 cos (t )
R R R
La puissance instantanée s’écrit : P(t) = VR(t) . iR(t)
P(t) = 2 V.I cos2(ω t) = 2.R.I2 cos2(ω t) = R.I2(1+ cos(2ω t))
Elle est toujours positive; la résistance se comporte bien à tout instant comme un récepteur.
Elle varie de façon sinusoïdale à une fréquence double de celle de V ou de iR. Sa valeur
moyenne s’écrit : ˂ P(t) ˃ = P =V.I =R.I2=V2/R
L’énergie dissipée par effet Joule sur une période T s’écrit :
P.T = V.I.T = R.I2.T = (V2/R).T
La puissance dissipée dans une résistance est la même en régime continu et en régime
sinusoïdal lorsque l’on considère la valeur efficace du courant en régime sinusoïdal.
VR
Pour un court-circuit : R = 0 i
Pour un circuit-ouvert : R = ∞ R
V L V m cos ( t ) L di / dt
1 Vm
iL
L V L dt
L cos ( t ) dt
Vm Vm
iL sin ( t ) cos ( t / 2 )
L L
35
Remarques
1) φ = φVL – φiL = 0 – (– π/2), la self retarde le courant sur la tension.
2) Le module de l’impédance d’une inductance en régime sinusoïdal est égal à ZL = Lω et
s’appelle réactance inductive.
q 1 dV C i
C C
VC i dt iC C +
dt
Vc C
Si V C V m cos ( t )
si -
i C C V m s in ( t ) C V m cos( t / 2 )
Charge de C
Remarques
1) φ = φVc – φic = 0 – π/2 = – π/2, le condensateur retarde la tension sur le courant.
2) Le module de l’impédance d’un condensateur en régime sinusoïdal est égale à ZC = 1/(Cω)
et s’appelle réactance capacitive.
36
3.3.1. Puissance d’un condensateur (C) en régime sinusoïdal
VC V 2 cos(t ) i C C Vm sin (t ) I 2 sin (t )
La puissance instantanée s’écrit : P(t) = VC(t).iC(t)
P(t) = -2 [Link](ωt).sin(ω t) = -[Link](2ωt)
- De même que pour l’inductance, la puissance instantanée évolue donc de façon sinusoïdale à
une fréquence double de celle de VC(t) ou iC(t). Elle est alternativement négative et positive.
Le condensateur fonctionne alternativement en générateur et récepteur.
- La puissance moyenne est nulle: le condensateur ne dissipe aucune puissance en régime
sinusoïdal. On peut généraliser ceci en admettant qu’un condensateur parfait ne dissipe
aucune puissance par effet Joule.
M θ
Y
t (à l’instant t)
v(t) VR VL Vc
di 1
D’après la loi des mailles : v( t ) Ri( t ) L
dt C
i dt Vm cos(t )
37
Une solution particulière est une fonction sinusoïdale de pulsation ω (en effet, les dérivées et
primitives d’une fonction sinusoïdale sont des fonctions sinusoïdales de même période); donc:
i( t ) I m cos(t )
I
Vm cos(t ) R I m cos(t ) L I m cos(t ) m cos(t )
2 C 2
Lω Im
Im /(Cω)
π/2-φ
φ
[Link]
π/2
Im 2 1 2
Vm2 (RI m ) 2 (LI m ) Vm I m ( R 2 (L ) Im Z V Z I
C C
1
D’après la représentation graphique: tg ( ) ( L
)/R
C
Z est l’impédance du circuit. φ est la phase entre la tension et le courant .
Si on prend l’intensité de courant comme axe de référence:
38
► φ = tg -1(b/a) = Arctg (b/a) est l'argument de Ž et se calcule d’après la figure.
► Ž = a + j.b est la représentation angulaire et Ž = │ Ž │e j.φ la représentation polaire avec
ej.φ= cos φ + [Link] φ, │ Ž │= z =√a2+b2, a = Re(Ž ) = [Link]φ et b = Im(Ž ) = [Link] φ.
Donc, le module du rapport de deux nombres complexes est égal au rapport des modules.
L’argument de Ž s’écrit:
Donc, l’argument du rapport de deux nombres complexes est égal à la différence des
arguments.
