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Physique II

Ce document est un polycopié de cours de physique II, élaboré pour les étudiants de première année en sciences et technologie à l'Université Mustapha Ben Boulaid Batna 2. Il couvre trois chapitres principaux : l'électrostatique, l'électrocinétique et l'électromagnétisme, en détaillant les concepts fondamentaux tels que les charges électriques, les lois de Coulomb, la loi d'Ohm, et les champs magnétiques. Le document inclut également des rappels mathématiques nécessaires à la compréhension des sujets abordés.

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Ce document est un polycopié de cours de physique II, élaboré pour les étudiants de première année en sciences et technologie à l'Université Mustapha Ben Boulaid Batna 2. Il couvre trois chapitres principaux : l'électrostatique, l'électrocinétique et l'électromagnétisme, en détaillant les concepts fondamentaux tels que les charges électriques, les lois de Coulomb, la loi d'Ohm, et les champs magnétiques. Le document inclut également des rappels mathématiques nécessaires à la compréhension des sujets abordés.

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Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique

Université : Université Mustapha Ben Boulaid Batna 2


Faculté : de Technologie
Département : Socle Commun Sciences et Technologie

Polycopié de cours
PHYSIQUE 2 :

Electricité

Elaboré par : Bouhdjer Adel


Maître de conférences B, Batna 2

Année Universitaire : 2021/2022


Table des matières

AVANT-PROPOS ……………………………………………………………………………….. 4

Rappels mathématiques………………………………………………………………………….. 5

Chapitre I : ÉLECTROSTATIQUE…………………………………………………………….. 12

1.1 Charges électriques…………………………………………………………………………….. 13

1.1.2 Distributions de charges……………………………………………………………………. 13

2.1 Force électrostatique-Loi de coulomb…………………………………………………………. 14

2.1.1 Principe de superposition…………………………………………………………………….. 15

3. Le champ électrique ……………………………………………………………………………. 16

3.1 Champ électrique crée par une charge ponctuelle…………………………………………….. 16

3.2 Champ créé par un ensemble de charges ponctuelles…………………………………….. 17


3.3 Champ électriques créés par des distributions continues ………………………………………
18
5 Lignes de champ…………………………………………………………………………………. 18

6 Potentiel électrostatique………………………………………………………………………….. 20

6.1 Circulation du champ électrique………………………………………………………………... 20

6.2 Potentiel électrostatique crée par une charge ponctuelle………………………………………. 20

6.3 Potentiel électrostatique crée par un ensemble de charges ponctuelles…………………….. 20

6.4 Potentiel électrostatique crée par des distributions continues de charge………………………. 21

6.5 Surfaces équipotentielles………………………………………………………………………. 21

7. Energie potentielle électrostatique………………………………………………………………. 21

7.1 Energie potentielle électrostatique d’un système de charges ponctuelles……………………… 21

7.2 Energie interne d’un système de deux charges électriques…………………………………….. 21

8 Dipôle électrostatique……………………………………………………………………………. 23

1
9 Exercices ……………………………………………………………………………………. ….. 24

10 Théorème de Gauss…………………………………………………………………………...... 26

10.1 Flux du champ électrique à travers une surface quelconque…………………………………. 26

10.2 Énoncé du Théorème de Gauss……………………………………………………………….. 26

Exemple 1…………………………………………………………………………………………… 28

Exemple 2…………………………………………………………………………………………… 30

11Exercices………………………………………………………………………………………… 31
12 Equilibre électrostatique des conducteurs chargés……………………………………………… 33

12.1 Définition d’un conducteur…………………………………………………………………… 33

12.2 Définition d’un conducteur en équilibre……………………………………………………... 33


12.3 Propriétés d’un conducteur en équilibre……………………………………………………… 33

13 Théorème de Coulomb…………………………………………………………………………. 33

14 Pressions électrostatiques ………………………………………………………………………. 34

15 Pouvoir des pointes…………………………………………………………………………….. 35

16 Capacité propre d’un conducteur isolé…………………………………………………………. 36

17 Energie électrostatique d’un conducteur chargé en équilibre………………………………… 37

18 Phénomène d’influence………………………………………………………………………... 37

19 Condensateur ………………………………………………………………………………….. 39

19.1 Calcul de capacités…………………………………………………………………………… 39

19.2 Energie emmagasinée dans un condensateur………………………………………………… 40

19.3 Associations de condensateurs……………………………………………………………….. 40


Exercices…………………………………………………………………………………………… 42
Chapitre II : Électrocinétique…………………………………………………………………… 44

2. 1 Courants électriques…………………………………………………………………………... 45

2.2 Sens du courant………………………………………………………………………………... 45

2.3 L’intensité du courant électrique………………………………………………………………. 45

2
2.4 Vecteur densité de courant…………………………………………………………………….. 46

2.5 Loi d’Ohm microscopique (ou locale)………………………………………………………... 46

2.6 Résistance électrique et loi d’Ohm macroscopique……………………………………………. 47

2.7 Associations de résistances…………………………………………………………………….. 48

2.8 Effet Joule……………………………………………………………………………………… 48

2.9 Circuit électrique ……………………………………………………………………………… 48


2.10 Force électromotrice et générateur…………………………………………………………… 49
2.11 Association des générateurs………………………………………………………………….. 49
2.12 Force contre électromotrice d’un récepteur…………………………………………………... 50
2.13 Lois De Kirchhoff…………………………………………………………………………….. 51
2.14 Théorème de Thévenin……………………………………………………………………….. 52
2.15 Théorème de Norton………………………………………………………………………….. 52
Exercices……………………………………………………………………………………………. 53

Chapitre III : ELECTROMAGNETISME…………………………………………………….. 54

3.1 Définition du champ magnétique………………………………………………………………. 55

3.2 Force de Lorentz………………………………………………………………………………... 56

3.3 Force de Laplace………………………………………………………………………………... 56

3.4 Loi de Faraday…………………………………………………………………………………. 57

3.5 Champ créé par un circuit électrique (formule de Biot et Savart)……………………………… 58

Références Bibliographiques……………………………………………………………………….. 60

3
Avant-propos

Conforme aux programmes officiels de la Comité pédagogique national du domaine sciences et


technologies, ce polycopié de cours de physique II s’adresse aux étudiants de première année de
l’enseignement supérieur dans le domaine des Sciences et technologie (S.T).
Le cours est composé de trois chapitres :

Le premier chapitre est consacré à l’étude de l’électrostatique du vide. Le but de cette partie
est de comprendre :

1. Charges et champs électrostatiques, Force d’interaction électrostatique-Loi de Coulomb.


2. Potentiel électrostatique.
3. Dipôle électrique
4. Flux du champ électrique
5. Théorème de Gauss
6. Conducteurs en équilibre
7. Pression électrostatique
8. Capacité d’un conducteur et d’un condensateur.

Le deuxième chapitre est dédié à l’électrocinétique. Son but est de:

1. l’étude d’un conducteur électrique


2. comprendre La lois de d’Ohm et Joule
3. Etude les circuits électrique
4. Application de la Loi d’Ohm aux réseaux
5. comprendre La lois de Kirchhoff
6. Théorème de Thevenin.

