RAPPORT
GENIE CIVIL
ESSAI
D'AFFAISSEMENT
=Réaliser par
❖ Soumaya imich
❖ Fatima saidi
❖ Firdaous chane
❖ Asmae elmoudden
❖ Ouassime rigbi
❖ Abdelhakim rahimi
21/02/2025
FORMATEUR : Youssef Garir
1. Introduction au Génie Civil
Le génie civil est une discipline qui englobe la conception, la
construction et la maintenance des infrastructures essentielles à la
société. Il joue un rôle fondamental dans le développement urbain et
industriel, assurant la sécurité et la durabilité des ouvrages tels que
les bâtiments, les routes, les ponts, les barrages, et les tunnels.
L’histoire du génie civil remonte aux premières civilisations, où les
hommes ont construit des structures rudimentaires pour répondre à
leurs besoins. Aujourd’hui, il repose sur des bases scientifiques
solides, combinant physique, mathématiques et science des
matériaux pour garantir la fiabilité des infrastructures modernes.
2. Les Différentes Branches du Génie Civil
Le génie civil est un domaine vaste divisé en plusieurs spécialités :
2.1. Génie des Structures
Cette branche s’intéresse à la résistance des matériaux et à la
stabilité des constructions. Elle vise à concevoir des structures
capables de résister aux charges permanentes (poids de la structure
elle-même) et aux charges variables (vent, séismes, trafic, etc.)
2.2. Génie Géotechnique
Le génie géotechnique étudie les propriétés mécaniques et physiques
des sols et des roches. Il est essentiel pour la construction des
fondations, des tunnels et des barrages, garantissant la stabilité des
ouvrages en fonction de la nature du terrain.
2.3. Génie Hydraulique
Cette discipline concerne l’étude et la gestion des ressources en eau,
incluant la construction des barrages, des réseaux d’irrigation et des
systèmes d’assainissement. Elle vise également à prévenir les
inondations et à optimiser la distribution de l’eau potable.
2.4. Transport et Infrastructures
Elle se concentre sur la planification et la construction des routes,
autoroutes, ponts, tunnels, et chemins de fer. L’objectif est de
garantir une mobilité fluide et sécurisée en intégrant des solutions
durables.
2.5. Matériaux et Construction
L’étude des matériaux est primordiale en génie civil. Il
est essentiel de choisir des matériaux adaptés aux
conditions environnementales et aux charges
structurelles.
3. Matériaux Utilisés en Génie Civil
Les principaux matériaux utilisés en génie civil sont :
3.1. BétonLe béton est le matériau de construction le
plus utilisé grâce à sa
résistance mécanique et sa durabilité. Il est constitué de
ciment, de granulats (sable et gravier), d’eau et
d’adjuvants pour améliorer ses propriétés.
3.2. Acier
L’acier est utilisé principalement dans les structures
métalliques et le béton armé. Il possède une grande
résistance à la traction et permet de réaliser des
structures légères et résistantes.
3.3. Matériaux Composites
Les matériaux composites, tels que la fibre de carbone
ou le polymère renforcé, sont de plus en plus utilisés
pour améliorer les performances des infrastructures.
3.4. Bois et Matériaux Traditionnels
Le bois est encore utilisé pour certaines constructions,
notamment en architecture écologique. Les matériaux
traditionnels comme la brique et la pierre restent
populaires dans certaines régions.
4. Les Essais en Génie Civil : Importance et
Objectifs
Les essais en génie civil permettent de vérifier la
conformité des matériaux aux normes de construction.
Ils garantissent la qualité et la sécurité des ouvrages.
5. L’Essai d’Affaissement du Béton (Slump Test)
5.1. Définition et Objectifs
L’essai d’affaissement du béton, ou Slump Test, permet
de mesurer la consistance du béton frais et d’évaluer
son ouvrabilité, c’est-à-dire sa facilité de mise en place
sur le chantier.
5.2. Matériel Utilisé • Un cône d’Abrams (moule
métallique en forme de tronc de cône) • Une plaque
rigide • Une tige de compactage • Un mètre pour
mesurer l’affaissement
5.3. Méthode et Procédure 1. Le béton frais est versé
dans le cône d’Abrams en trois couches successives. 2.
