Tfe Prudencia
Tfe Prudencia
SEPTEMBRE 2024
2
RÉSUMÉ
L’estimation des réserves a été faite sur base d’un solide model grâce aux logiciels SURPAC et
DESWICK CAD 2020.3, la densité et les teneurs moyennes nous ont été indiquées par l’entreprise vu
qu’on n’a pas eu accès au bloc model ; le choix des méthodes d’exploitation a était fait sur base des
conditions convenables, des avantages et inconvénients que présentent ces dernières ; en suite nous
avons par ailleurs réalisé une planification minière en fonction du champ minier, de la production
mensuelle et des besoins en unités de production pour une exploitation cohérente ; nous avons aussi
déterminé la quantité des explosifs en fonction d’une chambre et nous avons enfin évalué la rentabilité
du projet en fonction de la valeur actuelle nette, le taux de rentabilité interne et l’indice de profitabilité.
Ainsi, après analyse, nous avons trouvé les réserves qui s’élèvent à 6387264,28 Ts ; elles seront
exploitées par le Rom and Pillar (zone 8) et Cut and fill Longitudinal (zone 9) avec une flotte
d’engins de : 1 Jumbo Sandvik DD421, 1 chargeuse Sandvik LH517i, 1 Solo Sandvik DL431 et 3
Benne Toro TH et avec 3956665,5 Kg comme quantité d'explosif. L’étude économique nous a révélé
une valeur actuelle de 378 433 589 USD, un taux de rentabilité interne de 71% et un indice de
profitabilité de 20,177.
RÉSUMÉ _______________________________________________________________________ I
TABLE DES MATIÈRES _________________________________________________________ II
LISTE DES FIGURES __________________________________________________________ IV
LISTE DES TABLEAUX _________________________________________________________ V
EPIGRAPHE __________________________________________________________________ VI
DÉDICACE ___________________________________________________________________ VII
REMERCIEMENTS ___________________________________________________________ VIII
INTRODUCTION GÉNÉRALE ____________________________________________________ 1
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA MINE SOUTERRAINE DE KAMOTO __________ 3
I.1 INTRODUCTION __________________________________________________________________ 3
I.2 HISTORIQUE SUR L’EXPLOITATION (KCC, 2003)____________________________________ 3
I.3. SITUATION GEOGRAPHIQUE _____________________________________________________ 4
I.3.1. Localisation ____________________________________________________________________________ 4
I.3.2. Climat ________________________________________________________________________________ 4
I.4. ASPECTS GEOLOGIQUES (KITENGE, 2020) ________________________________________ 4
I.4.1. Genèse et tectonique _____________________________________________________________________ 4
I.4.2. Stratigraphie ___________________________________________________________________________ 5
I.4.3. Hydrogéologie __________________________________________________________________________ 6
I.4.4. Minéralisation __________________________________________________________________________ 7
I.4.5. Écailles exploitées _______________________________________________________________________ 8
I.4.5.1. Kamoto Principal ____________________________________________________________________ 8
I.4.5.2. Kamoto Etang ______________________________________________________________________ 9
I.5. ASPECTS MINIERS _______________________________________________________________ 9
I.5.1. Méthodes d’exploitations _________________________________________________________________ 9
I.5.2. Opérations minières_____________________________________________________________________ 10
I.5.2.1. Opérations principales _______________________________________________________________ 10
I.5.2.2. Les opérations connexes ou auxiliaires __________________________________________________ 11
I.6. CONCLUSION ___________________________________________________________________ 13
CHAPITRE II : LES METHODES D’EXPLOITATION SOUTERRAINE________________ 14
II.1. INTRODUCTION ________________________________________________________________ 14
II.2. CHOIX DE LA METHODE D’EXPLOITATION EN SOUTERRAIN ____________________ 14
II.3. CLASSIFICATIONS DES METHODES D’EXPLOITATION ___________________________ 17
II.3.1. Méthodes d’excavation ouvertes (sans soutènement) __________________________________________ 17
II.3.1.1. Méthode d’exploitation par chambres et piliers (Room and Pillar) ____________________________ 17
II.3.1.2. Méthode d’exploitation par sous niveaux vidés (Sublevel stopping) ___________________________ 20
II.3.1.3. Méthode d’exploitation par chambres et magasins ________________________________________ 21
II.3.2. Méthode d’extraction soutenu (avec soutènement) ____________________________________________ 23
II.3.2.1. Méthode par couper et remblayer (Cut and fill) ___________________________________________ 23
II.3.3. Méthodes d’exploitations par foudroyage ___________________________________________________ 27
II.3.3.1. Méthode d’exploitation par sous niveaux foudroyés (Sublevel Caving) ________________________ 27
II.4.4.2. Méthode d’exploitation par bloc foudroyés (Bloc Caving) __________________________________ 29
II.4. CONCLUSION __________________________________________________________________ 32
CHAPITRE III : ÉVALUATION TECHNIQUE DU PROJET __________________________ 33
III.1. INTRODUCTION _______________________________________________________________ 33
III.2. ESTIMATION DES RESERVES RESTANTES DE LA ZONE 8 ET 9____________________ 33
III.2.1. Présentation des logiciels _______________________________________________________________ 33
III.2.1.1. Logiciel SURPAC _________________________________________________________________ 33
IV.2.1.2. Logiciel DESWIK ________________________________________________________________ 34
III.3. DETERMINATION DE LA METHODE D’EXPLOITATION DANS LA ZONE 8 ET 9_____ 36
III
EPIGRAPHE
Paul Coelho
VII
DÉDICACE
À ceux qui m’ont soutenu, ce travail est le reflet de votre présence à mes côtés.
À mes incroyables parents : mon père TSHISOLA UBEME Mattieu et ma mère KAWANGA
MUFUKA Lyly, qui ont toujours cru en moi et m’ont offert tout le soutien dont j’avais besoin pour
réussir. Votre amour et vos encouragements m’ont porté jusqu’à ce jour. Je suis fier de vous avoir à
mes côtés.
À mes frères et sœurs : Bonté UBEME, Jeannelle UBEME, Console UBEME, Diane UBEME et
Brian UBEME pour leurs soutiens et encouragements. Même étant loin des yeux, je sentais leur
présence.
À mon futur mari, ma source de force et de motivation, un grand merci pour ton amour. Merci d’être
toujours là pour m’encourager à rester focus même quand c’était dur KAZADI MUNONA Ruben.
À mes chers collègues et amis formidables, pour vos mots de soutien, vos sourires et vos blagues qui
m’ont aidée à garder le cap, même dans les moments les plus difficiles de notre parcours. Sachez que
vous êtes les meilleurs !
À tous ceux qui, par leur générosité, leurs conseils ou simplement leur présence, ont contribué de près
ou de loin à l’accomplissement de ce mémoire. Merci du fond du cœur !
À mes cousins, cousines, oncles et tantes, et à tous ceux qui me sont chers.
VIII
REMERCIEMENTS
Je suis profondément reconnaissante envers toutes les personnes qui ont rendu ce mémoire possible.
Sans votre aide et votre soutien, ce projet n’aurait jamais vu le jour.
Je tiens avant tout à exprimer ma gratitude envers Au grand Dieu JEHOVAH pour la vie qu’il m’a
donnée, me permettant ainsi de mener à bien ce travail de fin d’études.
Un immense merci à mon directeur de recherche : Mr KAKUDJI LUHALUE Alphonse, pour sa
guidance exceptionnelle et ses conseils précieux. Votre expertise, votre patience et vos encouragements
ont été les piliers de ce travail.
Je souhaite également exprimer ma gratitude à mon encadreur, l’Ingénieur EVAN, pour sa
collaboration enrichissante et ses conseils avisés. Votre soutien constant et vos perspectives ont
grandement contribué à la qualité de ce mémoire.
Je remercie aussi mon institut des techniques appliqués d’avoir mis à ma disposition les ressources
nécessaires et pour crées un environnement propice à l’épanouissement intellectuel.
Enfin, un merci du fond du cœur pour ma famille et mes amis. Votre soutien indéfectible, votre patience
et vos encouragements ont été la lumière qui a guidé mes efforts. Votre présence et vos mots m’ont
donné la force nécessaire pour mener à bien ce projet.
A tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce mémoire, merci du fond du cœur
pour votre précieuse aide et soutien.
1
INTRODUCTION GÉNÉRALE
L’extraction minière est une activité qui a pour but principal la mise en évidence d’un gisement
économiquement rentable ; elle est considérée comme un facteur clé du développement d’un pays car
plus d’un tiers des recettes publiques proviennent du secteur minier. Il existe plusieurs méthodes pour
ce qui est d’une exploitation souterraine mais la plus optimale est toujours celle qui permet de
maximiser les revenues tout en minimisant son impact sur l’environnement et en maintenant les
conditions de travail acceptables.
Les conditions des travaux en souterrain sont souvent dangereuses et surprenantes, pouvant entrainer
des phénomènes qui sont relativement lents (affaissements) voir même des phénomènes mécaniques
plus rapides et brutal (effondrements, éboulements miniers), ou encore des incidents tels que la noyade
si les eaux ne sont pas bien traitées (évacuées) ou étudiées. Ce qui résume parfaitement le cas d’une
noyade connue en 2015 par l’entreprise Kamoto Copper Company KCC en sigle dans la zone 8 et 9,
et qui demeurent inaccessible jusqu’à ces jours.
Etant donné que les deux zones (8 et 9) de la mine souterraine de Kamoto regorgent encore une quantité
intéressante des réserves, et du fait que la demande en matières première augmente sur le marché
mondial ; l’entreprise se voit dans l’obligation d’accroitre leurs productions afin de répondre aux
besoins du marché. C’est dans cette même logique que la société Kamoto Copper Company a initié
par le biais de son service de planification minière, une étude visant la réévaluation des conditions de
reprise des zones précédemment citées. D’où le sujet du présent travail intitulé : « ETUDE DE
FAISABILITE DE LA REPRISE D’EXPLOITATION DE LA ZONE 8 ET 9 (Cas de la mine
souterraine de Kamoto) »
Pour ce faire, il est nécessaire de se poser un certain nombre de questions inhérentes à une telle étude.
