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Cet ouvrage, coordonné par Joël Cascade, compile les annales corrigées des concours des Grandes Écoles de Commerce pour les dix dernières années, incluant des sujets de LV1 et LV2. Destiné aux étudiants de classes préparatoires, il propose des corrigés annotés et des analyses de sujets pour faciliter la compréhension et l'entraînement. Les auteurs, tous enseignants expérimentés, visent à fournir un outil de travail actualisé et pédagogique pour aider les étudiants à se préparer efficacement aux épreuves d'anglais.

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Cet ouvrage, coordonné par Joël Cascade, compile les annales corrigées des concours des Grandes Écoles de Commerce pour les dix dernières années, incluant des sujets de LV1 et LV2. Destiné aux étudiants de classes préparatoires, il propose des corrigés annotés et des analyses de sujets pour faciliter la compréhension et l'entraînement. Les auteurs, tous enseignants expérimentés, visent à fournir un outil de travail actualisé et pédagogique pour aider les étudiants à se préparer efficacement aux épreuves d'anglais.

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10 ANS D’ANNALES CORRIGÉES


aux concours des Grandes Écoles de Commerce

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10 ANS D’ANNALES CORRIGÉES


aux concours des Grandes Écoles de Commerce

IENA • ÉCRICOME • CCIP/R/ELVi


Prépas commerciales

Ouvrage coordonné par Joël Cascade

Françoise BABER Alain GOUDOT Claude LOUBIGNAC


Evelyne BATAILLE Jean-Marc GOURDON Alison MAILLARD-PARKER
Mélanie BECQUART Maryse GRÔNE Charlotte MARNOTTE
Blaise BONNEVILLE Anne GUERRIER Sofia MINGOUS
Fella BOUCHOUCHI Marina GUIBERT Catherine QUARRÉ ROGER
Satya CALAS Anne HENRY-CLOUX Christophe REPPLINGER
Michel CAMOS Lauranne JOUANNO Sophie SEBAH
Carole CAMPHYN Pierre LACOMBLEZ Nathalie SÉNÉ
Marie-Christine CAPOBIANCO Martine LAURENT Lee SMART
Oliver CARR-FORSTER Anne-Sophie LELUAN-PINKER Léa THALMARD
Yolaine DIPPENWEILER Sarah LOOM Soizic TURBAN-PRONO
Éric DULORIER Marion LOPEZ-BURETTE Isabelle VAURIE-DEMANGE
Luc GEILLER Gérard LORGOS Alexandre USEILLE

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Remerciements

Je remercie chaleureusement Sarah Loom, anglophone, agrégée en classe prépa-


ratoire, pour ses précieuses suggestions lors de la relecture et ses conseils pour
harmoniser les sujets de cet ouvrage.

ISBN 9782340050457
©Ellipses Édition Marketing S.A., 2016
32, rue Bargue 75740 Paris cedex 15

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Avant-propos

Cet ouvrage est un « tout-en-un ». Il comprend les sujets intégralement corrigés


des trois banques d’épreuves (IENA, ÉCRICOME, et CCIP/R appelé ELVi depuis
2015) des dix dernières années (de 2006 à 2016) en LV1 et LV2, y compris tous les
sujets d’expression écrite. Essentiellement écrit par des professeurs enseignants
en classe préparatoire, eux-mêmes souvent membres de jury de concours, voire
concepteurs des sujets, cet ouvrage s’adresse aux étudiants de prépas commer-
ciales, mais aussi aux étudiants des prépas littéraires, dont certains préparent,
parallèlement au concours d’entrée à l’ENS, les banques d’épreuves d’Écoles de
Commerce et de Management.
Tous les corrigés sont annotés et commentés : en thème et version, vous trouverez
des annotations permettant de mieux comprendre la traduction proposée. Avant le
corrigé de l’expression personnelle, la partie « Analyse du sujet » donne les grandes
lignes pour mieux cerner le sujet à traiter.
Nous avons décidé de jouer la carte utile pour les nouveaux préparationnaires en
traitant tous les sujets d’un point de vue actuel, c’est-à-dire en intégrant des élé-
ments jusqu’au moment de publication, afin que cet ouvrage soit le plus actualisé
possible. Tel est le parti pris de ces annales.
Par ailleurs, afin de montrer qu’il est possible de traiter les sujets d’expression
personnelle de façon différente, deux corrigés sont systématiquement proposés
pour ces sujets, proposition A et proposition B. Notez que, pour des raisons péda-
gogiques, ces essais comportent des notes, qui permettent ainsi de développer un
point culturel, par exemple, ou de préciser un événement. En effet, ces annales sont,
avant tout, un outil de travail que l’étudiant pourra utiliser tout au long de l’année ;
c’est pourquoi, tout comme pour les essais, les traductions sont accompagnées de
notes grammaticales, lexicales, voire des variantes possibles en contexte. Le jour
des devoirs sur table et des concours, il va de soi que le candidat devra proposer
une seule traduction sans annotation et une expression personnelle respectant le
nombre de mots indiqué sur le sujet et sans notes après l’essai.
Enfin, nous espérons que tout étudiant de classe préparatoire pourra tirer profit
de ces corrigés et que cet ouvrage lui permettra de s’entraîner efficacement aux
épreuves d’anglais.
Les auteurs

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Les auteurs

Joël CASCADE, coordinateur, agrégé d’anglais, option linguistique (1998), est professeur
en classes préparatoires commerciales, en ECE et ECS, au lycée de Bellepierre à Saint-
Denis-de-la-Réunion. Il a publié plusieurs articles dans des ouvrages collectifs pour les
Prépas (Classi-Files). Il est aussi co-auteur et directeur d’ouvrage d’un manuel de littérature
de langue anglaise, Enjoy Literature (1ère et Tle L, L.E.L.E.) et du manuel Contrôle Continu,
Terminales, toutes séries, et a dirigé The English Textbook, Prépas commerciales, ainsi que
les ouvrages Breaking New et Classi-files Les Nouveaux Dossiers. A publié un ouvrage de
grammaire anglaise et de thème grammatical, Prêt-à-Réviser / La Grammaire Synthétique
de l’Anglais. A dirigé également l’ouvrage collectif Culture et Civilisation en 80 fiches et Les
Exos du bac – Anglais aux éditions Ellipses, ainsi que le manuel Make it pro, BTS tertiaires
et industriels aux éditions Hatier. Direction d’ouvrage en préparation : La traduction en
classes préparatoires et licence. Membre du jury d’ÉCRICOME et de l’Agrégation externe
d’anglais de 2013 à 2016. Directeur de la collection « Prêt-à-Réviser » chez Ellipses.

Françoise BABER, agrégée d’anglais, est professeur en classes préparatoires commerciales


ECE au lycée Saint Joseph du Loquidy à Nantes. Membre du jury des épreuves orales de
langues vivantes du concours Audencia et correctrice au concours ÉCRICOME.

Évelyne BATAILLE, professeur agrégé d’anglais, titulaire d’un DEA de littérature améri-
caine du XIXe siècle sur H.D. Thoreau, enseigne à POLYTECH-Lyon, Université Claude
Bernard Lyon 1, en cursus préparatoire (CCP-DEUG) et dans le cycle ingénieur. Auteur
d’articles dans Classi-files, co-auteur dans The English Textbook et dans les encyclopédies
What’s what? Where’s where? Et whozzat? aux éditions Ellipses.

Mélanie BECQUART, professeur agrégée enseignant en classes préparatoires aux grandes


écoles commerciales (CPGE ECE) au lycée Le Verrier à Saint-Lô.

Blaise BONNEVILLE est professeur agrégé en classes préparatoires au lycée Henri IV à


Paris et chargé de cours à l’École Normale Supérieure.

Fella BOUCHOUCHI est agrégée et docteur en littérature anglaise de l’Université de


Paris IV (thèse sur D. H. Lawrence) ; elle enseigne l’anglais en CPGE au lycée La Bruyère
à Versailles en ECS, hypokhâgne et khâgne, et a publié une dizaine d’articles.

Satya CALAS, professeure agrégée enseignant en CPGEs scientifiques au lycée Pierre


Corneille à Rouen.

Michel CAMOS est professeur de Chaire Supérieure au lycée Masséna à Nice.

Carole CAMPHYN, professeur agrégée en classes préparatoires économiques et commer-


ciales au lycée Saint-Paul à Lille et en classes préparatoires littéraires au lycée Notre-Dame
de la Paix à Lille.

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Marie-Christine CAPOBIANCO est professeur de Chaire Supérieure au lycée Chaptal


à Paris en classes préparatoires scientifiques et commerciales. Agrégation (1978) option
littérature. Titulaire d’un DEA de littérature américaine sur James Merill, elle a enseigné à
tous les niveaux du primaire à l’université, dont CPGE technologiques au lycée du Hainaut
à Valenciennes, traduction à l’Université de Lille III, classes trilingues orientales, classes
d’accueil des non-francophones et préparation à Sciences-Po au lycée Jean de La Fontaine
à Paris, Première supérieure et hypokhâgne au lycée Condorcet à Paris. Formation de
stagiaires CAPES et habilitation des maîtres du primaire, élaboration de sujets d’écrit
(ENSI) et d’oraux (Ecoles de Commerce). Elle a été correctrice d’ÉCRICOME. Co-auteur
d’un manuel ludique d’anglais pour les enfants Hokuspokus aux éditions Ellipses, elle a
également collaboré à The English Textbook, Prépas commerciales, chez Ellipses. Elle est
actuellement responsable de l’anglais au bureau de l’APHEC.

Oliver CARR-FORSTER est anglophone. Ancien élève du lycée français Charles de Gaulle
de Londres, il est titulaire d’une maîtrise en géographie historique de l’Université de
Londres. Agrégé d’anglais, il a participé aux jurys du CAPES interne et de l’Agrégation
externe (épreuve de thème). Après avoir travaillé au sein de l’Enseignement agricole public,
il enseigne actuellement en CPGE scientifiques et BCPST au lycée Albert Châtelet à Douai.

Yolaine DIPPENWEILER est agrégée d’anglais et titulaire d’un DESS de traduction


littéraire. Elle enseigne à l’Université de Lorraine – LANSAD.

Éric DULORIER, agrégé d’anglais, est professeur en classes préparatoires commerciales


ECS et agro-véto BCPST au lycée l’Externat des Enfants Nantais, ainsi qu’en classe pré-
paratoire commerciale ECE au lycée St Joseph du Loquidy à Nantes. Membre du jury des
épreuves orales de langues vivantes du concours AUDENCIA et correcteur ÉCRICOME.

Luc GEILLER, professeur agrégé d’anglais en classes préparatoires commerciales et


scientifiques au lycée Fabert à Metz. Titulaire d’une Maîtrise en civilisation américaine
et d’un M2 Mondes Anglophones (didactique). A publié des travaux de recherche sur la
place du lexique grammaticalisé et des structures préfabriquées dans l’apprentissage de
l’anglais. Interrogateur aux oraux d’admission à Audencia.

Alain GOUDOT, professeur de Chaire Supérieure d’anglais, est titulaire d’un Master
en linguistique anglaise sur l’enseignement de l’anglais oral en CPGE Économiques et
Commerciales. Il enseigne en classes préparatoires économiques et commerciales au lycée
Bellepierre à Saint-Denis-de-la-Réunion depuis 1993. Il a déjà collaboré aux ouvrages
suivants : The English Textbook Prépas commerciales (2013), Breaking News (2014), tous
les deux sous la direction de Joël Cascade.

Jean-Marc GOURDON est professeur agrégé en classes préparatoires scientifiques au


lycée Chaptal à Paris. Titulaire d’une maîtrise et d’un DEA de linguistique et stylistique
comparée autour des opéras de Benjamin Britten sous la direction du linguiste Jean-Rémi
Lapaire, il a également participé en 2002 au colloque de l’Université de Saint-Quentin-en-
Yvelines sur le théâtre français à l’étranger au XIXe siècle sous la direction de Jean-Claude
Yon par un article sur Louis Jullien et les Promenade Concerts. Il a également enseigné à
l’ENSAE (École Nationale de la Statistique et de l’Administration Économique) et collaboré
en tant que conseiller pédagogique pour les éditions Belin.

