Exercice Derivabilité
Exercice Derivabilité
Exercice 10-1 Pour chacune des fonctions f définies ci-dessous, calculer la fonction dérivée f 0 :
√ √ 1
1) x4 + 3x2 − 6 2) 6x7/2 + 4x5/2 − 2x 3) 3x + 3 x + 4) x(x + 3)ex
√ x
x3 + 1 1+x ln x sin x
5) 2 6) √ 7) 3
8)
x −x−2
√ 1+ x x 1 + cos x
2
2
12) e−x
3 2
9) x +x+1 10) sin(cos(3x)) 11) ln(sin x)
13) (1 − x)7/3 14) ln(|2x|) 15) ln(|e2πix |) 16) 2ln x
Réponse :
1. 4x3 + 6x
2. 21x5/2 + 10x3/2 − 2
3 1 1
3. √ + x−2/3 − 2
2 3x 3 x
2 x
4. (x + 5x + 3)e
x4 − 2x3 − 6x2 − 2x + 1
5.
(x2 − x − 2)2
√
x−1
6. √ √ √
2 x 1 + x(1 + 1 + x)2
1 − 3 ln x
7.
x4
1
8.
1 + cos x
9. 1/3(x2 + x + 1)−2/3 (2x + 1)
10. −3 cos(cos(3x)) sin(3x)
2 cos x
11.
sin x
2
12. −2xe−x
13. −7/3(1 − x)4/3
14. 1/|x|
15. e2πix 2iπ
1
16. ln(2)2ln x
x
Réponse : La fonction est continue est dérivabe sur ]0, 1[ et sur ]1, +∞[. Le seul problème x = 1.
Pour que f soit continue sur x = 1 on doit avoir lim− f (x) = lim+ f (x) = f (1). Donc on a 1 = a+b+1.
x→1 x→1
1
f (x) − f (1) f (x) − f (1)
Pour que f soit dérivable sur x = 1, on doit avoir lim− = lim+ . Donc on a
x→1 x−1 x→1 x−1
1
= ax|x=1 . Afin que f soit dérivable, il faut et il suffit que les dérivées à droite et à gauche existent
2
1
et soient égales. Conclusion : f est dérivable sur [0, +∞[ si est seulement si a + b = 1 et a = . Donc,
2
1 1
a = et b = − .
2 2
Exercice 10-3
1. Étudier la continuité et la dérivabilité de la fonction f de R vers R définie par :
ex − x, si x < 0,
2
f (x) = cos (πx), si 0 ≤ x ≤ 1, (2)
1 + ln x ,
si x > 1.
x
p
2. Même question avec : f (x) = |x| .
Réponse : (1) La fonction est continue en dehors de 0 et 1 parce que chaque point x de R \ {0, 1}
appartient à un intervalle ouvert sur lequel f est définie de manière unique et par une fonction
ln x
continue, en l’occurrence par ex − x ou cos2 (πx) ou 1 + . Elle est continue à droite en 0 et à
x
gauche en 1 parce que la définition de la fonction en ces points est donnée par cos2 (πx). Comme
ln x
lim− ex − x = 1 = f (0), elle est aussi continue à gauche en 0 et comme lim+ 1 + = 1 = f (1) elle
x→0 x→1 x
est aussi continue à droite en 1. Elle est donc partout continue.
Pour x < 0, f est dérivable de dérivée f 0 (x) = ex − 1. Pour 0 < x < 1, f est dérivable de dérivée
1 − ln x
f 0 (x) = −2π cos(πx) sin(πx). Pour x > 1, f est dérivable de dérivée f 0 (x) = .
x2
f (x) − f (0) x2 f (x) − f (0) cos2 (πx) − 1
En 0, lim− = lim− = 0 et lim+ = lim+ =
x→0 x x→0 2x x→0 x x→0 x
−(πx)2 (cos(πx) + 1)
lim+ = 0. La fonction f est donc dérivable en O de dérivée f 0 (0) = 0.
x→0 2x
f (x) − f (1) cos2 (πx) − 1 cos2 (πy) − 1 −(πy)2 (cos(πy) + 1)
Ensuite lim− = lim− = lim− = lim− =
x→1 x−1 x→1 x−1 y→0 y y→0 2y
f (x) − f (1) ln x ln(y + 1)
0 et lim+ = lim+ = lim+ = 1. Donc f admet une dérivée à droite et
x→1 x−1 x→1 x(x − 1) y→0 y(y + 1)
une dérivée à gauche en 1 mais n’est pas dérivable.