Ces questions sont :
▪ quelle est la quantité des réserves restantes dans la zone 8 et 9 ?
▪ quelles seront les méthodes d’extraction à appliquer dans les deux zones ?
▪ quels sont les moyens en termes de la flotte d’engins (forage, chargement et transport)
et de la quantité d’explosifs ?
▪ quel est le coût des opérations ainsi que la rentabilité du projet ?
2
Cependant, en analysant les différentes questions relatives à notre sujet d’étude, de manière provisoire,
nous osons croire que :
Ainsi, pour collectionner les renseignements jugés nécessaires à l’élaboration de notre travail, nous
avons emprunté la technique documentaire sur la lecture des ouvrages scientifiques, revues et articles
de notre domaine récolté sur internet ; interview et l’approche expérimentale et l’approche numérique
en faisant des simulations avec le logiciel Surpac et Deswik.
Notre travail concerne les zones 8 et 9, de la mine souterraine de Kamoto ceci couvrant la période
allant du 13/02/2023 au 13/04/2023.
Page | 2
3
I.1 INTRODUCTION
Dans ce chapitre, nous allons faire une présentation d’une manière générale de l’entreprise Kamoto
Copper Company et à un aperçu historique, géographique et géologique du site.
KCC est une entreprise qui exploite le cuivre et le cobalt dans la province du Lualaba. Le nom
KAMOTO a été donné par les autochtones de ladite province selon son histoire. A la mine de
KAMOTO, se faisait voir un petit feu qui émettait de la lumière continuellement à certains moments
du soir, A chaque fois que cela se produise certains habitants du village trouvaient étrange ce
phénomène et d’autres s’exclamaient toujours en criant « TAZAMA KULE KAMOTO » et cela était
devenu comme une sorte d’adresse ou une référence pour ce lieu. Voilà comment, à l’avènement des
travaux de creusement, on appela ce site a juste titre « KAMOTO » non composé qui se traduisait en
français « PETIT FEU ».
La mine de KAMOTO est située à 9 km à l’Ouest du centre-ville de Kolwezi. Elle contient un gisement
dont l’exploitation a commencé en mine à ciel ouvert. La découverte de ce gisement avait débuté en
1942. L’extraction du minerai n’est intervenue qu’en 1948. Le carreau de la mine est à 1445 m
d’altitude qui est considéré comme le niveau 0(en profondeur).
En 1974, dix ans après le début de l’extraction des premières tonnes des minerais, la production de la
mine souterraine de KAMOTO se situé au-dessus de 2500000 tonnes de minerais.
Cette année-là de forte production précédé malheureusement l’effondrement de la mine qui survient
en 1990. En 1993 les troubles sociopolitiques conduisent à une réduction de la moitié des effectifs, on
passe alors de 2166 à 1063 agents.
Fin juillet 2006, démarrage des activités d’assainissement par KOL (KAMOTO OPERATING
LIMITED) et en avril 2007, démarrage réduit de la production KOL ; et en 2009, fusion de KOL et
DCP, deux entreprises partenaires de la Gécamines qui donne naissance à l’actuel entreprise
KAMOTO COPPER COMPANY ; qui est jusqu’à ce jour exploitant de la mine souterraine de
KAMOTO.
4
I.3.1. Localisation
La mine souterraine de Kamoto est située dans la province minière du Lualaba au Sud Est de la
République Démocratique du Congo, plus précisément à l’Ouest de la ville de Kolwezi, à ± 9
kilomètres (voir la figure I-1). La ville de Kolwezi est située à une distance d’environ 300 km de la
ville de Lubumbashi, sur le plateau de Manika suivant les coordonnées géographiques suivantes :
I.3.2. Climat
Kamoto possède un climat désertique chaud et sec selon la classification de Koppen-Geiger. Sur
l’année, la température moyenne à Kamoto est de 22,4°C et les précipitations sont en moyenne de
521,7 mm.
Le gisement de Kamoto a deux ensembles de couches minéralisées constituant les deux corps
minéralisés (Ore Bodies). Les Ores Bodies inférieurs et supérieurs sont séparés l’un de l’autre par un
Page | 4
5
puissant massif algaire ; chaque ore body a une épaisseur moyenne de 4m. Les gisements de la mine
de Kamoto ont une écaille de la série des mines du lambeau de Kolwezi et qui appartiennent au Roan
moyen.
Le gisement de Kamoto principal se présente comme un synclinal dépourvu du Flanc Nord d’une
manière spécifique ; il est limité de toutes parts par des failles et il a la forme d’une vaste cuvette
synclinale qui s’étend en direction sur une longueur de 1.500 m d’Est à l’Ouest et de 1.300 m du Nord
au Sud.
La tectonique du site de Kamoto a eu pour conséquence une dislocation en écailles plus ou moins
indépendantes, jointives au centre (Kamoto Nord) et à l’Ouest (Kamoto Etang). Au sud, le gisement
gauchit avec l’apparition de grandes fractures verticales s’amplifiant avec la profondeur. En son cœur,
il évolue vers le Nord en plateure dont une partie s’est effondrée.
Il présente plusieurs failles ainsi que des injections des roches argilo-talqueuses (RAT) et des roches
siliceuses cellulaires (RSC). Il pend vers le nord, à l’Est, à l’Ouest et au Sud, il se relève en des formes
semi-dressantes et dressantes dont les pendages sont très variables.
I.4.2. Stratigraphie
Les couches exploitées à Kamoto sont parallèles entre elles et varient dans le sens vertical suivant les
conditions de dépôt et la profondeur du bassin.
Ces couches sont généralement dolomitiques, il existe cependant des zones altérées le long des cassures
et des failles. En fouies dolomitiques, les minerais se présentent sous forme des sulfures de cuivre et
de cobalt. En faciès altéré, ces mêmes minerais se transforment en oxydes de cuivre et de cobalt.
Le tableau I-1 ci-dessous, nous montre les roches qui constituent l’ore body supérieur (OBS) et l’Ore
body inferieur (OBI) ainsi que leurs détails spécifiques :
6
I.4.3. Hydrogéologie
Le gisement de Kamoto est doté d’un système d’aquifères d’origine Karstique c’est-à-dire les nappes
qui entourent le gisement de Kamoto ne sont pas des nappes phréatiques ; ce sont plutôt des nappes
dont les eaux circulent dans les chenaux et des cassures vers les ore bodies sous-jacents.
La figure I-2, nous montre en disant que c’est dans les horizons carbonés qu’on peut trouver de l’eau.
Le gisement de la mine de Kamoto est entouré de cinq nappes disposées de la manière suivante :
Page | 6
7
▪ au Nord : la poche de Kamoto toit ;
▪ au Sud : la poche de Kamoto Sud ;
▪ au sud-ouest : la poche KABULUNGU ;
▪ à l’Est :la poche de KOV (Kamoto, Oliveira, Virgule) ;
▪ à l’Ouest :la poche de Kamoto Etang.
I.4.4. Minéralisation
La minéralisation cuprocobaltifère de la mine de Kamoto est strictement dans les deux orebodies sous
forme sulfurée. Le cuivre et le cobalt sont finement disséminés dans la roche principalement sous
forme de chalcosine et de carrollite. Il est à remarquer que l’Orebody inférieur est moins riche en cuivre
et cobalt que l’Orebody supérieur.
Les principaux minéraux sulfurés rencontrés dans les Ores bodies de la mine de Kamoto sont :
▪ la chalcosine : sulfure de cuivre Cu2S (Cu = 79,85% S=20,15%), Couleur gris plomb
et la pointe d’un couteau laisse une trace brillante ;
▪ la bornite : double sulfure de cuivre et de fer Cu4FeS4 (Cu = 63,31% Fe = 11,13%
S= 25,56%), Couleur rouge foncé en cassure fraîche, bleuté lorsqu’elle est couverte
8
d’un enduit. La bornite est plus sporadique, elle se rencontre associée à la chalcosine
dans les zones d’enrichissement ;
▪ la carrolite : double sulfure de cobalt et cuivre CuCo2S4 (Cu= 20,52% ; Co = 38,06% ;
S= 41,42%), Couleur blanc argenté ;
▪ la chalcopyrite, double sulfure de cuivre et fer CuFeS2 (Cu=34,60% ; Fe=30,40% S=
35%), Couleur laiton. La chalcopyrite apparaît sporadiquement dans les Ores bodies,
elle est surtout localisée dans le BOMZ et les shales graphiteux du toit. La teneur
moyenne en Cuivre est de 3,5% et 0,35%.
Ce gisement est d’origine sédimentaire et est constitué de deux couches minéralisées de 12m a 15m de
puissance (OBI et OBS). Ces dernières sont séparées par un banc stérile épais de 15 à 25m formées
par des roches siliceuses cellulaires de très bonne tenue. Le pendage varie entre 25 à 40° à l’Ouest
jusqu’au à 60° au milieu ; Vers l’extrême Est, il devient subvertical. Géométriquement il s’étend sur
1500m d’Ouest à l’Est et du Sud au Nord sur 1300m. Il plonge du Sud vers le Nord jusqu’à la
profondeur de 600m. Bien avant l’effondrement de 1990, le gisement était subdivisé suivant la
direction des couches, de la profondeur et du pendage. Actuellement le gisement principal de Kamoto
est reconnu sous 9 zones (voir la figure I-3), parmi lesquelles 5 zones sont semi-dressants,3 zones en
plateures et une seule zone en dressant.
Ces différentes zones en fonctions du pendage et des méthodes d’exploitation sont : zone 1 : semi-
dressant à l’Ouest ; zone 2 : semi-dressant à l’Ouest ; zone 3 : plateure au Nord-Ouest ; zone 4 : semi-
dressant ; zone 5 : plateure à l’Ouest ; zone 6 : semi-dressant du Sud à l’Ouest ; zone 7 : semi-dressant
du Sud à l’Ouest ; zone 8 : plateure à l’Est ; zone 9 : dressant à l’Est.
Actuellement nous n’avons que deux zones qui sont en activités à savoir :la zone 4, la zone 5.
