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These Meghni Billel

Cette thèse présente une contribution à l'amélioration des performances des éoliennes à vitesse variable par l'utilisation de techniques de contrôle avancées, notamment le suivi du point de puissance maximale (MPPT). Une comparaison exhaustive de cinq méthodes MPPT a été effectuée, mettant en avant la supériorité de la technique de contrôle basée sur la logique floue (FLC). Les résultats de simulation montrent l'efficacité de la stratégie de contrôle proposée pour optimiser l'échange de puissance entre le générateur et le réseau électrique.

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These Meghni Billel

Cette thèse présente une contribution à l'amélioration des performances des éoliennes à vitesse variable par l'utilisation de techniques de contrôle avancées, notamment le suivi du point de puissance maximale (MPPT). Une comparaison exhaustive de cinq méthodes MPPT a été effectuée, mettant en avant la supériorité de la technique de contrôle basée sur la logique floue (FLC). Les résultats de simulation montrent l'efficacité de la stratégie de contrôle proposée pour optimiser l'échange de puissance entre le générateur et le réseau électrique.

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‫وزارة الـتعـلـيم الـعالـي و الـبحـث الـعـلـمي‬

BADJI MOKHTAR- ANNABA UNIVERSITY


‫جـامـعـة بـاجـي مـخـتارعـنـابـة‬
UNIVERSITE BADJI MOKHTARANNABA Année 2015

Faculté des sciences de l’ingéniorat


Département d’Electrotechnique

THESE

Présenté par

Meghni Billel

Pour l’obtention du diplôme de

Doctorat 3ème Cycle

THEME

Contribution à l’amélioration des


performances d’une chaine énergétique
éolienne
Filière : Électrotechnique
Spécialité : Qualité et Gestion de L'Énergie Électrique

DEVANT LE JURY :
Président : [Link] Mourad Pr Université Badji Mokhtar Annaba
Rapporteur : [Link] Abdallah MCA Université Badji Mokhtar Annaba
Examinateur : [Link] Ammar MCA Université 20 aout 1955 Skikda
Examinateur : [Link] Mourad MCA Université 20 aout 1955 Skikda
Examinateur : [Link] El Bahi MCA Université Badji Mokhtar Annaba
Examinateur : [Link] Mohamed MCA Université Badji Mokhtar Annaba
Invité : [Link] Djalel MCA Université de Tébessa
‫المساھمة في تحسين األداء لسلسلة طاقة الرياح‬

‫الملخص‬

‫إن تحسين كفاءة الطاقة في تور بينات الرياح متغيرة السرعة يتطلب تقنيات تحكم معقدة وقوية للتغلب على العوائق‬
‫المختلفة من أجل تحقيق أقصى قدر من تحويل الطاقة الھوائية‪ .‬نظرا للطبيعة المتغيرة والفورية للرياح ‪ ،‬يتم تكبيرا‬
‫نتاج الطاقة من نظام تحويل طاقة الرياح )‪ (SCEE‬إال إذا كان العضو الدوار مدفوع بسرعة دوران مثلى بالنسبة‬
‫لكل سرعة الرياح‪ .‬يتم تحقيق ذلك مع وحدة تحكم لتعقب نقطة الطاقة القصوى‪ .‬على مر السنين‪ ،‬قمنا بتحديد مجموعة‬
‫متنوعة من الدراسات المتعلقة بتقنيات استخراج طاقة الرياح)‪ ، (MPPT‬ولكن عدد قليل جدا من ھذه المقاالت‬
‫والدراسات الموجودة في األدب‪ ,‬تعطي توجيھات للتمييز بين التقنيات ‪ MPPT‬االكثر مالئمة وأكثر قوة‪ .‬في ھذا‬
‫البحث تم إجراء مقارنة شاملة لخمس طرق )‪ (MPPT‬ويمكن تصنيف ھذه التقنيات إلى فئات مختلفة تبعا للتكلفة‪،‬‬
‫متانة والتعقيد والفعالية‪ .‬النتائج تبين بوضوح تفوق تقنية التحكم على أساس المنطق الضبابي )‪.(FLC‬‬
‫باستخدام ھذا األسلوب ‪ ،MPPT‬تعتبر الطاقة المولدة من تور بينات الريح مصدر طاقة إضافي يتم حقنه الى الشبكة‪,‬‬
‫من حيث مراقبة القوة و التنظيم السلس والفعال لتبادل الطاقة الفاعلة والمتفاعلة من المولد و الشبكة‪ ،‬يتم اقتراح تقنية‬
‫تحكم مباشر للطاقة)‪ (DPC‬لتطبيقھا على محول جانب الشبكة ‪,‬ھذه التقنية التحكم تستخدم استراتيجية موحدة بين طريقة‬
‫تحكم وضع االنزالق من الدرجة الثانية )‪ (SOSMC‬مع نبض تعديل العرض )‪ (PWM‬نتائج المحاكاة تشير الى فعالية‬
‫وموثوقية استراتيجية المقترحة في ھذه األطروحة‪.‬‬

‫كلمات المفتاحية‪ :‬طاقة الريح‪ ،MPPT ،‬مولد متزامن ذو المغناطيس الدائم‪ ،‬تور بينات الرياح متغيرة السرعة ‪،‬‬
‫الثانية‪.‬‬ ‫الدرجة‬ ‫من‬ ‫االنزالق‬ ‫وضع‬ ‫الضبابي‪،‬‬ ‫المنطق‬

‫‪I‬‬
Contribution to in improving the performance a
wind energy chain

Summary

Wind generator performance improvement requires sophisticated and robust control


techniques to overcome various constraints, in order to achieve optimal aerodynamic energy
conversion. Due to the instantaneous changing nature of the wind, the output power of a wind
energy conversion system (WECS) is maximized if the wind rotor is driven at an optimal
rotational speed for a particular wind speed. This is achieved with a maximum power point
tracking (MPPT) controller. Over the years, we have seen a variety of MPPT studies, but very
few provide guidelines to single out the most suited MPPT technique. In this paper, a
comprehensive comparison of the five most used schemes has been made in relation to
permanent magnet synchronous generator (PMSG) wind turbine system. These techniques can
be classified into various categories. The obtained results show clearly the superiority of the
fuzzy logic control (FLC) technique. Using this MPPT approach, the generated power by the
turbine is considered to be, in terms of power control, an auxiliary source feeding a grid. To
achieve smooth regulation of the active and reactive power exchange between the PMSG and
the grid, direct power control, using pulse with modulation DPC-PWM strategy combined
with second order sliding mode control (SOMC), is applied in the grid side converter. The
simulation results show the efficiency and reliability of the control strategy proposed in this
thesis.

Keywords: wind energy, MPPT, WECS, PMSG, DPC-SOSMC PWM, fuzzy logic, second-
order sliding mode.

II
Contribution à l’amélioration des performances
d’une chaine énergétique éolienne

Résumé
Dans les éoliennes à vitesse variable l'amélioration du rendement énergétique nécessite des
techniques de contrôle sophistiqués et robustes pour surmonter diverses contraintes, afin
d'obtenir une conversion optimale de l'énergie aérodynamique. En raison de la nature
changeante et instantanée du vent, la puissance de sortie d'un système de conversion de
l'énergie éolienne (SCEE) est maximisée si le rotor est entraîné à une vitesse de rotation
optimale pour chaque vitesse de vent. Ce résultat est obtenu avec un contrôleur de suivi du
point de puissance maximale (MPPT).Au cours des années, nous avons distingué une variété
d'études sur les techniques d’extraction de puissance éolienne MPPT, mais très peu des
articles et des études dans la littérature donner des directives pour distinguer la technique de
MPPT le plus adaptée et le plus robuste. Dans ce travail, une comparaison exhaustive des cinq
méthodes MPPT a été faite. Ces techniques peuvent être classées en différentes catégories
selon le cout, la robustesse, la complexité, l’efficacité .Les résultats obtenus montrent
clairement la supériorité de la technique de contrôle basé sur la logique floue (FLC). En
utilisant cette approche MPPT (FLC), la puissance générée par la turbine est considéré
comme une source auxiliaire injectée au réseau électrique, en termes de contrôle de puissance
et pour obtenir une régulation lisse et efficace de l'échange de les puissance active et réactive
entre le générateur et le réseau , une commande direct de la puissance appliquée dans le
convertisseur côté réseau est proposé, cette technique de commande utilisant la stratégie
combinée de la modulation de largeur d’impulsion avec la commande par mode glissant
d’ordre deux DPC-SOSMC-PWM .Les résultats de la simulation montrent l'efficacité et la
fiabilité de la stratégie de contrôle proposée dans cette thèse.

Mots clés: énergie éolienne, MPPT, SCEE, générateur synchrone à aimant permanent, DPC-
SOSMC-PWM, logique floue, mode glissant d’ordre deux.

III
REMERCIEMENTS

Cette thèse a été effectuée au sein du laboratoire de recherche des systèmes électromécaniques
et au niveau à l’université de Badji Mokhtar-Annaba, faculté science de l’ingéniorat,
département d’électrotechnique.

Je remercie plus particulièrement Monsieur SAADOUN ABDALLAH, mon encadrant, pour


les Précieuses informations apportées tout au long du projet mais aussi pour les heures
consacrées à notre encadrement associées à une disponibilité perpétuelle.

Je suis très reconnaissant aussi envers Monsieur AMIRAT YASSINE, mon co-directeur de
thèse, Professeur, à l’Université de Brest. Je le remercie pour sa confiance et ses conseils.

De la même manière : Je remercie Monsieur DIB DJALEL, professeur à l’Université de


Tébessa, Algérie, qui a suivi mes travaux de recherche et pour m’avoir donné l’opportunité de
faire ma maitrise sous sa direction et dans de très bonnes conditions de travail. Merci pour le
temps et la patience qu’il m’a consacré lors de la correction de ce mémoire et des publications
qui ont été réalisées durant ces études de doctorat.

J’exprime mes remerciements au Professeur NACER KUIDER M’SIRDI, professeur à


l’Université de Aix Marseille- France qui a accepté de diriger et de finaliser cette thèse, ainsi
que pour ces conseils et sa disponibilité.

Mes remerciements vont également aux membres du jury pour l’honneur qu’ils m’ont fait en
participant à l’évaluation de ce travail :

- Monsieur Houabes Mourad, professeur à l’Université de Badji Mokhtar Annaba.


- Monsieur Medoued Ammar, maitre de conférences à l’Université de 20 aout 1955 Skikda.
- Monsieur Mordjaoui Mourad, maitre de conférences à l’Université de 20 aout 1955 Skikda.
- Monsieur Azzag El Bahi, maitre de conférences à l’Université de Badji Mokhtar Annaba.
- Monsieur Adjabi Mohamed, maitre de conférences à l’Université de Badji Mokhtar Annaba.

De la même manière, je tiens à remercier: l'ensemble des intervenants extérieurs : Monsieur


BETKA ACHOUR, professeur à l’université de Biskra, Monsieur MERZOUG MOHAMED
SALAH, docteur à l’université d’Ain M’Lila, Monsieur CHOUDER ADEL, magister à
l’université de Bordj Bou Arreridj et Monsieur ATOUI ISSAM magister à l’université de
Badji Mokhtar Annaba et chercheur dans le laboratoire de recherche d’Annaba, pour l’aide
qu'ils nous ont apportée.

De manière plus personnelle, mes pensées les plus profondes et intimes vont vers ma famille :
Ma mère (la voix de la sagesse et de l’amour) à qui je dois beaucoup, malgré, je sais que je
pourrais jamais te rendre ce que tu m’as donnée. Mais, comme, tu le dis " notre réussite c’est
ton bonheur".

IV
Ma fiancée BOULMAIZ AMIRA doctorante en électronique qui a été toujours à mon écoute
et parfois pour son plus grand désarroi, ennui et malheur, car c’est bien la seule personne à qui
malheureusement j’ose confier mes inquiétudes et sur qui je reporte trop souvent mon stress,
omniprésents durant ces quatre années.

Je remercie mon père, ma sœur et mes frères qui sont venus me voir et qui m’ont toujours
soutenu.

Je réserve une pensée toute particulière aux collègues qui ont croisé ma route tout au long de
ces quatre années et qui ont su maintenir une ambiance chaleureuse et détendue :
KAHOL, OUADA, TARFAYA FARHI, LANDRI, BGHIL, ALALI, ZAGDOUD,
KSANTINI, BEN TRIAA KHALFI, BOUZERRA, et qui m’ont toujours aidé et encouragé
de près ou de loin.

Nous ne pouvons clore cette page de remerciements sans remercier l'ensemble des professeurs
de notre formation qui ont su répondre à nos questions, même sans être concernés par le sujet
de notre projet.

V
LISTE DES FIGURES

Figure.0.1:Les énergies renouvelables dans le monde d’ici à 2020 ...................................................... 02


Figure.0.2: La production mondiale de l’énergie renouvelable par région ........................................... 03
Figure.I.1: La production d’éolienne en 2013 (GW) ............................................................................. 13
Figure.I.2:Aérogénérateur à axe vertical (structure de Darrieus) .......................................................... 15
Figure.I.3:Aérogénérateur à axe vertical (structure de Savonius) ......................................................... 16
Figure.I.4:Aérogénérateur à axe horizontal ........................................................................................... 17
Figure.I.5:Aérogénérateur à axe horizontal à marche lente................................................................... 17
Figure.I.6:Aérogénérateur à axe horizontal à marche rapide ................................................................ 18
Figure.I.7: Schéma d'une éolienne à axe horizontal amont et en aval ................................................... 19
Figure.I.8:Composants d’une éolienne .................................................................................................. 19
Figure.I.9:Eolienne à vitesse fixe à base de la machine asynchrone à cage. ......................................... 23
Figure.I.10:Variation de la puissance éolienne en fonction de la vitesse du vent ................................. 24
Figure.I.11:Éolienne à vitesse variable basée sur une machine asynchrone ......................................... 25
Figure.I.12: Éolienne à vitesse variable basée sur une MADA ............................................................. 25
Figure.I.13: Éolienne à vitesse variable basée sur une machine synchrone .......................................... 26
[Link].1:Système de conversion éolienne à vitesse variable basé sur MSAP ................................... 33
[Link].2:Colonne d’air animée d’une vitesse v ................................................................................. 34
[Link].3:Déplacement du vent dans une éolienne à axe horizontale ................................................. 34
[Link].4:Coefficient de puissance C ............................................................................................. 35
[Link].5:Vitesse du vent v et vitesse tangentielle R  Ω ..................................................................... 36
[Link].6:Coefficient de puissance pour différents types de turbine éolienne .................................... 37
[Link].7:Allures des coefficients C ,C en fonction de la vitesse spécifique λ et l’angle de calage
............................................................................................................................................................... 39
[Link].8:Allure de vitesse du vent ..................................................................................................... 39
[Link].9:Système mécanique de l’éolienne ....................................................................................... 40
[Link].10:Modèle du multiplicateur .................................................................................................. 41
[Link].11:Modèle de l’arbre de l’éolienne ..................................................................................... 42
[Link].12:La constitution de la MSAP .............................................................................................. 43
[Link].13:Le circuit équivalant d’une phase de la MSAP ................................................................. 44
[Link].14:Représentation de la MSAP dans le repère (d, q) de Park................................................. 45
[Link].15:Passage de Repère naturel du stator au repère (d, q) de Park .......................................... 46
[Link].16:Circuit équivalent de MSAP –convention moteur ......................................................... 47
[Link].17:Modèle de PARK pour la GSAP ....................................................................................... 47

VI
[Link].18:Simulation de GSAP sur une charge résistif séparé .......................................................... 49
[Link].19:Convertisseur de tension fonctionnant en mode redresseur .............................................. 50
[Link].20:Schéma électrique du bus continu ................................................................................... 52
[Link].21:Convertisseur de tension fonctionnant en mode onduleur .............................................. 53
[Link].22:Schéma électrique du filtre .............................................................................................. 54
[Link].23:Redresseur à commande MLI ........................................................................................... 56
[Link].24:Tension simples à l’entrée de redresseur MLI .................................................................. 56
[Link].25:Tension simple d’un redresseur à commande MLI .......................................................... 57
[Link].26:Tension composé et courant de phase d’un redresseur à commande MLI ........................ 58
[Link].27:Courant redresser et courant au Born de bus continu ........................................................ 59
[Link].28:Tension et courant de charge ............................................................................................. 59
[Link].1:Courbe typique de la puissance extraite par une éolienne en fonction de la vitesse du vent.
............................................................................................................................................................... 65
[Link].2:Commande de convertisseur côté générateur.................................................................... 67
[Link].3:Caractéristiques de l’éolienne dans le plan puissance, vitesse de rotation........................ 68
[Link].4:La caractéristique de C en fonction du λ ........................................................................ 69
[Link].5:Schéma block de la méthode de MPPT (TSR) ................................................................. 69
[Link].6:Attractivité de la surface .................................................................................................... 71
[Link].7:Schéma block de la méthode de MPPT par mode glissant (SMC) .................................. 73
[Link].8: Schéma block de la méthode de MPPT par contrôle optimale de couple (OTC) ............ 73
[Link].9:Algorithme de la méthode de perturbation et observation (P&O) ..................................... 74
[Link].10:Méthode de perturbation et observation du MPPT .......................................................... 75
[Link].11:Principe de fonctionnement de MPPT à vitesse de vent constante .................................. 76
[Link].12:Principe de fonctionnement de MPPT à vitesse de vent variable .................................... 76
[Link].13:Traitement flou ................................................................................................................ 77
[Link].14:Fuzzification : fonction d’appartenance de l’entrée Ω et P et la sortie∆Ω .............. 78
[Link].15:Surface flou en 2D ......................................................................................................... 80
[Link].16:Schéma bloc d’une régulation de vitesse de la GSAP commandée par l‘orientation du
flux’ ....................................................................................................................................................... 81
[Link].17:Description des couplages................................................................................................ 82
[Link].18:Découplage par compensation ......................................................................................... 83
[Link].19:Commande découplée ..................................................................................................... 83
[Link].20:Commande des courants en deux boucles indépendante .............................................. 83
[Link].21:Commande de la vitesse................................................................................................... 84
[Link].22:Vitesse de vent (m/s)........................................................................................................ 85
[Link].23:MPPT TSR (a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance ............ 87

VII
[Link].24:MPPT SMC (a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance .......... 87
[Link].25:MPPT OTC (a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance ........... 88
[Link].26:MPPT P&O (a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance.............. 89
[Link].27:MPPT FLC (a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance .............. 90
[Link].28:Variation brusque de vitesse de vent (m/s) ................................................................... 92
[Link].29:Teste de robustesse Cp (a) TSR MPPT, (b) SMC MPPT, (c)OTC MPPT, (d) P&O
MPPT, (d) FLC MPPT ......................................................................................................................... 93
[Link].30:(a) courant direct et quadrature de GSAP, (b) tension direct et quadrature de GSAP et (c)
les trais courant à l’entrée de redresseur .............................................................................................. 94
[Link].31: Puissance électrique et puissance mécanique ................................................................ 94
[Link].32: Couple électromagnétique et couple mécanique ............................................................. 95
[Link].1:Commande de convertisseur côté réseau. ....................................................................... 101
[Link].2:Convergence de l’algorithme Super Twisting dans le plan ((s,s) ̇) .................................. 105
[Link].3: Boucle externe de commande de bus continue ............................................................... 106
[Link].4: Boucle interne de commande de puissance active et réactive ........................................ 106
[Link].5:(a)Tension de bus continu, (b) puissance réactive, (c)Zoom de puissance réactive, (d)
puissance active et (e) Zoom de puissance active ............................................................................... 111
[Link].6:(a) Courant injecter au réseau, (b) analyse harmonique pour SOSMC et (c)analyse
harmonique pour FOSMC ................................................................................................................... 112

VIII
LISTE DES TABLEAUX

Tab.I.1:Puissance éolienne installée : principaux pays européens (en MW) ........................................ 12


Tab.I.2 :Puissance éolienne installée : Europe et principaux pays du monde (en MW) ....................... 12
Tab.I.3:Production d'électricité ajoutée chaque année de 2011 à 2017 (en TWh) ............................... 12
[Link].1:Les règles de l’ensemble flou ................................................................................................. 79
[Link].2:Les performances des cinq méthodes MPPT ......................................................................... 86
[Link].3:Les caracterstique des cinq méthodes MPPT ........................................................................ 86

IX
LISTE DES PUBLICATIONS
Le travail présenté dans ce mémoire a donné lieu à un certain nombre de publications
REVUES INTERNATIONALES

[1] B Meghni, A Saadoun, D Dib,Y Amirat “Effective MPPT Technique and Robust Power Control
of the PMSG Wind Turbine ” [Notification of Publication. Section TEEE B (Power and
Energy) Vol. 10 No. 6, November 2015 issue].

REVUES NATIONALES

[1] B Meghni, A Saadoun, D Dib,Y Amirat “Modeling and Control of a Variable-Speed for
Permanent Magnet Direct Drive Wind Energy Conversion Systems ” [International Journal of
Advances in Power Systems (IJAPS) Vol. 2, No. 1, 2014 ISSN: 2335-1772].
[2] B Meghni, A Saadoun,Y Amirat ,D,Dib “Maximum power extraction (SMC, P&O) from wind
energy system based on reliable control ”[revue des Sciences et de la Technologie - RST-
Volume 6 N°1 / janvier 2015].
CONFERENCES INTERNATIONALES

[1] B Meghni, N.K M’Sirdi, A Saadoun ”Maximum Power Tracking by VSAS approach for Wind
Turbine, Renewable Energy Sources (RES)” [ conference in the second MGEF which will be
held in Marrakech the 25 - 28th March 2015].
[2] B Meghni, N.K M’Sirdi, A Saadoun “Robust Nonlinear Sliding Mode Control of Wind Power
Generation Systems Based on PMSG” [conference in the second MGEF which will be held in
Marrakech the 25 - 28th March 2015].
[3] B Meghni, N.K M’Sirdi, A Boulmaiz ”Optimal Tracking and Limitation Power in PMSG Wind
Turbine Based on Robust Nonlinear Sliding Mode Control”[MedICT Maroc]
[4] B Meghni, N.K M’Sirdi, A Saadoun “A Novel Maximum Power Tracking by VSAS approach for
Permanent Magnet Direct Drive WECS” [7th International Conference on Sustainability in
Energy and Buildings,Portugal ].
[5] B Meghni, A Saadoun,Y Amirat “MPPT Control And Grid Connected For Variable Speed WHCS
Based On The PMSG” [Sienr 2014 ,Ghardaïa].
[6] B Meghni, A Saadoun,Y Amirat ,D Dib ”Direct Control Techniques For PMSG Wind Energy
Conversion System Connected To The Grid”[2 ICEES 2014,ANNABA].
[7] B Meghni, A Saadoun,Y Amirat ,D Dib ”Optimal tracking of the PMGS wind turbine based on
sliding mod control” [CEE 2014, BATNA].
[8] B Meghni, A Saadoun,Y Amirat ,D,Dib “Maximum power extraction (SMC, P&O) from wind
energy system based on reliable control” [CEE 2014, BATNA].
[9] B Meghni, A Saadoun,Y Amirat ,D Dib “Optimal Tracking of Wind turbine Based on a Second-
Order Sliding Mode Control” [ICEE’2014 skikda].

CONFERENCES NATIONALES

[1] B Meghni, A Saadoun,D Dib,Y Amirat “Sliding Mode MPPT Control for PMGS wind energy
conversion system connected to the grid” [SNEM 2014, ANNABA].

