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Chap 1

Le chapitre 2 traite des fonctions de l'électronique numérique, en commençant par des rappels de logique électronique et en abordant les fonctions combinatoires et séquentielles. Il présente les concepts de base tels que les variables logiques, les fonctions booléennes, ainsi que des dispositifs comme les multiplexeurs et démultiplexeurs. Le chapitre se termine par une discussion sur les mémoires et l'interconnexion des fonctions.

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Chap 1

Le chapitre 2 traite des fonctions de l'électronique numérique, en commençant par des rappels de logique électronique et en abordant les fonctions combinatoires et séquentielles. Il présente les concepts de base tels que les variables logiques, les fonctions booléennes, ainsi que des dispositifs comme les multiplexeurs et démultiplexeurs. Le chapitre se termine par une discussion sur les mémoires et l'interconnexion des fonctions.

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Chapitre 2 – Fonctions de l’électronique numérique

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1. Rappels de logique électronique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2


2. Fonctions combinatoires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.1. Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2. Multiplexeurs/démultiplexeurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.3. Transcodeurs (encodeurs/décodeurs) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.4. Fonctions arithmétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.5. Unités arithmétique et logique (UAL) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3. Fonctions séquentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.1. Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.2. Mémoires élémentaires (1bit) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.3. Registres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
3.4. Machine à états finis (Finite State Machine) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
3.5. Compteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
3.6. Réalisation d’automate . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
4. Mémoires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.1. Caractéristiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.2. Différents types de mémoires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
4.3. Principe de fonctionnement d’une mémoire à semiconducteur (SRAM) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
5. Interconnexion des fonctions - Notion de bus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

Microprocesseurs S5 1/ 22
Fonctions de l’électronique numérique
➼ 1. Rappels de logique électronique
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1. Rappels de logique électronique

• Variable logique ou booléenne : une variable susceptible de prendre deux valeurs : 0 ou 1, vrai ou faux. A chaque niveau logique,
on associe un niveau de tension électrique.

• Fonctions booléennes de base : opérations réalisées sur une ou plusieurs variables logiques

Complémentation (NOT) Fonction ET (AND)

a b s = a ⋅b
a s=−
a 0 0 0 a
a s s
0 1 0 1 0
b
1 0 1 0 0
1 1 1
Fonction OU (OR) Fonction OU exclusif (XOR)

a b s =a+b a b s =a⊕b
0 0 0 a 0 0 0 a
s s
0 1 1 0 1 1
b b
1 0 1 1 0 1
1 1 1 1 1 0
Fonction NON ET (NAND) Fonction NON OU (NOR)

a b − a b −
s = a ⋅b s =a+b
0 0 1 a 0 0 1 a
s s
0 1 1 b
0 1 0 b
1 0 1 1 0 0
1 1 0 1 1 0

Microprocesseurs S5 2 / 22
Fonctions de l’électronique numérique
➼ 1. Rappels de logique électronique
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• Il est possible de réaliser de manière électronique chaque fonction de base : quelques exemples en technologie CMOS.

a a
a s s s

b b
VDD VDD
VDD a b b
s
a s a
b

s
a a b

• Propriétés de l’algèbre de Boole (George Boole 1847)

premières propriétés a+0=a a ⋅0 = 0


a+1= 1 a ⋅1= a
a+a=a a ⋅a = a
a+− a=1 a ⋅−
a=0

(−
a) = a
commutativité a+b=b+a a ⋅b = b ⋅a
associativité a + (b + c ) = (a + b) + c a ⋅ (b ⋅ c) = (a ⋅ b) ⋅ c
distributivité a + (b ⋅ c) = (a + b) ⋅ (a + c ) a ⋅ (b + c) = (a ⋅ b) + (a ⋅ c)
théorèmes de De Morgan − − − − − −
a + b = a ⋅b a ⋅b = a + b
théorème de redondence a+− a ⋅b = a + b

Microprocesseurs S5 3 / 22
Fonctions de l’électronique numérique
➼ 2. Fonctions combinatoires
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2. Fonctions combinatoires

2.1. Introduction
• Une fonction est dite combinatoire si l’état des sorties ne dépend que de l’état présent des entrées.