Page | 8
9
I.4.5.2. Kamoto Etang
Située à l’Ouest du gisement de Kamoto Principal, l’écaille Kamoto Etang a une même formation que
celle de Kamoto Principal, mais à la seule différence que son gisement a une forte altération qui part
en profondeur jusqu’au niveau 275m. il est limité par la nappe aquifère de Kamoto Etang à l’Ouest.
Cette grande écaille présente quatre écailles qui sont : le lambeau Sud ; le lambeau Nord ; l’esquille à
l’Est du lambeau Sud et l’écaille renversée à l’Est du lambeau Nord.
Parmi ces méthodes, le Cut and Fill et le Room and Pillar sont les plus appliquées actuellement.
10
La méthode de Cut and Fill est une méthode en progression ascendante. Elle est utilisée dans le dressant
des chambres montantes remblayées ; le principe de cette méthode consiste à partir d’un niveau de
départ de base vers le niveau le plus bas. La méthode de Room and Pillar est appliquée dans la plateure.
a) La fragmentation
La fragmentation est une opération qui comprend deux services, qui sont la foration et minage. À
Kamoto le forage est effectué par le Simba et le Jumbo. Le Simba fore verticalement et peut aller
jusqu’à une profondeur de 30 m. Le jumbo fore jusqu’à profondeur de 3,2 m, elle fore horizontal.
Le minage est une opération qui consiste à désagrégée la roche (soit pour creuser les galeries,
tunnels…). Cela en se servant de la matière explosive.
Les différents matériels utilisés pour le minage sont : pince à purger ; pic et pelle ; plaque minage ;
flexible ; souffleur en acier ou en cuivre ; bourroir en bois ; échelles en aluminium ; clarinette à air
avec vanne, Etc.
b) Le chargement et transport
Le chargement et transport a pour but d’évacuer tous les produits de la mine vers un endroit qui peut
être les chambres de remblayage, pour permettre le cycle complet d’exploitation. Dans la mine de
Kamoto les engins utilisés pour le chargement et le transport sont :
▪ les chargeuses de marque Caterpillar dont : 4708 CAT R2900G ; 4709 CAT R2900G.
▪ les chargeuses Sandvik notamment le LHD517 ;
▪ les bennes de marque SANDVIK dont : 6801 TORO TH 511i ; 6802 TORO TH 511i ;
6803 TORO TH 511i ; 6804 TORO TH 511i ; 6805 TORO TH 511i.
Un bulldozeur de marque CAT, 5152, qui a pour rôle de servir dans les chambres de remblayage.
Page | 10
11
c) Le soutènement
Dans la mine souterraine de Kamoto, le soutènement se fait d’une part, dans les anciennes galeries où
la sécurité n’est plus rassurée et qu’on va continuer à utiliser et d’autre part, dans les ouvrages
nouvellement développés. Voici donc les différents types de soutènement effectués à la mine
souterraine de Kamoto :
Le boulon qui est utilisé actuellement à Kamoto est le Split Set qui, a une longueur de 2,40 mètres et
un diamètre de 46mm. La maille utilisée est de 1m × 1,2 m. La longueur des trous forés varie entre 2,7
à 4 mètres, leur diamètre de 43mm. Les treillis ont une dimension de 4,3 mètres de longueur et 2,4
mètres de largeur. A la jonction de deux treillis, on y met un boulon Split Set. Le chevauchement
maximum autorisé est de 40 cm entre les treillis. La pose des treillis et des Split Set se fait
simultanément.
La pose des câbles Bolt se fait sur des carrefours, des croisements des galeries, et dans les chambres
encours d’élargissement. Ils ont une longueur de 6 mètres et peuvent supporter un poids allant au-delà
de 17 tonnes.
Les cintres sont utilisés pour soutenir des terrains qui nécessitent un soutènement portant. A Kamoto,
c’est dans les oligistes qu’on pose les cintres.
Dans la mine souterraine de Kamoto, l’exhaure se fait en deux étapes : premièrement la collection des
eaux vers des bassins situés à différents endroits et ce par drainage, de ces bassins de collection, les
pompes qui y sont installées, refoulent ces eaux vers le bassin de collection principale situé au niveau
357 ; cette étape constitue l’exhaure secondaire. Deuxièmes après collection de ces eaux au niveau
12
369, le complexe des pompes y sont installées refoulent ces eaux directement vers la surface ; cette
étape constitue l’exhaure principale.
b) L’électrification et l’éclairage
c) Ventilation
La ventilation est une technique qui consiste à aérer (fournir de l’air) dans les endroits non aérer afin
de vaincre les dangers tels que : l’humidité, la chaleur, la poussière et le gaz. Elle a pour but :
▪ fournir un volume nécessaire d’air aux ouvriers œuvrant dans la mine soit 0,5 L/s ou 50
m3/s par personne ;
▪ abaisser la température;
▪ diluer et évacuer les gaz nocifs ;
▪ la teneur en poussière nocive.
De ces 4 buts, le plus important est « la dilution et l’évacuation des gaz nocifs » car c’est ce facteur qui
détermine la quantité nécessaire d’air à faire circuler dans la mine. Il existe deux types de ventilation
à savoir : La ventilation du type aspirant et la ventilation du type soufflant ; et Kamoto utilise en
principal la ventilation du type aspirant et dans les secondaires, celle du type soufflant.
d) Chaine d’extraction
L’illustration I-4 nous montre comment c’est un système complexe qui est constitué des machines fixes
et mobiles qui permettent l’acheminement des minerais du fond vers la surface ainsi que les transférer
par la bande vers les usines de métallurgie ; Elle effectue 6 tâches à savoir :
▪ la réception : elle réceptionne les minerais provenant des chantiers au grizzly ;
▪ le traitement : il est question d’utiliser les machines pour permettre une bonne
alimentation et le passage des blocs à l’aide des brises blocs ;
▪ l’alimentation : elle se fait avec les bandes, les feeder et l’alimentateur ;
▪ stockage : il se fait dans les silos ;
Page | 12
13
▪ extraction : l’extraction se fait avec les skips ;
▪ le nettoyage : il se fait avec de l’eau, l’air comprimé et des pelles.
I.6. CONCLUSION
Dans ce chapitre, il a été question de présenter brièvement la mine souterraine de Kamoto. Il sied ici
de noter que ses terrains sont originaires des bassins de sédimentation déposés sous forme de boues
en couches plus ou moins horizontales et se présentant comme une portion du synclinal.
14
II.1. INTRODUCTION
Ce second chapitre introduit un aspect général sur les méthodes d’exploitation souterraines et sur les
éléments gouvernant le choix d’une méthode d’exploitation.
Après la mise en découverte du gisement et sa validation lors des études de faisabilités, l’ordre établi
de la conduite des travaux préparatoires, de traçage et d’abattage, dans les conditions naturelles d’un
gisement donné, suivant la variation et le développement des engins d’extractions d’un minerai et de
l’organisation des travaux s’appelle méthode d’exploitation.
Les possibilités d’exploitation des réserves sont en outre les méthodes d’exploitation, que l’on définit
comme étant, l’ensemble des techniques variables qui décrivent les procédés d’excavation des roches
pour récupérer les minéraux valorisables.
Le choix d’une méthode d’exploitation intervient non seulement pour un nouveau gisement, mais aussi
lorsqu’un des paramètres essentiels de l’exploitation affiche une variation tout en remettant en cause
l’un des facteurs principaux de la méthode en cours (la variation du géométrie, pendage etc.)
Plusieurs paramètres entre en jeu pour faire un choix sur la méthode d’exploitation : ces
paramètres sont d’ordre :
▪ naturel ; ici nous faisons allusion à la géologie du gisement (épaisseur, forme, pendage,
profondeur, puissance), à la présence des eaux et la présence des gaz) ;
▪ techniques (taux de récupération, dilution, la flexibilité aux changements d’interprétation
ou conditions…) ; La figure II-1 ci-dessous nous montre comment le coût des opérations
minières est un paramètre essentiel pour discriminer une méthode par rapport à l’autre.
Page | 14
15
Page | 15
16
• le RQD (%) : c’est le rapport entre la longueur des carottes intactes de plus de 10
cm et la longueur de la passe de sondage (voir la figure II-3). La valeur du RQD
est un indicateur précieux de la qualité de la roche. Une méthode d’exploitation
efficiente doit s’adapter au contexte social, économique et environnemental.
Page | 16
17
couplée d’une bonne habilité à la mécanisation ; une grande productivité
(tonnage/homme) ; un très faible risque d’accidents.
Pour assurer un bon suivi (une planification), il est essentiel que la méthode d’exploitation assure une
bonne concentration des travaux. Une méthode rationnelle doit s’adapter aux variations des conditions
du gisement en occasionnant des pertes minimales du minerai.
L’exploitation des mines entrainent des risques économiques dont il faut tenir compte dans l’exécution
du projet minier. Ces risques sont :
L’action individuelle ou combinée du drainage acide et des poussières entrainent de dommages graves
sur la biodiversité (la faune et la flore) et ont un impact négatif sur la santé des êtres humains
(travailleurs ou riverains). Le choix de la méthode d’exploitation efficiente pourra limiter l’impact
environnemental.
Il existe plusieurs méthodes d’exploitations souterraines et elles peuvent être classées des manières
suivantes :
Page | 17
18
A. Principe :
L’essentiel est d’exploiter autant que possible le corps minéralisé en laissant des piliers de minerai qui
permettent de tenir le toit. Les dimensions des chambres et piliers dépendent ± de la compétence de la
roche superposée (stabilité au toit) et aussi de la roche minéralisé (stabilité des piliers), ainsi que les
pressions existantes.
En générale les piliers sont distribués selon un arrangement aussi régulier que possible (voir la figure
II-4), et ils peuvent avoir une section circulaire carré ou rectangulaire. A la fin de l’exploitation d’une
certaine zone, il est possible de récupérer, au moins partiellement un certain pourcentage des piliers,
en fonction de la valeur du minerais extrait.
L’exploitation se fait par une tranche complète (on prend tout le corps minéralisé : 6 à 10m d’épaisseur)
ou par des tranches multiples, si l’épaisseur du corps minéralisé est grande et les piliers ne peuvent pas
supporter le poids des terrains dans ce cas on commence par récupérer la partie supérieure pour y poser
le soutènement ; et attaquer la partie inférieure par une opération bancaire comme dans une mine à ciel
ouvert. Ce qui permet l’exploitation simultanée de 2 fronts (voir la figure II-4).
