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Cours GOC Pro

Le document traite des principes et des méthodes du commandement en opération, en mettant l'accent sur la reconnaissance, les sauvetages et les établissements nécessaires lors des interventions. Il décrit les différentes phases d'une opération, les types de reconnaissances, ainsi que les techniques de sauvetage et d'attaque du feu. L'importance de la sécurité des intervenants et des personnes en danger est soulignée tout au long des procédures.

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Cours GOC Pro

Le document traite des principes et des méthodes du commandement en opération, en mettant l'accent sur la reconnaissance, les sauvetages et les établissements nécessaires lors des interventions. Il décrit les différentes phases d'une opération, les types de reconnaissances, ainsi que les techniques de sauvetage et d'attaque du feu. L'importance de la sécurité des intervenants et des personnes en danger est soulignée tout au long des procédures.

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SOMMAIRE

I- LE COMMANDEMENT EN OPERATION

II- L’OBJET DU COMMANDEMENT EN OPERATION

III- LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DU COMMANDEMENT EN OPERATION

IV- LES COMPORTEMENTS DU COMMANDANT DES OPERATIONS

V- LA MARCHE GENERALE DES OPERATIONS (MGO)

VI- LA METHODE DU RAISONNEMENT TACTIQUE (MRT)

VII- LES OUTILS DE COMMANDEMENT

VIII- L’OUTIL GRAPHIQUE

IX- LES REPRESENTATIONS SYMBOLIQUES GRAPHIQUES

X- LES FONCTIONS DU POSTE DE COMMANDEMENT


I- La Reconnaissance
II- Les Sauvetages

III- Les Etablissements

IV- L’Attaque

V- La Protection

VI- Les Déblais

VII- La Surveillance
La reconnaissance permet au chef d'agrès, de définir une idée de
manœuvre et :

• D’effectuer les sauvetages dans les plus brefs délais;


• De définir les points d’attaque;
• D’effectuer les réactions immédiates;
• De définir ce qui brûle;
• De définir les cheminements;
• De définir l’étendue du sinistre;
• De définir le risque de propagation (horizontale ou verticale);
• De définir et préciser les moyens à mettre en œuvre.

LA RECONNAISSANCE EST UNE PHASE MAJEURE DE


L’OPERATION, ELLE DURE DE L’ARRIVEE DES SECOURS
JUSQU’À LEUR DEPART.
C’est l’opération qui consiste à visiter tous les abords
immédiats de l’incendie. Elle est effectuée par le
chef d’agrès (et certaines fois le BAT) et doit
permettre de répondre aux questions suivantes :

-Y a-t-il des victimes ? Combien ?


-Qu’est ce qui brûle ?
-Y a-t-il un risque de propagation ? Où ? Comment ?
-Comment vais-je attaquer le feu ? Avec quels
moyens ? Par où ?
-Aurais-je besoin de renforts ? Moyens en eau ?
-Où couper les énergies ?

Des reconnaissances complémentaires sont


également réalisées au cours de l’opération
pour confirmer l’efficacité des actions
entreprises.
Réactions immédiates :

Dans le cadre de réactions immédiates, le chef d’agrès commandera de


barrer le gaz, couper l’électricité, fermer une vanne police.

Exemple : Le gaz doit être neutralisé en règle absolue !


- Soit sur la rue pour l’ensemble du bâtiment,
- Soit en étage pour les locaux concernés.
Il existe trois (03) types de reconnaissances:

1 Reconnaissance d'ATTAQUE (RA)


Lorsqu’un binôme, sous ARI, remplit une
mission de reconnaissance où les conditions
d’engagement sont pénibles, laborieuses
ou menaçantes, de par la proximité
immédiate du sinistre, de ses effets directs ou
de conditions de progression particulièrement
éprouvantes, il s’agit d’une « reconnaissance
d’attaque ».

2 Reconnaissance PERIPHERIQUE (RP)


Lorsqu’un binôme, sous ARI, remplit une
mission de reconnaissance où les conditions
d’engagement supportables n’entament
que modérément ses capacités de résistance et
d’endurance physique, il s’agit d’une «
reconnaissance périphérique ».
Il existe trois (03) types de reconnaissances:

3 Reconnaissance À VUE (RV)

Lorsqu’un binôme, porteur de l’ARI, remplit une mission de


reconnaissance dans un périmètre éloigné du sinistre afin de concourir au
tour du feu effectué par le chef de garde, dans des conditions
d’engagement n’entamant pas ses capacités de résistance et
d’endurance physique, il s’agit d’une « reconnaissance à vue ».
Conformément aux principes de la manœuvre et à la
Marche Générale des Opérations (MGO), la protection
des personnes prévaut dans la succession des
actions commandées par le COS.