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Maryse GRÔNE est agrégée d’anglais (2008) et titulaire d’un doctorat en linguistique
anglaise (2014). Elle enseigne actuellement en classes préparatoires commerciales et scien-
tifiques au lycée militaire de La Flèche et participe chaque année à des jurys de concours.

Anne GUERRIER, professeur agrégée d’anglais, ancienne élève de l’ENS Fontenay.


Professeur d’anglais en lycée : Maison d’Education de la Légion d’Honneur de Saint-
Denis (1995-1999) et Ecole Alsacienne, Paris (1999-2004). Professeur en Khâgne Lettres
et Sciences Sociales et en Classe Préparatoires aux Écoles de Commerce voie scientifique
au lycée Janson-de-Sailly à Paris.

Marina GUIBERT, agrégée d’anglais, enseigne en classes préparatoires commerciales


(ECE) ainsi qu’en classes préparatoires scientifiques (MP-MPSI) au lycée Notre Dame
de La Merci à Montpellier. Elle participe aux jurys de correction de concours. Elle est
jury d’oraux banque IENA.

Anne HENRY-CLOUX, agrégée d’anglais, enseigne en classes préparatoires économiques


et commerciales – voie scientifique (ECS), et en classes préparatoires scientifiques (MP-
PC), au lycée Camille Vernet à Valence. Titulaire d’un DEA d’études anglaises et nord-
américaines des XIXe et XXe siècles (Paris III, Sorbonne Nouvelle), elle fait également des
vacations au centre Stendhal à Valence (Université Grenoble Alpes). Elle a été membre du
jury du CAPES externe, et des concours prépas.

Lauranne JOUANNO, agrégée d’anglais, option littérature, enseigne en classe préparatoire


économique et commerciale, voie technologique au lycée Salvador Allende à Hérouville-
Saint-Clair (Académie de Caen) et elle intervient à l’Université en Master en civilisation et
compréhension orale. Après quatre ans passés au sein du jury du CAPLP Anglais-Lettres,
elle est membre du jury du CAPES à compter de la session 2016.

Pierre LACOMBLEZ enseigne au lycée St François de Sales à Evreux et est collaborateur


de la revue Espace Prépas.

Martine LAURENT enseigne en classes préparatoires commerciales au lycée Jean XXIII


à Montigny-les-Metz.

Anne-Sophie LELUAN-PINKER, ancienne élève de l’ENS-LSH (Lyon), agrégée d’anglais


et titulaire d’un DEA. Elle a enseigné en classes préparatoires littéraires, scientifiques et
commerciales. Elle réside actuellement au Royaume-Uni où elle enseigne le Français
Langue Étrangère (niveau A-Level). Membre du jury d’oral du concours ÉCRICOME depuis
2009. Co-auteur de Classi-Files : Les Nouveaux dossiers de la presse anglaise, Ellipses, 2015.

Sarah LOOM, agrégée de l’Université et titulaire du BA Hons et du MA Hons, University


of Bristol (GB), est professeur en classes préparatoires au lycée Henri Martin à Saint-
Quentin (Académie d’Amiens). Elle a publié plusieurs articles dans la série d’ouvrages
collectifs Classi-Files ‘Les Dossiers Classés de la Presse Anglo-Saxonne’. Co-auteur du Petit
dictionnaire culturel britannique et américain, du A to Z Dictionnaire culturel britannique
et américain, elle a publié, en collaboration, trois éditions du manuel de civilisation bri-
tannique et américaine Definitely British, Absolutely American, dont elle a assuré la co-
coordination de la 3e édition. Elle a également assuré des fonctions de relecture anglophone
pour de nombreux ouvrages aux éditions Nathan (Discovering literature, Françoise Grellet

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& Join the Team 6e et 5e …) et aux éditions Ellipses (Réussir l’épreuve d’Anglais à l’entrée
de Sciences Po : Paris & province ; Just Write It ! L’expression écrite en langue anglaise pour
les classes préparatoires…). En plus de sa participation aux divers jurys des concours de
l’Éducation Nationale, elle est conceptrice des sujets d’anglais pour la banque d’épreuves
IENA depuis 2013 et expert judiciaire (traducteur/interprète) auprès de la Cour d’Appel
d’Amiens depuis 2000.

Marion LOPEZ-BURETTE, qualifiée à la fonction de Maître de Conférence en 2013.


Professeur agrégé d’anglais en classes préparatoires littéraires au lycée Jean Jaurès à Reims.
Docteure de l’Université de Paris 7 Diderot.

Gérard LORGOS, agrégé de l’Université, également licencié de lettres modernes, enseigne


l’anglais en classes préparatoires au lycée Raspail à Paris. Il est membre du jury du
concours Mines-Ponts depuis 2008 et a participé à l’ouvrage The English Textbook – Prépas
scientifiques (2013), sous la direction de Gérard Hocmard.

Claude LOUBIGNAC, chevalier des palmes académiques, a été professeur agrégé au lycée
Hoche à Versailles de 1975 à 2007 où il a enseigné en CPGE, dans les sections préparant
aux concours des écoles de commerce (prépa économique et scientifique) ainsi qu’aux
écoles d’agronomie et vétérinaire. Membre des jurys des concours CCIP (écrit) et ESSEC
(oral), il est professeur de Chaire Supérieure honoraire. Il a publié, en collaboration, divers
ouvrages de civilisation aux éditions Ellipses : What’s What, Dictionnaire culturel du monde
anglophone 2004, A to Z, Dictionnaire culturel britannique et américain 2004, Whozzat,
Dictionnaire biographique du monde anglophone 2004, When & Where, Dictionnaire histo-
rique du monde anglophone 2006, Who knows, Dictionnaire culturel du monde anglophone
2007, Petit dictionnaire culturel britannique et américain 2007, 60 étapes-clés de la civilisation
anglo-saxonne 2008 et Fiches de civilisation américaine et britannique (3e édition) 2014. Il
a participé à l’élaboration d’ouvrages de langue aux éditions Ellipses : Le thème anglais
grammatical 1992, La grammaire anglaise en fiches et QCM avec corrigés 2011, Grammaire
anglaise, bloc-notes, fiches et QCM avec corrigés 2012, Le Thème anglais grammatical en
fiches (2e édition) 2016, L’anglais aux concours post-bac 2016.

Alison MAILLARD-PARKER, britannique, est agrégée d’anglais et enseigne à l’Université


d’Aix-Marseille. Elle a aussi enseigné l’anglais à l’école internationale de Lille. Diplômée
en langues modernes de l’Université de Durham (Angleterre), titulaire du PGCE de Saint
Martin’s College de Lancaster (Angleterre) et d’une maîtrise de langues de l’Université
d’Aix-en-Provence, elle a été correctrice d’ÉCRICOME et examinatrice de l’épreuve orale
des examens de l’Université de Cambridge. Elle a aussi collaboré à des manuels d’anglais
pour Cambridge University Press.

Charlotte MARNOTTE, agrégée, enseigne en classes préparatoires à l’Institution des


Chartreux à Lyon.

Sofia MINGOUS, (ENS Lyon) professeur agrégée d’anglais en classes préparatoires scien-
tifiques au lycée Vaucanson à Grenoble. Anciennement professeur agrégée d’anglais en
classes préparatoires littéraires et scientifiques au lycée Condorcet à Paris.

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Catherine QUARRÉ ROGER, agrégée d’anglais, docteur en littérature américaine, (thèse


sur Paul Auster). Professeur au lycée Palissy à Agen et chargée de cours à l’Université
de Bordeaux Montaigne, antenne d’Agen. Auteur d’un ouvrage Paul Auster, l’enchanteur
désenchanté.

Christophe REPPLINGER, ancien élève de l’ENS de Cachan, agrégé d’anglais, enseigne


en classes préparatoires au lycée Henri-IV à Paris. Il est membre du jury du concours
Mines-Ponts. Il a déjà collaboré aux ouvrages suivants : The English Textbook Prépas com-
merciales (2013), Breaking News (2014), Classi-Files (2015), tous les trois sous la direction
de Joël Cascade.

Sophie SEBAH, professeur agrégée d’anglais au lycée Audiberti à Antibes, est l’auteur
de plusieurs livres scolaires qui s’appuient sur une expérience de l’enseignement variée
(lycée, école d’ingénieurs, classes préparatoires, IUT, école de journalisme, STAPS) et une
approche concrète et ciblée des besoins de l’apprenant.

Nathalie SÉNÉ, agrégée d’anglais, enseigne dans les classes préparatoires commerciales
et scientifiques au lycée Chateaubriand à Rennes depuis 2008. Titulaire d’un DEA de
civilisation indienne. Membre du jury du CAPES externe de 2008 à 2012. Co-auteure de
The English Textbook, prépas commerciales, Ellipses, 2013 et de Classi-Files, Les nouveaux
dossiers de la presse anglo-saxonne, Ellipses, 2015.

Lee SMART, B.A. (Hons) French, (1st class), University of Hull, agrégé d’anglais, enseigne
en classes préparatoires scientifiques au lycée de la Martinière Monplaisir à Lyon. Il a
participé aux jurys du CAPES et de l’Agrégation.

Léa THALMARD, agrégée d’anglais et diplômée de l’École Normale Supérieure de Paris,


enseigne en classes préparatoires littéraires (A/L) au lycée du Parc à Lyon.

Soizic TURBAN-PRONO est agrégée d’anglais et titulaire d’un diplôme de traducteur


trilingue anglais / espagnol, mention interprète de relations. Elle enseigne en classes
préparatoires commerciales ainsi qu’en classes préparatoires IEP au lycée Mongazon à
Angers. Elle a également préparé pendant 3 ans les étudiants de l’IFUCOME (Université
Catholique de l’Ouest) à l’épreuve de Version du CAFEP-CAPES et a enseigné en Lycée
Européen et International pendant 15 ans.

Isabelle VAURIE-DEMANGE, ancienne élève du lycée Charles de Gaulle de Londres,


agrégée option littérature, DEA civilisation américaine, Licence de sociologie. Enseigne
en classes préparatoires économiques ECE 1re et 2e années et en MP au lycée militaire
d’Aix-en-Provence.

Alexandre USEILLE, agrégé d’anglais, enseigne en classes préparatoires commerciales


et scientifiques au lycée Hoche à Versailles. Il est également professeur en Hypokhâgne
B/L à Sainte-Marie de Neuilly.

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Sujet

1 IENA 2006 LV1

Helping women get to the top

Women account for almost half the workforce in western countries, and the lower
ranks of many big companies reflect that ratio. But at the top of the corporate
ladder it is a different story. For every ten men in the executive suite there is
one woman, a ratio that has changed little since the term “the glass ceiling” was
5 coined two decades ago to describe the barrier that allows women to see the top
of the corporate ladder, but seems to stop them from reaching it. Despite much
discussion, and efforts by both women’s and business groups to break that barrier
down, the world’s biggest companies are still almost exclusively run by men. Many
firms are worried about the coming demographic squeeze that threatens to reduce
10 the supply of qualified men. A few think that women have a unique contribution
to make in running modern firms. They are often better at team-building and
communications, for example, an advantage in a corporate world that is today
increasingly characterised more by informal networks than by ordered cohorts.

One popular belief is that women are choosing to hop off the big corporate career
15 ladders as they approach the higher rungs, a region where operational excellence
becomes less important than political skill and sharp elbows. Away from work
for a while—to have children or (increasingly) to act as carers for other family
members—they realise that they can live happily on one salary, their partner’s.
This may be true of some, but it is implausible to believe that all, or even most,
20 career-minded women feel this way. Given the chance, many would be just as
ambitious to do top jobs as men. However, too many are not getting that chance.
The lure of dropping out may have less to do with the shortage of women at the
top than the policies of the firms they work for. Because women bear children,
many seek to take more time off work in midcareer than men, but many firms
25 remain intolerant of absence.

