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Interpretation Modélisation2A

L'interprétation géophysique est essentielle pour donner un sens géologique aux données mesurées, avec deux phases : qualitative et quantitative. La méthode magnétique et gravimétrique sont abordées, chacune nécessitant une analyse des anomalies pour en déduire la nature et la position des corps perturbateurs. La modélisation, tant directe qu'inverse, joue un rôle clé dans l'estimation des caractéristiques géologiques à partir des données observées.

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Interpretation Modélisation2A

L'interprétation géophysique est essentielle pour donner un sens géologique aux données mesurées, avec deux phases : qualitative et quantitative. La méthode magnétique et gravimétrique sont abordées, chacune nécessitant une analyse des anomalies pour en déduire la nature et la position des corps perturbateurs. La modélisation, tant directe qu'inverse, joue un rôle clé dans l'estimation des caractéristiques géologiques à partir des données observées.

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INTERPRETATION GEOPHYSIQUE

L’interprétation géophysique est une étape très cruciale dans l’exploration géophysique appliquée.
Elle permet de donner un sens géologique aux valeurs géophysique (propriétés physique) mesurées sur
le terrain. Elle est généralement au sens large commune à toutes les méthodes géophysique. En
géophysique, il existe deux phases d’interprétation : (1) l’interprétation qualitative qui est l’étape de
l’interprétation permettant de prouver la qualité des données en réduisant les signaux non géologiques
(bruits) qui sont associées aux données, le contrôle de qualité des données et réduire les erreurs sur les
lectures de propriétés. Elle permet aussi de déterminer la forme et l’allure de l’anomalie. Elle est utilisée
dans le cas ou peu d’information est demandée à l’interprétateur. Elle se présente comme un cadre
linéaire ou les données sont collectées, traité, ploté et interprété. (2) L’interprétation quantitative est la
quantification des données, c'est-à-dire l’estimation des anomalies en donnants une définition au corps
perturbateur dans le sous-sol. Dans ce cours nous nous intéressons aux méthodes magnétique et
gravimétrique.

1. METHDOE MAGNETIQUE
Il existe de nos jours une gamme de programmes bien élaborés pour l’interprétation des données
magnétiques. Cependant, beaucoup de facteurs affectent la forme des anomalies et dans le processus de
l’interprétation demandent à ce que l’on soit vigilant lors de l’interprétation quantitative précisément
pendant la modélisation des données.
En magnétique, l’allure de l’anomalie est modifiée lorsqu’on change : l’inclinaison ou l’orientation
du corps, l’inclinaison du champ, la position (direction) des profils.
Les anomalies magnétiques sont caractérisées par leurs formes et leur amplitude très variables.
Elles sont presque toujours asymétriques et apparaissent souvent complexes même si elles sont issues
d’une structure simple. Considérant le fait que plusieurs sources peuvent être à l’origine d’une même
anomalie, il n’existe pas de solution unique dans l’interprétation des levés magnétiques.

La réponse magnétique est affectée par les dimensions du corps, la susceptibilité magnétique
résultante, la forme géométrique du corps, la distance entre la source anomale et le point de mesure.

La direction de l’aimantation induite (I, D) par rapport au corps, influence beaucoup la réponse
observée (voir figure 1). L’orientation du corps détermine également la réponse magnétique. Les
réponses magnétiques dépendent surtout de la géométrie du problème :

a) Géométrie du corps (exemple : tige, plaque, cylindre, etc.)


b) Direction du champ terrestre (inclinaison I, déclinaison D)
c) Orientation du profil (ou ligne de vol) par rapport à l’axe du corps
d) Orientation du corps par rapport au champ magnétique terrestre. Par exemple, à l’équateur, la
réponse est différente à celle au pôle
1.1 Interprétation qualitative

L’interprétation qualitative des résultats d’une prospection magnétique est basée sur l’examen de
l’allure, la forme et l’intensité des anomalies et la signature magnétique des structures.

1.1.1. Forme des contours


La forme des contours donne une idée de la direction dominante des structures géologiques
primaires et secondaires. Par ailleurs, elle permet l’interpolation des contacts géologiques, failles, etc.
à partir des zones affleurantes. Cependant, il faut s’assurer que l’affleurement fait bien partie de la zone
interprétée comme étant la source de l’anomalie. La forme des contours sert également à l’identification
des structures.

1.1.2. Forme des profils


La forme des profils permet de savoir si la traverse est perpendiculaire au corps (allongé), sinon on peut
tracer des contours et retracer des profils perpendiculaires. Une idée de la profondeur peut être obtenue
grâce à la forme d’un profil. Notamment, plus le gradient vertical est faible plus la source est profonde.

