These Meghni Billel
These Meghni Billel
THESE
Présenté par
Meghni Billel
THEME
DEVANT LE JURY :
Président : [Link] Mourad Pr Université Badji Mokhtar Annaba
Rapporteur : [Link] Abdallah MCA Université Badji Mokhtar Annaba
Examinateur : [Link] Ammar MCA Université 20 aout 1955 Skikda
Examinateur : [Link] Mourad MCA Université 20 aout 1955 Skikda
Examinateur : [Link] El Bahi MCA Université Badji Mokhtar Annaba
Examinateur : [Link] Mohamed MCA Université Badji Mokhtar Annaba
Invité : [Link] Djalel MCA Université de Tébessa
المساھمة في تحسين األداء لسلسلة طاقة الرياح
الملخص
إن تحسين كفاءة الطاقة في تور بينات الرياح متغيرة السرعة يتطلب تقنيات تحكم معقدة وقوية للتغلب على العوائق
المختلفة من أجل تحقيق أقصى قدر من تحويل الطاقة الھوائية .نظرا للطبيعة المتغيرة والفورية للرياح ،يتم تكبيرا
نتاج الطاقة من نظام تحويل طاقة الرياح ) (SCEEإال إذا كان العضو الدوار مدفوع بسرعة دوران مثلى بالنسبة
لكل سرعة الرياح .يتم تحقيق ذلك مع وحدة تحكم لتعقب نقطة الطاقة القصوى .على مر السنين ،قمنا بتحديد مجموعة
متنوعة من الدراسات المتعلقة بتقنيات استخراج طاقة الرياح) ، (MPPTولكن عدد قليل جدا من ھذه المقاالت
والدراسات الموجودة في األدب ,تعطي توجيھات للتمييز بين التقنيات MPPTاالكثر مالئمة وأكثر قوة .في ھذا
البحث تم إجراء مقارنة شاملة لخمس طرق ) (MPPTويمكن تصنيف ھذه التقنيات إلى فئات مختلفة تبعا للتكلفة،
متانة والتعقيد والفعالية .النتائج تبين بوضوح تفوق تقنية التحكم على أساس المنطق الضبابي ).(FLC
باستخدام ھذا األسلوب ،MPPTتعتبر الطاقة المولدة من تور بينات الريح مصدر طاقة إضافي يتم حقنه الى الشبكة,
من حيث مراقبة القوة و التنظيم السلس والفعال لتبادل الطاقة الفاعلة والمتفاعلة من المولد و الشبكة ،يتم اقتراح تقنية
تحكم مباشر للطاقة) (DPCلتطبيقھا على محول جانب الشبكة ,ھذه التقنية التحكم تستخدم استراتيجية موحدة بين طريقة
تحكم وضع االنزالق من الدرجة الثانية ) (SOSMCمع نبض تعديل العرض ) (PWMنتائج المحاكاة تشير الى فعالية
وموثوقية استراتيجية المقترحة في ھذه األطروحة.
كلمات المفتاحية :طاقة الريح ،MPPT ،مولد متزامن ذو المغناطيس الدائم ،تور بينات الرياح متغيرة السرعة ،
الثانية. الدرجة من االنزالق وضع الضبابي، المنطق
I
Contribution to in improving the performance a
wind energy chain
Summary
Keywords: wind energy, MPPT, WECS, PMSG, DPC-SOSMC PWM, fuzzy logic, second-
order sliding mode.
II
Contribution à l’amélioration des performances
d’une chaine énergétique éolienne
Résumé
Dans les éoliennes à vitesse variable l'amélioration du rendement énergétique nécessite des
techniques de contrôle sophistiqués et robustes pour surmonter diverses contraintes, afin
d'obtenir une conversion optimale de l'énergie aérodynamique. En raison de la nature
changeante et instantanée du vent, la puissance de sortie d'un système de conversion de
l'énergie éolienne (SCEE) est maximisée si le rotor est entraîné à une vitesse de rotation
optimale pour chaque vitesse de vent. Ce résultat est obtenu avec un contrôleur de suivi du
point de puissance maximale (MPPT).Au cours des années, nous avons distingué une variété
d'études sur les techniques d’extraction de puissance éolienne MPPT, mais très peu des
articles et des études dans la littérature donner des directives pour distinguer la technique de
MPPT le plus adaptée et le plus robuste. Dans ce travail, une comparaison exhaustive des cinq
méthodes MPPT a été faite. Ces techniques peuvent être classées en différentes catégories
selon le cout, la robustesse, la complexité, l’efficacité .Les résultats obtenus montrent
clairement la supériorité de la technique de contrôle basé sur la logique floue (FLC). En
utilisant cette approche MPPT (FLC), la puissance générée par la turbine est considéré
comme une source auxiliaire injectée au réseau électrique, en termes de contrôle de puissance
et pour obtenir une régulation lisse et efficace de l'échange de les puissance active et réactive
entre le générateur et le réseau , une commande direct de la puissance appliquée dans le
convertisseur côté réseau est proposé, cette technique de commande utilisant la stratégie
combinée de la modulation de largeur d’impulsion avec la commande par mode glissant
d’ordre deux DPC-SOSMC-PWM .Les résultats de la simulation montrent l'efficacité et la
fiabilité de la stratégie de contrôle proposée dans cette thèse.
Mots clés: énergie éolienne, MPPT, SCEE, générateur synchrone à aimant permanent, DPC-
SOSMC-PWM, logique floue, mode glissant d’ordre deux.
III
REMERCIEMENTS
Cette thèse a été effectuée au sein du laboratoire de recherche des systèmes électromécaniques
et au niveau à l’université de Badji Mokhtar-Annaba, faculté science de l’ingéniorat,
département d’électrotechnique.
Je suis très reconnaissant aussi envers Monsieur AMIRAT YASSINE, mon co-directeur de
thèse, Professeur, à l’Université de Brest. Je le remercie pour sa confiance et ses conseils.
Mes remerciements vont également aux membres du jury pour l’honneur qu’ils m’ont fait en
participant à l’évaluation de ce travail :
De manière plus personnelle, mes pensées les plus profondes et intimes vont vers ma famille :
Ma mère (la voix de la sagesse et de l’amour) à qui je dois beaucoup, malgré, je sais que je
pourrais jamais te rendre ce que tu m’as donnée. Mais, comme, tu le dis " notre réussite c’est
ton bonheur".
IV
Ma fiancée BOULMAIZ AMIRA doctorante en électronique qui a été toujours à mon écoute
et parfois pour son plus grand désarroi, ennui et malheur, car c’est bien la seule personne à qui
malheureusement j’ose confier mes inquiétudes et sur qui je reporte trop souvent mon stress,
omniprésents durant ces quatre années.
Je remercie mon père, ma sœur et mes frères qui sont venus me voir et qui m’ont toujours
soutenu.
Je réserve une pensée toute particulière aux collègues qui ont croisé ma route tout au long de
ces quatre années et qui ont su maintenir une ambiance chaleureuse et détendue :
KAHOL, OUADA, TARFAYA FARHI, LANDRI, BGHIL, ALALI, ZAGDOUD,
KSANTINI, BEN TRIAA KHALFI, BOUZERRA, et qui m’ont toujours aidé et encouragé
de près ou de loin.
Nous ne pouvons clore cette page de remerciements sans remercier l'ensemble des professeurs
de notre formation qui ont su répondre à nos questions, même sans être concernés par le sujet
de notre projet.
V
LISTE DES FIGURES
VI
[Link].18:Simulation de GSAP sur une charge résistif séparé .......................................................... 49
[Link].19:Convertisseur de tension fonctionnant en mode redresseur .............................................. 50
[Link].20:Schéma électrique du bus continu ................................................................................... 52
[Link].21:Convertisseur de tension fonctionnant en mode onduleur .............................................. 53
[Link].22:Schéma électrique du filtre .............................................................................................. 54
[Link].23:Redresseur à commande MLI ........................................................................................... 56
[Link].24:Tension simples à l’entrée de redresseur MLI .................................................................. 56
[Link].25:Tension simple d’un redresseur à commande MLI .......................................................... 57
[Link].26:Tension composé et courant de phase d’un redresseur à commande MLI ........................ 58
[Link].27:Courant redresser et courant au Born de bus continu ........................................................ 59
[Link].28:Tension et courant de charge ............................................................................................. 59
[Link].1:Courbe typique de la puissance extraite par une éolienne en fonction de la vitesse du vent.
............................................................................................................................................................... 65
[Link].2:Commande de convertisseur côté générateur.................................................................... 67
[Link].3:Caractéristiques de l’éolienne dans le plan puissance, vitesse de rotation........................ 68
[Link].4:La caractéristique de C en fonction du λ ........................................................................ 69
[Link].5:Schéma block de la méthode de MPPT (TSR) ................................................................. 69
[Link].6:Attractivité de la surface .................................................................................................... 71
[Link].7:Schéma block de la méthode de MPPT par mode glissant (SMC) .................................. 73
[Link].8: Schéma block de la méthode de MPPT par contrôle optimale de couple (OTC) ............ 73
[Link].9:Algorithme de la méthode de perturbation et observation (P&O) ..................................... 74
[Link].10:Méthode de perturbation et observation du MPPT .......................................................... 75
[Link].11:Principe de fonctionnement de MPPT à vitesse de vent constante .................................. 76
[Link].12:Principe de fonctionnement de MPPT à vitesse de vent variable .................................... 76
[Link].13:Traitement flou ................................................................................................................ 77
[Link].14:Fuzzification : fonction d’appartenance de l’entrée Ω et P et la sortie∆Ω .............. 78
[Link].15:Surface flou en 2D ......................................................................................................... 80
[Link].16:Schéma bloc d’une régulation de vitesse de la GSAP commandée par l‘orientation du
flux’ ....................................................................................................................................................... 81
[Link].17:Description des couplages................................................................................................ 82
[Link].18:Découplage par compensation ......................................................................................... 83
[Link].19:Commande découplée ..................................................................................................... 83
[Link].20:Commande des courants en deux boucles indépendante .............................................. 83
[Link].21:Commande de la vitesse................................................................................................... 84
[Link].22:Vitesse de vent (m/s)........................................................................................................ 85
[Link].23:MPPT TSR (a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance ............ 87
VII
[Link].24:MPPT SMC (a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance .......... 87
[Link].25:MPPT OTC (a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance ........... 88
[Link].26:MPPT P&O (a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance.............. 89
[Link].27:MPPT FLC (a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance .............. 90
[Link].28:Variation brusque de vitesse de vent (m/s) ................................................................... 92
[Link].29:Teste de robustesse Cp (a) TSR MPPT, (b) SMC MPPT, (c)OTC MPPT, (d) P&O
MPPT, (d) FLC MPPT ......................................................................................................................... 93
[Link].30:(a) courant direct et quadrature de GSAP, (b) tension direct et quadrature de GSAP et (c)
les trais courant à l’entrée de redresseur .............................................................................................. 94
[Link].31: Puissance électrique et puissance mécanique ................................................................ 94
[Link].32: Couple électromagnétique et couple mécanique ............................................................. 95
[Link].1:Commande de convertisseur côté réseau. ....................................................................... 101
[Link].2:Convergence de l’algorithme Super Twisting dans le plan ((s,s) ̇) .................................. 105
[Link].3: Boucle externe de commande de bus continue ............................................................... 106
[Link].4: Boucle interne de commande de puissance active et réactive ........................................ 106
[Link].5:(a)Tension de bus continu, (b) puissance réactive, (c)Zoom de puissance réactive, (d)
puissance active et (e) Zoom de puissance active ............................................................................... 111
[Link].6:(a) Courant injecter au réseau, (b) analyse harmonique pour SOSMC et (c)analyse
harmonique pour FOSMC ................................................................................................................... 112
VIII
LISTE DES TABLEAUX
IX
LISTE DES PUBLICATIONS
Le travail présenté dans ce mémoire a donné lieu à un certain nombre de publications
REVUES INTERNATIONALES
[1] B Meghni, A Saadoun, D Dib,Y Amirat “Effective MPPT Technique and Robust Power Control
of the PMSG Wind Turbine ” [Notification of Publication. Section TEEE B (Power and
Energy) Vol. 10 No. 6, November 2015 issue].
REVUES NATIONALES
[1] B Meghni, A Saadoun, D Dib,Y Amirat “Modeling and Control of a Variable-Speed for
Permanent Magnet Direct Drive Wind Energy Conversion Systems ” [International Journal of
Advances in Power Systems (IJAPS) Vol. 2, No. 1, 2014 ISSN: 2335-1772].
[2] B Meghni, A Saadoun,Y Amirat ,D,Dib “Maximum power extraction (SMC, P&O) from wind
energy system based on reliable control ”[revue des Sciences et de la Technologie - RST-
Volume 6 N°1 / janvier 2015].
CONFERENCES INTERNATIONALES
[1] B Meghni, N.K M’Sirdi, A Saadoun ”Maximum Power Tracking by VSAS approach for Wind
Turbine, Renewable Energy Sources (RES)” [ conference in the second MGEF which will be
held in Marrakech the 25 - 28th March 2015].
[2] B Meghni, N.K M’Sirdi, A Saadoun “Robust Nonlinear Sliding Mode Control of Wind Power
Generation Systems Based on PMSG” [conference in the second MGEF which will be held in
Marrakech the 25 - 28th March 2015].
[3] B Meghni, N.K M’Sirdi, A Boulmaiz ”Optimal Tracking and Limitation Power in PMSG Wind
Turbine Based on Robust Nonlinear Sliding Mode Control”[MedICT Maroc]
[4] B Meghni, N.K M’Sirdi, A Saadoun “A Novel Maximum Power Tracking by VSAS approach for
Permanent Magnet Direct Drive WECS” [7th International Conference on Sustainability in
Energy and Buildings,Portugal ].
[5] B Meghni, A Saadoun,Y Amirat “MPPT Control And Grid Connected For Variable Speed WHCS
Based On The PMSG” [Sienr 2014 ,Ghardaïa].
[6] B Meghni, A Saadoun,Y Amirat ,D Dib ”Direct Control Techniques For PMSG Wind Energy
Conversion System Connected To The Grid”[2 ICEES 2014,ANNABA].