Le troisième chapitre est consacré à l’étude de l’électromagnétisme. Dans cette partie, on traite :

1. Champ magnétique : Définition d’un champ magnétique. Loi de Biot et Savart…


2. Phénomènes d’induction

4
Rappels mathématiques

Eléments de longueur, de surface, de volume dans des


systèmes de coordonnées cartésiennes, cylindriques,
sphériques. Angle solide, Les opérateurs (le gradient, le
rotationnel, Nabla, le Laplacien et la divergence)

5
1.1 Déplacement infinitésimal dans un plan
On peut déduire l’expression d’un déplacement infinitésimal (longueur) dans un plan en utilisant
les systèmes de cordonnées cartésiennes et polaires (regardez le cours du premier semestre).

(a) Coordonnées cartésiennes

Soit une particule chargée se déplace du point M(x, y) au point ( + , + )(regarder la

figure 1). Le déplacement ⃗ peut alors s'écrire : ⃗= ⃗+ ⃗

Figure 1

(b) Coordonnées polaires

Soit une particule chargée se déplace du point M (ρ, θ) au point ( + , + )(regarder la

figure 2). Le déplacement ⃗ peut alors s'écrire : ⃗= ⃗+ ⃗= ⃗

Figure 2

6
1.2 Elément de surface infinitésimal

(a) Coordonnées cartésiennes

Soit la surface infinitésimale crée par le déplacement de la particule chargé (voir figure 1).
L’expression de l’aire de cette surface est donnée comme suite:
= .
(b) Coordonnées polaires

Pour le cas des coordonnées polaires, L’expression de l’aire de la surface (voir figure 2) est donnée
par : = . .

1.3 Déplacement infinitésimal dans l’espace

(a) Coordonnées cartésiennes

Soit une particule chargée se déplace du point M(x, y, z) au point ( + , + , +

)(regarder la figure 3). Le déplacement ⃗ peut alors s'écrire : ⃗= ⃗+ ⃗+ ⃗

Figure 3

(a) Coordonnées cylindriques

Soit une particule chargée se déplace du point M (ρ, θ, z) au point ( + , + , +

) (regarder la figure 4). Le déplacement ⃗ peut alors s'écrire : ⃗= ⃗+ ⃗+

⃗= ⃗

7
1.4 Elément de volume infinitésimal

(a)Coordonnées cartésiennes

Le déplacement de la particule chargée du point M (x, y, z) au point ( + , + , +


) vas créer un volume élémentaire limité par six surface parallèles (voir la figure 3). On peut
calculer sa valeur en utilisant l’expression suivante :
dv = dx. dy. dz

(a)Coordonnées cylindriques

On peut trouver le volume élémentaire dv engendré par un déplacement infinitésimal en appliquant


cette formule :
= . .

Figure 4

1.5 Angle solide

Angle solide élémentaire

L'angle solide dΩ, est le rapport de la surface élémentaire dS et la distance r. Mathématiquement,


on peut écrire :

Sachant que :
- dΩ est toujours positif
- s’exprime en stéradian

8
1.6 Operateurs

1.6.1 Gradient

- En coordonnées cartésiennes:

Soit une fonction f = f(x, y, z), le gradient quantifie les variations de cette fonction (f) selon les trois
coordonnées (x, y ,z). Donc, mathématiquement on peut écrire :
⃗ = ⃗+ ⃗ + ⃗

- Coordonnées cylindriques

Soit une fonction f=f (ρ, θ, z). Dans ce cas l’expression de ⃗ est donnée comme suite :

⃗ =( ⃗ ) ⃗+( ⃗ ) ⃗+( ⃗ ) ⃗

Aussi, on a :

⃗= ⃗+ ⃗+ ⃗

On en déduit :

= ⃗ . ⃗ = + +

Donc :

⎛ ⎞ ⃗
⃗ =⎜ ⎟ ⃗
⎜ ⎟ ⃗

⎝ ⎠

- Coordonnées sphériques f = f (ρ, θ, ).

⎛ ⎞ ⃗
⃗ =⎜ ⎟ ⃗
⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⃗
1
⎝ sin ⎠

9
1.6.2 Divergence

Soit un vecteur ⃗ . Par définition, la divergence du vecteur ⃗ est le produit scalaire de ∇⃗ par ce
vecteur. Donc, on peut écrire la relation suivante:
⃗ = ∇⃗. ⃗
- Coordonnées cartésiennes

⃗= + +

- Coordonnées cylindriques :
1 ( ) ( )
⃗= + +

- Coordonnées sphériques:

1 ( ) 1 ( sin ) 1
⃗= . + . + .
sin sin

1.6.3Rotationnel

Soit un vecteur ⃗ . Par définition, L’opérateur ⃗du vecteur ⃗ est le produit vectoriel de ∇⃗ par ce
vecteur. Donc, on peut écrire la relation suivante:
⃗ ⃗ = ∇⃗˄ ⃗

2 Intégrales linéiques, surfaciques, et volumiques.


2.1Intégrales linéiques
En physique, l’intégrale est l’aire comprise entre l’axe des abscisses et la fonction f entre x = a et x
= b. Mathématiquement, on peut écrire :

∫ ( ) = ( )− ( )
Sachant que :
: C’est la dérivée de F.

Figure 5

10
2.2Intégrale de surface

Pour calculer l’intégrale d’une surface, on divise la surface totale en très petits éléments surfaciques
(voir la figure 6).

∬ =∑ ∑

Figure 6

2.2Intégrale de volume

Pour calculer l’intégrale d’une surface, on divise la surface totale en très petits éléments
surfaciques.

∭ =∑ ∑ ∑

11
Chapitre I
ÉLECTROSTATIQUE

L'électrostatique est une branche de la physique qui étudie les charges électriques au repos
(électricité statique). Depuis l'Antiquité, on sait que certains matériaux, comme l'ambre, attirent les
particules légères après frottement. Le mot grec ἤλεκτρον (elektron), (ambre
ambre) était ainsi à l'origine
du mot « électricité ». Les phénomènes électrostatiques résultent des forc
forces que les charges
électriques exercent les unes sur les autres.
Dans ce chapitre, nous allons étudier L'électrostatique,, à savoir les lois qui régissent les
phénomènes créés par des charges électriques statiques.

12
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

1.1. Charges électriques


La charge électrique est une propriété particulière de la matière, comparable à celle de masse,
qui permet d'expliquer l’interaction électrique entre deux corps ayant cette propriété.
Contrairement à la masse, la charge électrique peut prendre deux types, que l'on distingue par
leurs signes, positif ou négatif ; les charges de même nature se repoussent tandis que celles qui
sont de nature différente s’attirent. Toute charge est multiple de la charge élémentaire : =
1.6 10 C.
On peut expliquer l’apparition d’une charge électrique sur un corps frotté en faisant appel à
la structure atomique de la matière (regarder la figure 1). Si les atomes du corps frotté gagnent
des électrons, alors le signe du corps est négatif, mais si les atomes perdent des électrons, le signe
du corps est positif.