X
ACRONYMES ET ABREVIATIONS

SCEE : Système de conversion de l'énergie éolienne


MPPT : Maximum power point tracking

FLC : Fuzzy logic control

DPC : Dricet power control

SVM : Space vector modulation

PMSM : Permanent magnet synchronous machines

WECS : Wind energy conversion system


PMSG : Permanent magnet synchronous generator

SMC : Sliding mod control

MSAP: Machine synchrone a aimant permanent

VAWT: Vertical axis wind turbine

HAWT: Horizontal axis wind turbine

Cp: Coefficient de puissance

MAS: Machine asynchrone

MADA: Machine asynchrone double alimenatation

MS: Machine synchrone

db: Désibel

MLI: Modulation de largeur d'impulsion

FMM : Force manitou-motrice

FEM : Force électromotrice

FMM : Force manitou-motrice


FEM : Force électromotrice
DC : Direct current
AC : Alternatif current
FOC : Flux oriented control
PWM : Pulse width modulation
TSR: Tip speed ratio
P&O: Perturbe and observe

XI
MCC: Machine à courant continue
Kp: Gain proportionnel
Ki: Gain integral
Kd: Gain derivative
SOSMC :Second order sliding mode control
FOSMC :First ordre sliding mode control
PI : Proportionnelle intégrale

XII
NOMENCLATURE

B:Système de conversion de l'énergie éolienne


I : L’angle d’inclinaison à l’extrémité des pales (degré)

λ: Le coefficient de vitesse réduite

λ : Le coefficient de vitesse réduite optimale

v : Vitesse de vent (m/s)

W : Pulsation de vent

C : Coefficient de puissance

C : Coefficient de couple

P : La puissance éolienne (w)

T : Le couple éolienne (Nm)

T : Le couple électromagnétique (Nm)

P: La puissance fournie par la masse d’air (w)

ρ: La masse volumique d’air (Kg/m3)

S: Section (m2)

dE : L’énergie cinétique d’une colonne d’air (J)

dx: Longueur d'une colonne (m)

P :La puissance extraite du vent (w)

m: La masse d’air en mouvement traversant la surface des pales en une seconde

V! : La vitesse du vent non perturbée à l’avant de l’éolienne (m/s)

V" : La vitesse du vent après passage à travers le rotor (m/s)

P  : La puissance totale théoriquement (w)

R  : Rayon de la turbine (m)

Ω : Vitesse mécanique de la turbine (rad/s)

λ :Le coefficient de vitesse réduite initial

β: Angle de calage (degré)

n : Nombre des pales de l’éolienne

XIII
p : Nombre de pair de pole

Ω: Vitesse rotation des pales (rad/s)

T  : Couple mécanique sur l’axe du générateur (Nm)

p : Nombre de pôles du rotor

F: Fréquence de la tension induite (hartez)

n : Vitesse du rotor (rad/s)

G: Rapport de multiplicateur

J : Inertie totale de la chine éolienne (Kg m2)

L+ : Inductance directe (H)

L, : Inductance quadrature (H)

R - : Résistance statorique (Oh)

X -: Réactance statorique (Oh)

θ: Position statorique

ω: Pulsation statorique

Ψ : Flux initiale (Web)

P- : Puissance statorique (w)

J2 : Inertie de génératrice (Kg m2)

f2 : Coefficient de frottement (Nm/rad s)

I+: Courant de sortie redresseur (A)

I4 : Courant de sortie onduleur (A)

V56 : Tension de bus continue (v)

I56 : Courant de bus continue (A)

W2: Pulsation de réseau électrique

XIV
TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION GENERALE ....................................................................... 1

Chapitre I:Etat de l’art & Description de l’étude ............................................ 9

I.1 Introduction ............................................................................................... 11

I.2 L’energie Electrique Eolienne ................................................................ 11


I.2.1 Bilan energétique mondial ............................................................... 11
I.2.2 Enjeux de l’éolienne ........................................................................ 13
I.2.3 La rentabilité d’une éolienne ............................................................ 14

I.3 Types d’aérogénérateurs .......................................................................... 14


I.3.1 Aérogénérateurs à axe vertical VAWT ............................................ 15
I.3.2 Aérogénérateurs à axe horizontal ..................................................... 16

I.4 Principaux constituants d’une éolienne à axe horizontal ......................... 19


I.4.1 Le rotor.............................................................................................. 19
I.4.2 Les pales............................................................................................ 20
I.4.3 La nacelle .......................................................................................... 20
I.4.4 Les multiplicateur de vitesse ........................................................... 20
I.4.5 L'arbre secondaire ............................................................................. 21
I.4.6 L'anémométre .................................................................................... 21
I.4.7 La girouette ...................................................................................... 21
I.4.8 Le système d'orientation.................................................................... 21
I.4.9 La génératrice.................................................................................... 21

I.5 Controle de la puissance fournie par une eolienne ................................... 21


I.5.1 Systèmes de régulation au niveau de la turbine ................................ 22
I.5.2 Contrôle au niveau de la génératrice ................................................ 22

I.6 Topologies de generatrices éoliennes a vitesse variable .......................... 24


I.6.1 Système utilisant une génératrice asynchrone................................... 24
XV
I.6.2 Système utilisant la génératrice asynchrone à double alimentation . 25
I.6.3 Système utilisant une génératrice synchrone ................................... 26

I.7 Conclusion ................................................................................................ 27

I.8 Références bibliographiques .................................................................... 28

Chapitre II: Modélisation d’un système éolien à vitesse variable .............. 31

II.1 Introduction ............................................................................................ 33

II.2 Conversion d’énergie aérodynamique en énergie électrique ................. 33


II.2.1 La loi de Betz ................................................................................... 34
II.2.2 Le coefficient de vitesse réduite (tip-speed ratio) ........................... 36
II.2.3 Le coefficient de puissance (power coefficient) C ......................... 36
II.2.4 Le coefficient de couple (torque coefficient) C .............................. 37
II.2.5 Impacte du nombre des pales sur le coefficient de puissance ......... 38
II.2.6 Courbes caractéristiques des turbines éoliennes .............................. 38

II.3 Modélisation de la turbine éolienne ...................................................... 39


II.3.1 Modélisation de vitesse du vent ....................................................... 39
II.3.2 Hypothèses simplificatrices pour la modélisation mécanique de la
turbine ....................................................................................... 39
II.3.3 Modèle de multiplicateur ................................................................. 41
II.3.4 Équation dynamique de l’arbre de transmission .............................. 41

II.4 Modélisation de la machine synchrone a aiment permanant ................ 42


II.4.1 Les avantages de l’utilisation des machines synchrones ................. 42
II.4.2 Composition de la MSAP ................................................................ 42
II.4.3 Circuit équivalant d’un générateur synchrone ................................. 44
II.4.4 Hypothèses simplificatrices ............................................................. 44
II.4.5 Équations électriques ...................................................................... 44
II.4.6 Passage au repère de Park ................................................................ 45
II.4.7 Equations magnétiques .................................................................... 46
II.4.8 Puissance et couple électromagnétique ........................................... 48

XVI
II.4.9 Equations mécanique ........................................................................ 48
II.4.10 Simulation de la GSAP .................................................................... 48

II.5 Modèles du convertisseur de puissance ................................................ 50


II.5.1 Modélisation d’un redresseur MLI dans le repère naturel ............... 50
II.5.2 Modélisation du bus continu ............................................................ 52
II.5.3 Onduleur de tension côté réseau ....................................................... 52
II.5.4 Modélisation du filtre ...................................................................... 54
II.5.5 Modélisation du réseau électrique ................................................... 55
II.5.6 Simulation du redresseur .................................................................. 56

II.6 Conclusion ............................................................................................. 60

II.7 Références bibliographiques .................................................................. 61

Chapitre III: Commande de convertisseur côté générateur ......................... 64

III.1 Introduction ........................................................................................... 65

III.2 Formulation du probléme ................................................................... 65

III.3 Contrôle de convertisseur côté générateur ............................................ 66


III.3.1 MPPT (Maximum Power Point Tracking) ..................................... 67
III.3.2 synthèses des algorithmes de maximisation de la puissance extraite
pour les systèmes d'énergie éolienne ........................................... 68
III.3.3 Commande vectorielle de la machine synchrone à aimants
permanents .................................................................................... 80

III.4 Résultats de la simulation et interprétation .......................................... 85

III.5 Conclusion ............................................................................................ 95

III.6 Références bibliographiques ........................................................................... 96

XVII
Chapitre IV: Commande de convertisseur côté réseau ............................... 100

IV.1 Introduction ......................................................................................... 101

IV.2 Problème d’injection des éoliennes dans un réseau électrique ......... 101

IV.3 Contrôle de convertisseur côté réseau................................................ 102


IV.3.1 Objectif de contrôle ...................................................................... 102
IV.3.2 Problème de la commande de convertisseur côté réseau .......... 103
IV.3.3 Commande direct de puissance (DPC) basée sur mode glissant
d’ordre deux DPC-SOSMC ........................................................ 103
IV.3.4 Régulation du bus continu .......................................................... 105
IV.3.5 Commande de la puissance active et réactive basé sur
DPC-SOSMC .......................................................................... 106
IV.3.6 Commande de la puissance active et réactive basé sur
DPC-FOSMC ........................................................................... 108

IV.4 Résultats de la simulation et interprétation ........................................ 109

IV.5 Conclusion .......................................................................................... 112

IV.6 Références bibliographiques ............................................................... 113

Conclusions et perspectives .............................................................. 115

Bibliographie ...................................................................................... 119

Annexes .............................................................................................. 127

XVIII
XIX
Introduction générale

INTRODUCTION GENERALE
La demande en électricité augmente à un rythme effréné dans le monde entier. A présent,
l’accès à l’énergie électrique, est synonyme de meilleures conditions de vie (transport, santé
et éducation) et le facteur essentiel pour tout développement industriel, économique et
politique. Face à l’épuisement des ressources énergétiques fossiles (charbon, pétrole et gaz) et
aux problèmes environnementaux causés par l’émission des gaz à effet de serre lors de leur
combustion, la recherche de solutions énergétiques alternatives est devenue un objectif
incontournable de par le monde [0.1, 0.2].

Pour faire face ces problèmes, les gouvernements interviennent alors, par des investissements
massifs, pour promouvoir les énergies renouvelables. Dans plusieurs pays développés, le
développement des énergies renouvelables s’est imposé non seulement pour mettre fin à leur
dépendance vis à vis des pays producteurs d’énergies fossiles mais aussi pour lutter contre les
problèmes de pollution dus à l’émission de gaz, et du réchauffement climatique dû à l’effet de
serre.

Pour atteindre ces objectifs, de nombreux ambitieux programmes de recherche, pour


l’exploitation de l’énergie photovoltaïque et éolienne ont été initié. Cependant, ces initiatives
furent délaissées, notamment la production éolienne, au cours des années 80s à cause de la
différence de coûts et concurrence entre les énergies fossiles et les énergies renouvelables
[0.3]. Malgré ces problèmes, des politiques de développement ont été mené avec succès dans
de nombreux pays (USA, France, Canada, Espagne.) : réduire leur dépendance politique et
économique, augmenter leur sécurité énergétique, amplifier leur capacité de renouvellement
des énergies existantes, diminuer leur facture énergétique et finalement, résoudre les
problèmes d’échauffement climatique et les problèmes de maladies liés à la pollution de l’air.

Actuellement, la production mondiale d’énergie provient, à 80 % en 2014, de l’utilisation des


combustibles fossiles. La capacité de production d'énergie à partir de sources renouvelables (y
compris l'hydroélectricité) a atteint un nouveau record à 1 560 gigawatts (GW) début 2014, ce
qui représente une augmentation de 8,3% par rapport à 2013. Les énergies renouvelables
fournissent donc près de 20% de la consommation énergétique mondiale. Selon le rapport
Bloomberg Énergie Finance de 2014 concernant les perspectives des énergies renouvelables
dans la production énergétique mondiale en 2020, comme le montré dans la figure .0.1 [0.4].

En 2018, les énergies renouvelables devraient fournir 25% de l’électricité mondiale.

1
Introduction générale

8000 Hodropower Bioenergy Onshore wind


Offshore wind Solar PV SCP
6000

4000

2000

Figure.0 .1. Les énergies renouvelables dans le monde d’ici à 2020 [4].

D'après les chiffres connexes, la consommation mondiale des énergies fossiles, montrent les
conséquences de cette surexploitation. Elles sont à la hauteur de cette démesure: accumulation
de déchets nucléaires, risque d’épuisement des ressources fossiles, pollution atmosphérique
menaçant la santé publique. L'inflation de la production industrielle, l’augmentation de la
population mondiale et la croissance économique dans les pays émergents tels que la Russie,
la Chine, ou le Brésil, engendrent une augmentation importante de la demande et la
consommation énergétique. Bien que plus de 2 milliards d’êtres humains n’ont pas l’accès à
l’électricité pour des raisons technico-financières (économie fragile, nécessité
d’infrastructures lourdes et coûteuses, éloignement et accessibilité des zones habitées rapport
aux centres de production de zones) [0.5], la consommation énergétique mondiale devrait
doubler d’ici 2020 [0.1, 0.4].

Cette croissance sera attribuable presque entièrement aux pays hors de l'OCDE, puisque la
demande des pays industrialisés devrait progresser de seulement 4% au total d'ici à 2030. Si la
Chine verra sa consommation ralentir après 2020, la demande énergétique indienne devrait en
revanche doubler d'ici à [Link] vingt ans, le monde rester a dominé par les énergies
fossiles, qui répondront à 81% de la demande planétaire (contre 86% aujourd'hui), la montée
en puissance du gaz naturel compensant un recul des parts du charbon et de pétrole, selon le
rapport de BP.

Cette tendance est imposée par le modèle économique du monde occidental, consommateur
insatiable d'énergie, qui se nourrit par une croissance permanente comme le illustré la figure
.0.2, [0.4]. Malheureusement ses bienfaits ne sont équitablement partagés sur l'ensemble de
la planète dont les ressources sont toujours d'autant plus sollicitées qu'il est légitime.

2
Introduction générale

OECD Americas OECD Asia


8000 OECD Europe Africa
Asia China
6000

4000

2000

Figure.0 .2. La production mondiale de l’énergie renouvelable par région [4].

A présent, l’énergie éolienne est la forme principale de production d’énergie électrique


renouvelable. Le mot « éolien » dérive du mot grec «Eoelos » qui représente le Dieu du vent
ou encore "inconstant" et "vif". L’énergie éolienne est obtenue par la conversion de la force
des vents soit en énergie mécanique, soit en énergie cinétique. Cette forme d’énergie fut est
maîtrisée par l'homme, notamment grâce aux moulins à vent pour pomper l'eau ou moudre du
grain, et cela depuis les Perses. Les hommes utilisent donc depuis de nombreux siècles
l’énergie éolienne, notamment comme une force motrice pour le déplacement de voiliers et
des moulins à vent. Les aérogénérateurs actuels sont des dispositifs électromécaniques qui
consistent d’une turbine à vent accouplée à un générateur à courant alternatif permettant de
convertir directement l’énergie mécanique du vent en énergie électrique.

L’énergie éolienne provient du soleil. Le flux du rayonnement solaire échauffe inégalement


les masses d’air de l’atmosphère, provoquant ainsi des mouvements des masses d’air de
températures différentes. Environ 2% de l’énergie solaire 3.2*1024 (Joules / an) est
transformé en énergie cinétique des vents. Trente-cinq pour cent (35%) de cette énergie est
dissipée dans une couche de 1km au-dessus du sol. L’utilisation de 10% de cette énergie
éolienne par an, correspondrait à :

Eeolienne = 3,2 x 1024 x 0,02 x 0,35 x 0,1 = 2,24 x 1021 Joules / an

Soit 7 fois la consommation mondiale d’électricité ! ! ! [0.6].

Les premières éoliennes ne font leur apparition véritablement qu'à la fin du XIXème siècle,
sous forme expérimentale. C'est Charles F. Bush qui conçoit ce dispositif en premier pour
alimenter sa maison en électricité, en 1888. L'éolienne fonctionne avec des pales à axe
vertical et plusieurs accumulateurs (batteries) pour stocker l'énergie produite. Par la suite, le
dispositif éolien de Charles F. Bush est repris par le danois Poul La Cour qui dessine plusieurs
éoliennes industrielles dont une qui sera vendue en 72 exemplaires au début du XXème siècle.

3
Introduction générale

Ces éoliennes visaient à produire de l'hydrogène en utilisant la force du vent pour la convertir
en énergie chimique par un processus d'électrolyse.

Pendant tout le XXème siècle, de nombreux essais seront réalisés. En 1957, Johannes Juul
crée une turbine qu’il appellera Gedser et qui sert encore aujourd'hui de modèle aux éoliennes
modernes. Aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en France sont réalisées des éoliennes dont
la puissance peut atteindre 1 000 kW. Malheureusement, le marché de l'énergie éolienne a été
freiné dans son développement pendant une grande partie XXème siècle en raison de la forte
consommation de pétrole et de charbon. Dans les années 70, les premiers chocs pétroliers et
l’augmentation brutale du prix des énergies fossiles redonnent un nouveau souffle à l'énergie
éolienne [0.7].

L’énergie éolienne présente de nombreux avantages par rapport autre énergie.

• C’est une énergie renouvelable propre.


• L’éolienne peut être reliée à un réseau électrique pour fonctionner de manière autonome
avec un générateur d'appoint (par exemple un groupe électrogène) ou une batterie couplée
à un onduleur électrique pour fabriquer du courant continu ou alternatif.
• Lorsque de grands parcs d'éoliennes sont installés sur des terres agricoles, seulement 2 %
du sol environ est requis pour les éoliennes. La surface restante est disponible pour
l'exploitation agricole, l'élevage et d'autres utilisations.
• L'énergie éolienne est l’une des sources de production d’électricité permettant de parvenir
à moindre coût à la réalisation des objectifs que s'est fixée l'Union Européenne pour 2020
: 20% d'énergies renouvelables (éolienne et autres) dans la consommation globale
d'énergie.
• Les éoliennes permettent grâce à la taxe professionnelle de participer au développement
local des communes avec une contribution annuelle de l’ordre de 10 000 € par MW
d'énergie éolienne produite (ce chiffre peut varier en fonction des communautés de
communes concernées par les installations d'éoliennes).
• Le prix de revient d'une éolienne a fortement diminué depuis 2011 suite aux économies
d'échelle qui ont été réalisées sur leur fabrication.
• Un parc éolien prend peu de temps à construire, et son démantèlement garantit la remise
en état du site original [0.1, 0.8].

Le développement durable et les énergies éoliennes suscitent aujourd’hui l’intérêt de plusieurs


laboratoires de recherches et plusieurs pays industrialisés. Ainsi, le développement des
éoliennes représente un grand investissement dans le domaine de la recherche technologique.
De nombreux travaux de recherche sur le contrôle et la commande d’éoliennes ont été menés.
Grâce à ces recherches, les dernières générations d'éoliennes fonctionnent à une vitesse
variable sans multiplicateur de vitesse [0.9, 0.10 et 0.11]. Ce type d’éoliennes permet
d’augmenter le rendement énergétique, de baisser les charges mécaniques et d’améliorer la
qualité de l’énergie électrique produite par rapport aux éoliennes à vitesse fixe. Il est ainsi
possible de modifier la vitesse de rotation de la turbine, permettant alors de maximiser la
puissance extraite à chaque vitesse de vent. Néanmoins, il reste encore à introduire plus
4
Introduction générale

d’intelligence dans le fonctionnement et le contrôle des aérogénérateurs. Pour cela, on sera


amené à utiliser de plus en plus les techniques de l’automatique avancée et robuste (modes
glissant, logique flou, entre autres).

Ainsi, l'objectif principal de nos travaux de thèses est d’étudié les techniques de commande
modernes et efficaces appliqués aux éoliennes à vitesse variable à base de GSAP, pour
atteindre plusieurs objectifs (maximisation, optimisation et gestion de la production d’énergie
de vent). Par optimisation, nous entendons non seulement l’amélioration de la qualité de
l’énergie produite et le rendement énergétique mais aussi l’assurance d’une injection efficace
de la puissance électrique vers le réseau. Ce qui aurait pour conséquence de rendre possible la
fabrication des aéro-turbines plus légères améliorant de ce fait la productivité. Pour ce faire, le
mémoire sera organisé en quatre chapitres comme suit :

Le premier chapitre aborde l’étude sous une forme assez descriptive. En effet nous présentons
dans un premier temps un état de l’art sur l’énergie éolienne à travers une revue de la
littérature disponible. Nous évoquons les différentes technologies éoliennes usuellement
utilisées dans le domaine, Puis, nous abordons plus spécifiquement la question des chaînes
éoliennes à vitesse variable, ainsi que les méthodes de contrôle utilisées pour maximiser leur
efficacité énergétique. Le but étant qu'à la fin de ce chapitre, le type de générateur utilisé dans
cette thèse soit clairement identifié.

Dans le deuxième chapitre, nous étudierons d’abord la conversion d’énergie aérodynamique


en énergie électrique (loi de betz, coefficient de vitesse réduit, coefficient de puissance). Ainsi
nous décrirons et modéliserons la turbine éolienne à vitesse variable basé sur GSAP; Nous
modéliserons chaque élément indépendamment de l’autre (vent, turbine éolienne,
multiplicateur, arbre mécanique, GSAP, convertisseur de puissance, bus continu, filtre et
réseau électrique. Nous procèderons à la mise en équation de la GSAP, afin de simplifier les
équations de cette machine, nous utiliserons la transformation de PARK. Elle permet le
passage du repère abc au repère dq. L’intérêt est d’obtenir des équations plus simples qui nous
permettrons d’effectuer les commandes de contrôle des convertisseurs de puissance. Enfin,
nous expliquerons la notion de MPPT en précisant pourquoi il devient nécessaire de
l’introduire dans toutes les éoliennes à vitesse variable.

Dans le troisième chapitre, une commande de convertisseur côté générateur a été appliquée.
Pour cela, dans la première partie nous démontrons en détails les différentes étapes de la
commande appliquée au convertisseur côté GSAP pour extraite la puissance maximale.
Ensuite, cinq techniques MPPT ont été étudiées et comparées exhaustivement. Pour chaque
méthode MPPT nous fournissons une comparaison de la performance basée sur la simulation
en termes: d’exigences de capteurs, de robustesse, de vitesse de réponse, d'efficacité et des
besoins en mémoire. Les avantages et les inconvénients de chaque technique sont mis en
évidence par simulation. Dans la deuxième partie, une commande vectorielle à flux orienté a
été expliquée pour une application au GSAP pour générer le fonctionnement optimal à chaque
instant. Enfin une simulation sous MATLAB-Simulink a été effectuée pour le convertisseur
côté générateur (MPPT, commande vectorielle).
5
Introduction générale

Dans le quatrième chapitre, on a introduit la problématique des connexions des éoliennes au


réseau électrique, du fait de la difficulté à prévoir la production, du risque de déconnexions
intempestives des fermes d’éoliennes et d’une dégradation de la qualité de l’électricité.
Ensuite, nous nous sommes intéressés à la commande de la partie convertisseur côté réseau.
Une stratégie de DPC (Contrôle Direct de la Puissance) avec une commande utilisant le mode
glissant d’ordre « 2 » a été proposée, afin de répondre aux objectifs définis. C’est à dire une
commande robuste donc augmentant la fiabilité, améliorant le rendement énergétique, et qui
avec le peu de broutement qu’elle engendre une distorsion dans les courants injectés au réseau
électrique donc dégrader la qualité de la puissance éolienne produite. Enfin, une comparaison
entre la méthode conventionnelle a été effectuée et une analyse d’harmonique réalisé sous
MATLAB-Simulink.

6
Introduction générale

Références bibliographiques
[0.1] VAN DER HOEVEN, Maria. World Energy Outlook 2013. 2013.

[0.2] MNRE (Ministry of New and Renewable Energy) 2012; Annual Report 2011-2012, New Delhi.

[0.3] DESCAMP, Cathy. Etude de la capture du CO2 par absorption physique dans les systèmes de
production d'électricité basés sur la gazéification du charbon intégrée à un cycle combiné. 2004.

[0.4] Site internet sur les énergies renouvelables, disponible à partir de :


[Link] monde-cg

[0.5] Site internet sur les énergies renouvelables, disponible à partir de : [Link]
[Link], 2011.

[0.6] Site internet sur les énergies renouvelables, disponible à partir de :


[Link]

[0.7] Site internet sur les énergies renouvelables, disponible à partir de : [Link]
[Link]/[Link]

[0.8] Site internet sur les énergies renouvelables, disponible à partir de : [Link]
[Link]/[Link]

[0.9] AMIRAT, Yassine, BENBOUZID, Mohamed, BENSAKER, Bachir, et al. The state of the art of
generators for wind energy conversion systems. Electromotion, 2007, vol. 14, no 4, p. 163-172.

[0.10] AZZOUZI, Jaouad. Contribution à la modélisation et à l'optimisation des machines


synchrones à aimants permanents à flux axial. Application au cas de l'aérogénérateur. 2007.
Thèse de doctorat. Université du Havre.

[0.11] CHKIR, Said. Contribution à l'étude aérodynamique d'une éolienne par une méthode de sillage
libre. 2010. Thèse de doctorat. Arts et Métiers ParisTech.

7
Introduction générale

8
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

CHAPITRE I
Etat de l’art & Description de l’étude

I.1 Introduction ............................................................................................... 11

I.2 L’énergie électrique éolienne .................................................................. 11


I.2.1 Bilan énergétique mondial ............................................................... 11
I.2.2 Enjeux de l’éolienne ........................................................................ 13
I.2.2.1 Sur le plan environnemental ......................................... 13
I.2.2.1 Sur le plan économique .. .............................................. 14
I.2.3 La rentabilité d’une éolienne ............................................................ 14

I.3 Types d’aérogénérateurs .......................................................................... 14


I.3.1 Aérogénérateurs à axe vertical VAWT ............................................. 15
I.3.1.1 Aérogénérateurs à rotor de Darrieus .......................... 15
I.3.1.2 Aérogénérateurs à rotor de Savonius .. ......................... 16
I.3.1.3 Avantages et inconvénient des aérogénérateurs à axe
vertical . ........................................................................ 16
I.3.2 Aérogénérateurs à axe horizontal ...................................................... 16
I.3.2.1 Les éoliennes à marche lente ..................................... 17
I.3.2.2 Les éoliennes à marche rapide .. ................................... 18

I.4 Principaux constituants d’une éolienne à axe horizontal ......................... 19


I.4.1 Le rotor............................................................................................. 19
I.4.2 Les pales........................................................................................... 20
I.4.3 La nacelle ......................................................................................... 20
I.4.4 Les multiplicateur de vitesse .......................................................... 20
I.4.5 L'arbre secondaire ............................................................................ 21
I.4.6 L'anémomètre .................................................................................. 21
I.4.7 La girouette ..................................................................................... 21
I.4.5 Le système d’orientation ................................................................. 21
I.4.9 La génératrice .................................................................................. 21

9
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

I.5 Contrôle de la puissance fournie par une éolienne ................................... 21


I.5.1 Systèmes de régulation au niveau de la turbine ............................... 22
I.5.1.1 Contrôle à calage variable de pale ............................. 22
I.5.1.2 Régulation par décrochage aérodynamique .. ............... 22
I.5.1.3 Régulation active par décrochage aérodynamique .... 22
I.5.2 Contrôle au niveau de la génératrice ............................................... 22
I.5.2.1 Eolienne à vitesse fixe ............................................. 22
I.5.2.2 Eolienne à vitesse variable .. ........................................ 23
I.5.2.3 Comparaison entre les éoliennes à vitesse fixe et
variable ....................................................................... 23
I.5.2.4 Intérêt de la vitesse variable.. ......................................... 24

I.6 Topologies de génératrices éoliennes à vitesse variable ........................... 24


I.6.1 Système utilisant une génératrice asynchrone................................. 24
I.6.1.1 Avantages et inconvénients ......................................... 25
I.6.2 Système utilisant la génératrice asynchrone à double alimentation
....................................................................................................... 25
I.6.2.1 Avantages et inconvénients ......................................... 25
I.6.3 Système utilisant une génératrice synchrone ................................. 26
I.6.3.1 Avantages et inconvénients ......................................... 27

I.7 Conclusion ................................................................................................ 27

I.8 Références bibliographiques .................................................................... 28

10
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

I.1. INTRODUCTION

A cause de la nature intermittente et variable du vent, les éoliennes sont considérées comme
des sources d’énergie instable. Mais n’oublier pas que le vent est une source d’énergie
renouvelable, gratuite et exploitable avec un bon niveau de sécurité et respectueuse de
l’environnement. Dans le monde entier, les ressources d’énergie éolienne sont pratiquement
illimitées. Les récentes recherches dans les domaines des turbines éoliennes à vitesse variable,
l’électronique de puissance et les techniques de commandes avancées ont permis le contrôle
des puissances produites par ces aérogénérateurs, ainsi tendent à rendre l’énergie éolienne
aussi compétitive que l’énergie d’origine traditionnelle [I.1].

Les éoliennes de dernière génération fonctionnent à vitesse variable et sans multiplicateur de


vitesse. Ces types de fonctionnement permettent d’augmenter le rendement énergétique, de
diminuer les efforts mécaniques et d’améliorer la qualité des énergies électrique et mécanique
produites. Dans cette thèse, l’objectif principal de notre travail est d’étudier et comparer les
nouvelles techniques de commande appliquées à une chaine éolienne (turbine, génératrice et
convertisseurs), susceptibles d’optimiser la production d’un aérogénérateur à vitesse variable.

Dans ce premier chapitre, nous présenterons un bilan des formes des énergies les plus
consommées au monde. Nous établirons aussi la corrélation entre l’utilisation de l’énergie et
les problèmes environnementaux qui s’ensuivent. Les technologies d’éoliennes ainsi que les
différents composants constituant l’aérogénérateur seront brièvement présentés. Ensuite, les
différentes associations machines électriques-convertisseurs statiques, utilisées pour la
conversion éolienne seront étudiées et comparées selon différent avantages et inconvénient.
Les différentes techniques de limitation ou de contrôle de cette puissance sont ensuite
brièvement exposées. Les diverses structures d’aérogénérateurs présentes sur le marché
(vitesse fixe ou variable) sont démontrées. Enfin, nous allons préciser le choix du type
d’éolienne ce qui nous permettra de définir le cadre de notre travail ; c’est-à-dire l’élaboration
des commandes pour la turbine et pour la génératrice de l’éolienne.