[7] B Meghni, A Saadoun,Y Amirat ,D Dib ”Optimal tracking of the PMGS wind turbine based on
sliding mod control” [CEE 2014, BATNA].
[8] B Meghni, A Saadoun,Y Amirat ,D,Dib “Maximum power extraction (SMC, P&O) from wind
energy system based on reliable control” [CEE 2014, BATNA].
[9] B Meghni, A Saadoun,Y Amirat ,D Dib “Optimal Tracking of Wind turbine Based on a Second-
Order Sliding Mode Control” [ICEE’2014 skikda].
CONFERENCES NATIONALES
[1] B Meghni, A Saadoun,D Dib,Y Amirat “Sliding Mode MPPT Control for PMGS wind energy
conversion system connected to the grid” [SNEM 2014, ANNABA].
X
ACRONYMES ET ABREVIATIONS
db: Désibel
XI
MCC: Machine à courant continue
Kp: Gain proportionnel
Ki: Gain integral
Kd: Gain derivative
SOSMC :Second order sliding mode control
FOSMC :First ordre sliding mode control
PI : Proportionnelle intégrale
XII
NOMENCLATURE
W : Pulsation de vent
C : Coefficient de puissance
C : Coefficient de couple
S: Section (m2)
XIII
p : Nombre de pair de pole
G: Rapport de multiplicateur
θ: Position statorique
ω: Pulsation statorique
XIV
TABLE DES MATIERES
XVI
II.4.9 Equations mécanique ........................................................................ 48
II.4.10 Simulation de la GSAP .................................................................... 48
XVII
Chapitre IV: Commande de convertisseur côté réseau ............................... 100
IV.2 Problème d’injection des éoliennes dans un réseau électrique ......... 101
XVIII
XIX
Introduction générale
INTRODUCTION GENERALE
La demande en électricité augmente à un rythme effréné dans le monde entier. A présent,
l’accès à l’énergie électrique, est synonyme de meilleures conditions de vie (transport, santé
et éducation) et le facteur essentiel pour tout développement industriel, économique et
politique. Face à l’épuisement des ressources énergétiques fossiles (charbon, pétrole et gaz) et
aux problèmes environnementaux causés par l’émission des gaz à effet de serre lors de leur
combustion, la recherche de solutions énergétiques alternatives est devenue un objectif
incontournable de par le monde [0.1, 0.2].
Pour faire face ces problèmes, les gouvernements interviennent alors, par des investissements
massifs, pour promouvoir les énergies renouvelables. Dans plusieurs pays développés, le
développement des énergies renouvelables s’est imposé non seulement pour mettre fin à leur
dépendance vis à vis des pays producteurs d’énergies fossiles mais aussi pour lutter contre les
problèmes de pollution dus à l’émission de gaz, et du réchauffement climatique dû à l’effet de
serre.
1
Introduction générale
4000
2000
Figure.0 .1. Les énergies renouvelables dans le monde d’ici à 2020 [4].
D'après les chiffres connexes, la consommation mondiale des énergies fossiles, montrent les
conséquences de cette surexploitation. Elles sont à la hauteur de cette démesure: accumulation
de déchets nucléaires, risque d’épuisement des ressources fossiles, pollution atmosphérique
menaçant la santé publique. L'inflation de la production industrielle, l’augmentation de la
population mondiale et la croissance économique dans les pays émergents tels que la Russie,
la Chine, ou le Brésil, engendrent une augmentation importante de la demande et la
consommation énergétique. Bien que plus de 2 milliards d’êtres humains n’ont pas l’accès à
l’électricité pour des raisons technico-financières (économie fragile, nécessité
d’infrastructures lourdes et coûteuses, éloignement et accessibilité des zones habitées rapport
aux centres de production de zones) [0.5], la consommation énergétique mondiale devrait
doubler d’ici 2020 [0.1, 0.4].
Cette croissance sera attribuable presque entièrement aux pays hors de l'OCDE, puisque la
demande des pays industrialisés devrait progresser de seulement 4% au total d'ici à 2030. Si la
Chine verra sa consommation ralentir après 2020, la demande énergétique indienne devrait en
revanche doubler d'ici à [Link] vingt ans, le monde rester a dominé par les énergies
fossiles, qui répondront à 81% de la demande planétaire (contre 86% aujourd'hui), la montée
en puissance du gaz naturel compensant un recul des parts du charbon et de pétrole, selon le
rapport de BP.
Cette tendance est imposée par le modèle économique du monde occidental, consommateur
insatiable d'énergie, qui se nourrit par une croissance permanente comme le illustré la figure
.0.2, [0.4]. Malheureusement ses bienfaits ne sont équitablement partagés sur l'ensemble de
la planète dont les ressources sont toujours d'autant plus sollicitées qu'il est légitime.
2
Introduction générale
4000
2000
Les premières éoliennes ne font leur apparition véritablement qu'à la fin du XIXème siècle,
sous forme expérimentale. C'est Charles F. Bush qui conçoit ce dispositif en premier pour
alimenter sa maison en électricité, en 1888. L'éolienne fonctionne avec des pales à axe
vertical et plusieurs accumulateurs (batteries) pour stocker l'énergie produite. Par la suite, le
dispositif éolien de Charles F. Bush est repris par le danois Poul La Cour qui dessine plusieurs
éoliennes industrielles dont une qui sera vendue en 72 exemplaires au début du XXème siècle.
3
Introduction générale
Ces éoliennes visaient à produire de l'hydrogène en utilisant la force du vent pour la convertir
en énergie chimique par un processus d'électrolyse.
Pendant tout le XXème siècle, de nombreux essais seront réalisés. En 1957, Johannes Juul
crée une turbine qu’il appellera Gedser et qui sert encore aujourd'hui de modèle aux éoliennes
modernes. Aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en France sont réalisées des éoliennes dont
la puissance peut atteindre 1 000 kW. Malheureusement, le marché de l'énergie éolienne a été
freiné dans son développement pendant une grande partie XXème siècle en raison de la forte
consommation de pétrole et de charbon. Dans les années 70, les premiers chocs pétroliers et
l’augmentation brutale du prix des énergies fossiles redonnent un nouveau souffle à l'énergie
éolienne [0.7].
Ainsi, l'objectif principal de nos travaux de thèses est d’étudié les techniques de commande
modernes et efficaces appliqués aux éoliennes à vitesse variable à base de GSAP, pour
atteindre plusieurs objectifs (maximisation, optimisation et gestion de la production d’énergie
de vent). Par optimisation, nous entendons non seulement l’amélioration de la qualité de
l’énergie produite et le rendement énergétique mais aussi l’assurance d’une injection efficace
de la puissance électrique vers le réseau. Ce qui aurait pour conséquence de rendre possible la
fabrication des aéro-turbines plus légères améliorant de ce fait la productivité. Pour ce faire, le
mémoire sera organisé en quatre chapitres comme suit :
Le premier chapitre aborde l’étude sous une forme assez descriptive. En effet nous présentons
dans un premier temps un état de l’art sur l’énergie éolienne à travers une revue de la
littérature disponible. Nous évoquons les différentes technologies éoliennes usuellement
utilisées dans le domaine, Puis, nous abordons plus spécifiquement la question des chaînes
éoliennes à vitesse variable, ainsi que les méthodes de contrôle utilisées pour maximiser leur
efficacité énergétique. Le but étant qu'à la fin de ce chapitre, le type de générateur utilisé dans
cette thèse soit clairement identifié.
Dans le troisième chapitre, une commande de convertisseur côté générateur a été appliquée.
Pour cela, dans la première partie nous démontrons en détails les différentes étapes de la
commande appliquée au convertisseur côté GSAP pour extraite la puissance maximale.
Ensuite, cinq techniques MPPT ont été étudiées et comparées exhaustivement. Pour chaque
méthode MPPT nous fournissons une comparaison de la performance basée sur la simulation
en termes: d’exigences de capteurs, de robustesse, de vitesse de réponse, d'efficacité et des
besoins en mémoire. Les avantages et les inconvénients de chaque technique sont mis en
évidence par simulation. Dans la deuxième partie, une commande vectorielle à flux orienté a
été expliquée pour une application au GSAP pour générer le fonctionnement optimal à chaque
instant. Enfin une simulation sous MATLAB-Simulink a été effectuée pour le convertisseur
côté générateur (MPPT, commande vectorielle).
5
Introduction générale
6
Introduction générale
Références bibliographiques
[0.1] VAN DER HOEVEN, Maria. World Energy Outlook 2013. 2013.
[0.2] MNRE (Ministry of New and Renewable Energy) 2012; Annual Report 2011-2012, New Delhi.
[0.3] DESCAMP, Cathy. Etude de la capture du CO2 par absorption physique dans les systèmes de
production d'électricité basés sur la gazéification du charbon intégrée à un cycle combiné. 2004.
[0.5] Site internet sur les énergies renouvelables, disponible à partir de : [Link]
[Link], 2011.
[0.7] Site internet sur les énergies renouvelables, disponible à partir de : [Link]
[Link]/[Link]
[0.8] Site internet sur les énergies renouvelables, disponible à partir de : [Link]
[Link]/[Link]
[0.9] AMIRAT, Yassine, BENBOUZID, Mohamed, BENSAKER, Bachir, et al. The state of the art of
generators for wind energy conversion systems. Electromotion, 2007, vol. 14, no 4, p. 163-172.
[0.11] CHKIR, Said. Contribution à l'étude aérodynamique d'une éolienne par une méthode de sillage
libre. 2010. Thèse de doctorat. Arts et Métiers ParisTech.
7
Introduction générale
8
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
CHAPITRE I
Etat de l’art & Description de l’étude
9
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
10
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
I.1. INTRODUCTION
A cause de la nature intermittente et variable du vent, les éoliennes sont considérées comme
des sources d’énergie instable. Mais n’oublier pas que le vent est une source d’énergie
renouvelable, gratuite et exploitable avec un bon niveau de sécurité et respectueuse de
l’environnement. Dans le monde entier, les ressources d’énergie éolienne sont pratiquement
illimitées. Les récentes recherches dans les domaines des turbines éoliennes à vitesse variable,
l’électronique de puissance et les techniques de commandes avancées ont permis le contrôle
des puissances produites par ces aérogénérateurs, ainsi tendent à rendre l’énergie éolienne
aussi compétitive que l’énergie d’origine traditionnelle [I.1].
Dans ce premier chapitre, nous présenterons un bilan des formes des énergies les plus
consommées au monde. Nous établirons aussi la corrélation entre l’utilisation de l’énergie et
les problèmes environnementaux qui s’ensuivent. Les technologies d’éoliennes ainsi que les
différents composants constituant l’aérogénérateur seront brièvement présentés. Ensuite, les
différentes associations machines électriques-convertisseurs statiques, utilisées pour la
conversion éolienne seront étudiées et comparées selon différent avantages et inconvénient.
Les différentes techniques de limitation ou de contrôle de cette puissance sont ensuite
brièvement exposées. Les diverses structures d’aérogénérateurs présentes sur le marché
(vitesse fixe ou variable) sont démontrées. Enfin, nous allons préciser le choix du type
d’éolienne ce qui nous permettra de définir le cadre de notre travail ; c’est-à-dire l’élaboration
des commandes pour la turbine et pour la génératrice de l’éolienne.
En cinq ans, la puissance éolienne installée a été multipliée par trois dans le monde, passant
de 121 GW à 319 GW. La capacité installée à presque doublé en Europe, passant de 65,2
GW à 117,7 GW entre 2008 et 2013. Les pays précurseurs dans le monde ont été le
Danemark, l'Allemagne et l'Espagne.
11
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
Récemment, la Chine et les Etats-Unis sont devenus les pays possédant la plus grande
capacité éolienne installée, précédant l’Allemagne et l’Espagne qui restent cependant les pays
disposant de la plus grande puissance éolienne par habitant avec le Danemark [I.2].
Tab.I.1 : Puissance éolienne installée : principaux pays européens (en MW) [I.2]
Tab.I.2 : Puissance éolienne installée : Europe et principaux pays du monde (en MW) [I.2]
Tab.I.3 : Production d'électricité ajoutée chaque année de 2011 à 2017 (en TW/h) [I.2]
TW/h 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Éolien 85,4 95,0 74,0 95 105 116 126
Photovoltaïque 31,6 31,4 40,0 47 55 63 72
Éolien +solaire 117,0 126,4 114,0 142 160 179 198
Nucléaire - 52,8 11,6 -0,7 120 117 43 42
Les énergies renouvelables prennent une importance croissante dans la production mondiale
d'électricité. Chaque année entre 2011 et 2017, la production d'électricité ajoutée par les
énergies éolienne et photovoltaïque sera plus importante que celle ajoutée par les réacteurs
nucléaires en construction.
Plus de 35 GW des capacités éoliennes ont été ajoutés en 2013 pour un total légèrement
supérieur à 318 GW. Après plusieurs années de fortes progressions, ce marché à toutefois
reculé de près de 10 GW par rapport à l’année 2012, en raison principalement de la forte
baisse du marché américain. L’énergie éolienne en mer a connu une année record, avec 1,6
GW ajoutés, la quasi-totalité installée dans l'Union européenne [I.3].
12
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
Plus de 35 GW de capacités éoliennes ont été ajoutés en 2013 pour un total de capacité de
production mondiale légèrement supérieur à 318 GW. Malgré plusieurs années records, ce
marché à toutefois reculé de près de 10 GW par rapport à 2012, en raison principalement de la
forte baisse du marché américain. Heureusement, l'énergie éolienne en mer a connu une année
record, avec 1,6 GW ajoutés, la quasi-totalité étant enregistrée dans l'Union européenne.
[I.4].
Cette énergie, exploitée depuis l’antiquité pour l’utilisation des moulins à vent, avait été
délaissée pour les énergies telles que le nucléaire. C’est depuis une trentaine d’années qu’elle
a refait surface sous forme d’éolienne et son développement est considérable. La prise de
conscience collective des méfaits des énergies fossiles ou nucléaires a permis aux énergies
renouvelables de présenter ses avantages.