(2) La fonction f est continue en tout point de R puisqu’elle est la composée de deux fonctions
√
continues sur R, en l’occurrence et | |.
Elle est dérivable en tout point de √ R \ {0} car chaque réel√ non nul appartient à un intervalle
ouvert sur lequel√f est définie par √ x 7→ x pour x > 0 et x 7→ −x √ pour x < 0. √
−x − 0 x x−0 x
En 0, lim− = lim+ = −∞, tandis que lim+ = lim+ = +∞. Par
x→0 x−0 x→0 −x x→0 x−0 x→0 x
conséquent, f n’est pas dérivable en 0 ; elle ne l’est pas à gauche ni à droite non plus.
Exercice 10-4 Préciser pour chacune des fonctions suivantes de R vers R en quels points elles sont
dérivables, dérivables à droite, dérivables à gauche, et les valeurs de leurs dérivées, dérivées à droite,
dérivées à gauche.
1. f (x) = cos(cos x).
√
2. g(x) = 1 + cos x.
p
3. h(x) = | sin x|.
Réponse :
2
1. La fonction cos est dérivable sur R donc f (x) est aussi dérivable sur R de dérivée f 0 (x) =
sin(cos x) sin(x).
2. La fonction g est périodique de période 2π. En dehors de π, g est dérivable de dérivée g 0 (x) =
− sin x
√ .
2 1 + cos x √ √
1 + cos x 1 − cos y |y| 1
Pour les valeurs supérieures en π, lim+ = lim+ = lim+ √ = √ . Ce
x→π x−π y→0 y y→0 2y 2
1
qui donne la valeur de la dérivée à droite. Par contre en π − on obtiendra − √ , ce qui donne
2
la valeur de la dérivée à gauche. Par conséquent, g n’est pas dérivable en π. Elle ne l’est qu’à
gauche et à droite. Par périodicité, le même manque de dérivabilité existe en tout point de R
de la forme (2k + 1)π.
3. La fonction h(x) est périodique de période π. Comme sin est partout dérivable, que |.| est
√
dérivable en dehors de 0, et que . est dérivable sur R∗+ , la fonction h(x) est dérivable sur ]0, π[
cos x
de dérivée h0 (x) = .
2 sin x
h(x) 1
Par contre en 0, h n’est ni dérivable à droite, ni à gauche, car lim+ = lim+ √ n’est pas
x→0 x x→0 x
finie. Un raisonnement symétrique donne la même conclusion en 0− . Ce raisonnement s’étend
sur R par périodicité et h n’est pas dérivable en kπ pour tout k ∈ Z.
Exercice 10-5 Soit f la fonction réelle d’une variable réelle définie par :
f R −→ R(
x + exp(−1/x2 ), si x > 0
x 7−→ .
sin x, si x ≤ 0
Réponse :
1. Tout d’abord, f est continue sur R∗ parce que chaque point de cet ensemble appartient à un
intervalle ouvert sur lequel f est uniquement définie comme composition de fonctions simples,
continues sur cet intervalle. Ensuite, comme lim+ x + exp(−1/x2 ) = 0 = f (0) elle est aussi
x→0
continue en 0.
f est dérivable sur R∗+ , de dérivée f 0 (x) = 1 + 2/x3 exp(−1/x2 ), et aussi sur R∗− de dérivée
f 0 (x) = cos x.
f (x) − f (0) f (x) − f (0) sin x
2. On a lim+ = lim+ 1 + 1/x exp(−1/x2 ) = 1 et lim− = lim− = 1.
x→0 x−0 x→0 x→0 x−0 x→0 x
Donc f est dérivable en 0 et f 0 (0) = 1.
3. Comme lim+ 1 + 2/x3 exp(−1/x2 ) = 1 et lim− cos x = 1, f 0 est continue en 0, et donc continue
x→0 x→0
sur R.
f 0 (x) − f 0 (0) 4 2 f 0 (x) − f 0 (0) cos x − 1
4. On a lim+ = lim+ 2/x exp(−1/x ) = 0 et lim− = lim− =
x→0 x−0 x→0 x→0 x−0 x→0 x
00
0, d’où f est deux fois dérivable en 0, et f (0) = 0.