Figure I.1

De cette explication, nous pouvons conclure ce qui suit :

 la charge électrique est une grandeur scalaire. Son unité est le Coulomb.
 Deux charges de mêmes signes se repoussent et deux charges de signe contraire s’attirent.
 la charge électrique multiple de la charge ´élémentaire = 1.6 10 C.
 les charges de même nature se repoussent tandis que celles qui sont de nature différente
s’attirent

1.1.2 Distributions de charges

Pour étudier les interactions électriques, nous devons trouver la description mathématique de la
répartition des charges. On distingue:

a) Les charges ponctuelles : supposées sans dimension.


13
Chapitre I :……………………
……………………..…………………………………………
………………………………………… Électrostatique

b) Les
es distributions continues de charge :

b.1 Distribution volumique : dans ce type de distribution, on définit la densité volumique de


charge ρ par la relation suivante :

= ,[ ] = .

b.2 Distribution surfacique : la densité surfacique de charge est donnée sous la forme suivante :

= ,[ ] = .

b.3 Distribution linéique

On définit la densité linéique par :

= ,[ ] = .

2.1 Force électrostatique-Loi


Loi de coulomb

On considère deux charges ponctuelles q1 et q2 séparées par une distance r (voir la figure 2). par
analogie avec la loi de la gravitation universelle de Newton, on propose l’expression
mat hématique : →
⃗= →

14
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

Figure I.2

Les propriétés de la force électrostatique font que :

 →
⃗ : représente la force exercée par la charge q1 sur la charge q2.
 →
⃗=− →

 →⃗ : désigne un vecteur unitaire porté par la droite qui joint les deux charges et orienté de
q1 vers q2.
 K : une Constante : = .( : est la permittivité électrique du vide).
 La force électrostatique est répulsive si les charges sont de même signe, et attractive si
elles sont de signes opposés

Remarque

1- Il faut prendre en considération que la loi de Coulomb est une loi démontrée à partir
d’observations et d’expériences ; elle n’est pas démontrée théoriquement. C’est-a-dire, c’est
une loi empirique.
2- La force électrostatique est dominante vis-à-vis de l’attraction gravitationnelle
≈ 4 10 .

2.1.1 Principe de superposition

Puisque la force électrique est une grandeur vectorielle, la résultante des forces exercées par
différentes charges q2,q3,…qn sur une charge q1, se calculent indépendamment l’une de l’autre et
s’ajoute vectoriellement.

15
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

En appliquant le principe de superposition, on trouve que la résultante des forces appliquées sur la
charge q1se caractérise par l’expression suivante :
⃗ = ⃗ / + ⃗ / +⋯ ⃗ /

3. Le champ électrique

En réalité, pour expliquer ou bien comprendre la source de la force de Coulomb (force à distance)
entre deux charge q1 et q2. Nous devons introduire une nouvelle notion appelée le champ
électrique : la charge q1 met tous l’espace qui l’entoure dans un état particulier. C’est-à-dire, la
charge q1 produit un champ électrique. L’interaction de ce dernier avec la charge q2 produit la force
électrostatique.

3.1 Champ électrique crée par une charge ponctuelle

Soit une charge q1 située en un point O et on approche une charge q2 (dite charge d’essai) en un
point M situé à une distance r de q1, la force électrostatique exercée par q1 sur q2 est donnée par :

⃗ / = ⃗

On remplace la charge q2 par une charge q3, l’expression de la force est alors :

⃗ / = ⃗


Il faut noter que la grandeur vectorielle est indépendante de q2 et q3.

⃗ /
⃗ /
= = ⃗ = ⃗

Donc, le champ électrique ⃗ dépend que la charge source. C’est-à-dire, ne dépend pas de cette
charge d’essai :

⃗= ⃗= ⃗

16
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

Concernant l’orientation du champ électrique, on distingue deux cas (voir la figure 3) :

 Oriente vers la charge si celle-ci est négative


 Oriente vers l’extérieur de la charge si celle-ci est positive

Figure I. 3

3.2 Champ créé par un ensemble de charges ponctuelles:

On considère maintenant trois particules de charges électriques q1, q2 et q3 situées aux points de
l’espace M1, M2 et M3 respectivement (voir la figure 4). On se propose de déterminer le champ
Électrostatique créé par les trois charges en un point M.

Figure I. 4

Comme pour les forces, le principe de superposition s’applique également au champ électrique. Il
en résulte de ce principe que le champ électrique total au point M est la somme vectorielle des
champs électriques crée par les trois charges en ce point. Mathématiquement, on peut écrire :
⃗ = ⃗ + ⃗ + ⃗
Et pour n particules de charges électriques, le champ totale dans un point est donné par :
⃗ = ⃗ + ⃗ + ⃗ +⋯+ ⃗ = ∑ ⃗

17
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

3.3 Champ électriques créés par des distributions continues :

Figure I.5

Afin de calculer le champ électrique ⃗ crée en un point M de l’espace par un échantillon de


matière chargé (Figure 5), nous devons suivre les étapes suivantes :
1- On divise cet échantillon en petits éléments de charge dq
2- On calcule le champ électrique élémentaire ⃗ crée par la charge dq (considérée comme une

charge ponctuelle). ⃗ est donné par la relation : ⃗= ⃗

3- Pour obtenir le champ électrique total en un point M, il faut sommer (de façon continue)
ces champs élémentaires sur l'ensemble de la ligne, de la surface ou du volume. cela
revient `a faire une intégrale :

⃗= ⃗= ⃗

4- Pour la distribution volumique : ⃗ = ∭ ⃗ ( = , regarder la page 14 )

5- Pour la distribution surfacique : ⃗ = ∬ ⃗ ( = , regarder la page 14 )

6- Pour la distribution linéique : ⃗=∫ ⃗ ( = , regarder la page 14 )

5. Lignes de champ

Afin de visualiser le champ électrique, nous devons introduire la notion de ligne de champ. Ce
dernier nous donne cartographie du champ électrique dans une portion d'espace. Une ligne de
champ est une ligne orientée dans le sens du champ électrique, en chaque point de celle-ci, le
champ électrique est tangent (voir la figure 6). La densité des lignes de champs en un point donné
va dépendre de la magnitude du champ en ce point.

18
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

Figure I. 6

Exemples :

Charge ponctuelle Dipôle

Deux plans chargés :

Figure I. 7

19
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

6 Potentiel électrostatique
6.1 Circulation du champ électrique
La circulation du champ électrique ne dépend pas du chemin suivi mais uniquement des états initial
et final. L’expression de circulation du champ électrique sur une courbe (AB) est donnée comme
suite :

= ⃗ ⃗⇒ = ⃗ ⃗= −

D’après cette définition, on conclure que la circulation sur une courbe fermée quelconque est nulle

6.2 Potentiel électrostatique crée par une charge ponctuelle

En coordonnées polaires, l’expression du champ se limite à sa composante radiale, par conséquent:

= ⃗ ⃗=

Donc, on peut conclure que le vecteur ⃗ dérive d’une fonction scalaire : =

Sachant que :

V : est le potentiel électrique

En analyse vectorielle on introduit le Gradient, la relation entre le champ et le potentiel devient :

⃗= − ⃗

6.3 Potentiel électrostatique crée par un ensemble de charges ponctuelles:

Puisque le potentiel est une quantité scalaire, le Potentiel électrostatique crée par un ensemble de
charges ponctuelles est alors :