Chaque couche est compactée à l’aide de la tige de
compactage. 3. Une fois le moule rempli, il est retiré
verticalement. 4. On mesure la hauteur d’affaissement
du béton.
5.4. Interprétation des Résultats • Affaissement élevé :
Béton trop fluide, risque de ségrégation. • Affaissement
faible : Béton trop rigide, difficulté de mise en place. •
Affaissement moyen (75-125 mm) : Consistance
optimale pour la plupart des applications.
6. L’Essai de Compression du Béton
6.1. Définition et Importance
L’essai de compression est un test fondamental qui
mesure la résistance du béton durci à la compression. Il
permet de s’assurer que le béton utilisé sur un chantier
répond aux exigences de résistance mécanique.
6.2. Matériel et Échantillons • Presse hydraulique •
Éprouvettes en béton (cylindriques ou cubiques)
6.3. Procédure de Test 1. Préparation des éprouvettes
en béton. 2. Cure des éprouvettes pendant 28 jours. 3.
Mise en place des éprouvettes dans la presse
hydraulique. 4. Application progressive de la charge
jusqu’à rupture.
6.4. Résultats et Analyses • Résistance élevée : Béton
de bonne qualité. • Résistance faible : Mauvaise
formulation ou défauts dans le durcissement.
7. Comparaison entre l’Essai d’Affaissement et
l’Essai de Compression
L’essai d’affaissement évalue la consistance du
béton frais, tandis que l’essai de compression
mesure sa résistance une fois durci. Ces tests sont
complémentaires et permettent d’assurer la qualité
du béton sur un chantier.
8. Applications Pratiques des Essais dans les
Chantiers
Les essais de béton sont essentiels pour : • Vérifier la
conformité aux normes • Garantir la sécurité des
structures • Optimiser la durabilité des infrastructures •
Réduire les coûts de maintenance
9. Conclusion et Perspectives du Génie Civil
Le génie civil est un domaine clé pour le développement
des infrastructures modernes. Avec l’évolution des
technologies, de nouveaux matériaux et techniques de
construction apparaissent, visant à améliorer la
durabilité et l’impact environnemental des ouvrages.
L’avenir du génie civil repose sur l’innovation et
l’adaptation aux défis environnementaux et
démographiques
LE BETON
Le béton est l’un des matériaux de construction les plus
utilisés dans le monde. Mélange de ciment, d’eau, de
granulats (sable, gravier), et d’adjuvants, il est devenu
essentiel pour construire des infrastructures modernes
telles que les routes, ponts, bâtiments, et autres
ouvrages publics. Le béton est un matériau durable,
facilement accessible, et abordable, ce qui en fait un
choix privilégié pour les projets de grande envergure.
L’importance du béton
est particulièrement visible dans les villes modernes, où
il joue un rôle clé dans le développement urbain. En
effet, les structures bétonnées permettent non
seulement de soutenir la croissance des villes mais
aussi de répondre aux besoins en logements,
infrastructures publiques et équipements modernes.
LE BETON ET SON IMPORTANCE DANS LA VILLE MODERNE
Dans les villes modernes, le béton est utilisé pour
construire une variété d’infrastructures essentielles,
allant des bâtiments résidentiels aux ponts et
autoroutes. Il offre une résistance et une durabilité
exceptionnelles, ce qui est crucial pour les
infrastructures destinées à durer plusieurs décennies,
Le béton permet également une grande flexibilité
architecturale, ce qui est un atout majeur dans la
conception des villes. Par exemple, les gratte-ciel
modernes, les ponts et les tunnels, tous nécessitent des
structures en béton. Ce matériau est donc
incontournable dans le développement des villes
modernes et dans la création de nouveaux espaces de
vie.
LE BETON ET LA JEUNESSE
Le béton a également un rôle clé dans la création
d’espaces adaptés aux jeunes dans les zones urbaines.