I.2. L’énergie électrique éolienne


L’intérêt actuel pour l’énergie éolienne provient du besoin d’élaborer des systèmes d’énergie
moins coûteuse, propre et durables aux quels on peut se fier à long terme. L’aérodynamique,
l’ingénierie, l’électronique de puissance moderne ont permis d’améliorer les éoliennes
concurrentes à d'autres énergies traditionnelles.

I.2.1. Bilan énergétique mondial

En cinq ans, la puissance éolienne installée a été multipliée par trois dans le monde, passant
de 121 GW à 319 GW. La capacité installée à presque doublé en Europe, passant de 65,2
GW à 117,7 GW entre 2008 et 2013. Les pays précurseurs dans le monde ont été le
Danemark, l'Allemagne et l'Espagne.

11
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

Récemment, la Chine et les Etats-Unis sont devenus les pays possédant la plus grande
capacité éolienne installée, précédant l’Allemagne et l’Espagne qui restent cependant les pays
disposant de la plus grande puissance éolienne par habitant avec le Danemark [I.2].

Tab.I.1 : Puissance éolienne installée : principaux pays européens (en MW) [I.2]

Cumul Espagne Allemagne Italie France G-B Portugal Danemark


2000 6 090 2 440 390 80 610 100 2300
2003 14600 6200 900 250 650 290 3120
2008 25720 19160 4900 4630 4420 3320 3480
2010 27190 20760 5810 6060 5380 3860 3800
2011 29070 21550 6880 6790 6490 4300 3950
2012 31420 22780 8120 7510 8850 4530 4160
2013 34630 22960 8550 8140 10780 4720 4770

Tab.I.2 : Puissance éolienne installée : Europe et principaux pays du monde (en MW) [I.2]

EU 27 Etats-Unis Canada Chine Inde Japon Monde


2000 12 950 2 500 150 340 1 200 150 17 700
2003 28 700 6 400 320 640 2 100 570 39 400
2008 65 170 25 240 2 360 12 100 9 600 1 880 121 000
2009 75 100 35 100 3 300 25 800 10 900 2 100 158 900
2010 84 950 40 290 4 000 44 500 13 060 2 330 197 700
2011 94 040 46 920 5 260 62 360 16 080 2 540 237 800
2012 106 800 60 010 6 200 75 300 18 400 2 610 283 400
2013 117 700 61 100 7 800 91 400 20 150 2 660 318 600

Tab.I.3 : Production d'électricité ajoutée chaque année de 2011 à 2017 (en TW/h) [I.2]
TW/h 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Éolien 85,4 95,0 74,0 95 105 116 126
Photovoltaïque 31,6 31,4 40,0 47 55 63 72
Éolien +solaire 117,0 126,4 114,0 142 160 179 198
Nucléaire - 52,8 11,6 -0,7 120 117 43 42

Les énergies renouvelables prennent une importance croissante dans la production mondiale
d'électricité. Chaque année entre 2011 et 2017, la production d'électricité ajoutée par les
énergies éolienne et photovoltaïque sera plus importante que celle ajoutée par les réacteurs
nucléaires en construction.

Plus de 35 GW des capacités éoliennes ont été ajoutés en 2013 pour un total légèrement
supérieur à 318 GW. Après plusieurs années de fortes progressions, ce marché à toutefois
reculé de près de 10 GW par rapport à l’année 2012, en raison principalement de la forte
baisse du marché américain. L’énergie éolienne en mer a connu une année record, avec 1,6
GW ajoutés, la quasi-totalité installée dans l'Union européenne [I.3].

12
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

Plus de 35 GW de capacités éoliennes ont été ajoutés en 2013 pour un total de capacité de
production mondiale légèrement supérieur à 318 GW. Malgré plusieurs années records, ce
marché à toutefois reculé de près de 10 GW par rapport à 2012, en raison principalement de la
forte baisse du marché américain. Heureusement, l'énergie éolienne en mer a connu une année
record, avec 1,6 GW ajoutés, la quasi-totalité étant enregistrée dans l'Union européenne.
[I.4].

Figure.I.1. La production d’éolienne en 2013 (GW) [I.3].

I.2.2. Enjeux de l’éolienne

Cette énergie, exploitée depuis l’antiquité pour l’utilisation des moulins à vent, avait été
délaissée pour les énergies telles que le nucléaire. C’est depuis une trentaine d’années qu’elle
a refait surface sous forme d’éolienne et son développement est considérable. La prise de
conscience collective des méfaits des énergies fossiles ou nucléaires a permis aux énergies
renouvelables de présenter ses avantages.

I.2.1.1. Sur le plan environnemental

Les énergies renouvelables sont des énergies propres et économiques, elles n’émettent pas de
gaz à effet de serre et elles ne produisent aucun déchet radioactif. De plus, elle rembourse sa
dette énergétique, c’est-à-dire l’énergie nécessaire à sa fabrication, en neuf mois. Par contre,
elle a un impact sur l’avifaune, le bruit et le paysage. L’éolienne a quelques inconvénients :

• L’impact visuel : qui reste un thème subjectif. Selon les enquêtes réalisées en Europe, la
perception d’une éolienne n’est pas négative et varie selon le type de paysage initial, de la
disposition (la disposition en ligne est préférable), de la quantité, de la taille des machines,
du nombre de pales. Dans tous les cas une étude paysagère est indispensable lors du
montage du projet.

• Interférence électromagnétique : la réflexion des signaux sur les pales du rotor, structure
tournante, peut provoquer d’éventuelles interférences sur les systèmes de
télécommunication, TV, radars... Une concertation avec les organismes militaires et civils
concernés est donc requise.

13
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

• Le bruit : c’est un critère souvent évoqué, mais qui ne trouve plus de fondement réel. Les
nouvelles machines ont fortement évolué. Les bruits mécaniques ou aérodynamiques ont
été réduits par l’utilisation de nouveaux profils, extrémités de pale, mécanismes de
transmission etc , et ne sont plus une gêne, même proche des machines (50-60 dB
équivalent à une conversation). Une distance d’environ huit fois le diamètre permet de ne
plus distinguer aucun bruit lié à cette activité (< 40 dB). De plus, il faut souligner que le
bruit naturel du vent, pour des vitesses supérieures à 8 m/s, a tendance à masquer le bruit
rayonné par l’éolienne [I.5].

• Faune : de nombreuses études ont été menées, dans les pays fortement développés en
matière d’énergie éolienne, suite à des mouvements de protestation. Le fonctionnement
propre de l’aérogénérateur n’est pas à mettre en cause. Les oiseaux réagissent très bien et
les risques de collision sont très faibles. La faune est généralement plus dérangée par
l’activité humaine, surtout liée à la construction du site. En phase d’exploitation, la faune
s’adapte et reprend son mode de vie (cas des ours par exemple).

I.2.1.2. Sur le plan économique

Les différents accidents (de cause naturelle ou humaine) comme ceux survenus à Tchernobyl
ou plus récemment à Fukushima se traduisent par des coûts importants et des problèmes
écologiques souvent dramatiques pour les populations locales. Les déchets radioactifs crées
par le nucléaire sont dangereux et le coût pour les contenir est très élevé. De plus, différentes
études montrent que les énergies renouvelables sont plus économiques à long terme [I.6].

I.2.3. La rentabilité d’une éolienne

La rentabilité d'une éolienne dépend de son rendement énergétique, d’exposition au vent, de


son prix d'achat, de son mode de financement et de son coût d’exploitation. L'énergie qu'une
éolienne capte dans le vent est proportionnelle à la surface balayée par les pales et au cube de
la vitesse du vent. Plus la puissance d’une éolienne est importante, plus son prix au MW est
faible. Plus le mat d'une éolienne est haut, plus important est l'énergie captée dans le vent.
Ainsi l'éolien industriel, qui utilise des machines dont la puissance peut atteindre 6 MW,
produit de l'électricité à un prix beaucoup plus avantageux que les petites éoliennes utilisées
par les particuliers.

Les facteurs suivants déterminent le coût de l’énergie éolienne :


• Le coût initial de l’éolienne et de son installation.
• Le taux d’intérêt à payer sur l’investissement.
• La quantité d’énergie produite.

I.3. Types d’aérogénérateurs


Du point de vue conception, les éoliennes peuvent être divisées en deux familles selon
l’orientation de leur axe de rotation par rapport à la direction du vent. On note : les éoliennes à
axe vertical (VAWT) et les éoliennes à axe horizontal(HAWT) [I.7, I.8].
14
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

I.3.1. Aérogénérateurs à axe vertical VAWT

Les aérogénérateurs à axe vertical ont été les premières structures adoptées pour la production
de l'énergie électrique. Plusieurs prototypes ont vu le jour mais peu sont ceux qui sont
parvenu au stade de l’industrialisation [I.9].

L’axe de rotation d’une VAWT est vertical par rapport au sol et perpendiculaire à la direction
du vent. Ce type de turbine peut recevoir le vent de n’importe quelle direction, ce qui rend
inutile tout dispositif d’orientation. Le générateur et la boite d’engrenages (multiplicateur)
sont disposés au niveau du sol, ce qui est plus simple et donc économique [I.1]. La
maintenance du système est également simplifiée dans la mesure où elle se fait au sol. Ces
turbines ne disposent pas de commande d’angle de pale comme dans le cas de HAWT
(aérogénérateurs à axe horizontal). Ils sont classés selon leur caractéristique aérodynamique
en deux familles :

• Les aérogénérateurs conçus sur la base de la portance : Aérogénérateurs à rotor de


Darrieus : conçu par l’ingénieur français George Darrieus.
• Les aérogénérateurs conçus sur la base de la traînée : Aérogénérateurs à rotor de
Savonius : inventé par le finlandais Siguard Savonius en 1924) [I.10].

I.3.1.1. Aérogénérateurs à rotor de Darrieus

Ce type d’aérogénérateur est basé sur le fait qu’un profil placé dans la direction d’écoulement
de l’air est soumis à des forces de direction et d’intensité variable selon l’orientation de ce
profil voir [Link] résultante de ces forces génère un couple moteur entraînant
l’orientation du dispositif.

Figure. I. 2. Aérogénérateur à axe vertical (structure de Darrieus) [I.11].

15
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

I.3.1.2. Aérogénérateurs à rotor de Savonius

Ils sont basés sur le principe de la traînée différentielle qui stipule qu’un couple moteur peut
être obtenu par une pression différente exercée par le vent sur les parties concaves et convexes
de la structure (voir Figure.I.3).

Figure. I.3. Aérogénérateur à axe vertical (structure de Savonius) [I.11].

I.3.1.3. Avantages et inconvénients des aérogénérateurs à axe vertical

Les avantages théoriques d’une éolienne à axe vertical sont les suivants :

• Permet de placer la génératrice, le multiplicateur, à terre (il n’y pas besoin de munir
la machine d’une tour).
• Un mécanisme d’orientation n’est pas nécessaire pour orienter le rotor dans la
direction du vent.
Les principaux inconvénients sont les suivants :
• Les vents sont plus faibles à proximité de la surface du sol.
• Un inconvénient, pour certaines VAWT, est de nécessiter un dispositif auxiliaire de
démarrage.
• L’efficacité globale des éoliennes à axe vertical n’est pas satisfaisante.
• D’autres VAWT utilisent la poussée (drag) plutôt que la portance aérodynamique
(lift, effet qui permet à un avion de voler), ce qui se traduit par une réduction du
coefficient de puissance et un moindre rendement.

I.3.2. Aérogénérateurs à axe horizontal

L'éolienne à axe horizontale, également appelée HAWT (Horizontal Axis Wind Turbine)
(Figure.I.4) fonctionne globalement selon le même principe que les éoliennes à grandes
capacités que l'on peut voir dans les parcs éoliens. Actuellement, ces turbines sont les plus
utilisées dans la production des éoliennes comparativement à celles à axe vertical parce
qu’elles sont caractérisées par un coût moins important, avec un bon rendement en plus elles
sont moins exposées aux contraintes mécaniques [I.12]. Elles sont constituées de plusieurs
pales (bipale, tripale…) pour générer un couple moteur entraînant la rotation de générateur

16
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

électrique. Le nombre des pales varie entre 1 et 3, récemment le rotor tripal est le plus utilisé
car il constitue un compromis entre le coefficient de puissance, la vitesse spécifique et la
vitesse de rotation du capteur éolien [I.13].

Le plus souvent, l'éolienne pour particulier à axe horizontal capte le vent (de face ou de dos
selon le modèle) grâce à des pales assemblées en hélice. En effet, cette éolienne capte au
maximum son énergie, car elle s'oriente d'elle-même pour s'adapter à la direction du vent. Il
existe deux grandes familles d’éoliennes à axe horizontal : les éoliennes à marche lente et le
les éoliennes à marche rapide.

Figure. I. 4. Aérogénérateur à axe horizontal [I.14].

I.3.2.1. Les éoliennes à marche lente

Les éoliennes à marche lente sont constituées d’un grand nombre de pales (entre 10 et 40)
(voir Figure.I.5). Ce type d’éolienne sont défini par leur inertie importante et ont un couple de
démarrage proportionnel au nombre de pales et au diamètre (maximum de 10 m) ; leur
rendement par rapport à la limite de Betz est faible car leur vitesse en bout de pale est limitée.
Dans cette structure le coefficient de puissance  atteint rapidement sa valeur optimale lors
de la montée en vitesse mais décroît également rapidement par la suite.

Figure. I. 5. Aérogénérateur à axe horizontal à marche lente [I.14].

17
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

I.3.2.2. Les éoliennes à marche rapide

Les éoliennes à marche rapide sont beaucoup plus utilisées et pratiquement toutes dédiées à la
production d’énergie électrique. Elles possèdent généralement trois pales fixes ou orientables
pour extraire le maximum de puissance cinétique de vent et pour contrôler la vitesse de
rotation à chaque instant [I.15]. Le rayon de ces turbines peut atteindre des longueurs de plus
de 120 m pour des éoliennes de plusieurs MW. La roue bipale est la plus économique et la
plus simple mais elle est génératrice de vibrations qui peuvent être importantes. La roue
tripale présente moins de risques de vibrations, d’où fatigue et bruit plus faibles, mais elle est
plus compliquée et plus lourde. Leur  atteint des valeurs élevées et décroît lentement
lorsque la vitesse augmente contrairement aux éoliennes à marche lente. Les éoliennes à
marche rapide fonctionnent rarement en dessous d’une vitesse de vent de 3.5 m/sec.

Figure. I. 6. Aérogénérateur à axe horizontal à marche rapide [I.14].

Il existe deux catégories d'éolienne à axe horizontal à marche rapide:

A. Amont : le vent souffle sur le devant des pales en direction de la nacelle. Les pales
sont rigides, et le rotor est orienté selon la direction du vent par un dispositif
d’orientation.
B. Aval : le vent souffle sur l'arrière des pales en partant de la nacelle. Le rotor est
flexible, auto-orientable.

La disposition turbine en amont est la plus utilisée car plus simple et donne de meilleurs
résultats pour les fortes puissances : pas de gouverne, les efforts de manœuvre sont moins
importants et il y a une meilleure stabilité. Les pales des éoliennes à axe horizontal doivent
toujours être orientées selon la direction du vent. Pour cela, il existe des dispositifs
d'orientation de la nacelle en fonction de cette direction.

18
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

Figure. I. 7. Schéma d'une éolienne à axe horizontal amont et en aval [I.14].

I.4. Principaux constituants d’une éolienne à axe horizontal


On peut considérer trois composants essentiels dans une éolienne à axe horizontale, le rotor,
la nacelle et la tour, comme illustré sur la Figure.I.8, [I.16].

Figure. I.8. Composants d’une éolienne [I.17].

I.4.1. Le rotor
L’utilisation de rotor à trois pales est prédominante dans l’ensemble des machines de
moyenne et grande puissance (> 30 kW), exploitées ou construites dans le monde soit environ
85 % du marché. En termes de poids, un éolien monopole doit être muni d’une masse inerte
permettant l’équilibrage de la pale : elle est donc sensiblement équivalente à une machine
bipale. Dynamiquement, la configuration tripale est la plus équilibrée. Elle doit cependant
accepter un chargement cyclique plus important. Aéro-dynamiquement, les études montrent
un léger avantage à posséder plusieurs pales (réduction des pertes d’extrémités). On augmente
ainsi le coefficient de puissance d’environ 10 % en passant d’une pale à deux, de 3 % en
passant de deux à trois, de 1 % en passant de trois à quatre, etc. Le choix résulte donc d’un

19
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

compromis entre l’efficacité aérodynamique du rotor, le poids, la dynamique des structures et


le prix associé.

I.4.2. Les pales


La pale d’une éolienne est en réalité le véritable capteur de l’énergie présente dans le vent. De
ses performances dépend la production d’énergie de l’installation, puis par conséquent
l’intérêt économique de la machine. La conception d’une pale doit faire appel à un compromis
délicat entre le rendement aérodynamique, la légèreté, la résistance statique, la tenue en
fatigue. Ainsi le choix des profils, leur répartition en envergure, la forme en plan (évolution
de la corde en fonction de l’envergure) et le vrillage de la pale doivent être soigneusement
étudiés. Par exemple, selon le type de régulation choisi et selon la taille de l’éolienne, le
vrillage pourra différer significativement d’une machine à l’autre. Pour une machine de
grande taille à pas variable, on pourra envisager de démarrer la rotation en s’aidant du
générateur utilisé en moteur. Par contre, pour une petite éolienne régulée au décrochage, le
vrillage, notamment au pied de la pale, devra permettre un démarrage autonome de la
machine. À ces contraintes s’ajoutent bien évidemment les critères relatifs au vent que la
machine devra « utiliser ». Les constructeurs sont ainsi amenés à proposer différents types de
pales pour une même puissance en fonction de la vitesse moyenne rencontrée sur les sites
d’implantation. Après le choix d’une première configuration aérodynamique, il faut concevoir
une structure résistante et légère. Là encore, les conditions de vent (vitesses, taux de
turbulence) influent sur la conception (charges extrêmes, tenue en fatigue).On s’aperçoit donc
aisément que la conception d’une pale est en fait un procédé itératif avec de nombreux
paramètres et de nombreuses contraintes. Il est indéniable que l’apparition de logiciels de
calcul évolués associés à des optimiseurs facilite grandement la tâche du concepteur.

I.4.3. La nacelle

Son rôle est d’abriter les composants transformant l’énergie mécanique en énergie électrique
notamment le générateur. La nacelle regroupe toutes les parties mécaniques permettant de
coupler le rotor éolien au générateur électrique : arbre lente et rapide, roulement,
multiplicateur, le frein à disque, diffèrent freins aérodynamiques, qui permettent d’arrêter le
système en cas de surcharge.

I.4.4. Le multiplicateur de vitesse

Il sert à élever la vitesse de rotation entre l’arbre primaire et l’arbre secondaire qui entraîne la
génératrice électrique. En effet, la faible vitesse de rotation de l’éolienne ne permettrait pas de
générer du courant électrique dans de bonnes conditions avec les générateurs de courant
classiques. La boîte de vitesse permet d’avoir un rotor tournant lentement (30 à 40 tours/min)
pouvant se coupler à un générateur de série, donc peu cher, qui tourne 40 à 50 fois plus vite.
Dans les pays froids on doit réchauffer ces grosses boîtes d’engrenages.

20
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

I.4.5. L’arbre secondaire

L’arbre secondaire comporte généralement un frein mécanique qui permet d’immobiliser le


rotor au cours des opérations de maintenance et d’éviter l’emballement de la machine.

I.4.6. L’anémomètre

Il mesure la vitesse du vent. Relier à un système de contrôle, il permet d’activer les


mécanismes de freinage de l’éolienne afin de ralentir, voire d’arrêter l’éolienne si le vent est
très fort.

I.4.7. La girouette

Ce composant indique la direction du vent. L’information est transmise au système


d’orientation via un système de contrôle électronique.

I.4.8. Le système d’orientation

Il permet d’orienter l’éolienne selon la direction du vent car il ne souffle pas toujours dans le
même sens.

I.4.9. La génératrice

C’est un alternateur qui convertit l’énergie mécanique en énergie électrique. Les plus simples
et robustes sont des générateurs synchrones à aiment permanent.

I.5. Contrôle de puissance fournie par une éolienne


Les éoliennes permettent de convertir l’énergie cinétique du vent en énergie électrique. Cette
conversion se fait en plusieurs étapes [I.18]:

A. La turbine extrait une quantité de l’énergie cinétique du vent pour la convertir en


énergie mécanique via les pales de la turbine.
B. La vitesse de rotation de l’éolienne est adaptée à celle de la génératrice par un
multiplicateur de vitesse selon le type de générateur utilisé.
C. La génératrice convertit l’énergie mécanique en énergie électrique, ensuite et via un
convertisseur de puissance l’énergie électrique est transmise au réseau électrique.

Pour les vitesses de vent fortes, un système de contrôle et protection est nécessaire dans
chaque système éolien. Le contrôle de la puissance éolienne fournie peut se faire soit au
niveau de la turbine soit au niveau de la génératrice.

21
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

I.5.1. Systèmes de contrôle au niveau de la turbine

Ce moyen de contrôle permet essentiellement de limiter la puissance pour les vents forts.

I.5.1.1. Contrôle à calage variable de pale

Dans une éolienne utilisant le calage variable de pale, le contrôleur électronique vérifie à
chaque instant la puissance extraite par l’éolienne. En cas de puissance de sortie trop élevée
par rapport à la puissance nominale, les pales pivotent légèrement sur le côté hors du vent.

I.5.1.2. Régulation par décrochage aérodynamique

Dans ce cas, les pales sont fixées au moyeu de façon rigide. Cependant, la géométrie de la
pale a été conçue de façon à mettre à profit, en cas de la variation rapide et trop élevées de
vitesses de vent, le décrochage aérodynamique en provoquant de la turbulence sur la partie de
la pale qui n’est pas face au vent. Ce décrochage empêche la portance d’agir sur le rotor
[I.19].Le principe consiste à provoquer une diminution de , ce qui entraine une augmentation
de l’angle d’incidence  de sorte que le trainée de la pale augmente considérablement tandis
que sa portance diminue. Le système garanti une bonne régulation pour des vents inférieurs
ou égaux à 60m/s.

I.5.1.3. Régulation active par décrochage aérodynamique

Un nombre croissant des grandes éoliennes (1 MW et plus) sont conçues avec un mécanisme
dit de « régulation active par décrochage aérodynamique ». Du point de vue technique, ayant
des pales mobiles, ces machines ressemblent à celles contrôlées à calage variable. Afin
d’avoir un couple relativement élevé à des vitesses de vent faibles, ces éoliennes sont
normalement programmées pour pivoter leurs pales de la même façon que les éoliennes à pas
variable. Les éoliennes utilisant la régulation de puissance par décrochage dynamique
possèdent en général un mécanisme de freinage en bout de pale qui, en cas de survitesse,
actionne des masselottes par effet centrifuge pour orienter une partie de l’extrémité de la pale,
freinant ainsi le rotor de manière aérodynamique.

I.5.2. Contrôle au niveau de la génératrice

Le contrôle au niveau de la génératrice permet d’optimiser le captage de l’énergie pour les


vents faibles et moyens. La génératrice peut être liée directement ou indirectement au réseau
électrique [I.20].

I.5.2.1. Eolienne à vitesse fixe

Sont souvent munis d’un système d’orientation de pales permettant à la génératrice


(généralement une machine asynchrone à cage d’écureuil) de fonctionner au voisinage du
synchronisme et d’être connectée directement au réseau sans dispositif d’électronique de
puissance [I.12].

22
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

Cette éolienne repose sur l’utilisation d’une machine asynchrone à cage directement couplée
sur le réseau électrique comme illustré dans la Figure. I.9. Un multiplicateur de vitesse
entraîne cette machine à une vitesse qui est maintenue approximativement constante grâce à
un système mécanique d’orientation des pales. Une batterie de condensateurs est souvent
associée pour compenser la puissance réactive nécessaire à la magnétisation de la machine
asynchrone à cage.

La conception des turbines éoliennes à vitesse fixe est fortement liée aux caractéristiques
aérodynamiques et mécaniques. Le temps de réponse de certaines de ces parties se situe dans
la gamme de la dizaine de millisecondes [I.21]. En conséquence, en cas de rafales de vent, on
peut observer une variation rapide et importante de la puissance électrique générée.

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à     é

 
  
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Figure.I.9. Éolienne à vitesse fixe à base de la machine asynchrone à cage

I.5.2.2. Eolienne à vitesse variable

Sont souvent moins coûteux car le dispositif d’orientation des pales est simplifié. Les pales se
caractérisent principalement par leur géométrie dont dépendront les performances
aérodynamiques et les matériaux dont elles sont constituées (actuellement, les matériaux
composites, la fibre de verre et plus récemment la fibre de carbone sont très utilisés car ils
allient légèreté et bonne résistance mécanique) [I.12]. Dans ce cas les figures. I.11, I.12 et
I.13, montrent une interface de puissance adaptant la fréquence des courants du générateur à
celle du réseau, permettant ainsi de fonctionner à vitesse variable.

I.5.2.3. Comparaison entre les éoliennes à vitesse fixe et variable

Les éoliennes à vitesse fixe :


• Simplicité du système électrique.
• Plus grande fiabilité.
• Faible probabilité d’entrée en résonance des éléments de l’éolienne.
• Moins cher.
• Fonctionnement à vitesse variable (±30% de la vitesse nominale).

Les éoliennes à vitesse variable :


• Augmentation du rendement énergétique.
• Réduction des oscillations du couple dans le train de puissance.

23
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

• Réduction des efforts subis par le train de puissance.


• Génération d’une puissance électrique d’une meilleure qualité.

I.5.2.4. Intérêt de la vitesse variable

Si on considère les courbes du coefficient de puissance en fonction de la vitesse spécifique, il


apparaît clairement l’importance d’un réglage de vitesse. En effet, si la génératrice électrique
est de type synchrone ou asynchrone directement couplée au réseau, la vitesse est
sensiblement constante et le rendement aérodynamique ne peut être maximal que pour une
seule vitesse de vent ( ). Un système à deux vitesses de rotation est possible mais la
vitesse variable électronique apporte beaucoup plus en terme énergétique [I.22]. La figure.I.10
montre que la position du maximum de la courbe de puissance en fonction de la vitesse de
rotation, change avec la vitesse du vent. Typiquement, un réglage direct ou indirect de vitesse
est nécessaire pour bien optimiser les transferts énergétiques. Nous verrons dans ce qui suit
différents ensembles convertisseurs-machines utilisés dans la génération éolienne d’énergie.

