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ISO-3382-1997 A

La norme ISO 3382:1997 établit des méthodes pour mesurer la durée de réverbération dans divers types de salles, y compris les auditoriums et les salles de conférence, en tenant compte de paramètres acoustiques supplémentaires. Elle remplace la première édition de 1975 et introduit des mesures basées sur des réponses impulsionnelles pour une évaluation plus complète de la qualité acoustique. La norme précise également les conditions de mesurage, l'appareillage requis et les états d'occupation influençant les résultats.

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ISO-3382-1997 A

La norme ISO 3382:1997 établit des méthodes pour mesurer la durée de réverbération dans divers types de salles, y compris les auditoriums et les salles de conférence, en tenant compte de paramètres acoustiques supplémentaires. Elle remplace la première édition de 1975 et introduit des mesures basées sur des réponses impulsionnelles pour une évaluation plus complète de la qualité acoustique. La norme précise également les conditions de mesurage, l'appareillage requis et les états d'occupation influençant les résultats.

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NORME ISO

INTERNATIONALE 3382

Deuxième édition
1997-06-I 5

Acoustique - Mesurage de la durée de


réverbération des salles en référence à
d’autres paramètres acoustiques
Acoustics - Measurement of the reverberation time of rooms with
reference to other acoustical parameters

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ISO 3382:1997
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Numéro de référence
ISO 3382: 1997(F)
ISO 3382:1997(F)

Avant-propos
LISO (Organisation internationale de normalisation) est une fédération mondiale d’organismes nationaux de
normalisation (comités membres de I’ISO). L’élaboration des Normes internationales est en généra9 confiée aux
comités techniques de I’ISO. Chaque comité membre intéressé par une étude a le droit de faire partie du comité
technique créé a cet effet. Les organisations internationales, gouvernementales et non gouvernementales, en
liaison avec I’ISO participent également aux travaux. L’ISO collabore étroitement avec la Commission
électrotechnique internationale (CEI) en ce qui concerne la normalisation électrotechnique.

Les projets de Normes internationales adoptés par les comités techniques sont soumis aux comités membres pour
vote. Leur publication comme Normes internationales requiert l’approbation de 75 % au moins des comités
membres votants.

La Norme internationale ISO 3382 a été élaborée par le comité technique ISO/TC 43, Acoustique, sous-comité
SC 2, Acoustique des bâtiments.

Cette deuxième édition annule et remplace la première édition (ISO 3382:1975), dont elle constitue une révision
technique.

Les annexes A, B et C de la présente Norme internationale sont uniquement à titre information.

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(standards.iteh.ai)
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0 ISO 1997
Droits de reproduction reservés. Sauf prescription différente, aucune partie de cette publication ne peut être reproduite ni utilisée sous quelque
forme que ce soit et par aucun procéde, electronique ou mécanique, y compris la photocopie et les microfilms, sans l’accord ecrit de I’editeur.
Organisation internationale de normalisation
Case postale 56 l CH-121 1 Geneve 20 l Suisse
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x.400 c=ch; a=4OOnet;p=iso; o=isocs; s=central
Imprime en Suisse
0 ISO ISO 3382: 1997(F)

Introduction
La durée de réverbération dans une salle était jusqu’alors considérée comme le principal indicateur de ses
propriétés acoustiques. Alors que la durée de réverbération est toujours considérée comme un paramètre
significatif, l’on s’accorde à reconnaître que d’autres types de mesurages tels que les niveaux relatifs de pression
acoustique, les rapports énergétiques précoces/tardifs, les proportions d’énergie latérale, les fonctions de
corrélation croisée interaurales et les bruits de fond, sont nécessaires à une évaluation plus complète de la qualité
acoustique des salles. La présente Norme internationale continue à ne spécifier la qualité acoustique des salles que
par la durée de réverbération; cependant, elle introduit autres niveaux de complexité dans le mesurage de
l’acoustique des salles (voir annexes A et B).

