Probabilités - Résumé de cours 1/2 n × (n − 1) × ... × 1 = n! (0! = 1 et 1!
= 1)
Prof. AABIL Aissa - 2022/2023 - 2BacSPF-SVTF | {z }
n termes
➣le nombre de combinaisons de p éléments de E
Cardinal - Arrangements - Combinaisons Ap
est : Cnp = n
p!
☛ Cardinal d’un ensemble fini :
Le cardinal d’un ensemble fini E est le nombre
des éléments de cet ensemble, on le note cardE. Expérience aléatoire
en particulier : card∅ = 0 ☛ Une expérience est dite aléatoire si on
☛ Réunion et cardinal : connait tous ses résultats, mais on ne peut pas
A et B deux ensembles finis : prévoir lequel de ses résultats on va obtenir si on
card(A ∪ B) = card(A) + card(B) − card(A ∩ B) réalise l’expérience.
☛ Complémentaire et cardinal : ☛ Un résultat possible d’une expérience aléatoire
A est une partie de E ; le complémentaire de A est appelé une éventualité .
est l’ensemble noté A défini par : ☛L’ensemble de toutes les éventualités (les ré-
A = {x ∈ E/x ∈ / A} sultats d’une expérience aléatoire) est appelée
A∩A=∅ A∪A=E cardA + cardA = cardE l’Univers et se note Ω .
☛Toute partie de Ω est appelé Un événement.
Si cardE = n et p un entier, alors ☛Le nombre des éventualités est donc cardΩ. et
☛ Arrangements avec répétition : si A est un événement alors 0 ≤ cardA ≤ cardΩ
(y1 ; y2 ; ...; yp ) où y1 , y2 , ..., et yp éléments de E ☛∅ est appelé : l’événement impossible et Ω
non forcément deux à deux distincts, est appelé est appelé : l’événement certain
un arrangement de p éléments de E. ☛ Si A ⊂ Ω alors A est appelé :l’événement
☛ Arrangements sans répétition (p ≤ n) contraire de A.
(y1 ; y2 ; ...; yp ) où y1 , y2 , ..., et yp éléments de E ☛ Deux événements A et B sont incompatibles
deux à deux distincts, est appelé un arrange- lorsque A ∩ B = ∅
ment sans répétitions de p éléments de E. ☛ Un événement contenant une seule éventualité
☛ Combinaison : (p ≤ n) est appelé : un événement élémentaire
Toute partie {y1 ; y2 ; ...; yp } (où y1 ; ...; yp éléments ☛ Si une éventualité ω appartient à un événe-
de E deux à deux distincts), est appelée une ment A on dit que ω réalise A.
combinaison de p éléments de E.
Type de tirage et dénombrement
Principe fondamental du dénombrement On se propose de tirer p objets d’un sac (ou
Si une opération nécessite p choix tels que : urne) en contenant n, le nombre de résultats
☞ il y’a n1 manières d’effectuer le 1er choix possibles dépend de la façon d’effectuer le tirage :
☞ il y’a n2 manières d’effectuer le 2ème choix Total
Tirage résultat Important
☞ ... résultats
☞ il y’a np manières d’effectuer le pème choix
successif
Alors : il y’a n1 × n2 × ... × np façons d’effectuer
avec arrangement np ordre
cette opération.
remise
ordre +
Nombre d’arrangements, de combinaisons successif arrangement objets
Si cardE = n et p un entier (p ≤ n) ; alors sans sans Apn obtenus
➣le nombre d’arrangements de p éléments de E remise répétition 2à2
est : n ×n× ... × n} = np distincts
| {z
p f ois pas
➣le nombre d’arrangements sans répétition de p d’ordre
éléments de E est : +
n × (n − 1) × ... × (n − p + 1) = Apn simultané combinaison Cnp objets
| {z }
p termes obtenus
✭ Cas particulier : le nombre d’arrangements 2à2
sans répétition de n éléments de E (appelés aussi distincts
permutations de E) est :
Probabilités - Résumé de cours 2/2 Événements indépendants
Prof. AABIL Aissa - 2022/2023 - 2BacSPF-SVTF
Propriété : Soient A et B deux événements d’un
Définition univers tels que P (B) ̸= 0 ; on a :
Ω étant l’univers d’une expérience aléatoire, P (A ∩ B) = P (B) × PB (A)
Ω = {ω1 ; ω2 ; ...; ωn }. On définit une probabilité Définition : On dit que A et B sont indépen-
sur Ω en associant à tout événement élémen- dants si et seulement si
taire {ωi } un réel pi de l’intervalle [0; 1] tel que P (A ∩ B) = P (B) × P (A)
p1 + p2 + ... + pn = 1 : ou encore P (A) = PB (A)
pi est la probabilité de {ωi } et La probabilité ❧Attention ! Ne pas confondre événements in-
d’un événement A est la somme des probabilités compatibles et événements indépendants.
des événements élémentaires qui le constituent.
☞ P (∅) = 0 Variables Aléatoires
☞ P (Ω) = 1 ♥ Définition : Lorsqu’on associe à chaque éven-
☞ Pour tout événement A, on a 0 ⩽ P (A) ⩽ 1 tualité d’un univers Ω un nombre réel, on dit
qu’on définit une variable aléatoire réelle VAR
Propriétés qu’on note X, Y , ...
♥ L’ensemble des valeurs prises par la variable X
➵ Pour tous événements A et B : est X(Ω)
P (A ∪ B) = P (A) + P (B) − P (A ∩ B) ♥ si a est une valeur de X alors l’événement
➵ Pour tous événements incompatibles A et B (X = a) est l’ensemble des éventualités pour les-
on a : P (A ∪ B) = P (A) + P (B) quelles X prend la valeur a.
➵ Pour tout événement A on a :
P (A) = 1 − P (A) Loi de probabilité d’une VAR
◆ l’application
Équiprobabilité P : X(Ω) → [0; 1]
a 7→ P (X = a)
♣ Dans une expérience aléatoire, on dit qu’il y’a est appelée la loi de probabilité de X.
équiprobabilité lorsque toutes les éventualités ◆Déterminer la loi de probabilité d’une VAR
ont la même chance d’apparaitre. revient à calculer P (X = a) pour toutes les
♣Donc si Ω = {ω1 ; ω2 ; ...ωn } ; (card(Ω) = n) ; valeurs a de X(Ω) et le résultat est présenté
1 1 dans un tableau :
alors P ({ωi }) = = X(Ω) x1 x2 ... xm
n card(Ω)
♣ Et pour tout événement A on a : P (X = xi ) p1 p2 ... pm
cardA Remarque : p1 + p2 + ... + pm = 1
P (A) =
cardΩ
conséquence : Espérance , Variance et Écart type
Dans le cas d’équiprobabilité, le calcul des pro- ♠ Soit X une variable aléatoire dont la loi est
babilités se ramène à un problème de dénombre- représentée dans le tableau ci-dessus :
ment. L’espérance mathématique de X est :
Probabilité conditionnelle E(X) = x1 × p1 + x2 × p2 + ... + xm × pm
♦ Soit B un événement d’un univers Ω tel que La variance de X est :
P (B) ̸= 0
Pour tout évenement A on pose : V (X) = E(X 2 ) − [E(X)]2
P (A ∩ B) avec E(X 2 ) = x21 × p1 + x22 × p2 + ... + x2m × pm
PB (A) =
P (B) L’écart type de X est :
PB (A) est la probabilité de A sachant B et on q
σ(X) = V (X)
écrit aussi : PB (A) = P (A/B)
A ∩ B contient les éventualités qui réalisent à la
fois A et B