Remarque:
1) Pour les opérations d’addition et de soustraction dans ₵, les formes rectangulaires sont
pratiques.
2) Pour les opérations de multiplication et de division dans ₵, il est préférable d’utiliser les
représentations polaires.
3) On appelle Ž*, le complexe conjugué de Ž : Ž* = A – jB = z.e-jφ.
Ž Ž * = [Link](φ-φ) = z2 = (A2+B2) √ Ž.Ž * = z le module de Ž.
4)
39
5.1.2. Représentation complexe d’un signal sinusoïdal
Pour cette représentation, on a les mêmes considérations que la méthode vectorielle de
Fresnel: associe à un signal sinusoïdal y(t) = Y cos(ωt + φ) un vecteur OY tournant avec une
vitesse angulaire autour de l’origine O. Le passage du graphe de la figure (de la méthode
vectorielle de Fresnel) de la page 37 à ceux de la figure suivante se fait en remplaçant
simplement l’axe de référence par l’axe de la partie réelle, l’axe vertical représentant la partie
imaginaire. Les vecteurs sont remplacés par des complexes. Le plan trigonométrique est donc
remplacé par un plan complexe.
1(jω) et 2(jω) représentent les amplitudes complexes associées respectivement aux signaux
réels y1(t) et y2(t). Les amplitudes complexes ne dépendent que de ω (pas du temps). Par la
suite, en écrira à la place de (jω).
Exemple :
On associe aux signaux électriques v(t) et i(t) les signaux complexes suivants:
v ( t ) V0 cos ( t v ) v ( t ) V0 e j( t v )
i ( t ) I 0 cos ( t i ) i ( t ) I 0 e j( t i )
j( t )
Ou bien v (t) V e avec V V 0e j( v )
j( t )
i(t) I e I I 0 e j( i )
40
Remarque:
1) On revient à v(t) à partir de (t) (et à i(t) à partir Ī(t)) de la façon suivante:
v(t) = Re[ (t) ] = Re [e jωt ] = Re [V0 e jφv e jωt ] = Re [V0 e j(φv +ωt) ] = V0 cos(ωt + φv)
2) Les lois générales de l’électrocinétique des courants continus sont applicables en régimes
sinusoïdaux à condition de considérer: soit les grandeurs instantanées ou soit les grandeurs
complexes.
v
Ž est l’impédance complexe du dipôle et est l’admittance complexe du dipôle.
L’extension des autres théorèmes fondamentaux (théorème de superposition, de Thévenin …)
aux complexes s’applique selon les mêmes règles que précédemment.
ŽL
ωLῙ
π/2 Ῑ
41
1
Pour un condensateur :
v C (t)
C i dt
vC(t) est une tension sinusoïdale, i(t) est un courant sinusoïdal, on peut écrire:
dv C ( t ) d ( v C e j t )
i (t) C C jC v C e jt et i ( t ) I e j( t )
dt dt
I j I 1
V C Z C I , soit ZC 0 jX C et Y C jC
jC C jC
- L’impédance complexe d’un condensateur est donc Ž C =1/(jCω) =-j/(Cω).
- L’argument de Ž C étant égale à -π/2, ( -Arctg(Cω / 0) = -π/2 ), la tension vC(t) en retard de
-π/2 sur le courant i(t), (multiplier par - j revient à tourner par -π/2).
Résumé :
j( )
Un signal sinusoïdal, v(t) peut être représenté sous forme complexe selon: V Vm e v
→ intérêt à une analyse facile des circuits en complexe.
Tout élément passif est caractérisé par une impédance complexe:
Résistance : Ž R = R + j 0 = R
Capacité : Ž C = 0 + j XC = 1/(jωC)
Inductance: Ž L = 0 + j XL = jωL
Multiplier par j revient à tourner par π/2.
Une fois l’analyse complexe est terminée, on peut récupérer la forme temporelle du
signal, v(t).
On peut appliquer la loi d’Ohm en complexe si on utilise les notions de tension,
courant et impédance complexe.