L’annexe A présente des mesures fondées sur des réponses impulsionnelles quadratiques qui constituent une
mesure supplémentaire de la réverbération (temps de décroissance initial) et des mesures des niveaux acoustiques
relatifs, des rapports énergétiques précoces/tardifs ainsi que des proportions d’énergie latérale pour les
auditoriums. II reste encore beaucoup à faire dans ces catégories pour déterminer les mesures qui conviennent le
mieux à une normalisation, mais puisqu’elles peuvent toutes être dérivées des réponses impulsionnelles, il convient
de présenter la réponse impulsionnelle comme base des mesurages normatifs. L’annexe B présente les mesurages
stéréophoniques et les simulateurs tête et torse (têtes artificielles) nécessaires à ces mesurages pour les
auditoriums.

Les mesurages de la durée de réverbération sont importants dans le domaine du traitement acoustique des salles,
iTeh STANDARD PREVIEW
ainsi que pour l’évaluation des salles de conférence ou de concert; la présente Norme internationale s’applique
également au mesurage effectué dans de telles enceintes. Cependant, elle ne s’applique pas aux mesurages en
(standards.iteh.ai)
laboratoire des salles d’essai ou des salles réverbérantes. Les mesurages en laboratoire nécessitent d’autres
spécifications permettant de calculer des moyennes de mesurages uniques en des positions prescrites de source et
de microphone. La présente Norme internationale établit une méthode permettant d’obtenir les durées de
ISO 3382:1997
réverbération à partir de réponses impulsionnelles et de bruit interrompu. Les annexes présentent les concepts et
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procédures détaillées pour certains mesurages pzwti les plus récents, mais ne constituent pas une partie formelle
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des spécifications de la présente Norme &nternationak Subjectif est de pouvoir comparer les mesurages de la
durée de réverbération avec une plus grande certitude, de promouvoir et de parvenir à un consensus pour
l’utilisation des dispositions les plus récenks en matière de mesurage.

.. .
III
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NORME INTERNATIONALE o ISO ISO 3382: 1997(F)

Acoustique - Mesurage de la durée de réverbération des salles en


référence à d’autres paramètres acoustiques

1 Domaine d’application
La présente Norme internationale prescrit des méthodes pour le mesurage de la durée de réverbération en salles.
Celle-ci n’est pas limitée aux auditoriums ou salles de concert mais est également applicable aux salles de
conférences et de concerts ou dans les lieux où la protection contre le bruit est prise en considération. Elle décrit la
procédure de mesurage, l’appareillage et le domaine d’application requis, ainsi que la méthode d’évaluation des
données et de présentation du rapport d’essai. En outre, la présente Norme internationale est destinée à
l’application des techniques de mesurage numériques modernes et à l’évaluation des paramètres acoustiques des
auditoriums à partir de réponses impulsionnelles.

2 Références normatives
Les normes suivantes contiennent des dispositions qui, par suite de la référence qui en est faite, constituent des
dispositions valables pour la présente Norme internationale. Au moment de la publication, les éditions indiquées
iTeh STANDARD PREVIEW
étaient en vigueur. Toute norme est sujette à révision et les parties prenantes des accords fondés sur la présente
Norme internationale sont invitées à rechercher la possibilité d’appliquer les éditions les plus récentes des normes
(standards.iteh.ai)
indiquées ci-après. Les membres de la CEI et de I’ISO possèdent le registre des Normes internationales en vigueur
à un moment donné.
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ISO 3741 :1988, - Détermination des niveaux de puissance acoustique émis par les sources
Acoustiquehttps://standards.iteh.ai/catalog/standards/sist/f5631ea9-fc11-4c74-a18f- de
bruit - Méthodes de laboratoire en salles réverbérantes pour les sources à large bande.
b26746842bef/iso-3382-1997
ISO 5725.2:1994, Exactitude (justesse et fidélité) des résultats et méthodes de mesure - Partie 2: Méthode de
base pour la détermination de la répétabilité et de la reproductibilité d’une méthode de mesure
normalisée.

CEI 268-1:1985, Équipements pour systèmes électroacoustiques - Partie 1: Généra/i&$s.

CEI 651 :1979, Sonomètres.

CEI 1260:1995, Électroacoustique - Filtres de bande d’octave et de bande d’une fraction d’octave.

Recommandation UIT P.58:1994, Simulateurs de tête et de torse pour la té/éphonométrie.