10000
Puissance mecanique [W]

V cut-in V rated V cut-out


8000
Region Region Region 3
6000 1 2

Maximum power curve


4000

2000

0
0 10 20 30 40 50 60 70 80
Vitesse de rotor [rad/s]

Figure.I.10. Variation de la puissance éolienne en fonction de la vitesse du vent

I.6. Topologies de génératrices éoliennes à vitesse variable


Les trois types de topologies indéniables pour des éoliennes à vitesses variables sont : la
Machine Asynchrone (MAS) avec deux convertisseurs sont alors dimensionner pour la pleine
puissance avec un multiplicateur de vitesse (voir Figure.I.11), la Machine Asynchrone Double
Alimentation (MADA) (voir Figure.I.12) et la Machine Synchrone (MS) avec et sans
réducteur de vitesse représentée dans la figure.I.13.

1.6.1. Système utilisant une génératrice asynchrone

L’éolienne dans cette configuration entraîne une génératrice asynchrone connectée au réseau
par l’intermédiaire d’un convertisseur de puissance situé sur le circuit statorique.
Contrairement à une éolienne à vitesse fixe, les tensions et les fréquences à la sortie de la
génératrice ne sont plus imposées par le réseau, ce qui permet de réguler la vitesse de
l’éolienne. La commande de l’onduleur permet de garder constante la tension du bus continu
[I.23].

24
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

   
   é
! "
" !

   #  #
#   #   

Figure.I.11. Éolienne à vitesse variable basée sur une machine asynchrone

[Link]. Avantages et inconvénients

• Puissance extraite optimisée pour les vents faibles et moyens.


• Électronique de puissance dimensionnée au moins à 100% de la puissance nominale.

1.6.2. Système utilisant la génératrice asynchrone à double alimentation

La Machine Asynchrone Doublement Alimentée (MADA) a suscité un intérêt particulier


surtout en tant que génératrice dans le domaine de l’énergie éolienne. En effet, à travers cette
section la structure de cette machine, les différents modes de fonctionnement et les
configurations les plus utilisés seront présentés. Pour les éoliennes utilisant la MADA, le
stator de celle-ci est directement couplé au réseau alors que son rotor est connecté au réseau à
travers une interface composée de deux convertisseurs statiques (convertisseur côté MADA et
convertisseur côté réseau), voir Figure.I.12.

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#   #   

Figure.I.12. Eolienne à vitesse variable basée sur une MADA

[Link]. Avantages et inconvénients

• Puissance extraite optimisée pour les vents faibles et moyens.


• Électronique de puissance dimensionnée à 30% de la puissance nominale.
• Fonctionnement à vitesse variable (±30% de la vitesse nominale).
• Maintenance du multiplicateur.
• Commande complexe.
• Oscillations mécaniques.
25
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

1.6.3. Système utilisant une génératrice synchrone

Enfin, tout particulièrement dans le cas des entraînements directs (sans multiplicateur
mécanique), on utilise des MSs. Leurs performances, notamment en termes de couple
massique, sont très intéressantes lorsqu’elles ont un très grand nombre de pôles. Leur
fréquence étant alors incompatible avec celle du réseau, le convertisseur de fréquence
s’impose naturellement. C’est pourquoi les machines à entraînement direct sont toutes à
vitesse variable.

Les GSAPs à entraînement direct sont encore peu nombreuses. Le principal fabricant est
Enercon (plusieurs milliers de machines de 300 kW, 600 kW, 1 MW et 1.8 MW sont déjà en
service). L’inducteur est bobiné, nécessite un système bagues lisses-balais ou un système à
diodes tournantes sans contact (comme dans les « alternateurs classiques » de production)
pour amener le courant continu. Le courant d’excitation constitue un paramètre de réglage qui
peut être utile pour l’optimisation énergétique, en plus du courant d’induit réglé par le MLI.

Pour des raisons de compacité et de rendement, des génératrices synchrones à aimants


permanents apparaissent (Jeumont Industrie, 750 kW) et devraient prendre une place
croissante dans les prochaines années (voir Figure.I.13.a).On trouve également des machines
synchrones « rapides » associées à un multiplicateur de vitesse, comme chez le constructeur
Made (gamme au-delà de 800 kW). Ces machines fonctionnent à vitesse variable. Elles
débitent sur un redresseur à diodes, puis la tension continue est convertie à travers un
onduleur MLI pour être compatible avec le réseau comme le montre la Figure.I.10.b.

éé  
   é
! "
$'
" !

 #  #
  #   #   

(a) Éolienne à vitesse variable basée sur une machine synchrone directement couplée à la
turbine

éé      é


! "
$' !
"

 
 #
#   

(b) Éolienne à vitesse variable basée sur une machine synchrone couplée à la turbine via un
multiplicateur et redresseur à diodes

Figure.I.13. Éolienne à vitesse variable basée sur une machine synchrone

26
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

De nos jours, dans le domaine de la conversion de l'énergie éolienne, l'intérêt se porte sur
l'utilisation de génératrices électriques tournant à basse vitesse sans multiplicateur. Celui-ci
est en effet une source de bruit et de pannes fréquentes. Cette machine sera adoptée pour le
reste du travail de thèse.

[Link]. Avantages et inconvénients

• Puissance extraite optimisée pour les vents faibles et moyens.


• Absence de boîte de vitesse.
• Fonctionnement a vitesse variable sur toute la plage de vitesse.

I.7. Conclusion

Dans un contexte lié à la conception des systèmes de conversion d’énergie, et en particulier


des systèmes éoliens, nous avons présenté les différents types d’aérogénérateurs. Le concept
le plus simple est la vitesse fixe. Cependant, cette technologie ne répond plus aux critères
imposés par les nouvelles normes, de plus en plus sévères, surtout en ce qui concerne la tenue
aux creux de tension. L’avènement de l’électronique de puissance a permis le développement
de nouvelles structures, dites à vitesse variable, qui sont susceptibles, malgré un surcoût
évalue à 50%, de répondre à ce nouveau cahier des charges.

Dans ce chapitre nous avons présenté un état de l’art décrivant tout d’abord les notions
générales sur l’énergie éolienne, nous avons énoncé quelques chiffres concernant la
production d’électricité dans le monde en démontrant de quelle manière l’énergie éolienne
était devenue incontournable. Dans un deuxième temps nous avons expliqué les enjeux de
cette énergie. Ensuite, Nous avons parlé des différents types d’éolienne, les éoliennes à
vitesse fixe, à vitesse variable, les éoliennes à axe vertical, à axe horizontal.

Finalement, ce premier chapitre a permis d’expliquer le choix du type d’aérogénérateur étudié


c’est à dire un aérogénérateur à axe horizontal à vitesse variable couplé directement à la
turbine éolienne donc son multiplicateur de vitesse.

Le chapitre suivant détaille l’architecture électrotechnique et la modélisation de la chaine


éolienne appliquée dans cette thèse.

27
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

I.8. Références bibliographiques

[I.1] SATHYAJITH, Mathew. Wind energy: fundamentals, resource analysis and economics.
Springer Science & Business Media, 2006.

[I.2] Site internet sur les énergies renouvelables, disponible à partir de :


[Link]

[I.3] Site internet sur les énergies renouvelables, disponible à partir de


[Link]

[I.4] Site internet sur les énergies renouvelables, disponible à partir de [Link]
[Link]/actualites/4047-energies-renouvelables-dynamisme

[I.5] Site internet sur les énergies renouvelables, disponible à partir de


[Link]

[I.6] Ho Mae-Wan. Publication 2011. « Les énergies renouvelables coutent moins cher ». Rapport
ISI 19 janvier 2011. En ligne.<[Link] Consulté le 22
février 2012.

[I.7] MULTON, Bernard, ROBOAM, Xavier, DAKYO, Brayima, et al. Aérogénérateurs


électriques. Techniques de l'ingénieur. Génie électrique, 2004, vol. 7, no D3960.

[I.8] PALUCH, Bernard. Introduction à l'énergie éolienne: L'Energie éolienne. REE. Revue de
l'électricité et de l'électronique, 2005, no 5, p. 35-50.

[I.9] P. Leconte et al., Eoliennes, Fiche BM4640, Septembre 2009 :

[I.10] HAMDI, Naouel. Modélisation et commande des génératrices éoliennes. mémoire de magister
en électrotechnique, université MENTOURI de Constantine, 2008, vol. 24, no 01.

[I.11] BOYETTE, Armand. Contrôle-commande d'un générateur asynchrone à double alimentation


avec système de stockage pour la production éolienne. 2006. Thèse de doctorat. Université Henri
Poincaré-Nancy I.

[I.12] POITIERS, Frédéric. ETUDE ET COMMANDE DE GENERATRICES ASYNCHRONES


POUR L'UTILISATION DE L'ENERGIE EOLIENNE-Machine asynchrone à cage autonome-
Machine asynchrone à double alimentation reliée au réseau. 2003. Thèse de doctorat. Université
de Nantes.

[I.13] MIRECKI, Adam. Étude comparative de chaînes de conversion d'énergie dédiées à une
éolienne de petite puissance. 2005.

[I.14] [Link]
=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=dUoWVZqkGIXxUpfSgIgF&sqi=2&ved=0CBsQ
sAQ

[I.15] AMIRAT, Yassine, BENBOUZID, Mohamed, BENSAKER, Bachir, et al. The state of the art
of generators for wind energy conversion systems. Electromotion, 2007, vol. 14, no 4, p. 163-172.

28
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

[I.16] EL AIMANI, Salma. Modélisation des différentes technologies d'éoliennes intégrées dans un
réseau de moyenne tension. 2004. Thèse de doctorat. Ecole Centrale de Lille.

[I.17] Site internet sur les énergies renouvelables, disponible à partir de : [Link] power
.dk/.

[I.18] ACKERMANN, Thomas et SÖDER, Lennart. An overview of wind energy-status 2002.


Renewable and sustainable energy reviews, 2002, vol. 6, no 1, p. 67-127.

[I.19] MOREAU, Luc. Modélisation, conception et commande de génératrices à réluctance variable


basse vitesse. 2005. Thèse de doctorat. Université de Nantes.

[I.20] CAMBLONG, Haritza. Minimisation de l'impact des perturbations d'origine éoliennes dans la
génération d'électricité par des aérogénérateurs à vitesse variable. 2003.

[I.21] FRANCOIS, Bruno, ROBYNS, Benoit, DE JAEGER, Emmanuel, et al. Technologies


d'éolienne de forte puissance connectée au réseau de moyenne tension: L'Energie éolienne. REE.
Revue de l'électricité et de l'électronique, 2005, no 5, p. 65-74.

[I.22] MULJADI, Eduard et BUTTERFIELD, Charles P. Pitch-controlled variable-speed wind


turbine generation. Industry Applications, IEEE Transactions on, 2001, vol. 37, no 1, p. 240-246.

[I.23] ABU-TABAK, Nesmat. Stabilité dynamique des systèmes électriques multimachines:


modélisation, commande, observation et simulation. 2008. Thèse de doctorat. Ecole Centrale de
Lyon.

29
Chapitre I : Etat de l’art & Description de l’étude

30
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

CHAPITRE II
Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

II.1 Introduction ............................................................................................... 33

II.2 Conversion d’énergie aérodynamique en énergie électrique .................... 33


II.2.1 La loi de Betz ................................................................................... 34
II.2.2 Le coefficient de vitesse réduite (tip-speed ratio) ........................... 36
II.2.3 Le coefficient de puissance (power coefficient) C ......................... 36
II.2.4 Le coefficient de couple (torque coefficient) C .............................. 37
II.2.5 Impact du nombre des pales sur le coefficient de puissance .......... 38
II.2.6 Courbes caractéristiques des turbines éoliennes .............................. 38

II.3 Modélisation de la turbine éolienne .......................................................... 39


II.3.1 Modélisation de vitesse du vent ....................................................... 39
II.3.2 Hypothèses simplificatrices pour la modélisation mécanique de la
turbine ................................................................................. 39
II.3.3 Modèle de multiplicateur ................................................................. 41
II.3.4 Équation dynamique de l’arbre de transmission .............................. 41

II.4 Modélisation de la machine synchrone a aiment permanant ................... 42


II.4.1 Avantages de l’utilisation des machines synchrones ....................... 42
II.4.2 Composition de la MSAP ................................................................. 42
II.4.2.1 Le nombre de pôles de la machine .............................. 43
II.4.2.2 Le stator .. ................................................................... 43
II.4.2.3 Le rotor ....................................................................... 43
II.4.3 Circuit équivalent d’un générateur synchrone ................................ 44
II.4.4 Hypothèses simplificatrices ............................................................ 44
II.4.5 Équations électriques dans un repère naturel .................................. 44
II.4.6 Passage au repère de Park ............................................................... 45
II.4.7 Equations magnétiques ................................................................... 46
II.4.8 Puissance et couple électromagnétique .......................................... 48

31
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

II.4.9 Équation mécanique ........................................................................ 48


II.4.10 Simulation de la GSAP ................................................................... 48

II.5 Modèles du convertisseur de puissance ................................................... 50


II.5.1 Modélisation d’un redresseur MLI dans le repère naturel ............... 51
II.5.1.1 Modèle en triphasé ...................................................... 51
II.5.1.2 Modèle dans le référentiel de Park .............................. 52
II.5.2 Modélisation du bus continu ........................................................... 52
II.5.3 Onduleur de tension côté réseau ...................................................... 52
II.5.3.1 Modèle en triphasé ...................................................... 53
II.5.3.2 Modèle dans le référentiel de Park .............................. 53
II.5.4 Modélisation du filtre .................................................................... 54
II.5.4.1 Modélisation du filtre dans le repère naturel ............. 54
II.5.4.2 Modélisation du filtre dans le repère de Park .. ........... 55
II.5.5 Modélisation du réseau électrique ................................................. 55
II.5.6 Simulation du redresseur ................................................................ 56
II.5.6.1 Interprétation des courbes ............................................ 59

II.6 Conclusion ................................................................................................ 60

II.7 Références bibliographiques ..................................................................... 61

32
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

II.1. Introduction

Aujourd’hui, plus de 90 % des systèmes éoliennes de moyenne et faible puissance utilisent


les machines synchrone à aiment permanent (MSAP). Celles-ci présentent des avantages
déterminant pour la production électrique dans le marché des turbines éoliennes. Dance cette
thèse un système de conversion éolienne à base de la MSAP comme illustrée dans la
[Link].1, est constitué d’une turbine éolienne à trois pales, une génératrice synchrone à
aiment permanent (GSAP), un bus continu (DC), deux convertisseurs statiques de puissance,
un filtre triphasé et un réseau électrique.

Dans l'architecture ci-dessous, la turbine éolienne à vitesse variable est couplée directement à
la GSAP (sans multiplicateur de vitesse), puis la GSAP est connectée au réseau via deux
convertisseurs statiques bidirectionnels mis en cascade à travers un bus continu. Dans ce
chapitre nous modéliserons et simulerons l’architecture et le fonctionnement de chaque
élément indépendamment de l’autre, pour le préparer à la simulation de la chaine éolienne
complète avec les différents algorithmes de commande appliqués au chapitre III.

   é    é
 é   é 
     é 
 

 

 
      
   

Figure. II. 1. Système de conversion éolienne à vitesse variable basé sur MSAP

II.2. Conversion d’énergie aérodynamique en énergie électrique


L’énergie cinétique contenue dans le vent est transformée en partie en énergie mécanique par

colonne d’air de longueur !" de section # de masse volumique $, animée d’une vitesse % ,
les pales de la turbine, puis en énergie électrique via un générateur. L’énergie cinétique d’une

s’écrit comme indiqué dans la Figure. II. 2:

!&' =
)*+, - .
/
(II.1)

33
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

0

[Link]. 2. Colonne d’air animée d’une vitesse %

II.2.1. La loi de Betz

suppose que le moteur éolien est placé dans un air animé à l’infini en amont d’une vitesse V2
Considérons le système éolien à axe horizontal représenté dans la [Link].3. Albert Betz

et à l’infini en aval d’une vitesse V/ . Selon la loi de Betz, il parait évident que plus la partie de
l’énergie cinétique du vent captée par les pales d’une éolienne est grande, plus petite sera la
vitesse du vent sortant par le côté gauche de l’éolienne.

3é4 
   4

Figure. II.3. Déplacement du vent dans une éolienne à axe horizontale

Nous pouvons donc penser qu’il doit y avoir une manière de freiner le vent qui se trouve entre
ces deux extrémités et qui permette de façon bien plus efficace de transformer l’énergie
cinétique du vent en énergie mécanique. Donc en peut conclure que: une éolienne idéale
freinerait le vent à 1/3 de sa vitesse réelle. Afin de bien comprendre pourquoi, nous devons
utiliser la loi physique fondamentale de l’aérodynamique des éoliennes [II.1].

L'application des principes fondamentaux de la physique permet de déterminer la quantité

de la turbine). Ce rendement aérodynamique instantané, ou coefficient de performance 56 , ne


maximale d'énergie du vent qui peut être convertie en énergie mécanique (rotation de l’arbre

peut dépasser 16/27 soit approximativement 59 %. Par conséquent, le rendement instantané


qui tient aussi compte d'autres pertes (aérodynamiques, accouplement, conversion électrique,
auxiliaires) doit être inférieur à cette valeur :

Rendement global instantané < rendement aérodynamique <16/27

34
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

du vent non perturbée à l’avant de l’éolienne 82et la vitesse du vent après passage à travers le
En supposant que la vitesse du vent traversant le rotor soit égale à la moyenne entre la vitesse

rotor 8/, la masse d’air en mouvement traversant la surface des pales en une seconde est :

9=
)*(;< =;. )
/
(II.2)

En utilisant la seconde loi de Newton, on pourra exprimer la puissance par :

?@ =
@ (;< . A;. . )
/
(II.3)

Soit en remplaçant 9 par son expression :

?@ =
)*(;< =;. ) (;< . A;. . )
B
(II.4)

Un vent théoriquement non perturbé traversant cette même surface # sans diminution de
vitesse donnerait :

?@C =
)*;< D
/
(II.5)

Le ratio entre la puissance extraite du vent et la puissance totale théoriquement disponible est
alors :
.
I I
H2= < JK2AH < JL
=
EF I. I.

EFG /
(II.6)

En traçant le ratio des puissances HE F J en fonction du ratio des vitesses H;< J nous obtenons la
E ;
FG .
courbe illustrée par la [Link].4. Ce ratio présente un maximum, c’est la limite de Betz.

coefficient de puissance 56 exprimé en fonction de la vitesse relative représentant le rapport


Cette limite n’est en réalité jamais atteinte et chaque éolienne est définie par son propre

entre la vitesse de l’extrémité des pales de l’éolienne et la vitesse du vent :

0.59

0.35
0.3 LIMITE DE BETZ
P m /P mt

0.25
0.2
0.15
0.1
0.05
0
0
V1/V2

[Link].4. Coefficient de puissance 56

35
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

II.2.2. Le coefficient de vitesse réduite (tip-speed ratio)

Malheureusement, pour les éoliennes, le 56 n’est pas constante, les paramètres les plus
communes sur lesquelles 56 dépend sont le coefficient de vitesse réduite (vitesse spécifique)
et l’angle de calage. Le coefficient de vitesse réduite M (tip speed ratio) est un facteur
spécifique des aérogénérateurs, il est NC ΩC sur la vitesse instantanée du vent % défini comme le
rapport de la vitesse tangentielle en bout de pales comme montré dans la [Link].5.

Alors : M =
PG QG
-
(II.7)

Vitesse tangentielle
SR

Vitesse du vent R 

[Link].5. Vitesse du vent % et vitesse tangentielle NC ΩC

II.2.3. Le coefficient de puissance (power coefficient)

fournie par la masse d’air ?@C , cela supposerait que la vitesse de vent est nulle après l’organe
Comme nous l’avons souligné précédemment, on ne peut pas capter en totalité la puissance

de capteur. On peut définir le coefficient de puissance comme suit :

56 = E F = <
E EF
FG )*- D
(II.8)
.

Ainsi, la puissance éolienne extraite est déterminée analytiquement par la formule suivante:

?@ = / $#56 % T
2
(II.9)

Le coefficient 56 est une grandeur variable en fonction de la vitesse spécifique M , la valeur


maximale théorique possible de la puissance et l’angle de calage U .Ce coefficient de
puissance est différent pour chaque éolienne comme indiqué sur la [Link].6, [II.2].

Théoriquement la limite de Betz est ≈ 0.5926. En pratique, les frottements et la force de

calculer une expression analytique de 56 (M) pour différentes valeurs de U. Pour un angle de
trainé réduisent cette valeur à environ 0.5 pour les éoliennes de grande taille. On peut aussi

calage U donné, l’expression analytique généralement utilisée est une régression polynomiale
[II.3].

36
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

56 :M, U> = ∑`cd _ ` M`


b a
(II.10)

Dans ce travail nous avons appliqué une forme sinusoïdale de 56 (M, U), qui a été proposé par
[II.4, II.5 et II.6].
n<o.p
56 (M, U) = 0.073( − 0.058U − 0.002U /.2B − 13.2)m
2g2 qi
hi
(II.11)

M` =
2
< [Link]
A

qnr.r.,s s. t<

[Link].6. Coefficient de puissance pour différents types de turbine éolienne [II.7].

II.2.4. Le coefficient de couple (torque coefficient) 

différents points de fonctionnement notamment à vitesse de rotation Ω nulle. En effet, au


Le coefficient de couple est fort utile afin de calculer la valeur des couples produits pour

puissance est nulle, ce qui correspond à une valeur de 56 nulle. L’expression du couple est la
démarrage, il y a bien un couple sur l’arbre dû à la force du vent sur les pales tandis que la

suivante :

u@ = = = $yNC T % /
EF PG EF wx 2
Qv h h /
(II.12)

Et alors, la valeur du coefficient de couple 5C est déterminée par la formule suivante :

5C = =
wx zF
<
h ){PG D - .
(II.13)
.

Le coefficient 5C s’exprime, comme le coefficient 56 , en fonction de la vitesse du vent % et de


la vitesse de rotation de la turbine Ω , donc en fonction du ratio de vitesse M.

37
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

II.2.5. Impact du nombre des pales sur le coefficient de puissance

La théorie précédente suppose que le nombre de pales est infini. En réalité, celui-ci est limité.
Il en résulte des pertes d’énergie dues à une plus grande concentration des tourbillons. Cette
dissipation d’énergie a été étudiée notamment par plusieurs auteurs : ROHRBACH,

pour une machine comportant | pales, par la relation [II.8, II.9 et II.10].
WOROBEL, GOLDSTIEN et PRANDTL la réduction de rendement qui en résulte est donnée

/
}6 = H1 − €}J
2T~
6
(II.14)

Dans l’hypothèse où l’éolienne fonctionne au voisinage des conditions optimales :

€} = =
2 2
‚2='ƒC„. T‚[Link]=h. r
(II.15)

En admettant que l’on puisse étendre la relation de PRANDTL à ces conditions, on en déduit :

/
}6 = †1 − ‡
d.~T
E‚[Link]=h. r
(II.16)

II.2.6. Courbes caractéristiques des turbines éoliennes

coefficients de puissance 56 et de couple 5C et en fonction de la vitesse spécifique M. En


Les courbes essentielles caractérisant les turbines éoliennes sont décrites par les deux

général, les turbines disposent d’un système d’orientation des pales (pitch control) destiné à

des coefficients 56 et 5C change donc pour chaque angle décalage U comme représenté dans
limiter la vitesse de rotation dans la zone trois où la vitesse de vent est plus grande. L’allure

la [Link].7, [II.11].
0.5
Coefficient de puissance Cp

β=0
0.4
β=5
0.3
β=10
0.2

0.1 β=12
0
0 5 10 15 20
vitesse réduite λ (a)
(a)C = f(U, λ)

38
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

0.08
β=0

Coefficient de couple Ct
0.06
β=5
0.04 β=10

0.02
β =12
0
0 5 10 15
vitesse réduite λ (b)
:b>C = f:U, λ>

[Link].7. Allures des coefficients 56 et 5C en fonction de la vitesse spécifique M et l’angle


de calage U

II.3. Modélisation de la turbine éolienne

II.3.1. Modélisation de vitesse du vent

Pour effectuer les différentes parties de simulations dans notre travail, nous avons besoin
d’avoir un profil de vent reflétant au maximum l'originalité de ce que l’on peut trouver sur un
site éolien comme représenté dans la [Link].8. Dans cette étude, la vitesse du vent sera
modélisée, sous forme déterministe par une somme de plusieurs harmoniques sous la forme
[II.12, II.9] :

%(Œ) =  + ∑àc2(_a . sin(’a . “- . Œ)) (II.17)


13
12
Vitesse de vent [m/s]

11
10
9
8
7

6
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s]

[Link].8. Allure de vitesse du vent

II.3.2. Hypothèses simplificatrices pour la modélisation mécanique de la turbine

identiques et orientables avec une longueur NC , fixées sur un arbre d’entraînement tournant à
La partie mécanique de la turbine éolienne qui sera étudiée, est composée de trois pales

39
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

une vitesse ΩC qui est relié à un multiplicateur de gain •. Ce multiplicateur entraîne une

multiplicateur • = 1, donc l’arbre de la turbine relié directement à la génératrice.


génératrice électrique comme indiqué dans la [Link].9. Dans notre cas, le gain de

™œ
—–
–œ ˜

4
– —
™š —–

–š ˜ ˜
˜

4 

–  
™› —–

–› ˜

4

4 Arbre d’entrainement Multiplicateur et générateur

[Link].9. Système mécanique de l’éolienne [II.6].

• la même inertie 6
Les trois pales sont considérées de conception identique et possèdent donc :

• le même coefficient de frottement par rapport à l’air žŸ


• la même élasticité !Ÿ

support 6¡¢£ . Chaque pale reçoit une force uŸ2,uŸ/ et uŸT qui dépend de la vitesse du vent, qui
Ces pales sont orientables et possèdent le même coefficient de frottement par rapport au

lui est appliquée [II.13].

• son inertie ¤
L’arbre d’entraînement des pales est caractérisé par :

• son élasticité ž¤
• son coefficient de frottement par rapport au multiplicateur ¥¤

• une inertie ¦
Le rotor de la génératrice possède :

• un coefficient de frottement ¥¦

40
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

égalité des forces de poussées :uŸ2=uŸ/= uŸT). On peut faciliter l’ensemble des trois pales
Si on considère une répartition uniforme de la vitesse du vent sur toutes les pales, on aura une

comme un seul système mécanique caractérisé par la somme de toutes les caractéristiques

rapport à l’air !Ÿ est très faible, donc on peut la négligée. De même, la vitesse de la turbine est
mécaniques. La conception aérodynamique des pales et leurs coefficients de frottement par

très faible, les pertes par frottement sont ignorées par rapport aux pertes par frottement du
côté génératrice.