Premières préoccupations du COS, les sauvetages


et les mises en sécurité restent un souci
permanent jusqu'à la fin de l’intervention. Ces
actions peuvent être menées au cours ou en dehors des
incendies.
1 Sauvetage
Action visant à soustraire d’un péril immédiat une personne qui,
sans aide extérieure, serait vouée à une mort certaine.
2 Mise en sécurité
Action visant à extraire, en l’accompagnant, une personne
menacée par un danger auquel elle ne peut se soustraire d’elle-
même. C’est une mesure préventive.
3 Confinement
Opération visant à ordonner à des personnes de se maintenir à
l’abri d’un danger ambiant, en se calfeutrant à l’intérieur des
locaux dans lesquels elles se trouvent.
4 Evacuation
Opération visant à ordonner préventivement à des personnes de
se déplacer hors des limites d’un périmètre de sécurité, au besoin
en les accompagnant, afin qu’elles ne se trouvent pas exposées
aux effets d’un danger évolutif.
Lors d’une opération de sauvetage, le facteur temps est capital. Les
actions à mener sont décidées et effectuées rapidement, après une
analyse brève et précise de la situation, des moyens nécessaires et
des risques encourus.

Cette prise de risque, évaluée par le COS, ne doit jamais faire oublier que la
réalisation d’un sauvetage n’exclue pas le respect des règles minimales de
sécurité pour le sapeur-pompier ni la prise de précautions élémentaires
envers la personne secourue.

L’opération de sauvetage s’accompagne souvent d’une action d’aide


psychologique visant à rassurer au geste et à la voix (emploi du porte-
voix) la personne en danger et lui permettre d’attendre que les secours
parviennent jusqu’à elle.

Les sauvetages et les mises en sécurité peuvent être menés


concomitamment au cours d’une même intervention.

Le sauvetage doit s’effectuer par tous les moyens. Cependant, le


risque pris ne doit jamais se prolonger en intensité et en durée.
II-4- Sauvetages et mises en sécurité au cours des incendies

▪ Au cours des incendies, les opérations de sauvetage ont pour but de


soustraire au sinistre toute personne directement menacée.

▪ Dès son arrivée sur les lieux, le COS doit s’enquérir des personnes en
danger et s’efforcer, dans le même temps, d’attaquer le feu.

▪ Le sauvetage doit être opéré en utilisant de préférence les


communications existantes. Celles-ci sont, en effet, les voies les
plus rapides, les plus commodes et les plus sûres.

▪ Lorsqu’elles sont impraticables, le sauvetage se fait par


l’extérieur, au moyen d’échelles à coulisses, à crochets, ou de
lots de sauvetage.

▪ Dans le cas où plusieurs sauvetages sont à opérer, l’utilisation


simultanée des voies intérieures et extérieures permet d’agir plus
rapidement et plus efficacement.
II-4- Sauvetages et mises en sécurité au cours des incendies

Les sauvetages et les mises en sécurité sont facilités par l’arrivée de l’eau
et/ou l’emploi de la ventilation opérationnelle qui sont de nature à redonner
confiance aux personnes exposées aux effets du sinistre.

À l’issue d’un sauvetage ou d’une mise en sécurité, les personnes sont


confiées aussitôt que possible à d’autres secouristes qui prennent le relais
pour les mettre définitivement hors de danger, afin que les sauveteurs
puissent s’engager de nouveau pour réaliser d’autres actions du même type

La mise en œuvre
conjointement de lance(s)
facilite, dans de nombreux cas,
les sauvetages et mise en
sécurité car les flammes sont
abattues, la chaleur diminue,
les personnes exposées
reprennent confiance, les
escaliers peuvent redevenir
praticables et c'est la voie la
plus sûre pour opérer.
II-4- Cas particulier de l’évacuation

L’évacuation est une opération qui est décidée à l’issue d’une


reconnaissance étendue.

Au cours de celle-ci, l’attitude des accompagnateurs doit être rassurante,


afin d’éviter le déclenchement d’un phénomène de panique.