Il est utilisé pour construire des écoles, des résidences
étudiantes, des centres de loisirs, et d’autres
infrastructures où la jeunesse peut s’épanouir. Le béton
permet de répondre aux besoins de durabilité et de
sécurité tout en offrant une bonne isolation thermique et
phonique.
Les espaces publics tels que les parcs, les terrains de
sport, et les espaces de loisirs sont souvent construits
avec du béton. Cela garantit des installations sûres,
résistantes aux intempéries, et nécessitant peu
d’entretien.
TYPES DE BETON UTILISES DANS LA CONSTRUCTION
Il existe différents types de béton, chacun ayant des
caractéristiques spécifiques adaptées à diverses
applications :
1. Béton ordinaire : Utilisé pour la construction de base,
ce béton est mélangé selon une proportion standard de
ciment, d’eau et de granulats. C’est le type de béton le
plus couramment utilisé dans la construction de
structures simple comme les fondations et les routes.
2. Béton haute performance : Il possède des propriétés
améliorées, telles qu’une plus grande résistance et
durabilité, et est utilisé dans les projets où la
performance est cruciale, comme dans la construction
de bâtiments de grande hauteur ou de ponts.
3. Béton léger : Ce béton est fabriqué avec des
granulats légers pour réduire son poids. Il est souvent
utilisé dans la construction de structures où une charge
plus faible est requise.
4. Béton haute résistance : Utilisé pour des
constructions nécessitant des forces de compression
élevées, comme dans les grandes infrastructures telles
que les ponts, les tours, ou les gratte-ciel.
Les propriétés du béton
Le béton présente plusieurs propriétés qui en font un
matériau de choix dans la construction :
• Résistance à la compression : Le béton est
extrêmement résistant lorsqu’il est soumis à une
pression, ce qui le rend idéal pour les fondations et les
structures portantes.
• Durabilité : Le béton est capable de résister aux
conditions climatiques extrêmes, aux agressions
chimiques, et aux attaques des sels de déneigement, ce
qui garantit la longévité des constructions en béton.
• Isolation thermique et phonique : Bien que le béton
soit souvent perçu comme un matériau froid, il offre une
bonne isolation thermique et phonique, contribuant au
confort des occupants des bâtiments.
Les étapes de construction du béton
1. Dosage des matériaux
Les proportions des constituants (ciment, eau, granulats
et adjuvants si nécessaire) sont calculées selon la
formulation du béton.
2. Malaxage dans la bétonnière • Ajouter d’abord
environ les 2/3 de l’eau dans la bétonnière en
marche. • Ajouter le ciment et laisser mélanger
quelques instants. • Ajouter ensuite les granulats
(sable et gravier) progressivement. • Ajouter le reste
de l’eau et laisser tourner la bétonnière jusqu’à
obtenir un mélange homogène (environ 3 à 5
minutes).
3. Essai d’affaissement (Slump Test)
Cet essai permet de mesurer la consistance du béton
frais et de vérifier qu’il est bien dosé en eau. •
Remplissage du cône d’Abrams en trois couches en
tassant à chaque fois. • Retrait du cône verticalement et
mesure de l’affaissement du béton. • Selon la valeur
obtenue, on ajuste si nécessaire l’eau ou les adjuvants.
4. Transport et mise en place
Le béton est transporté vers le chantier (bétonnière
mobile, brouette, pompe…). • Il est coulé dans les
coffrages préparés. • Il est étalé et vibré pour éviter les
bulles d’air et assurer une bonne compacité.
5. Finition de surface • Lissage et talochage si
nécessaire. • Traitement anti-retrait pour éviter les
fissures.
6. Cure du béton •
Il doit être maintenu humide pendant au moins 7
jours pour un bon durcissement. • On peut arroser
ou utiliser des bâches humides.
7. Décoffrage et contrôleAprès 24h à 48h, on peut
décoffrer certaines parties. • Des tests de résistance
sont réalisés (éprouvettes). • Le béton atteint sa
résistance finale après 28 jours.