⃗ = ⃗ + ⃗ + ⃗ +⋯=

20
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

6.4 Potentiel électrostatique crée par des distributions continues de charge

Afin de calculer le potentiel V crée en un point M de l’espace par un échantillon de matière chargé
(Figure 8), nous devons suivre les étapes suivantes (sont les mêmes étapes utilisés pour calculer ⃗ ):
1- On divise cet échantillon en petits éléments de charge dq
2- On calcule le potentiel élémentaire crée par la charge dq (considérée comme une charge

ponctuelle). est donné par la relation : =

3- Pour obtenir le champ électrique total en un point M, il faut sommer (de façon continue)
ces champs élémentaires sur l'ensemble de la ligne, de la surface ou du volume. cela
revient `a faire une intégrale :

= =

4- Pour la distribution volumique : =∭

5- Pour la distribution surfacique : =∬

6- Pour la distribution linéique : =∫

6.5 Surfaces équipotentielles

Par définition, une surface équipotentielle est l'ensemble des points où un potentiel scalaire prend
une même valeur numérique. Donc, on peut écrire :

= ⇒ =0

Les propriétés des surfaces équipotentielles font que :

- les surfaces équipotentielles et Les lignes de champ électrostatique sont perpendiculaires


entre eux
- Dans le cas d’une charge ponctuelle, les surfaces équipotentielles sont des sphères(la charge
ponctuelle représente le centre de cette sphère. (regarder la figure 9).

21
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

Figure I.9

7. Energie potentielle électrostatique

7.1 Energie potentielle électrostatique d’un système de charges ponctuelles

On considère un champ électrique ⃗ crée par une charge Q. On place dans ce champ une charge q
en un pont M d’une courbe (AB). L’expression de la circulation élémentaire du champ électrique
est donnée par :
⃗. ⃗ = −

⇒ . ⃗. ⃗ = − . , On a : . ⃗ = ⃗ . Donc, on peut écrire :


⃗. ⃗ = − .
Sachant que: ⃗ . ⃗ représente le travail élémentaire durant le déplacement dl. Pour cela, on peut
déduire le travail total sur le trajet (AB) :

→ = ⃗. ⃗ = − = − = ( )− ( )

: représente l’énergie potentielle électrostatique

7.2 Energie interne d’un système de deux charges électriques

On considère deux charges électriques q1 et q2 situées aux points de l’espace A et B. On se


propose de déterminer l’énergie interne ( )de ce système. Est l’énergie potentielle de la charge
q2 placée dans le champ crée par q1. Donc, on peut écrire :

.
= =

22
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

D’après l’expression de l’énergie interne d’un système de deux charge, on peut conclure l’énergie
interne d’un système se compose de n charge :

= ∑

8 Dipôle électrostatique

On considère deux charges électriques identiques et de signes opposés situées aux points de
l’espace A et B. Si la distance r=AB a très petite, on peut considérer ce système comme un dipôle
électrostatique. Ce système est caractérisé par un moment dipolaire définie par :

⃗= ⃗= ⃗

Propriétés :

- ⃗ : s’oriente de la charge négative vers la charge positive.


- l’unité de ⃗ est le Coulomb . mètre (C.m)
- le potentiel électrostatique d’un dipôle s’écrit : =
(1 + 3 cos ) /
- le cham électrique crée par un dipôle s’écrit : =

23
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

9 Exercices

Exercice 1 B
On considère quatres charges électriques ponctuelles qA , qB, qC et qD au sommet

d’un carré ABCD de cote AB=BC=CD=AD= a


C O
On donne qA = qB= q>0 ; qC = qD = -q A

1- Déterminer le vecteur champ électrique du aux trois charges qA , qB et qC


au point D. D

2- En déduire le vecteur force totale agissant sur qD


3- Déterminer le potentiel total du aux trois charges qA , qB et qC au point D en déduire
l’énergie potentielle de la charge qD.(+)
4- Calculer l’énergie interne du système. (+)

Exercice 2

Cinq charges identiques q1 = q2 = q3 = q4 = q5 = -1.6 10-19C, sont placées aux points A, B, C, D, E


disposés sur un demi cercle de rayon R = 10-10 m.
1- calculer le potentiel et le champ créés au point O centre du demi-cercle.
2- On place une charge q’ = -q1 au point O.
- Quelle est la force qu’elle subit ? y

C
D
B π/4
A π/4 E x
O

Exercice 3

Deux charges ponctuelles identiques (de charge +q) sont placées aux points A(-a,0) et B(+a,0)
suivant l’axe Ox à une distance a= 1 m du centre O.
1- Déterminer en fonction de y le champ électrique total et le potentiel total au point M de l’ax
Oy (OM=y).
Une autre charge ponctuelle Q = -q est placée en M.
2- Déterminer la résultante des forces agissant sur la charge Q.
3- Tracer l’allure de cette force en fonction de y (avec y ≥ 0) et déterminer le point d’ordonnée
ym pour lequel l’intensité de cette force est maximale.

24
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

Exercice 4

Dans ce système électrique, quelle est la résultante des forces qui s’applique à la charge
située au sommet A du triangle. On donne : q=10-9 c, a=5cm.

Exercice 5

Deux billes identiques de masse m sont suspendues en un même point et portent des charges égales
q. En supposant que l’angle α est suffisamment petit pour que tgα = sinα.
/
1- Montrer que : =

2- Calculer q pur : l=120cm, x=5cm,m=10g

Exercice 6

Soient deux charges électriques ponctuelles (+q) et (-q) portées par un axe Ox , voir figure 1 ci-
dessous. On donne OA=OB = a ; q > 0 Exprimer le champ électrique créé en un point M
quelconque de l'axe Ox. Représenter le champs aux points M1,M2, M3 et M4

25
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

10 Théorème de Gauss

10.1 Flux du champ électrique à travers une surface quelconque

On considère une surface d’aire quelconque chargée par une densité de charge surfacique (voir la
figure 10).

Figure I.10

Pour trouver le flux électrique total à travers cette surface, nous devons suivre les étapes suivantes :

1- On décompose la surface en petits éléments plans dSi (voir figure 10).


2- On représente dSi par des vecteurs ⃗ perpendiculaires à ces éléments (voir figure 10). le

flux élémentaire du champ électrique ⃗ à travers l’élément de surface dS est donné par la
relation suivante : = ⃗ . ⃗.
3- Pour obtenir le flux électrique total, il faut sommer (de façon continue). cela revient `a faire
une intégrale : =∬ ⃗. ⃗= ∬ cos
4- Dans le des surfaces fermées, l’expression devienne sous la forme suivante : =∯ ⃗. ⃗

10.2 Énoncé du Théorème de Gauss :

Pour simplifier l’étude, on va trouver le flux électrique total à travers une sphère imaginaire et le
champ électrique crée par une charge ponctuelle > 0 située en un point O.

Soit une charge ponctuelle > 0 située en un point O de l’espace (Voir la figure 11).

26
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

Figure I.11

Le champ électrique crée par ce système en un point M est définie par :


⃗= ⃗ ,⃗=

On considère une sphère de rayon r (passe par le point M). Il est claire que l’intensité du champ
électrique doit être constant dans tous les point sur la surface de cette sphère (q=constante et le
rayon constant). Donc, on peut écrire :

On décompose la surface en petits éléments plans dSi . Il est claire que ⃗‖⃗.