II.3.3. Modèle de multiplicateur

rigide et défini par un simple gain •. Les pertes énergétiques dans le multiplicateur sont
Le multiplicateur est un dispositif de liaison entre la turbine et le générateur. Il est supposé

considérées nulles. Le multiplicateur adapte la vitesse de la turbine à celle du générateur


comme suit:

ΩC = •Ω (II.18)

Le couple mécanique de la turbine éolienne est divisé par le rapport de multiplication pour
obtenir le couple mécanique sur l’arbre du générateur :

T¦ = ¦ T@
2
(II.19)
Multiplicateur

Ω  Ω

Arbre lente Arbre rapide


[Link].10. Modèle du multiplicateur

Dans notre étude, nous supposons que le rapport de multiplicateur • = 1, donc la turbine est
liée directement au générateur donc :

ΩC = Ω
¨
T¦ = T@
(II.20)

II.3.4. Équation dynamique de l’arbre de transmission

mécanique à partir du couple mécanique total T@ appliqué au rotor de turbine éolienne :


L’équation fondamentale de la dynamique permet de déterminer l’évolution de la vitesse

= ª u£ + ΩC − ª u@
©QG 2 «¬ 2
+C v ªv v
(II.21)

41
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

En fonctionnement générateur, le couple électromagnétique u£ a un signe négatif. Le schéma


bloc ci-dessous représente la modélisation de l’arbre d’éolienne associé au modèle de
générateur :


 + œ Ω
™ ­® + 

Turbine



Générateur

[Link].11. Modèle de l’arbre de l’éolienne

II.4. Modélisation de la machine synchrone à aimant permanent

Les machines de type synchrone représentent aujourd’hui une part importante du marché des
convertisseurs électromécaniques d’énergie et couvrent une gamme de puissance très large
qui s’étend de quelque MW. Traditionnellement, les fortes puissances restent le domaine
réservé de la production de l’électricité. Parmi les différents types de machine synchrone
alternative, on trouve la machine synchrone à aimant permanent MSAP devenue un choix très
populaire dans la technologie de la production éolienne au cours des dernières années en
raison de certaines de ses propres caractéristiques avantageuses [II.14].

II.4.1. Avantages de l’utilisation des MSAP

Les machines synchrones à aimants permanents sont de plus en plus utilisées dans diverses
applications pour les raisons suivantes :

• Bon rendement.
• Fort couple massique.
• Fort couple volumique.
• Peu de pertes au rotor.
• Pas de système balais collecteur.
• Bon facteur de puissance.
• Pas ou peu d’entretien.
• Simplicité de fabrication.

II.4.2. Composition de la MSAP

La machine synchrone triphasée comporte un stator fixe et un rotor tourne autour de l’axe de
symétrie de la machine [Link].12. Dans les encoches régulièrement réparties sur la surface

42
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

interne du stator sont logés trois enroulements identiques, à | paires de pôles; leurs axes sont
/
T6
distants entres eux d’un angle électrique égale à [II.15].
La structure du rotor est réalisée par un enroulement monophasé excité en courant continu, ou
par un aimant permanent. La roue est conçue soit à pôles lisses ou à pôles saillants. Il sera
admis que pour cette dernière structure, la machine pourrait être munie d’enroulements
amortisseurs qui ont pour rôle:

• Permettent à la machine de s’opposer à des régimes de déséquilibres.


• Augmenter le couple électromagnétique.

[Link].12. La constitution de la MSAP [II. 16].

II.4.2.1. Le nombre de pôles de la MSAP

Le nombre de pôles d'un MSAP est imposé par la vitesse du rotor et par la fréquence du
courant à produire. On en déduit que la fréquence est donnée par l'équation : [II.17].

¯ = 2/dG
6Ω
(II.22)

II.4.2.2. Le stator

Du point vu électrique, le stator d'un MSAP est identique à celui d’une machine asynchrone
triphasée. Il se compose d'un noyau feuilleté ayant la forme d'un cylindre vide et comportant
des encoches dans lesquelles sont logés les conducteurs d'un enroulement triphasé.
L'enroulement est toujours raccordé en étoile ou triangle et le neutre est accessible pour
permettre sa mise à la terre.

II.4.2.3. Le rotor

Si l'on fait tourner le rotor, les lignes de flux produites par les pôles des aimants balaient les
trois enroulements du stator et induisent dans ceux-ci des tensions triphasées. Les rotors sont à
pôles saillants ou à pôles lisses selon qu'ils sont entraînés à basse vitesse par des turbines
hydrauliques ou à haute vitesse par des turbines à vapeur.

43
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

II.4.3. Circuit équivalent d’un MSAP

&d correspondant à chacune des phases. Chaque phase contienne une résistance
On peut représenter un MSAP triphasé par un circuit qui montre trois tensions induites

N° en série avec une réactance ±° au moins 10 fois plus grand que la valeur de N° . On peut
donc négliger la résistance, ce qui donne le circuit simple de la [Link].13. Évidemment, on
doit tenir compte de cette résistance en ce qui concerne les pertes et l'échauffement du stator.
Selon le type de construction de l'alternateur, la valeur de la réactance synchrone peut varier
entre 0,8 et 2 fois l'impédance de la charge nominale. Malgré cette impédance interne élevée,
MSAP peut débiter des puissances très importantes, car la réactance synchrone ne consomme
aucune puissance active.
²

µ
³´ ³– ¶ Charge

[Link].13. Le circuit équivalant d’une phase de la MSAP

II.4.4. Hypothèses simplificatrices

Le modèle mathématique de la MSAP obéit à certaines hypothèses essentielles


simplificatrices [II.18].

• L’absence de saturation dans le circuit magnétique.


• La distribution sinusoïdale de le FMM créée par les enroulements du stator.
• L’hystérésis est négligée avec les courants de Foucault et l’effet de peau.
• L’effet d’encochage est négligeable.
• La résistance des enroulements ne varie pas avec la température.

La structure de la machine synchrone à aimants permanents comporte un enroulement


triphasé au stator. L’excitation rotorique est créée par des aimants permanents au rotor. Ces
aimants sont supposés rigides et de perméabilité voisine de celle de l’air.

II.4.5. Équations électriques dans un repère naturel

Les équations de tensions des phases statorique servent au point de départ pour l'élaboration
du modèle dynamique de la MSAP. La structure électrique d'une MSAP triphasée est
constituée un stator (enroulement triphasé) représenté par les trois axes (a, b, c) décalés, l'un
par rapport à l'autre, d'un angle de 120° électrique.

44
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

Les tensions s'expriment en fonction des courants et des flux par les équations suivantes:

8¡ ¡ ¹¡
·8Ÿ ¸ = N° ·Ÿ ¸ + ·¹Ÿ ¸
+

8' '
+C
¹'
(II.23)

º8¡ 8Ÿ 8' »C : Vecteur tension des phases statoriques.


º¡ Ÿ ' »C : Vecteur courant des phases statoriques.
º¹¡ ¹Ÿ ¹' »C : Vecteur des flux traversant les bobines statoriques.
N° : La résistance des phases statoriques.

Dans ces équations ¹a correspond au flux magnétique total induit à travers chacun des
bobinages (abc). Le flux total dans chaque phase peut être écrit par les équations qui suivent:

¹¡ = ¹¿ cos( |Â)
¾
¹Ÿ = ¹¿ cos(| −)
/{

½
T

¼¹' = ¹¿ cos(| − T )
(II.24)
B{

Les enroulements statoriques de la MSAP considérée sont connectés en étoile à neutre isolé,
d’où la somme instantanée des courants statoriques est nulle et il n’y a pas de courant
homopolaire. Par conséquent, s’il existe une composante homopolaire de tension ou flux, elle
n’intervient pas dans le couple [II.19]. Le comportement de la machine est donc représenté
par deux variables indépendantes.

II.4.6. Passage au repère de Park

Afin de simplifier le modèle dynamique de la machine, on applique un changement de repère.


Cette transformation mathématique, transforme les trois bobines statoriques fixes déphasées
T6 6
/ /
de en deux bobines fictives équivalentes déphasées de et situées sur le rotor [Link].14.
Ä


à 

[Link].14. Représentation de la MSAP dans le repère dq de Park

Les deux bobines dq, tournent avec le rotor, produisant le même effet que les trois bobines
fixes. Les variations exprimées dans ce nouveau repère dq, nous permettent de passer de

45
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

repère naturel au repère de Park comme montre dans la [Link].15, et d’avoir ainsi un
modèle relativement simple de la MSAP [II.20].
Ä

Æš Æ
Ã=Å Ω
Å Ω

œ œ
Æ› Æœ Æ


Repère naturel abc Repère de Park dq

[Link].15. Passage du repère naturel abc du stator au repère dq de Park

En appliquant la transformation de Concordia définit par (II.25, II. 26) :



Ç" Ê = uT/ ·"Ÿ ¸
É
"'
(II.25)

1 0
ÎA2 √T Ò
Avec: uT/ = ËT Í / / Ñ
/
ÍA2 √TÑ
(II.26)
Ì/ − /Ð

les vecteurs dans un repère lié au rotor. Si  est l’angle électrique désignant la position du
En appliquant la transformation de Park au système d’équations (II.23), on peut exprimer tous

rotor par rapport au stator, nous avons :

8+ + + ¹+ { ¹+
Ó 8 Õ = N° Ӂ Õ + +C Ó ¹ Õ + Â| H/ J Ó ¹ Õ
Ô Ô Ô Ô
(II.27)

"+ "È cos  sin −Â


Où : Ç" Ê = |(−Â) Ç" Ê et |(Â) = Ç Ê
Ô É sin  cos Â
(II.28)

º8+ , 8Ô , + mŒ Ô » sont les composantes directe et en quadrature de tension et de


courant,º¹+ mŒ ¹Ô » sont les composantes directe et en quadrature du flux.

II.4.7. Équations magnétiques

Dans les machines synchrones à répartition sinusoïdale des conducteurs, ¹+ mŒ ¹Ô sont


fonctions linéaires des courants + mŒ Ô .

46
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

¹+ = Ö+ + + ¹¿
¨
¹Ô = ÖÔ Ô
(II.29)

Ö+ ÖÔ sont les inductances directe et en quadrature, et elles sont supposées indépendantes de


 . ¹¿ représente le flux des aimants. En remplaçant les expressions des flux dans l’équation
(II.27), on aboutit à :

8+ + Ö+ 0 + + { Ö+ 0 + m+
Ó 8 Õ = N° Ӂ Õ + Ó 0 Õ Ó
ÖÔ +C Ô Õ + ×| H JÓ 0 ÖÔ Õ ÓÔ Õ ÇmÔ Ê
Ô Ô /
(II.30)

Où × = |ΩC , | étant le nombre de paires de pôles et ΩC la vitesse angulaire du rotor.


m+ , mÔ sont les composantes directe et en quadrature de F.E.M. données par :

m+ = 0
¨m = |¹ Ω
Ô ¿ C
(II.31)

Ø S Ø´ Ø S
Ø´
Ù Ø´ Ù Ø´
Ø Ø

Æ S Æ´ Æ S Æ´ ÙÚ

Figure. II.16. Circuit équivalent de MSAP –convention moteur

En utilisant la convention génératrice; on inverse le sens des courant + , Ô dans les repères de
Park comme montré dans la [Link].17 et le modèle de la génératrice synchrone à aimants
permanents ainsi obtenu peut s’écrire sous la forme [II.21, II.22 et II.23].

8+c N° + +Ö+ +CÜ − ×ÖÔ Ô


+

Û
8Ô = N° Ô +ÖÔ +C + ×ÞÖ+ + + ¹¿ ß
+Ý (II.32)

Ä
Ø
Æ Ã=Å
Ø Ω

Æ
Ú œ

Figure .II.17. Modèle de Park pour la GSAP


47
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

II.4.8. Puissance et couple électromagnétique

La puissance est exprimée par la relation suivante:

?° = 8+ + + 8Ô Ô (II.33)

?° = N° ށ+ / + Ô / ß + :+ ¹+ + + ¹Ô > + :¹+ Ô − ¹Ô + >


+ + +à
+C +C +C
(II.34)

N° ށ+ / + Ô / ß : Représente la puissance dissipée en pertes Joule dans les enroulements du


stator [II.17].

:+ ¹+ + + ¹Ô > : Rerésente la variation de l'énergie magnétique emmagasinée dans les


+ +
+C +C
enroulements du stator [II.17].

:¹+ Ô − ¹Ô + >: Représente la puissance électromagnétique [II.17].



+C

Sachant que :

|ΩC = ×,?° = u£ ΩC (II.35)

L’expression du couple électromagnétique peut être exprimé par :

u£ = |:¹+ Ô − ¹Ô + > (II.36)

Après affectation des opérations nécessaires, on peut écrire [II.20, II.21].

u£ = |:Ö+ − ÖÔ >+ Ô +Ô ¹¿ | (II.37)

II.4.9. Équation mécanique

La dynamique de la machine est donnée par l’équation de mouvement suivante :

= ª u£ + ΩC − ª u@
©QG 2 âã 2
+C á ªá á
(II.38)

II.4.10. Simulation de la GSAP


Pour déduire l’effet de la charge électrique sur le comportement de la génératrice en fonction
de la puissance mécanique fournie, un couple moteurs sous forme d’escalier est appliqué au
générateur alimenté une charge parfaitement résistive.
D’après la [Link].18, (a, b, c et d) on a constaté que l’augmentation ou la diminution de
couple mécanique provoque une augmentation ou une diminution dans les courbes de courant,

48
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

tension et de vitesse de rotation. Il est clair donc, que la puissance électrique de la charge est
directement liée à la puissance mécanique fournie et la charge alimentée.
Tt Te
couple Te et Tt [N.m]

16

14

12

10

8
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Temps [s] (a)

Vd Vq

150
Tension V et V [V]
q

100
d

50

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Temps[s] (b)

I I
d q

15
Tension I et I [A]
q

10
d

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Temps[s] (c)

200

150
Ω t [rad/s]

100

50

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Temps [s] (d)

[Link].18. Simulation de GSAP sur une charge résistive séparée

49
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

II.5. Modèles du convertisseur de puissance


L’onduleur de tension représente aujourd’hui un composant essentiel dans les systèmes
d’interfaçage avec le réseau. Son utilisation vient du fait qu’il permet entre autre de contrôler
les puissances actives et réactives échangées avec le réseau. Il peut être utilisé en mode
onduleur ou en mode redresseur mais la modélisation reste la même dans les deux cas.

II.5.1. Modélisation d’un redresseur MLI dans le repère naturel


L’étude ci-dessous est essentiellement basée sur [II.24]. Nous modélisons l’onduleur de

la [Link].19. Ö° et N° représentent respectivement l’inductance et la résistance de la source


tension fonctionnant en mode redresseur, c’est-à-dire côté générateur comme représenté dans

côté réseau fonctionnant en onduleur, l’inductance sera celle du filtre de réseau Ö¿ et la


d’alimentation, c’est-à- dire l’enroulement statorique de la génératrice. Pour le convertisseur

résistance est celle de la ligne notée N¿ . Le courant en sortie des convertisseurs n’est pas
sinusoïdal mais il sera filtré.
Ø  Ø

Ø
 S Ø Ø

 4 ä 4 
› š
Æ

Ø œ

Æ  Æ – Æ 

Æ œ Æ š Æ ›

[Link].19. Convertisseur de tension fonctionnant en mode redresseur [II.23].


On peut faciliter la modélisation en appliquant les hypothèses suivantes :

• Interrupteurs parfaits : la commutation des interrupteurs est instantanée; la résistance est


nulle à l’état passant et infinie à l’état bloqué.
• Sources parfaites : la tension continue, nous donnent le dipôle, est constante et ne varie
pas avec la puissance échangée.

On peut faciliter la modélisation et réduire le temps de simulation en modélisant le redresseur


par un ensemble d'interrupteurs idéaux, ces interrupteurs étant complémentaires, leur état est
défini par la fonction suivante [II.25].

+1,å#` = −1
#` = ¨ Pour € = 1,2,3
−1, #`̅ = +1
(II.39)

50
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

En notant, 8ç£` les tensions simples triphasées aux bornes du redresseur. 8°¡ , 8°Ÿ et 8°'
présente les tensions induites dans les phases du stator de la génératrice.

¾ Ö° +C + ç£2 N° = 8°¡ − 8ç£2


+ éê<

èÖ + éê. +  N = 8 − 8
è ° +C ç£/ ° °Ÿ ç£/

Ö° + ç£T N° = 8°' − 8ç£T


+ éêD

½ +;+C
(II.40)
è5 +C = ç£+ − ƒa
ëì

è
¼ ç£+ = ∑2 /
T íi éêi

On désigne par #` la fonction de commutation relative à l’interrupteur haut du bras î` . Celle-


ci est prise égale à 1 si l’interrupteur correspondant est fermé et à –1 s’il est ouvert.

8ç£2 2 −1 −1 #2
·8ç£/ ¸ = ï ·−1 2 −1¸ ·#/ ¸
;ëì

8ç£T −1 −1 2 #T
(II.41)

ð2
On procède alors à un changement de variables sur les commandes:
2 −1 −1 #2
·ð/ ¸ = ·−1 2 −1¸ ·#/ ¸
2

ðT −1 −1 2 #T
T
(II.42)

ð` n’affectant que le courant correspondant ç£` .


Ceci permet de mettre le modèle sous une forme découplée, chaque fonction de commutation

¾ Ö° +C + ç£2 N° = 8°¡ − #2 /
+éê< ëì ;

èÖ + éê. +  N = 8 − # ;ëì
è ° +C ç£/ ° °Ÿ / /

Ö° +C + ç£T N° = 8°' − #T ëì
+ éêD ;

½ +; /
(II.43)
è5 +C = ç£+ − ƒa
ëì

è
¼ç£+ = ∑2 /
T *i éêi

II.5.1.1. Modèle en triphasé

¾ Ö° +C + ç£2 N° = 8°¡ − #2 /
+éê< ëì ;

èÖ + éê. +  N = 8 − # ;ëì
° +C ç£/ ° °Ÿ / /

½ Ö° éêD + ç£T N° = 8°' − #T ëì


On note : + ; (II.44)
è +;ëì
+C /

¼ 5 +C = ∑2 / − ƒa
T *i éêi

51
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

II.5.1.2. Modèle dans le référentiel de Park

On obtient dans ce cas :

¾Ö° + ç£+ N° = 8°+ − #+


+ éêÜ ;ëì
+C /
è
èÖ
° +C + ç£Ô N° = 8°Ô − #Ô
+ éêÝ ;ëì
/
½ 5 +;ëì = ç£+ − ƒa
(II.45)
è
è
+C

¼ ç£+ = / ñ#+ ç£+ − #Ô ç£Ô ò


2

II.5.2. Modélisation du bus continu

Le schéma électrique du bus continu représenté sur la [Link].20, nous montre que le
courant du condensateur est issu d’un nœud où circulent deux courants modulés par chaque

Ø Ø
convertisseur :

Æ
 4 ä 4 

[Link].20. Schéma électrique du bus continu

Le bus continu est modélisé par la connaissance de la tension aux bornes du condensateur
obtenue en intégrant l’équation différentielle suivante :

= w «w
+;ëì 2
+C
(II.46)

D’où : 8«w = ó +C + 8«w (Œd )


ëì ;
(II.47)

Où 8«w (Œd ) est la valeur de la tension à l’instant initial Œd.

II.5.3. Onduleur de tension côté réseau

introduit un filtrage de la tension générée par l’onduleur à l’aide du filtre N¿, Ö¿ .


Le courant en sortie des convertisseurs n’est pas sinusoïdal mais il sera filtré. En effet, on

52
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

Ø  Ø

Ø

Øš 
؜ S
 4 ä 4 

Æ Réseau
Ø›

Ɯ ƚ ƛ


Ɯ ƚ ƛ

Figure .II.21. Convertisseur de tension fonctionnant en mode onduleur

II.5.3.1. Modèle en triphasé

En suivant la même démarche que précédemment, le modèle s’écrit :

¾Ö¿ +C + ƒa2 N¿ = 82 − 8ƒa2


+
ôõ<

èÖ + ôõ. +  N = 8 − 8
è ¿ +C ƒa/ ¿ / ƒa/

Ö¿ + ƒaT N¿ = 8T − 8ƒaT
+ ôõD

½ +;+C
(II.48)
è5 +C = ƒa − ç£+
ëì

è +;ëì
¼5 +C = ∑2 / − ç£+
T *i ôõi

II.5.3.2. Modèle dans le référentiel de Park

On obtient dans ce cas :

¾Ö¿ +C + ƒa+ N¿ = 8°+ − #+ /


+
ôõÜ ;
ëì

è
è Ö¿ + ôõÝ + ƒaÔ N¿ = 8°Ô − #Ô ;ëì
+C /
½ 5 +;ëì = ƒa −ç£+
(II.49)
è
è
+C

¼ ƒa = / ñ#+ ƒa+ − #Ô ƒaÔ ò


2

53
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

II.5.4 Modélisation du filtre

II.5.4.1. Modélisation du filtre dans le repère naturel

Il s’agit d’un filtre passif série (N¿, Ö¿ ) raccordé entre le convertisseur de puissance et le réseau
comme montré dans la [Link].22, pour réduire la propagation des harmoniques dans le
réseau électrique.


Ø› S
Øš

؜
Réseau

Æœ Æš Æ› Ɯ ƚ ƛ

[Link].22. Schéma électrique du filtre [II.26].

Les courants traversant le filtre sont obtenus par intégration des tensions aux bornes des
bobines :

¾C2 :Œ> = ö ÷ø 8÷¿2 + C2 :Œd >


2

è
C/ :Œ> = ö ÷ 8÷¿/ + C/ :Œd >
2

½ ø
(II.50)
èCT :Œ> = ö 8÷¿T + CT :Œd >
2
¼ ÷ø

C2 :Œd >, C/ :Œd >mŒ CT :Œd > sont respectivement les courants C2 , C/ mŒ CT à l’instant initial.

En peut noter que le courant dans la troisième phase est déduit à partie des deux premiers :

CT = −:C2 + C/ > (II.51)

Les tensions aux bornes des résistances sont données par :

8P¿` = :N¿` C` > (II.52)

Les tensions aux bornes des inductances sont données par :

8÷¿` = ∆8` − 8P¿` (II.53)

54
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

Les tensions aux bornes des bobines peuvent être données en appliquant la loi des mailles :

∆8` = 8ƒa` − 8` (II.54)

II.5.4 .2. Modélisation du filtre dans le repère de Park

Les équations différentielles définissant le filtre peuvent être obtenues en regroupant les
équations précédentes :

8ƒa2 C2 C2 82


·8ƒa/ ¸ = N¿ ·C/ ¸ + Ö¿ ·C/ ¸ + ·8/ ¸
+

8ƒaT CT CT 8T


+C
(II.55)

L’application de la transformation de Park sur le système d’équations (II.48) nous donne :

8ƒa:+Ô> = N¿ C:+Ô> + Ö¿ +C C:+Ô> − Ö¿ ð„ C:+Ô> + 8:+Ô>


+
(II.56)

II.5.5. Modélisation du réseau électrique

Le modèle dynamique de la connexion au réseau, en repère tournant en synchronisme avec la


tension du réseau, est donné comme suit :

8+„ = 8+` − N„ +„ − Ö+„ + ÖԄ ð„ Ô„


+ Üú
+C
(II.57)

8Ԅ = 8Ô` − N„ Ô„ − ÖԄ − Ö+„ ð„ +„


+ Ýú
+C
(II.58)

Les puissances active et réactive peuvent être obtenues à partir des équations suivantes:

?„ = / 8+„ +„
T
(II.59)
û„ = / 8+„ Ô„
T
(II.60)

55
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

II.5.6. Simulation de redresseur

Ø  Ø

Ø
 S S
Ø Ø

 4 ä 4 
› š
Æ

Ø œ

Æ  Æ – Æ 

Æ œ Æ š Æ ›

[Link].23. Redresseur à commande MLI

• Le redresseur est simulé sur une charge N'¤ mŒ Ö'¤ monté en étoile

• Le schéma fonctionnel est défini sous Matlab Simulink par la [Link].23.

• Les résultats de simulation sont donnés sur les figures suivantes :

Vsa Vsb Vsc


400

200
V s abc [V ]

-200

-400
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s]
[Link] simple à l’entrée de redresseur MLI

56
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

1000

500
V r e 1 2 [V ]
0

-500

-1000
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s] (a)
1000

500
V r e 2 3 [V ]

-500

-1000
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s] (b)
1000

500
V r e 1 3 [V ]

-500

-1000
0 0.05 0.1 0.15
0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s] (c)
[Link].25. Tension simple d’un redresseur à commande MLI

57
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

500

V re1 [V ]
0

-500
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s] (a)

500
V re2 [V ]

-500
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s] (b)
500
V re3 [V ]

-500
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s] (c)
Ire1 Ire2 Ire3
500
Ire123 [A ]

-500
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s] (d)
[Link].26. Tension composé et courant de phase d’un redresseur à commande MLI

58
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

600

400
Ire d [A ]

200

-200
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s] (a)
400

200
IDC [A ]

-200
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s] (b)

[Link].27. Courant redressé et courant à la borne du bus continu

Vchar Ichar
T ens ion et c ourant de c harge

800

600

400

200

0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time [s]
[Link].28. Tension et courant de charge

II.5.5.1. Interprétation des courbes

Les courants à la sortie du redresseur du bus continu sont parfaitement constante, ainsi que la
tension de charge. Cela montre que ce modèle de convertisseur (redresseur) est parfaitement
adéquat pour notre application. Son contrôle repose sur les deux signaux de porteuse et de
référence délivrée par la commande applique au niveau de générateur GSAP.

59
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

[Link]

La modélisation des éléments permettant la transformation de l’énergie cinétique du vent en


énergie mécanique, à travers un modèle de turbine couplée directement au générateur sans
multiplicateur de vitesse, était la principale partie de ce chapitre.

Par la suite, la modélisation sous des hypothèses simplificatrices des autres éléments de la
chaine éolienne, comme la machine synchrone, convertisseur de puissance (redresseur et
onduleur), bus continu et filtre complète une base importante pour la suite des travaux de
notre thèse.

Dans la phase suivante, la mise en équations était nécessaire pour commander les
convertisseurs, ainsi la transformation de Park pour simplifier les équations de la partie
électrique déjà modélisée permet le changement du système triphasé réel au système biphasé
linéaire équivalent de la machine et le convertisseur.