B. Conditions et éléments principaux :
▪ résistance des minerais : Faible à modéré (ces variantes peuvent extraire des forts corps
minéralisés aussi) ;
▪ résistance de la roche : modérée à forte ;
▪ forme du gisement : tabulaire ;
▪ pente du gisement : Faible (d’habitude moins de 15°, mais ces variantes peuvent extraire
des corps minéralisés jusqu’à des pentes de 40°) ;
▪ forme et épaisseur : large extension, épaisseur moins de 5m, sinon plusieurs minages en
banc sont requis ;
▪ teneur du minerai: modéré;
▪ profondeur : Peu profondes à modérée (±600 m)
C. Principaux éléments du système et paramètres de travail :
▪ division du gisement en panneau de dimensions : 600 à 1200 m X 120 à 240 m ;
▪ dimension des entrées principales et des panneaux : 3 à 4.8m ;
▪ nombre d’entrée : 2 à 12 ;
▪ hauteur des ouvertures = Épaisseur du gisement ;
Page | 18
19
▪ envergure/largeur des chambres : Dans les charbons, 6 m avec boulonnage, et peut aller
jusqu’à 9 m avec d’autres types de soutènement ; Intervalle de 6 à 12 m ;
▪ largeur minimum des piliers intérieur : 3 m, mais d’habitude 6-12 m ;
▪ longueur/Profondeur de chambre : 90-120 m (dans certaines variantes elles peuvent être
moins que ces valeurs).
D. Avantages et Inconvénients:
D.1. Avantages:
▪ coûts d’exploitation relativement faibles ;
▪ production élevée (récupération du gisement de 70 à 85%) ;
▪ dilution relativement faible : 0 à 20% ;
▪ une bonne mécanisation des opérations minières ;
▪ bonne concentration des travaux miniers ;
▪ bonne ventilation de la mine.
D.2. Inconvénients :
▪ faible récupération du gisement pour des roches moins résistantes : perte quantitative dans
les piliers ;
▪ méthodes moins flexible en cas de variation brusque d’épaisseur du gisement ;
▪ présence des zones de subsidence en cas d’éboulement ;
▪ diminution de la sécurité de la méthode avec l’approfondissement de la mine (pression de
terrain).
Page | 19
20
On abandonne de proche en proche les piliers qui assurent à la fois la stabilité des épontes tant sur le
plan vertical qu’horizontal pour jouer le rôle d’entretoise. Le corps minéralisé est divisé verticalement
en sous-niveaux.
A. Principe :
L’illustration II-5, nous montre comment la méthode par stopping peut se faire : l’exploitation du
gisement commence par le creusement d’un accès (1), A partir des accès, on creuse les niveaux
d’extraction (2), A partir de là, (3) on creuse perpendiculairement les recoupes en direction du
gisement, Les limites latérales des recoupes sont encadrées par les piliers (4), (5) L’exploitation se fait
en creusant une galerie centrale au centre du panneau (en hauteur), (6) A partir de la galerie centrale
réaliser des forage au toit et à la daigne de la galerie (dans le minerai). Le minerai abattu reste dans la
chambre et (7) Ce minerai est ensuite évacué vers le puits à minerai.
Figure II- 5 : Méthode d’exploitation par sous niveaux vidés (Sublevel stopping) (Bokwala, 2008)
C.2. Inconvénients :
▪ développement très coûteux : creusement des galeries, entonnoirs etc. ;
▪ méthode moins flexible ;
▪ une main d’œuvre de qualité pour la précision du forage des trous de mine ;
▪ nuisance provoquée par les vibrations suite au minage.
Page | 21
22
En général, la méthode ne s’applique que pour des gisements dressants (˃45°) avec des limites
régulières. Le minerai et les roches encaissantes devraient être solides(stable) et le minerai ne devrait
pas être affecté par le stockage (non oxydant, un minerai qui ne s’accroche pas ou ne colle pas et qui
ne brule pas spontanément) :
▪ Caractéristiques du minerai : le minerai doit être solide et non oxydant, ne pas s’accumuler
ni se coller, ni bruler spontanément ;
▪ Caractéristiques de la roche encaissante : les encaissants doivent être caractérisés par des
murs moyennement résistants (sans d’argiles ou de structures géologiques comme les
failles, les joints, etc.) ;
▪ la forme de gisement : n’importe quelle forme, mais il doit avoir des limites uniformes et
définitives ;
▪ pendage : le pendage de gisement doit être supérieur à l’angle de repos (angle naturel)
(˃45°) et de préférence plus raide que 50° ;
▪ dimensions du gisement : gisement de puissance (mince, moyenne et puissant) étroite et
modéré et n’importe quelle longueur et hauteur ;
▪ classe de minerai : la teneur de minerai devrait être modérée à élever.
Page | 22
23
B. Paramètres principaux
▪ hauteur de l’étage « H » varie de 50 à 60 ;
▪ longueur du bloc « L » va de de 0 à 100m ;
▪ épaisseur de stot de base « E » varie de 04 à 08m ;
▪ longueur des enlevures « l » va de 10 à 12m ;
▪ distance entre les cheminées de soutirage « d » varie de 04 à 05m.
C. Avantages :
▪ soutirage par gravité ;
▪ faible investissement ;
▪ bonne récupération du minerai (75 à 100%) et faible dilution (10 à 25%).
D. Inconvénients :
▪ travail intensif, mécanisation limitée;
▪ conditions de travail difficiles ;
▪ le minerai peut colmater, oxyder, ou brûler spontanément dans les entonnoirs ;
▪ risque de perte de chantier pendant le soutirage s'il n'est pas correctement contrôlé ;
▪ risque d’utiliser le débitage secondaire.
A. Principe la méthode :
L’illustration II-7 montre comment s’applique la méthode ; Creuser un bouveau de chassage parallèle
au corps minéralisé, généralement sur le mur de la formation ; Faire une signée initiale horizontale
dans le corps minéralisé à 5m au-dessus du niveau de roulage ; Amorcer des cheminées pour les
hommes, le matériel et le minerai, à partir du niveau de roulage vers la saignée initiale ; Creuser une
ou deux cheminées, depuis la première tranche jusqu’à la tranche supérieure, pour la ventilation et la
descente du remblai ; Lors de l’exploitation on enlève des tranches de 3 à 5m suivant la résistance du
minerai et des épontes et Les trous de mines sont forés soit horizontalement, soit montants.
Page | 23
24
Remblai
Minérais
Figure II- 7 : illustration de la Méthode par couper et remblayer (Cut and fill) (Bokwala, 2008)
Page | 25
26
• CAF transversal retro : Cette méthode consiste à ne tracer les chassages que
dans du minerai.
Deux chassages dont l’un est tracé au toit de l’OBS (CTS) et le second au toit de l’OBI (CTI) permettent
d’attaquer directement les deux couches minéralisées (voir figure II-9).
▪ CAF longitudinal : Dans ce type de CAF, les recoupes sont toujours de section normale
(6m x5m) mais espacées de 50m d’axe en axe. Cette méthode s’applique sur les dressants
(± 90°). Les recoupes traversent les deux orebodies de part en part pour s’arrêter au contact
supérieur des bomzatres et du bomz. On trace des refentes « galerie pilote » dans l’axe des
orebodies reliant les recoupes les unes aux autres. Les refentes sont élargies sur toute la
puissance (épaisseur) des orebodies. Et cela, sur toute la longueur de la couche. Cet
élargissement est valable aussi bien sur le niveau inférieur que sur le niveau supérieur. Lors
du traçage de la chambre, elle est délimitée à 21m de part et d’autre de l’axe des recoupes
(voir figure II-10).
Page | 26
27
Figure II- 11 : Méthode d’exploitation par sous niveaux foudroyés (Sublevel caving) (ATLAS COPCO,
2020).
A. Conditions convenables:
▪ le minerai doit être moyenne à résistant ;
Page | 27
28
B. Principe :
Le principe de base des méthodes d’exploitation par foudroyage consiste à assurer l’équilibre des
roches environnantes de zones exploitées par effondrements provoqués périodiquement. Le poids
propre du minerai et la pression des roches de couverture sont utilisés pour l’abatage du minerai.
Plusieurs galeries sont en creusement simultanément à différents niveaux tandis que d’autres sont en
exploitation ou en préparation (voir la figure II-12). Les galeries des niveaux supérieurs et inférieurs
sont placées en quinconce. Sur un même niveau, les galeries sont séparées par les piliers. Après le tir,
le minerai abattu dans une galerie est chargé et transporté vers les cheminées. Le foudroyage du toit
suit immédiatement l’abattage, ce qui cause la dilution lors du chargement du minerai.
A’
Coupe A -A’
Niveau 4
Niveau 4
Niveau 3
Niveau 2
Niveau 1
Figure II- 12 : Méthode d’exploitation par sous niveaux foudroyés (Sublevel Caving) (Bokwala, 2008)
Sur la figure II-13 ; la section 2-2 sur la figure montre une disposition en losanges, avec un espacement
régulier dans le sens horizontal et dans le sens vertical. Bien que les travaux de creusement soient ici
importants, il s’agit d’une opération simple qui se prête bien à la mécanisation. Le creusement simultané
de plusieurs galeries à différents sous-niveaux implique une utilisation optimale du matériel.
Page | 28
29
Et la section 1-1 montre des chantiers en escalier, où les travaux à chaque sous-niveau sont en avance
d’une opération sur ceux du sous-niveau.
Lorsque la préparation d’un sous-niveau est terminée, de longs trous de mine verticaux sont forés en
éventail au plafond des galeries.
Figure II- 13 : Méthode d’exploitation par sous niveaux foudroyés (Sublevel caving) (Bokwala, 2008)
Son principe de base consiste à assurer l’équilibre des roches environnantes de zones exploitées par
effondrements provoqués périodiquement. Le poids propre du minerai et la pression des roches de
couverture sont utilisés pour l’abattage du minerai. Elle est d’application dans les gisements d’épaisseur
et formes variées ; les filons de grandes épaisseurs, de lentilles ou de gisements de formes non
régulières, quand les roches de couverture se prêtent au foudroyage, pas de nappe aquifère au niveau
supérieur ni édifices importants à protéger.