Si l’évacuation de personnes valides ne pose pas de difficulté, le


déplacement des personnes dé pendantes est toujours délicat, car
très consommateur en délais et en personnel d’accompagnement.

Elle ne doit être décidée qu’en dernier ressort en fonction des risques
encourus. Ce déplacement peut d’ailleurs être limité dans l’espace, le simple
changement de local, de zone de compartimentage ou d’étage (selon les
dispositions constructives liées au type d’établissement) pouvant suffire
dans de nombreux cas.

En tout état de cause, la personne ainsi déplacée ne doit jamais


être laissée seule
II-5- Les différents techniques de sauvetage

L’état général de la personne à sauver et l’environnement de l’intervention


conditionnent la technique du sauvetage qui sera commandée par le COS.
Effectués à partir de manœuvres individuelles ou collectives, les
sauvetages sont réalisés au cours ou en dehors des incendies.

❖ Relevage d'une personne invalide ou inconsciente au moyen du


harnais du LSPCC;

Dans la mesure du possible, dès lors que le sapeur-pompier doit réaliser le


sauvetage d'une personne invalide au moyen d'une échelle, il doit se munir
du harnais du LSPCC AVANT d'aborder la victime.
❖ Technique du " Porter Pompier "

Si le sauveteur est isolé, il privilégiera la technique du «


dégagement d'urgence ».
❖ Au moyen du matelas de sauvetage
Le matelas de sauvetage permet à une personne valide menacée d’un péril
direct et imminent de s’y soustraire d’elle-même en se réceptionnant sur un
« tapis » amortissant sa chute.

Cette méthode est utilisée lorsqu’aucun moyen de sauvetage par les


communications existantes ou par l’extérieur n’est utilisable.

Le matelas n'est utilisable que


pour une personne à la fois et
pour une chute d'une hauteur
maximale de 15 m (équivalent à
un immeuble de 4 à 5 étages).

Sécuriser la zone immédiate autour du matelas en supprimant au


mieux le risque de suraccident (objet coupant, tranchant...).
II-6- Sauvetages réalisés au cours d’un incendie

❖ Par les communications existantes

1 2

Personne valide dans Personne invalide (avec


un escalier. harnais LSPCC) dans un
escalier.
3

Personne invalide en « porter


pompier » dans un escalier.
II-6- Sauvetages réalisés au cours d’un incendie

❖ Par l'extérieur

1 2

Personne valide sur un MEA Personne invalide (avec le harnais


du LSPCC sur un MEA

3 4
Au moyen
du LSPCC Prolongement
au moyen de
l'échelle à
crochets
II-6- Sauvetages réalisés au cours d’un incendie

❖ Par l'extérieur

Personne valide sur Personne valide sur


une échelle à coulisses une échelle à crochets

Utilisation du matelas
de sauvetage sur feu
❖ Sauvetage par l’extérieur au moyen du LSPCC

Ce sauvetage nécessite la présence de trois sauveteurs : un chef


d’agrès et une équipe (équipage organique en règle générale).
II-7- Sauvetages réalisés en dehors des incendies

❖ Personne tombée en excavation ❖ Personne menacée de noyade

❖ Personne bloquée en hauteur


Les établissements regroupent les manœuvres de base à maîtriser
parfaitement pour être efficace et capable d’établir correctement les
tuyaux, de bien attaquer le feu et de l’éteindre.

Cette efficacité exige des hommes d’être techniquement et physiquement


prêts à intervenir grâce à un entraînement régulier. Cette valeur repose sur
une unité de travail qui est « le binôme » (équipe). Quelle que soit la
mission, le personnel doit travailler en respectant les règles de sécurité.

Les établissements sont réalisés conformément aux règles fixées en ayant


le souci de limiter la gêne à la progression des matériels, des intervenants
et des engins.

Les appareils d’incendie sont utilisés en tenant compte de leur débit, du


diamètre de la conduite qui les alimente et de leur emplacement par
rapport au feu.
On trouve, en partant du point d’eau vers le point d’attaque, les
établissements :

❖ d’alimentation ;
❖ de manœuvre ;
❖ d’attaque.
1- Les établissements d'alimentation

L’établissement d’alimentation permet d’alimenter la pompe de l’engin.


L’alimentation de la pompe doit être réalisée dès qu’une lance est établie
(à l’exception de lances sur colonne humide).