Time-serving still counts in career advancement. A study of American graduate


managers found that women returning after a break of three years or more lost
on average 37 % of their earning power. So the first place that companies should
look if they want to bring more women to the top is the point of re-entry. They
30 should keep in contact with women who leave for a while, perhaps assigning them

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part-time projects while they are off the payroll. They should also offer retraining
to help bring women at least back to the level they were at when they left, much
as many already do for returning expatriates. At the same time, women who
want to stay on the career ladder are themselves under some obligation to keep
35 in touch with their previous employer and to keep up to- date with the skills they
need to make a smooth re-entry. They need to be realistic in their expectations
too. An absence of several years is bound to make some difference to their career
trajectory. Then, once women have reentered the workforce, there are a number of
things that companies can do to help keep them there. Women with dependents
40 at home need to pay others to take over while they are at work. Just as expatriates
receive allowances (e.g., for their children’s education) because of their special
circumstances, so executive women who are employees in the workplace and
carers at home might be granted such allowances for their special circumstances.

As a matter of fairness, flexible arrangements or special allowances should also be


45 offered to men who shoulder the burdens of being the primary carer at home. But,
for now, such men are still few and far between, at least in most big companies.
Women are the ones who need to be accommodated by new types of career paths.
The men who currently occupy positions at the top have to learn that female
executives are not just men in skirts and trouser suits. It is now clear that women
50 will not rise to the top of the corporate ladder by a simple process of osmosis once
there are enough of them at the bottom. They have different needs in the workplace.
Only when men understand this will women join them at the top.
The Economist, July 23, 2005

1. VERSION (sur 20 points)


Traduire depuis : “One popular belief is that women…” (ligne 14) jusqu’à “… but
many firms remain intolerant of absence.” (ligne 25)

Proposition de traduction
Une croyance répandue (1) veut que les femmes choisissent (2) d’interrompre leur
progression sur les grandes échelles (3) de carrière d’entreprise au moment où elles
approchent des échelons les plus élevés, là où l’habileté politique et la capacité
à jouer des coudes (4) prennent le pas sur les compétences effectives. Absentes
quelques temps du monde du travail, pour avoir des enfants ou (de plus en plus)
pour prendre soin (5) d’autres membres de leur famille, elles découvrent qu’elles

Sujet 1 10 IENA 2006 LV1

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peuvent vivre bien avec un seul salaire, celui de leur conjoint (6) . C’est peut-
être (7) le cas pour certaines mais il est difficile de croire que toutes les femmes
carriéristes, ou même la majorité d’entre elles, partagent cet avis. Si elles en avaient
la possibilité, beaucoup auraient (8) la même ambition que (9) les hommes d’occuper
des postes haut placés. Cependant, trop n’en ont pas l’occasion. Ce leurre qu’est le
renoncement est peut-être moins lié au faible nombre (10) de femmes haut placées
qu’aux politiques mises en œuvre par les entreprises qui les emploient. Parce que
ce sont les femmes qui portent les enfants, la plupart d’entre elles cherchent à
interrompre leur activité (11) en milieu de carrière plus longtemps que les hommes,
mais beaucoup d’entreprises continuent à ne pas pardonner les absences.

Notes de traduction
(1) Popular est un faux-ami qui signifie : apprécié, répandu.
(2) La forme -ING focalise sur le déroulement d’une action ; au moment où le journaliste
rédige son article, selon lui ce processus est en cours. C’est quelque chose qui est vrai
et en déroulement au moment de la rédaction.
(3) Lorsque l’on a une accumulation de noms, le nom le plus important est celui situé
le plus à droite. Les autres servent d’adjectif pour le qualifier. Career ladders désigne
donc des « échelles de carrière » (et non l’inverse, qui serait un non-sens). Tous les
adjectifs qui précèdent s’appliquent à career ladders.
(4) Cette expression ne peut pas être traduite littéralement : *coudes aiguisés. C’est une
expression idiomatique contenant une image anatomique voisine du français = jouer
des coudes.
(5) A carer est formé sur le verbe to care auquel on a ajouté le suffi xe -er qui crée un nom
qui désigne une spécificité d’une personne : a teacher is someone who teaches ; a lawyer
is someone who practices law…
(6) Sous-entendu : their partner’s salary ou their partner’s one. Ici, l’omission sert à éviter
une répétition.
(7) May exprime un degré de certitude moyen. On est dans une certitude plus forte que
might ou could mais bien moins importante que must. On est dans du 50 / 50.
(8) Would (prétérit de will ) exprime ici un conditionnel.
(9) Comparatif d’égalité : as … as.
(10) Shortage est formé sur l’adjectif short et signifie : pénurie. To be short of something =
être à court de.
(11) La préposition off exprime surtout la notion de supprimer / enlever quelque chose.
To take time off work = (littéralement) prendre du temps sans travail = interrompre
son activité.

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2. QUESTIONS (sur 40 points)


2.1. Question de compréhension du texte.
Explain what the following sentence means:
“So the first place that companies should look if they want to bring more women
to the top is the point of re-entry.” (ligne 28) (100 mots + ou – 10 %* ; sur 10 points)

When women resume their careers after some time away, they usually re-enter
their former company at a post that is less qualified than the one they had when
they left, which is tantamount to a regression. They thus end up earning less money
and having fewer responsibilities than if they had not interrupted their career
to have children. To help women reach top jobs, companies should thus “look at
the point of re-entry” that is to say they should be careful to give women a job
equivalent to the one they had, otherwise that period of time off will always be
detrimental to their career, preventing them from climbing up the social ladder.
(108 words)

2.2. Question de compréhension du texte.


Explain what the following sentence means:
“As a matter of fairness, flexible arrangements or special allowances should also
be offered to men who shoulder the burdens of being primary carer at home.”
(lignes 44-45) (100 mots + ou – 10 %* ; sur 10 points)

If we want companies to adopt egalitarian policies, anything granted to a woman


in a specific situation should also be granted to a man in the same situation,
namely when an employee is the sole carer at home, either because of a divorce
or a bereavement. When an employee has dependents at home to provide for,
anything implemented by companies to help them should apply to both men
and women. “Flexible arrangements” means allowing them to go home earlier,
take their annual leave at specific dates and having Wednesday as their day off
whereas “special allowances” include perks or benefits specifically designed for
people with families.
(110 words)

Sujet 1 12 IENA 2006 LV1

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2.3. Question d’expression personnelle.


Contemporary corporate culture has enabled women to go a long way. Has this
fully bridged the gap? Should getting to the top be the ultimate goal for men
and women alike? (300 mots)

Analyse du sujet
Le sujet commence par constater l’évolution dans la parité homme-femme dans
le monde du travail. Le but sera de s’interroger sur ses limites, la première ques-
tion sous-entendant que l’égalité parfaite n’a pourtant pas été atteinte, mais aussi
d’essayer de déterminer si elle doit réellement être une fin en soi ou si l’ambition
devrait être le moteur de tous, quel que soit le sexe.

Proposition A
Scandinavia is usually presented as an example in terms of bridging the gender
gap but actually many women there also drop out in mid-career and few of them
ever reach managerial level. So if Scandinavia is not really an example to follow,
which countries attempt to bridge the gap and how?
Oddly enough, the countries where up to 30% of females climb the ladder of success
are communist countries such as Russia, the Baltic states and China, where gender
equality is deeply embedded in culture and traditions. Mao Zedong indeed said
that “women hold up half the sky”. Promotion of female work, added to the long-
lasting one-child policy, has led to better career opportunities for Chinese women.
In the USA, major companies such as Facebook and Apple now offer egg-freezing
for non-medical reasons as part of their benefits package. This perk, added to a
generous maternity leave and extra cash to cover the expenses of a newborn, is
supposed to attract and retain female employees by enabling them to focus on
their careers and have children later. This has, however, sparked a controversy, as
opponents have been appalled that companies should interfere in the employees’
private lives and have argued that it may deter women from having children at
all. Yet most women in the US would appear to be in favour of this decision, which
seems to allow them to boost their opportunities in business.
Contemporary corporate culture has thus not fully shattered the glass ceiling yet
but some solutions do exist. Another option could be to give a better status to
stay-at-home people (whether men or women) caring for children or other family
members, by acknowledging this activity as a full-time job deserving financial
recognition. Absence from work would thus no longer be regarded as “dropping
out” but simply as a temporary change in career objectives.
(308 words)

Sujet 1 13 IENA 2006 LV1

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Proposition B
The number of women who manage to juggle a family and a career has undeniably
soared over the past 50 years. However, one may wonder what factors have
contributed to this dramatic evolution and why so much still undeniably remains
to be done.
In the corporate world, there was a time when men systematically held top jobs
while women were kept away from real decision-making positions. Today, it is
much more frequent to see women reach higher despite the famed glass ceiling.
Education certainly accounts for the change as it is now a well-known fact that
girls outperform boys in all areas of the academic curriculum. Besides, political
pressure, with such legislation as the German gender quotas policy, are forcing
the corporate world to open up to women.
On the other hand, some Nordic countries have chosen to extend family benefits
to men and maternity leave is being replaced by parental leave which can allow
fathers to take some time off from their career and act as the family’s prime care-
giver. This evolution evidences the fact that men are no longer content with being
only breadwinners and wish to be more involved in their family’s life. Therefore,
a dual movement is at play which allows women wider access to top corporate
positions while enabling men to step off the corporate ladder, albeit temporarily.
Still, despite undeniable progress, inequalities still exist, particularly regarding
salaries. Although equal pay acts have been adopted in many countries, figures
show that a woman is still paid on average 17 percent less than a man for the same
job. Besides, at home, women are still expected to take on most household chores,
a fact which bears witness to a certain persistence of stereotypes.
Men and women alike seem to aspire to the same things today, namely to find
a way to balance their career and their family life, and despite some progress,
reaching that goal seems to still be a little easier for men.
(328 words)

Sujet 1 14 IENA 2006 LV1

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3. THÈME
Depuis le mardi 1er novembre, les candidats à l’acquisition de la nationalité britannique
devront se plier à un test pratiqué sur ordinateur en 45 minutes maximum. L’épreuve
est obligatoire, sauf pour les postulants qui auront opté pour des cours de langue
anglaise comprenant des notions d’éducation civique. Pour être reçu, il faut répondre
correctement à au moins 18 questions sur les 24 que comprend l’épreuve. Les recalés
pourront se représenter autant de fois que nécessaire moyennant la somme de 34 livres.
Pendant longtemps, la naturalisation s’obtenait par le simple remplissage d’un formulaire.
Depuis février 2004, les nouveaux Britanniques prêtent serment à la Couronne et
proclament leur loyauté envers l’État au cours d’une cérémonie de citoyenneté publique
ou privée. Il s’agit, dans l’esprit du gouvernement, de souligner que l’obtention d’un
passeport est un choix personnel, assorti de droits et de devoirs, qui doit exprimer
un désir de pleine intégration au sein du Royaume. Quelque 141 000 personnes sont
devenues citoyens britanniques l’an dernier.
J-P Langellier, Le Monde, novembre 2005

Proposition de traduction
Since Tuesday November 1st , candidates (1) applying for British citizenship will
have to (2) pass a computer-based test lasting a maximum of 45 minutes. The test
is compulsory except for applicants having chosen a combined English language
and citizenship course (3) . In order to pass, you need to get at least 18 of the 24
questions right (4) . Unsuccessful candidates can take the test again as many times
as necessary at a cost of £34 a time (5) . For a long time, naturalization used to
be obtained (6) merely by filling in a form. Since February 2004 (7) , new British
citizens swear allegiance to the Crown (8) and assert their loyalty (9) toward
the state during (10) a private or public citizenship ceremony. The government’s
intention is to highlight that getting a passport (11) is a personal choice which
comes with (12) rights and duties, and which must be accompanied by the desire
to be fully integrated within the UK. Some 141,000 people were granted British
citizenship last year. (13)