3
1. Pour quelles valeurs de n, fn est-elle continue ?
2. Pour quelles valeurs de n, est-elle fn dérivable ?
3. Pour quelles valeurs de n, est-elle fn0 continue ?
4. Pour quelles valeurs de n, est-elle fn0 dérivable ?
Réponse :
1. Comme sin est une fonction bornée, on a lim fn (x) = 0 si n 6= 0. Par contre lim sin(1/x)
x→0 x→0
n’existe pas. Vérifions-le en utilisant deux suites de nombres strictements positifs (an ) et (bn ).
1 1
an = (n ∈ N∗ ) ; bn = π (n ∈ N) .
nπ 2
+ nπ
Exercice 10-7 Appliquer le théorème des accroissements finis pour démontrer les inégalités sui-
vantes :
1. | sin x| ≤ |x| pour x ≥ 0 ;
2. ln(1 + x) ≤ x pour x ≥ 0.
Réponse :
1. On considére f (x) = sin x sur [0, x]. La fonction f est continue sur [0, x] et dérivable sur ]0, x[,
f (x) − f (0)
par le théorème des accroissements finis il existe c ∈]0, x[ telle que f 0 (c) = . Donc,
x−0
| cos(c)(x − 0)| = | sin x|. Puisque | cos c| ≤ 1 on a | sin x| ≤ |x|.
2. Cette fois si on considère f (x) = ln(1 + x) sur [0, x], x ≥ 0. La fonction f est continue sur
[0, x] et dérivable sur ]0, x[, par le théorème des accroissements finis il existe c ∈]0, x[ telle que
ln(1 + x) − ln 1 1 x
= . Donc ln(1 + x) = ≤ x.
x−0 1+c 1+c
Exercice 10-8
1. Montrer que pour tous réels a et b avec 0 ≤ a < b :
b−a b−a
2
< arctan b − arctan a < .
1+b 1 + a2
2. En déduire que :
π 3 4 π 1
+ < arctan < + .
4 25 3 4 6
4
Réponse :
1. La fonction arctan est continue et dérivable sur R. Le théorème des accroissements finis montre
alors qu’il existe c ∈]a, b[ tel que
Exercice 10-9
1. Montrer que pour tous réels x et y : | cos y − cos x| ≤ |y − x|.
2. Montrer que pour tous réels x et y tels que x 6= y : | cos y − cos x| < |y − x|.
Réponse :
1. La fonction cos x est continue et dérivable sur R. Par conséquent, si x 6= y, disons x < y sans
perte de généralité, le théorème des accroissements finis nous montre qu’il existe c ∈]x, y[ tel
que
Mettons-nous maintenant dans le cas contraire. On considère le plus petit k ∈ Z tel que
π
x < + kπ < y. Alors,
2
π π
| cos(x) − cos(y)| = | cos(x) − cos( + kπ) + cos( + kπ) − cos(y)|
2 2
≤ | cos(x) − 0| + |0 − cos(y)|
π π
≤ | cos0 (c1 )||x − ( + kπ)| + | cos0 (c2 )|| + kπ − y|.
2 2
π π
où c1 ∈]x, + kπ[ et c2 ∈] + kπ, y[ proviennent du théorème des accroissements finis. Comme
2 2
π π
il n’existe pas d’élément de + πZ dans l’intervalle ]x, + kπ[, on a | cos0 (c1 )| < 1. Ainsi
2 2
π π
| cos(x) − cos(y)| < |x − ( + kπ)| + |( + kπ) − y|
2 2
π π
= + kπ − x + y − cos( + kπ)
2 2
= y−x
= |x − y|.
Exercice 10-10 Soit f de [0, 1] vers R une fonction trois fois dérivable.
5
1. On suppose que f (0) = f 0 (0) = f 00 (0) = 0 et que f (1) = 0. Montrer que f 000 s’annule sur
l’intervalle ]0, 1[.
2. On suppose ici que f (0) = f (1/3) = f (2/3) = f (1) = 0. Montrer le même résultat. Généralisez
à une fonction k fois dérivable ayant n zéros, pour tous entiers k < n.
3. On suppose ici que f (0) = f 0 (0) = 0 et que f (1) = f 0 (1) = 0. Montrer le même résultat.
Réponse : C’est une suite d’applications du théorème de Rolle. L’existence de α et β est justifiée
par ce théorème.