Les essais du béton
1. Essai de l’affaissement (slump test) :
L’essai de l’affaissement est utilisé pour mesurer la
consistance du béton, c’est-à-dire sa fluidité ou sa
capacité à s’écouler sous l’effet de la gravité. Cet essai
est effectué en remplissant un cône de 30 cm de
hauteur avec le béton frais, puis en le retirant et
mesurant la diminution de hauteur du cône. Un
affaissement élevé signifie que le béton est plus fluide,
tandis qu’un affaissement faible indique un béton plus
sec.
2. Essai de compression :
Cet essai consiste à tester la résistance du béton en le
soumettant à une compression. Des échantillons de
béton (souvent sous forme de cubes de 15 cm de côté)
sont placés dans une presse et comprimés jusqu’à ce
qu’ils se cassent. La force maximale qu’un échantillon
peut supporter avant de se casser détermine la
résistance à la compression du béton, exprimée en
mégapascals
Après avoir réalisé les différents essais nécessaires sur
le béton frais, comme l’essai de slump avec le cône
d’Abrams, on dispose au sol les moules cartons ou
métalliques. Si ce sont des éprouvettes carton, on les
marque au préalable avec la date du bétonnage, le type
de béton, l’ouvrage bétonné et l’essai à réaliser en
laboratoire.
On remplit ensuite chaque moule avec 3 couches de
béton de 100 mm maximum, en réalisant pour chaque
couche un serrage, soit par piquage à l’aide d’une tige,
soit par vibration avec une aiguille vibrante, afin de
reproduire les conditions réelles de mise en œuvre du
béton. Le serrage à refus permet d’évacuer les bulles
d’air et d’augmenter la compacité du béton. Arrivé à la
dernière couche, qui remplira complètement
l’éprouvette, on refait une dernière fois le serrage, qui
réduira légèrement le volume de béton. On comble alors
le reste de l’éprouvette avec du béton supplémentaire,
puis on arase le haut à l’aide d’une règle, afin de
présenter une surface d’appui lisse.
La confection des éprouvettes doit être réalisée avec
soin en respectant ce mode opératoire, sous peine de
fausser les résultats des essais d’écrasement. On
obtiendra par exemple des valeurs de résistance plus
faibles si le serrage n’est pas correctement réalisé.
Les différentes éprouvettes béton sont acheminées le
lendemain jusqu’au laboratoire béton. Elles y seront
conservées dans des caisses isothermes remplies d’eau,
à une température normalisée (20°C). L’objectif est
d’obtenir un durcissement du béton dans des conditions
optimales tout au long de la conservation des
éprouvettes, jusqu’à l’échéance prévue pour les essais
de résistance du béton à jeune âge, à 7 jours ou à 28
jours au laboratoire béton.
Conservation des
éprouvettes béton
Les tests de résistance du béton
La plupart des tests de résistance du béton (à jeune âge,
7 jours ou 28 jours) que nous allons décrire ici sont
utilisés dans le cadre des contrôles qualité du béton sur
chantier. C’est le cas des tests d’écrasement tels que
l’essai de compression et l’essai de fendage sur des
éprouvettes de béton.
Certains autres tests dont nous parlerons plus
rapidement sont nécessaires pour des études plus
poussées de la formulation du béton.
Nous distinguerons les méthodes dites “destructives”,
où le béton doit être détruit afin de mesurer sa
résistance, des méthodes “non destructives” où le béton
ne subit aucun dommage.
Les mesures destructives
Essai de compression sur une éprouvette de béton
(Norme NF EN 12390-3)
Presse Écrasement Éprouvettes
Le test d’écrasement en compression est le principal
essai réalisé sur les éprouvettes afin de valider la
conformité de la classe de résistance du béton. Il
consiste à comprimer l’éprouvette avec une force
croissante jusqu’à l’apparition de fissures afin de
déterminer sa résistance à la compression et donc si le
matériau béton est capable de résister à la charge
prévue. On utilise des machines à compression ou
presses à éprouvettes pour réaliser ce test. La pression
exercée par la machine au moment de la fissuration
correspond à la résistance du béton au moment du test.
Ainsi, si le test a été réalisé 28 jours après la mise en
œuvre du béton sur le chantier, la valeur de pression
obtenue en MPa doit être supérieure à la résistance
caractéristique du béton, soit 25 MPa pour un béton de
classe C25/30 dans le cas d’un essai sur une
éprouvette cylindrique 11x22.