Notes de traduction
(1) Candidater = to apply for ; un candidat = an applicant. Pour ce qui est des dates, il
existe plusieurs façons de les présenter : Tuesday November 1st ou Tuesday 1st November
(2) Ici, il faut rendre la notion d’obligation, de contrainte ainsi que la nécessité de réussir.
To pass a test = réussir (faux-ami) ; passer un test = to take a test.
(3) Si vous ne savez pas traduire des expressions comme « éducation civique », pensez à
vous demander ce que contient cette matière, essayez de reformuler l’expression. C’est

Sujet 1 15 IENA 2006 LV1

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un cours où on apprend à devenir un citoyen, à s’intégrer dans la société. L’anglais,


plus pragmatique, parle simplement de citizenship course.
(4) Variante : 18 sur 24 = 18 out of 24 ; attention : la traduction littérale par la préposition
on ne convient pas.
(5) « Moyennant la somme » : il n’est pas utile de chercher à toute force à traduire ce
terme littéralement, on nous annonce simplement le prix.
(6) Rupture dans le passé désormais révolu : used to + Verbe.
(7) Date précise dans le passé = since. For exprime une durée, et during exprime la simul-
tanéité de deux événements (I met him during the holidays : il y a eu deux événements
simultanés : la rencontre ET les vacances).
(8) An oath = serment ; to take the oath of allegiance. Prêter serment = to pledge allegiance
(autre possibilité de traduction).
(9) Variante : declare their loyalty
(10) Ici, on peut utiliser during ; le serment a lieu pendant la cérémonie.
(11) Ici la forme -ING conviendra bien. L’anglais utilise plus les verbes que les noms, alors
que le français fait l’inverse. The obtention of a passport is a personal choice sonne
beaucoup moins naturel.
(12) Cette expression signifie « accompagné de », « qui s’accompagne de », « qui vient
avec » = that comes with/that entails.
(13) Obtenir la nationalité = to be granted citizenship.

Sujet 1 16 IENA 2006 LV1

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Sujet

2 IENA 2006 LV2

Attack of the nannies

Polls keep showing that American Indians aren’t really offended by college team
nicknames such as warriors, braves, Indians, Seminoles, and Fighting Illini. But
many sportswriters, campus “diversity” officials, and now the National Collegiate
Athletic Association think they ought to be. So the NCAA says it will ban from
5 championship play all college teams with “hostile or abusive” nicknames and
mascots. It apparently took this action without consulting tribal leaders. […] Here
we are confronted by the dreaded social disease of nannyism, the irresponsible
urge toward do-good coercion. The nannies are all around us now, attempting to
ban smoking in outdoor areas, including New York’s vast Central Park, working to
10 eliminate one schoolyard game after another, including dodge ball (too violent), tag
(hurt feelings by turning kids into targets), and just about any game with winners
and losers (competition douses the cooperative ethic, and losers can be traumatized
for life). California has banned genetically modified fish from aquariums, and San
Francisco set strict rules for doghouse construction. Alabama banned sex toys. A
15 California legislator introduced a state bill to prohibit use of tanning machines by
those under age 18, unless they have a doctor’s prescription. A New York assembly-
man sponsored a bill to require every car in the state to come with a device that
would allow driving only if the motorist blew into a tube and passed a breathalyser
test. The test would have to be repeated every 30 to 40 minutes, or the car would
20 stop. In North Dakota, a state bill would make it illegal for people who are just
turning 21 to drink before 8 a.m. on their birthdays. The goal is to keep the young
from rushing out at midnight on their birthday to get drunk. […] Nannyism is a
progressive affliction. When the nannies get something from the public, they always
want more: helmets for tots riding tricycles, for example. Now that the sensible
25 rules against drivers’ use of hand-held phones have caught on, the campaign against
hands-free phones has begun. “Inattention blindness”, we are told, is the real villain,
and a recent study says that all drivers who use phones – hand-held or not – are four
times as likely as other drivers to have serious cash injuries. The logic of this is to
ban radios and smoking in cars, and perhaps babies, dogs, and talking passengers,
30 all of which can be distracting. Drive-through fast-food windows would have to

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close, too. […] Let’s hope nannies can learn to control themselves. Otherwise, we
may need some coercive but kind-hearted antinannyist legislation.
U.S. News § World Report, August 29, 2005

1. VERSION (sur 20 points)


Traduire le titre et depuis : “California has banned genetically modified fish…”
(ligne 13) jusqu’à “… or the car would stop.” (ligne 20)

Proposition de traduction
Les bien-pensants passent à l’attaque (1)
La Californie a interdit les poissons (2) d’aquarium génétiquement modifiés et
San Francisco a strictement réglementé la construction de niches. L’Alabama a
proscrit les sex toys. Un législateur californien a proposé un projet de loi (3) visant
à interdire l’accès des solariums aux mineurs sauf (4) sur avis médical (5) . Un
membre de l’assemblée de New York a parrainé (6) un projet de loi visant à imposer
à toute voiture circulant dans l’état d’être équipée d’un appareil n’autorisant (7)
le conducteur à démarrer qu’après avoir soufflé dans un tube et réussi (8) l’analyse
de son haleine. Il faudrait refaire ce test toutes les trente à quarante minutes (9)
sous peine de voir le moteur s’arrêter.

Notes de traduction
(1) Ce titre faire référence à ce que certains appellent le nanny state, terme péjoratif
désignant un gouvernement jugé hyper protecteur, au point d’entraver le libre-arbitre
de chacun.
(2) Le pluriel de fish est habituellement fish, même si fishes se rencontre. On est donc ici
sur une forme plurielle.
(3) A bill désigne un projet de loi.
(4) Unless introduit une restriction.
(5) Variante : sauf sur présentation d’une ordonnance.
(6) Sponsor implique bien évidemment une idée de soutien (surtout financier).
(7) Would est un conditionnel qui marque le fait que ce n’est encore qu’un projet.
(8) Pass est un faux-ami, qui signifie « réussir ».
(9) Every ici est utilisé avec du pluriel car il envisage les 30/40 minutes comme une
période de temps.

Sujet 2 18 IENA 2006 LV2

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2. QUESTIONS (sur 40 points)


Question de compréhension du texte.
What particularly visible contemporary phenomenon is highlighted in this
article? What are its characteristics? What exactly is the journalist’s standpoint?
(150 mots + ou – 10%* ; sur 20 points)

The journalist here denounces “nannyism”, which is a desire that some legislators
and politicians have to eliminate anything that could potentially cause harm
– sometimes without even consulting those they are pretending to want to
protect, as if they were children who have to be taken care of by “nannies”, that
is to say adults in a position of superiority and who know better. He is clearly
against nannyism, presenting this phenomenon as an “affliction”; he argues that
nannies are taking things too far and that adults are responsible enough to look
after themselves. Nannies have become too confident so they need either to stop
or be stopped as such abuse could lead to totally absurd situations. You cannot
eliminate all potential hazards from daily life and living implies accepting some
risks, which are usually very limited.
(150 words)

Question d’expression personnelle.


How far do you expect the state to eliminate risks of all kinds for its citizens?
(250 mots + ou – 10% ; sur 20 points)

Analyse du sujet
L’objectif ici est de s’interroger sur le rôle de l’État et jusqu’à quel point il lui est
possible de s’immiscer dans la vie quotidienne des citoyens, y compris dans leur
propre intérêt. Quelle est la limite entre ce qui relève du libre-arbitre, des libertés
individuelles et le devoir évident qu’a l’état d’assurer la protection de tous ?

Proposition A
Citizens have a right to live their lives freely and peacefully but on the other
hand the state is supposed to grant everyone the same rights and make sure that
individual protection but also freedom are ensured at all times. Individual freedoms
thus need to be limited – for example someone who advocates incitement to racial
hatred should be punished as that person may cause harm to other people. But
how far can the state go?

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Market forces should sometimes be controlled, for example by public health


authorities when unhealthy foods leading to childhood obesity are widely advertised.
Moreover, the government should inform people about some dangers they may
be not be fully aware of, for example that drinking while pregnant can harm the
unborn baby.
Total absence of any governmental control would only result in anarchy and
chaos. The limit seems, however, slightly blurred between protecting citizens and
unduly interfering with their personal decisions. Nannyism may indeed go too
far and witness the growing tendency to look for a culprit for anything that goes
wrong, even when the said culprits are the victims themselves: if you smoke and
end up developing lung cancer, who should take the blame – the government? The
tobacconist who sold you the cigarettes? The cigarette manufacturer? Or could it
be that it is just your fault?
In situations where there is no immediate threat or where common sense seems
to prevail, people should be free to choose for themselves. Most adults are sensible
enough to understand what is good for them, and ultimately it is an illusion to
believe you can protect everyone against everything.
(264 words)

Proposition B
Following the terrorist attacks that have hit countries all around the world, many
citizens believe their political representatives should protect them. Yet, given the
other forms of insecurity governments have to deal with, one may wonder how
far people can expect the state to take care of their every problem.
Our globalized world is creating a lot of uncertainty. Economically speaking, having
a job for life is no longer an option. Short-term contracts have now become the
norm for most wage-earners. Besides, the world is facing both a security crisis –
terrorist attacks from New York to Paris having proved no country is immune to
terror – and an environmental crisis which threatens the survival of the planet.
In this increasingly complex world, what can be expected from states? One difficulty
is the fact that though the various threats their citizens are facing are global, they
can only act locally. Besides, global institutions such as the UN lack the power to
have a real impact on individuals’ daily lives while other political forces such as
the EU are being questioned.
It would therefore appear that the role of states is changing too. Governments are
trapped between the domestic issues that citizens expect them to deal with and
global constraints over which they have little or no power. They can thus only
limit the impact of certain crises, be they economic, ecological or else and help

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their citizens cope with them. The days of the “nanny state” are over and citizens
must understand that they only have themselves to rely on, their states being there
merely to provide them with the necessary tools to facilitate their endeavors.
(275 words)

3. THÈME (sur 20 points)


1. Personne ne peut dire quand la grève prendra fin.
2. C’est la première fois que cette compagnie aérienne étrangère licencie du personnel.

3. Elle est PDG de cette société depuis cinq ans, depuis qu’elle a remplacé son père.

4. Refuser les heures supplémentaires n’est peut-être pas la meilleure solution.

5. On est en train de construire une galerie marchande au nord de la ville.

6. La réunion avec les syndicats devrait être annulée car elle a peu de chances
d’aboutir.
7. Plus l’entreprise se développera, plus elle embauchera.

8. On n’aurait jamais dû lui faire confiance

9. Il n’a pas réussi à se faire entendre, les manifestants faisant trop de bruit.

10. Il y aurait moins d’accidents si les automobilistes respectaient les limitations


de vitesse.

Proposition de traduction
1. No one can tell when the strike will end (1) .
2. It is the first time this foreign airline company has fired staff. (2)
3. She has been the CEO of this company for 5 years (3) , since she took over from
(4) her father.
4. Refusing (5) overtime may not be the best solution (6) .
5. A shopping arcade is being built in the north of the city (7) .
6. The meeting with the trade unions should be cancelled because it has little
chance of success.
7. The more the company grows, the more people it will hire (8) .
8. We should never have trusted him/her (9) .
9. He could not make himself heard (10) , as (11) the demonstrators were too noisy.
10. There would be fewer (12) car accidents if drivers respected the speed limit (13) .