Les énergies renouvelables sont des énergies propres et économiques, elles n’émettent pas de
gaz à effet de serre et elles ne produisent aucun déchet radioactif. De plus, elle rembourse sa
dette énergétique, c’est-à-dire l’énergie nécessaire à sa fabrication, en neuf mois. Par contre,
elle a un impact sur l’avifaune, le bruit et le paysage. L’éolienne a quelques inconvénients :
• L’impact visuel : qui reste un thème subjectif. Selon les enquêtes réalisées en Europe, la
perception d’une éolienne n’est pas négative et varie selon le type de paysage initial, de la
disposition (la disposition en ligne est préférable), de la quantité, de la taille des machines,
du nombre de pales. Dans tous les cas une étude paysagère est indispensable lors du
montage du projet.
• Interférence électromagnétique : la réflexion des signaux sur les pales du rotor, structure
tournante, peut provoquer d’éventuelles interférences sur les systèmes de
télécommunication, TV, radars... Une concertation avec les organismes militaires et civils
concernés est donc requise.
13
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
• Le bruit : c’est un critère souvent évoqué, mais qui ne trouve plus de fondement réel. Les
nouvelles machines ont fortement évolué. Les bruits mécaniques ou aérodynamiques ont
été réduits par l’utilisation de nouveaux profils, extrémités de pale, mécanismes de
transmission etc , et ne sont plus une gêne, même proche des machines (50-60 dB
équivalent à une conversation). Une distance d’environ huit fois le diamètre permet de ne
plus distinguer aucun bruit lié à cette activité (< 40 dB). De plus, il faut souligner que le
bruit naturel du vent, pour des vitesses supérieures à 8 m/s, a tendance à masquer le bruit
rayonné par l’éolienne [I.5].
• Faune : de nombreuses études ont été menées, dans les pays fortement développés en
matière d’énergie éolienne, suite à des mouvements de protestation. Le fonctionnement
propre de l’aérogénérateur n’est pas à mettre en cause. Les oiseaux réagissent très bien et
les risques de collision sont très faibles. La faune est généralement plus dérangée par
l’activité humaine, surtout liée à la construction du site. En phase d’exploitation, la faune
s’adapte et reprend son mode de vie (cas des ours par exemple).
Les différents accidents (de cause naturelle ou humaine) comme ceux survenus à Tchernobyl
ou plus récemment à Fukushima se traduisent par des coûts importants et des problèmes
écologiques souvent dramatiques pour les populations locales. Les déchets radioactifs crées
par le nucléaire sont dangereux et le coût pour les contenir est très élevé. De plus, différentes
études montrent que les énergies renouvelables sont plus économiques à long terme [I.6].
Les aérogénérateurs à axe vertical ont été les premières structures adoptées pour la production
de l'énergie électrique. Plusieurs prototypes ont vu le jour mais peu sont ceux qui sont
parvenu au stade de l’industrialisation [I.9].
L’axe de rotation d’une VAWT est vertical par rapport au sol et perpendiculaire à la direction
du vent. Ce type de turbine peut recevoir le vent de n’importe quelle direction, ce qui rend
inutile tout dispositif d’orientation. Le générateur et la boite d’engrenages (multiplicateur)
sont disposés au niveau du sol, ce qui est plus simple et donc économique [I.1]. La
maintenance du système est également simplifiée dans la mesure où elle se fait au sol. Ces
turbines ne disposent pas de commande d’angle de pale comme dans le cas de HAWT
(aérogénérateurs à axe horizontal). Ils sont classés selon leur caractéristique aérodynamique
en deux familles :
Ce type d’aérogénérateur est basé sur le fait qu’un profil placé dans la direction d’écoulement
de l’air est soumis à des forces de direction et d’intensité variable selon l’orientation de ce
profil voir [Link] résultante de ces forces génère un couple moteur entraînant
l’orientation du dispositif.
15
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
Ils sont basés sur le principe de la traînée différentielle qui stipule qu’un couple moteur peut
être obtenu par une pression différente exercée par le vent sur les parties concaves et convexes
de la structure (voir Figure.I.3).
Les avantages théoriques d’une éolienne à axe vertical sont les suivants :
• Permet de placer la génératrice, le multiplicateur, à terre (il n’y pas besoin de munir
la machine d’une tour).
• Un mécanisme d’orientation n’est pas nécessaire pour orienter le rotor dans la
direction du vent.
Les principaux inconvénients sont les suivants :
• Les vents sont plus faibles à proximité de la surface du sol.
• Un inconvénient, pour certaines VAWT, est de nécessiter un dispositif auxiliaire de
démarrage.
• L’efficacité globale des éoliennes à axe vertical n’est pas satisfaisante.
• D’autres VAWT utilisent la poussée (drag) plutôt que la portance aérodynamique
(lift, effet qui permet à un avion de voler), ce qui se traduit par une réduction du
coefficient de puissance et un moindre rendement.
L'éolienne à axe horizontale, également appelée HAWT (Horizontal Axis Wind Turbine)
(Figure.I.4) fonctionne globalement selon le même principe que les éoliennes à grandes
capacités que l'on peut voir dans les parcs éoliens. Actuellement, ces turbines sont les plus
utilisées dans la production des éoliennes comparativement à celles à axe vertical parce
qu’elles sont caractérisées par un coût moins important, avec un bon rendement en plus elles
sont moins exposées aux contraintes mécaniques [I.12]. Elles sont constituées de plusieurs
pales (bipale, tripale…) pour générer un couple moteur entraînant la rotation de générateur
16
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
électrique. Le nombre des pales varie entre 1 et 3, récemment le rotor tripal est le plus utilisé
car il constitue un compromis entre le coefficient de puissance, la vitesse spécifique et la
vitesse de rotation du capteur éolien [I.13].
Le plus souvent, l'éolienne pour particulier à axe horizontal capte le vent (de face ou de dos
selon le modèle) grâce à des pales assemblées en hélice. En effet, cette éolienne capte au
maximum son énergie, car elle s'oriente d'elle-même pour s'adapter à la direction du vent. Il
existe deux grandes familles d’éoliennes à axe horizontal : les éoliennes à marche lente et le
les éoliennes à marche rapide.
Les éoliennes à marche lente sont constituées d’un grand nombre de pales (entre 10 et 40)
(voir Figure.I.5). Ce type d’éolienne sont défini par leur inertie importante et ont un couple de
démarrage proportionnel au nombre de pales et au diamètre (maximum de 10 m) ; leur
rendement par rapport à la limite de Betz est faible car leur vitesse en bout de pale est limitée.
Dans cette structure le coefficient de puissance atteint rapidement sa valeur optimale lors
de la montée en vitesse mais décroît également rapidement par la suite.
17
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
Les éoliennes à marche rapide sont beaucoup plus utilisées et pratiquement toutes dédiées à la
production d’énergie électrique. Elles possèdent généralement trois pales fixes ou orientables
pour extraire le maximum de puissance cinétique de vent et pour contrôler la vitesse de
rotation à chaque instant [I.15]. Le rayon de ces turbines peut atteindre des longueurs de plus
de 120 m pour des éoliennes de plusieurs MW. La roue bipale est la plus économique et la
plus simple mais elle est génératrice de vibrations qui peuvent être importantes. La roue
tripale présente moins de risques de vibrations, d’où fatigue et bruit plus faibles, mais elle est
plus compliquée et plus lourde. Leur atteint des valeurs élevées et décroît lentement
lorsque la vitesse augmente contrairement aux éoliennes à marche lente. Les éoliennes à
marche rapide fonctionnent rarement en dessous d’une vitesse de vent de 3.5 m/sec.
A. Amont : le vent souffle sur le devant des pales en direction de la nacelle. Les pales
sont rigides, et le rotor est orienté selon la direction du vent par un dispositif
d’orientation.
B. Aval : le vent souffle sur l'arrière des pales en partant de la nacelle. Le rotor est
flexible, auto-orientable.
La disposition turbine en amont est la plus utilisée car plus simple et donne de meilleurs
résultats pour les fortes puissances : pas de gouverne, les efforts de manœuvre sont moins
importants et il y a une meilleure stabilité. Les pales des éoliennes à axe horizontal doivent
toujours être orientées selon la direction du vent. Pour cela, il existe des dispositifs
d'orientation de la nacelle en fonction de cette direction.
18
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
I.4.1. Le rotor
L’utilisation de rotor à trois pales est prédominante dans l’ensemble des machines de
moyenne et grande puissance (> 30 kW), exploitées ou construites dans le monde soit environ
85 % du marché. En termes de poids, un éolien monopole doit être muni d’une masse inerte
permettant l’équilibrage de la pale : elle est donc sensiblement équivalente à une machine
bipale. Dynamiquement, la configuration tripale est la plus équilibrée. Elle doit cependant
accepter un chargement cyclique plus important. Aéro-dynamiquement, les études montrent
un léger avantage à posséder plusieurs pales (réduction des pertes d’extrémités). On augmente
ainsi le coefficient de puissance d’environ 10 % en passant d’une pale à deux, de 3 % en
passant de deux à trois, de 1 % en passant de trois à quatre, etc. Le choix résulte donc d’un
19
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
I.4.3. La nacelle
Son rôle est d’abriter les composants transformant l’énergie mécanique en énergie électrique
notamment le générateur. La nacelle regroupe toutes les parties mécaniques permettant de
coupler le rotor éolien au générateur électrique : arbre lente et rapide, roulement,
multiplicateur, le frein à disque, diffèrent freins aérodynamiques, qui permettent d’arrêter le
système en cas de surcharge.
Il sert à élever la vitesse de rotation entre l’arbre primaire et l’arbre secondaire qui entraîne la
génératrice électrique. En effet, la faible vitesse de rotation de l’éolienne ne permettrait pas de
générer du courant électrique dans de bonnes conditions avec les générateurs de courant
classiques. La boîte de vitesse permet d’avoir un rotor tournant lentement (30 à 40 tours/min)
pouvant se coupler à un générateur de série, donc peu cher, qui tourne 40 à 50 fois plus vite.
Dans les pays froids on doit réchauffer ces grosses boîtes d’engrenages.
20
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
I.4.6. L’anémomètre
I.4.7. La girouette
Il permet d’orienter l’éolienne selon la direction du vent car il ne souffle pas toujours dans le
même sens.
I.4.9. La génératrice
C’est un alternateur qui convertit l’énergie mécanique en énergie électrique. Les plus simples
et robustes sont des générateurs synchrones à aiment permanent.
Pour les vitesses de vent fortes, un système de contrôle et protection est nécessaire dans
chaque système éolien. Le contrôle de la puissance éolienne fournie peut se faire soit au
niveau de la turbine soit au niveau de la génératrice.
21
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
Ce moyen de contrôle permet essentiellement de limiter la puissance pour les vents forts.
Dans une éolienne utilisant le calage variable de pale, le contrôleur électronique vérifie à
chaque instant la puissance extraite par l’éolienne. En cas de puissance de sortie trop élevée
par rapport à la puissance nominale, les pales pivotent légèrement sur le côté hors du vent.
Dans ce cas, les pales sont fixées au moyeu de façon rigide. Cependant, la géométrie de la
pale a été conçue de façon à mettre à profit, en cas de la variation rapide et trop élevées de
vitesses de vent, le décrochage aérodynamique en provoquant de la turbulence sur la partie de
la pale qui n’est pas face au vent. Ce décrochage empêche la portance d’agir sur le rotor
[I.19].Le principe consiste à provoquer une diminution de , ce qui entraine une augmentation
de l’angle d’incidence de sorte que le trainée de la pale augmente considérablement tandis
que sa portance diminue. Le système garanti une bonne régulation pour des vents inférieurs
ou égaux à 60m/s.
Un nombre croissant des grandes éoliennes (1 MW et plus) sont conçues avec un mécanisme
dit de « régulation active par décrochage aérodynamique ». Du point de vue technique, ayant
des pales mobiles, ces machines ressemblent à celles contrôlées à calage variable. Afin
d’avoir un couple relativement élevé à des vitesses de vent faibles, ces éoliennes sont
normalement programmées pour pivoter leurs pales de la même façon que les éoliennes à pas
variable. Les éoliennes utilisant la régulation de puissance par décrochage dynamique
possèdent en général un mécanisme de freinage en bout de pale qui, en cas de survitesse,
actionne des masselottes par effet centrifuge pour orienter une partie de l’extrémité de la pale,
freinant ainsi le rotor de manière aérodynamique.
22
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
Cette éolienne repose sur l’utilisation d’une machine asynchrone à cage directement couplée
sur le réseau électrique comme illustré dans la Figure. I.9. Un multiplicateur de vitesse
entraîne cette machine à une vitesse qui est maintenue approximativement constante grâce à
un système mécanique d’orientation des pales. Une batterie de condensateurs est souvent
associée pour compenser la puissance réactive nécessaire à la magnétisation de la machine
asynchrone à cage.
La conception des turbines éoliennes à vitesse fixe est fortement liée aux caractéristiques
aérodynamiques et mécaniques. Le temps de réponse de certaines de ces parties se situe dans
la gamme de la dizaine de millisecondes [I.21]. En conséquence, en cas de rafales de vent, on
peut observer une variation rapide et importante de la puissance électrique générée.
éé
à é
é
Sont souvent moins coûteux car le dispositif d’orientation des pales est simplifié. Les pales se
caractérisent principalement par leur géométrie dont dépendront les performances
aérodynamiques et les matériaux dont elles sont constituées (actuellement, les matériaux
composites, la fibre de verre et plus récemment la fibre de carbone sont très utilisés car ils
allient légèreté et bonne résistance mécanique) [I.12]. Dans ce cas les figures. I.11, I.12 et
I.13, montrent une interface de puissance adaptant la fréquence des courants du générateur à
celle du réseau, permettant ainsi de fonctionner à vitesse variable.
23
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
10000
Puissance mecanique [W]
2000
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80
Vitesse de rotor [rad/s]
L’éolienne dans cette configuration entraîne une génératrice asynchrone connectée au réseau
par l’intermédiaire d’un convertisseur de puissance situé sur le circuit statorique.
Contrairement à une éolienne à vitesse fixe, les tensions et les fréquences à la sortie de la
génératrice ne sont plus imposées par le réseau, ce qui permet de réguler la vitesse de
l’éolienne. La commande de l’onduleur permet de garder constante la tension du bus continu
[I.23].
24
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
é
! "
" !