1. Comme f (0) = f (1) = 0 il existe α ∈]0, 1[ tel que f 0 (α) = 0. Alors comme f 0 (0) = f 0 (α) = 0
il existe β ∈]0, α[ tel que f 00 (β) = 0, et finalement, comme f 00 (0) = f 00 (β) = 0 il existe
γ ∈]0, β[⊂]0, 1[ tel que f 000 (γ) = 0.
2. Pour f 0 on a trois racines distinctes, une entre 0 et 1/3, une entre 1/3 et 2/3 et une entre 2/3
et 1, donc 2 racines distinctes pour f 00 et finalement 1 pour f 000 .
On montre la généralisation par récurrence sur k < n, pour n fixé. Soit g une fonction ayant n
zéros. On considère le prédicat P (k) : si g est k fois dérivable, alors g (k) a au moins n − k zéros.
Initialisation : P (0) est évidemment vrai.
Hérédité : Soit 0 < k < n. On suppose P (k − 1) vrai. Montrons que P (k) l’est. Si g est k
fois dérivable, elle est k − 1 fois dérivable, et par hypothèse de récurrence g (k−1) a au moins
n − k + 1 zéros. On applique le théorème de Rolle à cette fonction, et on obtient bien que g (k)
admet au moins n − k zéros.
Conclusion : P (0) est vrai et la propriété est héréditaire donc pour tout k < n, si g est k fois
dérivable, g (k) admet au moins n − k zéros.
3. f (0) = f (1) = 0 nous donne une troisième racine pour f 0 , on conclut comme ci dessus.
∀x ∈ R, P (x) = a0 + a1 x + · · · an xn .
Solution :
On utilise la généralisation du 2) de l’exercice précédent : Si P avait strictement plus que n
racines, alors sa dérivée n-ème, qui est une constante non nulle, aurait au moins un zéro, ce qui est
absurde.
Remarque : On peut le montrer directement par récurrence : pour n ≥ 1 entier, notons P(n) la
proposition suivante :
Pour tout polynôme réel P de degré n, il existe au plus n nombres réels distincts x1 <
x2 < · · · < xn tels que, pour tout 1 ≤ k ≤ n, P (xk ) = 0.
Initialisation : Une fonction affine a au plus un zéro.
Hérédité : On considère un entier n ≥ 2 tel que P(n − 1) soit vraie. Montrons que P(n) est
également vraie.
On effectue un raisonnement par l’absurde. Supposons que P soit une fonction polynomiale de
degré n, et supposons qu’il existe n + 1 solutions distinctes x1 < x2 < · · · < xn < xn+1 de l’équation
P (x) = 0. Alors
0 = P (x1 ) = P (x2 ) = · · · = P (xn ) = P (xn+1 ).
Le théorème de Rolle appliqué à la fonction P : R −→ P (qui est dérivable en chaque point de R)
sur les intervalles I1 , I2 , ..., In définis par
6
fournit n nombres réels y1 ∈ I1 , y2 ∈ I2 , ..., yn ∈ In tels que
Cependant, la fonction P 0 est une fonction polynomiale de degré n. L’hypothèse de récurrence ap-
pliquée à P 0 montre que nécessairement P 0 = 0. On en déduit que P est un polynôme constant, ce
qui est une contradiction.
1 √
Exercice 10-12 Montrer que 100 + est une approximation par excès de 10001, et que l’erreur
200
1
d’approximation est inférieure à .
4 · 106
√ 1
Réponse : On applique le théorème des accroissements finis à f (x) = x, de dérivée √ . En effet,
√ 2 x√
d’après le théorème des accroissements finis, il existe c ∈]10000, 10001[ tel que 10001 − 10000 =
1 1 1 1 1
√ . Comme la fonction x 7→ √ est décroissante, √ < √ = . Par conséquent,
2 c 2 c 2 c 2 10000 200
√ 1 1
10001 = 100 + √ < 100 + . La valeur absolue de la différence entre la valeur exacte et
2 c 200
l’approximation est
√
1 1 1 c − 100 1 c − 104 1
√ − = √ = √ √ < .