(Remarque : si la surface fermé, ⃗‖ ⃗).

On peut déduire le flux total travers la surface imaginaire (sphère) :

= ⃗ ⃗= cos 0 = .

La surface est une sphère est donc : =4 . Il vient :

1
= 4 = 4
4

⇒ =

Et d’après le principe de superposition, on peut généraliser le résultat trouvé à n’importe quelle


charge

27
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

D’après le résultat obtenu de cet exemple, la définition du théorème de Gauss est :

Le flux du champ électrique sortant d'une surface fermée est égal à la somme des charges
internes divisée par .


= ⃗ ⃗=

L’utilité du théorème de Gauss est de calculer le champ électrique ⃗ lorsque celui-ci possède des
propriétés de symétrie particulières. Pour calculer ⃗ en utilisant le théorème de Gauss, nous
devons suivre les étapes suivantes:

1- On doit choisir une surface appropriée dite surface de Gauss ( Sphère, Cylindre…) telle
que :
 La surface de Gauss doit passer par le point M
 l’intensité du champ ne varie pas en tous points de la surface choisie
 ⃗ ‖ ⃗ OU ⃗ ⊥ ⃗.
2- On écrit :


= ⃗ ⃗=

Exemple 1:

Une sphère plaine, de rayon R porte une densité de charge volumique >0.
1- En utilisant le théorème de Gauss, calculer le champ en tout point de l’espace.
2- Tracer le graphe E = f (r).

La solution
1- La surface de Gauss doit être une sphère de rayon r et de centre O.
2- Le théorème de Gauss s’écrit :


= ⃗ ⃗=

Tel que :

⃗ ⃗= , ⃗‖⃗

28
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

L’intensité de champ électrique ne varie pas sur les point de la surface, donc on peut écrire :

= = = 4

∑ ∑
⇒ 4 = ⇒ =
4

On déduire que l’intensité de champ électrique dépend de r. On distingue deux cas :

1: <

Dans ce cas, la charge intérieure de la surface de Gauss est :

4
= è =
3

D’o`u :


= =

⇒ =
3

2: >

Dans ce cas, la charge intérieure de la surface de Gauss est :

4
= è é =
3

29
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

D’ou :

∑ 4
= = =
4 3 4 3

Le graphe E = f(r).

Exemple 2:

En utilisant le théorème de Gauss, montrer que le module de champ crée par un plan infini portant

une densité de charge surfacique > 0 a pour expression =

Dans ce cas, la surface de Gauss la plus adaptée est un cylindre (la hauteur h = 2 z).

30
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

Il est claire que :

⃗ ⊥ ⃗, ⃗ ‖ ⃗ et ⃗‖⃗

Il vient alors :

∯ ⃗ ⃗=0 et ∯ ⃗ ⃗+ ⃗ =∯ ⃗2 ⃗

⇒∯ ⃗2 ⃗= 2 = 2

Le théorème de Gauss permet d’écrire :

2 =

Concernant , on a : =∬ =

⇒ 2 =

⇒ =

11 Exercices

Exercice 1

En déduire l’expression du champ électrique résultant dans les quatre régions formées par les trois
plans infinis parallèles décrite par la figure ;

2σ -2σ -σ

(1) (2) (3) (4) i

Exercice 2

Une sphère creuse de rayon intérieur R1 et de rayon extérieur R2 est chargée en volume avec une
densité  > 0 telle que :

=0 pour r < R1 R2


O
 = a/r2 pour R1 < r < R2 R1
 =0 pour r > R2

31
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

Exercice 3

Un cylindre plein de longueur infinie, de rayon R porte une densité de charge volumique >0.
1- En utilisant le théorème de Gauss, calculer le champ et le potentiel en tout point de l’espace.
2- Tracer les graphes de ces deux grandeurs.

Exercice 4

On considère une sphère pleine de centre O et de rayon R1 et de densité volumique de charge ρ


positive entourée d'une sphère creuse de rayon R2 et portant une densité superficielle de charge
positive .
En utilisant le théorème de Gauss, calculer le champ E(r) et et le potentiel V(r) en tout point de
l'espace. Prendre V(infini) = 0.
Tracer les courbes E(r) et V(r).

Exercice 5

Soit un dipôle D1 fixe, de moment dipolaire ⃗ 1. On place au point M un second dipôle D2 de


moment dipolaire ⃗ 2. Figure 5a. On suppose que D2 est mobile autour de son centre.

• Déterminer par l'angle = ( ⃗2, ) , la position d'équilibre de D2.

• Montrer que pour θ1 constant, θ2 est indépendant de ⃗.

• D2 occupe maintenant les positions successives indiquées ci dessous. Figure 5b, Calculer dans
chacun des cas l'énergie potentielle de D2.

32
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

12 Equilibre électrostatique des conducteurs chargés

12.1 Définition d’un conducteur

Un conducteur électrique c’est un matériau dont les porteurs de charges libres peuvent se déplacer
facilement sous l’action d’une force.

12.2 Définition d’un conducteur en équilibre


Un conducteur est dit en équilibre, si toutes les charges électriques libres internes au conducteur
sont « immobiles ».

12.3 Propriétés d’un conducteur en équilibre


- Le champ électrostatique :

Le champ électrique total ⃗ est nul. ⃗ = 0⃗ ⇒ ⃗ = = 0⃗

- Le potentiel :
Le potentiel est constant. C’est-à-dire, le conducteur en équilibre électrostatique constitue un
volume équipotentiel.
⃗=− ⃗ = 0⃗ ⇒ =0

- La distribution des charges électriques

Les charges électriques libres sont localisées à la surface d’un conducteur en équilibre. C’est-à-dire,
la charge totale à l’intérieur de ce conducteur est nulle.

⃗= , ⃗ = 0⃗ ⇒ =0

13 Théorème de Coulomb

Dans cette partie, nous allons trouver le champ électrique au voisinage immédiat de la surface d’un
conducteur en équilibre électrostatique (M très voisin de la surface S du conducteur).

33
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

D’après les propriétés d’un conducteur en équilibre électrostatique, on peut dire que le champ
électrostatique ⃗ doit être constant (en module) en tous points M infiniment voisin de la surface de
ce conducteur et perpendiculaire à S.
Dans ce ca la, pour appliquer théorème de Gauss de façon correcte, la surface de gauss choisie doit
être un cylindre transvasant cette surface et tel que ⃗ soit parallèle au vecteur ⃗ . Le théorème de
Gauss s’écrit alors :

= ⃗ ⃗=

Et d’autre par, on a :

∯ ⃗. ⃗ = 0

∯ ⃗. ⃗ = ∯ .

∯ ⃗. ⃗ = 0

Soit


∯ ⃗. ⃗ = ∈ = ∈
⇒ =

⇒ ⃗= ⃗

Ou ⃗ : est vecteur unitaire normal au conducteur. son sens est ver l’extérieur.

La relation obtenue exprime le théorème de Coulomb ( ⃗ = ⃗)


D’après la relation de Coulomb, on déduit que :

- Le champ électrique au voisinage immédiat d'un conducteur ne dépend que de la densité de


répartition de charges.