A. Principe :
La préparation d’un bloc foudroyé pour l’exploitation (voir figure II-14), consiste : à creuser une série
de galeries de chargement suivant un schéma régulier ; à creuser des entonnoirs ou des cheminées
jusqu’au niveau de la saignée horizontale, Les galeries situées sous le bloc peuvent être sujettes à des
fortes pressions de terrain. Les travaux préparatoires sont souvent assez longs, avant de pouvoir
amorcer le foudroyage.
L’abattage consiste à forer un grand nombre de cheminées, depuis le niveau inférieur jusqu’à l’étage
supérieur, afin de relier tous les sous niveaux. La cheminée servant d’évacuation du minerai. Pour
l’accès du personnel, une cheminée ou des plans inclinés ou des spirales sont creusés dans le mur du
gisement.
Les trous en éventails sont forés soit parallèlement soit en éventails à partir de chaque galerie des sous
niveaux. Ils sont forés verticalement ou légèrement inclinés dans le sens de l’abattage.
Figure II- 14 : Méthode d’exploitation par bloc foudroyés (Bloc Caving) (Bokwala, 2008)
Page | 30
31
N.B : L’exploitation par foudroyage de blocs nécessite une planification à long terme et des travaux
préparatoires importants, comprenant le traçage d’un réseau complexe de voies sous le bloc à extraire.
Les travaux comprennent généralement, le découpage de la base en entonnoirs, le creusement de
cheminées pour la descente du minerai aux points de soutirage, l’installation de cribles pour retenir les
fragments trop gros et le chargement dans les berlines.
B. Conditions convenables
▪ résistance des minerais : faible, tendre, friable, fracturée et/ou jointé. Il pourrait foudroyer
librement sous son proprement poids quand sous-coupé. Il pourrait ne pas coller si humide
et pas automatiquement s’oxydé ;
▪ résistance de roche : faible à modérée mais fracturée, jointée et foudroyable. Presque les
caractéristiques similaires comme le minerai. La limite roche minerai devrait être
distincte;
▪ forme du gisement : tabulaire épaisse ou massive. Régulier préférablement ;
▪ pente du gisement : dressant mais peut être appliquée à la plateure si le gisement est épais;
▪ épaisseur et dimension : extension large le long et à travers la pente, épaisseur supérieure
à 30 m ;
▪ teneur : peut-être faible mais uniforme comme la sélectivité n’est pas possible ;
▪ profondeur : modérée, pratiquée jusqu’à une profondeur de 1.2 km. Si la profondeur est
suffisante donc la résistance de recouvrement pourrait excéder celle de la roche (le mur
de dessus), ainsi la subsidence en surface peut être réduite.
C. Avantages et Inconvénients :
▪ Avantages :
Exécuté correctement, le foudroyage de blocs est une méthode peu coûteuse et productive. La difficulté
réside dans la prédiction du comportement du massif. De plus, l’envergure des travaux préparatoires crée
des délais importants avant le début de la production, délais qui peuvent avoir un effet négatif sur les
projections financières des investisseurs.
▪ Inconvénients
Présence des problèmes de rock burst ; effondrement incontrôlé ; irruption d’eau dans le chantier ; la
surface à l’aplomb de l’exploitation doit pouvoir subir une subsidence importante et crée généralement
des perturbations et des dommages sur l’environnement ; du fait de la dilution et de la perte de minerai,
Page | 31
32
la méthode des sous-niveaux foudroyés, est en général, appliquée à un minerai de valeur marchande
faible ou un minerai dont le traitement et la concentration sont bon marché.
II.4. CONCLUSION
De ce second chapitre, il sied de retenir qu’il parle d’une manière générale, des méthodes d’exploitation
souterraines et des éléments régissant le choix d’une méthode d’exploitation : dans les mines
souterraines, la sélection de méthodes d’exploitation est très vitale. Elle a un impact direct sur la
sécurité, la productivité, le coût, et la récupération. Un certain nombre de paramètres doit donc être pris
en compte : les dimensions et la configuration du gisement, la valeur et la composition des minéraux
que renferme ce dernier, la stabilité et la résistance du massif rocheux et des impératifs de production
et de sécurité. En termes d’exploitation, une mine lambda constitue donc un cas particulier. En
revanche, elle poursuit comme toute autre mine, la recherche de la rentabilité et de la sécurité.
Pendant la sélection de la méthode d’exploitation, la stabilité des terrains et la nature des minerais et des
roches encaissantes, doivent bien être étudiées.
De nos jours, plusieurs cas ont été signalés : la mauvaise sélection des méthodes d’extraction a été l’une
de raisons ayant conduit certaines mines à mettre un terme à leurs activités.
Page | 32
33
CHAPITRE III : ÉVALUATION TECHNIQUE DU PROJET
III.1. INTRODUCTION
Dans ce chapitre, d’une manière pratique, nous réaliserons une évaluation des aspects techniques d’un
projet, de manière à dresser un programme et à élaborer un calendrier d'opérations d’exploitation
minière en vue d’optimiser le gain en termes de quantité (volume, tonnage) et de qualité (teneur) du
minerai à récupérer.
Il sera question ainsi de traiter et de présenter les résultats de nos recherches tout en répondant
valablement aux interrogations soulevées dans la problématique.
Pour arriver à l’estimation des réserves, il faut réaliser un traitement numérique des données qui se fait
suivant une structure bien détaillée (création d’une base de donnée, traitement des données, création
d’une surface topo, du solide model etc.) ; pour ce qui est de notre travail, nous allons juste vérifier le
solide model (sa validation), faire le bloque model et faire estimation vu que le solide model nous a été
donner ; mais cela n’empêche pas montrer comment nous pouvons arrivé à créer un solide model.
Il offre une vaste gamme de services à l'industrie minière. Détentrice d'une bonne expérience dans le
domaine de l'industrie minière assistée de programmes informatisés, la firme Surpac est experte dans
l'estimation de ressources de minerai et la modélisation de gisement. Ce logiciel est consulté par les
différentes disciplines de la géologie, de la statistique et du génie minier. Reconnu partout dans le
monde, il fournit des informations de qualité lors du développement des ressources et des services de
production dans un délai raisonnable.
Page | 33
34
▪ ouverture du logiciel ;
▪ création d’une base de données géologique ;
▪ affichage des trous de sondage ;
▪ affichage des teneurs ;
▪ faire la coupe des sections ;
▪ création du solide model.
Il s’agit d’une application hautement fiable et efficace qui fournit des outils de pointe pour s’assurer
que les plans de mine sont robustes, transparents et réalisable basés sur un matériel et une technologie
de pointe, l’application améliore considérablement votre expérience de conception.
a) Ouverture du logiciel
Page | 34
35
b) Importation du solide model
c) Estimation du solide
Après l’estimation, nous avons trouvé les réserves de la zone 8 et 9 étant de 2628503,82 m3 soit
7096960,314 Ts à raison de 1964972,68 m3 soit 5305426,236 Ts pour la zone 9 et 663531,14 m3 soit
1791534,078 Ts pour la zone 8 ; comme le ressort le tableau III-1 ci-dessous.
Page | 35
36
En tenant compte de la récupération minière qui s’élève à 90%, les réserves s’élèvent à hauteur de
2365653,43 m3 soit 6387264,28 Ts à raison de 1768475,41 m3 soit 4774883,61 Ts pour la zone 9 et à
raison de 597178,02 m3 soit 1612380,67 Ts pour la zone 8
III.3.1. Introduction
La méthode d’exploitation consiste en une séquence des opérations de production minière exécutées
de manière répétitive dans et autour du bloc minéralisé. La diversité des méthodes d’exploitation
explique la pluralité des techniques minières.
Il est donc important que la méthode soit bien adaptée aux contextes du moment puisqu’elle
conditionne totalement la récupération du gisement, les possibilités de sélection au chantier et de
mécanisation des opérations minières. Bref, elle conditionne l’équilibre de l’entreprise minière.
Page | 36
37
Connaissance du gisement :
géologique et géotechnique
Infrastructures Méthodes
Matériels
Choix Abandon
Page | 37
38
Légende:
Tableau III- 3 : sélection d’une méthode d’exploitation en fonction des avantages et des inconvénients
METHODES D'EXPLOITATION
AVANTAGES ET Extraction
Extraction ouvertes (sans Exploitation par
INCONVENIENTS soutenu (avec
soutènement) foudroyage
soutènement)
RAP SLS SS CAF SLC BLC
Coût d'exploitation F F F E M-E M-E
Récupération F B B B B B
Production E E E E E E
Mécanisation B B F M-B B B
Flexibilité F F F B F B
Zone de subsidence F E E F M-E E
Sélectivité B B B B F F
Sécurité B B F B B F
Dilution F E F F E E
Légende :
▪ B : bonne ;
▪ F : faible ;
▪ E : élevé ;
▪ M-B : moins bonne ;
▪ M-E : moins élevé ;
▪ A : applicable
Page | 38
39
▪ N-A : non applicable
De cette option, il ressort sur base des avantages les méthodes ci-après :
Cependant ; pour ce qui est de notre travail, partant du précédant tableau III-3, présentant les différents
caractéristiques du flanc Est (zone 8 et 9) ; nous avons jugé bon de faire notre analyse sur base des
conditions convenables (voir le tableau III-4) permettant de choisir par le mode d’exclusion
(élimination) la méthode d’exploitation qui convient dans la zone 8 et 9. Ce mode consiste à éliminer
la méthode la plus défavorable en fonction d’un certain nombre de conditions jugées prépondérantes ;
qui sont :
Page | 39
40
METHODES D'EXPLOITATION
Conditions Extraction
Extraction ouvertes (sans Exploitations par
convenables soutènement)
soutenu (avec
foudroyage
soutènement)
RAP SLS SS CAF SLC BLC
Resistance des Facile à Modérée à
Modérée Modérée à forte Moyenne Faible
minerais modéré forte
Resistance de la Modérée à Modérée à Faible à
Modérée Faible Modérée
roche forte forte modérée
Forme du gisement
Toutes
(régulière ou Tabulaire - Toutes formes Toutes formes Régulière
formes
irrégulière)
Dressant
Dressant (mais
(mais aussi
Pendage Plateure Dressant Dressant aussi pour la Dressant
pour la
plateure)
plateure)
Large
Large
Dimensions extension et Applicables à
Large extension et extension et
(Puissance et épaisseur - toutes -
épaisseur (2-30m) épaisseur
extension) moins de dimensions
(≥30m)
5m
Haute mais
Modérée à Moyenne à Faible mais
Teneur du minerai Modérée Modérée uniformité
forte élevée uniforme
variable
0.6-1.2
Profondeur ±600 1- 2 Km - 2.5 Km 1.2 Km
Km
Conclusion × × × ×
De cette analyse, il en résulte que certaines conditions (la forme du gisement, le pendage, la tenue
mécanique et la teneur) ainsi que certains facteurs (la dilution, la sélectivité et la concentration des
travaux) nous ont empêchés de porter notre choix sur les méthodes retenues lors de la première analyse
(RAP, SLS, CAF et SLC) que sur :
Page | 40
41
Zone 8 Plateure
Zone 9 dressant
Pour notre étude avons adopté les dimensionnements des chambres et des piliers tels qu’appliqués
à la mine de Kamoto ; le Tableau III-5 ci-dessous les étales bien.