2 c 200 2 100 c 2 100 c( c + 100) 4 . 106
1 1
Exercice 10-13 Montrer que pour tout entier k ≥ 1 : < ln(k + 1) − ln(k) ≤ . En déduire
k+1 k
1 1 1
que pour tout entier n ≥ 1, on a ln(n + 1) ≤ 1 + + + · · · + ≤ 1 + ln(n) .
2 3 n
1 1 1
Déterminer lim Hn où Hn = 1 + + + · · · +
n→+∞ 2 3 n
Réponse : La fonction ln est continue et dérivable sur R∗+ , de dérivée x 7→ 1/x, qui est une
1
fonction décroissante. Le théorème des accroissements finis montre alors que pour k ≥ 1, ≤
k+1
n
1 X
ln(k + 1) − ln k ≤ . Les sommes téléscopiques impliquent ln(n + 1) = ln(k + 1) − ln k ≤ Hn , et
k k=1
n−1 n−1
X 1 X
Hn = 1 + ≤ 1+ ln(k + 1) − ln k = 1 + ln(n) d’où le résultat. Comme lim ln n = ∞, on
k=1
k + 1 k=1
n→∞
Exercice 10-14
1. Utiliser l’exercice précédent pour montrer que pour α ≤ 1
n
X 1
lim α
= ∞.
n→∞
k=1
k
α−1 1 1
2. On suppose maintenant α > 1. Pour k ≥ 2, comparer α
et α−1
− α−1 .
k (k − 1) k
3. Toujours pour α > 1, montrer que
n
X 1 α
lim α
= `, avec ` < .
n→∞
k=1
k α−1
7
Réponse :
n n
X 1 X 1
1. Si α ≤ 1, alors lim α
≥ lim = ∞.
n→∞
k=1
k n→∞
k=1
k
α−1
2. La fonction f (x) = 1/xα−1 est continue et dérivable sur R∗+ , de dérivée − α . Par le théorème
x
1 1
des accroissements finis, appliqué sur l’intervalle [k−1, k], − = f (k−1)−f (k) =
(k − 1)α−1 k α−1
α−1
|f (k − 1) − f (k)| > .
kα
n n
X α−1 X α−1 1
3. On a donc par les sommes télescopiques, α
= α − 1 + α
< 1 − α−1
+ α − 1.
k=1
k k=2
k n
n n
X α−1 X 1 α
A la limite, on obtient lim α
< α. Ceci équivaut à lim α
< .
n→∞
k=1
k n→∞
k=1
k α − 1
Exercice 10-15
Soit n ≥ 1 un nombre entier et a0 , a1 , ..., an ∈ R tels que
a0 a1 an
+ + ··· + = 0.
1 2 n+1
Montrer que l’équation d’inconnue x ∈ R
a0 + a1 x + · · · + an x n = 0
Solution :
On considère les deux fonctions polynomiales P, Q : R −→ R définies par
P (x) = a0 + a1 x + · · · an xn
∀x ∈ R, a0 a1 an n+1
Q(x) = x + x2 + · · · + x .
1 2 n+1
On commence par remarquer que Q0 = P (la fonction Q est polynomiale, donc dérivable). Ensuite,
l’hypothèse de l’énoncé assure que
0 = Q(0) = Q(1).
Puisque Q est dérivable, le théorème de Rolle assure donc l’existence de x ∈]0, 1[ tel que Q0 (x) =
0 = P (x), soit encore,
a0 + a1 x + · · · + an xn = 0.
Exercice 10-16
On condidère deux fonctions f, g : R −→ R telles que f soit deux fois dérivable et g continue.
1. Soit c ∈ R un maximum local de f . Montrer que f 00 (c) ≤ 0.
2. De même, si c ∈ R est un minimum local de f , montrer que f 00 (c) ≥ 0.
3. On suppose que
∀x ∈ R, f 00 (x) + g(x)f 0 (x) − f (x) = 0.
. On suppose de plus qu’il existe a, b ∈ R tels que a < b et f (a) = f (b) = 0. Montrer que
f (x) = 0 pour tout x ∈ [a, b].