3 Définitions
Pour les besoins de la présente Norme internationale, les définitions suivantes s’appliquent.

3.1 courbe de décroissance


Décroissance du niveau de la pression acoustique en fonction du temps en un point de la salle à partir de l’arrêt de
la source.

NOTES

1 Cette décroissancepeut être soit mesuréeaprès l’arrêt réel d’une source sonore continue dans une salle, soit déduite de
l’intégration rétrogradedu carré de la réponseimpulsionnellede la salle.

1
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2 La décroissance obtenue directement après application d’une excitation discontinue dans la salle (par exemple, en
enregistrant le bruit d’un tir d’arme à feu à l’aide d’un enregistreur de niveau) n’est pas recommandée pour une évaluation
précise de la durée de réverbération. II convient d’utiliser cette méthode uniquement pour un contrôle grossier.

3.2 méthode du bruit interrompu


Méthode d’obtention des courbes de décroissance par enregistrement direct de la décroissance du niveau de la
pression acoustique après application d’une excitation dans une salle par un bruit à large bande ou à bande limitée.

3.3 méthode de la réponse impulsionnelle intégrée


Méthode d’obtention des courbes de décroissance par intégration rétrograde du carré de la réponse impulsionnelle
de la salle.

3.4 réponse impulsionnelle


Tracé en fonction de la durée de la pression acoustique reçue dans une salle, en tant que résultat de l’excitation
d’une salle par une distribution delta de Dirac.
NOTE 3 En pratique, il est impossible de créer et de rayonner des distributions delta de Dirac vraies, mais des sons
transitoires brefs (par exemple, ceux generés par des coups de feu) peuvent offrir des approximations suffisamment proches
pour des mesurages pratiques. Cependant, une technique de mesurage alternative consiste à utiliser une période de signal, du
type séquence de longueur maximale (ou tout autre signal déterministe à spectre plat ) et de déconvoluer la réponse mesurée
pour obtenir une réponse impulsionnelle.

3.5 durée de réverbération, T


Temps, exprimé en secondes, nécessaire au niveau de la pression acoustique pour décroître de 60 dB, à un taux
de décroissance donné par la régression linéaire des moindres carrés de la courbe de décroissance mesurée, à
partir d’un niveau inférieur au niveau initial de 5 dB jusqu’à 35 dB.

iTeh STANDARD PREVIEW


NOTE 4 Lorsqu’une courbe de décroissance n’est pas monotone, l’étendue à évaluer est définie par la période pour laquelle
la courbe de décroissance atteint pour la première fois 5 dB et 35 dB respectivement, en dessous du niveau initial. Une valeur
de T fondée sur le taux de décroissance observé sur une dynamique plus petite (jusqu’à un minimum de 20 dB avec une
(standards.iteh.ai)
variation de 5 dB à 25 dB) est également admissible dans la mesure où les resultats sont correctement explicités. En cas
d’ambiguïté, il convient d’appeler 2”” la mesure de T utilisant la décroissance entre 5 dB et 35 dB. Lorsque 5 dB et 25 dB sont
utilisés, il convient de marquer le resultat Tzo, et ainsi de suite
ISO pour les autres étendues d’évaluation.
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3.6 états d’occupation
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NOTES

5 La durée de réverbération mesurée dans une salle sera influencée par le nombre de personnes présentes et les états
d’occupation suivants sont définis à des fins de mesurage.

6 La durée de réverbération mesurée dans une salle sera influencée par le nombre de personnes présentes et les états
d’occupation suivants sont définis à des fins de mesurage.

7 Dans les salles de spectacles, il faut différencier les états <(rideau de sécurité levé>>et «rideau de sécurité baissé>>, <<fosse
d’orchestre ouverte>>et (<fossed’orchestre fermée>>,ainsi que les états <<orchestreassis sur la scène» avec ou sans décors de
concert. Dans tous ces différents cas, le mesurage peut être utile. Si le rideau de sécurité est levé, la quantité de mobilier de
décor sur la scéne est importanteet il convientde la prendreen compte.

3.6.1 état d’inoccupation


État d’une salle prête pour utilisation par des orateurs ou des musiciens et un public, mais sans que ces personnes
soient présentes; pour les salles de concert et d’opéras, il convient de prendre en compte la présence de sièges
des musiciens, de pupitres à musique, d’instruments à percussion, etc.