V
La loi d’Ohm généralisé: V Z . I ou I YV
Règles générales des connexions: Z
- Connexion série Z Z Z Z ... Z
éq 1 2 3 n
Exemples d’application
1- Circuit RC série:
U UR UC
42
2- Circuit RC parallèle :
1 2
Z ( R 2 ( L )
C
1
tg ( ) ( L )/R
C ῡ=Z.Ī
43
i ac courant dit actif : i ac I m cos ( t ). cos
i r courant dit réactif : i r I m sin ( t ). sin
On a donc
2
p (t) V 2 cos ( t)I 2 cos V 2 cos( t ) I 2 sin ( t ) sin
2V I T
cos( t ) sin( t ) sin dt
T
T 0
2
p (t) cos ( t ) cos dt
0
2V I
cos cos 2 ( t ) dt sin cos( t ) sin( t ) dt
T T
p(t)
T 0 0
2V I T 1 cos( 2 t ) T sin( 2 t )
p(t)
T
cos 0 2
dt sin 0 2
dt
2V I T 1 cos( 2 t )
p(t) cos dt
T 0 2
Remarque :
Nous avons vu qu’une inductance ou un condensateur ne dissipe aucune puissance. φ = ± π/2
donc cos φ = 0, le facteur de puissance est nul et la puissance dissipée est effectivement nulle.
En effet: v ( t ) Vm cos ( t v )
Soit, en régime sinusoïdal:
i ( t ) I m cos ( t i )
On remarque que P = V I cos(φ) peut être considéré comme la partie réelle du nombre
complexe : P VIe j VI cos jV I sin
44
1
En notation complexe: P VIe j VIe j( v i ) Ve j v .Ie ji V .I *
2
avec V 2Vejv et I 2Ie ji
45
Chapitre 4 : Equations de Maxwell et ondes
électromagnétiques
1- Introduction
Avant le génie de James Clerk Maxwell (1831-1879) physicien et scientifique écossais de
l’université de Cambridge à l’Angleterre, les phénomènes électriques et magnétiques étaient
séparés et décrits par des théories distinctes (Lois d’Ampère, Faraday et Gauss). Maxwell à
travers quatre équations fondamentales dites « Les équations de Maxwell » réunit sous une
même théorie l’ensemble de ces types de phénomènes, aboutissant ainsi à l’unification des
phénomènes électriques et magnétiques. Il a aussi ajouté un terme à la loi d’Ampère pour
tenir compte d’une densité de courant de déplacement (ε0E/t = D/t avec D= ε0E et ε0 est
la permittivité du vide). L’ensemble de ces équations permettent d’expliquer tous les
phénomènes électromagnétiques (EM) tels que le rayonnement, la propagation et la
diffraction des ondes EM. Aussi, celles-ci sont à la base de plusieurs applications
technologiques civiles ou militaires telles que la transmission radio, TV, les téléphones
mobiles, les fours micro ondes, les antennes et les radars.
Les équations de Maxwell peuvent être écrites sous formes différentielles ou
intégrales. Dans ce chapitre, nous allons les présenter sous les deux formes dans l’espace vide.
En électricité :
Remarque : À noter que les champs D et H sont plutôt des champs de calcul, alors que E et
B sont les deux champs physiques.
46
3- Théorème de Gauss
E
r
q
E ur q
2
4 0 r
Donc ce théorème implique que : Le champ électrique dû à une charge ponctuelle varie en
fonction de (1/r2). Il existe des monopôles électriques dits charges électriques q (Deux sortes
de charges (+) et (-)). Les lignes de champs partent des charges positives, et se terminent sur
les charges négatives. La base expérimentale de ce théorème est la loi de coulomb.
47
4- Théorème d’Ampère modifié par Maxwell
Exemple : Cet exemple montre que la loi d’Ampère pour un champ magnétique statique
(indépendant du temps) n’est pas valable lorsque le courant n’est pas continu.
(c)
Soit la structure suivante formée par deux
surfaces différentes S1 et S2 limitées par le même
contour (c). Le courant à travers S1 est I1, mais le
courant à travers S2 est I2 =0 (les charges ne
dépassent pas l’armature 1 du condensateur)
Armature 1 du
condensateur
48
Donc, il y a une ambiguïté dans la phrase du théorème d’Ampère (chapitre I, paragraphe V-1)
«
traversant le contour (c) ». Ce problème se pose toujours lorsque le courant est discontinu.
C’est pour cela que Maxwell ajouta le terme de courant de déplacement à la loi d’Ampère.