14 Pressions électrostatiques :

La pression électrostatique p est la force par unité de surface.

34
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

Sachant que :

La force (F) : représente une force répulsive ( la source de cette force est : les charge électrique
localisées à la surface d’un conducteur)

15 Pouvoir des pointes

L’expérience montre que les charges électriques au niveau de la surface d’un conducteur ont
tendance à se regrouper sur les parties à faible rayon de courbure. C’est-à-dire, la concentration des
porteurs des charges augmente à l’extrémité d’une pointe (voir la figure 12). Ce phénomène appelé :
Pouvoir des pointes.

Figure I.12

On peut montrer ce phénomène en utilisant deux sphères chargées.

On considère deux sphères conductrices de rayons R1 et R2 différant, de densités superficielles σ1


et σ2 différentes (figure 13).

35
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

Figure I.13

D’après la propriété de volume équipotentiel pour les deux sphères, on peut écrire :

⇒ = ⇒ =

Si ≫ alors ≫

D’après le résultat obtenu, on peut dire que : dans le cas de volume équipotentiel, la concentration
des porteurs des charges augmente sur la surface ayant une courbure forte (petit rayon). C’est le
pouvoir des pointes.

16 Capacité propre d’un conducteur isolé

On considère un conducteur C isolé en deux états :

- le premier état d’équilibre se caractérise par : le potentiel V1 et la charge Q1.


- le deuxième état d’équilibre se caractérise par : le potentiel V2 =λ V1 et la charge Q2 = λQ1

1 2
⇒ = =
1 2

Donc, on peut conclure que la charge Q d’un conducteur seul dans l’espace est proportionnelle à
son potentiel V : =
36
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

Est appelée capacité propre du conducteur. Il est évident que ce paramètre ne dépend que les
démentions du conducteur. il s’exprime en farad (F).

17 Energie électrostatique d’un conducteur chargé en équilibre

L’énergie électrostatique d’un conducteur a pour expression :

1
=
2
Donc, l’énergie électrostatique d’un conducteur est toujours positive.

18 Phénomène d’influence

1 Influence subie par un conducteur isolé

On considère deux conducteurs isolés :

- Conducteur A ne porte aucune charge. C’est-à-dire, q=0, V=0 et ⃗ = 0⃗.


- Conducteur B chargé négativement.
On rapproche les deux conducteurs :

Figure I.14

Comme les charges électriques sont libres de se déplacer à l’intérieur du conducteur, on assistera à
un déplacement des charges positives vers le conducteur B. Mais la charge totale de B reste toujours
constante.

37
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

D’après cette discussion, on peut conclure que le phénomène d’influence ne modifie pas la
concentration des porteurs de charge d’un conducteur isolé, Mais modifie la répartition des porteur
des charges au niveau de la surface du conducteur ; modification de potentiel de conducteur.
Aussi on peut noter la création de pôles positif et négatif ; la présence d’un nouveau champ
électrique ⃗.
2 Influence subie par un conducteur maintenu à un potentiel constant

Dans ce cas le conducteur A est relié à la terre dont le potentiel est nul (l’objectif est d’avoir un
potentiel constant pour le conducteur A). On rapproche les deux conducteurs :

Figure I.15

On note :

L’apparition des charges positives sur le conducteur A. en plus, il y’a déplacement des charges
négatives vers la terre.
D’après cette discussion, on peut conclure que ce phénomène d’influence ne modifie pas le
potentiel du conducteur, mais modifie sa charge totale et la répartition de cette charge.

3 L'influence totale

On peut réaliser les conditions nécessaires pour avoir une influence totale en plaçant un conducteur
A1 de charge > 0 `a l’intérieur d’un conducteur creux A2.
1. B isolé et initialement neutre
Il apparaît sur la face externe la charge =− , =+

Figure I.16

38
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

Si le conducteur A est relié à la terre dont le potentiel est nul. Le résultat est :

Aucune charge sur sa face externe

Figure I.17

19 Condensateur

On peut donner la définition d’un condensateur sous la forme suivante :

Condensateur = deux conducteurs en influence totale

Le rapport = : représente la capacité d’un condensateur. Sa représentation symbolique est :

19.1 Calcul de capacités

1 Condensateur sphérique

On considère deux conducteurs A1 et A2 formant un condensateur de capacité C. Sachant que, le


rayon R2 de A2 est plus grand que R1 de A1. Le conducteur A1 est chargé positivement (+Q) et la
face intérieur du conducteur A2 est chargé négativement (la charge négative est due à l’influence
totale). La face extérieure de A2 étant reliée à la terre (voir la figure 17).

Figure I.18

39
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

On peut trouver l’expression de la capacité en utilisant théorème de Gauss.

Surface de Gauss est une sphère de rayon r ( < < ).

∯ ⃗ ⃗=∑

Soit

4 = ⇒ =

La différence de potentiel entre les deux conducteurs est :

Donc, on peut trouver l’expression finale :

=

´
19.2 Energie emmagasinée dans un condensateur

L’expression de l’énergie électrique emmagasinée dans un condensateur est donnée par :

D’après cette expression, on peut dire que l’énergie électrique emmagasinée est le travail nécessaire
pour charger les armatures du condensateur.

19.3 Associations de condensateurs

On distingue deux cas :

40
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

- Association en série

- Association en parallèle

Donc, pour n condensateurs :

41
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

Exercices

Exercice 1 :

Une sphère métallique de rayon 1m porte une charge de 10-9 C. On la relie par un fil conducteur à
une sphère initialement neutre de 0.30 m de rayon, de telle sorte qu’elles se mettent au même
potentiel. On supposera grande (10m) la distance entre les deux sphères par rapport aux rayons et
on négligera l’effet du fil de jonction.
a) Calculez, à l’équilibre, la charge des 2 sphères. Montrez que les densités superficielles et les
champs au voisinage des 2 sphères sont dans le rapport inverse des rayons.
b) Quelle est l’énergie du système avant la connexion ? Après la connexion ?

Exercice 2

1- Une sphère conductrice A de rayon R1 est portée à un potentiel constant V par rapport au sol,
par l’intermédiaire d’un générateur. Calculez la charge Q0de A .(fig.1a).
2- On entoure A d'une sphère conductrice creuse B de rayons intérieur et extérieur R2 et R3,
concentrique à A. Calculez la charge Q1de A dans ce cas (fig 1b).
3- Calculez la charge Q’1 portée par A dans le cas 1c. (B reliée au sol)
4- Comparez numériquement Q0, Q1et Q’1et concluez. Sur quel (s) paramètre(s) et dans quel sens
Faudrait-il jouer pour augmenter Q’1 ; V et R1restant les mêmes.

AN : V=1000V R1=10cm R2=11cm R3=20cm

42
Chapitre I :……………………..………………………………………… Électrostatique

Exercise 3

On suppose que les condensateurs du circuit ci-dessous sont entièrement chargés. Le condensateur
de capacité C1porte une charge électrique Q1=2.4 nC.
On donne :
VA -VB = 12 V, C1= 1 nF et C2 =3 nF.
1- Déterminer la tension aux bornes des condensateurs de capacités C1et C2 et en déduire la
charge Portée par C2.
2- Calculer la capacité C3.
3- Si l’énergie électrique emmagasinée par le système est W = 0,432.10-6 J, déterminer la
capacité C4.