1.1.3. Autres aspects de l’interprétation qualitative


Dans le cas de terrains sédimentaires (exempts de toute intrusion) qui surmontent des socles
cristallins, il est possible de déterminer les directions tectoniques, les contacts avec d’autres
formations. Généralement, les anomalies dues au socle cristallin ou aux intrusions (dykes) sont plus
prononcées que les terrains sédimentaires qui les surmontent. Cette caractéristique permet de
cartographier le socle et de déceler les intrusions. En terrains cristallins, les levés au sol sont souvent
perturbés par des hétérogénéités superficielles.

1.2. Interprétation quantitative


Malgré l’interprétation simultanée des profils et des cartes, l’interprétation quantitative des
anomalies reste ambiguë et voire même plus difficile. On a recourt à un minimum d’information
géologique pour asseoir l’interprétation du tonnage à cause du grand spectre de variation de la
susceptibilité K qui est le reflet du volume de magnétite contenu dans les roches.

1.2.1. Estimation de profondeur du corps anomal (Modélisation directe)


Des modèles permettent à l’aide des profils qui leur sont propres de faire des approximations (à 10%,
voire à 50% près) pour estimer les profondeurs. Les illustrations qui suivent donnent les estimations de
profondeur (h) de divers corps perturbateurs selon la demi-largeur (x) du profil qu’ils génèrent.

2- METHODE GRAVIMETRIQUE
L’analyse des caractéristiques d’une anomalie gravimétrique permet d’obtenir des informations
qualitatives et quantitatives sur la nature et la position des corps perturbateurs. L’interprétation
suppose alors la recherche de tous les moyens analytiques qui nous permettent de mettre en évidence,
de situer et de délimiter ces masses anomales perturbateurs.
2.1 Interprétation qualitative

Comme en magnétique, l’interprétation qualitative permet de faire une analyse sur la forme,
l’orientation, la magnitude, la pente, etc. de l’anomalie observée. Le repérage des anomalies
significatives donne la possibilité de les situer dans un contexte géologique général, puis on peut les
isoler et les décrire. La forme des anomalies donne, en général, une indication de la nature de la
structure géologique ayant causée l’anomalie; comme par exemple pour des corps situés non loin de la
surface. Cependant, plus le corps est placé en profondeur, moins la forme de l’anomalie qui lui est
associée est expressive (l’anomalie est évasée).

Un des paramètres le plus révélateur sur les profils gravimétriques est la magnitude des
anomalies. Ce paramètre est en effet proportionnel au volume du corps perturbateur et à la densité
entre celui-ci et les roches encaissantes. Il est en général inversement proportionnel à sa profondeur. Il
existe une relation entre la courbure de l’anomalie ou la pente de celle-ci et la profondeur du corps
causatif.

2.2 Interprétation quantitative

Les paramètres ayant trait à des notions quantitatives sont obtenus à partir des cartes et des profils
de Bouguer ou des résiduelles, (1) soit par des abaques calculés pour des familles de structures de forme
simple, (2) soit par comparaison de modèles synthétiques avec l’anomalie observée. Grâce à
l’ordinateur, il est possible par modélisation itérative de la structure imaginée, d’en arriver à une
anomalie calculée coïncidente avec l’anomalie mesurée. En faisant varier les contrastes de densité et
la profondeur, il existe toutefois une infinité de configurations de corps géologiques qui peuvent donner
la même anomalie de Bouguer : c’est l’ambiguïté de l’interprétation.

L’estimation de la profondeur z au centre du corps perturbateur (sphère, cylindre horizontal) ou


au toit de certaines structures peut être obtenue à partir de l’anomalie gravifique qu’ils produisent. Par
exemple, dans le cas d’une sphère, la composante verticale est exprimée comme suit :

4 𝑎3 . 𝜌. 𝑧. 𝐺
𝑔𝑧 = . 𝜋. 3
3 (𝑋 2 + 𝑍 2 ) ⁄2

L’anomalie maximale se trouve à x=0 et est égale à :

4 𝑎3 . ∆𝜌. 𝐺
∆𝑔𝑚𝑎𝑥 = . 𝜋.
3 𝑍2

Où =1-2.
3- Modélisation

En géophysique, il existe deux phases d’interprétation qui sont (1) l’interprétation qualitative qui
est l’étape de l’interprétation permettant de prouver la qualité des données en réduisant les signaux
non géologiques (bruits) qui sont associées aux données et réduire les erreurs sur les lectures de
propriétés. Ce qui permet de donner un sens aux cartes qui représente l’outil de base pour
l’interprétation. Elle est utilisée dans le cas où beaucoup de détail n’est pas demander. Elle se présente
comme un cadre linéaire ou les données sont collectées, traité, ploté et interprété. (2) L’interprétation
quantitative est la quantification des données, c'est-à-dire estimé les anomalies en donnants une
définition du sous-sol mises en évidences dans l’interprétation qualitative, qui passe par la
modélisation (directe et indirecte). Elle intervient si les informations de détail sont recherchées dans la
zone d’investigation.