3.6.2 état d’occupation type studio (uniquement pour des salles de conférence et de concert)
État d’une salle uniquement occupée par les musiciens ou les orateurs (sans public), par exemple lors de
répétitions ou d’enregistrements sonores (le nombre de musiciens et autres personnes, telles que les techniciens,
devrait correspondre au nombre habituel).

3.6.3 état d’occupation


Une salle de spectacles ou un auditorium lorsque 80 à 100 % des sièges sont occupés.

2
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NOTE 8 II convient de prendre en compte les occupations extraordinaires(comme celles obtenues dans une salle de
concert par la presence d’un orchestre plus nombreuxque d’ordinaireou par la présencesupplémentaired’un choeurou de
spectateursdebout).

4 Conditions de mesurage
4.1 Généralités

Les mesurages de la durée de réverbération peuvent être effectués pour chaque (ou tous les) état(s) d’occupation
de la salle. Lorsque la salle dispose d’éléments réglables qui permettent de faire varierdes conditions acoustiques,
il peut être pertinent d’effectuer des mesurages séparés avec chacune des positions prévues pour ces éléments. Il
y a lieu de mesurer la température et l’humidité relative de l’air de la salle avec une exactitude de * 1 OCet * 5 %
respectivement.
NOTE 9 Lorsque les éléments variables impliquent des techniques actives (c’est-à-dire électroniques), il convient alors de
mesurer aussi les effets de ces dernières; cependant, étant donné que certains types de systèmes d’enrichissement de
réverbération électronique génèrent dans la salle des conditions stationnaires non temporelles, il n’y aura pas une réponse
impulsionnelle unique, et il est de règle d’utiliser avec circonspection le moyennage synchrone lors de la réalisation des
mesurages.

4.2 Appareillage

4.2.1 Source sonore

II convient que la source sonore soit aussi omnidirectionnelle que possible. Elle doit produire un niveau de pression
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acoustique suffisant, capable de fournir des courbes de décroissance ayant la dynamique minimale nécessaire,
sans perturbation par un bruit de fond (voir 3.5). Des haut-parleurs du commerce à usage domestique ne sont pas
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acceptables comme source sonore omnidirectionnelle. Dans le cas de mesurages de réponses impulsionnelles
utilisant des séquences pseudo-aléatoires, le niveau de pression acoustique requis -peut être assez bas parce
qu’une forte amélioration de la dynamique de mesure par moyennage synchrone est possible. Dans le cas de
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mesurages qui n’utilisent pas une technique de moyennage synchrone (ou autre) pour accroître la dynamique de
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mesure, il sera alors nécessaire d’utiliser un niveau de source sonore qui se situe à au moins 45 dB au-dessus du
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niveau du bruit de fond dans la bande de fréquences correspondante. Si seul 7’20 doit être mesuré, il suffit de
générer un niveau qui se situe à au moins 35 dB au-dessus du niveau du bruit de fond.

4.2.2 Microphones, appareillage d’enregistrement et d’analyse

Des fmicrophones omnidirectionnels doivent être utilisés pour mesurer la pression acoustique. Ils peuvent être soit

- directement connectés à un amplificateur, un ensemble de filtres et un système- d’affichage des courbes de


décroissance, ou un appareillage spécialisé pour l’estimation des réponses impulsionnelles, soit

- connectés à un enregistreur de signaux pour analyse ultérieure.

4.2.2.1 Microphone et filtres

L’appareillage de mesurage doit satisfaire aux prescriptions d’un sonomètre de classe 1 selon la CEI 651. Les filtres
d’octave ou de tiers d’octave doivent être conformes à la CEI 1260. II convient que le microphone soit aussi petit
que possible et qu’il ait un diaphragme de 13 mm de diamètre au maximum. Les microphones d’un diamètre allant
jusqu’à 26 mm sont autorisés s’ils sont du type réponse en pression ou du type réponse en champ libre mais
équipés d’un correcteur d’incidence aléatoire produisant une réponse fréquentielle plane en cas d’incidence
aléatoire.