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Notes de traduction
(1) Normalement, on ne met jamais de futur après as soon as, when ou once sauf lorsqu’on
est au discours indirect comme ici. Par exemple : I wonder whether she will phone.
(2) Après des structures comme it’s the first/second/third time ou it’s the best/worst time,
le present perfect est obligatoire. Variante pour licencier : to lay someone off/to make
someone redundant.
(3) Le present perfect est dû au bilan qui est fait de la période. For exprime la durée ;
during n’est pas possible car il nécessite la simultanéité de deux actions : he was sick
during the show (deux événements : le spectacle et le malaise de la personne).
(4) Variante : replaced
(5) L’infinitif en position sujet traduit par un gérondif (ING) en anglais.
(6) May exprime une certitude modérée (50-50). Variante : is maybe not.
(7) Ici, il faut bien penser qu’il y a une action en déroulement (forme -ING) mais aussi
un passif.
(8) Forme spéciale de double comparatif pour indiquer une progression en parallèle.
Attention à grows : on ne peut avoir avoir will dans le premier segment d’une structure
parallèle exprimée par Plus……plus = donc, en anglais The more + Présent pour la
première partie de cette structure.
(9) La traduction du « on » en anglais pose souvent problème, ici we semble le plus cohérent
mais dans d’autres cas, on pourra utiliser notamment one. Souvent, « on » peut aussi
se traduire par you, ou la forme passive. Exemples : one should not lie to one’s parents
(on ne devrait pas mentir à ses parents) ; he is said to be ill (on dit qu’il est malade).
(10) To make oneself heard = se faire entendre.
(11) As est une façon de traduire le participe présent de la phrase française, qui lui-même
un lien de cause à effet, qu’il faut donc conserver dans la traduction. Variante :
because ou since.
(12) Fewer + nom au pluriel, à l’inverse de less + nom au singulier.
(13) Le prétérit ici n’a pas de valeur temporelle (il n’exprime pas un événement passé
révolu) mais une valeur de décrochage par rapport à la réalité : on est dans de l’irréel
du présent. Ce qui est sous-entendu dans cette phrase est : but they don’t.

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Sujet

3 ÉCRICOME 2006 LV1

1. VERSION
The great jobs switch

That employment in manufacturing, once the engine of growth, is in a long, slow


decline in the rich world is a familiar notion. That it is on its way to being virtually
wiped out is not. Yet, calculations by The Economist suggest that manufacturing now
accounts for less than 10% of total jobs in America. Other rich countries are moving
in that direction, too, with Britain close behind America, followed by France and
Japan, with Germany and Italy lagging behind.

Shrinking employment in any sector sounds like bad news. It isn’t. Manufacturing
jobs disappear because economies are healthy, not sick.

The decline of manufacturing in rich countries is a more complex story. Manufacturing


output continues to expand in most developed countries. Despite the rise in Chinese
exports, America is still the world’s biggest manufacturer, producing about twice as
much, measured in value, as China.

The continued growth in manufacturing output shows that the fall in jobs has not
been caused by mass substitution of Chinese goods for locally made ones. It has
happened because rich-world countries have replaced workers with new technology
to boost productivity and shifted productivity and shifted production from labour-
intensive products such as textiles to higher-tech, higher value-added sectors such as
pharmaceuticals. Within firms, low-skilled jobs have moved offshore. Higher-value
R&D, design and marketing have stayed at home.
The Economist, October 1, 2005

Proposition de traduction
Le grand transfert des emplois
Le fait que (1) les emplois de production manufacturière, qui ont été le moteur
de la croissance, connaissent un long et lent déclin dans les pays riches, est une

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notion qui nous est familière. Le fait qu’ils soient sur le point de pratiquement
disparaître l’est beaucoup moins. Et pourtant, les derniers calculs publiés par (2) The
Economist (3) laissent apparaître que la production manufacturière ne représente
plus aujourd’hui qu’à peine 10% des emplois américains. D’autres pays riches
suivent aussi ce mouvement (4) , avec le Royaume Uni (5) qui se place juste après les
États-Unis, suivi de la France et du Japon, l’Allemagne et l’Italie venant plus loin.
La réduction des emplois, quel que soit le secteur concerné, est généralement
de mauvais augure. Pourtant, aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Les emplois de
production disparaissent parce que l’économie est prospère, et non en difficulté.
Le déclin de l’industrie manufacturière dans les pays riches est une histoire plus
compliquée. La fabrication continue de croître dans la plupart des pays développés.
Malgré l’augmentation des exportations chinoises, les États-Unis demeurent le
plus gros fabriquant mondial (6) , avec une valeur de production deux fois plus
importante que pour la Chine.
La croissance continue de la fabrication industrielle démontre que la diminution
rapide des emplois n’a pas été causée par la substitution en masse des produits
chinois, au profit (7) des produits locaux. Tout ceci arrive (8) parce que les pays
riches ont remplacé leurs ouvriers par des nouvelles technologies afin de doper (9)
la productivité, et parce qu’ils ont transféré (10) la productivité et la production
de produits nécessitant beaucoup de main d’œuvre, comme le textile, vers la
haute technologie et des secteurs à forte valeur ajoutée, comme la production
pharmaceutique. Au sein des entreprises, les emplois peu qualifiés ont été délocalisés
à l’étranger (11) . Les activités de Recherche et Développement, de Conception et
de Commercialisation (12) , toutes fortement valorisées, sont restées dans le giron
national (13) .

Notes de traduction
(1) That est ici une nominalisation. Il est possible de la reformuler par : It is a familiar
notion that… . Une autre possibilité de traduction est « Que... ».
(2) Pensez à toujours étoffer from ou by.
(3) Les noms propres et titres de périodiques ne doivent pas être traduits, sauf exception,
s’ils ont un équivalent habituel dans la langue de traduction.
(4) Le choix du terme « mouvement » oriente le lexique sportif utilisé dans ce paragraphe,
même s’il ne s’agit pas d’une course. Les autres termes doivent être en harmonie.
(5) Ne pas mettre « l’Angleterre », qui n’est qu’une partie du Royaume-Uni.
(6) Variante sur le thème du sport : « Le champion de la fabrication industrielle ».
(7) Pensez à étoffer for ou to. Vous gagnerez en clarté et en précision.
(8) Du présent en français, car il s’agit du résultat actuel d’une évolution.

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(9) Variantes : stimuler, gagner en...


(10) Le terme anglais plus fréquent serait relocated, impliquant une délocalisation géné-
ralement à l’étranger.
(11) L’expression offshore est à comprendre du point de vue américain, c’est-à-dire au-delà
des côtes ou des frontières américaines. Le transfert industriel vers la Chine, ou en
Asie, s’applique donc sans problème. La traduction de type « outre Atlantique » serait
un faux sens, car il s’agirait alors de l’Europe.
(12) Évitez toujours de reprendre des anglicismes sans les traduire. Pour cela, gardez en tête
leurs « nouveaux » équivalents français, y compris pour booster, manager, smartphone,
packaging, le net, online, un scoop...
(13) L’expression home est à comprendre ici non pas comme « à la maison » mais « au
pays », c’est-à-dire aux États-Unis. Pensez aux soldats qui reviennent d’un conflit et
à qui l’on dit Welcome home! à la descente de l’avion.

2. THÈME
Les stars et les vedettes du show-biz américain ont été plus rapides que George W. Bush,
son gouvernement et tous les sénateurs des États-Unis : elles ont débarqué dès les premiers
jours en Louisiane. Ceux que l’humoriste Jon Stewart appelle d’un ton légèrement
ironique les « brigades de Beverly Hills » ont devancé les véritables Marines pour
sauter dans leur avion privé et aller à la rescousse des naufragés de l’ouragan. L’acteur
Sean Penn a ainsi parcouru les rues inondées de La Nouvelle-Orléans sur une barque,
sauvant des victimes sur les toits ou dans les greniers des maisons, pendant que Julia
Roberts apportait des couches et embrassait les enfants en Alabama. La femme la plus
puissante de la télévision, Oprah Winfrey, n’a pas hésité à embarquer ses célèbres amis
pour aller aider et soutenir sa communauté des Noirs américains. En colère et en larmes.

Plus ambigu, John Travolta est arrivé dans un avion rempli de vivres mais affrété par
sa secte, l’Église de Scientologie. Rapides, les stars ont tout de suite sorti leur carnet
de chèques ; le million de dollars est le minimum. Elles ont accepté de participer à
tous les événements télévisés pour récolter des fonds.
Libération, 12 septembre 2005

Proposition de traduction
American show-biz stars and top names were (1) all quicker than George W. Bush,
his staff (2) and all the US Senators: they landed in Louisiana right from the start.
Those, dubbed slightly ironically as “The Beverly Hills Brigade” (3) by humorist Jon
Stewart (4) , beat the real Marines by being the first to jump aboard their private
jets and fly (5) to rescue victims of the hurricane. Actor Sean Penn thus sailed up

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and down (6) New Orleans’ flooded streets in a little boat (7) , rescuing victims
stuck on rooftops or in attics, while Julia Roberts was bringing (8) diapers and
hugging kids (9) in Alabama. Oprah Winfrey, television’s most powerful woman,
did not hesitate to fly out her famous friends to bring help and support for (10)
her Black American community (11) . All rage and tears (12) .
More ambiguous was John Travolta landing with a plane loaded with food, but
chartered by his Cult (13) , The Church of Scientology. As quick as a flash, the stars
opened up their check books in no time – one million (14) dollars was the lowest
donation. They readily agreed to take part in every single TV show broadcast in
order to raise funds.

Notes de traduction
(1) Le passé composé de ce texte sera traduit majoritairement par du prétérit, car il s’agit
d’un récit composé d’événements s’enchaînant les uns après les autres.
(2) Variante : Government
(3) Les titres et appellations prennent généralement des majuscules en anglais, mais pas
nécessairement en français.
(4) La structure est toujours la même en anglais : absence de déterminant + substantif
+ nom propre. En français, cette structure est systématiquement précédée d’un
déterminant. Exemple : le président Barack Obama = President Barack Obama. Elle
est répétée plusieurs fois dans ce texte.
(5) Les verbes « aller » et « venir » ont des traductions spécifiques en anglais, en fonction
du moyen de locomotion. En avion : fly, en bateau : sail, en voiture drive, à moto
ou cheval : ride. Pensez également à swim, walk, jump, run... pour la traduction de
traverser / venir en ...
(6) Les déplacements le long d’une rue se font toujours up and down en anglais, et souvent
« de long en large » en français.
(7) La traduction habituelle de « barque » est généralement rowing boat, mais ici, les rames
semblent peu efficaces comme moyen de propulsion pour une star venue sauver des
vies devant les médias. Même si ce n’est pas précisé, il s’agit d’une barque motorisée :
A little motor-boat serait aussi une bonne traduction.
(8) La structure verbale de l’expression d’une action 1 en cours, pendant qu’une autre
action 2 se déroule est : preterit 1 + while + preterit-ING 2
(9) Le choix de kids plutôt que children permet simplement de mettre en valeur le fait
qu’il s’agisse de petits Américains, plus habitués à hugging (être pris dans les bras)
que kissing (être embrassés). Pour autant, le geste est quasiment identique. Essayez
donc d’être toujours attentifs aux termes culturellement marqués dans une langue,
et pas nécessairement dans une autre.
(10) La traduction de la structure “aller aider” n’intègre pas nécessairement le verbe go,
ni le verbe help. Ici, traduction par to bring help.

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(11) Ne confondez pas « Black American », qui fait référence à la communauté Noire amé-
ricaine dans son ensemble, et Afro American qui fait référence à une communauté
plus restreinte et politiquement active, marquée par les droits des minorités.
(12) Expression lexicale qui évite une traduction trop littérale.
(13) La notion péjorative de « secte » en français est généralement traduite par Cult. Le
terme anglais Sect définit une nouvelle branche d’une religion existante, et n’est pas
nécessairement négatif. En revanche, une religion établie peut prendre le nom de church,
complètement neutre. L’Église de Scientologie est généralement classée comme « secte »
en France, mais plutôt comme Church aux États-Unis – question de point de vue.
(14) Les nombres ne prennent jamais de pluriel en anglais : one thousand, two million...
Ce n’est pas le cas pour les quantités : There were millions of people.