Essai de
compression sur une éprouvette de béton. En (A) et (B) :
compression du béton avec frettage. En (C) :
compression du béton sans frettage.
Lors de la compression, certaines zones dites “zones de
frettage” ne seront pas détruites. En effet, ces dernières
ne fissurent pas, car elles sont protégées par le frettage
(frottements) créé par les plateaux de la presse à
éprouvettes sur la base de l’éprouvette. C’est ce que l’on
observe dans les cas (A) et (B) du schéma ci-dessus :
l’éprouvette va se rompre suivant deux cônes, comme
un “diabolo”. Dans le cas (C), un dispositif éliminant le
frettage a été mis en place (graissage entre les plateaux
et l’éprouvette ou mise en place de plaque de téflon
entre les deux), et la fissuration se fait de manière
verticale et au niveau de toute l’éprouvette béton. En
présence de frettage, l’éprouvette est plus résistance et
une charge plus élevée devra être appliquée pour arriver
à la rupture.
Essai par fendage sur une éprouvette de béton (Norme
NF P 18-408)
L’essai par fendage du béton est réalisé de la même
manière que l’essai de compression, mais l’éprouvette
béton sera placée horizontalement afin de la fendre de
manière longitudinale. L’essai de fendage permet de
mesurer indirectement la traction du béton.
Essai par fendage
sur une éprouvette de béton
Des lamelles en contre-plaqué sont placées entre
l’éprouvette et les plateaux de la presse à éprouvettes
de béton pour éviter que la contrainte de compression
soit trop élevée et obtenir une résistance à la traction
plus proche de la réalité.
Les échéances des essais de compression et de fendage
Ces essais, qui déterminent la résistance du béton après
sa prise, peuvent être réalisés à différentes échéances :
• On peut réaliser des essais de résistance du béton à
“jeune âge”, c’est-à-dire au bout de 24 h, 48 h ou 72
h après la mise en œuvre du béton afin de valider la
possibilité de décoffrer rapidement certains
ouvrages.
• On peut tester l’écrasement du béton à 7 jours après
le coulage du béton, afin d’avoir une première
tendance de la résistance finale. En effet, au bout de
7 jours, un béton classique aura déjà atteint environ
deux tiers de sa résistance caractéristique définie
par la classe de résistance.
• Enfin, l’écrasement le plus important est celui à 28
jours après avoir coulé le béton, car il permet de
vérifier que la classe de résistance est respectée,
conformément aux normes. On peut considérer qu’à
28 jours, le béton a quasiment atteint sa résistance
finale.
Essai de flexion sur une éprouvette de béton (Norme NF
EN 12390-5)
Ce test sert à connaître la résistance à la flexion du
béton. On va soumettre des éprouvettes prismatiques à
une flexion en appliquant une charge. La charge
maximale infligée avant la rupture du béton permet de
calculer la résistance à la flexion du béton.
Il existe plusieurs variantes de l’essai de flexion, mais la
plus courante est : L’essai de flexion 3 points :
l’éprouvette prismatique de béton est placée sur deux
appuis et une force graduelle est appliquée au centre de
l’éprouvette jusqu’à sa scission. La partie supérieure de
l’éprouvette béton subit une compression et la partie
inférieure une traction.
L’essai de flexion
du béton 3 points
Essai de la variation dimensionnelle du béton (Norme NF
P 18-427)
L’essai de la variation dimensionnelle du béton permet
de contrôler le gonflement ou le retrait du béton.
De manière générale, le retrait est un phénomène
réduisant le volume dimensionnel du béton dû à une
évaporation de l’eau contenue dans le béton. Cette
évaporation se produit suite à une augmentation de la
température extérieure, à la présence de réactions
chimiques ou encore à une porosité trop importante. Il
existe ainsi plusieurs types de retraits (plastique,
thermique, endogène,…).
