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Amphi 4

Le chapitre 2 aborde l'intégration des fonctions réelles d'une variable réelle, en commençant par le calcul de l'aire sous une courbe définie par une fonction continue et positive sur un intervalle fermé. Il présente des méthodes d'approximation de l'aire à l'aide de rectangles et introduit la notion de somme de Riemann, ainsi que la définition d'une fonction en escalier et son intégrale définie. Le théorème associé stipule que la limite des sommes de Riemann converge vers l'aire du domaine considéré.

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Le chapitre 2 aborde l'intégration des fonctions réelles d'une variable réelle, en commençant par le calcul de l'aire sous une courbe définie par une fonction continue et positive sur un intervalle fermé. Il présente des méthodes d'approximation de l'aire à l'aide de rectangles et introduit la notion de somme de Riemann, ainsi que la définition d'une fonction en escalier et son intégrale définie. Le théorème associé stipule que la limite des sommes de Riemann converge vers l'aire du domaine considéré.

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Chapitre 2

Intégration: fonction réelle d’une


variable réelle.
2.1 Introduction: calculer une aire
On suppose le plan usuel R2 muni d’un repère orthonormé (O; Ki , Kj ).


On considère un intervalle fermé borné [a, b] ⊂ R , (a < b), une fonction réelle posi-
tive (et continue) f : [a, b] R+.
Soit le domaine D défini par D = {(x, y) ∈ R2/a ≤ x ≤ b, 0 ≤ y ≤ f (x)}.
On voudrait calculer l’aire A du domaine D.
i. Dans le cas général, trouver une formule ”simple” calculant A peut se
révéler difficile, voire impossible.

ii. Si f est constante sur [a, b] (i.e. ∃k ∈ R, ∀x ∈ [a, b], f (x) = k), alors l’aire A
de D est celle d’un rectangle: A = k × (b − a).

iii. Si f est affine sur [a, b] (i.e. ∃α, β ∈ R, ∀x ∈ [a, b], f (x) = αx + β), alors
l’aire A de D est la somme des aires d’un rectangle et d’un triangle.
C’est aussi l’aire du trapèze de sommets (a, 0), (a, f (a)), (b, f (b)) et (b, 0):
(b − a)
A = (f (a) + f (b)) ×
2

17
18 Intégration: fonction réelle d’une variable réelle.

2.2 Intégrale simple


Dans ce paragraphe, on va donner un aperçu de la définition formelle d’une fonc-
tion intégrable. Pour commencer, voici comment on approxime une aire avec des
rectangles.

Soient f une fonction continue et positive définie sur un intervalle [a, b]


(a < b), D le domaine compris  entre le graphe de f et les droites d’équations
2
x = a, x = b, y = 0: D = (x, y) ∈ R /a 6 x 6 b, 0 6 y 6 f (x) .
L’aire A de D peut être approximée de la manière suivante:
• On considère une subdivision a = x0 < x1 <  < xn−1 < xn = b de l’intervalle
[a, b]. Le nombre h = max {(xi − xi−1)}16i6n est appelé pas de la subdivi-
b−a
sion. La subdivision est dite régulière si on a h = = xi − xi−1 quel
n
que soit i: 1 6 i 6 n.
• Pour une telle subdivision, on prend sur l’intervalle [xi−1, xi[ (i > 1) un
point quelconque ci et on considère le rectangle Ri de base [xi−1, xi] et de
hauteur f (ci) (rappelons que f est positive).
Le rectangle Ri a pour aire Ai = f (ci) × (xi − xi−1).
Xn Xn
• La somme des aires des rectangles Ri est In = Ai = f (ci) (xi − xi−1).
i=1 i=1
In est une approximation de l’aire A du domaine D. Pour simplifier, prenons la
subdivision régulière. Intuitivement, plus n sera grand (i.e. plus notre sub-
division sera fine), plus In s’approchera de l’aire de D. La somme In est
appelée somme de Riemann (célèbre mathémathicien allemand du 19ème
siècle: 1826-1866).
2.2 Intégrale simple 19

On peut prouver le théorème suivant (que nous admettrons):

Théorème 2.1. Avec les notations et hypothèses précédentes, on a:


n lim +∞
In = A

Remarque 2.2. Nous aurions pu approximer l’aire du domaine D en utilisant les


aires des trapèzes Ti de sommets (xi−1, 0), (xi−1, f(xi−1)), (xi , f (xi)), (xi , 0): on a
(f (xi−1) + f (xi)) × (xi − xi−1)
aire(Ti) = .


2
2
Exemple 2.3. f : [0, 3] R est définie par f (x)
 = x . Approximons par des rec-
tangles ou des trapèzes, l’aire du domaine D = (x, y) ∈ R /0 6 x 6 3, 0 6 y 6 x2
2

en utilisant la subdivision x0 = 0 < x1 < x2 < x3 = 3 où x1 = 1, x2 = 2.


Définition 2.4. (Intégrale définie d’une fonction en escalier)
• Une fonction f : [a, b] R est dite en escalier s’il existe une subdivision
a = x0 < x1 <  < xn−1 < xn = b (n >1) telle que f est constante sur chaque inter-
valle ]xi−1, xi[ ( 1 6 i 6 n).

• L’intégrale (définie) sur [a, b] d’une fonction en escalier f est la somme


algébrique des aires des rectangles Ri de base [xi−1, xi] et de hauteur
Z b
|f (ci)| pour ci ∈ ]xi−1, xi[. Cette somme est notée f (x)dx.
a

(L’aire d’un rectangle situé au dessus de l’axe des abscisses sera comptée positivement,
tandis que celle d’un rectangle situé en dessous de l’axe des abscisses sera comptée négativement)

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