Ils sont réalisés par le conducteur et éventuellement aidé par du


personnel, au moyen de tuyaux de 70 mm, 110 mm et aspiraux.

2- Les établissements de Manœuvre

L’établissement de manœuvre permet d’amener l’eau à l’attaque,


généralement au niveau de la division.

Il est donc situé entre l’établissement d’alimentation et l’établissement


d’attaque. Il permet également d’utiliser un point d’eau hors de portée des
dévidoirs mobiles.

L’établissement de manœuvre est réalisé au moyen de :


• Tuyaux de 45 mm (cf. manœuvre de la LDT 33 mm) ;
• Tuyaux de 70 mm ;
• Tuyaux de 110 mm.
3- Les établissements d'attaque

L’établissement d’attaque sont ceux qui sont utilisés par les équipes. Ils
sont raccordés directement à l’engin-pompe ou à un établissement de
manœuvre. Ils sont réalisés au moyen de :
• tuyaux de 45 mm et de 70 mm ;
• tuyaux de 110 mm dans le cas d’établissements de lance canon ;
• la lance du dévidoir tournant.
❖ Quelques manœuvres réalisables par les engins-pompe à 6
hommes

❑ Établissements de la ligne d'attaque


❑ Établissement d'une lance
❑ Établissement de la LDT 33 mm

❑ Établissement de lance(s) sur division alimentée

❑ Établissement de lance(s) sur colonne sèche hors IGH


❑ Établissement de lance(s) sur colonne humide hors IGH

❑ Établissement de lance(s) sur colonne sèche alimentée par poteau relais

❑ Établissement de la ligne d'attaque par l'extérieur au moyen de la


commande

❑ Établissement vertical (lance hissée par l’extérieur)

❑ Établissement de lance(s) à mousse


▪ Les matériels de base à emporter

▪ Pliage des tuyaux


▪ Conformément aux principes de la manœuvre et à la Marche
Générale des Opérations (MGO), l’attaque d’un feu est la
phase de la manœuvre qui consiste à abattre les flammes
pour enrayer sa propagation et aboutir à son extinction.

▪ Menée à partir des points d‘attaque désignés lors de la phase de


reconnaissances, l’attaque facilite les sauvetages par
l’arrivée de l’eau et la diminution de la température.

▪ L’attaque est plus efficace et sécurisante pour le porte-


lance quand elle est menée dans le sens du tirage.
❖ Porte-lance: Premier élément du binôme d’attaque désigné pour
manœuvrer la lance.

❖ Double porte-lance: Second élément du binôme d’attaque désigné


pour faciliter et aider le porte-lance à la manœuvre de la lance et à la
progression de l’établissement.

❖ Binôme d'attaque: Équipe de 2 sapeurs-pompiers composée d’un


chef et d’un servant ayant les fonctions de porte-lance et de double
porte-lance.

❖ Point d'attaque: Désigné initialement par le chef d’agrès, le point


d’attaque est l’emplacement du porte-lance à partir duquel il
procède à l’attaque du sinistre. Le point d’attaque, qui peut varier
au cours du sinistre, est choisi de manière à pouvoir attaquer le foyer
principal et/ou couper les propagations.

❖ Phase d'attaque: Moment à partir duquel un binôme muni du moyen


d’extinction adapté procède à l’attaque du sinistre.
❖ Plafond de fumées: Couches successives de fumées et de gaz
potentiellement inflammables, accumulées en partie haute d’un
contenant.
❖ Feu de contenants: Feu de locaux (appartement, bureau, cave,
magasin, parc de stationnement…), ou d’éléments constitutifs de
bâtiment (cage d’escalier, mur, gaine, terrasse…).

❖ Inertage: Conséquence d'une action du binôme d’attaque destinée à


rendre inoffensif le plafond de fumées par impulsion ou par la technique
du crayonnage.

❖ Phénomènes / Accidents thermiques:


▪Explosion de fumée : BACKDRAFT Il s’agit de l’explosion, lors de
l’apport d’air, des fumées et des gaz combustibles accumulés dans le
volume, si celui-ci est clos.
▪Embrasement généralisé éclair : FLASH OVER Il s’agit d’un
embrasement généralisé et instantané des matériaux combustibles
présents dans le volume, si celui-ci est partiellement ouvert.