3. ESSAI
More and more women are occupying top-ranking positions. How would you
explain this?
Les candidats sont priés d’indiquer le nombre de mots employés (de 225 à 275)

Analyse du sujet
Le sujet proposé n’est pas un manifeste féministe, ni une critique. Il s’agit de la
constatation d’une évolution de notre société (forme en ING dans l’intitulé). Les
explications qui vous sont demandées ne doivent pas se limiter à la société fran-
çaise. Vous ne pourrez pas tout dire dans cet essai, mais chacun de vos choix doit
être amené de façon logique et illustré d’un exemple actualisé. Le jury attend votre
point de vue d’étudiant (How would you…). Soyez donc surtout attentif à ne pas
tomber dans les stéréotypes féministes ou au contraire machistes.

Proposition A
Forget about macho-stereotyped CEOs: women are now holding 25% of the board
seats in European major companies, and 17% in the US (1) . A few key factors can
account for this feminist celebratory piece of feminist news, while new business
solutions could even tackle this sensitive equality problem.
Top-ranking positions are not only related to business, but also to politics, science,
entertainment (and so on)... It is now increasingly common to meet more women in
governments and top administrative roles. Legislation, binding quotas and political
pressure (2) have been favoured by most European countries, aiming at a 30%
representation in top-jobs by 2020, thus creating new high-profile opportunities
for women. American public opinion with little appetite for golden-skirts (3) ,

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has supported a more durable – though slower – solution: public pressure, using
voluntary target settings and public disclosure obligations.
Increased access to higher education has played a major role, opening new roads
to join the talented pools of future company and country leaders. Hillary Clinton,
Angela Merkel or top Spanish financier Ana Botin are clear examples. On top of
that, parenting is not the main objective for female executives anymore, and new
stay-at-home dads have let mums enjoy their own careers. Such a shift came along
with public demand for a better, less stereotyped representation in the media. In
companies, it also means new ideas, backgrounds, ways of doing business – and
better financial results, becoming a long-term win-win strategy.
However, wage-gaps remain all around the world (4) . Hopefully, shareholders,
investors and customers have grown increasingly focused on social performances
and image, and they might now be ready to speed up the pace and break the
remaining glass ceilings. (5)
(275 words)

Notes de traduction
(1) These figures come from surveys in the 500 major US companies, from the S&P Index.
Other index examples you may want to use are British FTSE 100, French CAC 40,
German HDAX, Spanish IBEX, Shanghai SE composite Index or Hong Kong’s Hang Seng.
(2) German quotas are set to come force in 2016, joining European countries such as
Norway, France, Spain and the Netherlands that have already introduced rules
governing the number of women on boards. Britons have preferred to avoid European
legislation, which will make it slightly more difficult. In 2015, women accounted for
23% on FTSE 100 boards.
(3) Golden-skirts refer to executive women who accumulate directorships in bulk, simply
for companies to meet with gender diversity requirements.
(4) Surprisingly, female Chief Finance Officers (CFOs) seem to earn more than male
CFOs. Sadly, there were only 60 of them in the 2013 S&P 500.
(5) A survey published by Forbes in 2015 about the most powerful women in the world
gave Angela Merkel 1st, Hillary Clinton 2nd, Melinda Gates 3rd, Janet Yellen (US Federal
Reserve) 4th, Mary Bara (General Motors CEO) 5th, Oprah Winfrey 13th and Beyoncé 21st.

Proposition B
Although men’s salaries are still higher than women’s, changes are nonetheless
taking place: the employment rate has been rising for women over the last 40
years, and more women are now occupying top-ranking positions. What factors
can account for the latter evolution?

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First, since the 1970s several laws have favoured women’s access to high-ranking
positions in the UK, like the 1970 Equal Pay Act (1) and the 1975 Sex Discrimination
Act (2) which promoted gender equality and opportunity.
Women’s skills and choices are another factor. The pill and a decline in the average
number of children, together with later marriage and childbearing, have made
it easier for women to get degrees and hold senior positions. Women leaders are
also judged as more honest, supportive, tactful and rewarding. They demonstrate
high levels of team-building skills, are multi-functional and work longer (54% of
women work 9 to 11 hour days compared to 41% of men). They are better at solving
problems as they have a global approach to issues. Therefore, they are considered
effective leaders as they need to do twice as much, never make a mistake and
constantly demonstrate their competence.
Women have also benefited from changing attitudes. Women are less discriminated
against, and men are more likely to make sacrifices so that women can pursue
their career. Younger men, who watched their mothers try to balance everything,
are more willing to help their wives succeed.
Though women are effective in getting things done, and often considered as
role models, this is not enough to break the glass ceiling (3) ; they are still under-
represented in leadership positions (4%) (4) . A wider access to the best jobs requires
major structural changes.
(275 words)

(1) The Equal Pay Act is an Act of the United Kingdom Parliament which prohibits any
less favourable treatment between men and women in terms of pay and conditions
of employment. In 1963, the USA voted the Equal Pay Act, a federal law amending
the Fair Labor Standards Act, aimed at abolishing wage disparity based on sex.
(2) The Sex Discrimination Act is an Act of the Parliament of the United Kingdom which
protects men and women from discrimination on the grounds of sex or marital status.
The Act concerns employment, training, education, harassment, the provision of
goods and services, and the disposal of premises.
(3) The glass ceiling is an unfair system or set of attitudes that prevents some people
(such as women or people of a certain race) from getting the most powerful jobs.
(4) According to an annual list compiled and published by Fortune, women represent 4%
of the 500 largest US companies’ CEOs and 45% of their labour force. One necessary
change concerns enlarging the pool of talents in science through the inclusion of more
women researchers. Indeed, research suffers from a considerable loss and inefficient
use of highly skilled women.

4. THÈME-CONTRACTION (commun à toutes les langues)

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Les candidats sont priés d’indiquer le nombre de mots employés (de 180 à 220)

Une « éthiquette 100 % américaine »

Tout commence à la fin des années 1980, lorsque Dov Charney, originaire de Montréal,
étudie dans un lycée privé du Connecticut. Fils d’un architecte et d’une artiste peintre
renommée, il est considéré comme un excentrique hyperactif. Il aime décrypter les
nouvelles tendances de la mode et développe une véritable passion pour le t-shirt
américain. Or, ces t-shirts « blancs, simples, et agréables à porter » ne sont pas
disponibles au Canada. Dov, encore adolescent, décide d’y remédier. Il en achète des
centaines, leur fait passer la frontière, emballés dans des sacs poubelle et les revend
à chaque coin de rue de la capitale québécoise. Élève brillant mais dissipé, sa passion
pour le t-shirt le pousse à quitter les bancs de l’université du Michigan. Il veut se lancer
et créer sa propre société de design et de fabrication. Il étudie comment fonctionnent
les grands acteurs de ce marché, tels que Fruit of the Loom, Hanes ou Champion.
Il observe que tous ces industriels sous-traitent leur production dans les pays à bas
salaires, en République Dominicaine, en Haïti, au Mexique et bientôt en Chine. Il se
rend sur place et découvre, qu’étant donné le nombre de fournisseurs impliqués, il
est quasiment impossible de s’assurer que les vêtements sont produits dans de bonnes
conditions de travail. Les « sweatshops »*, ces ateliers tant décriés, dans lesquels les
conditions de travail sont déplorables, sont souvent utilisés. Ceux-ci abritent des
hommes, des femmes et même de jeunes enfants qui travaillent jusqu’à seize heures
par jour, à des cadences infernales, et pour des salaires de misère. Nous sommes au
milieu des années 1990, le monde occidental commence à peine à découvrir les destins
individuels tragiques cachés derrière les vêtements qu’il porte.

Il décide alors de prendre le contre-pied total des pratiques habituelles. « Je voulais


prouver que produire dans ce type d’ateliers clandestins, en exploitant ce qui
s’apparente à des esclaves modernes revenait finalement plus cher que de produire de
manière éthique, aux États-Unis. » Il crée sa société en 1998 et choisit de payer ses dix
premiers employés 13 dollars de l’heure, alors que le salaire minimum en Californie
est à 8 dollars seulement. Il offre une très bonne couverture sociale, subventionne
les déjeuners et les tickets de bus de ses employés, et pratique des horaires décents.
Il propose de nombreux avantages comme des cours d’anglais ou d’espagnol, des
téléphones gratuits pour appeler aux États-Unis et même des séances de massage lors
des pauses ! Son usine n’est pas en Chine mais en plein centre-ville de Los Angeles,
une zone économique sinistrée.

Malgré des pratiques sociales avant-gardistes, Dov sait que, pour connaître le succès,
il lui faut avant tout être irréprochable sur la qualité des vêtements qu’il dessine.
D’abord destinés à ses « amis de la rue », ses modèles ont pour cible une population

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jeune et sportive. Au-delà du slogan « sweatshop-free t-shirts »**, Dov rêve de créer
une société « plus humaine, plus jeune et plus juste ».

Malgré des premiers résultats encourageants et des boutiques qui ouvrent dans quelques
grandes villes américaines, il a beaucoup de difficulté à convaincre les banquiers
californiens de le soutenir dans son développement. Son approche en « intégration
verticale » les effraie, elle est totalement à contre-courant de ce qui se passe partout
ailleurs aux États-Unis. Plus lentement mais sûrement, il fait grandir son entreprise
en réinvestissant tous ses bénéfices dans la société. Aujourd’hui, il a prouvé à ceux qui
ne lui ont pas fait confiance lorsqu’il en avait besoin qu’ils se trompaient... Selon lui
« ils ne comprenaient pas comment nous arrivions à être aussi rentables, en payant nos
salariés aussi bien ». En dehors du pays, on peut trouver la main d’œuvre à 30 cents de
l’heure. Il explique : « Nos salariés sont plus heureux, plus motivés, travaillent mieux
et ne nous quittent plus. » Lors de notre visite de l’usine, nous avons appris que la liste
d’attente pour intégrer la société était de mille personnes !

Reconnu pour ses innovations sociales, Dov veut désormais devenir, en conservant son
rythme de croissance, irréprochable en matière d’environnement. Il nous explique :
« L’industrie textile s’approvisionne principalement en coton génétiquement modifié
du sud des États-Unis, cultivé avec un emploi massif de pesticides chimiques, connus
pour contaminer les nappes d’eau potable, provoquer des cancers, et empoisonner
les animaux sauvages. En effet, la production de coton utilise un quart des pesticides
produits dans le monde qui sont responsables, selon certaines ONG, de la mort directe
de 67 millions d’oiseaux et 14 millions de poissons chaque année sur le territoire
américain. Dov a lancé également une grande campagne de recyclage dans son usine.
Celle-ci permet de collecter et de réutiliser plus de mille tonnes de fibres, auparavant
destinées à la décharge.

Un rien déjanté, l’esprit bouillonnant et sans cesse à l’affût de nouvelles idées, Dov
Charney prouve chaque jour que les délocalisations dans les pays développés et les
pertes d’emploi qu’elles entraînent n’ont rien d’une fatalité. Il prouve aussi et surtout,
qu’une politique sociale d’avant-garde est un investissement sensé.
Sylvain Darnil & Mathieu Le Roux, 80 hommes pour changer le monde, J.C. Lattès, 2005

* sweatshops : ateliers clandestins au rythme de travail intensif


** sweatshop-free t-shirts : t-shirts « éthiques »

Analyse du sujet
L’organisation du texte est très linéaire et logique, ce qui facilite l’exercice. Néanmoins,
les temps utilisés sont principalement des passés et présents, qu’il faudra générale-
ment transformer en anglais. L’autre difficulté est liée à une partie du vocabulaire

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datant de 2005, et qui a évolué depuis. Il faut donc être attentif à conserver le
sens original, tout en modernisant lorsque c’est nécessaire. De plus, nous savons
maintenant que American Apparel fut un échec. Pour autant, la contraction ne
doit surtout pas y faire allusion, même par un jeu de mots.