Sur base des développements déjà effectués (voir figure III-5) et l’aide des logiciels Micromine et Surpac,
nous sommes arrivés aux résultats illustrés par la figure III-6.
Page | 41
42
Figure III- 7 : Vue en plan des chambres (stopes) créées sur le Flanc Est de la mine souterraine de Kamoto
à l’aide des logiciel Surpac.
Présentant deux couches séparées par une couche intercalaire (stérile) ; nous proposons une
récupération qui commencera par l’ouverture des chambres de la couche supérieure suivi ensuite de la
récupération de la couche inférieure comme l’illustre la figure III-7. Il est vraiment souhaitable de faire
cette démarche pour des raisons sécuritaires de la méthode. L’opération contraire est réalisée pour le
remblayage des chambres (de bas vers le haut) pour éviter de surcharger de l’intercalaire de séparation
entre les deux niveaux (MAVUNGU, 2012).
Page | 42
43
La récupération minière (Tableau III-6) étant le rapport entre la quantité (tonnes minerai) extraite et la
réserve minière. Elle est estimée à :
Page | 43
44
En tenant toujours compte des développements (voir figure III-8) et l’aide du logiciel Surpac, nous
sommes arrivés aux résultats illustrés par la figure III-9.
Page | 44
45
Figure III- 10 : Vue des chambres (stopes) de la mine souterraine de Kamoto à l’aide du logiciel et Surpac
La récupération minière des deux variantes est repris dans le tableau III-8 ci-dessous.
III.4.1. Définition
La planification minière se définit comme l’ordonnancement dans le temps et dans l’espace des tâches
ou opérations minières concourant à la production minière en vue de respecter un certain programme
préétabli de production.
III.4.2. Objectifs
Page | 45
46
▪ de guider étape par étape l’exploitation d’un gisement en vue d’un rendement optimal.
Les plans à court terme fournissent des procédures détaillées sur la façon d’exécuter avec succès les
objectifs opérationnels de la mine. Ils impliquent une planification intensive, y compris les horaires
d’équipe par équipe.
Les plans à moyen terme relent les stratégies dans les plans de la mine et les plans en court terme pour
la mise en œuvre. Ils se concentrent sur des questions telles que l’optimisation de la qualité des produits
et l’efficacité de la production.
De ce fait, pour mieux planifier les travaux d’exploitation minière, il faut déterminer la production
mensuelle ou annuelle en fonction de contraintes techniques tant au niveau de la mine qu’au niveau de
l’usine de traitement métallurgique. Mais pour arriver à cela, il faut d’abord déterminer les réserves et
également la méthode avec laquelle il faut les extraire.
Page | 46
47
III.4.4. Organisation des travaux
Prod.jour = 0,014×(Réserves)0,75 m3
Le tableau III-9 ci-dessous nous présente en tonne sèche, les résultats de la production journalière,
mensuelle et annuelle de la zone 8 et 9 :
En tenant compte de la récupération minière, nous avons trouvé une durée de vie de 6 ans et 4mois pour
une exploitation de 2365653,438 m3 soit 6387264,28 Tonnes sèches.
L’exploitation en mines souterraine est basée sur des méthodes sélectives, où l’on choisit les blocs en
fonction de leur teneur, de la stabilité, ainsi que leur tonnage toute en respectant la séquence préétablie
par la planification.
La figure III-10, la figure III-11 et le tableau III-10 nous montre une synthèse de la planification de
l’exploitation du flanc Est de la mine souterraine de Kamoto suivant la durée de vie du projet.
Page | 47
48
Page | 48
49
Planning de la zone 8 et 9
Légende 1ère Année 2ème Année 3eme Année 4ème Année 5ème Année 6ème Année 7ème Année
Production
999988,3 999775,34 998875,83 999898,17 999764,86 998966,26 389996,08
annuel
TOTAL 6387264,28 Ts
Page | 49
50
N 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
115 101 97 102 80 110 103 87 87 75
N 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
134 100 95 91 87 89 95 121 114 98
N 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
108 113 93 89 95 75 82 76 69 119
Etant donné que nous avons besoin de connaitre le temps effectif pour forer un trou de mine, il est
important de faire une étude statistique pour ressortir le temps de cycle moyen en déterminant la classe
(K), l’étendue (ω), l’amplitude (A) et la fréquence (f). On choisit les classes pas trop nombreuses, mais
suffisamment pour qu’il n’y ait pas de perte d’information. Le nombre K de classe est le nombre dans
lequel on regroupe le nombre des observations. La répartition des classes sera déterminée par la
méthode de STURGES, comme la montre le tableau III-12 qui nous donne :
Page | 50
51
▪ nombre de classes (Méthode de STURGE) :
𝜔
𝐴= = 13
𝐾−1
La ligne inferieure de la première classe sera de :
𝑎
L = Xmin − 2 = 69 − 6,5 = 62,5
▪ Fréquence : On appelle fréquence de la valeur Xi, noté fi, le rapport de l’effectif ni correspondant
à la valeur Xi et de l’effectif N. Elle est donnée par :
Tableau III- 12 : Etude des classes, étendue et amplitude par la méthode Sturges
Limites
𝒏𝒊
des classes ∑𝒏𝒊𝑿𝒊
ni Xi 𝑭𝒊 = niXi (Xi – X)2 FiXi Fi (Xi – X)2
𝑿=
𝑵
𝑵
69 1 34,5 0,033 34,5 35448,1798 1,1385 4039,602
]69-82] 5 75,5 0,166 377,5 344,71864 12,533 4320,359
]82-95] 10 88,5 0,333 885 94,0666 30,987 29,4705 913,2024
]95-108] 7 101,5 0,233 710,5 55,25543 23,6495 1306,763
]108-121] 6 114,5 0,2 687 417,52384 22,9 9561,296
]121-134] 1 127,5 0,033 127,5 1117,7922 4,2075 4703,111
Total 30 2822 92,899 24844,33
Le temps de cycle moyen du jumbo est de 92,899 Secondes soit 1,548 Minutes.
Page | 51
52
Le tableau III-13 ci-dessous présente les caractéristiques de l’engin et quelques données de calcul de
la flotte.
b) Solo
Nous allons considérer le solo SANDVIK DL431 (voir figure III-13) utilisé à Kamoto.
Page | 52
53
A. Temps de cycles
Le tableau III-14 ci-dessous nous présente les données recueillis lors du chronométrage du Solo.
De ce tableau, il découle le temps de cycle moyen de 93,3167 Sec soit 1,331 minutes.
Longueur
forée Temps de cycle HUE V×E CUA
Solo Sandvik DL431
8m 92,899 Sec soit 1,331 Min 20 2,3×2,5 80%
▪ rendement effectif :
8 𝑥 60
𝐷𝑡ℎ = 1,331
𝑥 0,80 = 288,50 𝑚𝑓/ℎ
▪ rendement journalier :
𝑫𝒋/𝒋𝒐𝒖𝒓 = 288,50 × 20 = 5770 mf/j
Page | 53
54
▪ nombre de Solo:
63807,4
𝑁𝑗 = = 0,31 ≅ 1 𝑠𝑜𝑙𝑜
365 𝑥 24 𝑥 288,50 𝑥 0,8
c) Engins de chargement
La mine souterraine de Kamoto, utilise des engins de chargement de modèle LH 517i de la firme
SANDVIK TORO illustrait par la figure III-14, ce sont des chargeuses, destiné aux travaux
d’exploitations souterraines de grande taille, ainsi qu’aux travaux de développement. Ces chargeuses
sont conçues pour assurer une sécurité et une productivité de premier ordre.
Voici ci-dessous dans le tableau III-16, les dimensions des différents composants de la machine :
Tcy = Tch+Tmc+Tac+Td+Tr+Tmr
Avec :
tcy : temps de cycle ;
tch : Le temps de chargement ;
tmc : temps de manœuvre de chargement ;
Page | 54
55
tac : temps d’aller charger ;
td : temps de déchargement ;
tr : temps de retour ;
tmr : temps de manœuvre retour.
Le tableau III-17 ci-dessous nous présente les données recueillis lors du chronométrage de la chargeuse
Sandvik Toro LH517i.
Page | 55
56
Après la répartition des classes par la méthode de STURGES ; le e temps de cycle moyen de la
chargeuse est de 275,966667 ≅ 276 Secondes soit 4,59 ≅ 5 Minutes.
d) Engins de transport
La benne Sandvik Toro (voir figure III-15) est un véhicule à quatre roues motrices équipé de pneus en
caoutchouc et entrainé par un moteur diesel.
Page | 56
57
Les dimensions des différents composants de la machine sont présentées dans le tableau III19 ci-
dessous.