4.2.2.2 Magnétophone à bande

Si la décroissance acoustique est enregistrée initialement sur un magnétophone à bande, il ne faut pas utiliser de
commande automatique de gain ou autres circuits d’optimisation dynamique du rapport signakruit. Un
enregistrement relativement long doit être effectué pour chaque décroissance afin de déterminer le niveau du bruit
de fond limitant la décroissance.
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Le magnétophone à bande doit avoir les caractéristiques suivantes pour la combinaison particulière des vitesses
d’enregistrement et de lecture utilisées:

a) la réponse fréquentielle doit être uniforme sur l’étendue de mesurage de la fréquence, avec une tolérance de
*3dB;

b) la dynamique doit être suffisante pour l’étendue de la courbe de décroissance minimale requise. Dans le cas
de décroissances d’un bruit interrompu, l’enregistreur doit pouvoir fournir un rapport signakruit de 50 dB au
minimum dans chaque bande de fréquences concernée;

c) avec une tolérance de =t2 %, où n est


le rapport vitesse de lecture/vitesse d’enregistrement doit être de 10°fO1n
un entier, y compris 0.
NOTES

10 Si la transposition en vitesse est utilisée en mode lecture, la transposition en fréquence correspondante sera alors un
nombre entier d’espacements de bande de tiers d’octave normalisés ou si II est multiple de 3, un nombre entier d’espacements
de bande d’octave.

II Lorsqu’un magnétophone à bande est utilisé, T fait alors référence à la durée de réverbération réelle du signal lu, dans les
prescriptions définies en 4.2.2.3 concernant la vitesse de réponse de l’appareil dans la réalisationd’un enregistrement de la
décroissance dans le temps du niveau de pression acoustique. Celle-ci ne sera différente de la durée de réverbération réelle
de l’enceinte que si la vitesse de lecture différe de la vitesse d’enregistrement.

12 Lorsque la décroissance a été enregistrée pour une relecture par le biais de filtres et d’un dispositif intégrateur, il peut être
avantageux d’effectuer un retournement temporel des réponses au cours de la relecture (voir [4]).

iTeh STANDARD PREVIEW


4.2.2.3 Appareillage d’enregistrement de la décroissance du niveau sonore

éléments suivants:
(standards.iteh.ai)
L’appareillage utilisé pour réaliser (et afficher et/ou évaluer) l’enregistrement de décroissance doit utiliser l’un des

ISO 3382:1997 Il;i


a) moyennage exponentiel, avec une courbe continue en sortie; /
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b) moyennage exponentiel, avec la sortie desb26746842bef/iso-3382-1997
échantillons discrets de la courbe continue;

C) moyennage linéaire, avec en sortie des moyennes linéaires discrètes successives (dans certains cas, avec de
petites pauses entre la réalisation des moyennes).

Le temps de moyennage, c’est-à-dire la constante de temps d’un dispositif de moyennage exponentiel (ou
équivalent approprié), doit être inférieur à T/20, tout en restant aussi proche que possible. De même, le temps de
moyennage d’un dispositif de moyennage linéaire doit être inférieur à T/7. (T est ici la durée de réverbération
mesurée ou, le cas échéant, la durée de réverbération décrite dans la note 11.)

Dans les appareils où l’enregistrement de décroissance est formé par une succession de points discrets, l’intervalle
de temps entre les points de l’enregistrement doit être inférieur à 1,5 fois le temps de moyennage du dispositif.

Dans tous les cas où l’enregistrement de décroissance doit être évalué de manière visuelle, régler l’échelle de
temps de l’affichage pour que la pente de l’enregistrement soit aussi proche que possible de 45’.

NOTES

13 Le temps de moyennage d’un dispositif de moyennage exponentiel est egal à 434 divisé par le taux de décroissance du
dispositif, exprimé en décibels par seconde.

14 Les enregistreurs de niveau disponibles dans le commerce, dans lesquels le niveau de pression acoustique est enregistré
sous forme de diagramme en fonction du temps, sont a peu près équivalents aux dispositifs de moyennage exponentiels.