e0 s0
e1 s1

circuit
combinatoire

en-1 sp-1

• La fonction combinatoire est spécifiée soit par une table de vérité donnant, pour chaque combinaison possible des entrées, l’état
des sorties, soit par une expression booléenne. Par exemple :

a b c s L’expression booléenne s peut être donnée en fonction des entrées sous deux formes différentes
0 0 0 0
∗ Forme conjonctive = ∑ minterm
0 0 1 1
− − −
0 1 0 0 s=−
a bc + −
abc + a b −
c + a bc + abc
0 1 1 1
∗ Forme disjonctive = Π maxterm
1 0 0 1
− − − −
1 0 1 1 s=−
ab −c+−
ab −
c + ab −
c ⇒ s = (a + b + c ) ⋅ (a + b + c) ⋅ (−
a + b + c)
1 1 0 0
1 1 1 1

Microprocesseurs S5 4 / 22
Fonctions de l’électronique numérique
➼ 2. Fonctions combinatoires
[Link]

• La fonction combinatoire peut être réalisée à partir des opérateurs de base. Afin de minimiser leur nombre, il faut simplifier au
maximum la fonction booléenne :
∗ Soit à partir des théorèmes de l’algèbre de Boole,

∗ Soit par la méthode de Karnaugh (rempli à partir de la table de vérité ou de la forme conjonctive)

bc Chaque case juxtaposée est dite adjacente : une seule des variables ne varie lorsqu’on passe
00 01 11 10 n
d’une case à celle d’à côté. Il est possible de regrouper les cases par 2 (ou par 2 ) et de réaliser
0 1 1 0
0

rapidement des simplifications.


a

1 1 1 0
1

Par exemple :
− − − −
ab −
c + a bc = a b (c + −
c ) = ab

Finalement s = a b + c
La fonction booléenne peut ainsi être réalisée par le circuit suivant :

b s

Microprocesseurs S5 5 / 22
Fonctions de l’électronique numérique
➼ 2. Fonctions combinatoires
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2.2. Multiplexeurs/démultiplexeurs

Ce sont des fonctions d’aiguillage des données. Les structures présentées permettent de commuter un bit. Elles peuvent cependant
être multipliées pour commuter n bits.
− −
• Multiplexeur 4 vers 1: s = −
a be0 + −
abe1 + a be2 + abe3
b

e0 a b s
e1 0 0 e0
MUX s e0
e2
e3
0 1 e1
e1
s
1 0 e2
a b e2

1 1 e3
e3

• Démultiplexeur 1vers 4
b

s0 a b s3 s2 s1 s0
s1 0 0 0 0 0 e s0
e DMUX
s2
s3 0 1 0 0 e 0 s1

a b
1 0 0 e 0 0 e
s2

1 1 e 0 0 0 s3

Microprocesseurs S5 6 / 22
Fonctions de l’électronique numérique
➼ 2. Fonctions combinatoires
[Link]

2.3. Transcodeurs (encodeurs/décodeurs)

• Décodeur 3 vers 8 a

c
2 1 0 y7 y6 y5 y4 y3 y2 y1 y0
c2 b2 a2
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
y0 y0

y1 0 0 1 0 0 0 0 0 0 1 0
y1
y2 0 1 0 0 0 0 0 0 1 0 0
a décodeur y3 y2
b 3 vers 8 0 1 1 0 0 0 0 1 0 0 0
y4
c y3
y5 1 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0
y6 y4

y7 1 0 1 0 0 1 0 0 0 0 0 y5

1 1 0 0 1 0 0 0 0 0 0 y6

1 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 y7

• (En)codeur de priorité

e0

e3 e2 e1 e0 1 0 any e1
b (2 ) a (2 )
e2
0 0 0 0 0 0 0
e0 a
a e3
e1 encodeur 0 0 0 1 0 0 1
b
e2 de priorité any 0 0 1 X 0 1 1 b
e3
0 1 X X 1 0 1
any
1 X X X 1 1 1

• Transcodeur : BCD ↔ binaire naturel, binaire réfléchi ↔ binaire naturel, …

Microprocesseurs S5 7 / 22
Fonctions de l’électronique numérique
➼ 2. Fonctions combinatoires
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2.4. Fonctions arithmétiques