Capacité du bac de la
Hauteur Largeur Longueur totale Puissance moteur
benne
51 tonnes soit 19 m3 3,2m 3,2m 11,5m 515 kW
Tcy = Tmc+Tat+Tc+Ta+Tr+Tmd+Td
Avec:
tmc : temps de manœuvre au chargement ;
tat : temps d’attente ;
tc : Temps de chargement ;
ta : temps d’aller ;
tr : temps de retour ;
tmd : temps de manœuvre au déchargement ;
td : temps de déchargement.
Les résultats du chronométrage sont repris dans le tableau III-20 ci-dessous :
Page | 57
58
La répartition des classes par la méthode de Sturges ; le temps de cycle moyen de la benne est de
2437,53 ≃ 2437 Secondes soit 40,625 ≃ 41 Minutes.
Page | 58
59
B. Détermination du rendement et nombre de benne
Le tableau III-21 ci-dessous présente les caractéristiques de l’engin et quelques données.
▪ le nombre de benne
Dch 59,826
Nb = = = 3 bennes
Db 19,47
e) Autres engins
En dehors des engins cités ci-haut, il y a d’autres engins nécessaires ne dépendant pas du volume du
gisement (Tableau III-22), il s’agit de :
Flotte Nombre
Car émulsion 1
Compresseur diesel 1
Land cruiser 12
Page | 59
60
π r2 𝜋 𝑑2
Avec S2= L×h1 et 𝑆1 = 2
𝑜𝑢 8
πd2
Volume d’un trou : 𝑽𝒕 = 4
× 𝐿𝑓 (m3)
Qexp = Ntch×Chcol
Qexp
Ratio (R) = Ts
▪ h : la hauteur de la galerie ;
▪ St : la section de la galerie ;
▪ A : l’avancement ;
▪ Vmr : le volume du massif rocheux ;
▪ 𝜌 : La densité de la roche ;
▪ Lf : la longueur forée ;
▪ S2 ou Sr : surface de la forme quadratique ;
▪ S1 ou Sc : surface d’un demi-cercle ;
▪ Ntch : nombre des trous chargés ;
▪ Chcol : Charge colonne ;
▪ Rm : le rendement de minage.
Le schéma III-3 ci-dessous nous présent certaines dimensions que l’entreprise Kamoto utilise.
Page | 60
61
R = 2,5m
Demi-cercle
H = 5,5m
X : 3m
Surface rectangle
5m
3,14 𝑥 2,52
𝑆𝑟 = 5 𝑥 3 = 15 𝑚 𝑒𝑡 𝑆𝑐 = = 9,81 𝑚
2
▪ Volume du massif :
Vm = St × Lf = 24,81 × 4,9 = 223,29 m3
Tonne sèche : 223,29 × 2,7 = 602,88 Ts
L’avancement étant de 90%, c’est impliqué que ; pour une longueur Forée de 4,9m on aura un
avancement de 4,4m. pour ce qui est de la quantité d’explosifs sur une longueur de 100m nous : Ratio:
𝑄𝑒𝑥𝑝
𝑅= = 0,62 𝑘𝑔/𝑡
𝑇𝑠
Page | 61
62
IIa I IIb
III
À Kamoto, l’élargissement des chambres vont jusqu’à une largeur de 12,5m, une hauteur variante en
fonction de la couche qui veut aller jusqu’à 20m et une longueur de 100 à 200m.
Sur le schéma ci haut, la phase I est déjà calculée (cas d’une galerie), calculons la phase II et III.
▪ Phase II :
3,75 𝑥 3,5
𝑆𝑟 = 3,14 𝑥 = 5,68 𝑚2
3,75+3,5
▪ Phase III :
o Surface d’une chambre :
Sr = 12,5 × 100 = 1250 m2
o Volume de la chambre :
Le tableau III-23, présente les différents facteurs (quantité d’explosifs, le volume totale nombre de
trous…) pour une chambre de 100m de longueur, 12,5 de largeur et 15m de hauteur.
Le tableau III-24 présente la quantité d’explosifs et les autres éléments a utilisé dans le Flanc Est ;
calculés en fonction de la chambre.
Page | 63
64
III.5. CONCLUSION
Page | 64
65
CHAPITRE IV : ÉVALUATION ECONOMIQUE DU PROJET
IV.1. INTRODUCTION
Le présent travail, après l’avoir abordé sous les aspects géologiques et techniques, il est abordé
également sous son aspect économique pour enfin prendre une bonne décision sur l’exploitation du
Flanc Est.
Ce chapitre s’appuie donc sur l’évaluation de toutes les dépenses à consentir pour l’extraction minière,
les traitements minéralurgique et métallurgique, les frais de la mise sur le marché des tonnes métal
produites ; et les recettes générées par l’exploitation du projet.
Pour y parvenir, nous prendrons en compte tous les aspects techniques et économiques de
L’investissement mais sans se préoccuper du financement si ce n’est par le biais du taux d’actualisation
(i) fixer à 15%.
De même, nous nous étendrons sur la sensibilité des différentes rentabilités (Valeur Actuelle
Nette, Taux de Rentabilité Interne et l’Indice de profitabilité) en fonction des variations du coût
d’extraction, du cours des métaux et même du taux d’actualisation.
IV.2. INVESTISSEMENTS
Le capital fixe n’est rien d’autre que les immobilisations incorporelles (licences, permis…) et
corporelles (machines, outillages, terrains…).
Pour ce qui est notre étude d’exploitation du flanc Est, le capital fixe en valeur d’investissement est
présenté par les tableaux IV-1 ci-dessous.
Page | 65
66
Prix unitaire
Désignation des Engins Miniers Nombre Prix total (USD)
(USD)
Jumbo Sandvik DD421 750000 1 2250000
Solo Sandvik DL431 1 100 000 1 1100000
Élévateur 500 000 1 500000
Chargeuse Sandvik LH 517i 675 000 1 1350000
Benne Sandvik Toro 510 000 3 1530000
Land Cruiser 45 000 10 135000
Car émulsion 13125 1
Compresseur diesel 9975 1 9975
Dans le tableau IV-2 ci-dessous sont présentés les paramètres évaluation économique du projet.
Rendement de récupération Co %
Tonnage concentré Cu Ts
Tonnage concentré Co Ts
Concentration USD/Ts 20
Page | 66
67
Transport Concentre vers LUILU USD/Ts 0,45
L’amortissement linéaire sera considéré pour l’exploitation du flanc Est, ainsi en appliquant les
formule établis plus nous obtenons pour nos engins après le projet et ce en fonction de leurs durées de
vie respectives. Il se calcule de la manière suivante :
𝐼𝑐𝑓
𝐴𝑙 =
𝑁𝑚
Avec :
Al : amortissement linéaire [$] ;
Icf : investissement en capital fixe [$] ;
Nm : nombre d’années des biens amortis.
D’où une valeur d’amortissement linéaire respectivement pour l’exploitation est de :
19733156,27
𝐴𝑙 = = 3 083 306 𝑈𝑆𝐷
6,5
Page | 67
68
Le cash-flow est un indicateur financier qui les flux de trésorerie entrants et sortants d’une entreprise.
Les différents cash-flows seront calculés de la manière suivante :
▪ Le cash-flow brut est la différence entre les recettes brutes et les dépenses totales :
Cash-flow brut = Recettes brutes − Coût opératoire
▪ La base taxable (Bt), somme où sera appliquée la fiscalité :
Bt = Cash-flow brut – Amortissement
▪ Le cash-flow net prend en compte pour son calcul l’amortissement, la fiscalité (impôt) et la
royaltie :
Cash-flow net = Cash-flow brut + amortissement − Impôt – Royaltie
Le tableau IV-3 ci-dessous reprend les calculs du cash-flow brut et cash-flow net du Flanc Est
Page | 68
69
Coût
Designation Unités 1ère Année 2ème Année 3eme Année 4ème Année 5ème Année 6ème Année 7ème Année
unitaire
Taux d'enrichissement Cuivre 6,7 6,7 6,7 6,7 6,7 6,7 6,7
Taux d'enrichissement Cobalt 14,18 14,18 14,18 14,18 14,18 14,18 14,18
Teneur concentré Cuivre % 32,83 32,83 32,83 32,83 32,83 32,83 32,83
Teneur concentré Cobalt % 5,67 5,67 5,67 5,67 5,67 5,67 5,67
Mine KTO
Extraction minière USD/Ts 4,5 4 499 947 4 498 989 4 494 941 4 499 542 4 498 942 4495348,17 1754982,36
Transport du Fond au
Remblai en Surface USD/Ts 1,45 1 449 983 1 449 674 1 448 370 1 449 852 1 449 659 1448501,077 565494,316
Reprise des stocks USD/Ts 1 976981,35 976868,77 977075,39 976937,68 977186,88 976754,88 526459,33
Transport remblai vers KTC USD/Ts 0,4 399 995 399 910 399 550 399 959 399 906 399 587 155 998
Coût total Mine USD/Ts 7,35 7 326 907 7 325 442 7 319 937 7 326 291 7 325 694 7 320 191 3 002 934
Concentrateur KTC
Page | 69
70
Rendement de récupération
Cu % 80 80 80 80 80 80 80
Rendement de récupération
Co % 75 75 75 75 75 75 75
Tonnage concentré Cu Ts 116 654 116 641 116 666 116 649 116 679 116 627 62 861
Concentration USD/Ts 20 19 539 627 19 537 375 19 541 508 19 538 754 19 543 738 19535097,6 10529186,6
Total concentrateur USD/Ts 19 979 269 19 976 966 19 981 192 19 978 376 19 983 472 19974637,3 10766093,3
Reprise du Concentré USD/Ts 1 976981,35 976868,77 977075,39 976937,68 977186,88 976754,88 526459,33
Rendement de récupération % 69 69 69 69 69 69 69 69
Tonnes métal Cuivre T 26 425 26 422 26 428 26 424 26 431 26419,26599 14239,67196
Tonnes métal Cobalt T 2 022 2 021 2 022 2 022 2 022 2021,169667 1089,38655
Coût de traitement Cuivre USD/TCu 2500 66 063 473 66 055 840 66 069 838 66 060 526 66 077 377 66048164,99 35599179,89
Coût de traitement Cobalt USD/TCo 3969 8 023 882 8 022 958 8 024 655 8 023 524 8 025 570 8022022,408 4323775,216
Total Usine métallurgique USD 74 087 356 74 078 797 74 094 493 74 084 050 74 102 947 74 070 187 39 922 955
Commercialisation
Coût de mise sur le marché % 15 3 413 643 3 413 249 3 413 972 3 413 491 3 414 362 3412852,279 1839487,021
Total commercialisation USD 26 171 265 26 168 242 26 173 787 26 170 098 26 176 773 26 165 201 14 102 734
Page | 70
71
Imprévus % 15 19 134 720 22 048 531 25 050 379 25 046 849 25 053 238 25 042 162 13 497 429
Coûts totaux d'exploitation USD 146 699 517 149 597 979 152 619 787 152 605 663 152 642 123 152 572 378 81 292 146
Recettes
Cash-flow brut USD 144 579 816 141 647 716 138 687 601 138 660 669 138 698 505 138 639 453 75 667 587
Amortissement USD 3 083 306 3 083 306 3 083 306 3 083 306 3 083 306 3 083 306 3 083 306
Base taxable
Base taxable USD 141 496 510 138 564 411 135 604 295 135 577 363 135 615 199 135 556 147 72 584 282
Royaltie % 2 2 829 930 2 771 288 2 712 086 2 711 547 2 712 304 2711122,939 1451685,632
Impôts % 30 42 448 953 41 569 323 40 681 289 40 673 209 40 684 560 40 666 844 21 775 284
Cash-flow net économique
Cash-flow net économique USD 102 384 238 100 390 410 98 377 532 98 359 218 98 384 947 98 344 791 55 523 923
Page | 71
72
Les formules ci-dessous nous également permis de déterminer les éléments tel que le tonnage du
concentré, la quantité des métaux dans le concentré :
ηrc. A. a
𝑇𝑐 =
c = a. ε
Avec :
Tc : Tonnage du concentré [Ts] ;
ηrc : Rendement de récupération au concentrateur [%] ;
A : Tonnage du minerai alimenté [Ts] ;
a : Teneur d’alimentation en tenant compte de la dilution [%] ;
c : Teneur du concentré [%] ;
ε : Taux d’enrichissement.