60
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

II.7. References bibliographiques


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61
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

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m=isch&q=composition+de+machine+synchrone+image

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62
Chapitre II : Modélisation d’un système éolien à vitesse variable

63
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

CHAPITRE III
Commande de convertisseur côté générateur

III.1 Introduction ............................................................................................... 65

III.2 Formulation du probléme ........................................................................ 65

III.3 Contrôle de convertisseur côté générateur................................................. 66


III.3.1 MPPT (Maximum Power Point Tracking) ....................................... 67
III.3.2 Examen des algorithmes de maximisation de la puissance extraite
pour les systèmes d'énergie éolienne ............................................. 68
III.3.2.1 MPPT avec la connaissance de la courbe caractéristique
de la turbine éolienne ................................................ 69
III.3.2.2 MPPT par la méthode de lambda optimal (TSR) ....... 69
III.3.2.3 MPPT par la méthode de mode glissant (SM) ............. 70
III.3.2.4 MPPT par la méthode de contrôle optimale de couple
(OT) ........................................................................... 73
III.3.2.5 MPPT sans la connaissance de la courbe caractéristique
de la turbine éolienne ................................................ 73
III.3.2.6 MPPT par la méthode de perturbation et observation
(P&O) ........................................................................ 74
III.3.2.7 MPPT par la méthode de logique floue (FLC) ............ 75
III.3.3 Commande vectorielle de la machine synchrone à aimants
permanents ................................................................................... 80
III.3.3.1 Commande vectorielle du GSAP par MLI ............... 80
III.3.3.2 Description du système globale ................................. 81
III.3.3.3 Découplage ................................................................ 81
III.3.3.4 Calcul des régulateurs de courant .............................. 83
III.3.3.5 Calcul de régulateur de vitesse .................................. 84

III.4 Résultats de la simulation et interprétation ............................................... 85

III.5 Conclusion ................................................................................................. 95

III.6 Références bibliographiques...................................................................... 96

64
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

III.1. Introduction

La vitesse variable permet d’extraire le maximum de puissance et d’améliorer la qualité de la


puissance électrique produite, en introduisant de la souplesse dans la réaction du système face
aux fluctuations brusques de la vitesse du vent. L’objectif principal de la commande des
éoliennes à vitesse variable est d’assurer une bonne qualité de la puissance mécanique et
électrique générée par la turbine et la génératrice et c’est à partir d’une source primaire
variable qui est le vent [III.1], cet objectif est très important surtout avec le nouveau code de
réseau universel pour l'énergie éolienne. Pour cette raison la commande des éoliennes dans les
dernières décennies, fait l’objet de plusieurs travaux de recherche [III.2, III.3 et III.4] qui
visent à améliorer les performances de ces éoliennes (vitesse variable basées sur le GSAP).

Ce chapitre se concentrera sur l'analyse des méthodes de contrôle pour le convertisseur côté
générateur (commande MPPT, commande de vitesse et couple, commande de GSAP). Cinq
techniques MPPT sont analysées et comparées dans ce chapitre, ces techniques sont
expérimentées par un test de robustesse pour choisir la méthode la plus robuste. Ensuite,
l'approche de FOC (commande vectorielle à flux orienté) est introduite pour contrôler la
vitesse de GSAP. Enfin les résultats de simulation sont présentés pour valider les algorithmes
de contrôles proposés.

III.2. Formulation du problème

Bien que la vitesse de la turbine éolienne puisse être fixe ou variable, la maximisation de
l'énergie extraite est réalisable avec seulement les turbines éoliennes à vitesse variable.
Depuis ces turbines peuvent modifier leur vitesse de rotation pour suivre les changements
instantanés de la vitesse du vent. Comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, le ratio
entre la puissance extraite du vent et la puissance totale théoriquement disponible, présente un
maximum défini par la limite de Betz. Cette limite n’est en réalité jamais atteinte et chaque
éolienne est définie par son propre coefficient de puissance  .

10000
puissance mécanique [W]

V cut-in V rated V cut-out


8000
Zone 1 Zone 2 Zone 3
6000

4000

2000

0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
vitesse de rotor [rad/s]
[Link].1. Courbe typique de la puissance extraite par une éolienne en fonction de la
vitesse du vent

65
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

Cependant, l’éolienne ne produit pas le maximum de puissance sur toute sa plage de


fonctionnement [III.5]. En effet, l’éolienne passe par trois zones de fonctionnement
différentes qui relient la vitesse du vent, la vitesse maximale du rotor admissible et la
puissance désirée comme illustré dans la [Link].1.

• Dans la zone I, la turbine éolienne est arrêtée car le vent n’est pas assez fort pour que la
production d’énergie soit rentable vis-à-vis de l’énergie de fonctionnement. Dans ce cas,
lorsque la vitesse du vent est inférieure à la vitesse de coupure (dans laquelle se trouve
 dans ce système), l'éolienne ne fonctionne pas, elle reste dans l'état de stationnement
du fait que la puissance électrique générée par le système GSAP est insuffisante pour
compenser les pertes de puissance internes dans ce système.

• Dans la zone II, l’aérogénérateur fonctionne en charge partielle. L’objectif dans cette
zone est de maximisé le rendement énergétique pour chaque vitesse de vent. Ainsi, la
vitesse de rotation évolue en fonction de la vitesse du vent de sorte à se maintenir dans le
point de fonctionnement maximal. Le but étant que le coefficient de puissance soit
toujours optimal. Dans cette zone, l’angle de calage est toujours maintenu fixe à sa valeur
nulle et la vitesse de rotation de la turbine atteint sa valeur nominale.

• La zone III où la vitesse du vent est forte, correspond au fonctionnement à pleine charge.
Lorsque la vitesse du vent est supérieure à la valeur nominale, la puissance générée par le
système sera plus grande que sa puissance nominale de GSAP, si la commande de MPPT
est encore appliquée. Cela augmentera la contrainte électrique et mécanique sur le GSAP
et les dispositifs de traitement d'alimentation, et serait en outre les endommagés. Par
conséquent, l'angle de calage de la pale d'éoliennes doit être correctement contrôlé dans la
plage de vent fort pour garder le système d'exploitation au sein de son état de sortie
nominal [III.6].

III.3. Contrôle de convertisseur côté générateur


Dans les systèmes éoliens à vitesse variable basés sur GSAP, trois variables de système
doivent être strictement contrôlée [III.1]:

• La puissance optimale extraite à chaque instant (convertisseur côté générateur).


• La tension du bus DC (convertisseur côté réseau).
• La puissance active et réactive injectée au réseau électrique (convertisseur côté réseau).

Le convertisseur côté générateur, commande la vitesse de rotation du générateur pour


produire la puissance maximale de sortie par l'intermédiaire du contrôle du couple
électromagnétique. La logique de commande proposée du convertisseur côté générateur est
représentée sur la [Link].2. La technique MPPT produit une vitesse de référence puis, une
boucle de vitesse génère la composante de courant d'axe q pour commander le couple et la
vitesse de la génératrice à différentes vitesses de vent via une estimation de la valeur de
référence ( ,  ) comme le montre la [Link].2.
66
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

,%#-!'$$+ %!é /é#é!+

012


/
"#$%&!'%# 
 ()

 

 45,
! 
!
3& 
!    
($ !*#'+$ "

[Link].2. Commande de convertisseur côté générateur

Le contrôle de convertisseur côté générateur se compose en deux stratégies connexes:

• L'algorithme utilise un contrôleur MPPT pour générer une référence de vitesse optimale à
chaque instant.
• La boucle de commande de vitesse sur la base de régulateur PI pour fournir un couple
électromagnétique de référence pour la commande FOC de générateur

III.3.1. MPPT (Maximum Power Point Tracking)

MPPT (Maximum Power Point Tracking) est un algorithme permettant de suivre le point de
puissance maximale d'un générateur pour une source variante (par exemple, la vitesse du vent
dans le cas d’une éolienne). Les systèmes MPPT sont généralement associés avec les
générateurs photovoltaïques ou éoliens. La caractéristique de la puissance optimale d’une
éolienne est fortement non linéaire et à une forme de « cloche » [III.7]. Pour chaque vitesse de
vent, le système doit trouver la puissance maximale ce qui équivaut à la recherche de la
vitesse de rotation optimale. Le schéma de la [Link].3, illustre les courbes caractéristiques
d’une éolienne dans le plan puissance, vitesse de rotation de la turbine. Chaque courbe en
ligne pointillée correspond à une vitesse de vent  donnée. L’ensemble des sommets de ces
caractéristiques, qui sont les points optimaux recherchés, définit une courbe dite de puissance
optimale illustrée par l’équation :

:
6 78 = ; <= 78 (>78 ) ? (III.1)

67
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

10000

Puissance mécanque [W]


8000

6000
Maximum power curve
4000

2000

0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Vitesse de rotor [rad/s]

[Link].3. Caractéristiques d’une éolienne dans le plan puissance, vitesse de rotation

Généralement, chacun de ces contrôleurs (MPPT) a été réalisé pour des applications
spécifiques. La précision et la robustesse de ces contrôleurs dépendent d'un certain nombre de
paramètres :

• Le rendement global du système désiré par le constructeur.


• Le type de convertisseur de puissance permettant l'adaptation et la connexion à une
charge (DC-DC, DC-AC), ou à un réseau électrique.
• L'application souhaitée (systèmes autonomes, connectés au réseau, spatiaux).
• Les caractéristiques du MPPT, en fonction de la vitesse.
• Le type d'implantation choisi (analogique, numérique, mélange des deux).

III.3.2. Examen des algorithmes de maximisation de la puissance extraite pour les


systèmes d'énergie éolienne

En raison de la nature changeante et instantanée du vent, il est souhaitable de déterminer la


vitesse optimale du générateur qui assure un rendement énergétique maximal. Par conséquent,
il est essentiel d'inclure un dispositif de commande que peut suivre le pic maximal, quelle
que soit la vitesse du vent.

On a beaucoup écrit sur le sujet des algorithmes MPPT, en particulier pour les systèmes
d'énergie éolienne. Raza Kazmi et al. [III.8] a examiné de nombreux algorithmes MPPT
publiés et a conclu que les deux méthodes décrites dans Hui et Bakhshai [III.9] et Kazmi et al.
[III.10] sont la meilleure solution en raison de leurs commandes adaptatives de suivi du point
maximal. Des études [III.11, III.12 et III.13] ont comparé certains des algorithmes MPPT en
particulier pour des éoliennes à base de GSAP. Musunuri et Ginn Iii [III.14] ont classé les
algorithmes MPPT disponibles en neuf groupes sur la base de la performance de la mesure
spécifiques de pic maximale.

Les auteurs ont également rapporté qu'il y a une tendance croissante de l'utilisation de
l'algorithme MPPT entre les chercheurs au cours de la dernière décennie. Par conséquent, les
tendances récentes dans la technologie MPPT éolien proposé, devraient être examinés et
compilés. Malgré cette évolution, très peu des recherches dans ce domaine (MPPT) fournis
une analyse des directives pour distinguer la technique MPPT la plus adaptée.

68
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

Pour cette raison une comparaison exhaustive des cinq techniques MPPT a été réalisée dans
ce chapitre. Ces techniques peuvent être classées en différentes catégories selon le besoin ou
non d’un capteur de vitesse de vent.

III.3.2.1. MPPT avec la connaissance de la courbe caractéristique de la turbine éolienne

Cette façon de procédé exige du constructeur de l’éolienne des essais de caractérisation


(soufflerie) ou des simulations du profil de pâles. Une telle caractérisation permet de
simplifier considérablement l’algorithme de la recherche de puissance maximale et d’utiliser
des convertisseurs plus basiques et moins coûteux [III.7].

III.3.2.2. MPPT par la méthode de lambda optimal (TSR)


Cette technique régule la vitesse de rotation du générateur afin de maintenir > à une valeur
optimale au cours de laquelle la puissance extraite est maximale. Cette méthode nécessite à la
fois que la vitesse du vent et de la turbine soient mesurées ou estimées, en plus d'exiger la
connaissance de la vitesse réduite optimale >78 de la turbine pour que le système soit en
mesure d’extraire la puissance maximale possible comme représenté dans la [Link].4.

0.48
p
coefficient de puissance C

Cp maxi

0.35
0.3
0.25 Maximum power point MPP
0.2
0.15
0.1
0.05 λ opti
0
0 2 4 6 8.1 10 12 14
vitesse réduite λ

[Link].4. La caractéristique de  en fonction de >

Dans cette méthode, la commande de la vitesse de rotor est nécessaire, pour cette raison un
régulateur PI est utilisé pour effectuer cette régulation. Bien que cette méthode semble simple
vu que la vitesse du vent est mesurée directement, une mesure précise de la vitesse du vent est
impossible dans la réalité et augmente le coût du système. La [Link].5 montre le schéma
synoptique d'un système à vitesse variable avec la méthode MPPT de lambda optimal (TSR).

012

C! &$

C!  %&&# 
D%A!' / B!
-#! -'!$$ " 

" @& %A!'&( ("1B)

[Link].5. Schéma block de la méthode de MPPT lambda optimal (TSR)


69
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

III.3.2.3. MPPT par la méthode de mode glissant (SMC)


La commande par mode glissant a connu un grand succès ces dernières années dans les
commandes de système non linéaire. Cela est dû à la simplicité de sa mise en œuvre et la
robustesse par rapport aux incertitudes du système et des perturbations externes entachant le
processus. L'idée de base de la commande par mode glissant est premièrement d'attirer les
états du système dans une région convenablement sélectionnée, puis de concevoir une loi de
commande qui maintiendra toujours le système dans cette région [III.15].

A. Synthèse de la loi de commande


La synthèse de la commande par mode glissant se fait en trois étapes :

• Choisir de la surface de glissement.


• Etablir la condition de convergence.
• Déterminer la loi de commande qui permet d’atteindre la surface et d’y demeurer.

B. Choix de la surface de glissement


Soit le système décrit par l’équation différentielle suivante :

E  = F(E, G) + I(E, G)J (III.2)

Où f et I sont des fonctions non linéaires, I est supposée inversible. J : Entrée du système.
E: État du système.

Soit E la consigne désirée et L l'erreur de poursuite définie par :

L =E−E (III.3)

La formule générale de la surface de glissement est définie en fonction de l’ordre du système


comme suit [III.16]:

O
N(E) = (O8 + >)P: + L(E) (III.4)

Où Q: le degré relatif du système par rapport à la sortie R(G). Il représente le nombre


minimum de fois qu’il faut dériver la sortie R(G) par rapport au temps.

C. Condition d’existence du mode de glissement


Le choix de la fonction de glissement étant fait, la deuxième étape consiste à concevoir une
loi de commande qui puisse amener le vecteur d'état à converger vers la surface et y demeurer
N = 0 . Pour cela, il faut que la loi de commande soit conçue de telle manière à ce que N soit
attractive [III.17].

70
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

UV

[Link].6. Attractivité de la surface

Pour déterminer la condition d’attractivité, considérons la fonction de Lyapunov suivante :

:
(N) = ( N); (III.5)
;

Une condition nécessaire et suffisante, appelée condition d’attractivité, pour qu’une variable
de glissement N(E, G) tende vers 0 et que la dérivée temporelle de (N) soit définie négative :

NNV < 0 (III.6)

Si la condition (III.6) est vérifiée, alors la variable de glissement et sa dérivée sont de signe
contraire quel que soit le temps et que 0 est un centre attracteur pour N. Le temps de
convergence, ou le temps d'atteinte « reaching time » G dépend directement du choix de N.
Pour une convergence en temps fini, la condition (III.6) qui ne garantit qu’une convergence
asymptotique vers la surface de glissement est remplacée par une condition plus restrictive
dite de X attractivité et donnée par [III.16]:

NNV ≤ X|N|, X > 0 (III.7)

D. Calcul de la commande
Dans un premier lieu, la loi de commande par mode glissant est construite de façon à ce que
les trajectoires du système pointent vers la surface de glissement N = 0, en deuxième lieu,
pour maintenir ces trajectoires sur cette surface. Pratiquement, cette commande est composée
de deux composantes : une composante discontinue J\ , permet de ramener les trajectoires
vers la surface de glissement et d’assurer la robustesse vis à vis des perturbations externes, la
seconde composante continue, dite la commande équivalente J  , permet le maintien et le
glissement le long de la surface [III.18].

La commande équivalente est déduite par les conditions d’invariance suivantes de la surface
de glissement [III.17]:

N=0
] O^ O\ O^
NV = O8 = O^ O8 = 0
(III.8)

71
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

Pour le système d’équations (III.2), la commande par mode glissant est choisie comme suit :

J =J  + J\ (III.9)
O\ P: O\
J  = −_ I(E)` F(E)
O^ O^
(III.10)
O\ P:
J\ = −a _ I(E)` . NIQ(N)
O^
(III.11)

Où a est une constante positive et est la fonction NIQ définie par :

1 Nd > 0
NIQ(N) = b 0 Nd = 0 (III.12)
−1 Nd > 0

E. Application du mode glissant dans la commande MPPT


Le contrôle de la structure variable (mode glissant) s’est avéré particulièrement adapter au
contrôle d’éolienne à vitesse variable, en étant facile à mettre en œuvre par l'électronique de
puissance déjà existante. Ce paragraphe propose une approche en mode glissant pour le suivi
de l'optimum énergétique d’une éolienne basée sur GSAP. La surface de glissement est
systématiquement dérivée pour imposer une dynamique désirée. Elle permet le
fonctionnement de la turbine plus ou moins proche du point maximal, selon un compromis
imposé entre le courant (entrée de commande) et le suivi optimal de vitesse de rotation de la
GSAP.

• La surface de glissement

Le but est de trouver une surface de glissement permettant à la turbine de fonctionner plus ou
moins à l’approche du pic maximal. Cela nécessite la surface cherchée à dépendre de la
vitesse du vent; son image dans le plan (Ω8 LG I ) doit avoir une intersection non vide avec le
point maximum pour chaque valeur de la vitesse du vent et aussi une pente réglable pour
accorder la dynamique en mode glissant voir [Link].7.À partir de l'équation de vitesse de
l’arbre [III.19] les équations du système sont écrites comme suit:

gh ih (gh ,j)Pik (lm ) lm Plm olm pkq


= , =
8 n8 8 ir
(III.13)

• Loi de commande en mode glissant

Les deux composantes de la loi de commande: J\ et J  sont obtenue en détails dans [III.20].

ir
s  = I − (:ot vw: x8 y + w; x8 I zv w: − {( >,  )z
u nh )
(III.14)

€ (‚) ‚P€ (‚) :


Avec :{( >,  ) = |  }8; ∗ ( ) ,| = ; < ƒ }8;
‚u

72
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

s\ = −„ NIQ (†) (III.15)

s=s  + s\ (III.16)
ir
s=  − (:otu nh )
vw: x8 Ω + w; x8 I zv w: − {( >,  )z − „ NIQ (†) (III.17)

 
+
 &$ ˆ ‡ ,%&&# ‰
é+'-(#! +
1  
C!
ˆ 45,
%&&# +
'$%#!'#+ ‰#

[Link].7. Schéma block de la méthode de MPPT par mode glissant (SMC)

III.3.2.4. MPPT par la méthode de contrôle optimale de couple (OTC)


La turbine éolienne peut être extraire un couple mécanique maximalT‹ ‹Œ exprimée en
[III.21].
: €.‘’
Ž8 t^ = < ƒ }8 ( ) Ω;8 78
; ‚“€h ”
(III.18)

: €.‘’
Ž8 t^ = |78 Ω;8 78 , Were |78 =; < ƒ }8 ( )
‚“€h ”
(III.19)

Le fonctionnement maximal de la puissance peut également être réalisé avec un contrôle de


couple optimale. Le principe de cette méthode consiste à ajuster le couple de la GSAP selon
un couple de consigne maximum de l’éolienne, à une vitesse de vent donnée et en fonction de
la >78 . Pour ce but, un contrôleur PI a été appliqué pour fournir un signal de commande à
l’éolienne. Dans cette méthode, la vitesse de la GSAP et la connaissance de >78 de la turbine
est nécessaire. La [Link].8, montre le schéma de principe d’une éolienne avec la méthode
de contrôle optimale de couple (OTC). Cette méthode est efficace, simple et rapide.

•œ š›˜ + !
™ š›˜ 3ž Ÿ ¡¢

—
˜ •–
—
!

[Link].8. Schéma block de la méthode de MPPT par contrôle optimale de couple (OTC)

II.3.2.5. MPPT sans la connaissance de la courbe caractéristique de la turbine éolienne

Pour l’étude de la commande permettant d’effectuer une recherche du point maximal de la


puissance sans la connaissance de la courbe caractéristique  , >78 , une structure avec

73
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

convertisseur à commande MLI est utilisée. Cette structure assure un contrôle dynamique et
fiable en vitesse et en couple de la GSAP ce qui permet facilement de déplacer le point de
fonctionnement sur toute la plage des vitesses de rotation (pour chaque vitesse de vent) et
ainsi d’effectuer par ce biais une recherche de la puissance maximale souhaitée. Dans cette
structure, la mesure de vitesse du vent n’est plus nécessaire, donc la complexité et le coût du
système sont proportionnellement réduits.

III.3.2.6. MPPT par la méthode de perturbation et observation (P&O)

La perturbation et l'observation (P&O), est une technique d'optimisation mathématique simple


à mettre en œuvre, utilisée pour rechercher le point optimal d'une fonction donnée. Il est
largement utilisé dans les systèmes d'énergie solaire et éolienne pour déterminer le point de
fonctionnement optimal qui permettra de maximiser l'énergie extraite. Cette méthode est
basée sur la perturbation d’une variable de commande (entrée) par un petit pas et en observant
les changements qui en résultent dans la fonction cible (sortie) jusqu'à ce que la pente devient
nulle. Comme le montre dans la [Link].9.

Certains chercheurs ont perturbé la vitesse de rotation et ont observé la puissance mécanique,
tandis que d'autres ont surveillé la puissance de sortie du génératrice et perturbées la tension
d'entrée de l’onduleur [III.3] ou l'une des variables de conversion, à savoir: le rapport cyclique
dans [III.22], le courant de sortie dans [III.23] ou de la tension d'entrée. Dans la mesure de
l'énergie électrique, des capteurs mécaniques ne sont pas nécessaires, et donc ils sont plus
fiables et à faible coût.
¤é+!

(+(
&()) ! Ω! ())

5+'
& ()) − & () − ¥)

§%# 5+'
& ()) − & () − ¥)

5+' §%# §%# 5+'
Ω!(©) − Ω! (© − ¥) Ω! (©) − Ω! (© − ¥)
>¦ >¦

'&'#+!'%# +/&#!!'%# '&'#+!'%# +/&#!!'%#


" !  " % "C! " " ! " % "C!" " !  " % "C! " " ! " % "C!"

B!%+ + é+!

[Link].9. Algorithme de la méthode de perturbation et d’observation (P&O)

74
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

Dans ce travail nous pouvons voir que l'augmentation (diminution) de la vitesse du générateur
augmente (diminue) la puissance éolienne lors de l'utilisation de la gauche de la MPP et une
diminution (augmentation) lorsque l'appareil est sur la droite. Par conséquent, lorsque la
puissance augmente, nous devons garder l'étape suivante inquiétant. Quand il y a une
diminution de la puissance, la perturbation devrait être inversée. Cette opération est répétée
jusqu'à ce que le député soit atteint comme présenté dans la [Link].9.

Le majeur inconvénient de cette méthode est le choix judicieux de la taille du pas. Donc, un
choix de taille du pas n’est pas une tâche facile: si la taille du pas est grande, cela signifie une
réponse plus rapide et plus oscillations autour du MPP de crête comme représenté dans la
[Link].10.a, et par conséquent, moins efficace. D’autre part, un petit pas améliore
l'efficacité mais réduit la vitesse de convergence comme illustré dans la [Link].10.b,
[III.10, III.24].

Pt mpp
Puissance [W]

∆ Pt

∆ Ωt

vitesse de rotor [rad/s] (a)

P t mpp
Puissance [W]

∆ Pt

∆Ω t
Vitesse de rotor [rad/s] (b)

[Link].10. Méthode de perturbation et d’observation du MPPT

III.3.2.7. MPPT par la logique floue (FLC)

En l’absence de toute la connaissance des caractéristiques de turbine éolienne, des règles de


comportement à tenir afin de converger vers le point optimal sont relativement simples à
établir. Ces règles dépendent des variations instantanées de puissance mécanique ∆6 et de
vitesse de rotation ∆Ω8 . Par exemple : si on mesure une augmentation de puissance ∆6 > 0
suite à un incrément positif de vitesse, on doit continuer l’accélération de la turbine ∆Ω >
0. On se situe alors sur la partie gauche de la cloche (MPP) P (Ω8 ). A partir de l’existence de
ces règles linguistiques, l’utilisation d’un dispositif MPPT basé sur le principe des ensembles
flous est mise en place. Cette méthode est similaire à la commande de perturbation et
observation précédente avec un changement dans la mise en œuvre en application.

75
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

Le dispositif MPPT à base de mesure de changement de puissance extraite au niveau de la


turbine ∆P8 et de vitesse de rotation ∆Ω8 propose un changement ∆Ω8 de la consigne de
vitesse mécanique de l’éolienne Ω8 selon les équations (III.20, 21, 22) [III.25].
∆6 = 6 (a) − 6 (a − 1) (III.20)

∆Ω8 = Ω8 (a) − Ω8 (a − 1) (III.21)

Ω8 = Ω8 (a − 1) + ∆Ω8 (III.22)

La [Link].11, donne un exemple d’une recherche dans le plan puissance – vitesse


mécanique, pour une vitesse du vent constante.
&

∆&
∆ !

[Link].11. Principe de fonctionnement de MPPT par logique flou à vitesse de vent


constante
Exemple de règles :

Si ∆6 > 0 et ∆Ω8 > 0 alors Ω8 >0 (III.23)

Si ∆6 < 0 et ∆Ω8 > 0 alors Ω8 <0 (III.24)

Ainsi, le changement de ∆6 résultant de la variation de la vitesse de rotation est soit dans le
sens positif, soit dans le sens négatif. La valeur de ∆6 peut aussi être petite où au contraire
grande. Cette commande permet la recherche du point optimal en se basant sur les
observations de l’expert. Dans le cas d’un changement de la vitesse du vent, la recherche du
point maximal de puissance s’effectue de la manière présentée sur la [Link].12: On
constate que le même type de règles s’applique [III.26].
&

∆&

∆ !
!

[Link].12. Principe de fonctionnement de MPPT par logique flou à vitesse de vent


variable

76
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

La logique floue est un processus de raisonnement imitant le comportement intuitif d’un


opérateur humain. Elle se base sur les règles de la logique classique sans utiliser de
représentations binaires. L’utilisation d’un contrôleur flou n’est envisageable que s’il existe
un savoir-faire humain retranscriptible sous formes des règles floues. Les règles floues sont
donc inutiles si l’on ne connaît pas parfaitement le fonctionnement du système que l’on veut
commander ou si l’on est incapable de le piloter manuellement. Une règle floue comporte
trois étapes fonctionnelles résumées par la [Link].13.