15 Lorsqu’on utilise un dispositif de moyennage exponentiel, le réglage du temps de moyennage bien en-dessous de T/20
présente un certain avantage. Lorsqu’on utilise un dispositif de moyennage linéaire, le réglage de l’intervalle entre points bien
en dessous de T/7 ne présente aucun avantage. Dans certaines procédures de mesure séquentielle, il est possible de
réinitialiser de manière appropriée le temps de moyennage pour chaque bande de fréquences. Avec d’autres procédures, cela
ISO 3382: 1997(F)

n’est pas réalisable, et un temps ou un intervalle de moyennage choisi comme précédemment, avec pour référence la durée de
réverbération la plus courte dans chaque bande, doit servir pour tous les mesurages de bandes.
a

4.2.2.4 Indication de surcharge

Aucune surcharge ne doit être autorisée à un quelconque niveau de l’appareil de mesurage. Lorsqu’on utilise des
sources sonores impulsionnelles, des dispositifs indicateurs du niveau de crête doivent être utilisés afin de vérifier
la surcharge.

4.3 Positions de mesurage

Dans la mesure où des mesurages peuvent être nécessaires à des fins diverses, le nombre de positions de
mesurage est choisi de manière à assurer une couverture appropriée de la salle. Les positions de microphone
doivent être éloignées d’au moins une demi-longueur d’onde, c’est-à-dire à une distance minimale d’environ 2 m
pour la gamme de fréquences habituelle. La distance entre toute position de microphone et la surface
réfléchissante la plus proche, y compris le sol, doit normalement être d’au moins un quart de longueur d’onde, c’est-
à-dire environ 1 m.

Aucun microphone ne doit être trop proche des diverses sources afin d’éviter une trop forte influence du bruit direct.
La distance minimale dmin’ en mètres, peut être calculée comme suit:


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V est le volume, en mètres cubes;
(standards.iteh.ai)
c est la célérité du son, en mètres par seconde;
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T est une estimation https://standards.iteh.ai/catalog/standards/sist/f5631ea9-fc11-4c74-a18f-
de la durée de réverbération prévue, en secondes.
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NOTE 16 Dans les petites salles ayant une durée de réverbération très courte (par exemple les studios d’enregistrement), il
peut être impossible de remplir la condition mentionnée ci-dessus. Dans de tels cas, et seulement pour le mesurage de la
durée de réverbération, il est recommandé d’éliminer le son direct en intégrant un écran (d’une absorption acoustique
négligeable) entre la source et le récepteur.

Chaque paire de positions de mesurage est constituée par une combinaison de positions de source et de
microphone. Le nombre de positions peut être choisi de manière à produire soit une couverture faible, soit une
couverture normale.

4.3.1 Couverture faible (moindre effort de mesurage)

Les mesurages sont effectués pour évaluer le niveau d’absorption d’une salle à des fins de traitement acoustique, y
compris le mesurage de l’indice d’affaiblissement, ou l’évaluation de la durée de réverbération pour des calculs de
système de sonorisation.

Effectuer les mesurages de T pour deux positions de la source représentatives de celles où sont situées les
sources de bruits ou de celles utilisées par les musiciens, et trouver la moyenne des résultats issus de trois ou
quatre positions de microphone dans des zones où des personnes sont normalement présentes ou des zones ((de
places assises >>.Si les écarts entre les mesures à chaque position dépassent les tolérances de mesurage, utiliser
davantage de positions.

4.3.2 Couverture normale

Les mesurages sont effectués pour vérifier le respect d’un cahier des charges.

Choisir le nombre et l’emplacement des positions de la source de manière à inclure toutes les zones susceptibles
d’être occupées par les musiciens (par exemple scène, podium d’orchestre, fosse d’orchestre et emplacement des
choeurs) en plus de la scène principale. Au moins deux positions de la source doivent être utilisées.
ISO 3382: 1997(F)