# #
# #
é é
# %& & é
$!"!
! "
" !
# #
# #
Enfin, tout particulièrement dans le cas des entraînements directs (sans multiplicateur
mécanique), on utilise des MSs. Leurs performances, notamment en termes de couple
massique, sont très intéressantes lorsqu’elles ont un très grand nombre de pôles. Leur
fréquence étant alors incompatible avec celle du réseau, le convertisseur de fréquence
s’impose naturellement. C’est pourquoi les machines à entraînement direct sont toutes à
vitesse variable.
Les GSAPs à entraînement direct sont encore peu nombreuses. Le principal fabricant est
Enercon (plusieurs milliers de machines de 300 kW, 600 kW, 1 MW et 1.8 MW sont déjà en
service). L’inducteur est bobiné, nécessite un système bagues lisses-balais ou un système à
diodes tournantes sans contact (comme dans les « alternateurs classiques » de production)
pour amener le courant continu. Le courant d’excitation constitue un paramètre de réglage qui
peut être utile pour l’optimisation énergétique, en plus du courant d’induit réglé par le MLI.
éé
é
! "
$'
" !
# #
# #
(a) Éolienne à vitesse variable basée sur une machine synchrone directement couplée à la
turbine
#
#
(b) Éolienne à vitesse variable basée sur une machine synchrone couplée à la turbine via un
multiplicateur et redresseur à diodes
26
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
De nos jours, dans le domaine de la conversion de l'énergie éolienne, l'intérêt se porte sur
l'utilisation de génératrices électriques tournant à basse vitesse sans multiplicateur. Celui-ci
est en effet une source de bruit et de pannes fréquentes. Cette machine sera adoptée pour le
reste du travail de thèse.
I.7. Conclusion
Dans ce chapitre nous avons présenté un état de l’art décrivant tout d’abord les notions
générales sur l’énergie éolienne, nous avons énoncé quelques chiffres concernant la
production d’électricité dans le monde en démontrant de quelle manière l’énergie éolienne
était devenue incontournable. Dans un deuxième temps nous avons expliqué les enjeux de
cette énergie. Ensuite, Nous avons parlé des différents types d’éolienne, les éoliennes à
vitesse fixe, à vitesse variable, les éoliennes à axe vertical, à axe horizontal.
27
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
[I.1] SATHYAJITH, Mathew. Wind energy: fundamentals, resource analysis and economics.
Springer Science & Business Media, 2006.
[I.4] Site internet sur les énergies renouvelables, disponible à partir de [Link]
[Link]/actualites/4047-energies-renouvelables-dynamisme
[I.6] Ho Mae-Wan. Publication 2011. « Les énergies renouvelables coutent moins cher ». Rapport
ISI 19 janvier 2011. En ligne.<[Link] Consulté le 22
février 2012.
[I.8] PALUCH, Bernard. Introduction à l'énergie éolienne: L'Energie éolienne. REE. Revue de
l'électricité et de l'électronique, 2005, no 5, p. 35-50.
[I.10] HAMDI, Naouel. Modélisation et commande des génératrices éoliennes. mémoire de magister
en électrotechnique, université MENTOURI de Constantine, 2008, vol. 24, no 01.
[I.13] MIRECKI, Adam. Étude comparative de chaînes de conversion d'énergie dédiées à une
éolienne de petite puissance. 2005.
[I.14] [Link]
=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=dUoWVZqkGIXxUpfSgIgF&sqi=2&ved=0CBsQ
sAQ
[I.15] AMIRAT, Yassine, BENBOUZID, Mohamed, BENSAKER, Bachir, et al. The state of the art
of generators for wind energy conversion systems. Electromotion, 2007, vol. 14, no 4, p. 163-172.
28
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
[I.16] EL AIMANI, Salma. Modélisation des différentes technologies d'éoliennes intégrées dans un
réseau de moyenne tension. 2004. Thèse de doctorat. Ecole Centrale de Lille.
[I.17] Site internet sur les énergies renouvelables, disponible à partir de : [Link] power
.dk/.
[I.20] CAMBLONG, Haritza. Minimisation de l'impact des perturbations d'origine éoliennes dans la
génération d'électricité par des aérogénérateurs à vitesse variable. 2003.
29
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude
30
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
CHAPITRE II
Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
31
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
32
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
II.1. Introduction
Dans l'architecture ci-dessous, la turbine éolienne à vitesse variable est couplée directement à
la GSAP (sans multiplicateur de vitesse), puis la GSAP est connectée au réseau via deux
convertisseurs statiques bidirectionnels mis en cascade à travers un bus continu. Dans ce
chapitre nous modéliserons et simulerons l’architecture et le fonctionnement de chaque
élément indépendamment de l’autre, pour le préparer à la simulation de la chaine éolienne
complète avec les différents algorithmes de commande appliqués au chapitre III.
é é
é é
é
Figure. II. 1. Système de conversion éolienne à vitesse variable basé sur MSAP
colonne d’air de longueur !" de section # de masse volumique $, animée d’une vitesse % ,
les pales de la turbine, puis en énergie électrique via un générateur. L’énergie cinétique d’une
!&' =
)*+, - .
/
(II.1)
33
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
0
suppose que le moteur éolien est placé dans un air animé à l’infini en amont d’une vitesse V2
Considérons le système éolien à axe horizontal représenté dans la [Link].3. Albert Betz
et à l’infini en aval d’une vitesse V/ . Selon la loi de Betz, il parait évident que plus la partie de
l’énergie cinétique du vent captée par les pales d’une éolienne est grande, plus petite sera la
vitesse du vent sortant par le côté gauche de l’éolienne.
3é4
4
Nous pouvons donc penser qu’il doit y avoir une manière de freiner le vent qui se trouve entre
ces deux extrémités et qui permette de façon bien plus efficace de transformer l’énergie
cinétique du vent en énergie mécanique. Donc en peut conclure que: une éolienne idéale
freinerait le vent à 1/3 de sa vitesse réelle. Afin de bien comprendre pourquoi, nous devons
utiliser la loi physique fondamentale de l’aérodynamique des éoliennes [II.1].
34
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
du vent non perturbée à l’avant de l’éolienne 82et la vitesse du vent après passage à travers le
En supposant que la vitesse du vent traversant le rotor soit égale à la moyenne entre la vitesse
rotor 8/, la masse d’air en mouvement traversant la surface des pales en une seconde est :
9=
)*(;< =;. )
/
(II.2)
?@ =
@ (;< . A;. . )
/
(II.3)
?@ =
)*(;< =;. ) (;< . A;. . )
B
(II.4)
Un vent théoriquement non perturbé traversant cette même surface # sans diminution de
vitesse donnerait :
?@C =
)*;< D
/
(II.5)
Le ratio entre la puissance extraite du vent et la puissance totale théoriquement disponible est
alors :
.
I I
H2= < JK2AH < JL
=
EF I. I.
EFG /
(II.6)
En traçant le ratio des puissances HE F J en fonction du ratio des vitesses H;< J nous obtenons la
E ;
FG .
courbe illustrée par la [Link].4. Ce ratio présente un maximum, c’est la limite de Betz.
0.59
0.35
0.3 LIMITE DE BETZ
P m /P mt
0.25
0.2
0.15
0.1
0.05
0
0
V1/V2
35
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
Malheureusement, pour les éoliennes, le 56 n’est pas constante, les paramètres les plus
communes sur lesquelles 56 dépend sont le coefficient de vitesse réduite (vitesse spécifique)
et l’angle de calage. Le coefficient de vitesse réduite M (tip speed ratio) est un facteur
spécifique des aérogénérateurs, il est NC ΩC sur la vitesse instantanée du vent % défini comme le
rapport de la vitesse tangentielle en bout de pales comme montré dans la [Link].5.
Alors : M =
PG QG
-
(II.7)
Vitesse tangentielle
SR
Vitesse du vent R
fournie par la masse d’air ?@C , cela supposerait que la vitesse de vent est nulle après l’organe
Comme nous l’avons souligné précédemment, on ne peut pas capter en totalité la puissance
56 = E F = <
E EF
FG )*- D
(II.8)
.
Ainsi, la puissance éolienne extraite est déterminée analytiquement par la formule suivante:
?@ = / $#56 % T
2
(II.9)
calculer une expression analytique de 56 (M) pour différentes valeurs de U. Pour un angle de
trainé réduisent cette valeur à environ 0.5 pour les éoliennes de grande taille. On peut aussi
calage U donné, l’expression analytique généralement utilisée est une régression polynomiale
[II.3].
36
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
Dans ce travail nous avons appliqué une forme sinusoïdale de 56 (M, U), qui a été proposé par
[II.4, II.5 et II.6].
n<o.p
56 (M, U) = 0.073( − 0.058U − 0.002U /.2B − 13.2)m
2g2 qi
hi
(II.11)
M` =
2
< [Link]
A
Où
qnr.r.,s s. t<
puissance est nulle, ce qui correspond à une valeur de 56 nulle. L’expression du couple est la
démarrage, il y a bien un couple sur l’arbre dû à la force du vent sur les pales tandis que la
suivante :
u@ = = = $yNC T % /
EF PG EF wx 2
Qv h h /
(II.12)
5C = =
wx zF
<
h ){PG D - .
(II.13)
.
37
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
La théorie précédente suppose que le nombre de pales est infini. En réalité, celui-ci est limité.
Il en résulte des pertes d’énergie dues à une plus grande concentration des tourbillons. Cette
dissipation d’énergie a été étudiée notamment par plusieurs auteurs : ROHRBACH,
pour une machine comportant | pales, par la relation [II.8, II.9 et II.10].
WOROBEL, GOLDSTIEN et PRANDTL la réduction de rendement qui en résulte est donnée
/
}6 = H1 − }J
2T~
6
(II.14)
} = =
2 2
2='C. T[Link]=h. r
(II.15)
En admettant que l’on puisse étendre la relation de PRANDTL à ces conditions, on en déduit :
/
}6 = 1 −
d.~T
E[Link]=h. r
(II.16)
général, les turbines disposent d’un système d’orientation des pales (pitch control) destiné à
des coefficients 56 et 5C change donc pour chaque angle décalage U comme représenté dans
limiter la vitesse de rotation dans la zone trois où la vitesse de vent est plus grande. L’allure
la [Link].7, [II.11].
0.5
Coefficient de puissance Cp
β=0
0.4
β=5
0.3
β=10
0.2
0.1 β=12
0
0 5 10 15 20
vitesse réduite λ (a)
(a)C = f(U, λ)
38
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
0.08
β=0
Coefficient de couple Ct
0.06
β=5
0.04 β=10
0.02
β =12
0
0 5 10 15
vitesse réduite λ (b)
:b>C = f:U, λ>
Pour effectuer les différentes parties de simulations dans notre travail, nous avons besoin
d’avoir un profil de vent reflétant au maximum l'originalité de ce que l’on peut trouver sur un
site éolien comme représenté dans la [Link].8. Dans cette étude, la vitesse du vent sera
modélisée, sous forme déterministe par une somme de plusieurs harmoniques sous la forme
[II.12, II.9] :
11
10
9
8
7
6
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s]
identiques et orientables avec une longueur NC , fixées sur un arbre d’entraînement tournant à
La partie mécanique de la turbine éolienne qui sera étudiée, est composée de trois pales
39
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
une vitesse ΩC qui est relié à un multiplicateur de gain . Ce multiplicateur entraîne une
4
4
4
• la même inertie 6
Les trois pales sont considérées de conception identique et possèdent donc :
support 6¡¢£ . Chaque pale reçoit une force u2,u/ et uT qui dépend de la vitesse du vent, qui
Ces pales sont orientables et possèdent le même coefficient de frottement par rapport au
• son inertie ¤
L’arbre d’entraînement des pales est caractérisé par :
• son élasticité ¤
• son coefficient de frottement par rapport au multiplicateur ¥¤
• une inertie ¦
Le rotor de la génératrice possède :
• un coefficient de frottement ¥¦
40
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
égalité des forces de poussées :u2=u/= uT). On peut faciliter l’ensemble des trois pales
Si on considère une répartition uniforme de la vitesse du vent sur toutes les pales, on aura une
comme un seul système mécanique caractérisé par la somme de toutes les caractéristiques
rapport à l’air ! est très faible, donc on peut la négligée. De même, la vitesse de la turbine est
mécaniques. La conception aérodynamique des pales et leurs coefficients de frottement par
très faible, les pertes par frottement sont ignorées par rapport aux pertes par frottement du
côté génératrice.
rigide et défini par un simple gain . Les pertes énergétiques dans le multiplicateur sont
Le multiplicateur est un dispositif de liaison entre la turbine et le générateur. Il est supposé
ΩC = Ω (II.18)
Le couple mécanique de la turbine éolienne est divisé par le rapport de multiplication pour
obtenir le couple mécanique sur l’arbre du générateur :
T¦ = ¦ T@
2
(II.19)
Multiplicateur
Ω Ω
Dans notre étude, nous supposons que le rapport de multiplicateur = 1, donc la turbine est
liée directement au générateur donc :
ΩC = Ω
¨
T¦ = T@
(II.20)
= ª u£ + ΩC − ª u@
©QG 2 «¬ 2
+C v ªv v
(II.21)
41
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
Ω
+ Ω
® +
Turbine
−
Générateur
Les machines de type synchrone représentent aujourd’hui une part importante du marché des
convertisseurs électromécaniques d’énergie et couvrent une gamme de puissance très large
qui s’étend de quelque MW. Traditionnellement, les fortes puissances restent le domaine
réservé de la production de l’électricité. Parmi les différents types de machine synchrone
alternative, on trouve la machine synchrone à aimant permanent MSAP devenue un choix très
populaire dans la technologie de la production éolienne au cours des dernières années en
raison de certaines de ses propres caractéristiques avantageuses [II.14].
Les machines synchrones à aimants permanents sont de plus en plus utilisées dans diverses
applications pour les raisons suivantes :
• Bon rendement.
• Fort couple massique.
• Fort couple volumique.
• Peu de pertes au rotor.
• Pas de système balais collecteur.
• Bon facteur de puissance.
• Pas ou peu d’entretien.
• Simplicité de fabrication.