43
Chapitre II
Électrocinétique

44
Chapitre II …………………………………………….……………………............... Electrocinétique

Nous avons traité, dans le premier chapitre, les phénomènes électriques dans des conditions où
aucune grandeur physique n’évolue au cours du temps: c’est le cas de l’électrostatique où
toutes les charges électriques sont supposées immobiles dans l’espace.
Dans ce chapitre, nous allons étudier les phénomènes électriques dans des conditions où les
charges se déplacent

2. 1 Courants électriques :

On peut définir le courant électrique comme un déplacement des porteurs de charges (électrons au,
trous) à l’intérieur d'un matériau (conducteur au semi-conducteur). C’est-à-dire, le courant est le
résultat de la séparation d’électrons de leurs atomes.

2.2 Sens du courant

Pour déterminer le sens du courant électrique, nous devons déterminer le sens du champ électrique.
C’est-à-dire, le sens du courant est toujours contraire au sens des charges négatives. Aussi, on peut
dire que le sens du courant électrique dans le sens décroissant des potentiels. La figure 2 montre le
sens du courant électrique.

Figure II.2

2.3 L’intensité du courant électrique

L’intensité du courant représente le débit des charges électriques en un point du circuit (dans une
section du conducteur). C’est-à-dire, l’intensité du courant est égale à la charge totale qui
s’écoule par unité de temps. Donc, mathématiquement on écrit :

Sachant que :

I : est l’intensité du courant.


t : le temps.
Q : la charge électrique
L’unité du courant dans le système international est l’ampère (A) : 1 A = 1 C/ s
44
Chapitre II …………………………………………….……………………............... Electrocinétique

2.4 Vecteur densité de courant

Sous l’action d’un champ électrique ⃗ , les électrons d’un conducteur se déplacent avec une vitesse
⃗ . Donc, le vecteur de courant en tout point du milieu est donné par :
⃗= − ⃗
Sachant que :

= . : est la charge volumique.

Figure II.3

Aussi, on peut déduire la relation entre I, S et la densité du courant J :

J= I/S

2.5 Loi d’Ohm microscopique (ou locale)

Soit une charge se déplace dans un conducteur métallique sous l’action d’un champ électrique ⃗ . Au
cours de ce déplacement, la charge électrique q est soumise à deux forces :

 ⃗= ⃗

 ⃗=− ⃗

Figure II. 4

Le PFD appliqué (dans le référentiel du laboratoire) à une charge mobile donne alors (m désigne la
masse d'un porteur de charge) :

45
Chapitre II …………………………………………….……………………............... Electrocinétique

Si l'on suppose le champ électrique constant (indépendant du temps), la solution de cette équation
différentielle est :

En régime permanent:

Où st la mobilité de la charge électrique. Le vecteur densité de courant atteint, lui, la valeur


limite :

Donc, Le vecteur densité de courant peut être mise sous la forme :

Sachant que :

: est la conductivité électrique du milieu

On peut conclure que la loi d'Ohm locale est ainsi expliquée à partir de la limitation de la vitesse de
migration des porteurs du fait de leurs interactions avec le milieu matériel (les cations fixes du
réseau métallique).
2.6 Résistance électrique et loi d’Ohm macroscopique
On considère un fil électrique de cuivre sous forme un cylindre de section transverse S et de
longueur L (voir la figure 5).

Figure II. 5

46
Chapitre II …………………………………………….……………………............... Electrocinétique

S’il existe un courant, cela signifie qu’il y a une chute de potentiel entre A et B,

Donc, la résistance de ce fil ( cette portion) est donnée par :

La relation entre la résistance d’un conducteur (propriété macroscopique) et sa résistivité


(propriété microscopique) est donnée par :

2.7 Associations de résistances

A) Résistances en série

Soient n résistances Ri mises bout à bout dans un circuit et parcourues par un courant I.

Figure II. 6

On a :

En parallèle

Soient n résistances Ri mises en parallèle sous une tension U = V1−V2 et alimentées par un courant
I.

La résistance équivalente est sous la forme :

47
Chapitre II …………………………………………….……………………............... Electrocinétique

Figure II.7

2.8 Effet Joule

On peut dire que l'effet Joule est la manifestation thermique de la résistance électrique ; Si les
électrons sont ralentis, leur vitesse diminue et il y a perte de l’énergie cinétique. Cette énergie
perdue va chauffer le conducteur. L’expression de l’énergie perdue est donnée par :

2.9 Circuit électrique


Le Circuit :
Un circuit électrique au sens matériel est un ensemble simple ou complexe de composants
é[Link] composantes peuvent être :
Générateurs: batteries, générateurs de tension, piles. . .

Récepteurs: résistances, bobines, condensateurs. . .

Appareils de mesure: voltmètres, ampèremètres, oscilloscopes. . .

Appareils de sécurité : disjoncteurs, fusibles. . .

Appareils de manœuvre: inverseurs. . .

Figure II.8

48
Chapitre II …………………………………………….……………………............... Electrocinétique

2.10 Force électromotrice et générateur

Un générateur électrique est un composant permettant de fournir de l'énergie électrique . Par


opposition, un appareil qui consomme de l'énergie électrique s'appelle un récepteur électrique.
Dans un circuit électrique, pour mettre en mouvement des charges, il est nécessaire de fournir du
travail, et la force électromotrice correspond au travail que fournit un générateur au circuit par
unité de charge.
Et concernant les types des générateurs, on donne :
- Générateur électrochimique (pile)
- Générateur électrostatique.
Il faut noter que le générateur (Quelque soit son type) se caractérise par une fem au ddp.

2.11 Association des générateurs

Voir la figure 9.

Figure II.9

2.12 Force contre électromotrice d’un récepteur

On appelle récepteur tout composant capable de transformer de l'énergie électrique en une


autre forme d'énergie (moteurs - mécanique, chimique - cuve à électrolyse, ..). Comme pour les
autres dipôles, on distingue les récepteurs passifs, dont la caractéristique passe par l'origine, et les
récepteurs actifs, pour lesquels la tension aux bornes n'est pas nulle en l'absence de courant .
Pour fonctionner, les récepteurs passifs ont besoin d'être alimentés par un générateur externe.
Ils sont alors soumis à une différence de potentiel U=VA−VB et parcourus par un courant
d’intensité I.
Le fonctionnement d'un récepteur est caractérisé par l'apparition d'une force contre
électromotrice, c'est à dire une f.é.m. E' s'opposant au passage du courant débité par le générateur.
Le pôle positif se trouve donc toujours du côté par lequel le courant pénètre dans le récepteur. Les
pertes sont, comme pour les générateurs, représentées par une résistance, appelée résistance interne,
et notée r'.
49
Chapitre II …………………………………………….……………………............... Electrocinétique

Remarque
Dans un réseau où l'on n'a pas encore déterminé le sens du courant, on représentera un récepteur
passif sans indiquer sa polarité, puisque c'est le sens du courant qui la fixe (voir figure 10) .