• Demi-additionneur : si = ai ⊕ bi et c i + 1 = ai ⋅ bi

ai bi ai bi ci + 1 si
ai
0 0 0 0 si
bi
Half
Adder 0 1 0 1
ci+1
1 0 0 1
ci+1 si
1 1 1 0

• Additionneur 1bit complet : si = ai ⊕ bi ⊕ c i et c i + 1 = ai bi + c i (ai ⊕ bi )

ci ai bi ci + 1 si
0 0 0 0 0
ai bi ci 0 0 1 0 1 ci
si
0 1 0 0 1 ai
Full bi
Adder 0 1 1 1 0
ci+1
1 0 0 0 1
ci+1 si
1 0 1 1 0
1 1 0 1 0
1 1 1 1 1

Microprocesseurs S5 8 / 22
Fonctions de l’électronique numérique
➼ 2. Fonctions combinatoires
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• Additionneur n bits

an-1 bn-1 cn-1 an-2 bn-2 cn-2 a1 b1 a0 b0 A B


c0 n n
Full Full Full Full cn c0
c1 additionneur
Adder Adder Adder Adder
n
sn-2 c2
cn sn-1 s1 s0 S


• Additionneur/soustracteur : A − B = A + ( − B) = A + B + 1

an-1 bn-1 an-2 bn-2 a1 b1 a0 b0 add/sub


0

cn-1 cn-2 c1 c0 A B add/sub


n n
Full c1 Full Full Full additionneur
Adder Adder Adder Adder soustracteur
cn
n
c2 c1 C V S

C V sn-1 sn-2 s1 s0

• Génération des indicateurs de débordement


∗ cas des nombres binaires non signés : l’indicateur de débordement pour les nombres non signés est C = c n.

∗ cas des nombres binaires signés : l’indicateur de débordement est V = an − 1bn − 1−
sn − 1 + −
an − 1bn − 1sn − 1 = c n ⊕ c n − 1.

Microprocesseurs S5 9 / 22
Fonctions de l’électronique numérique
➼ 2. Fonctions combinatoires
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2.5. Unités arithmétique et logique (UAL)

• UAL = ALU (Arithmetic and Logic Unit).

• L’UAL comporte :

– un ensemble d’opérateurs qui, tous, reçoivent les opérandes A et B et calculent leur résultat en parallèle et éventuellement
positionnent des indicateurs (débordement, résultat nul, …).

– un multiplexeur qui permet de sélectionner le résultat à sortir en fonction d’un code opération.

– un multiplexeur qui permet la sortie des indicateurs positionnés par l’opération sélectionnée.

n i1
A add/
B sub n S1 4 4
n NZVC NZVC
n
i2 A
AND
n
n
S2 UAL S
n
S n
iK
B
XOR
n SK
code opération

code opération

• Les indicateurs classiques sont : N (résultat négatif), Z (résultat nul), C (débordement pour les nombres non signés), V
(débordement en compléments à 2). L’ensemble de ces indicateurs forment le mot d’état de l’UAL.

Microprocesseurs S5 10 / 22
Fonctions de l’électronique numérique
➼ 3. Fonctions séquentielles
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3. Fonctions séquentielles

3.1. Définition
Une fonction est dite séquentielle si, à une même combinaison des entrées, peut correspondre plusieurs états distincts des sorties. Les
sorties dépendent des entrées et de l’état antérieur du système : le système garde une mémoire du passé.

3.2. Mémoires élémentaires (1bit)


+ −
• Bascule RS : Q = S + RQ
+ Lorsque RS = 00, la sortie Q peut valoir soit 0, soit 1en fonction de la com-
R S Q
R
Q
binaison des entrées avant que R et S ne passent à 0 : il y a mémorisation
S Q 0 0 Q
de la sortie Q.
0 1 1
S Q R Q 1 0 0 La sortie évolue, au temps de propagation près des portes, dès qu’une
1 1 - entrée sollicite le circuit. Le fonctionnement est dit asynchrone.