La machine synchrone triphasée comporte un stator fixe et un rotor tourne autour de l’axe de
symétrie de la machine [Link].12. Dans les encoches régulièrement réparties sur la surface
42
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
interne du stator sont logés trois enroulements identiques, à | paires de pôles; leurs axes sont
/
T6
distants entres eux d’un angle électrique égale à [II.15].
La structure du rotor est réalisée par un enroulement monophasé excité en courant continu, ou
par un aimant permanent. La roue est conçue soit à pôles lisses ou à pôles saillants. Il sera
admis que pour cette dernière structure, la machine pourrait être munie d’enroulements
amortisseurs qui ont pour rôle:
Le nombre de pôles d'un MSAP est imposé par la vitesse du rotor et par la fréquence du
courant à produire. On en déduit que la fréquence est donnée par l'équation : [II.17].
¯ = 2/dG
6Ω
(II.22)
II.4.2.2. Le stator
Du point vu électrique, le stator d'un MSAP est identique à celui d’une machine asynchrone
triphasée. Il se compose d'un noyau feuilleté ayant la forme d'un cylindre vide et comportant
des encoches dans lesquelles sont logés les conducteurs d'un enroulement triphasé.
L'enroulement est toujours raccordé en étoile ou triangle et le neutre est accessible pour
permettre sa mise à la terre.
II.4.2.3. Le rotor
Si l'on fait tourner le rotor, les lignes de flux produites par les pôles des aimants balaient les
trois enroulements du stator et induisent dans ceux-ci des tensions triphasées. Les rotors sont à
pôles saillants ou à pôles lisses selon qu'ils sont entraînés à basse vitesse par des turbines
hydrauliques ou à haute vitesse par des turbines à vapeur.
43
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
&d correspondant à chacune des phases. Chaque phase contienne une résistance
On peut représenter un MSAP triphasé par un circuit qui montre trois tensions induites
N° en série avec une réactance ±° au moins 10 fois plus grand que la valeur de N° . On peut
donc négliger la résistance, ce qui donne le circuit simple de la [Link].13. Évidemment, on
doit tenir compte de cette résistance en ce qui concerne les pertes et l'échauffement du stator.
Selon le type de construction de l'alternateur, la valeur de la réactance synchrone peut varier
entre 0,8 et 2 fois l'impédance de la charge nominale. Malgré cette impédance interne élevée,
MSAP peut débiter des puissances très importantes, car la réactance synchrone ne consomme
aucune puissance active.
²
µ
³´ ³ ¶ Charge
Les équations de tensions des phases statorique servent au point de départ pour l'élaboration
du modèle dynamique de la MSAP. La structure électrique d'une MSAP triphasée est
constituée un stator (enroulement triphasé) représenté par les trois axes (a, b, c) décalés, l'un
par rapport à l'autre, d'un angle de 120° électrique.
44
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
Les tensions s'expriment en fonction des courants et des flux par les équations suivantes:
8¡ ¡ ¹¡
·8 ¸ = N° · ¸ + ·¹ ¸
+
8' '
+C
¹'
(II.23)
Dans ces équations ¹a correspond au flux magnétique total induit à travers chacun des
bobinages (abc). Le flux total dans chaque phase peut être écrit par les équations qui suivent:
¹¡ = ¹¿ cos( |Â)
¾
¹ = ¹¿ cos(| −)
/{
½
T
¼¹' = ¹¿ cos(| − T )
(II.24)
B{
Les enroulements statoriques de la MSAP considérée sont connectés en étoile à neutre isolé,
d’où la somme instantanée des courants statoriques est nulle et il n’y a pas de courant
homopolaire. Par conséquent, s’il existe une composante homopolaire de tension ou flux, elle
n’intervient pas dans le couple [II.19]. Le comportement de la machine est donc représenté
par deux variables indépendantes.
Ã
Les deux bobines dq, tournent avec le rotor, produisant le même effet que les trois bobines
fixes. Les variations exprimées dans ce nouveau repère dq, nous permettent de passer de
45
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
repère naturel au repère de Park comme montre dans la [Link].15, et d’avoir ainsi un
modèle relativement simple de la MSAP [II.20].
Ä
Æ Æ
Ã=Å Ω
Å Ω
Æ Æ Æ
Repère naturel abc Repère de Park dq
"¡
"È
Ç" Ê = uT/ ·" ¸
É
"'
(II.25)
1 0
ÎA2 √T Ò
Avec: uT/ = ËT Í / / Ñ
/
ÍA2 √TÑ
(II.26)
Ì/ − /Ð
les vecteurs dans un repère lié au rotor. Si  est l’angle électrique désignant la position du
En appliquant la transformation de Park au système d’équations (II.23), on peut exprimer tous
8+ + + ¹+ { ¹+
Ó 8 Õ = N° Ó Õ + +C Ó ¹ Õ + Â| H/ J Ó ¹ Õ
Ô Ô Ô Ô
(II.27)
46
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
¹+ = Ö+ + + ¹¿
¨
¹Ô = ÖÔ Ô
(II.29)
8+ + Ö+ 0 + + { Ö+ 0 + m+
Ó 8 Õ = N° Ó Õ + Ó 0 Õ Ó
ÖÔ +C Ô Õ + ×| H JÓ 0 ÖÔ Õ ÓÔ Õ ÇmÔ Ê
Ô Ô /
(II.30)
m+ = 0
¨m = |¹ Ω
Ô ¿ C
(II.31)
Ø S Ø´ Ø S
Ø´
Ù Ø´ Ù Ø´
Ø Ø
En utilisant la convention génératrice; on inverse le sens des courant + , Ô dans les repères de
Park comme montré dans la [Link].17 et le modèle de la génératrice synchrone à aimants
permanents ainsi obtenu peut s’écrire sous la forme [II.21, II.22 et II.23].
Û
8Ô = N° Ô +ÖÔ +C + ×ÞÖ+ + + ¹¿ ß
+Ý (II.32)
Ä
Ø
Æ Ã=Å
Ø Ω
Æ
Ú
?° = 8+ + + 8Ô Ô (II.33)
Sachant que :
= ª u£ + ΩC − ª u@
©QG 2 âã 2
+C á ªá á
(II.38)
48
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
tension et de vitesse de rotation. Il est clair donc, que la puissance électrique de la charge est
directement liée à la puissance mécanique fournie et la charge alimentée.
Tt Te
couple Te et Tt [N.m]
16
14
12
10
8
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Temps [s] (a)
Vd Vq
150
Tension V et V [V]
q
100
d
50
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Temps[s] (b)
I I
d q
15
Tension I et I [A]
q
10
d
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Temps[s] (c)
200
150
Ω t [rad/s]
100
50
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Temps [s] (d)
49
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
résistance est celle de la ligne notée N¿ . Le courant en sortie des convertisseurs n’est pas
sinusoïdal mais il sera filtré.
Ø Ø
Ø
S Ø Ø
4 ä 4
Æ
Ø
Æ Æ Æ
Æ Æ Æ
+1,å#` = −1
#` = ¨ Pour = 1,2,3
−1, #`̅ = +1
(II.39)
50
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
En notant, 8ç£` les tensions simples triphasées aux bornes du redresseur. 8°¡ , 8° et 8°'
présente les tensions induites dans les phases du stator de la génératrice.
èÖ + éê. + N = 8 − 8
è ° +C ç£/ ° ° ç£/
½ +;+C
(II.40)
è5 +C = ç£+ − a
ëì
è
¼ ç£+ = ∑2 /
T íi éêi
8ç£2 2 −1 −1 #2
·8ç£/ ¸ = ï ·−1 2 −1¸ ·#/ ¸
;ëì
8ç£T −1 −1 2 #T
(II.41)
ð2
On procède alors à un changement de variables sur les commandes:
2 −1 −1 #2
·ð/ ¸ = ·−1 2 −1¸ ·#/ ¸
2
ðT −1 −1 2 #T
T
(II.42)
¾ Ö° +C + ç£2 N° = 8°¡ − #2 /
+éê< ëì ;
èÖ + éê. + N = 8 − # ;ëì
è ° +C ç£/ ° ° / /
Ö° +C + ç£T N° = 8°' − #T ëì
+ éêD ;
½ +; /
(II.43)
è5 +C = ç£+ − a
ëì
è
¼ç£+ = ∑2 /
T *i éêi
¾ Ö° +C + ç£2 N° = 8°¡ − #2 /
+éê< ëì ;
èÖ + éê. + N = 8 − # ;ëì
° +C ç£/ ° ° / /
¼ 5 +C = ∑2 / − a
T *i éêi
51
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
Le schéma électrique du bus continu représenté sur la [Link].20, nous montre que le
courant du condensateur est issu d’un nœud où circulent deux courants modulés par chaque
Ø Ø
convertisseur :
Æ
4 ä 4
Le bus continu est modélisé par la connaissance de la tension aux bornes du condensateur
obtenue en intégrant l’équation différentielle suivante :
= w «w
+;ëì 2
+C
(II.46)
52
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
Ø Ø
Ø
Ø
Ø S
4 ä 4
Æ Réseau
Ø
èÖ + ôõ. + N = 8 − 8
è ¿ +C a/ ¿ / a/
Ö¿ + aT N¿ = 8T − 8aT
+ ôõD
½ +;+C
(II.48)
è5 +C = a − ç£+
ëì
è +;ëì
¼5 +C = ∑2 / − ç£+
T *i ôõi
è
è Ö¿ + ôõÝ + aÔ N¿ = 8°Ô − #Ô ;ëì
+C /
½ 5 +;ëì = a −ç£+
(II.49)
è
è
+C
53
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
Il s’agit d’un filtre passif série (N¿, Ö¿ ) raccordé entre le convertisseur de puissance et le réseau
comme montré dans la [Link].22, pour réduire la propagation des harmoniques dans le
réseau électrique.
Ø S
Ø
Ø
Réseau
Les courants traversant le filtre sont obtenus par intégration des tensions aux bornes des
bobines :
è
C/ :> = ö ÷ 8÷¿/ + C/ :d >
2
½ ø
(II.50)
èCT :> = ö 8÷¿T + CT :d >
2
¼ ÷ø
C2 :d >, C/ :d >m CT :d > sont respectivement les courants C2 , C/ m CT à l’instant initial.
En peut noter que le courant dans la troisième phase est déduit à partie des deux premiers :
54
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
Les tensions aux bornes des bobines peuvent être données en appliquant la loi des mailles :
Les équations différentielles définissant le filtre peuvent être obtenues en regroupant les
équations précédentes :
Les puissances active et réactive peuvent être obtenues à partir des équations suivantes:
? = / 8+ +
T
(II.59)
û = / 8+ Ô
T
(II.60)
55
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
Ø Ø
Ø
S S
Ø Ø
4 ä 4
Æ
Ø
Æ Æ Æ
Æ Æ Æ
• Le redresseur est simulé sur une charge N'¤ m Ö'¤ monté en étoile
200
V s abc [V ]
-200
-400
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s]
[Link] simple à l’entrée de redresseur MLI
56
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
1000
500
V r e 1 2 [V ]
0
-500
-1000
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s] (a)
1000
500
V r e 2 3 [V ]
-500
-1000
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s] (b)
1000
500
V r e 1 3 [V ]
-500
-1000
0 0.05 0.1 0.15
0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s] (c)
[Link].25. Tension simple d’un redresseur à commande MLI
57
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
500
V re1 [V ]
0
-500
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s] (a)
500
V re2 [V ]
-500
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s] (b)
500
V re3 [V ]
-500
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s] (c)
Ire1 Ire2 Ire3
500
Ire123 [A ]
-500
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s] (d)
[Link].26. Tension composé et courant de phase d’un redresseur à commande MLI
58
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
600
400
Ire d [A ]
200
-200
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s] (a)
400
200
IDC [A ]
-200
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s] (b)
Vchar Ichar
T ens ion et c ourant de c harge
800
600
400
200
0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s]
[Link].28. Tension et courant de charge
Les courants à la sortie du redresseur du bus continu sont parfaitement constante, ainsi que la
tension de charge. Cela montre que ce modèle de convertisseur (redresseur) est parfaitement
adéquat pour notre application. Son contrôle repose sur les deux signaux de porteuse et de
référence délivrée par la commande applique au niveau de générateur GSAP.
59
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
[Link]
Par la suite, la modélisation sous des hypothèses simplificatrices des autres éléments de la
chaine éolienne, comme la machine synchrone, convertisseur de puissance (redresseur et
onduleur), bus continu et filtre complète une base importante pour la suite des travaux de
notre thèse.
Dans la phase suivante, la mise en équations était nécessaire pour commander les
convertisseurs, ainsi la transformation de Park pour simplifier les équations de la partie
électrique déjà modélisée permet le changement du système triphasé réel au système biphasé
linéaire équivalent de la machine et le convertisseur.
60
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
[II.3] MACHMOUM, M., POITIERS, F., DARENGOSSE, C., et al. Dynamic performances of a
doubly-fed induction machine for a variable-speed wind energy generation. In : Power System
Technology, 2002. Proceedings. PowerCon 2002. International Conference on. IEEE, 2002. p.
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[II.4] HONG, Chih-Ming, CHEN, Chiung-Hsing, et TU, Chia-Sheng. Maximum power point
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réseau de moyenne tension. 2004. Thèse de doctorat. Ecole Centrale de Lille.
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2011. Thèse de doctorat. Université Mouloud Maameri de Tizi Ouzou.
[II.11] LECLERCQ, Ludovic. Apport du stockage inertiel associé à des éoliennes dans un réseau
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[II.12] MIRECKI, Adam. Étude comparative de chaînes de conversion d'énergie dédiées à une
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61
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
[II.14] Les machines synchrones Technologies et différents modes d’alimentations des machines
synchrones, cours des machines.