Tcu = Tc × tccu × ηmcu
Tco = Tc × tcco × ηmco
Tcu : Tonne métal de cuivre contenu dans le concentré [T] ;
Tco : Tonne métal de cobalt contenu dans le concentré [T] ;
tCCu : Teneur en cuivre du concentré [%] ;
tCCo : Teneur en cobalt du concentré [%] ;
ηmcu : Rendement de récupération métallurgique cuivre [%] ;
ηmco : Rendement de récupération cobalt [%].
La valeur actuelle nette (VAN) est facteur d’analyse important pour les investisseurs et les entreprises
qui cherchent à évaluer la rentabilité d’un projet ou un investissement. Si VAN>0, le projet est dit
rentable ; et si VAN < 0, le projet est à rejeter. Sa valeur trouvée dans le tableau IV-4 a été calculer par
la formule suivante :
𝑐𝑓𝑛
𝑉𝐴𝑁 = ∑𝑛=𝑁
𝑛=1 (1+𝑖)𝑛 − 𝐼
Avec:
Cfn: cash-flow net;
i : taux d’actualisation ;
Page | 72
73
I : investissement.
Le taux de rentabilité interne (TRI) est un indicateur qui permet de mesurer la rentabilité d’un projet
ou d’un investissement en prenant en compte tous les flux de trésoreries générés par celui-ci sur une
période donnée. Cet indicateur annule la valeur actuelle nette (VAN) de tous les flux de trésoreries qui
sont liés à un projet ou un investissement comme le présente le tableau IV-5 ; il est déterminé par la
formule suivante :
𝐶𝑓𝑛
𝑇𝑅𝐼 = ∑
(1 + 𝜃)𝑛
θ = 0,7126 ≃ 𝟕𝟏%
Le taux de rentabilité interne est de 71%, et il est supérieur au taux d’actualisation (i=15%). Cela veut
également affirmer que le projet est rentable.
L’indice de profitabilité (IP) est aussi un indicateur qui permet de mesurer la rentabilité d’un projet ou
d’un investissement en prenant en compte tous les flux de trésoreries générés par un projet au coût
d’investissement. Si Ip > 1, le projet est dit rentable ; et si Ip < 1, le projet est à rejeter.
𝑉𝐴𝑁
𝐼𝑝 = +1
𝐼
378433589
𝐼𝑝 = + 1 = 20,177
19733157
Page | 73
74
L’indice de profitabilité pour notre projet est supérieur à 1. Nous pouvons alors dire que le projet est
donc acceptable.
Page | 74
75
CONCLUSION GÉNÉRALE
Nous voici arriver au terme de notre travail de fin d’études qui traite de l’ANALYSE TECHNICO-
ECONOMIQUE DE LA REPRISE D’EXPLOITATION DES RESERVES DE LA ZONE 8 ET
9 (cas de la mine souterraine de Kamoto). Il avait pour objectif premier, de réaliser une évaluation
(estimation) des réserves restantes ; de mener une étude sur les méthodes d’exploitation ; de déterminer
la flotte d’engins la quantité d’explosifs devant être utilisées et l’évaluation de la rentabilité de
l’exploitation de ce gisement de Kamoto Flanc Est.
Après le traitement de données réalisé par l’aide du logiciel DESWIK, nous avons décelé que les
réserves s’élèvent à hauteur de 6387264,28 Ts distribuées à raison de 4774883,612 Ts pour la zone 9
et à raison de 1612380,67 Ts pour la zone 8 : elles titrent 4,90% Cuivre et 0,40% Cobalt. En outre,
ces réserves sont en termes de Tonnes métal, évaluées à 172 790 tonnes de Cuivre et à 13 219 tonnes
de Cobalt.
Le choix de la méthode d’exploitation a été fait en recourant au mode d’exclusion progressive sur base
des conditions convenables, des avantages ainsi que des inconvénients que présente les méthodes
d’extraction. Au bout de cette analyse, la méthode de Rom and Pillar ainsi que la méthode de Cut an
fill avec sa variance longitudinale ont été retenus parmi tant d’autres.
Une planification minière établie en fonction d’un programme d’exploitation de 999988,3 Ts l’année
nous a permis de déterminer une durée de vie de 6,5 ans d’une unité de production (engins) : 1 Jumbo
Sandvik DD421, 1 chargeuse Sandvik LH517i, 1 Solo Sandvik DL431 et 3 Benne ToroTH TH551i
avec une quantité d’explosifs de 3956665,5 Kg.
Les études économiques d’exploitation de cette tranche du gisement sur base des critères de rentabilité,
des risques (que peut présenter son exploitation) et de l’amortissement linéaire des engins miniers
donnent les résultats mis en lumière par le tableau ci-dessous présenté :
Le projet de l’exploitation du flanc Est, est rentable et présente un indice de profitabilité supérieur à 1.
Page | 75
76
BIBLIOGRAPHIE
I. Cours:
▪ Freddy Bokwala, (2008). Cours de méthodes d’exploitation souterraine. Faculté de
polytechnique, Université de Lubumbashi, inédit.
▪ KAMULETE MUDIANGA NSESU Pierre (2009) : Cours de projet des mines à ciel ouvert
; Deuxième Grade. Department des mines, Faculté Polytechnique, Université de
Lubumbashi, inédit.
▪ KAMULETE P. (2009) Exploitation des mines à ciel ouvert cours, Inédit, Polytechnique
Unilu.
▪ KAMULETE P. (2012) : Projets des mines à ciel ouvert. Inédit, Polytechnique, Unilu.
▪ MUKUNA Cauchy (2011). Probabilité statistique, Inédit, Geomines, ISTA/Kolwezi.
▪ ILUNGA YANO, (2021). Cours de méthodes d’exploitation souterraine. Faculté de
polytechnique, Université de Kolwezi.
▪ KAMOTO COPPER COMPANY (2003). Historique de KCC.
II. Memoires:
▪ TSHIKALA, BANZA. 2009-2010. Avant-projet d'exploitation des niveaux supérieurs à
265 du gisement de Kamoto Etang Sud. Lubumbashi [inédit] : Unilu ; Faculté
Polytechnique,
▪ KABONGO WA KABONGO & KYENGE KALEMWA. 2009-2010. Projet de la
Poursuite de l’exploitation du filon principal de la mine souterraine de kipushi entre les
niveaux 1200-1800. Lubumbashi [inédit]: Unilu; Faculté Polytechnique,
▪ MUBAMBE KITENGE, (2012) Evaluation de la rentabilité d’exploitation avec et sans la
couche du bomzatres (cas du gisement de Kamoto Etang lambeau Nord) Lubumbashi
[inédit] Unilu ; Faculté Polytechnique
▪ KAYENGE KAPUMBA Andy, (2023) analyse technico-economique du systeme de
ventilation secondaire dans le projet d’exploitaton de la zone 4, Unikol ; Faculté
Polytechnique.
III. Livres :
▪ Hamrin, H. (1980). Guide to underground Mining methods and applications. Atlas Copco.
Page | 76
77
▪ Hamrin, H. (2001)13. Underground Mining methods and applications. In Underground
mining methods: engineering fundamentals and international case studies (society of
mining, Metallurgy and Exploration, Inc. pp. 3-14), Littleton.
▪ Boky, B. (1968)14. Exploitation des mines. Moscou : MIR, 1968.
▪ Michaux. (1983)15. Kamoto-etang, memo N° PRD/EMI 340. Lubumbashi : Gécamines /
EMI, Juin, 1983.
▪ Vidal. (1962)16. Exploitation souterraine en mines métalliques-In : Vidal, exploitation de
mines-3. Paris : Dunod, 1962.
IV. Sites internet consultés:
▪ www.google.com
▪ www.sandvik.fr
▪ www.epiroc.fr
Page | 77
ANNEXES
A
2
2
3
174 6312,818 17044,6086 1,00E+06 2692,262 7269,1074
175 7075,602 19104,1254 1,00E+07 2124,739 5736,7953
176 4106,503 11087,5581 1,00E+08 5491,801 14827,863
5
6
E0 1739,58 4696,866
E1 3318,017 8958,6459
E2 6649,339 17953,2153
6
7