1.
Les responsabilités dans la construction
➤ Avant réception :
• RC professionnelle (BET, architecte…)
• RC en cours de travaux (entreprises)
• RC du maître d’ouvrage pour dommages aux tiers
• Responsabilité en cas d’accident ou sinistre sur chantier
➤ Après réception :
• Garantie de parfait achèvement (1 an)
• Garantie biennale (2 ans)
• Responsabilité / garantie décennale (10 ans)
➤ Distinction :
• Contractuelle ↔ entre parties liées par un contrat
• Délictuelle ↔ entre personnes sans contrat (ex. voisins)
2. Les assurances construction
➤ Obligatoires (Loi Spinetta – 1978) :
• Assurance dommages-ouvrage (DO) → maître d’ouvrage
• Assurance responsabilité décennale → constructeurs (artisans, entreprises, architectes…)
➤ Facultatives mais fréquentes :
• Tous Risques Chantier (TRC)
• RC professionnelle (architectes, BET)
• RC maître d’ouvrage pour dommages aux tiers
• RC en cours de travaux pour entreprises
3. Étapes clés du chantier
• Avant travaux : études de sol (G1-G2), obtention des assurances
• Pendant travaux : suivi technique (G4), sinistres potentiels
• À la réception : procès-verbal, départ des garanties
• Après réception : DO peut être mobilisée, garanties légales s’appliquent
4. Cas pratiques & ré exes à avoir en partiel
• Identi er :
1. Le type de dommage
2. À quel moment il intervient (avant ou après réception)
3. Qui en est responsable
4. Quelles assurances peuvent intervenir
5. Quelles garanties légales s’appliquent
• Bien distinguer : responsabilités / assurances / intervenants
• Savoir expliquer : la logique du système assurantiel dans le BTP : protéger le maître
d’ouvrage rapidement, et ensuite rechercher les responsabilités
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Exemple partiel 22/23
Voici une réponse structurée et complète à votre demande, reprenant les trois volets demandés :
nature des dommages, responsabilités et garanties d’assurance mobilisables.
1. Nature des dommages consécutifs au sinistre
Le sinistre concerne une rupture et une décompression des voiles par passes. Ce type de désordre
sur un chantier en cours de construction peut avoir plusieurs conséquences :
• Instabilité des terres et glissement de terrain autour de la fouille.
• Affaissement ou endommagement d’ouvrages avoisinants, s’ils sont proches de la zone
impactée.
• Détérioration d’éléments déjà construits sur le chantier.
• Interruption ou ralentissement du chantier, entraînant des coûts supplémentaires.
• Risque pour la sécurité des personnes travaillant sur site ou à proximité.
Il s’agit donc principalement de dommages matériels en cours de chantier, pouvant s'étendre à
des dommages aux tiers, notamment aux avoisinants.
2. Responsabilités et réclamations possibles
a) Entreprise Y (sous-traitant - voiles par passes)
• Elle est responsable de l’exécution technique des voiles par passes.
• Une défaillance dans l’exécution (erreur, malfaçon, non-respect des prescriptions) peut
engager sa responsabilité contractuelle vis-à-vis de l’entreprise X (son donneur d’ordre)
sur le fondement de l’article 1231-1 du Code civil.
• Si sa prestation est à l’origine du sinistre, la responsabilité civile délictuelle ou quasi-
délictuelle peut aussi être engagée envers des tiers (par exemple, propriétaires voisins).
b) Entreprise X (titulaire du lot terrassement/gros œuvre)
• Elle a sous-traité, mais demeure contractuellement responsable vis-à-vis du maître
d’ouvrage (SCCV), selon l'article 1231-1 du Code civil.
• En cas de faute de l’entreprise Y, X peut se retourner contre Y, mais cela n’exonère pas sa
propre responsabilité vis-à-vis du maître d’ouvrage.
• Elle peut être mise en cause pour défaut de contrôle de son sous-traitant ou organisation
défaillante du chantier.
c) Bureau d’études géotechnique (mission G4)
• Mission G4 = suivi d’exécution des ouvrages géotechniques, donc obligation de conseil,
d’alerte et de véri cation.
• En cas de manquement à cette mission (ex : non-détection d’un défaut dans l’exécution
ou d’un risque de rupture), il peut être responsable au titre de la responsabilité
contractuelle vis-à-vis du maître d’ouvrage.
• Il peut également être mis en cause pour responsabilité délictuelle si ses manquements ont
causé des dommages à des tiers.
d) SCCV Rue de la tranquillité (maître d’ouvrage)
• Elle peut être mise en cause par des tiers (riverains) si leur patrimoine est impacté
(effondrement, ssures), au titre de sa responsabilité du fait des travaux, même si elle
n’est pas responsable directement.
• Elle pourra ensuite se retourner contre les constructeurs.
3. Garanties d’assurances mobilisables
a) Assurance RC en cours de travaux (X et Y)
• Garantie activable pour dommages causés à des tiers ou aux ouvrages déjà exécutés du fait
d’un accident pendant les travaux.
• Franchise de 10.000 € applicable pour chaque entreprise.
• Les RC couvriront notamment les dommages matériels survenus à cause d’une mauvaise
exécution des voiles par passes.
b) Assurance RC professionnelle du bureau d’étude géotechnique
• Franchise de 7.500 €.
• Garantit les conséquences nancières d’une erreur de conception, de suivi ou de conseil.
• Mobilisable si le sinistre résulte d’une mauvaise analyse ou d’un manquement dans la
mission G4.
c) Assurance Tous Risques Chantier (SCCV)
• Elle couvre généralement les dommages accidentels aux ouvrages en cours de construction.
• Mais ici, la TRC ne comporte qu’un volet RC maître d’ouvrage pour dommages aux
tiers (et non dommages propres au chantier).
• Franchise de 5.000 €.
• Elle interviendra donc si des tiers (ex : voisins) subissent des dommages et engagent la
responsabilité de la SCCV.
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