American Advanced Etiquette (1)


In the late 80s, eccentric student Dov Charney developed a passion for basic
American Tshirts. First importing hundreds of them to Canada and selling to
friends, he dropped out of university to launch his own apparel business. He soon
found out that Fruit of the Loom, Hanes or Champion had outsourced to low-
wage developing countries with child labour, and without any way to guarantee
sweatshop-free production (2) . Welcome to the mid-90s (3) , when Westerners were
beginning to discover hidden tragedies behind their clothing.
He decided to struggle and prove modern slavery would finally be costlier than
ethical American production, while offering well-paid jobs, insurance and even
massages, in depressed down-town (4) Los Angeles.
Dov knew top quality was the key to success. However, this new “sweatshop-free”
branded street-wear (5) appealed more to yuppies (6) and boutiques than to
Californian bankers, afraid of his vertical approach and generosity. Reinvesting
profits, he managed to develop his business and proved his point, with happy and
motivated workers. He is now seeking an eco-friendly image, along with recycling
and away from Genetically Modified Cotton, or poisoning tens of millions of wild
animals in America.
Slightly crazy and definitely ahead of his time, Dov Charney has proved that
outsourcing (7) and unemployment are not inevitable and that social policy is a
sound investment.
(219 words)

(1) Dov Charney’s company was named American Apparel. Sadly, it went bankrupt in
2014, after years of poor results and controversial lawsuits.
(2) The “noun-free” structure is worth using for a more precise and technical English,
as in GMF-free, sugar-free… or “sweatshop-free” used by American Apparel. Fair
trade would now be the expression you may want to use.
(3) Early/mid/late 80s, 90s, 2000s, 2010s … are useful expressions to remember.
(4) American down-town is the equivalent to British city centre. Inner-city is a reference
to old dilapidated area in the centre of cities, with a very negative connotation.
(5) Streetwear commonly referred to US casual clothing in the early 80s, such as jeans,
Tshirts, baseball caps and sneakers. The turn of the century saw a change with the
“bling” culture and the ostentatious use of luxury brands and accessories.

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(6) Yuppies comes from the contraction of Young Urban Professionals. It appeared in the
early 1980s. The more recent French equivalent would be “les Bobos”.
(7) Relocation can be now compared more precisely with outsourcing (the relocation of
production to a more competitive country) and offshoring or offshore outsourcing
(the more global relocation for both production and services).

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Sujet

4 ÉCRICOME 2006 LV2

1. VERSION

As an eighth grader, Hazel Balaban transformed a basement storage room in a Brooklyn


homeless shelter into a library stocked with 5,000 volumes. At 13, she mobilized her fellow
students to paint walls, hire librarians and design a functioning library-card system
linked to a computer database. “We were floored,” her mother said. “And it’s not just
Hazel. A lot of kids out there are like this. They are like CEOs of community service.”

Hazel is at the leading edge of a generation whose sense of community involvement


was born four years ago on Sept. 11, 2001. The attacks spurred an unprecedented
outpouring of donations and volunteerism from Americans. Since then teenagers have
witnessed the deadly Florida hurricane season of 2004, the more than 150,000 killed
by the tsunami in Asia last December, and now Katrina. Encouraged by an increasing
number of high schools with community service requirements and further motivated
by college admissions offices looking for reasons to choose one honor student over
another, teenagers are embracing social activism with the zeal of missionaries and the
executive skills of seasoned philanthropists. Not only are more students participating,
the scale of ambition seems to be continually increasing.

“We’ve seen a shift away from what you would call ‘community service’ and more into
social action,” said a spokesman for Swarthmore College. “It’s not just about working
in a soup kitchen,” he said, “but about creating new programs, shooting higher.”
The New York Times, September 11, 2005

Proposition de traduction
Alors en classe de quatrième (1) , Hazel Balaban transforma un débarras situé
(2) dans un refuge pour sans-abris de Brooklyn en une bibliothèque riche de
5 000 ouvrages. À 13 ans, elle recruta ses camarades de classe pour peindre les murs,
engager des bibliothécaires et concevoir un système efficace de carte d’adhérent
connecté à une base de données informatique. « On était bluffé », dit sa mère.
« Et ce n’est pas seulement Hazel. Beaucoup de gamins par ici sont comme ça. Ce
sont comme des patrons du service communautaire. »
Hazel est la chef de file d’une génération dont le sens de l’engagement communautaire
est né il y a quatre ans, le 11 septembre 2011. Les attentats ont déclenché un élan

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sans précédent de dons et d’actes bénévoles de la part des Américains. Depuis ce


moment-là, les adolescents ont assisté à la saison des ouragans meurtriers (3) en
Floride en 2004, aux plus de 150.000 morts causées par le tsunami en Asie en
décembre dernier, et à présent à Katrina. Encouragés par un nombre croissant
de lycées exigeant (4) un service communautaire et plus encore motivés par des
bureaux d’admission d’universités à la recherche de (5) bonnes raisons de choisir
un brillant étudiant (6) plutôt qu’un autre, les adolescents se lancent dans le
militantisme social avec l’ardeur des missionnaires et les compétences managériales
des philanthropes aguerris. Non seulement le nombre d’étudiants impliqués (7)
augmente, mais l’ampleur de leur ambition ne cesse apparemment (8) de s’étendre.
« Nous avons constaté une évolution de ce qu’on (9) appellerait “ service
communautaire ” vers plutôt de l’action sociale », dit un porte-parole de Swarthmore
College (10) . « Il ne s’agit plus simplement de participer à une soupe populaire »,
dit-il, « mais de créer de nouveaux programmes, de viser plus haut. »

Notes de traduction
(1) N’oubliez pas de donner l’équivalent français. Prendre la classe de 6ème comme point
de repère. 6e = 6th grade, 5e = 7th grade, terminale = 12th grade.
(2) Étoffez la préposition.
(3) Attention à faire porter l’adjectif « meurtriers » sur hurricane et non sur season.
(4) Transformez le nom requirements en verbe afi n d’alléger la phrase.
(5) On préférera l’utilisation d’un nom plutôt que le participe présent.
(6) Honour students fait référence à des étudiants qui s’illustrent par leurs brillants résul-
tats, en particulier aux États-Unis.
(7) Variante : Non seulement plus d’étudiants s’impliquent.
(8) Il est préférable de transformer le verbe seem en adverbe afin d’alléger la structure verbale.
(9) Le you à valeur générique en anglais peut se traduire par un « on » en français.
(10) Le Swarthmore College est une université d’arts libéraux située au sud-ouest de
Philadelphie. College, faux-ami = université.

2. THÈME
1. Le nombre d’emplois de bureau est en augmentation depuis ces deux dernières
décennies, n’est-ce pas ?
2. II faudra désormais qu’il tienne compte de tous les conseils que vous accepterez
de lui donner.
3. Je passerai voir le directeur dès que j’aurai terminé de saisir mon rapport sur
ordinateur.

Sujet 4 35 ÉCRICOME 2006 LV2

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4. Laquelle de ces deux solutions vous paraît la mieux adaptée aux difficultés que
nous connaissons actuellement ?
5. Ce matin-là, le Premier Ministre a annoncé qu’il devait rencontrer son homo-
logue hollandais le surlendemain.
6. Si ton neveu m’avait interrogé, je lui aurais parlé de mon métier et de celui de
ma femme.
7. Le maire se rendra bien compte que plus il attend, plus les réparations seront
chères.
8. Quelle merveilleuse musicienne ! II y a environ treize ans qu’elle s’est mise à
jouer de la clarinette.
9. Je ferai arroser mes plantes vertes par ma voisine pendant que je serai en vacances.

10. On l’a vue téléphoner, mais on ne sait pas du tout ce qu’elle a dit à son patron.

Proposition de traduction
1. The number of office jobs has been rising (1) over the past two decades, hasn’t
it (2) ?
2. From now on, he will have to take account of (3) all the advice (4) you agree
(5) to give him.
3. I will go and see the manager as soon as I have finished (6) typing up my report
on the computer.
4. Which one of these two solutions do you think is the more (7) adapted to the
difficulties we are currently going through?
5. That morning, the Prime Minister announced that he was to (8) meet his Dutch
counterpart two days later.
6. If your nephew had asked me, I would have told him about my work and my
wife’s (9) .
7. The mayor will inevitably realise that the longer (10) he waits, the more expen-
sive the repairs will be.
8. What a marvelous musician (11))! She (12) started playing the clarinet about
thirteen years ago.
9. I will have my neighbour water (13) my household plants (14) while I am (6)
away on holiday.
10. She was seen on the phone (11) , but no one knows what she told her boss.

Notes de traduction
(1) Utilisez le present perfect pour faire référence à une action qui a débuté dans le passé
et se poursuit dans le présent.

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(2) Formation du question tag : reprendre l’auxiliaire s’il y en a un, sinon utiliser do/does/
did en fonction du temps, mettre le tag à la forme positive si la phrase est négative et
inversement, et placer le sujet à la fin.
(3) « Il faudra » : structure impersonnelle en français, qu’il faudra personnaliser en anglais
à l’aide de l’équivalent du modal must = have to.
(4) Advice est invariable et s’écrit avec un « c » pour le nom et un « s » pour le verbe. Un
conseil = a piece of advice.
(5) L’utilisation du présent est plus idiomatique ici. La première occurrence de will suffit
dans la phrase.
(6) Utilisez le présent ou le present perfect à la place de will dans des subordonnées de
temps au futur lorsque les deux actions sont simultanées.
(7) Utilisation du comparatif more à la place de most en raison de la présence de seule-
ment deux solutions.
(8) Be to = être censé faire (c’est prévu).
(9) Variante: that of my wife.
(10) Le double comparatif : attention à déplacer les noms, adjectifs et adverbes sur lesquels
porte l’évolution (ex.: the more slowly you work, the more precise you are, the more details
you can observe); pensez à utiliser la forme correcte du comparatif (adj. courts= + er/
adj. longs= more + adj.).
(11) Variante : What a marvelous musician she is!
(12) Notez le déplacement en anglais du centre d’intérêt de la phrase vers le sujet she.
(13) Traduction de faire faire : have (ou make) sb/sth do sth quand on précise qui doit faire
l’action ; have sb/sth done quand on ne le précise pas (ex.: I had the garden watered).
(14) Variante : indoor plants.
(15) On traduit généralement le « on » français par du passif en anglais (be + participe
passé) ou par un pronom indéfini (nobody, somebody, no one). Préférez on the phone
à phoning qui nécessiterait l’ajout d’un COD.

3. ESSAI
Les candidats traiteront l’un des 2 sujets d’essai proposés et indiqueront le nombre de
mots employés (de 225 à 275)
3.1. Does the mobile phone foster true communication?

Analyse du sujet
Ce sujet porte sur l’impact des téléphones portables sur la communication. Il s’agit
de montrer dans quelle mesure ils contribuent à accroitre nos échanges mais aussi
à détériorer la nature et la qualité des relations humaines.