• Bascules synchronisables : la sortie de la bascule dépend des entrées et de son état antérieur, mais uniquement à des instants
précis définis par le front montant (ou descendant) du signal sur l’entrée d’horloge (Clock). Le fonctionnement est dit synchrone.
+ + − −
Bascule D : Q = D Bascule JK : Q = J Q + K Q
+
H J K Q
+
D Q H D Q J Q 0 0 Q
H H 0 1 0
0 0
Q K Q 1 0 1
1 1 −
1 1 Q

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Fonctions de l’électronique numérique
➼ 3. Fonctions séquentielles
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3.3. Registres

• Registre n bits : il permet de mémoriser un mot de n bits. Il est constitué de n bascules.

dn-1 dn-2 d1 d0 D
load n
0 0 0 0
1 D Q 1 D Q 1 D Q 1 D Q load
H registre
H H H H
Q Q Q Q n
H
Q
qn-1 qn-2 q1 q0

La commande load permet de charger dans les bascules l’information binaire présente sur les entrées d i lors du prochain
front d’horloge.

• Opérations typiques sur les registres :

– initialisation,

– chargement parallèle,

– décalage droite ou gauche,

– rotation droite ou gauche.

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Fonctions de l’électronique numérique
➼ 3. Fonctions séquentielles
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3.4. Machine à états finis (Finite State Machine)

• Une machine d’états est un système capable de générer des séquences de signaux dans un ordre précis.

• L’évolution du système est fonction des entrées et de l’état présent qui permettent de calculer l’état futur de la machine. Cet état
futur deviendra l’état courant au prochain front de l’horloge. L’état présent du système est mémorisé dans un registre.
entrées sorties
circuit
combinatoire

registre
état courant d’état état futur
horloge

• Les sorties peuvent dépendre uniquement de l’état du système (Machine de Moore), ou de l’état du système ainsi que des entrées
(Machine de Mealy).
(uniquement pour la machine de Mealy)
fonction
de sorties
fonction sortie
de registre (combinatoire)
transition état d’état état
(combinatoire) futur courant
entrées
horloge

• Une machine à états finis (ou machine d’états) est décrite par un graphe d’états qui décrit :

– l’ensemble des états dans laquelle la machine peut se trouver,

– les transitions (combinaisons d’entrées) qui permettent de passer d’un état à un autre.

Microprocesseurs S5 13 / 22
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➼ 3. Fonctions séquentielles
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• Exemple

valeur des sorties


attachées à l’état (Moore) transition : combinaison logique des entrées.
s0=0 Si la transition est vraie, elle sera franchie
s1=1
au coup d’horloge suivant
_ _ __
a.b + a.b <état1> a.b

a.b / s2=1
états

<état2> <état3>

valeur des sorties


attachées à la transition :
devient effective dès que
la condition de la transition
est vraie (Mealy)

• Règles de conception : un graphe d’états doit :

– n’avoir qu’un seul état actif à un instant donné,

– lorsque la machine est dans un état donné, n’avoir, à un instant donné qu’une seule transition vraie.

– pour chaque état, prendre en compte la totalité des combinaisons logiques des entrées,

– spécifier la valeur des sorties à tout instant attachées soit aux états (Moore), soit aux transitions (Mealy),

Microprocesseurs S5 14 / 22
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➼ 3. Fonctions séquentielles
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3.5. Compteurs

• Un compteur est une machine d’état qui permet de réaliser un cycle de comptage. Le mot d’état du système correspond à la valeur
comptée : ex compteur binaire naturel (3 bits)

0
D Q q0 (2 ) H compteur
H
3
Q
q0 q0 q1 q1
Q
1
D Q q1 (2 )
H
H 0 1
Q q0
7 2
q1
2 6 3
D Q q2 (2 )
q2
H 5 4
Q Q 0 1 2 3 4 5 6 7 0 1
H

• Possibilité d’ajouter des commandes pour

– initialiser le compteur,

– charger le compteur à une valeur donnée,

– autoriser ou inhiber le comptage.

Microprocesseurs S5 15 / 22
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➼ 3. Fonctions séquentielles
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3.6. Réalisation d’automate


• Un automate peut être décomposé en deux parties :

– La partie opérative met en place les opérateurs de traitement et de mémorisation des données ainsi que le chemin de données
permettant de faire transiter l’information d’un organe à un autre.