Armature 1 du
condensateur
Remarque :
Grâce à l’introduction de la densité de courant de déplacement, Maxwell à pu généraliser le
théorème d’Ampère pour le rendre efficace même dans le cas où le champ magnétique dépend
du temps.
Exercice d’application:
49
5- Loi d’induction électromagnétique de Faraday
On a déjà vu dans le chapitre 2 (paragraphe II) que d’après la loi de Faraday on a :
( c ) E d
d
m d S B d s
dt dt
Ou bien
E
B
t
Ces équations représentent respectivement la forme intégrale et la forme locale de l’une des
équations de Maxwell.
Signification physique de cette équation :
Toute variation de flux d’induction magnétique génère une tension induite (f.e.m
d’induction). Autrement, toute variation d’un champ magnétique entraîne l’apparition d’un
champ électrique.
Remarque :
B 0 B drive d’un potentiel vecteur A tel que B = A = rot A. Cette
expression est un intermédiaire utile pour calculer le champ magnétique B.
7- Conclusion
En résumé, les quatre équations de Maxwell dans le vide, en présence d’une densité de charge
électrique et d’un courant électrique, càd des charges en mouvement, de densité Jc sont :
50
Pour un problème donné, on appliquera les équations de Maxwell soit sous la forme intégrale
ou soit différentielle (locale), en choisissant la forme la plus pratique et la plus appropriée
pour le cas à traiter. Etant donné que cet ensemble compact d’équations inclut tout
l’électromagnétisme, on considère les équations de Maxwell comme l’une des grandes
réalisations de l’esprit humain. Finalement, remarquons que dans un espace libre ou
totalement vide où n’existent ni charges électriques ( = 0) et ni courant électrique (Jc = 0),
les équations de Maxwell se simplifient et deviennent :
E0 B 0
B E
E B 00
t t
Pour des considérations pratiques, le plus souvent les variations du champ EM sont de type
harmonique (ejt, où est la fréquence angulaire). Dans ce cas les équations précédentes
s’écrivent :
E0 B 0
E j B B j 0 0 E
Exercice d’application
Considérons le champ électrique donné par l’expression suivante:
E = E0 sin (θ) i, avec θ = ωt – kz, E0 est l’amplitude, ω est la pulsation et k une cte. Quelles
sont les conditions d’existence du champ E.
Réponse:
E existe si et seulement si, il satisfait aux quatre équations de Maxwell:
B
E -k E0 cos (ωt – kz).j = ∂B/∂t
t
B = k.E0 sin (ωt – kz).j / ω
Donc B 0 est satisfaite
±
Or d’après (1), D = ε0.E0 sin (ωt – kz).i k= ω √ε0μ0
51
II- Ondes électromagnétiques dans le vide
a- Définition
Une onde est un phénomène physique qui résulte d’une perturbation dont les effets se
propagent dans un milieu (Aire, surface de l’eau …)
b- Exemples
Il existe différents types d’ondes en fonction du milieu dans lequel elles se forment puis se
propagent (eau, air, champ électromagnétique), et du type de perturbation qui en est à
l’origine.
1- L’impact d’une pierre dans l’eau: de petites vagues successives se forment à la surface
de l’eau. Ces vaguelettes progressent dans toutes les directions (en cercles concentriques à
partir de l’endroit où est tombée la pierre) et s’atténuent petit à petit.
2- Le son: Lorsqu’on parle, on produit des ondes sonores, le son de la voix fait vibrer
l’aire dans toutes les directions càd on perturbe les molécules d’air. Si on pouvait les voir, on
verrait une alternance de fines couches d’air comprimées et d’autres dilatées.
3- La lumière: est une onde électromagnétique qui se propage dans le vide, l’air, l’eau ou
certains matériaux dits transparents (comme le verre). Ce type d’ondes très particulier (les
ondes électromagnétiques) résulte des variations, dans l’espace et le temps, du champ
électromagnétique.