❖ Relève d'attaque: Phase au cours de laquelle un binôme est désigné


pour relever un binôme engagé en phase d’attaque afin de poursuivre
la mission.
❖ Eau: elle agit principalement par refroidissement et constitue l’élément de base
pour l’extinction des incendies. Elle agit aussi par :
✓ production de vapeur d’eau (inertage, étouffement)
✓ Dispersion
Risques et inconvénients de l'utilisation de l’eau:
• conductivité de l’électricité;
• gel en cas de température négative;
• risques de pollution plus particulièrement par les écoulements;
• dégâts supplémentaires et surcharge des structures bâtimentaires;
• brûlures par production excessive de vapeur d’eau;
• réactions dangereuses sur certaines substances.

❖ Eau dopée: c’est de l'eau à laquelle a été ajouté du produit mouillant dans
différentes concentrations qui permettront de diminuer la tension superficielle de
cette dernière et de faciliter ainsi son épandage et son imprégnation dans la
matière.
Elle agit par refroidissement et étouffement. Son action est 2 à 3 fois plus efficace que l'eau
seule avec pour conséquence :
• réduction du temps d'extinction
• réduction de consommation d'eau
• réduction du risque de pollution lié aux eaux d'écoulement
• retard de la ré-inflammation
DANGER:
Des réactions dangereuses sont à craindre dans certains cas de projection d’eau :
✓ feux de métaux,
✓ métaux en fusion,
✓ éléments chauffés (choc thermique),
✓ certaines substances chimiques (potassium, sodium…) ou radioactives (risque
d’explosion, dégagement de gaz toxiques ou explosifs).

De même, la projection d’eau dans un récipient contenant un hydrocarbure en


ébullition peut provoquer des projections ou entraîner son débordement.
❖ Mousse: C’est est un mélange hétérogène d’air, d’eau et d’émulseur. Elle agit
par :
• étouffement
• refroidissement

❖ Poudre: Il existe différentes poudres qui peuvent être utilisées en fonction de


la classe du feu. Elles agissent par étouffement et inhibition (action visant à
priver le foyer d’oxygène).

❖ CO² *: Le CO2 agit sur le feu par étouffement, soufflage et refroidissement. Il


est le moyen le plus recommandé sur les installations électriques.

❖ Autres agents extincteurs: Sable sec, ciment, terre sèche peuvent être
utilisés notamment pour les feux de métaux.
❖ Engagement du binôme d'attaque: différentes positions

Positions d'attaque: Lors de l’attaque, le binôme adopte une position


adaptée aux circonstances (risque de perte d’équilibre, local en feu avec
fumées et chaleur imposant de se baisser, phénomène thermique, position
de repli, etc.). Il doit s’attacher à toujours faire face au feu.

Il peut se trouver :
• en position debout
• en position à genoux

Position débout:
c'est la position la plus stable et la
plus commode. Elle permet une
progression facile.
Position à genoux:
lors d’un feu de contenant, la progression se
fera en position à genoux, si l’état du sol le
permet ou accroupie (matériaux tombés,
objets tranchants, etc.), afin de rester en
dessous du plafond de fumées, au plus près
possible du sol.

En phase statique, le binôme adoptera


la position à genoux.

Position de survie:
Pour se mettre en position de survie le binôme
doit :
• s’allonger au sol face contre terre de part et
d’autre du tuyau;
• maintenir la lance au-dessus des casques en
jet diffusé de protection.

Position de survie sous la protection de la


lance.
❖ La Phase d'attaque

L'attaque doit permettre de « contrôler » le feu et les fumées afin


d’obtenir par la suite une extinction rapide et sûre, tout en stoppant les
propagations sans faire plus de dégâts, que n’en aurait fait le feu lui-même,
notamment par l’utilisation de l’eau.

Méthodes:
❖ La Phase d’extinction

L’extinction consiste à projeter l’eau directement sur le foyer


principal dans le but de réduire la production de gaz combustible. Le
porte lance adapte son débit et sa diffusion en fonction de l’intensité du
foyer principal.
❖ PROTECTION : opération qui consiste à limiter le plus possible les dégâts
occasionnés par les eaux d’extinction, la chaleur et les fumées lors d’un incendie
puis à protéger les biens d’intempéries extérieures. Pour être efficace, la protection
est mise en œuvre le plus tôt possible.