La modélisation est définie au sens large comme étant la conception d'un modèle, dont le type est
défini selon l’objectif et les moyens utilisés. La modélisation est dite mathématique, géométrique,
mécanique, cinématique etc.…. Elle nécessite généralement d'être calée par des vérifications "in situ",
lesquelles passent par le choix des paramètres et leurs calibrages.

Selon Tarantola, 2005, les théories physiques nous permettent de faire une prédiction, en se
donnant une description complète du système physique demandé, nous pouvons prédire la résultante
des mesures de propriété physique, ce qui correspond au problème de la modélisation.

En science expérimentale, nous cherchons à caractériser les paramètres physiques d’un objet en
se basant sur une série de données mesurées. En général, les lois de la physique fournissent les bases
nécessaires de prédire les résultats d’une mesure en fonction d’un modèle, en ce sens un modèle est
défini comme étant la représentation simplifiée ou idéalisée de la réalité d’un état physique. Ces
opérations de prédiction portent le nom de problème direct. L’opération opposée, appelée problème
inverse, qui consiste à reconstruire un modèle à partir des données mesurées sur un objet. Ce type de
reconstruction se rencontre très fréquemment dans l’imagerie en sciences de la vie et de la Terre, en
science d’ingénierie, en médecine, en astrophysique, en mécaniques, en industrie et d’autres
domaines.

Des exemples de problème inverse sont: comme attraper un ballon, intercepter un missile,
conduire une voiture, les techniques de scannage comme les rayons X, CAT, PET and MRI, la plupart
des problèmes géophysiques Paine, 2003.

Les procédures scientifiques pour l’étude d’un système physique peuvent être subdivisées en
trois étapes qui sont selon Tarantola, 2005: (1) paramétrisation du système qui est la description d’un
ensemble de paramètres sur model dont la détermination de la valeur caractérise le système. (2) la
modélisation directe correspondant à la détermination des lois physiques qui permettent de donnée les
valeurs du paramètre du model, pour en faire une prédiction du résultat. (3) La modélisation inverse
qui permet d’utiliser les résultats des mesures des paramètres sur le model à observer.

La modélisation permet d’analyser les phénomènes physiques réels à différentes échelles ce qui
permet de représenter un modèle en 1 dimension, en 2 dimensions, en 3 dimensions et même en 4
dimensions.

Une (1) dimension est une représentation suivant une seule direction soit X, soit Y ou soit Y
Deux (2) dimension est une représentation suivant deux directions soit (X,Y) soit (X,Z) soit (Y,Z)

Les cas particuliers de ces représentations sont : (1) la modélisation en 3D qui permet
d’analyse le problème un objet comme étant vue en réalité suivant les coordonnes Cartésien XYZ, et
(2) la modélisation en 4D permettant d’analyser le problème comme vue en réalité suivant les
coordonnées Cartésien d’axes XYZ mais aussi dans le temps T.

La modélisation revient donc à trouvés une réponse pour l’interprétation quantitative. Comme
déjà défini ci-dessus, elle comprend :

- La modélisation directe qui en géophysique permet de trouver la solution en faisant


correspondre itérativement le champ calculé au champ observé jusqu'à ce qu’une bonne
correspondance soit trouvée. Cette correspondance itérative représente des essais ou des erreurs
peuvent être introduire. La modélisation directe est contrôlée par l’interprétateur avec comme appuis
les informations géologiques ce qui réduit considérablement les erreurs.

- Quant à la modélisation inverse, elle est faite par l’établissement d’un algorithme basé sur la
réponse d’une géométrie particulière (une ou plusieurs formes) et le faire tourner par un ordinateur qui
choisir automatiquement des modèles pour les données. Cet algorithme permet d’introduire les
contraintes qui permettent de contrôler les solutions. Le problème qui se pose est la faite qu’il n’y a
pas de contrôle de l’interpréteur, et l’introduction limitée des paramètres par l’interprétateur. Aussi
l’utilisation des simples formes géométriques qui ne correspondent pas généralement à la réalité de la
terre et les erreurs qui accompagnent les données. Tous ces problèmes aboutissent à l’ambigüité des
solutions qui résultent de l’inversion. Quel que soit l’algorithme utilisé pour l’inversion, on part de
données (input) pour aboutir à des modèles (output).
Figure 1 :

Modélisation direct : Calcul itératif


MODEL: DATA ou
de l’effet du model
Configuration des EFFECT: Calculer
propriétés du (direct), Observé
matériel (inverse)
Modélisation inverse : Calcule
automatique du model à partir des
données

Figure 2 : Interaction entre la modélisation direct et la modélisation inverse

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