La répartition des positions de microphone doit être choisie de sorte qu’elle anticipe les principales influences
susceptibles de provoquer des différences de durée de réverbération à travers la salle. Quelques exemples
typiques sont les places situées à proximité des murs, sous les balcons ou dans des espaces couplés (par exemple
les transepts ou le choeur des églises par rapport à la nef). Ceci fait appel à une estimation de la régularité de la
répartition <<acoustique»dans les différentes zones assises, de l’égalité de couplage des parties séparées du
volume et de la proximité aux perturbations locales. Pour le mesurage de la durée de réverbération, il peut être utile
d’évaluer la salle par rapport aux critères suivants (qui dans de nombreux cas nécessiteront une simple évaluation
visuelle) afin de déterminer si de simples moyennes spatiales décriront de manière adéquate la salle:

a) les matériaux sur les parois et d’éventuels éléments suspendus sont, quant à leurs propriétés d’absorption et
de diffusion, répartis de manière raisonnablement homogène sur les surfaces qui entourent la salle, et

b) toutes les parties du volume de la salle communiquent également l’une avec l’autre, trois ou quatre positions de
microphone suffiront alors - ces positions étant choisies pour couvrir la zone de places assises, selon une
disposition uniformément répartie - et les résultats des mesurages peuvent être moyennés. Dans les salles
de conférence et de concert, il convient que la hauteur des microphones au-dessus du sol soit de 1,2 m,
correspondant à la hauteur d’oreille d’auditeurs moyens assis dans des chaises types.
NOTES

17 Dans l’exemple a), si le plafond, les murs latéraux, frontaux et arrières, lorsqu’ils sont évalués individuellement, ne
comportent aucune zone couvrant plus de 50 % de leurs surfaces respectives, et dont les propriétés diffèrent de celles des
surfaces restantes, on peut alors considérer que la répartition est raisonnablement uniforme. (Pour certains espaces, il peut
être utile de décrire approximativement la salle comme un parallélépipède pour cette évaluation.)

18 Dans l’exemple b), on peut considérer que le volume de la salle réagit comme un espace unique, si aucune partie de la
surface du sol n’a sa ligne de collimation bloquée vers une autre partie quelconque de la salle, représentant plus de 10 % du
volume total de la salle. iTeh STANDARD PREVIEW
19 Si les conditionsdes notes 17 et 18 ne sont (standards.iteh.ai)
pas remplies,la salle est alors susceptiblede présenterdes zones ayant des
durées de réverbération différentes, et il convient alors de les analyser et de les mesurer séparément.
ISO 3382:1997
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5 Procédures de mesurage b26746842bef/iso-3382-1997
5.1 Généralités

Deux méthodes de mesurage de la durée de réverbération sont décrites dans la présente Norme internationale: la
méthode du bruit interrompu et la méthode de la réponse impulsionnelle intégrée. Les deux méthodes produisent
les mêmes valeurs mais la dernière nécessite des instruments plus sophistiqués. Si des mesures acoustiques de la
salle autres que la durée de réverbération doivent être effectuées, seule la dernière méthode convient, car ces
mesures sont fondées sur la réponse impulsionnelle.
NOTE 20 II est préférable de mesurerles durees de réverberationen bandes d’octave depuis 63 Hz jusqu’à 4 kHz dans les
salles de conférence et de concerts. Pour les mesuragesdans d’autressalles, on peut appliquerles mesuragesen bandes de
tiers d’octave de 100 Hz à 5 kHz.

5.2 Méthode du bruit interrompu

5.2.1 Excitation de la salle

Un haut-parleur doit être utilisé et le signal envoyé dans le haut-parleur doit être un bruit électrique à large bande
aléatoire ou pseudo-aléatoire. Lorsqu’on utilise un bruit pseudo-aléatoire, il doit être interrompu de manière
aléatoire, pour ne pas utiliser toujours la même séquence de bruit.

II convient que la source sonore soit aussi omnidirectionnelle que possible.

Pour les mesurages dans les bandes d’octave, la largeur de bande du signal doit être supérieure à une octave, et
pour les mesurages dans les bandes de tiers d’octave, la largeur de bande du signal doit être supérieure à un tiers
d’octave. Le spectre à l’intérieur de la bande d’octave réelle à mesurer doit être raisonnablement uniforme. Le
spectre du bruit à large bande peut également être corrigé de manière à obtenir dans le local un champ réverbéré

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ISO 3382: 1997(F)

stationnaire de spectre approximativement rose de 88 Hz à 5 657 Hz (c’est-à-dire une gamme couvrant les bandes
de tiers d’octave avec des fréquences de bandes centrales de 100 Hz à 5 kHz ou des bandes d’octave de 125 Hz à
4 kHz), si la durée de réverbération doit être mesurée simultanément dans différentes bandes d’octave ou de tiers
d’octave.