Solution :
8
1. On raisonne par l’absurde : supposons, en vue d’obtenir une contradiction, que f 00 (c) > 0, c’est
à dire que
f 0 (c + h) − f 0 (c) f 0 (c + h)
f 00 (c) = lim = lim > 0.
h→0 h h→0 h
En effet, f 0 (c) = 0 puisque c est un extremum (local) de f . On en déduit que f 0 (c + h)h−1 est
positif pour h 6= 0 assez petit : il existe δ > 0 tel que
ce qui est une contradiction. Dans le cas où f (c0 ) < 0, on montre de manière symétrique que
a f (x) − x f (a)
Exercice 10-101 Soit f : R → R dérivable. Calculer lim , pour un a ∈ R.
x→a x−a
a f (x) − x f (a) a f (x) − a f (a) + a f (a) − x f (a)
Réponse : On a lim = lim = af 0 (a) − f (a).
x→a x−a x→a x−a
Exercice 10-102 Montrer que la fonction P de R vers R définie par P (x) = x100 + ax7 + bx + c
(a, b, c ∈ R) a au plus 4 racines réelles.
Réponse : La dérivée seconde de P est 9900x98 +42ax5 . Ce polynôme a au plus deux racines réelles,
r
3 −42a
0 et . Par conséquent, P a au plus deux points d’inflexion. Ceci implique que P ait au plus
9900
4 racines réelles.
f : R −→ R
.
x 7−→ ln(1 + x2 ) − arctan x
9
Pn (x)
1. Montrer que pour tout n ∈ N∗ et x ∈ R, f (n) (x) = où Pn est un polynôme de degré
(1 + x2 )n
n qui satisfait les identités
(a) P1 (x) = 2x − 1,
(b) Pn+1 (x) = (x2 + 1)Pn0 (x) − 2xPn (x) .
2. Montrer que pour tout n ∈ N∗ , le polynôme Pn a n racines distinctes.
Réponse :
1. C’est un raisonnement par récurrence sur n ∈ N∗ .
2. On se contente d’une indication. Pour n = 1, c’est clair. Pour n + 1 on évalue Pn+1 en les n
racines supposées distinctes de Pn et étudie le changement de signe.
Exercice 10-104 Soit f : [a, b[−→ R une fonction continue, dérivable sur ]a, b[. Montrer que f est
dérivable à droite en a et f 0 (a) = lim+ f 0 (x), en supposant que cette limite est finie.
x→a
Exercice 10-105 Soient a < b deux réels. Existe-t-il une fonction dérivable f de [a, b[ vers R telle
que l’on ait simultanément le comportement asymptotique lim f (x) = ∞ et la majoration |f 0 | ≤ 1 ?
x→b−
Réponse : Non. En effet, pour tout a < b0 < b, il existe c ∈]a, b0 [ tel que f (b0 )−f (a) = f 0 (c)(b0 −a).
En valeur absolue, on obtient |f (b0 ) − f (a)| = |f 0 (c)||(b0 − a)| ≤ |b0 − a|. Par conséquent la valeur
de f (b0 ) est majorée par f (a) + |b0 − a|. Ceci empêche que lim f (x) = ∞.
x→b−
Exercice 10-106 Soit f de [0, 1] vers R une application continue sur [0, 1] telle que f (0) = 0 et
f (1) = 1.
On suppose que f est dérivable en 0 et en 1 et que l’on a f 0 (0) = f 0 (1) = 0.
1. Montrer qu’il existe un α dans ]0, 1[ tel que
f (α) f (α) − 1
= .
α α−1
f (x) − f (0) f (1) − f (x)
En déduire que f (α) = α. [Indication : étudier la fonction g(x) = − .]
x−0 1−x
2. On suppose de plus que f est deux fois dérivable sur [0, 1]. Montrer qu’il existe un β dans ]0, 1[
tel que |f 00 (β)| ≥ 4. [Indication : raisonner par l’absurde et étudier les fonctions x 7→ f (x)−2 x2
et x 7→ 1 − f (x) − 2 (1 − x)2 .]
Réponse : Suivez soigneusement les indications. Pensez à utiliser le théorème des valeurs intermé-
diaires.
ln 1 + ln 2 + · · · + ln n ≤ f (n + 1) + 1 ≤ ln 2 + ln 3 + · · · + ln(n + 1).
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3. En déduire que pour tout n ≥ 1, on a :
n n n+1
n+1
e ≤ n! ≤ e .
e e
Réponse :
1. f (x) est dérivable de dérivée ln x, strictement croissante.
2. On fait la somme de 1 à n de ses inégalités pour obtenir le résultat.
3. On a donc f (n)+1 < ln(n!) < f (n+1)+1, soit l’encadrement désiré en passant à l’exponentielle.
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