– La partie contrôle est une machine d’états qui permet de réaliser le séquencement des différentes opérations à effectuer et
d’assurer les échanges avec l’extérieur par la mise en place de protocoles de communication.

• Exemple : réalisation d’une machine à calculer.


reset
reset load d_in

partie opérative sel opération UAL E0 load


n
0 S=A
load / sel=0, ld=1
A B 1 S=A+B

Partie E1 load
controle sel UAL
(machine n load / sel=1, ld=1
S
d’états) n load E2
ld load
registre
H load / sel=1, ld=1

res_ok=1 E3 load
res_ok d_out

Le système est chargé d’additionner des séries de 3 nombres. Lorsque le signal load passe à l’état haut, le système met la première
valeur dans le registre, puis additionne les deux valeurs fournies ensuite avant de signaler qu’un résultat est disponible. Le système
externe doit fournir un accusé de réception en plaçant le signal load à l’état bas.

Microprocesseurs S5 16 / 22
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➼ 3. Fonctions séquentielles
[Link]

reset
Time
clk
0
A B C D E F

E0 load
reset_n
load / sel=0, ld=1
load
d_in[7:0] UU 01 02 03 04 05
E1 load
sel
load / sel=1, ld=1
ld
load E2 load
d_out[7:0] UU 01 03 06 04 09
load / sel=1, ld=1
res_ok
load
res_ok=1 E3 etat_sv e0 e1 e2 e3 e0 e1 e2 e3 e2
etat_cr e0 e1 e2 e3 e0 e1 e2

Microprocesseurs S5 17 / 22
Fonctions de l’électronique numérique
➼ 4. Mémoires
[Link]

4. Mémoires
Les mémoires sont des dispositifs capables d’enregistrer, de conserver et de restituer des informations binaires.

4.1. Caractéristiques

• volatilité de l’information : la mémoire est volatile si elle perd l’information mémorisée lorsque l’alimentation électrique
est coupée.

• type d’accès à la mémoire : direct, séquentiel, par contenu.

• capacité ou taille de la mémoire : le nombre de mots mémoire que la mémoire peut stocker. Le mot mémoire est la plus petite
quantité d’information accessible en une fois : 1, 4, 8, 16, 32 ou 64 bits.

Exemple :

1 kbits 210 bits = 1024 bits, 1 Mbits = 210 kbits 220 bits

1 ko 210 octets = 1024 octets = 8192 bits, 1 Mo = 210 ko 220 octets

• temps d’accès : c’est le temps qui s’écoule entre le lancement d’une opération d’accès (lecture ou écriture) et son accomplis-
sement.
• Débit : le nombre d’informations lues ou écrites par secondes.

Microprocesseurs S5 18 / 22
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➼ 4. Mémoires
[Link]

4.2. Différents types de mémoires

• mémoires à semiconducteurs (accès direct)

– mémoires mortes : non volatile, temps d’accès ≈ qq 10 à 100 ns.

ROM : Read Only Memory : mémoires programmées en usine par masquage. Pour les grandes séries.
PROM : Programmable ROM : Ces mémoires comprennent un ensemble de fusibles qui sont détruits lors de la
programmtion (unique) de la mémoire.
EPROM : Erasable PROM : Elles peuvent être effacées par un rayonnement ultraviolet et reprogrammées. Temps
d’accès en lecture ≈ 200 ns.
EEPROM : Electrically EPROM : Elles sont effaçables électriquement. Petites capacités (< 2 Mo). Temps d’accès en
lecture ≈ 35 ns.
Flash : Ce sont des EEPROMs avec des durées de programmation plus faibles. Elles sont effaçables en totalité ou
par secteur. Temps d’accès en lecture ≈ 200 ns.

– mémoire RAM (Random Access Memory) ou mémoire vive : volatile, temps d’accès ≈ qq 10 ns

∗ SRAM (Static RAM) : le point mémoire (1bit) est réalisé avec une bascule (6 transistors MOS). L’information est tant que
l’alimentation électrique est présente. Temps d’accès ≈ 6 à 15 ns.