52
4- Rayonnement électromagnétique d’une antenne
Une antenne est un dispositif destiné à la fois à rayonner dans l’espace des ondes
électromagnétiques et à en capter : Leurs fonctions est de transformer les ondes guidées en
ondes se propageant dans l’espace libre et réciproquement de capter les ondes de l’espace
pour les conduire vers les circuits.
d- Formes d’ondes
Une onde peut posséder plusieurs géométries : plane, sphérique, etc. Elle peut également
être progressive, stationnaire ou évanescente. Elle est progressive lorsqu'elle s'éloigne
indéfiniment de sa source.
e- Catégories d'ondes
On distingue plusieurs catégories d'ondes
- les ondes longitudinales, où les points du milieu de propagation se déplacent localement
selon la direction de propagation (exemple type : la compression ou la décompression d'un
ressort, le son dans un milieu sans cisaillement (coupure): eau, air...)
- les ondes transversales, où les points du milieu de propagation se déplacent localement
perpendiculairement au sens de propagation, de sorte qu'il faut faire intervenir une grandeur
supplémentaire pour les décrire (exemple type : les vagues, les ondes des tremblements de
terre, les ondes électromagnétiques(OEM)). On parle pour décrire ceci de polarisation.
53
I-2- Ondes électromagnétiques
1- Introduction
Historiquement, l’existence des ondes électromagnétiques a été prouvée vers 1864 grâce aux
travaux théoriques menés par le physicien britannique James Clerc Maxwell. Toutefois, il faut
attendre la toute fin du XIXème siècle pour que le physicien germanique Heinrich Hertz
apporte, en 1888, une vérification expérimentale montrant que les champs électromagnétiques
étaient transportés dans l’espace à la vitesse de la lumière. Plus souvent appelées « ondes
radioélectriques » ou « ondes hertziennes ».
Lorsqu’ un champ électrique E est statique (càd qui ne varie pas dans le temps) comme
par exemple s’il est produit par une charge (ou des charges) au repos et que le champ
magnétique H est aussi statique (comme par exemple s’il est généré par un courant constant),
alors les champs E et H peuvent être étudiés séparément puisqu’ il n’ y a pas d’interaction
entre ces deux types de champs. Electricité et magnétisme sont alors séparés et peuvent être
étudiés séparément. Mais lorsque les champs E et H varient dans le temps, comme l’indiquent
explicitement les équations de Maxwell (Loi d’induction de Faraday et loi d’Ampère), ces
champs ne sont plus indépendants, mais sont couplés l’un à l’autre à travers l’interaction
électromagnétique.
Ainsi, toute variation temporelle du champ électrique (ou du champ magnétique) en un
endroit de l’espace, génère un champ magnétique (ou électrique) dans cet espace.
Variation de champ électrique génération de champ magnétique variable
Variation de champ magnétique génération de champ électrique variable
Cette propriété « variation -génération -variation » se propage à travers l’espace d’une région à
l’autre et ce, qu’il y ait de la matière ou non dans les différentes régions de l’espace. Une telle
perturbation de l’espace aura les propriétés d’une onde appelée onde électromagnétique. Dans
notre monde actuel, nous sommes totalement inondés de telles ondes électromagnétiques.
Elles sont soit naturelles (la lumière du Soleil) ou artificielles (créées par l’Homme, pensons
aux transmissions radio, TV, rayons X et récemment les téléphones mobiles !).
(Jc = 0), et si on applique l’identité vectorielle F F 2F
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1 2B 1 2E
ces deux équations donnent : B et E
V 2 t 2 V 2 t 2
celles-ci sont deux équations d’onde décrivant la propagation d’une onde électromagnétique
P2
P1
z Ondes TEM
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Onde plane:
Si ces plans locaux de l’onde TEM (equiphase plane) ont la même orientation dans
l’espace et sont parallèles, ces champs forment une OEM plane (voir la figure suivante).
x
z
Onde plane
b- Exemple d’OEM plane
L’onde plane est la forme la plus simple des ondes électromagnétiques (OEM). Un exemple
de cette onde peut être obtenu en considérant un champ électrique E et un champ magnétique
B possédant respectivement une seule composante suivant l’axe oy et l’axe oz. La
propagation s’effectue dans le vide selon l’axe ox à la vitesse c. Le plan limite, divisant
l’espace en deux, est dit le front d’onde.
E et B ne dépendent que
Front d’onde de la coordonnée x
Une telle configuration simple de champs E et B dans laquelle en chaque instant t les champs
sont uniformes dans un plan oyz perpendiculaire à la direction de propagation ox est dite une
onde électromagnétique plane.