[Link].13. Traitement flou


La théorie des ensembles flous repose sur la notion d’appartenance partielle. Chaque élément
flou appartient graduellement aux fonctions d’appartenances (ensembles flous) qui ont été
définis à priori. Plusieurs fonctions d’appartenance peuvent être définies sur la même
variable : dans le cas de la [Link].14, [III.27], la variable 68 appartient toujours à deux
fonctions d’appartenance. Les fonctions d’appartenances peuvent prendre n’importe quelle
forme, dans notre cas, elles sont triangulaires, principalement pour des raisons de
simplification des calculs. Pour l’exemple de la [Link].14.

Les fonctions d’appartenance de la variable 6 sont:

N++ : Plus grand Négatif


NB : Grand Négatif
NM : Moyen Négatif
NS : Petit Négatif
ZE : Zéro
P++ : Plus grand Positif
PB : Grand Positif
PM : Moyen Positif
PS : Petit Positif

Les fonctions d’appartenance de la variable Ω8 sont:

N : Négatif
ZE : Zéro
P : Positif

77
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

L’opération de fuzzification permet de passer du domaine réel au domaine flou, donc effectue
une fonction qui convertit les données d’entrée en valeurs linguistiques convenables qui
peuvent être considérées comme l’étiquette des ensembles flous. Elle consiste à déterminer le
degré d’appartenance d’une variable d’entrée pour une fonction d’appartenance donnée. Cette
opération doit être effectuée dans un domaine normalisé généralement par l’intervalle [1,-1]
afin de faciliter le calcul.
Degré d'appartenance

1 N ZE P

0.5

0
-0.1 -0.05 0 0.05 0.1
Ωt (a)
Degré d'appartenance

1 N++ NB NM NS ZE PS PM PB P++

0.5

0
-10 -5 0 5 10
Pm (b)
Degré d'appartenance

1 N++ NB NM NS ZE PS pmPM PB P++

0.5

0
-0.1 -0.05 0 0.05 0.1
∆ Ωt (c)

[Link].14. Fuzzification : fonction d’appartenance de l’entrée Ω8 , P et la sortie ∆Ω8

À cette étape du processus de calcul flou, la fuzzification des variables d’entrée effectuée est
suivi par l’inférence qui consiste à déterminer les degrés d’appartenance des fonctions
d’appartenances de sortie à l’aide d’un tableau d’inférence [Link] tableau résume
l’ensemble des règles de savoir-faire humain, basées sur l’expérience, la connaissance du
système à piloter ainsi que sur une part d’intuition. Il traduit les règles exprimées par le
langage courant suivantes [III.28] :

78
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

• Si une grande augmentation de la vitesse entraîne une grande augmentation de la


puissance, on continue d’augmenter fortement la vitesse de rotation.
• Si une grande augmentation de la vitesse entraîne une grande diminution de la puissance,
on diminue fortement la vitesse de rotation pour obtenir une augmentation rapide de la
puissance.
• Si une grande augmentation de la vitesse entraîne une faible augmentation de la puissance
(on est alors proche de la vitesse de rotation optimale) on augmente moyennement la
vitesse de rotation (début de la stabilisation).
• Si une petite diminution de la vitesse entraîne une augmentation moyenne de la puissance
(on est alors loin de la vitesse de rotation optimale), on diminue moyennement la vitesse
de rotation de telle sorte à se rapprocher plus rapidement du sommet de la cloche.
• Si une augmentation ou une diminution quelconque entraîne une variation nulle de la
puissance, on ne fait pas varier la vitesse de rotation (de telle sorte à pouvoir stabiliser le
point de fonctionnement sur le sommet de la cloche).
• Si une variation nulle de la vitesse de rotation entraîne une augmentation de la puissance,
on en déduit que la vitesse du vent a augmenté, il faut donc augmenter la vitesse de
rotation pour se rapprocher de la nouvelle vitesse optimale.
• Si une variation nulle de la vitesse de rotation entraîne une diminution de la puissance, on
en déduit que la vitesse du vent a diminué, il faut donc diminuer la vitesse de rotation pour
se rapprocher de la nouvelle vitesse optimale.

Comme nous l’avons mentionné, chacune des deux entrées linguistiques du contrôleur flou
possède trois ensembles flous pour ∆y8 et neuf ensembles flous pour ∆6 , ce qui donne un
ensemble de vingt-sept règles. Celles-ci peuvent être représentées par la matrice d’inférence
suivante :

Tab .III.1 Les règles de l’ensemble flou

∆y8 ∆6
N++ NB NM NS ZE PS PM PB P++
N++ NB NM NS ZE PS PM PB P++
N PBB PB PM PS ZE NS NM NB PBB
ZE NB NM NS NS ZE PS PM PM PB
P N++ NB NM NS ZE PM PM PB PB

79
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

0.1

∆Ω t
0

-0.1
10
5 0.1
0 0.05
-5 0
-0.05
-10 -0.1
Pm Ωt

[Link].15. Surface flou en 2D

[Link] vectorielle de la machine synchrone à aimants permanents


Par le découplage entre la magnétisation en flux et la production du couple
électromagnétique, la machine à courant continu MCC est parfaitement adaptée aux
traitements à vitesse variable. Toutefois, la présence du système (balai et collecteur) limite la
puissance et la vitesse maximale, d'autre part, elle présente des difficultés de maintenance et
des interruptions de fonctionnement. Pour toutes ces raisons, la MASP tend à se substituer à la
machine à courant continu. Cette évolution est motivée par d'indéniables qualités de
robustesse et de fiabilité.

L’idée fondamentale de cette méthode de commande est de ramener le comportement de la


MSAP à celui d’une MCC. Cette méthode se base sur la transformation des variables
électriques de la machine vers un référentiel qui tourne avec le vecteur du flux. Par
conséquent, ceci permet de contrôle le flux de la machine avec le courant direct statorique.
Tandis que, la composante en quadrature permet de contrôler le couple électromagnétique
correspond au courant induit de la (MCC).

Le couple électromagnétique dépend à la fois des grandeurs I LG I . Si on compense les


termes de couplage existant entre les axes ¬ et ­, la tension V permet de commander le
courant I et la tension V permet de commander I et donc T . On trouve ainsi une analogie
avec la MCC. Physiquement, cette stratégie revient à maintenir le courant statorique en
quadrature avec le flux rotorique, donc réduire le courant statorique à la seule composante
I [III.29, III. 30].

[Link] vectorielle de la GSAP par MLI

Cette stratégie est une alternative à la commande dans la repère a, b, c. Elle exige pour la
régulation des courants I , I d’imposer les tensions de référence V , V : dont en
déduit les tensions de référence sinusoïdales Vt , V¯ , V° pour la commande de
convertisseur côté générateur.

80
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

III.3.3.2. Description du système global

La commande vectorielle porte en général sur des machines alimentées en tension et régulées
en courant sur les axes d, ­. Cette topologie permet une meilleure dynamique dans la
commande du couple tout en évitant les inconvénients d’une alimentation en courant. La
[Link].16, représente le schéma bloc d’une régulation de vitesse de GSAP alimentée en
vitesse et commandée par orientation du flux (les courants).

!
• 
  ± 
± 
!
 ± 
± 
 =¦
 ± 

[Link].16. Schéma bloc d’une régulation de vitesse de la GSAP commandée par


l‘orientation du flux

La référence de courant direct I est fixée à la valeur de zéro. La référence de courant


quadrature I à la sortie de régulateur de vitesse consiste la référence de couple T .Les
référence des courant I , I sont comparés séparément avec les courants réels de GSAP.
Les erreurs sont appliquées à l’entrée des régulateurs classiques de type PI, en suit un bloc
de découplage a été appliqué pour générer les tensions de références V , V et par la
transformation de Park, on obtient les références de tensions Vt , V¯ , V° qui sont les tensions
de la commande de redresseur à commande MLI.

III.3.3.3. Découplage

Le système d’équation (II.32) introduit au chapitre précédent présente des non linéarités dues
essentiellement à la présence des termes I , I , et ωI , ³I . Pour cette raison nous allons
ajouter des termes de découplage afin de rendre les axes ¬ LG ­ complètement indépendants.

L’alimentation en tension est obtenue en imposant les tensions de référence à l’entrée de la


commande de l’onduleur. Ces tensions permettent de définir les rapports cycliques sur les
bras de l’onduleur de manière à ce que les tensions délivrées par cet onduleur aux bornes du
stator de la machine soient les plus proches possibles des tensions de référence. Mais, il faut
définir des termes de compensation, car, dans les équations statoriques, il y a des termes de
couplage entre les axes d et ­. La compensation a pour but de découpler les axes ¬ et ­. Ce
découplage permet d’écrire les équations de la machine et de la partie régulation d’une
manière simple et ainsi de calculer aisément les coefficients des régulateurs [III.31].
81
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

Les équations statoriques comprennent, en effet, des termes qui font intervenir des courants de
l’autre axe. Ces équations s'écrivent :

´ µ (}\ +¶ N) − ³¶ 
]
´ = (}\  +¶ N) + ³v¶ +· z
(III.25)

La [Link].17 représente le couplage entre les axes d, q :


¥ 
± B$+@

º@ 

º»

± ¥
B$ +@

º@ 

[Link].17. Description des couplages

À partir de l’équation (III.25), il est possible de définir les termes de découplage qui sont
considérés, dans la suite, comme des perturbations vis-à-vis des régulations. Pour ne pas
compliquer cette étude, nous considérons le cas de décomposition des tensions comme montré
dans la [Link] la première équation, on sépare la tension selon l’axe ¬ en deux
parties.
Alors :

´ = ´½ + L
¼
L = −³¶ 
(III.26)

¾¿ :
À½¿

 oÿ
(III.27)

La perturbation L est compensée par un terme identique de manière à ce que la fonction de


transfert équivalente soit celle indiquée ci-dessus. On peut considérer de manière analogue la
deuxième équation et définir :

´ = ´½ + L
]
L = ³v¶ +· z
(III.28)

¾m :

À½m  oÃm
(III.29)

82
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur


  ±½ ±  ¥
B$ +@

 

±½ 
  ±  ¥
B$ +@


 

[Link].18. Découplage par compensation

Les actions sur les axes ¬, ­ sont donc découplées :



  ±½ ¥
B$ +@


±½

  ¥
B$ +@



[Link].19. Commande découplée

III.3.3.4. Calcul des régulateurs de courant

Le schéma de contrôle des courants de la commande vectorielle se réduit à deux boucles


distinctes comme l’indique la figure suivante :

  Ä' ¥
ÄA + B$ +@
$



  Ä' ¥
ÄA + B$+@
$


[Link].20. Commande des courants en deux boucles indépendante

83
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

À partir des équations (III.25), (III.26) et (III.27), on peut écrire les fonctions de transfert
suivantes :
Æ
¾
Å (N) = = À¿
ÇÂ
:oi¿ \
(III.30)
¿Æ
Æ
¾m
Å (N) = ÇÂ
:oim \
=À (III.31)

Les fonctions de transfert en boucle ouverte sont donnée par :


Æ
ÊË¿ ʀ¿
ŎÈÉ = (1 + N) ÇÂ
\ ÊË¿ :oi¿ \
(III.32)
Æ
ÊËm ʀm
ŎÈÉ = (1 + Ê N) :oi
ÇÂ
\ m\
(III.33)
Ëm

Les fonctions de transfert des courants en boucle fermée aux expressions suivantes :

: ¾¿
ŎÈÉ = :oÌ =¾
¿\
(III.34)
¿ pkq

: ¾m
ŎÈÉ = :oÌ \
=¾ (III.35)
m m pkq

Á
Í = ÊÂ (III.36)
Ë¿

Á
Í = Ê Â (III.37)
Ëm

Les boucles de courants correspondent donc à un premier ordre, il suffit de fixer la


dynamique du système à travers un choix approprié de Í LG Í . Celles-ci sont choisies de
manière à ce que la constante de temps du système en boucle fermée soit inférieure à la
constante de temps en boucle ouverte.

III.3.3.5. Calcul de régulateur de vitesse

Le régulateur de vitesse permet la détermination du couple de référence afin de maintenir la


vitesse constante. En insérant un régulateur PI dans la boucle de vitesse on obtient le schéma
de la figure suivante :
•&
!  •
Ä' ¥
ÄA + +Î$
$ !
!

[Link].21. Commande de la vitesse


84
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

La fonction de transfert du régulateur de vitesse est donnée par :

ÊË Ê€ ÊË
| + = (N + )
\ \ ʀ
(III.38)

La fonction de transfert de la vitesse en boucle ouverte est donnée par (Tm=0)


ʀ ÊË :
ŎÈÉg = (N + N)
\ ʀ oÏ\
(III.39)

En adoptant ainsi l’expression de la fonction de transfert de la vitesse en boucle fermée qui est
décernée par:
Ð
ʀ (\o Ë )
gh (\)
ŎÈÅg = g = Ê o(
Ѐ

h pkq (\) oʀ )\oÏ\u


(III.40)
Ë

On déduit | LG | :

| = ÑÒÓ ; (III.41)
;ÔÊË
| = ÕÖ
−F (III.42)

III.4. Résultats de la simulation et interprétation


Afin de mettre en évidence les performances des algorithmes de commande appliquées à la
turbine et la génératrice (MPPT, FOC), on a simulé le système sous une vitesse de vent dont
la valeur moyenne est de 9m/s, comme illustré dans la [Link].22. La simulation a été
réalisée en utilisant le logiciel Matlab Simulink. Les paramètres du système sont donnés dans
l'annexe A. Les performances des cinq méthodes de MPPT sont discutées et les résultats de
simulation sont résumés dans le [Link].2 établi selon [III.11]. Ensuite, les résultats de
simulation de la commande vectorielle FOC appliquée à la GSAP sont présentés pour un
choix judicieux d’une méthode MPPT.
Vitesse de vent [m/s]

12

10

6
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s]

[Link] de vent (m/s)

85
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

[Link].2. Les performances des cinq méthodes MPPT

Méthodes Puissance Pertes de la Coefficient de Vitesse Temps de Rendement Rendement


MPPT moyenne Pt puissance Pt (w) puissance spécifique réponse (s) mécanique électrique
kw (Pm/Popt) % (Pe/Popt)%
TSR 2.2628 0.0211 0.4800 8.0994 0.0295 ≅ 100 94.19
SMC 2.2489 2.5941 0.4794 8.1044 0.4982 99.87 94.01
OTC 2.2540 0.1322 0.4799 8.1230 0.07 99.96 94.05
P&O 2.2463 7.4252 0.4784 8.1088 0.0405 99.67 93.51
FLC 2.2566 0.1816 0.4799 8.1014 0.035 99.99 94.10

[Link].3. Les caractéristiques des cinq méthodes MPPT


Méthodes Complexité Vitesse de Connaissance Mémoire Mesure de Performance
MPPT convergence des résultats vitesse de sous divers Robustesse
vent conditions de vent
TSR Simple Rapide Non Non Oui Moyenne Non
SMC Elevé Lent Non Non Oui Très bien Oui
OTC simple Rapide Non Non Non Bien Oui
P&O Simple Depend Non Non Non Bien Oui
FLC Elevé Rapide Oui Elevé Non Très bien Oui

0.485
coefficient de puissance

0.48

0.475

0.47
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (a)

0.5
Erreur de vitesse [rad/s]

-0.5
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (b)

86
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

Popt Pt Pe

6000

Puissance[W] 4000

2000

0
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (c)

[Link].23. MPPT TSR (a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance
coefficient de puissance

0.48

0.478

0.476

0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (a)

2
Erreur de vitesse [rad/s]

-1

-2
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (b)

Popt Pt Pe

6000
Puissance [W]

4000

2000

0
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (c)

[Link].24. MPPT SMC (a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance

87
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

Coefficient de puissance
0.48

0.479

0.478

0.477

0.476

0.475
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (a)

Popt Pt Pe

6000
Puissance [W]

4000

2000

0
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (b)

10
Erreur de vitesse [rad/s]

-5

-10
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (c)

[Link].25. MPPT OTC (a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance

88
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

0.49

Coefficient de puissance
0.48

0.47

0.46

0.45
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (a)

2
Erreur de vitesse [rad/s]

-1

-2
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (b)

Pt Popt Pe

6000
Puissance [W]

4000

2000

0
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (c)

[Link].26. MPPT P&O(a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance

89
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

Coefficient de puissance
0.48

0.479

0.478

0.477

0.476

0.475
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (a)

1
Erreur de vitesse [rad/s]

-1

-2

-3

-4
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (b)

Popt Pt Pe

6000
Puissance[W]

4000

2000

0
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (c)

[Link].27. MPPT FLC (a) coefficient de puissance, (b) erreur de vitesse et (c) puissance
Le contrôleur de MPPT assure le suivi le point de puissance optimale à des vitesses de vent
variables, en maintenant le coefficient de puissance à sa valeur maximale  = 0.48. Sur la
base des résultats démontrés sur les figures. III. 23(a), 24(a), 25(a), 26(a) et 27(a), les
méthodes TSR et FLC ont été trouvés pour être les plus rapides pour atteindre l'état
d'équilibre tout en présentant une légère différence. En revanche, les procédés de P & O, OTC
et SMC sont très lents; leur temps de réponse est de 0.040s ,0.07s et 0.498s respectivement.

L'algorithme de contrôle basé sur la TSR, OTC et FLC atteint la valeur moyenne la plus
élevée de  t^ pour une valeur approximative de 0,480, 0.4799 et 0,4799. Par comparaison,
la méthode SMC, donne une valeur moyenne de  = 0.4794. Étant donné que la valeur
moyenne de  du procédé P & O est 0,4784, ce procédé est le moins efficace.

90
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

En raison de la variation instantanée et rapide de la vitesse du vent, la valeur moyenne des


 ne peut pas maintenir sa valeur d'état d'équilibre, cela est dû à la différence dans le temps
de récupération pour l’algorithme de contrôle (la méthodologie de recherche du MPP). En
conclusion, d'après la comparaison des résultats de la simulation, on peut dire que les
techniques (TSR, OTC et FLC) sont plus rapides que les techniques SMC et P & O.

L'erreur de vitesse de la GSAP pour chacune des méthodes de MPPT est donnée dans les
figures. III. 23(b), 24(b), 25(b), 26(b) et 27(b). Trois remarques peuvent être faites à partir de
l'analyse des figures. Pour chaque vitesse de vent, les vitesses de rotation réelles et de
référence sont estimées et ils sont proportionnels avec la caractéristique de puissance de
l'éolienne représentée précédemment dans la [Link].3. Par conséquent, la vitesse de la
GSAP est suivie de manière satisfaisante à sa référence optimale dérivée de chacun des
algorithmes MPPT (appliquées dans ce travail) avec une erreur négligeable, donc cette
éolienne fonctionne toujours à une vitesse de rotation optimale. Nous concluons que le
système fonctionne toujours à proximité du point de fonctionnement optimal, tout en
maintenant ce point (MPP) pour le profil entier de la vitesse du vent, avec une certaine
variation de chaque technique dans le maintien de cette fonction (MPP).

En outre, il peut être vu que la plage d'erreur de vitesse pour chaque méthode varie avec le
changement de la vitesse du vent, mais avec une valeur différente. Par exemple, la plage
d'erreur de vitesse pour la méthode TSR est [0,15, -0,1], qui peut être considéré comme de
moindre valeur par rapport à la gamme SMC [1,9, -1], OTC [0.5,-1], FLC [0.5.-2], et P & O
[1, - 1]. Ces variations sont dues à l'algorithme inhérent de chaque MPPT pour suivre le pic
maximal.

D'après les chiffres et l'analyse résumée dans le [Link].2, ci-dessus, il a été constaté que,
dans les cinq méthodes (TSR, SMC, OTC, FLC et P & O), la puissance extraite par la turbine
suit la trajectoire désirée 6 78 avec une efficacité différente ; les rendements mécanique et
électrique sont résumés dans le [Link] exemple, il s’avère que les méthodes TSR,
OTC et FLC réalisent la valeur moyenne la plus élevée du rendement. En comparaison, le
SMC et les méthodes P & O ont une valeur moyenne approximative de 99, 87and 99, 67
respectivement.

La puissance électrique 6 fournie par le GSAP varie en fonction du changement de 6 78 ,


en tenant compte des pertes mécaniques et électriques (inertie, les pertes de Joule dans les
résistances et inductances). En outre, la forme d'onde de l'énergie électrique par la méthode
P & O montre quelques oscillations qui affectent la qualité de l'énergie. Ceci peut s’expliquer
à partir de son incapacité à suivre le pic maximal. En outre, on peut noter qu'un suivi lisse de
la puissance 6 est réalisé en utilisant les techniques (TSR, SMC, OTC et FLC).

Selon les résultats et l'analyse présentés précédemment, certaine difficulté reste à choisir
l'algorithme MPPT approprié pour un système de vent donné. Par conséquent, un test de
robustesse doit être effectué sur chaque technique de contrôle pour estimer leur mérite
respectif pour un changement progressif de la vitesse du vent comme démontré dans la
[Link].28.
91
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

12

Vitesse de vent [m/s]


10

0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s]

[Link] brusque de vitesse de vent (m/s)


0.6
Coefficient de puissance

0.4

0.2

-0.2
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (a)

0.48
Coefficient de puissance

0.46

0.44

0.42

0.4
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (b)

1
Coefficient de puissance

0.5

-0.5

-1
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (c)

92
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

0.485

Coefficient de puissance
0.48

0.475

0.47
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (d)

0.5
Coefficient de puissance

0.48

0.46

0.44

0.42

0.4
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (e)

[Link].29. Test de robustesse Cp (a) TSR MPPT, (b) SMC MPPT, (c) P&O MPPT, (d)
FLC MPPT et (e) OTC MPPT

Les [Link].29 (a, b, c, d et e) affichent le  des quatre méthodes de MPPT pour un


changement progressif de vitesse de vent. La méthode TSR montre une instabilité de suivre le
point de fonctionnement maximale dans une démarche de changement de vitesse du vent et
n’est pas en mesure de retrouver son état optimal, même sous une perturbation de vent
modéré. En revanche, les méthodes FLC, OTC et SMC offrent une meilleure capacité de suivi
de MPPT même sous un changement brusque de vent, démontrant ainsi leur robustesse
intrinsèque. D’autre part, dans la stratégie P & O, une variation de la vitesse du vent conduit à
une réponse oscillatoire autour de cette modification, avec un régime transitoire plus long, ce
qui entraîne une vibration mécanique tout au long de la turbine.

93
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

Isq Isd

courant direct et qudarture [A]


200

100

-100
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (a)

Ia Ib Ic
200
courant Iabc [A]

100

-100

-200
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (b)

Vq Vd
tension direct et qudarture [v]

20

15

10

0
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (c)

[Link].30. (a) courant direct et quadrature de GSAP, (b) tension direct et quadrature de
GSAP et (c) les trois courant à l’entrée de redresseur
puissane mecanique et electrique [w]

Pm Pe
6000

4000

2000

0
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (a)

[Link].31. Puissance électrique et puissance mécanique

94
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

Tt Te
120

couple T et T [N.m]
100
t
e 80

60

40

20
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s]

[Link].32. Couple électromagnétique et couple mécanique


Les figures III.30 (a, b et c), représentent respectivement les courants direct et quadrature et
les trois courants des phases (abc) à l’entrée du redresseur MLI et les tensions direct et
quadrature délivrées par la génératrice GSAP, pour une vitesse de vent variable. A partir les
figures précédentes, on peut observer l’influence de la vitesse du vent, et par suite, l’énergie
cinétique du vent sur les amplitudes des courants. Avec l’augmentation de la vitesse du vent,
les valeurs de courants et de tensions deviennent plus importantes, La [Link].31 représente
les puissances actives délivrées par la GSAP, cette figure montre la puissance active de la
GSAP qui est sensiblement égale à la puissance générée par la source de vent (turbine). Dans
la [Link].32, on a présenté les changements des couples électromagnétique et mécanique.
Avec le changement de la vitesse du vent, les deux couples changent en conséquence une
légère erreur. Ces résultats illustrent la haute performance des boucles de contrôle basés sur la
stratégie FOC.

III.5. Conclusion

Dans ce chapitre, une commande côté génératrice a été utilisée pour suivre la puissance
maximale générée à partir d’une éolienne à vitesse variable en contrôlant la vitesse de rotation
de la turbine à l’aide des cinq techniques MPPT. La GSAP a été contrôlée par la commande
vectorielle à flux orienté, la référence de la vitesse a été obtenue à partir des techniques MPPT
appliquées.

En ensuite, une comparaison exhaustive des cinq méthodes MPPT (TSR, SMC, OTC, P & O
et FLC) a été faite. Ces techniques sont classées en termes d'exigences de capteurs, de
robustesse, de vitesse de réponse, d'efficacité et des besoins en mémoire. Le mérite de chaque
technique a été examiné et ses principales caractéristiques ont été estimées en fonction de leur
robustesse à un changement progressif de la vitesse du vent.

Les résultats de cette comparaison a été résumé dans deux tableaux qui fournissent un moyen
simple et efficace pour sélectionner la méthode MPPT adéquate, qui atteignent le
fonctionnement optimal d'une turbine éolienne à vitesse variable basé sur la GSAP et
connectée au réseau. Les résultats de simulation montrent la supériorité de la méthode FLC en
termes d'efficacité, de robustesse et de temps de réponse.

95
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

III.6. Références bibliographiques

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Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

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Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

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98
Chapitre III : Commande de convertisseur côté générateur

99
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau

CHAPITRE IV
Commande de convertisseur côté réseau

IV.1 Introduction ............................................................................................. 101

IV.2 Problème d’injection des éoliennes dans un réseau électrique .............. 101

IV.3 Contrôle de convertisseur côté réseau .................................................... 102


IV.3.1 Objectif de contrôle ........................................................................ 102
IV.3.2 Problème de la commande de convertisseur côté réseau ............ 103
IV.3.3 Commande directe de puissance (DPC) basée sur mode glissant
d’ordre deux (DPC-SOSMC) .......................................................... 103
IV.3.3.1 Le mode glissant d’ordre simple (FOSMC).............. 103
IV.3.3.2 Le mode glissant d’ordre supérieur (NOSMC) ......... 103
IV.3.3.3 Le mode glissant d’ordre deux (SOSMC) ................. 104
IV.3.3.4 Algorithme du super-twisting.................................... 104
IV.3.4 Régulation externe du bus continu .............................................. 105
IV.3.5 Commande de la puissance active et réactive basée sur DPC-
SOMSC .................................................................................... 106
IV.3.6 Commande de la puissance active et réactive basée sur DPC -
FOSMC .................................................................................... 108

IV.4 Résultats de la simulation et interprétation ............................................. 109

IV.5 Conclusion ............................................................................................... 112

IV.6 Références bibliographiques.................................................................... 113

100
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau

IV.1. Introduction

L'augmentation de la puissance éolienne installée dans le monde et leurs raccordements au


réseau électrique engendrent plusieurs problèmes, du fait de : la difficulté à prévoir la
production (les éoliennes produisent de l'électricité de façon intermittente), du risque de
déconnexions intempestives des d’éoliennes et d’une dégradation de la qualité de puissance
électrique fourni au client [IV.1]. En conséquence à ces problèmes, beaucoup des thèmes de
recherche se sont orientées vers un développement des techniques de contrôle et de gestion
efficaces pour améliorer la qualité d’énergie injectée au réseau électrique.