∗ DRAM (Dynamic RAM) : le point mémoire est réalisé à avec un transistor et un condensateur (meilleure intégration que
la SRAM). L’information est conservée par la charge du condensateur (condensateur chargé ⇒ bit = "1", condensateur
déchargé ⇒ bit = "0"). Problème : le condensateur se décharge. Il est nécessaire de rafraichir l’information toutes les 2
à 10 ms (nécessité d’une logique spécifique).
De nombreuses variantes. Temps d’accès de 70 à qq ns.

• mémoires de masse : disques magnétiques (non volatile, temps d’accès > ms), CD, DVD, bande magnétique.

Microprocesseurs S5 19 / 22
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➼ 4. Mémoires
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4.3. Principe de fonctionnement d’une mémoire à semiconducteur (SRAM)

• Organisation de la mémoire

p
mot 2 -1 mot mémoire
lecture mot i+1
n bits
Q Q

décodeur
R S R S p

A0..Ap-1
écriture mot i+1 mot 1
lecture mot i
mot 0
Q Q point mémoire buffer
R S R S
R/W logigue
CS contrôle
écriture mot i
n
écriture lecture écriture lecture
bit j+1 bit j+1 bit j bit j+1 D0..Dn-1

∗ Chaque cellule mémoire est composée de n bits (chaque bit étant réalisé par le point mémoire). La cellule mémoire est
accessible de manière unitaire en lecture ou en écriture et est repérée par un code fournie sur les entrées A0 ..Ap − 1 appelé
l’adresse de la cellule mémoire. Le décodeur permet de sélectionner un mot mémoire pour la lecture ou l’écriture.

∗ L’information (la donnée sur n bits), soit, est lue sur les broches D0 ..Dn − 1, soit est positionnée sur les mêmes broches pour être
stockée à l’adresse spécifiée par les lignes d’adresses A0 ..Ap − 1.

∗ Le signal R/ W permet de spécifier le sens du transfert en positionnant les lignes de lecture ou d’écriture de mot (ligne). les

bits sont positionnés sur les lignes d’écriture de bit (colone) ou lus par les lignes de lecture de bit. Le signal CS (Chip Select)
permet de valider l’opération de lecture ou d’écriture dans la mémoire.

Microprocesseurs S5 20 / 22
Fonctions de l’électronique numérique
➼ 4. Mémoires
[Link]

• Cycle de lecture (aspect externe)

lignes d’adresse adresse ∗ on place une adresse sur les lignes d’adresse,

R/W ∗ on émet la commande de lecture (R/ W à 1), puis la validation de l’opération

temps d’accès à la mémoire (CS à 0),
CS
∗ la donnée stockée à l’adresse spécifiée apparaît, après le temps d’accès,
lignes de données sur les fils de donnée.
donnée
disponible

• Cycle d’écriture (aspect externe)

lignes d’adresse adresse ∗ on place une adresse sur les lignes d’adresse, et une donnée sur les lignes de
données,
R/W − −
∗ on émet la commande d’écriture (R/ W à 0), puis la validation de l’opération (CS à 0),
CS
∗ la donnée est écrite à l’adresse spécifiée au bout d’un temps d’accès en écriture à la
− −
lignes de données donnée mémoire qui suit la remontée du signal CS ou R/ W .
temps d’écritue dans la mémoire

Microprocesseurs S5 21/ 22
Fonctions de l’électronique numérique
➼ 5. Interconnexion des fonctions - Notion de bus
[Link]

5. Interconnexion des fonctions - Notion de bus


• L’interconnexion des fonctions complexes se fait par un ensemble de fils communs à toutes les fonctions que l’on nomme des
bus.

F0 F1 F2
registre R0 registre R1 registre R2

R/W 0 logique R/W 1 logique R/W 2 logique


contrôle contrôle contrôle
CS 0 CS 1 CS 2
n n n
D0..Dn-1 n D0..Dn-1 D0..Dn-1

− − − − −
• Faire communiquer la fonction F0 (en lecture) avec F1 (en écriture) : R/ W 0 = 1, CS 0 = 0, R/ W 1 = 0, CS 1 = 0, R/ W 2 = X et

CS 2 = 1. R 0 → R 1.

• La porte 3 états (1bit) : "0", "1" et "Z" (haute impédance).

en VDD en e s
en 1 0 0
e s e
s 1 1 1
0 0 Z
0 1 Z

Microprocesseurs S5 22 / 22

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