L’essai de la variation
dimensionnelle du béton
L’essai de la variation dimensionnelle du béton consiste
à mesurer l’évolution de la distance entre deux plots en
laiton positionnés aux deux extrémités d’une éprouvette
prismatique et assurant le contact avec les détecteurs
de l’appareil de mesure. La mesure s’effectue le plus
souvent à l’aide d’un appareil appelé rétractomètre,
équipé d’un capteur de déplacement et d’une barre en
acier de 28 cm, servant de référence.
L’inconvénient des essais “destructifs” est que l’on doit
casser ou déformer du béton afin de pouvoir effectuer
les mesures de résistance. Ces contrôles qualité se
réalisent soit à partir d’échantillons de béton prélevés à
l’arrivée d’un camion-toupie et stockés dans des
éprouvettes béton, soit à partir de carottes de béton
issues de la dalle ou du voile concerné, ce qui détruira
une partie de l’ouvrage. Le prélèvement de carottes de
béton sur l’ouvrage est donc uniquement réalisé dans
des cas très particuliers où aucune autre solution n’est
possible pour déterminer la résistance du béton.
Une alternative à ce genre de tests est de réaliser des
essais dits “non destructifs”, permettant de mesurer la
résistance du béton sans l’abîmer.
Les mesures dites non destructives
Actuellement, les méthodes utilisées pour contrôler la
résistance du béton sur site sont des essais destructifs
sur des éprouvettes de béton. Ces éprouvettes sont
fabriquées à partir du béton frais délivré sur le chantier
par les camions-toupies et les essais sont réalisés en
laboratoire béton.
Malheureusement, ces échantillons de béton ne sont
pas exactement représentatifs du béton structurel de
l’ouvrage, car les conditions de mise en œuvre sont
différentes (serrage, cure,…) et cela affecte la résistance
du béton.
C’est pour cela qu’il existe des essais non destructifs
permettant de contrôler la qualité réelle du béton
directement sur l’ouvrage. Néanmoins, il peut être
intéressant de comparer la valeur de la résistance du
béton évaluée in situ et la résistance mesurée à partir
d’éprouvettes ou de carottes d’un béton.
Mesure de la résistance du béton à la compression à
l’aide d’un scléromètre (NF EN-12504-2)
Cette mesure consiste à tester une surface déjà
bétonnée à l’aide d’un appareil appelé scléromètre de
Schmidt (ou marteau de Schmidt). Le scléromètre va
projeter une masse sur la surface du béton avec une
force initiale définie. La masse va alors rebondir en
fonction de la dureté du béton heurté et le rebond sera
mesuré à l’aide d’un capteur. La mesure de la dureté
lors du choc permettra d’évaluer la résistance du béton
à la compression sans le détruire. Cette méthode peut
fonctionner également avec un système à ultrasons.
Contacter rapidement les laboratoires béton
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échanges avec le laboratoire béton avec Concrete
Dispatch
Les contrôles qualité sur béton durci sont une
composante importante du suivi qualité d’un chantier. Ils
permettent de se conformer aux normes qui régissent la
gestion du béton et demandent à ce titre une logistique
importante avec le laboratoire béton.
Grâce aux solutions e béton telles que Concrete
Dispatch, vous pouvez gérer facilement votre programme
de confection d’éprouvettes et prévenir
automatiquement le laboratoire béton lorsqu’il y a des
échantillons à récupérer. Le laboratoire saura quels
essais réaliser et à quelle échéance.
Les résultats de vos tests de résistance du béton ainsi
que l’ensemble de vos contrôles qualité sont enregistrés
dans l’application afin de vous permettre de retrouver
facilement et rapidement l’ensemble de ces
informations. La conformité par rapport aux normes est
vérifiée automatiquement. De plus vous pouvez générer
des fiches de contrôles en fin de bétonnage et détecter
la moindre erreur grâce à des alertes automatisées.
Conclusion
En conclusion, ces essais sont essentiels pour garantir un
béton conforme aux normes en vigueur, assurant ainsi la
sécurité et la pérennité des ouvrages. L’analyse
des résultats permet d’optimiser la formulation du
béton en fonction des exigences du projet, en tenant compte
des contraintes mécaniques et environnementales.
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