[II.16] ttps://[Link]/search?q=construction+de+machine+synchrone+image&biw=1366&bih
=606&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ei=w5sRVfNAiNlq2JWBAU&ved=0CAYQ_AUoAQ#tb
m=isch&q=composition+de+machine+synchrone+image
[II.18] BETTAYEB, Adel Azzedine. Pertes à haute fréquence dans les rotors des machines
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[II.19] MOBARAKEH, Babak Nahid. Commande vectorielle sans capteur mécanique des machines
synchrones à aimants: Méthodes, Convergence, Robustesse, Identification ‘en ligne’des
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[II.20] RAJU, A. B., FERNANDES, B. G., et CHATTERJEE, Kishore. A UPF power conditioner
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system. In : Power Electronics Systems and Applications, 2004. Proceedings. 2004 First
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[II.21] MORIMOTO, Shigeo, NAKAYAMA, Hideaki, SANADA, Masayuki, et al. Sensorless output
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62
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable
63
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
CHAPITRE III
Commande de convertisseur côté générateur
64
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
III.1. Introduction
Ce chapitre se concentrera sur l'analyse des méthodes de contrôle pour le convertisseur côté
générateur (commande MPPT, commande de vitesse et couple, commande de GSAP). Cinq
techniques MPPT sont analysées et comparées dans ce chapitre, ces techniques sont
expérimentées par un test de robustesse pour choisir la méthode la plus robuste. Ensuite,
l'approche de FOC (commande vectorielle à flux orienté) est introduite pour contrôler la
vitesse de GSAP. Enfin les résultats de simulation sont présentés pour valider les algorithmes
de contrôles proposés.
Bien que la vitesse de la turbine éolienne puisse être fixe ou variable, la maximisation de
l'énergie extraite est réalisable avec seulement les turbines éoliennes à vitesse variable.
Depuis ces turbines peuvent modifier leur vitesse de rotation pour suivre les changements
instantanés de la vitesse du vent. Comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, le ratio
entre la puissance extraite du vent et la puissance totale théoriquement disponible, présente un
maximum défini par la limite de Betz. Cette limite n’est en réalité jamais atteinte et chaque
éolienne est définie par son propre coefficient de puissance .
10000
puissance mécanique [W]
4000
2000
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
vitesse de rotor [rad/s]
[Link].1. Courbe typique de la puissance extraite par une éolienne en fonction de la
vitesse du vent
65
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
• Dans la zone I, la turbine éolienne est arrêtée car le vent n’est pas assez fort pour que la
production d’énergie soit rentable vis-à-vis de l’énergie de fonctionnement. Dans ce cas,
lorsque la vitesse du vent est inférieure à la vitesse de coupure (dans laquelle se trouve
dans ce système), l'éolienne ne fonctionne pas, elle reste dans l'état de stationnement
du fait que la puissance électrique générée par le système GSAP est insuffisante pour
compenser les pertes de puissance internes dans ce système.
• Dans la zone II, l’aérogénérateur fonctionne en charge partielle. L’objectif dans cette
zone est de maximisé le rendement énergétique pour chaque vitesse de vent. Ainsi, la
vitesse de rotation évolue en fonction de la vitesse du vent de sorte à se maintenir dans le
point de fonctionnement maximal. Le but étant que le coefficient de puissance soit
toujours optimal. Dans cette zone, l’angle de calage est toujours maintenu fixe à sa valeur
nulle et la vitesse de rotation de la turbine atteint sa valeur nominale.
• La zone III où la vitesse du vent est forte, correspond au fonctionnement à pleine charge.
Lorsque la vitesse du vent est supérieure à la valeur nominale, la puissance générée par le
système sera plus grande que sa puissance nominale de GSAP, si la commande de MPPT
est encore appliquée. Cela augmentera la contrainte électrique et mécanique sur le GSAP
et les dispositifs de traitement d'alimentation, et serait en outre les endommagés. Par
conséquent, l'angle de calage de la pale d'éoliennes doit être correctement contrôlé dans la
plage de vent fort pour garder le système d'exploitation au sein de son état de sortie
nominal [III.6].
012
/
"#$%&!'%#
()
45,
!
!
3&
!
($ !*#'+$ "
• L'algorithme utilise un contrôleur MPPT pour générer une référence de vitesse optimale à
chaque instant.
• La boucle de commande de vitesse sur la base de régulateur PI pour fournir un couple
électromagnétique de référence pour la commande FOC de générateur
MPPT (Maximum Power Point Tracking) est un algorithme permettant de suivre le point de
puissance maximale d'un générateur pour une source variante (par exemple, la vitesse du vent
dans le cas d’une éolienne). Les systèmes MPPT sont généralement associés avec les
générateurs photovoltaïques ou éoliens. La caractéristique de la puissance optimale d’une
éolienne est fortement non linéaire et à une forme de « cloche » [III.7]. Pour chaque vitesse de
vent, le système doit trouver la puissance maximale ce qui équivaut à la recherche de la
vitesse de rotation optimale. Le schéma de la [Link].3, illustre les courbes caractéristiques
d’une éolienne dans le plan puissance, vitesse de rotation de la turbine. Chaque courbe en
ligne pointillée correspond à une vitesse de vent donnée. L’ensemble des sommets de ces
caractéristiques, qui sont les points optimaux recherchés, définit une courbe dite de puissance
optimale illustrée par l’équation :
:
6 78 = ; <= 78 (>78 ) ? (III.1)
67
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
10000
6000
Maximum power curve
4000
2000
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Vitesse de rotor [rad/s]
Généralement, chacun de ces contrôleurs (MPPT) a été réalisé pour des applications
spécifiques. La précision et la robustesse de ces contrôleurs dépendent d'un certain nombre de
paramètres :
On a beaucoup écrit sur le sujet des algorithmes MPPT, en particulier pour les systèmes
d'énergie éolienne. Raza Kazmi et al. [III.8] a examiné de nombreux algorithmes MPPT
publiés et a conclu que les deux méthodes décrites dans Hui et Bakhshai [III.9] et Kazmi et al.
[III.10] sont la meilleure solution en raison de leurs commandes adaptatives de suivi du point
maximal. Des études [III.11, III.12 et III.13] ont comparé certains des algorithmes MPPT en
particulier pour des éoliennes à base de GSAP. Musunuri et Ginn Iii [III.14] ont classé les
algorithmes MPPT disponibles en neuf groupes sur la base de la performance de la mesure
spécifiques de pic maximale.
Les auteurs ont également rapporté qu'il y a une tendance croissante de l'utilisation de
l'algorithme MPPT entre les chercheurs au cours de la dernière décennie. Par conséquent, les
tendances récentes dans la technologie MPPT éolien proposé, devraient être examinés et
compilés. Malgré cette évolution, très peu des recherches dans ce domaine (MPPT) fournis
une analyse des directives pour distinguer la technique MPPT la plus adaptée.
68
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
Pour cette raison une comparaison exhaustive des cinq techniques MPPT a été réalisée dans
ce chapitre. Ces techniques peuvent être classées en différentes catégories selon le besoin ou
non d’un capteur de vitesse de vent.
0.48
p
coefficient de puissance C
Cp maxi
0.35
0.3
0.25 Maximum power point MPP
0.2
0.15
0.1
0.05 λ opti
0
0 2 4 6 8.1 10 12 14
vitesse réduite λ
Dans cette méthode, la commande de la vitesse de rotor est nécessaire, pour cette raison un
régulateur PI est utilisé pour effectuer cette régulation. Bien que cette méthode semble simple
vu que la vitesse du vent est mesurée directement, une mesure précise de la vitesse du vent est
impossible dans la réalité et augmente le coût du système. La [Link].5 montre le schéma
synoptique d'un système à vitesse variable avec la méthode MPPT de lambda optimal (TSR).
012
C! &$
C! %&&#
D%A!' / B!
-#! -'!$$ "
Où f et I sont des fonctions non linéaires, I est supposée inversible. J : Entrée du système.
E: État du système.
L =E−E (III.3)
O
N(E) = (O8 + >)P: + L(E) (III.4)
70
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
UV
:
(N) = ( N); (III.5)
;
Une condition nécessaire et suffisante, appelée condition d’attractivité, pour qu’une variable
de glissement N(E, G) tende vers 0 et que la dérivée temporelle de (N) soit définie négative :
Si la condition (III.6) est vérifiée, alors la variable de glissement et sa dérivée sont de signe
contraire quel que soit le temps et que 0 est un centre attracteur pour N. Le temps de
convergence, ou le temps d'atteinte « reaching time » G dépend directement du choix de N.
Pour une convergence en temps fini, la condition (III.6) qui ne garantit qu’une convergence
asymptotique vers la surface de glissement est remplacée par une condition plus restrictive
dite de X attractivité et donnée par [III.16]:
D. Calcul de la commande
Dans un premier lieu, la loi de commande par mode glissant est construite de façon à ce que
les trajectoires du système pointent vers la surface de glissement N = 0, en deuxième lieu,
pour maintenir ces trajectoires sur cette surface. Pratiquement, cette commande est composée
de deux composantes : une composante discontinue J\ , permet de ramener les trajectoires
vers la surface de glissement et d’assurer la robustesse vis à vis des perturbations externes, la
seconde composante continue, dite la commande équivalente J , permet le maintien et le
glissement le long de la surface [III.18].
La commande équivalente est déduite par les conditions d’invariance suivantes de la surface
de glissement [III.17]:
N=0
] O^ O\ O^
NV = O8 = O^ O8 = 0
(III.8)
71
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
Pour le système d’équations (III.2), la commande par mode glissant est choisie comme suit :
J =J + J\ (III.9)
O\ P: O\
J = −_ I(E)` F(E)
O^ O^
(III.10)
O\ P:
J\ = −a _ I(E)` . NIQ(N)
O^
(III.11)
1 Nd > 0
NIQ(N) = b 0 Nd = 0 (III.12)
−1 Nd > 0
• La surface de glissement
Le but est de trouver une surface de glissement permettant à la turbine de fonctionner plus ou
moins à l’approche du pic maximal. Cela nécessite la surface cherchée à dépendre de la
vitesse du vent; son image dans le plan (Ω8 LG I ) doit avoir une intersection non vide avec le
point maximum pour chaque valeur de la vitesse du vent et aussi une pente réglable pour
accorder la dynamique en mode glissant voir [Link].7.À partir de l'équation de vitesse de
l’arbre [III.19] les équations du système sont écrites comme suit:
Les deux composantes de la loi de commande: J\ et J sont obtenue en détails dans [III.20].
ir
s = I − (:ot vw: x8 y + w; x8 I zv w: − {( >, )z
u nh )
(III.14)
72
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
s=s + s\ (III.16)
ir
s= − (:otu nh )
vw: x8 Ω + w; x8 I zv w: − {( >, )z − NIQ () (III.17)
+
&$ ,%&&#
é+'-(#! +
1
C!
45,
%&&# +
'$%#!'#+ #
: .
8 t^ = |78 Ω;8 78 , Were |78 =; < }8 ( )
h
(III.19)
+ !
3 ¡¢
−
!
[Link].8. Schéma block de la méthode de MPPT par contrôle optimale de couple (OTC)
73
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
convertisseur à commande MLI est utilisée. Cette structure assure un contrôle dynamique et
fiable en vitesse et en couple de la GSAP ce qui permet facilement de déplacer le point de
fonctionnement sur toute la plage des vitesses de rotation (pour chaque vitesse de vent) et
ainsi d’effectuer par ce biais une recherche de la puissance maximale souhaitée. Dans cette
structure, la mesure de vitesse du vent n’est plus nécessaire, donc la complexité et le coût du
système sont proportionnellement réduits.
Certains chercheurs ont perturbé la vitesse de rotation et ont observé la puissance mécanique,
tandis que d'autres ont surveillé la puissance de sortie du génératrice et perturbées la tension
d'entrée de l’onduleur [III.3] ou l'une des variables de conversion, à savoir: le rapport cyclique
dans [III.22], le courant de sortie dans [III.23] ou de la tension d'entrée. Dans la mesure de
l'énergie électrique, des capteurs mécaniques ne sont pas nécessaires, et donc ils sont plus
fiables et à faible coût.
¤é+!
(+(
&()) ! Ω! ())
5+'
& ()) − & () − ¥)
=¦
§%# 5+'
& ()) − & () − ¥)
>¦
5+' §%# §%# 5+'
Ω!(©) − Ω! (© − ¥) Ω! (©) − Ω! (© − ¥)
>¦ >¦
B!%+ + é+!
74
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
Dans ce travail nous pouvons voir que l'augmentation (diminution) de la vitesse du générateur
augmente (diminue) la puissance éolienne lors de l'utilisation de la gauche de la MPP et une
diminution (augmentation) lorsque l'appareil est sur la droite. Par conséquent, lorsque la
puissance augmente, nous devons garder l'étape suivante inquiétant. Quand il y a une
diminution de la puissance, la perturbation devrait être inversée. Cette opération est répétée
jusqu'à ce que le député soit atteint comme présenté dans la [Link].9.
Le majeur inconvénient de cette méthode est le choix judicieux de la taille du pas. Donc, un
choix de taille du pas n’est pas une tâche facile: si la taille du pas est grande, cela signifie une
réponse plus rapide et plus oscillations autour du MPP de crête comme représenté dans la
[Link].10.a, et par conséquent, moins efficace. D’autre part, un petit pas améliore
l'efficacité mais réduit la vitesse de convergence comme illustré dans la [Link].10.b,
[III.10, III.24].
Pt mpp
Puissance [W]
∆ Pt
∆ Ωt
P t mpp
Puissance [W]
∆ Pt
∆Ω t
Vitesse de rotor [rad/s] (b)
75
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
Ω8 = Ω8 (a − 1) + ∆Ω8 (III.22)
∆&
∆ !
Ainsi, le changement de ∆6 résultant de la variation de la vitesse de rotation est soit dans le
sens positif, soit dans le sens négatif. La valeur de ∆6 peut aussi être petite où au contraire
grande. Cette commande permet la recherche du point optimal en se basant sur les
observations de l’expert. Dans le cas d’un changement de la vitesse du vent, la recherche du
point maximal de puissance s’effectue de la manière présentée sur la [Link].12: On
constate que le même type de règles s’applique [III.26].
&
∆&
∆ !
!
76
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
N : Négatif
ZE : Zéro
P : Positif
77
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
L’opération de fuzzification permet de passer du domaine réel au domaine flou, donc effectue
une fonction qui convertit les données d’entrée en valeurs linguistiques convenables qui
peuvent être considérées comme l’étiquette des ensembles flous. Elle consiste à déterminer le
degré d’appartenance d’une variable d’entrée pour une fonction d’appartenance donnée. Cette
opération doit être effectuée dans un domaine normalisé généralement par l’intervalle [1,-1]
afin de faciliter le calcul.