❖ DÉBLAI : opération qui consiste à déplacer les décombres et les objets qui
pourraient cacher des foyers pour en achever l’extinction et écarter tout risque de
reprise de feu. Le déblai peut être mené conjointement à l’attaque pour faciliter
l’extinction.
❖ SURVEILLANCE : opération qui consiste à empêcher tout risque de reprise de
feu par la mise en place d’un détache - ment de sapeurs-pompiers une fois le
message « feu éteint » transmis

❖ ASSÈCHEMENT : opération qui consiste à rendre un sol dans son état initial en
enlevant un liquide par un moyen manuel ou mécanique.

❖ BALISAGE : ensemble des mesures prises pour marquer et repérer un itinéraire


ou une zone.

❖ DÉGARNISSAGE : opération qui consiste à gratter les éléments de construction,


murs, poutres et planchers pour en retirer la couche de résidus de combustion
afin de s’assurer de l’extinction au cœur du matériau et de prévenir une reprise de
feu.
❖ ÉPUISEMENT : opération qui consiste à évacuer par un moyen mécanique une
quantité importante de liquide répandue accidentellement ou pas.

❖ ÉTAIEMENT : opération qui consiste à soutenir un bâtiment ou certains de ses


éléments au moyen d’étais, pour empêcher son effondrement

❖ FUITE D’EAU : écoulement anormal d’eau sur une surface relativement réduite
dans un ou plusieurs locaux.

❖ INONDATION : écoulement important d’eau envahissant plusieurs locaux ou


étages, suite à une cause naturelle ou accidentelle.

❖ RELÈVE : remplacement d’un détachement engagé dans l’accomplissement d’une


mission depuis un certain temps par un autre détachement apte à pour - suivre la
même mission.

❖ RONDE : opération programmée qui consiste à poursuivre par intermittence le


service de surveillance, à chaque fois que le COS le juge nécessaire, notamment à
l’issue de grands feux, d’opérations délicates ou en présence de lieux complexes et
imbriqués.

❖ TROUÉE : ouverture pratiquée dans un mur ou un plancher au cours d’une


intervention, des - tinée selon les cas à atteindre directement le foyer, à évacuer
les fumées et les gaz chauds.
❖ La protection est indissociable de l’attaque qui doit être conduite avec le
volume d’eau strictement nécessaire.
❖ Destinées à limiter le plus possible les dégâts occasionnés par le feu, la
chaleur, les fumées ou les eaux d’extinction, les mesures de protection
doivent être prises au plus tôt.

❖ Les opérations de protection consistent généralement à :


• bâcher et recouvrir les mobiliers et objets divers menacés par les eaux
d’extinction;
• évacuer l’eau répandue sur les planchers, parquets et les escaliers;
• assécher les planchers et les boiseries;
• déménager, dans certains cas exceptionnels, le mobilier exposé aux
effets de l’incendie;
• aérer et ventiler les locaux afin de limiter l’accumulation des gaz chauds
et des fumées;

• étayer sommairement les éléments de construction dans certaines


circonstances exceptionnelles
Elles comprennent une phase de reconnaissance et une phase de
manœuvre proprement dite.

Variable suivant l’importance des locaux et des objets menacés, cette


étape de la MGO ne doit pas être négligée par le COS.

À cet effet, il doit :

• anticiper son déclenchement par la demande de moyens


spéciaux 1 si la violence du sinistre le laisse présager;

• porter une attention particulière aux pollutions indirectes


causées par :
✓la mauvaise évacuation des gaz de combustion;

✓le rejet en égout, en cours d’eau ou dans le sol des eaux chargées
de polluants, produits toxiques ou résidus de l’intervention.
31- Déblai et dégarnissage
❑ Le personnel employé au déblai et/ou au dégarnissage dégage les parties
embrasées pour qu’on puisse les éteindre, écarte tout ce qui pourrait
devenir un aliment pour le feu et entraîne dans le foyer les parties qui
menacent de s’écrouler.
❑ Il emploie, à cet effet, pelles, pioches, fourches, gaffes, etc. L’emploi du
DED (Dispositif d’Evacuation du Déblai) peut faciliter le déblai.

❑ Au cours du déblai et du dégarnissage, il


y a lieu d’être particulièrement vigilant
aux points faibles de la construction
pouvant propager l’incendie (gaines et
conduits, pieds de murs, joints de
dilatation, etc.).

❑ Le déblai et le dégarnissage sont


retardés ou limités à leur strict
nécessaire avant l’arrivée des
spécialistes lorsqu’il a été demandé par
le COS et tout particulièrement à la
découverte d’une victime décédée.
32- Surveillance

❑ Le service de surveillance ou l’équipe de surveillance est un


détachement en personnel et en matériel mis en place par le COS sur les
lieux d’un sinistre après l’extinction.