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Proposition A
With 2.6 billion subscriptions (1) , almost everyone has a mobile phone. Mobiles
are used to make phone calls and send text messages but also to surf the Internet
and have fun or do research. But as much as phones help people keep connected,
they are also cutting them off from their immediate environment. Therefore, do
mobile phones foster or hinder true communication?
Mobile phones definitely make communication easier as we can keep in touch with
people all over the world, round-the-clock and in any circumstances. Mobile phones
make the world a “global village” (2) , increasing both the density and frequency of
exchanges. Moreover, people can express themselves and feel less isolated. Lastly,
teenagers have their own language, a code that is difficult to decipher and which
helps them feel part of a community. So it clearly appears that mobile phones
offer a lot of opportunities to keep in touch and exchange anything; however, they
distort true communication.
First of all, mobile phones disturb face-to-face verbal as well as non-verbal
communication skills such as eye contact. They are used while having dinner
with friends, in intimate situations, at the gym, thus leading to social dysfunction
and the phenomenon known as phubbing (3) –snubbing others in a social setting
by checking your phone. Mobiles also damage interpersonal communication.
People will often dare to say intimate things when hidden behind a device and
feel unable to speak face-to-face. Moreover, through mobile communication and
text messages, we may hide true emotions and feelings.
All in all, mobile phones help us communicate more but deteriorate the quality of
our exchanges and hinder the development of new personal relationships.
(274 words)

(1) There are 2.6 billion smartphone subscriptions globally in 2016, and by 2020, there
will be an estimated 6.1 smartphone users. Global smartphone penetration will have
exploded from 5% of the global population in 2009 to 70% in 2020.
(2) “Global village” is a term closely associated with Marshall McLuhan who already
described in the 1960s how the globe has been turned into a village by electric tech-
nology and the instantaneous movement of information from every quarter to every
point at the same time.
(3) The term “phubbing” (phone snubbing) was coined in May 2012 as part of a campaign
by Macquarie Dictionary to describe the habit of snubbing someone in favour of a
mobile phone. It includes checking your cellphone during a typical mealtime with your
partner, placing your cellphone where you can see it or in your hand when together
with another person and glancing at it while talking to someone when it rings.

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Proposition B
Any latest smartphone (1) comes with a promise of easier, instant and more
interactive connections, but nothing on the instruction manual will tell you about
true relations or true communication.
The dream of calling someone on a mobile phone whenever we want to is now
reality, though this personal need remains centered on our own instant desires. On
the other hand, many will feel an urge (2) to answer a call as quickly as possible,
fearing to lose vital information, potential business or Facebook contact. Instant
communication, be it vocal or through text messages, has nothing to do with true
communication, since it is a mere exchange of information.
Smartphones now have interesting features, since they were made to be practical
“tools of multimedia communication”, bringing advanced applications designed
to inspire our future needs. Social networking sites have become part of everyday
life, because they are so easy to use and addictive. Therefore, global knowledge is
a lure in a world where true communication appears increasingly hard to achieve
for people rushing to work, date, vote and talk. If it only meant deeper face-to-face
conversation, Skype and automatic translation would be enough to converse with
our neighbours (3) or the whole world. Sadly, liking our own Tweet is nothing new
and our best-loved subject often deals with ourselves.
Yet, bearing in mind Jürgen Habermas (4) , smartphones apps could still bring
us true understanding over brutal censorship if they are smartly used to fight for
human rights and dignity, thus fostering true communication.
(261 words)

(1) Mobile phone (GB)/Cell phone (US). The term “smartphone” refers to a device
which is ‘smart’ or intelligent because of all the various functions and applications
(or “apps”) it possesses.
(2) An urge to + verb/an urge for + noun/ING form
(3) Neighbour (GB)/neighbor (US); color (US)/colour (GB).
(4) Jürgen Habermas, born on 18 June 1929, is a German sociologist and philosopher,
associated with the Frankfurt School. He is best known for his theories on communi-
cative rationality and the public sphere, namely the relation with true communication
and the understanding of the world.

3.2. Is globalization an ideal to be pursued?


Analyse du sujet
Il ne s’agit pas de réciter un cours sur la mondialisation mais d’analyser son impact
concret à différents niveaux, économique, environnemental, culturel et politique,
et de voir si elle reste préférable à une politique plus nationaliste.

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Proposition A
Globalization is a process of interaction and integration between different nations
driven by international trade and investment and aided by information technology.
It is supposed to contribute to the economic, political, social and technological
prosperity of both developed and developing countries, but is this really the case?
First, globalization can create new economic opportunities. Indeed, firms in less
industrialised countries can tap into more and larger markets around the world,
thus increasing their revenues and developing the economy of the region. In addition
to bringing in capital, outsourcing (1) helps prevent “brain drain” (2) : skilled
workers do not have to migrate to an industrialized country to find work. It also
gives access to new cultural products (art, entertainment, education) and reduces
stereotypes about other cultures. Finally, due to the influence of international
institutions such as the EU, the OECD, the UN, or the WTO (3) , fewer conflicts
intervene between countries whose interest is to keep trading worldwide, thus
peace, freedom and human rights are more easily secured.
However, the growth of international trade is increasing income inequalities.
Indeed, some countries struggle to compete with multinational companies’ strong
bargaining power. The environment also suffers from increasing production and
consumption, and intense cross-border trade. Lastly, not only does globalization
threaten state sovereignty but also cultural uniqueness, in favour of a commodity-
based consumer model and a uniform “universal culture” heavily based on
American values.
Globalization leads to friendly relations between countries, whereas a more
nationalistic policy would increase tensions and endanger the overall global
economy. So it is an ideal to be pursued provided a fairer distribution of profits,
as well as local and national identities, can be respected.
(276 words)

(1) Outsourcing is a practice used by different companies to reduce costs by transferring


portions of work to outside suppliers rather than completing it internally.
(2) Brain drain refers to significant emigration of educated or talented individuals (doc-
tors, scientists, engineers or financial professionals), which deprives the country of
origin of expertise and significant consumer spending.
(3) The EU = European Union; the OECD = Organisation for Economic Co-operation
and Development; the UN = United Nations; the WTO = World Trade Organisation.

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Proposition B
Sushi and Coke for lunch, an Ikea-designed sofa, a China-made (1) smartphone,
fresh strawberries in winter or a trip to Cancun. It might be your life, or someone
else’s in London, Miami or Delhi (2) . These little dreams have become true, but
are they part of an ideal that is to be pursued?
Globalization (3) was made possible thanks to technology and instant communications.
Mostly related to international free trade, smoothing local economic and social
variations, it clearly promotes domestic growth, improved investments, profits
and standards of living.
Global peace and health initiatives could also facilitate medical research into major
plagues (AIDS, Zika…), along with international pressure to end dictatorships
and horrific local wars. It may also bring food and relief where needed, while
promoting democratic values and fair trade, limiting the risks of a new world war.
However, this ideal has seen new threats emerge: there are no longer any borders
for terrorists, drug barons and human trafficking, though police forces and justice
are forced to remain local. Economic gaps between the haves and the have-nots are
widened by constant competition, forcing massive economic migrations to richer
countries. Local economies and traditions now have to survive against financial
speculations and outsourcing (4) , and biodiversity is increasingly threatened by
marketed GMOs (5) and agricultural homogeneity.
Far from being a modern ideal, also denounced by anti-globalization activists,
this change now has to be skillfully managed so as to prove its legitimacy in our
ways of life. Globalization is an ideal if it helps the world community fight against
climate change and terrorism.
(261 words)

(1) Both expressions can be used: “Made in Country” and “Country-made”. Therefore,
Home-made, Ikea-designed… use the same structure. The first expression counts for
3 words, while the second counts for 1.
(2) Delhi is the Capital Territory of India, accounting for 16 million inhabitants. It includes
New Delhi, its capital city, with 250,000 inhabitants. Mumbai (formerly known as
Bombay) is the largest Indian city with around 22 million inhabitants.
(3) The use of “zation” is increasingly common, even in British English. It is important,
however, not to mix “sation” and “zation” words in the same text.
(4) Outsourcing includes global relocation of both manufacturing and services.
(5) GMOs stand for Genetically Modified Organism, and GMF for Genetically Modified
Food.

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Sujet

5 CCIP 2006 LV1

1. VERSION

‘You realize, Stevens, I don’t expect you to be locked up here in this house all the
time I’m away. Why don’t you take the car and drive off somewhere for a few days?’
‘You look like you could make good use of a break.’
Coming out of the blue as it did, I did not quite know how to reply to such a
5 suggestion. I recall thanking him for his consideration, but quite probably I said
nothing very definite for my employer went on:
‘I’m serious, Stevens. I really think you should take a break. I’ll foot the bill for
the gas. You fellows, you’re always locked up in these big houses helping out, how
do you ever get to see around this beautiful country of yours?’
10 This was not the first time my employer had raised such a question; indeed, it
seems to be something which genuinely troubles him. On this occasion, in fact, a
reply of sorts did occur to me as I stood there on the ladder; a reply to the effect
that those in our profession, although we did not see a great deal of the country
in the sense of touring the countryside and visiting picturesque sites, did actually
15 ‘see’ more of England than most, placed as we were in houses where the greatest
ladies and gentlemen of the land gathered. Of course, I could not have expressed
this view to Mr Farraday without embarking upon what might have seemed a
presumptuous speech.
Kazuo Ishiguro, The Remains of the Day, Faber and Faber, London, 1989

Proposition de traduction
– Vous comprenez, Stevens, je ne m’attends pas à ce que vous restiez enfermé dans
cette maison pendant toute la durée de mon absence (1) . Pourquoi ne prendriez-
vous pas la voiture quelques jours pour aller faire un tour (2) quelque part ?
– Vous avez l’air d’avoir bien besoin de vacances.
La proposition était si (3) inattendue (4) que je ne savais pas très bien comment
y répondre. J’ai le souvenir de l’avoir remercié de sa sollicitude, mais selon toute
vraisemblance, je ne dis rien de très convaincant car mon employeur reprit :
– Je ne plaisante pas (5) Stevens, je pense sincèrement que vous devriez prendre
quelques jours. Je prendrai à ma charge les frais (6) d’essence. Vous autres, vous

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êtes toujours cloîtrés dans ces grandes maisons à rendre service, comment faites-
vous pour visiter ce beau pays qui est le vôtre ?
Ce n’était pas la première fois que mon employeur soulevait pareille interrogation ;
en effet, c’est apparemment (7) une question qui le préoccupe sincèrement. À cette
occasion, à dire vrai, un semblant de réponse me vint à l’esprit alors que je me
trouvais (8) sur l’échelle (9) ; une réponse selon laquelle, dans notre profession, si,
certes nous ne voyions pas grand-chose du pays, en ce sens où nous ne parcourions
pas la campagne et ne visitions pas les sites pittoresques, nous ‹voyions’ en réalité
(10) bien plus de l’Angleterre que la plupart des gens, étant en place comme nous
l’étions dans les maisons où se réunissaient les dames et les messieurs (11) les plus
importants (12) du pays. Assurément, il m’eût été impossible d’exposer ce point
de vue à Mr Farraday sans me lancer dans un discours qui aurait pu paraître
présomptueux.

(1) Recatégorisez la structure verbale while I’m away en optant pour une solution à base
de préposition.
(2) Variante : aller faire une virée.
(3) La reprise par auxiliaire as it did marque l’emphase. Traduire en utilisant un adverbe
d’intensité.
(4) Out of the blue = sans crier gare / (venir) de nulle part.
(5) Évitez le calque, optez pour une modulation. I’m serious = je ne plaisante pas.
(6) To foot the bill for = payer la facture.
(7) Recatégorisez it seems to be en adverbe : apparemment.
(8) Le calque est à éviter *alors que je me tenais debout sur.
(9) Variante : sur l’escabeau.
(10) Attention au faux-ami : actuellement = currently.
(11) Le style du narrateur semble quelque peu suranné, la traduction de ladies and gent-
lemen par les hommes et les femmes ne tiendrait pas compte de cela.
(12) Variante : les plus distingués.

2. THÈME
Elle lui demanda où était son sac, pour le monter dans le dortoir. Nicolas regarda
autour de lui, sans voir le sac. Il ne comprenait pas.
« Je croyais qu’il était là, murmura-t-il.
– Tu l’as bien emporté ?» demanda la maîtresse.
Oui, Nicolas se rappelait très bien quand on l’avait mis dans le coffre, entre les chaînes
et les mallettes à échantillons de son père.
« Et en arrivant, vous l’avez sorti du coffre ? »

Sujet 5 43 CCIP 2006 LV1

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