Dans un système à vitesse variable basé sur GSAP, le convertisseur de puissance côté réseau
joue un rôle important dans la transformation du courant continu en courant alternatif.
Comme expliqué dans le chapitre III, il y a quatre variables dans un système éolien à vitesse
variable qui doivent être strictement contrôlées. À savoir, ces variables sont : la vitesse de la
GSAP et la commande de (MPPT), la tension du bus continu et les puissances active et
réactive qui sont injectées dans le réseau électrique. Dans ce chapitre, nous nous intéressons à
la commande et la connexion du convertisseur côté réseau. Le schéma synoptique de cette
commande est représenté dans la [Link].1

 


 
  
   

  



 =  
  

 =    


[Link].1. Commande de convertisseur côté réseau

IV.2. Problème d’injection des éoliennes dans un réseau électrique

Les problèmes induits par l’intégration des éoliennes dans le réseau électrique sont causés par:

• Leur production aléatoire est difficilement prévisible.


• Une absence de réglage puissance - fréquence.
• Une participation au réglage de la tension limitée pour les éoliennes à vitesse variable, et
aucune participation à ce réglage pour les éoliennes dont la génératrice est directement
couplée au réseau.
• Une sensibilité élevée aux creux de tension et aux variations de fréquence pour certaines
technologies

101
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau

• Une sensibilité importante aux variations rapides de la force du vent.


• Les problèmes majeurs de l’éolienne sont la grande variabilité de sa production et surtout
la difficulté de prévoir cette dernière précisément plusieurs heures à l’avance.

La connexion d’une éolienne au réseau électrique nécessite de générer une puissance


électrique à fréquence électrique constante. Les prescriptions techniques relatives au
raccordement au réseau de transport d’une installation de production d’énergie électrique sont
précisées dans le décret [IV.2] et l’arrêté [IV.3]. Le décret présente les contraintes de
raccordement de manière générale et l’arrêté les précise en fonction du type d’installation.

IV.3. Contrôle de convertisseur côté réseau

L'ensemble de production d'énergie est connecté au réseau triphasé via un convertisseur MLI
et un transformateur, entre les quels s'insère un filtre triphasé. Le rôle du convertisseur MLI
est de maintenir la tension du bus continu constante quel que soit l'amplitude et le sens de la
puissance. Le flux de la puissance du convertisseur côté réseau est contrôlé afin de maintenir
la liaison de bus continu à une valeur de référence. Étant donné que l'augmentation de la
puissance de sortie plutôt que de la puissance d'entrée au condensateur de circuit
intermédiaire (puissance extraite) provoque une diminution de la tension de liaison  et vice
versa. La puissance de sortie sera réglé à maintenir la tension de liaison  à peu près
constante, la puissance réactive injectée dans le réseau a été contrôlée à la valeur zéro (facteur
unitaire).

Généralement, la commande de la puissance active et réactive côté réseau est réalisée par la
commande de courant direct et quadrature de réseau. Dans cette méthode, deux boucles de
commande sont utilisés. Une boucle externe de régulation de tension  est utilisée pour
définir la référence de courant d'axe ! pour le contrôle de la puissance active. Une boucle de
régulation interne est utilisée pour commander le courant direct et quadrature de réseau afin
de générer des tensions de référence au convertisseur à MLI.

IV.3.1. Objectif de commande

Les objectifs de la commande de convertisseur côté réseau sont les mêmes que ceux des
fabricants des éoliennes, à savoir :

• La qualité de la puissance électrique injectée au réseau.


• La protection de réseau électrique.
• Le rendement énergétique.
• La robustesse des algorithmes de commande conçus.

IV.3.2. Problème de commande de convertisseur côté réseau

102
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau

Une pratique courante dans le traitement de problème de l'écoulement de la puissance active


et réactive est d'utiliser une approche de linéarisation [IV.4, IV.5]. Ces méthodes de contrôle
sont au prix de rendement plus faible avec une fiabilité variante [IV.6]. Par conséquent, il est
nécessaire pour des commandes non-linéaire et robuste pour tenir compte de ces problèmes de
contrôle. Bien que de nombreuses techniques modernes peuvent être utilisés à cette fin le
mode glissant d’ordre supérieure (NOSMC) se est avéré être particulièrement approprié pour
des systèmes non linéaires, présentant des caractéristiques robustes par rapport aux
incertitudes des paramètres de système et les perturbations extérieures [IV.7, IV.8].

Le contrôle direct des puissances active et réactive au réseau électrique ou DPC (Direct Power
Control) est une méthode qui semble très robuste car elle n'utilise que les mesures de courants
et tensions réels pour commander le flux des puissances électriques au réseau. Elle est
indépendante des paramètres de réseau et de GSAP. Son principe est identique à la commande
DTC pour le fonctionnement moteur. Dans ce chapitre une commande de puissance directe
DPC a été proposé cette commande est basé sur l’algorithme de mode glissant d’ordre
supérieure.

IV.3.3. Commande directe de puissance (DPC) basée sur mode glissant d’ordre deux
(DPC-SOSMC)

Dans la [Link].1, on a représenté le diagramme schématique de la stratégie DPC_SOSMC


proposée. Cette méthode est présentée dans la boucle externe contenant un régulateur PI de la
tension de liaison continue  qui produit la référence de puissance active. La boucle interne
contient un contrôleur de puissance active et réactive basé sur un contrôleur non linéaire
SOSMC [IV.9]. L'approche de la stratégie DPC-SOSMC-PWM génère directement les
références de tension de référence pour le convertisseur côté réseau contrairement à la
méthode vectorielle classique.

IV.3.3.1. Le mode glissant d’ordre simple

Comme il a été expliqué dans le chapitre précédent, la commande par mode glissant oblige un
dispositif de commande qui possède une action à deux positions avec une commutation très
rapide d’une position à une autre. Le comportement du système sera définit par deux
équations différentielles distinctes, suivant que l’équation d’évolution est supérieure ou
inférieure à une surface de glissement. Cette surface de glissement est une surface de
commutation qui permet d'obtenir la trajectoire désirée du système si les dynamiques du
système en boucle fermée glissent sur cette surface.

IV.3.3.2. Le mode glissant d’ordre supérieur (NOSMC)

Dans le but de réduire ou d’éliminer le phénomène de broutement (chattering) de la


commande par mode glissant d’ordre simple (FOSMC), de nombreuses solutions ont été
proposées [IV.1], comme la solution de mode glissant intégrale et la commande mode glissant
combiné par la logique flou. Une nouvelle solution basée sur la théorie des modes glissants
103
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau

d’ordre supérieur est proposé dans [IV.10, IV.11] ce dernier est une alternative au problème
des modes glissants classiques. Dans cette approche, le terme discontinu n'apparaît plus
directement dans la commande synthétisée mais dans une de ses dérivées supérieures ce qui a
le mérite de réduire le broutement (chattering). Le mode glissant d’ordre supérieur a été
introduit pour pallier au problème du broutement (chattering) tout en gardant les propriétés de
convergence en temps fini et de robustesse des commandes par mode glissant classique, il
permette aussi d’améliorer la précision asymptotique.

IV.3.3.3. Le mode glissant d’ordre deux (SOSMC)

Le problème major de l’implémentation d’algorithmes utilisant les modes glissants d’ordre


supérieur est que les informations exigées sont accrues. En effet, la mise en œuvre d’un
contrôleur d’ordre " exige la connaissance des dériver #$ , #& , #' … # (*+,) . Dans la récente
littérature, plusieurs algorithmes de modes glissants d’ordre deux ont été introduits [IV.10,
IV.11] dans différents systèmes de commande. Parmi ces algorithmes, on cite :

• Algorithme du twisting.
• Algorithme du super-twisting.
• Algorithme avec une loi de convergence prédéfinie (Prescribed Convergence Law
algorithm).

Dans ce travail on a choisir de travailler sur la Algorithme du super-twisting.

L’objectif est d’établir un régime glissant d’ordre deux par rapport à ., en imposant aux
trajectoires d’état du système à évoluer au bout d’un temps fini sur l’ensemble S0 et à ne plus
le quitter ensuite :

S0 = 12: . = .$ = 05 (IV.1)

IV.3.3.4. Algorithme du super-twisting

Cet algorithme a été développé pour l’asservissement des systèmes à degré relatif égal à 1 par
rapport à la surface de glissement .. Cette loi de commande a été proposée par Emelyanov en
1990. Elle a été étudiée par Levant dans [IV.12]. Le super-twisting n’utilise pas
d’informations sur .$ ceci peut être vu comme un avantage. Il est composé de deux parties,
une partie discontinue , et une partie continue 0.

(6) = , (6) + 0 (6) (IV.2)

− #:  > |= |
,$ = 8
−>#:?" (#) #: @A"
(IV.3)
−B |.C |D #:?" (#) #: || > #C
0 = 8
−B |.|D #:?" (#) #: @A"
(IV.4)

104
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau

Avec E, >, B vérifiant les inégalités suivantes :

> ; FC /H= ,0 I E I 0.5, B =


L M NO )PQ M -
NO R NO (P+ M )
(IV.5)

Dans la suite, on fixera E = 0.5

Cette commande se décompose en un terme algébrique (non dynamique) et en un terme


intégral. On peut donc considérer cet algorithme comme une généralisation non linéaire d’un
PI.
Si .C = ∞ on peut simplifier l’algorithme :

 = −B |.|D #:?" (.)+, (IV.6)

,$ = −>#:?" (.) (IV.7)

[Link].2. Convergence de l’algorithme super-twisting dans le plan (.$ , .)

La trajectoire de l’algorithme dans le plan de phase (., $ .) est donnée dans la [Link].2, et
on montre que les intersections consécutives de celle-ci avec les axes du plan (., $ .) évoluent
tout en se rapprochant de l’origine qui est atteinte en temps fini. Par un choix particulier du
modèle et de la surface de glissement, l’algorithme de commande par modes glissants super-
twisting [VI.10, VI.13] peut être formulé comme un algorithme d’observation pour
l’estimation de la dérivée d’un signal mesuré.

IV.3.4. Régulation externe du bus continu

La régulation du bus continu a pour objectif de maintenir une tension constante du bus
continu (DC LINK VOLTAGE). Cette régulation est assurée par une boucle de régulation
externe basée sur un correcteur Proportionnel Intégral PI, qui permettant de générer un
courant de référence pour contrôler la puissance active. Selon les expressions et les
hypothèses portées sur les pertes, on peut représenter le dispositif de contrôle du bus continu
pour la régulation de tension et la génération de la puissance de référence comme illustré dans
la [Link].3.

105
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau

V
TU W
T +

V  

[Link].3. Boucle externe de commande de bus continue

Le réglage du bus continu est alors réalisé au moyen d’une boucle de régulation utilisant un
régulateur générant la référence du courant à injecter dans le réseau.

IV.3.5. Commande de la puissance active et réactive basé sur DPC-SOSMC

 
 

  

 
 

  

[Link].4. Boucle interne de commande de puissance active et réactive

Nous présentons ci-dessous la surface de glissement de la puissance active.

#X = YZ [\] − YZ (IV.8)

#$X = YZ$ [\] − YZ$ (IV.9)

En remplaçant l’équation (II.59) dans (IV.9)

#$X = YZ$ [\] − )1.5 _Z `_Z


$ - (IV.10)

En remplaçant l’équation (II.57) dans (IV.10)

,.a b b
#$X = YZ$ [\] − e cd f−_Z − gZ `_Z + hZ iZ `jZ k − elc (IV.11)
d d

Si nous définir les fonctions mX comme suit:

,.a b
mX = YZ$ [\] − e cd f−_Z − gZ `_Z + hZ iZ `jZ k (IV.12)
d

106
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau

blc
#$X = mX − (IV.13)
ed

$
#&X = m$n − lc
b
(IV.14)
ed

X [\] = n o + n \j (IV.15)

n o = i, + i0 (IV.16)

i$, = −p, #:?" (#X ) (IV.17)

i0 = −q, r|#X | #:?" (#X ) (IV.18)

n o , n \j sont les tensions de la commande équivalente et la composante du contrôle directe


de la puissance active.

q, , p, sont les gains de commande.

Nous présentons ci-dessous la surface de glissement de la puissance réactive.

#s = tZ [\] − tZ (IV.19)

#$s = t$Z[\] − tZ (IV.20)

En remplaçant l’équation (II.60) dans (IV.21)

#$s = t$Z [\] − (1.5 _Z `jZ


$ ) (IV.21)

En remplaçant l’équation (II.58) dans (IV.22)

#$s = t$Z [\] − e f−jZ − gZ `jZ − hZ iZ `_Z k − elu


,.a bud b
(IV.22)
d d

ms = t$Z [\] −
,.a bud
f−jZ − gZ `jZ − hZ iZ `_Z k (IV.23)
ed

blu
#$s = ms − (IV.24)
ed

$
#&s = m$s − elu
b
(IV.25)
d

s [\] = s o + s \j (IV.26)

s o = i, + i0 (IV.27)
107
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau

i$, = − p0 #:?" (#s ) (IV.28)

i0 = −q0 vw#s w #:?" (#s ) (IV.29)

y
px > e l (IV.30)
d

yl ({l Qyl )
qx ≥
ed R ({l +yl )
(IV.31)

|mx | I |x ; : = 1,2 (IV.32)

s o , s \j sont la tension de la commande équivalente et la composante du contrôle directe


de la puissance réactive.

qx , px sont les gains de commande.

IV.3.6. Commande de la puissance active et réactive basé sur DPC-FOSMC

Nous présentons ci-dessous la surface de glissement de la puissance active et réactive.


L'erreur de la puissance active et réactive est définie par:

€(Y) = YZ [\] − YZ

€(t) = tZ[\] − tZ
(IV.33)

Pour n = 1 la surface de glissement de la puissance active et réactive est définie par :

#(Y) = €(Y) = YZ[\]+ YZ



#$ (Y) = €$ () = YZ$ [\] − YZ$
(IV.34)

#(t) = €(t) = tZ[\]+ tZ



#$ (t) = €$ (t) = t$Z [\] − t$Z
(IV.35)

Les tensions de référence _,j Z[\] sont définie par:

_Z[\] = ‚_Z \j + ‚_Z * IV.36)

$
YZ[\]
‚_Z \j = _Z + gZ `_Z − hZ iZ `jZ +
(1.5_Z `_Z )

‚_Z * = −Hƒ_Z #:?" (#(Y))

Ou: Hƒ_Z > 0

jZ[\] = ‚jZ \j + ‚jZ * (IV.37)

‚jZ \j = jZ + gZ `_Z + hZ iZ `jZ

108
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau

‚jZ * = −HƒjZ #:?" (#(t))

Ou : HƒjZ > 0

IV.4. Résultats de la simulation et interprétation

Le dispositif de commande de convertisseur côté réseau maintient la tension du circuit


intermédiaire à la valeur de référence souhaitée 800 V, comme représenté sur la [Link]. 5.
(a). La tension du circuit intermédiaire est régulée par l'exportation de la puissance active à la
grille.

Dans les [Link].5. (b, d) on a affiché les puissances active et réactive côté réseau, ces
puissances contrôlés par la stratégie proposée de DPC-SOSMC. Dans la même figure on a
présenté les puissances (active et réactive) commandées par la méthode conventionnelle DPC-
FOSMC. Comme observation, les deux types de contrôleurs sont en mesure de suivre la
trajectoire de glissement souhaité (référence) avec précision, mais en a conclu que
l'algorithme de contrôle basé sur de super-twisting suit leurs valeurs de référence avec un
profil lisse et sans broutement (chattering) comme illustré dans les [Link].5. (c, e). Par
comparaison, le résultat du DPC-FOSMC classique montre quelques broutements (chattering)
dans toutes les réponses, comme expliqué dans les [Link].5. (c, e). Ce phénomène est très
souhaitable, car cela peut provoquer une distorsion de courant. La puissance réactive est fixée
à zéro pour travailler en facteur de puissance unitaire comme montré dans la Figure. IV. 5.
(b).

La [Link].6. (a) illustré un exemple de forme d'onde du courant de réseau. Pour voir
l'efficacité de la stratégie de commande proposée, une analyse de spectres d’harmoniques
(THD) du courant pour les deux méthodes de contrôle (DPC-FOSMC, DPC-SOSMC) sont
présentés dans les [Link].6 (b, c). D’après la [Link].6. (c), le THD connexe au DPC-
FOSMC est plus grand et atteint 1,78% par rapport à SOSMC où THD est réduit de 0,72%
comme montré dans la [Link].6. (b), car il se débarrasse de l'effet de broutement.

Real DC Refe DC
820
Tension de bus continue [v]

810

800

790

780
0 1 2 3 4 5 6 7
Tepms [s] (a)

109
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau

FOSMC SOSMC Reference


1000

puis s anc e reac tiv e [v ar] 500

-500

-1000
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (b)
FOSMC SOSMC Reference
400
puis s anc e reac tiv e [v ar]

200

-200

-400
2.4 2.45 2.5 2.55 2.6 2.65 2.7 2.75 2.8 2.85 2.9
Temps [s] (c)
FOSMC SOSMC Referance
0
P uis s anc e ac itiv e [w]

-2000

-4000

-6000
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps [s] (d)
FOSMC SOSMC Referance
0
Puissance acive [W]

-500

-1000

-1500

-2000

-2500
0.9 1 1.1 1.2 1.3 1.4 1.5 1.6
Temps [s] (e)

110
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau

[Link].5. (a) Tension de bus continu, (b) puissance réactive, (c) zoom de puissance
réactive, (d) puissance active et (e) zoom de puissance active

Selected signal: 350 cycles. FFT window (in red): 1 cycles


15

10
courant de réseau [A]

-5

-10

-15
0 1 2 3 4 5 6 7
Temps (s) [A]
Fundamental (50Hz) = 11.24 , THD= 0.72%
1
Mag (% of Fundamental)

0.8

0.6

0.4

0.2

0
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19
Ordre d'harmonique (b)

Fundamental (50Hz) = 11.16 , THD= 1.78%


1
Mag (% of Fundamental)

0.8

0.6

0.4

0.2

0
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19
Ordre d"armonique (c)

[Link].6. (a) courant injecté au réseau, (b) analyse harmonique pour SOSMC et (c)
analyse harmonique pour FOSMC

IV.5. Conclusion

La stratégie de commande élaborée et présentée dans ce chapitre consiste à combiner une


stratégie de contrôle direct de puissance combiné à une commande par mode glissant d’ordre
supérieur utilisant l’algorithme du super-twisting. Cette stratégie répond aux objectifs décrits
dans l’introduction c’est-à-dire qu’elle est robuste donc elle augmente la fiabilité et améliore
le rendement énergétique. D’autre part, les quantités de puissance du réseau commandé par la
stratégie proposée montrent un profil lisse suivant la référence. Les phénomènes de
broutement (chattering) dans le cas du contrôle FOSMC sont éliminés. L'analyse des résultats

111
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau

obtenus par simulation, montre que la stratégie DPC basée sur le contrôle SOSMC est plus
efficace et fiable par rapport à la DPC conventionnelle basée sur FOSMC.

Les résultats obtenus dans ce chapitre montrent une efficacité de commande appliquée au
convertisseur coté réseau.

112
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau

IV.6. Références bibliographiques


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113
Chapitre IV : Commande de convertisseur côté réseau

114
Conclusions et perspectives

Conclusions et perspectives

L'intérêt croissant suscité par les énergies renouvelables et non polluantes conduit forcément à
un renouvellement de l'industrie à l'échelon international. À l'origine de ce renouvellement, il
y a le problème mondial du changement climatique (variation incontrôlable de vitesse du
vent) et la situation de plus en plus tendue au niveau mondial entre l'offre et la demande de
pétrole et de gaz naturel.

L’objectif principal de ce travail de recherche présenté dans cette thèse, consiste à identifier
les meilleurs stratégies de commande, qui permettront de répondre au mieux à des exigences
spécifiques dans la zone « deux », où la turbine éolienne sollicite des algorithmes de
commande sophistiqués et robustes pour un fonctionnement optimal à différentes contraintes.
Par la suite et dans le convertisseur coté réseau, on a proposé une commande robuste pour une
gestion efficace et de haute qualité de la puissance injectée au réseau électrique. Cette étude
porte sur les problèmes concernant :

• Le choix de la machine électrique intégrée dans une éolienne à vitesse variable.


• Le choix optimal d’une méthode MPPT (moins cher, plus efficace et robuste) pour
extraire le maximum de puissance éolienne.
• Les performances de chaque méthode MPPT étudiée.
• La gestion de la puissance injectée au réseau électrique.

Nous avons présenté, dans le premier chapitre, un état de l'art en évaluant les potentialités des
diverses structures éoliennes (des différentes configurations électriques utilisées dans le
domaine de l’énergie éolienne) et proposant en conséquence des solutions aux nouvelles
contraintes imposées aux générateurs éoliens. Ensuite, une étude aérodynamique de l’éolienne
a été faite (les pales et leurs impacts sur le coefficient de puissance). Parmi les topologies
identifiées, le choix a été porté sur une turbine éolienne à attaque direct basé sur un générateur
synchrone à aimants permanents à vitesses variables.

Dans le deuxième chapitre, une modélisation des différents composants d’une éolienne à
vitesse variable a été accomplie (vent, turbine, GSAP, redresseur, bus continu, onduleur, filtre
et réseau électrique). Cette modélisation permettant d’expliquer la conversion d’énergie
cinétique du vent en énergie électrique. Ensuite, une modélisation de GSAP dans les repères
(naturel et Park) a été réalisée, cette dernière a été validée par simulation sous Matlab
Simulink dans des conditions où la GSAP est alimentée une charge parfaitement résistive.
Enfin, une modélisation a été élaborée dans la partie de convertisseur bidirectionnel de
puissance, suivi par une simulation de cette dernière on appliquant la commande MLI. Les
résultats de simulation de chaque partie montrent l’efficacité de la modélisation réalisée et par
conséquent prépare le chemin pour appliquer les différentes techniques de commandes dans le
chapitre trois.

115
Conclusions et perspectives

Dans le troisième chapitre, les différentes zones de fonctionnement avec les stratégies de
contrôle utilisées ont été présentées. La zone particulière a été détaillée (où la maximisation
de l’énergie extraite du vent est l’objectif principal). En raison de la nature changeante et
instantanée du vent, la puissance de sortie d'un système de conversion éolienne est maximisée
si le rotor de la turbine est entraîné à une vitesse de rotation optimale pour chaque vitesse de
vent. Pour cela, nous avons abordé deux parties de commande : une première partie dédiée à
la commande de la turbine et une seconde consacrée à la commande de la génératrice.
Ces résultats sont obtenus avec une commande de convertisseur de puissance côté générateur
qui se compose de deux boucles :

• La première boucle : dépend de la commande de GSAP, le contrôle de vitesse de rotation


de cette dernière permet de produire une puissance maximale à la sortie. Pour cet objectif,
une commande de FOC a été appliquée au GSAP.

• La deuxième boucle : le suivi de la puissance maximale est réalisé par l’algorithme MPPT
qui génère une référence de vitesse pour contrôler le couple électromagnétique de la
GSAP (première boucle). Dans ce contexte, une étude approfondie des cinq algorithmes
de contrôle MPPT a été détaillée pour déduire la méthode le plus adaptée, Ces techniques
peuvent être classées en différentes catégories selon : le coût, la complexité, la mémoire,
la robustesse et l’efficacité. Ensuite, un test de robustesse a été appliqué à la turbine pour
prouver notre choix. Les résultats de simulation réalisée dans ce chapitre (MPPT et FOC),
et les performances résumés dans les deux tableaux montrent clairement la supériorité de
la technique de contrôle MPPT basée sur logique floue (FLC), ainsi que l’efficacité de la
commande FOC.

Dans le dernier chapitre et après le choix judicieux de l’algorithme MPPT (FLC), la puissance
générée par la turbine est considéré comme une source d'alimentation auxiliaire injectée au
réseau parfait. Pour obtenir une régulation harmonieuse de l'échange de la puissance active et
réactive entre la GSAP et le réseau, on a proposé une stratégie de contrôle robuste basée sur le
DPC-PWM combinée avec la stratégie par mode glissant d’ordre 2 « SOSMC ». Cette
méthode est appliquée au convertisseur côté réseau. Les résultats de simulation montrent
l'efficacité et la fiabilité de la stratégie de contrôle proposée dans ce chapitre comparativement
au DPC-PWM classique basé sur le mode glissant d’ordre 1.

Les travaux futurs qui pourraient être poursuivis à partir des résultats et de la recherche
effectuée dans ce travail de thèse sont les suivants :

• Validation expérimentale de cette étude pour confirmer le modèle et le système de


commande proposés.
• Utilisation des générateurs à synchrone GSAP plus puissant (>1MW).
• Simulation de ce modèle sous une vitesse de vent réelle avec un temps de simulation
suffisant.

116
Conclusions et perspectives

• Amélioration des techniques classiques de MPPT utilisées dans l’éolienne à vitesse


variable, cette amélioration est basée sur l’hybridation des méthodes déjà étudiées dans la
littérature
• Utilisation des mêmes techniques de commande côté générateur et côte réseau, mais avec
un modèle injecté au réseau bouclé IEEE 14 bus.

117
Conclusions et perspectives

118
Bibliographie [Choisir la date]

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125
Bibliographie [Choisir la date]

126
Annexe [Choisir la date]

ANNEXE A : Paramètres de la chaine éolienne

Tab.A.1. : Paramètres de GSAP

Paramètres valeur

Puissance nominale  = 10 

Résistance statorique = 0.00829

Inductance direct statorique  = 0.174 

Inductance qudrature statorique  = 0.174 

Flux d’aiment  = 0.071 

Nombre de pair de pole  = 6

Inertie Totale  = 0.089 . 

Force de frottement ! = 0.005#. 

Tab.A.2. : Paramètres de la turbine éolienne

Paramètres valeur

Rotor de la turbine  = 2

Air density $ = 1.225 . %

L’angle de calage & = 0°

La vitesse spécifique optimale ()* = 8.1

Coefficient de puissance maximale + ,- = 0.48

127
Annexe [Choisir la date]

128

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