Chapitre 8 : Mouvement dans le champ de gravitation
Notions et contenus Compétences exigibles
Mouvement dans un champ de gravitation
Mouvement des satellites et des planètes. Orbite. Déterminer les caractéristiques des vecteurs
vitesse et accélération du centre de masse d’un
système en mouvement circulaire dans un
champ de gravitation newtonien.
Lois de Kepler. Établir et exploiter la troisième loi de Kepler dans
Période de révolution. le cas du mouvement circulaire.
Satellite géostationnaire. Capacité numérique : Exploiter, à l’aide d’un
langage de programmation, des données
astronomiques ou satellitaires pour tester les
deuxième et troisième lois de Kepler.
I - Lois de Kepler
1. Première loi de Kepler : Loi des trajectoires (ou des orbites)
Dans le référentiel héliocentrique, le centre de chaque planète décrit une trajectoire elliptique dont
le centre du Soleil S est l'un des foyers.
Remarque : un cercle peut être considéré comme une ellipse particulière dont les deux foyers sont
confondus. Le demi grand axe a est le rayon du cercle.
BB
2. Deuxième loi de Kepler : loi des aires
Le segment joignant le centre du Soleil au centre de la planète balaie des aires égales pendant des
durées égales.
Conséquence 1 : Au voisinage du Soleil, les segments SP sont plus petits et les arcs décrits par le centre
de la planète son plus grands. La vitesse de la planète est donc plus élevée.
Conséquence 2 : Dans l’hypthèse d’une orbite circulaire, le segment SP est constant et est égal au rayon
de l’orbite. Les arcs parcourus par le centre la planète pendant des durées égales sont égaux. Le
mouvement du centre de P est donc uniforme.
3. Troisième loi de Kepler : Loi des périodes
Dans le référentiel héliocentrique, le rapport entre le carré de la période de révolution T de chaque planète
et le cube du demi-grand axe a de l'orbite elliptique est constant :
T2 / a3 = KS
La valeur de la constante KS ne dépend que de la masse du Soleil.
Remarques
• Les trois lois de Kepler sont également valables pour les satellites de la Terre dans
le référentiel géocentrique ou encore pour les satellites d’une planète dans le référentiel
planéto-centrique.
• La constante figurant dans T2 / a3 = KT ne dépend alors que de la masse de la Terre
III - Mouvements de planètes et de sattelites
1. Rappel : loi de la gravitation universelle
Deux corps A et B, supposés à répartition spéhrique de masse, de masse respectives mA et mB, distant de
d, s’exercent l’un sur l’autre des forces attractives, de même direction, de sens opposés et de même valeur
donnée par :
𝑚𝐴 𝑚𝐵
𝐹𝐴/𝐵 = 𝐹𝐵/𝐴 = 𝐺
𝑑2
Où G est la constante universelle de gravitation G=6,67.10-11 [Link]-1.s-2.
BB
FA/B uBA
B
FB/A
uAB
A d
Vectoriellement :
→ 𝑚𝐴 𝑚𝐵 →
𝐹 𝐴/𝐵 = −𝐺 𝑢 𝐴𝐵
𝑑2
2. Mouvement d’une planète dans le référentiel héliocentrique.
On étudie le mouvement d’une planète P de masse m assimilée à un point matériel en orbite autour du
Soleil de centre S et de masse MS. On suppose que l’orbite est ciculaire de rayon r.
Le système {planète de masse m} est étudié dans le référentiel héliocentrique considéré galiléen. D’après
la deuxième loi de Newton :
→
∑ 𝐹 𝑒𝑥𝑡 = 𝑚𝑎⃗
On considérera que la planète est soumise à la seule force gravitationnelle F S / P exercée par le Soleil sur
la planète. Soit d’après la loi de la gravitation universelle :
→ → 𝑀𝑆 𝑚
∑ 𝐹 𝑒𝑥𝑡 = 𝐹 𝑆/𝑃 = −𝐺 2 → 𝑢 𝑆𝑃 = 𝑚 →
𝑎
𝑟
Où a est le vecteur accélération du centre d’inertie de la planète P. On en déduit :
→
𝑎 = −𝐺 2𝑆 →
𝑀
𝑢 𝑆𝑃 = 𝐺 2𝑆 →
𝑀
𝑛 (1)
𝑟 𝑟
P
/P n
FS
B
uA
S
r
Dans la base mobile (P, t , n ), appelée base Frenet, le vecteur accélération s’écrit :
→ 𝑣2
𝜏 + 𝑟→
𝑎 = dt →
dv
𝑛 (2)
On en déduit (par identification de (1) et (2)) que :
• →
𝑎 = 𝐺 𝑟2𝑆 →
𝑀
𝑛 : le vecteur accélération est centripète (dirigé vers le centre de la trajectoire)
dv
• dt
= 0 : v est donc constant et par conséquent le mouvement est uniforme
𝑣2 𝑀𝑆 𝐺𝑀𝑆
• 𝑟
=𝐺 𝑟2
soit : 𝑣 = √ 𝑟
BB
Conclusion : Dans l’hypothèse d’une orbite circulaire, le mouvement du centre de la planète dans le
référentiel héliocentrique est donc un mouvement uniforme qui s’effectue à une vitesse constante
donnée par :
𝐺𝑀𝑆
𝑣=√
𝑟
La période de révolution de la planète (durée d’un tour) est donnée par :
2𝜋𝑟 2𝜋𝑟 𝑟 𝑟3
𝑇= = = 2π𝑟√ = 2π√
𝑣 GM𝑆 GM𝑆
√GM𝑆
𝑟
En élevant cette expression au carré, il vient :
𝑇 2 4𝜋 2
=
𝑟 3 GM𝑆
Qui traduit la troisième loi de Kepler.
3. Satellite géostationnaire
Un satellite géostationnaire est un satellite immobile dans le référentiel terrestre. Il a donc une période de
révolution égale à celle de la Terre. Il reste toujours à la verticale du même point sur terre. Il se situe forcément
dans le plan de l’équateur.
Conditions pour avoir un satellite géostationnaire
Un satellite géostationnaire se déplace de manière synchrone avec la planète et reste constamment au-
dessus du même point de la surface. Cette caractéristique est très utile pour les satellites de
télécommunications puisque le pointage des antennes de réceptions est fixe.
La période de rotation d’un satellite géostationnaire doit être le même que celle de la Terre, soit un jour sidéral
La Terre effectue un tour sur elle-même en un jour sidéral dont la durée dans un référentiel géocentrique est
86164 s (23h 56 min 4 s)
La vitesse de rotation de la Terre est uniforme : celle du satellite doit être aussi uniforme.
Sa trajectoire est donc circulaire, centrée sur le centre de la Terre et doit tourner dans le même sens que la
Terre.
Rayon de l'orbite : la période T est liée au rayon de l'orbite par la relation :
(𝑅𝑇 +ℎ)3
T = 2π√ 𝐺𝑀𝑇
On en déduit :
3 𝑇 2 𝐺𝑀𝑇 3 (86164)2 ×6,67.10−11 ×5,97.1024
h= √ − 𝑅𝑇 = √ −6,37. 106 = 3,58.107 m =3,58.104 km
4𝜋 2 4𝜋 2
BB