Degré d'appartenance
1 N ZE P
0.5
0
-0.1 -0.05 0 0.05 0.1
Ωt (a)
Degré d'appartenance
1 N++ NB NM NS ZE PS PM PB P++
0.5
0
-10 -5 0 5 10
Pm (b)
Degré d'appartenance
0.5
0
-0.1 -0.05 0 0.05 0.1
∆ Ωt (c)
À cette étape du processus de calcul flou, la fuzzification des variables d’entrée effectuée est
suivi par l’inférence qui consiste à déterminer les degrés d’appartenance des fonctions
d’appartenances de sortie à l’aide d’un tableau d’inférence [Link] tableau résume
l’ensemble des règles de savoir-faire humain, basées sur l’expérience, la connaissance du
système à piloter ainsi que sur une part d’intuition. Il traduit les règles exprimées par le
langage courant suivantes [III.28] :
78
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
Comme nous l’avons mentionné, chacune des deux entrées linguistiques du contrôleur flou
possède trois ensembles flous pour ∆y8 et neuf ensembles flous pour ∆6 , ce qui donne un
ensemble de vingt-sept règles. Celles-ci peuvent être représentées par la matrice d’inférence
suivante :
∆y8 ∆6
N++ NB NM NS ZE PS PM PB P++
N++ NB NM NS ZE PS PM PB P++
N PBB PB PM PS ZE NS NM NB PBB
ZE NB NM NS NS ZE PS PM PM PB
P N++ NB NM NS ZE PM PM PB PB
79
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
0.1
∆Ω t
0
-0.1
10
5 0.1
0 0.05
-5 0
-0.05
-10 -0.1
Pm Ωt
Cette stratégie est une alternative à la commande dans la repère a, b, c. Elle exige pour la
régulation des courants I , I d’imposer les tensions de référence V , V : dont en
déduit les tensions de référence sinusoïdales Vt , V¯ , V° pour la commande de
convertisseur côté générateur.
80
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
La commande vectorielle porte en général sur des machines alimentées en tension et régulées
en courant sur les axes d, . Cette topologie permet une meilleure dynamique dans la
commande du couple tout en évitant les inconvénients d’une alimentation en courant. La
[Link].16, représente le schéma bloc d’une régulation de vitesse de GSAP alimentée en
vitesse et commandée par orientation du flux (les courants).
!
±
±
!
±
±
=¦
±
III.3.3.3. Découplage
Le système d’équation (II.32) introduit au chapitre précédent présente des non linéarités dues
essentiellement à la présence des termes I , I , et ωI , ³I . Pour cette raison nous allons
ajouter des termes de découplage afin de rendre les axes ¬ LG complètement indépendants.
Les équations statoriques comprennent, en effet, des termes qui font intervenir des courants de
l’autre axe. Ces équations s'écrivent :
´ µ (}\ +¶ N) − ³¶
]
´ = (}\ +¶ N) + ³v¶ +· z
(III.25)
º@
º»
± ¥
B$ +@
º@
À partir de l’équation (III.25), il est possible de définir les termes de découplage qui sont
considérés, dans la suite, comme des perturbations vis-à-vis des régulations. Pour ne pas
compliquer cette étude, nous considérons le cas de décomposition des tensions comme montré
dans la [Link] la première équation, on sépare la tension selon l’axe ¬ en deux
parties.
Alors :
´ = ´½ + L
¼
L = −³¶
(III.26)
¾¿ :
À½¿
=Á
 oÿ
(III.27)
´ = ´½ + L
]
L = ³v¶ +· z
(III.28)
¾m :
=Á
À½m  oÃm
(III.29)
82
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
±½ ± ¥
B$ +@
±½
± ¥
B$ +@
±½
¥
B$ +@
Ä' ¥
ÄA + B$+@
$
83
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
À partir des équations (III.25), (III.26) et (III.27), on peut écrire les fonctions de transfert
suivantes :
Æ
¾
Å (N) = = À¿
ÇÂ
:oi¿ \
(III.30)
¿Æ
Æ
¾m
Å (N) = ÇÂ
:oim \
=À (III.31)
mÆ
Les fonctions de transfert des courants en boucle fermée aux expressions suivantes :
: ¾¿
ÅÈÉ = :oÌ =¾
¿\
(III.34)
¿ pkq
: ¾m
ÅÈÉ = :oÌ \
=¾ (III.35)
m m pkq
Á
Í = ÊÂ (III.36)
Ë¿
Á
Í = Ê Â (III.37)
Ëm
ÊË Ê ÊË
| + = (N + )
\ \ Ê
(III.38)
En adoptant ainsi l’expression de la fonction de transfert de la vitesse en boucle fermée qui est
décernée par:
Ð
Ê (\o Ë )
gh (\)
ÅÈÅg = g = Ê o(
Ð
On déduit | LG | :
| = ÑÒÓ ; (III.41)
;ÔÊË
| = ÕÖ
−F (III.42)
12
10
6
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s]
85
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
0.485
coefficient de puissance
0.48
0.475
0.47
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (a)
0.5
Erreur de vitesse [rad/s]
-0.5
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (b)
86
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
Popt Pt Pe
6000
Puissance[W] 4000
2000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (c)
[Link].23. MPPT TSR (a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance
coefficient de puissance
0.48
0.478
0.476
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (a)
2
Erreur de vitesse [rad/s]
-1
-2
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (b)
Popt Pt Pe
6000
Puissance [W]
4000
2000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (c)
[Link].24. MPPT SMC (a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance
87
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
Coefficient de puissance
0.48
0.479
0.478
0.477
0.476
0.475
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (a)
Popt Pt Pe
6000
Puissance [W]
4000
2000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (b)
10
Erreur de vitesse [rad/s]
-5
-10
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (c)
[Link].25. MPPT OTC (a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance
88
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
0.49
Coefficient de puissance
0.48
0.47
0.46
0.45
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (a)
2
Erreur de vitesse [rad/s]
-1
-2
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (b)
Pt Popt Pe
6000
Puissance [W]
4000
2000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (c)
[Link].26. MPPT P&O(a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance
89
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
Coefficient de puissance
0.48
0.479
0.478
0.477
0.476
0.475
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (a)
1
Erreur de vitesse [rad/s]
-1
-2
-3
-4
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (b)
Popt Pt Pe
6000
Puissance[W]
4000
2000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (c)
[Link].27. MPPT FLC (a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance
Le contrôleur de MPPT assure le suivi le point de puissance optimale à des vitesses de vent
variables, en maintenant le coefficient de puissance à sa valeur maximale = 0.48. Sur la
base des résultats démontrés sur les figures. III. 23(a), 24(a), 25(a), 26(a) et 27(a), les
méthodes TSR et FLC ont été trouvés pour être les plus rapides pour atteindre l'état
d'équilibre tout en présentant une légère différence. En revanche, les procédés de P & O, OTC
et SMC sont très lents; leur temps de réponse est de 0.040s ,0.07s et 0.498s respectivement.
L'algorithme de contrôle basé sur la TSR, OTC et FLC atteint la valeur moyenne la plus
élevée de t^ pour une valeur approximative de 0,480, 0.4799 et 0,4799. Par comparaison,
la méthode SMC, donne une valeur moyenne de = 0.4794. Étant donné que la valeur
moyenne de du procédé P & O est 0,4784, ce procédé est le moins efficace.
90
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
L'erreur de vitesse de la GSAP pour chacune des méthodes de MPPT est donnée dans les
figures. III. 23(b), 24(b), 25(b), 26(b) et 27(b). Trois remarques peuvent être faites à partir de
l'analyse des figures. Pour chaque vitesse de vent, les vitesses de rotation réelles et de
référence sont estimées et ils sont proportionnels avec la caractéristique de puissance de
l'éolienne représentée précédemment dans la [Link].3. Par conséquent, la vitesse de la
GSAP est suivie de manière satisfaisante à sa référence optimale dérivée de chacun des
algorithmes MPPT (appliquées dans ce travail) avec une erreur négligeable, donc cette
éolienne fonctionne toujours à une vitesse de rotation optimale. Nous concluons que le
système fonctionne toujours à proximité du point de fonctionnement optimal, tout en
maintenant ce point (MPP) pour le profil entier de la vitesse du vent, avec une certaine
variation de chaque technique dans le maintien de cette fonction (MPP).
En outre, il peut être vu que la plage d'erreur de vitesse pour chaque méthode varie avec le
changement de la vitesse du vent, mais avec une valeur différente. Par exemple, la plage
d'erreur de vitesse pour la méthode TSR est [0,15, -0,1], qui peut être considéré comme de
moindre valeur par rapport à la gamme SMC [1,9, -1], OTC [0.5,-1], FLC [0.5.-2], et P & O
[1, - 1]. Ces variations sont dues à l'algorithme inhérent de chaque MPPT pour suivre le pic
maximal.
D'après les chiffres et l'analyse résumée dans le [Link].2, ci-dessus, il a été constaté que,
dans les cinq méthodes (TSR, SMC, OTC, FLC et P & O), la puissance extraite par la turbine
suit la trajectoire désirée 6 78 avec une efficacité différente ; les rendements mécanique et
électrique sont résumés dans le [Link] exemple, il s’avère que les méthodes TSR,
OTC et FLC réalisent la valeur moyenne la plus élevée du rendement. En comparaison, le
SMC et les méthodes P & O ont une valeur moyenne approximative de 99, 87and 99, 67
respectivement.
Selon les résultats et l'analyse présentés précédemment, certaine difficulté reste à choisir
l'algorithme MPPT approprié pour un système de vent donné. Par conséquent, un test de
robustesse doit être effectué sur chaque technique de contrôle pour estimer leur mérite
respectif pour un changement progressif de la vitesse du vent comme démontré dans la
[Link].28.
91
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
12
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s]
0.4
0.2
-0.2
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (a)
0.48
Coefficient de puissance
0.46
0.44
0.42
0.4
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (b)
1
Coefficient de puissance
0.5
-0.5
-1
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (c)
92
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
0.485
Coefficient de puissance
0.48
0.475
0.47
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (d)
0.5
Coefficient de puissance
0.48
0.46
0.44
0.42
0.4
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (e)
[Link].29. Test de robustesse Cp (a) TSR MPPT, (b) SMC MPPT, (c) P&O MPPT, (d)
FLC MPPT et (e) OTC MPPT
93
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
Isq Isd
100
-100
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (a)
Ia Ib Ic
200
courant Iabc [A]
100
-100
-200
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (b)
Vq Vd
tension direct et qudarture [v]
20
15
10
0
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (c)
[Link].30. (a) courant direct et quadrature de GSAP, (b) tension direct et quadrature de
GSAP et (c) les trois courant à l’entrée de redresseur
puissane mecanique et electrique [w]
Pm Pe
6000
4000
2000
0
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (a)
94
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
Tt Te
120
couple T et T [N.m]
100
t
e 80
60
40
20
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s]
III.5. Conclusion
Dans ce chapitre, une commande côté génératrice a été utilisée pour suivre la puissance
maximale générée à partir d’une éolienne à vitesse variable en contrôlant la vitesse de rotation
de la turbine à l’aide des cinq techniques MPPT. La GSAP a été contrôlée par la commande
vectorielle à flux orienté, la référence de la vitesse a été obtenue à partir des techniques MPPT
appliquées.
En ensuite, une comparaison exhaustive des cinq méthodes MPPT (TSR, SMC, OTC, P & O
et FLC) a été faite. Ces techniques sont classées en termes d'exigences de capteurs, de
robustesse, de vitesse de réponse, d'efficacité et des besoins en mémoire. Le mérite de chaque
technique a été examiné et ses principales caractéristiques ont été estimées en fonction de leur
robustesse à un changement progressif de la vitesse du vent.
Les résultats de cette comparaison a été résumé dans deux tableaux qui fournissent un moyen
simple et efficace pour sélectionner la méthode MPPT adéquate, qui atteignent le
fonctionnement optimal d'une turbine éolienne à vitesse variable basé sur la GSAP et
connectée au réseau. Les résultats de simulation montrent la supériorité de la méthode FLC en
termes d'efficacité, de robustesse et de temps de réponse.
95
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
[III.2] DADONE, Andrea et DAMBROSIO, Lorenzo. Estimator based adaptive fuzzy logic
control technique for a wind turbine–generator system. Energy conversion and management,
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Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
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98
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur
99
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau
CHAPITRE IV
Commande de convertisseur côté réseau
IV.2 Problème d’injection des éoliennes dans un réseau électrique .............. 101
100
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau
IV.1. Introduction
Dans un système à vitesse variable basé sur GSAP, le convertisseur de puissance côté réseau
joue un rôle important dans la transformation du courant continu en courant alternatif.
Comme expliqué dans le chapitre III, il y a quatre variables dans un système éolien à vitesse
variable qui doivent être strictement contrôlées. À savoir, ces variables sont : la vitesse de la
GSAP et la commande de (MPPT), la tension du bus continu et les puissances active et
réactive qui sont injectées dans le réseau électrique. Dans ce chapitre, nous nous intéressons à
la commande et la connexion du convertisseur côté réseau. Le schéma synoptique de cette
commande est représenté dans la [Link].1
=
=
Les problèmes induits par l’intégration des éoliennes dans le réseau électrique sont causés par:
101
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau
L'ensemble de production d'énergie est connecté au réseau triphasé via un convertisseur MLI
et un transformateur, entre les quels s'insère un filtre triphasé. Le rôle du convertisseur MLI
est de maintenir la tension du bus continu constante quel que soit l'amplitude et le sens de la
puissance. Le flux de la puissance du convertisseur côté réseau est contrôlé afin de maintenir
la liaison de bus continu à une valeur de référence. Étant donné que l'augmentation de la
puissance de sortie plutôt que de la puissance d'entrée au condensateur de circuit
intermédiaire (puissance extraite) provoque une diminution de la tension de liaison et vice
versa. La puissance de sortie sera réglé à maintenir la tension de liaison à peu près
constante, la puissance réactive injectée dans le réseau a été contrôlée à la valeur zéro (facteur
unitaire).