La durée d’excitation de la salle doit être suffisante pour que le champ acoustique atteigne un régime stationnaire
avant d’être interrompu, et pour cela, il est très important que le bruit soit émis pendant une période minimale de T/2
secondes. Pour les salles de grand volume, la durée d’excitation doit être d’au moins quelques secondes.
NOTE21 L’excitationpar bruit à large bande imposedes spécificationsplus contraignantesen terme de puissance nominale
efficaceadmissibledu haut-parleurpour maintenirles rapportssignal/bruitnécessaires.

5.2.2 Nombre de mesurages

Le nombre de positions de microphone utilisées sera déterminé en fonction de la couverture requise. Cependant,
eu égard au caractère aléatoire propre au signal d’émission, il est nécessaire de faire la moyenne d’un certain
nombre de mesurages à chaque position, afin de parvenir à une répétabilité qui soit acceptable (voir 6.1.1). Par
conséquent, au moins trois mesurages doivent être effectués à chaque position et les résultats moyennés. II
convient soit

- de mesurer les durées de réverbération individuelles pour toutes les courbes de décroissance et calculer la
valeur moyenne, soit

- de faire une moyenne d’ensemble des décroissances quadratiques de la pression-acoustique et d’en déduire la
durée de réverbération de la courbe de décroissance qui en résulte.

iTeh STANDARD PREVIEW


La méthode utilisée doit être déclarée dans le rapport d’essai. Si l’on utilise le moyennage d’ensemble, il n’est
permis d’effectuer qu’un seul mesurage pour au moins 18 positions, au lieu d’utiliser six positions avec trois
mesurages pour chaque position. (standards.iteh.ai)
NOTE 22 À condition d’effectuer un nombre infini ISO de mesurages
3382:1997 avec un bruit interrompu, la décroissance moyenne
d’ensemblesera identiqueà celle obtenuepar intégrationrétrogradedu carré d’uneseule réponseimpulsionnelle.
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5.3 Méthode de la réponse impulsionnelle intégrée

5.3.1 Généralités

La réponse impulsionnelle pour une position de la source et une position de réception dans la salle est une
grandeur bien définie, pouvant être mesurée de d’ifférentes manières (par exemple en utilisant comme signal le bruit
d’un tir d’arme à feu, des impulsions générées par un éclateur, des créneaux de bruits, des signaux vobulés ou des
séquences binaires de longueur maximale). La présente Norme internationale n’a pas pour objectif d’exclure
d’éventuelles autres méthodes capables de produire une réponse impulsionnelle correcte.

5.3.2 Excitation de la salle

La réponse impulsionnelle peut être mesurée directement en utilisant une source impulsionnelle telle que le bruit
d’une arme à feu ou toute autre source non réverbérante, aussi longtemps que son spectre est suffisamment large
pour satisfaire aux prescriptions de 5.2.1. La source impulsionnelle doit pouvoir produire un niveau de pression
acoustique crête qui soit suffisant pour permettre une courbe de décroissance commençant au moins 45 dB au-
dessus du bruit de fond dans la bande de fréquences correspondante. Si seul Tzodoit être mesuré, il suffit de
générer un niveau qui se situe à au moins 35 dB au-dessus du niveau du bruit de fond.

II est admis d’utiliser des signaux acoustiques spéciaux qui ne produisent la réponse impulsionnelle qu’après un
traitement spécial du signal fourni par le microphone. Ceci peut apporter une amélioration du rapport signal/bruit.
Les signaux vobulés ou le bruit pseudo-aléatoire (par exemple des séquences de longueur maximale) peuvent être
utilisés si les prescriptions relatives au spectre et aux caractéristiques directionnelles de la source sont satisfaites.
Du fait de l’amélioration du rapport signal/bruit, les prescriptions dynamiques de la source peuvent être beaucoup
moins restrictives que celles établies dans l’alinéa précédent. Si l’on utilise le moyennage temporel (par exemple
pour enrichir le rapport signal/bruit), il est nécessaire de vérifier que le processus de moyennage ne modifie pas la
réponse impulsionnelle mesurée.

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