Quelles sont les conditions à imposer à cette OEM plane pour quelle satisfasse les quatre
équations de Maxwell ?
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Les équations de Maxwell (I) et (II) E(x, t) et B(x, t) doivent être perpendiculaires à ox.
L’équation (III) E(x, t) = c.B(x, t) où c est la vitesse de propagation de l’OEM dans le vide
et plus communément appelée vitesse de la lumière dans le vide (c=1/ε0μ0 = 3.108 (m/s)).
C’est une équation différentielle de second ordre dont la solution peut s’écrire
Ey(x)=E+e(-jkx)+E-e(jkx) (ou bien Ey(x)=[Link](kx)+[Link](kx)) où E+ et E- (ou bien A et B) sont
des constantes déterminées par les conditions initiales du problème considéré.
E(x, t) = Emsin(t-kx).j
B(x, t) = Bmsin(t-kx).k
Champ électrique
Direction de
propagation
Champ magnétique
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l'onde on a une Polarisation Rectiligne. Lorsque ce vecteur tourne d'un tour complet pendant
une alternance, son extrémité décrit alors une ellipse, on dit qu’on a une Polarisation
Elliptique. Un cas particulier de polarisation elliptique est la Polarisation Circulaire.
Polarisation Rectiligne
Le vecteur champ électrique conserve une direction fixe durant une alternance de l'onde:
ψ
Polarisation rectiligne selon la direction ψ
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Exemple :
Soit le champ électrique d’une onde plane se propageant selon l’axe oz:
E E x ( z ) e j t i E y ( z ) e j t j
E E x 0 cos( t k z x ) i E y 0 cos( t k z y ) j
P =EH
P
Unité de P : [w/m2 = (J/s)/m2 H
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Ce vecteur est perpendiculaire aux champs E et H et pointe dans la direction de l’axe de
propagation de l’OEM. Il représente, en tout instant t donné, l’énergie transportée par l’OEM
par unité de surface et par unité de temps. Donc le module de P est une densité superficielle
de puissance EM (ou flux de puissance EM) instantanée transmise par l’OEM. En général, on
s’intéresse à connaître l’intensité de l’OEM qui corresponde à la valeur moyenne temporelle
de P. En effet, si on a une variation harmonique en fonction du temps des champs EM, la
valeur moyenne sur une période est donnée par :
Remarques:
1- Une onde est la propagation d'une perturbation produisant sur son passage une variation
réversible de propriétés physiques locales. Comme on peut modéliser l'intensité de la
perturbation par l'énergie, on peut dire qu'une onde EM est un transport d'énergie sans
transport de matière.
2- Pour les ondes planes, la direction de propagation de l’énergie est confondue avec la
direction de propagation de l’onde. P offre alors un moyen commode, indépendant du
système de coordonnés, pour déterminer la direction des champs quand on connaît la direction
de propagation. Cela peut être utile, quand on a à considérer des ondes incidentes, réfléchies
et transmises.
3- Le vecteur de Poynting permet de déterminer la puissance transportée par une OEM et ainsi
en déduire le régime d’ondes associées :
Pour une onde progressive pure, pour laquelle E et H sont en phase (leur amplitude est
réelle), ce vecteur est une quantité réelle : cas d’un diélectrique sans perte.
Pour une onde semi-stationnaire, pour laquelle E et H ne sont pas en phase (leur amplitude
est complexe), ce vecteur est une quantité complexe et la densité de puissance active
correspond à la partie réelle du vecteur de Poynting complexe : cas d’un diélectrique avec
pertes.
Pour une onde stationnaire, pour laquelle E et H sont en quadrature ce vecteur est une
quantité imaginaire pure et la puissance est une puissance réactive.
Exercice:
Considérons le champ électrique donné par l’expression suivante:
E = E0 sin (θ) i, avec θ = ωt – kz, E0 est l’amplitude, ω est la pulsation et k une cte.
1- Déterminer D, B et H.
2- Représenter E et H à l’instant t = 0.
3- Montrer que les champs E et H constituent une onde plane se propageant dans le sens des z
positifs.
4- Vérifier que la vitesse de l’onde est le rapport E / H ne dépendent que des propriétés
caractéristiques du vide.
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