Généralement, la commande de la puissance active et réactive côté réseau est réalisée par la
commande de courant direct et quadrature de réseau. Dans cette méthode, deux boucles de
commande sont utilisés. Une boucle externe de régulation de tension est utilisée pour
définir la référence de courant d'axe ! pour le contrôle de la puissance active. Une boucle de
régulation interne est utilisée pour commander le courant direct et quadrature de réseau afin
de générer des tensions de référence au convertisseur à MLI.
Les objectifs de la commande de convertisseur côté réseau sont les mêmes que ceux des
fabricants des éoliennes, à savoir :
102
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau
Le contrôle direct des puissances active et réactive au réseau électrique ou DPC (Direct Power
Control) est une méthode qui semble très robuste car elle n'utilise que les mesures de courants
et tensions réels pour commander le flux des puissances électriques au réseau. Elle est
indépendante des paramètres de réseau et de GSAP. Son principe est identique à la commande
DTC pour le fonctionnement moteur. Dans ce chapitre une commande de puissance directe
DPC a été proposé cette commande est basé sur l’algorithme de mode glissant d’ordre
supérieure.
IV.3.3. Commande directe de puissance (DPC) basée sur mode glissant d’ordre deux
(DPC-SOSMC)
Comme il a été expliqué dans le chapitre précédent, la commande par mode glissant oblige un
dispositif de commande qui possède une action à deux positions avec une commutation très
rapide d’une position à une autre. Le comportement du système sera définit par deux
équations différentielles distinctes, suivant que l’équation d’évolution est supérieure ou
inférieure à une surface de glissement. Cette surface de glissement est une surface de
commutation qui permet d'obtenir la trajectoire désirée du système si les dynamiques du
système en boucle fermée glissent sur cette surface.
d’ordre supérieur est proposé dans [IV.10, IV.11] ce dernier est une alternative au problème
des modes glissants classiques. Dans cette approche, le terme discontinu n'apparaît plus
directement dans la commande synthétisée mais dans une de ses dérivées supérieures ce qui a
le mérite de réduire le broutement (chattering). Le mode glissant d’ordre supérieur a été
introduit pour pallier au problème du broutement (chattering) tout en gardant les propriétés de
convergence en temps fini et de robustesse des commandes par mode glissant classique, il
permette aussi d’améliorer la précision asymptotique.
• Algorithme du twisting.
• Algorithme du super-twisting.
• Algorithme avec une loi de convergence prédéfinie (Prescribed Convergence Law
algorithm).
L’objectif est d’établir un régime glissant d’ordre deux par rapport à ., en imposant aux
trajectoires d’état du système à évoluer au bout d’un temps fini sur l’ensemble S0 et à ne plus
le quitter ensuite :
S0 = 12: . = .$ = 05 (IV.1)
Cet algorithme a été développé pour l’asservissement des systèmes à degré relatif égal à 1 par
rapport à la surface de glissement .. Cette loi de commande a été proposée par Emelyanov en
1990. Elle a été étudiée par Levant dans [IV.12]. Le super-twisting n’utilise pas
d’informations sur .$ ceci peut être vu comme un avantage. Il est composé de deux parties,
une partie discontinue , et une partie continue 0.
− #: > |= |
,$ = 8
−>#:?" (#) #: @A"
(IV.3)
−B |.C |D #:?" (#) #: || > #C
0 = 8
−B |.|D #:?" (#) #: @A"
(IV.4)
104
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau
La trajectoire de l’algorithme dans le plan de phase (., $ .) est donnée dans la [Link].2, et
on montre que les intersections consécutives de celle-ci avec les axes du plan (., $ .) évoluent
tout en se rapprochant de l’origine qui est atteinte en temps fini. Par un choix particulier du
modèle et de la surface de glissement, l’algorithme de commande par modes glissants super-
twisting [VI.10, VI.13] peut être formulé comme un algorithme d’observation pour
l’estimation de la dérivée d’un signal mesuré.
La régulation du bus continu a pour objectif de maintenir une tension constante du bus
continu (DC LINK VOLTAGE). Cette régulation est assurée par une boucle de régulation
externe basée sur un correcteur Proportionnel Intégral PI, qui permettant de générer un
courant de référence pour contrôler la puissance active. Selon les expressions et les
hypothèses portées sur les pertes, on peut représenter le dispositif de contrôle du bus continu
pour la régulation de tension et la génération de la puissance de référence comme illustré dans
la [Link].3.
105
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau
V
TU W
T +
V
Le réglage du bus continu est alors réalisé au moyen d’une boucle de régulation utilisant un
régulateur générant la référence du courant à injecter dans le réseau.
#X = YZ [\] − YZ (IV.8)
,.a b b
#$X = YZ$ [\] − e cd f−_Z − gZ `_Z + hZ iZ `jZ k − elc (IV.11)
d d
,.a b
mX = YZ$ [\] − e cd f−_Z − gZ `_Z + hZ iZ `jZ k (IV.12)
d
106
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau
blc
#$X = mX − (IV.13)
ed
$
#&X = m$n − lc
b
(IV.14)
ed
X [\] = n o + n \j (IV.15)
n o = i, + i0 (IV.16)
#s = tZ [\] − tZ (IV.19)
ms = t$Z [\] −
,.a bud
f−jZ − gZ `jZ − hZ iZ `_Z k (IV.23)
ed
blu
#$s = ms − (IV.24)
ed
$
#&s = m$s − elu
b
(IV.25)
d
s [\] = s o + s \j (IV.26)
s o = i, + i0 (IV.27)
107
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau
y
px > e l (IV.30)
d
yl ({l Qyl )
qx ≥
ed R ({l +yl )
(IV.31)
(Y) = YZ [\] − YZ
(t) = tZ[\] − tZ
(IV.33)
$
YZ[\]
_Z \j = _Z + gZ `_Z − hZ iZ `jZ +
(1.5_Z `_Z )
108
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau
Ou : HjZ > 0
Dans les [Link].5. (b, d) on a affiché les puissances active et réactive côté réseau, ces
puissances contrôlés par la stratégie proposée de DPC-SOSMC. Dans la même figure on a
présenté les puissances (active et réactive) commandées par la méthode conventionnelle DPC-
FOSMC. Comme observation, les deux types de contrôleurs sont en mesure de suivre la
trajectoire de glissement souhaité (référence) avec précision, mais en a conclu que
l'algorithme de contrôle basé sur de super-twisting suit leurs valeurs de référence avec un
profil lisse et sans broutement (chattering) comme illustré dans les [Link].5. (c, e). Par
comparaison, le résultat du DPC-FOSMC classique montre quelques broutements (chattering)
dans toutes les réponses, comme expliqué dans les [Link].5. (c, e). Ce phénomène est très
souhaitable, car cela peut provoquer une distorsion de courant. La puissance réactive est fixée
à zéro pour travailler en facteur de puissance unitaire comme montré dans la Figure. IV. 5.
(b).
La [Link].6. (a) illustré un exemple de forme d'onde du courant de réseau. Pour voir
l'efficacité de la stratégie de commande proposée, une analyse de spectres d’harmoniques
(THD) du courant pour les deux méthodes de contrôle (DPC-FOSMC, DPC-SOSMC) sont
présentés dans les [Link].6 (b, c). D’après la [Link].6. (c), le THD connexe au DPC-
FOSMC est plus grand et atteint 1,78% par rapport à SOSMC où THD est réduit de 0,72%
comme montré dans la [Link].6. (b), car il se débarrasse de l'effet de broutement.
Real DC Refe DC
820
Tension de bus continue [v]
810
800
790
780
0 1 2 3 4 5 6 7
Tepms [s] (a)
109
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau
-500
-1000
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (b)
FOSMC SOSMC Reference
400
puis s anc e reac tiv e [v ar]
200
-200
-400
2.4 2.45 2.5 2.55 2.6 2.65 2.7 2.75 2.8 2.85 2.9
Temps [s] (c)
FOSMC SOSMC Referance
0
P uis s anc e ac itiv e [w]
-2000
-4000
-6000
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (d)
FOSMC SOSMC Referance
0
Puissance acive [W]
-500
-1000
-1500
-2000
-2500
0.9 1 1.1 1.2 1.3 1.4 1.5 1.6
Temps [s] (e)
110
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau
[Link].5. (a) Tension de bus continu, (b) puissance réactive, (c) zoom de puissance
réactive, (d) puissance active et (e) zoom de puissance active
10
courant de réseau [A]
-5
-10
-15
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps (s) [A]
Fundamental (50Hz) = 11.24 , THD= 0.72%
1
Mag (% of Fundamental)
0.8
0.6
0.4
0.2
0
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19
Ordre d'harmonique (b)
0.8
0.6
0.4
0.2
0
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19
Ordre d"armonique (c)
[Link].6. (a) courant injecté au réseau, (b) analyse harmonique pour SOSMC et (c)
analyse harmonique pour FOSMC
IV.5. Conclusion
111
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau
obtenus par simulation, montre que la stratégie DPC basée sur le contrôle SOSMC est plus
efficace et fiable par rapport à la DPC conventionnelle basée sur FOSMC.
Les résultats obtenus dans ce chapitre montrent une efficacité de commande appliquée au
convertisseur coté réseau.
112
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau
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113
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau
114
Conclusions et perspectives
Conclusions et perspectives
L'intérêt croissant suscité par les énergies renouvelables et non polluantes conduit forcément à
un renouvellement de l'industrie à l'échelon international. À l'origine de ce renouvellement, il
y a le problème mondial du changement climatique (variation incontrôlable de vitesse du
vent) et la situation de plus en plus tendue au niveau mondial entre l'offre et la demande de
pétrole et de gaz naturel.
L’objectif principal de ce travail de recherche présenté dans cette thèse, consiste à identifier
les meilleurs stratégies de commande, qui permettront de répondre au mieux à des exigences
spécifiques dans la zone « deux », où la turbine éolienne sollicite des algorithmes de
commande sophistiqués et robustes pour un fonctionnement optimal à différentes contraintes.
Par la suite et dans le convertisseur coté réseau, on a proposé une commande robuste pour une
gestion efficace et de haute qualité de la puissance injectée au réseau électrique. Cette étude
porte sur les problèmes concernant :
Nous avons présenté, dans le premier chapitre, un état de l'art en évaluant les potentialités des
diverses structures éoliennes (des différentes configurations électriques utilisées dans le
domaine de l’énergie éolienne) et proposant en conséquence des solutions aux nouvelles
contraintes imposées aux générateurs éoliens. Ensuite, une étude aérodynamique de l’éolienne
a été faite (les pales et leurs impacts sur le coefficient de puissance). Parmi les topologies
identifiées, le choix a été porté sur une turbine éolienne à attaque direct basé sur un générateur
synchrone à aimants permanents à vitesses variables.
Dans le deuxième chapitre, une modélisation des différents composants d’une éolienne à
vitesse variable a été accomplie (vent, turbine, GSAP, redresseur, bus continu, onduleur, filtre
et réseau électrique). Cette modélisation permettant d’expliquer la conversion d’énergie
cinétique du vent en énergie électrique. Ensuite, une modélisation de GSAP dans les repères
(naturel et Park) a été réalisée, cette dernière a été validée par simulation sous Matlab
Simulink dans des conditions où la GSAP est alimentée une charge parfaitement résistive.
Enfin, une modélisation a été élaborée dans la partie de convertisseur bidirectionnel de
puissance, suivi par une simulation de cette dernière on appliquant la commande MLI. Les
résultats de simulation de chaque partie montrent l’efficacité de la modélisation réalisée et par
conséquent prépare le chemin pour appliquer les différentes techniques de commandes dans le
chapitre trois.
115
Conclusions et perspectives
Dans le troisième chapitre, les différentes zones de fonctionnement avec les stratégies de
contrôle utilisées ont été présentées. La zone particulière a été détaillée (où la maximisation
de l’énergie extraite du vent est l’objectif principal). En raison de la nature changeante et
instantanée du vent, la puissance de sortie d'un système de conversion éolienne est maximisée
si le rotor de la turbine est entraîné à une vitesse de rotation optimale pour chaque vitesse de
vent. Pour cela, nous avons abordé deux parties de commande : une première partie dédiée à
la commande de la turbine et une seconde consacrée à la commande de la génératrice.
Ces résultats sont obtenus avec une commande de convertisseur de puissance côté générateur
qui se compose de deux boucles :
• La deuxième boucle : le suivi de la puissance maximale est réalisé par l’algorithme MPPT
qui génère une référence de vitesse pour contrôler le couple électromagnétique de la
GSAP (première boucle). Dans ce contexte, une étude approfondie des cinq algorithmes
de contrôle MPPT a été détaillée pour déduire la méthode le plus adaptée, Ces techniques
peuvent être classées en différentes catégories selon : le coût, la complexité, la mémoire,
la robustesse et l’efficacité. Ensuite, un test de robustesse a été appliqué à la turbine pour
prouver notre choix. Les résultats de simulation réalisée dans ce chapitre (MPPT et FOC),
et les performances résumés dans les deux tableaux montrent clairement la supériorité de
la technique de contrôle MPPT basée sur logique floue (FLC), ainsi que l’efficacité de la
commande FOC.
Dans le dernier chapitre et après le choix judicieux de l’algorithme MPPT (FLC), la puissance
générée par la turbine est considéré comme une source d'alimentation auxiliaire injectée au
réseau parfait. Pour obtenir une régulation harmonieuse de l'échange de la puissance active et
réactive entre la GSAP et le réseau, on a proposé une stratégie de contrôle robuste basée sur le
DPC-PWM combinée avec la stratégie par mode glissant d’ordre 2 « SOSMC ». Cette
méthode est appliquée au convertisseur côté réseau. Les résultats de simulation montrent
l'efficacité et la fiabilité de la stratégie de contrôle proposée dans ce chapitre comparativement
au DPC-PWM classique basé sur le mode glissant d’ordre 1.
Les travaux futurs qui pourraient être poursuivis à partir des résultats et de la recherche
effectuée dans ce travail de thèse sont les suivants :
116
Conclusions et perspectives
117
Conclusions et perspectives
118
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Annexe [Choisir la date]
Paramètres valeur
Puissance nominale = 10
Paramètres valeur
Rotor de la turbine = 2
127
Annexe [Choisir la date]
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