❑ Il a pour but d’empêcher une reprise de feu postérieure au


départ du dernier engin ayant participé à la phase active de
l’extinction. Une ou plusieurs lances alimentées soit par un engin-pompe
ou par une motopompe resteront en manœuvre.

❑ Elles fonctionnent par intermittence et sont déplacées sur les ordres


du chef de détachement.

❑ La phase de surveillance est souvent longue et fastidieuse. Pour autant,


les risques sont toujours présents. Ainsi la sécurité doit être en
permanence la priorité du chef de détachement.
32- Surveillance

❑ Ce dernier s’assure que les personnels soient convenablement équipés en


respectant les principes généraux de sécurité sur opération.
❑ Il doit tout particulièrement informer le personnel sur les risques liés :
✓ à la chute de matériau ;
✓ aux cheminements, qui peuvent dans certains cas être longs et
complexes;
✓ à l’effondrement des structures.
❑ Le service de surveillance doit, pour conduire sa mission :
✓ se conformer aux ordres du chef
✓ observer les zones brulées
✓ écouter tout sifflement ou crépitement suspect
✓ détecter toute signature de chaleur à l’aide de la caméra thermique
✓ porter une attention particulière aux matériaux isolants qui peuvent se
consumer pendant de longues périodes, aux lueurs et émissions de
fumée
✓ utiliser les moyens à sa disposition (lances, etc.)
❑ Même si elle intervient après que le message « feu éteint » soit passé, la
surveillance reste une phase active de l’intervention. Elle peut même
s’assimiler à une phase d’attaque sur des grands feux (lutte contre des
foyers résiduels …).
33- Rondes

❑ Afin d’être certain qu’il n’y aura pas de reprise de feu après le départ des
lieux de l’intervention du dernier engin ayant participé à la phase active
de l’extinction, le COS peut programmer un service de rondes consécutif
ou pas à un service de surveillance (avant ou après le message
intervention terminée).

❑ Lors de sa ronde, le chef de garde peut demander le matériel qui lui


semble nécessaire.

❑ Il doit notamment :
▪ S’assurer qu’il ne subsiste plus de points chauds et de fumées :
o en privilégiant l’emploi des MEA pour accéder aux endroits difficiles;
o en utilisant la caméra thermique, particulièrement indiqué dans ce
type de mission. Cependant, elle ne doit pas se substituer à l’analyse
du chef et venir plutôt confirmer les observations qu’il a effectué.

▪ Reconnaître l’ensemble de la zone sinistré ainsi que sa périphérie

❑ La sécurité doit toujours être présente pour les sapeurs-pompiers qui


effectuent une ronde. Les risques d’effondrement, de chute sont toujours
présents alors que la vigilance du personnel tend à se relâcher.
SÉCURITÉ ET PROTECTION DU PERSONNEL

Le DÉBLAI, le DÉGARNISSAGE et la SURVEILLANCE et les RONDES sont souvent


perçus comme des tâches ingrates, elles doivent néanmoins être effectuées
avec le plus grand soin et la plus grande rigueur.

Durant ces phases, le personnel veille à:

Conserver le port des EPI notamment le port des lunettes de


protection du casque.

Ne jamais s’engager seul.

Éviter de s’exposer au risque de chute de matériaux instables ou


menaçant ruine en privilégiant la progression le long des parois.
Éviter de se grouper en tous lieux où une surcharge peut provoquer un
effondrement : sur les toits, les planchers et charpentes incendiées, les
tas de chiffons, de papiers rongés intérieurement par le feu. L’eau
d’extinction qui n’a pu être évacuée accentue cette surcharge.

Se méfier des embûches mineures : sol glissant, fils électriques, les


amas de cendres, les trappes d’accès aux réserves de sous-sol, les
fosses, les éléments flottants masquant des étendues d’eau.

Reconnaître et baliser les accès, les cheminements et les zones à


risque avant la mise en place d’un service de surveillance et/ou de
ronde. Une attention toute particulière doit être observée lors des
relèves de nuit et de surcroît en hauteur.

Le port de l’ARI est obligatoire tant que le contrôle de la


teneur en monoxyde de carbone n’a pas été effectué par
le COS.

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