Figure II.11

2.13 Lois De Kirchhoff

Les lois de Kirchhoff expriment la conservation de l'énergie et de la charge dans un circuit


électrique. Elles portent le nom du physicien allemand qui les a établies en 1845 : Gustav Kirchhoff.
En utilisant les lois de Kirchhoff (la loi des nœuds et la loi des mailles), on peut calculer
les différences de potentiel aux bornes de chaque résistance et l'intensité du courant continu dans
chaque branche de circuit.

2.13.1 la loi des nœuds :

La somme des courants qui arrivent en un nœud est égale à la somme des courants qui
partent de ce nœud.

Figure II. 12

Cette loi découle directement de la conservation de la charge électrique.

2.13.1 Loi des mailles (conservation de l’énergie)

Figure II.13

50
Chapitre II …………………………………………….……………………............... Electrocinétique

Dans une maille quelconque d'un réseau, dans l'approximation des régimes quasi stationnaires et à
condition que les variations de flux magnétique à travers la maille soient négligeables, la somme
algébrique des différences de potentiel le long de la maille est constamment nulle.
En appliquant cette loi sur la maille présentée dans la figure 13, et Après avoir choisi un sens positif
pour les tensions, on trouve:

2.14 Théorème de Thévenin

Enoncé :

« Un réseau électrique linéaire vu de deux points est équivalent à un générateur de tension


parfait dont la force électromotrice est égale à la différence de potentiels à vide entre ces deux
points, en série avec une résistance égale à celle que l'on mesure entre les deux points lorsque les
générateurs indépendants sont rendus passifs »

Circuit équivalent de thévenin

Figure II. 14

2.15 Théorème de Norton

On passe directement d'un circuit de Thévenin à un circuit de Norton et inversement, à l'aide des
formules suivantes:
De Thévenin à Norton;

De Norton à Thévenin;

51
Chapitre II …………………………………………….……………………............... Electrocinétique

Figure II.15

Exercices
Exercice 1

Les figures suivantes montrent deux circuits mixtes composés de résistances branchées à
une source de tension U.
Calculer :

a) La valeur de la résistance équivalente.


b) Le courant fourni par la source.
c) Le courant et la chute de tension dans chacune des résistances.
d) L’énergie dissipée par chacune des résistances.
e) La puissance fournie par la source

52
Chapitre II …………………………………………….……………………............... Electrocinétique

Exercice 2

A partir des lois de Kirchhoff, calculer le courant


électrique pour chaque branche.

A.N : R1=R2=R3=R5=2Ω, R4= 4Ω, R6=10Ω, E1= 6V,


E2= 30V, E3= E4= 10V, E5= 36V

Exercice 3

Soit un fil de cuivre de diamètre (d=1.2mm) parcouru par une quantité de charge (∆Q=1800 C)
Pendant une heure.
1-Calculer l’intensité du courant électrique j(r).
2-Déduire la vitesse de déplacement des électrons à l’intérieur du cuivre (sachant que le
nombre d’électrons libres par m3 et égal à n=1.2*1029 e/m3
3-Calculer la mobilité électronique (sachant que la résistivité électrique ρ=1.6*10 -8 Ω.m, tel
que v=µ.E)
4-Déduire l’intensité du champ électrique.

53
Chapitre III
ELECTROMAGNETISME

54
Chapitre III …………………………………………………………………………………………………………………. ELECTROMAGNETISME

Introduction
L'électricité et le magnétisme ont été considérés comme des forces distinctes. Ce n'est qu'au XIXe
siècle qu'ils ont finalement été traités comme des phénomènes interdépendants. En 1905, la théorie
de la relativité restreinte d'Albert Einstein a établi sans aucun doute que les deux sont des aspects
d'un phénomène commun. À un niveau pratique, cependant, les forces électriques et magnétiques se
comportent assez différemment et sont décrites par des équations différentes. Les forces électriques
sont produites par des charges électriques au repos ou en mouvement. Les forces magnétiques, en
revanche, ne sont produites que par des charges en mouvement et agissent uniquement sur des
charges en mouvement.
Les forces électriques et magnétiques peuvent être détectées dans des régions appelées champs
électriques et magnétiques. Ces champs sont de nature fondamentale et peuvent exister dans
l'espace loin de la charge ou du courant qui les a générés. Remarquablement, les champs
électriques peuvent produire des champs magnétiques et vice versa, indépendamment de toute
charge externe. Un champ magnétique changeant produit un champ électrique, comme l'a découvert
le physicien anglais Michael Faraday dans un travail qui constitue la base de la production
d'électricité. Inversement, un champ électrique changeant produit un champ magnétique, comme l'a
déduit le physicien écossais James Clerk Maxwell. Les équations mathématiques formulées par
Maxwell incorporaient les phénomènes de lumière et d'onde dans l'électromagnétisme. Il a montré
que les champs électriques et magnétiques voyagent ensemble dans l'espace sous forme d'ondes de
rayonnement électromagnétique, les champs changeants se soutenant mutuellement. Des exemples
d'ondes électromagnétiques voyageant dans l'espace indépendamment de la matière sont les ondes
radio et télévision, les micro-ondes, les rayons infrarouges, la lumière visible, la lumière
ultraviolette, les rayons X et les rayons gamma. Toutes ces ondes se déplacent à la même vitesse, à
savoir la vitesse de la lumière (environ 300 000 kilomètres, ou 186 000 miles, par seconde). Ils ne
diffèrent les uns des autres que par la fréquence à laquelle leurs champs électriques et magnétiques
oscillent.

3.1 Définition du champ magnétique


Champ magnétique, un champ vectoriel au voisinage d'un aimant, d'un courant électrique ou d'un
champ électrique changeant, dans lequel des forces magnétiques sont observables. Les champs
magnétiques tels que celui de la Terre entraînent l'alignement des aiguilles de la boussole
magnétique et d'autres aimants permanents dans la direction du champ. Les champs magnétiques
forcent le déplacement des particules chargées électriquement dans un chemin circulaire ou
hélicoïdal. Cette force, exercée sur les courants électriques dans les fils dans un champ magnétique,
sous-tend le fonctionnement des moteurs électriques.
55
Chapitre III …………………………………………………………………………………………………………………. ELECTROMAGNETISME

Le champ magnétique ⃗ en un point est dirigé selon la tangente à une ligne de champ. Le sens
de ⃗ est celui de la force agissant sur le pôle Nord d'un barreau aimanté et correspond à la
direction vers laquelle pointe l'aiguille d'une boussole. L'intensité du champ est proportionnelle
au nombre de lignes traversant une surface unitaire normale au champ. Dans le système
international, B s’exprime en Tesla (T).
Si plusieurs champs magnétiques agissent simultanément sur une charge électrique en
mouvement, le champ magnétique total (équivalent), est égal à la somme vectorielle de tous les
champs: ⃗ = ⃗ + ⃗ + ⃗ + ⋯ ⃗

Figure III.1

3.2 Force de Lorentz

En physique (en particulier en électromagnétisme), la force de Lorentz (ou force électromagnétique)


est la combinaison de la force électrique et magnétique sur une charge ponctuelle due aux champs
électromagnétiques. Une particule de charge q se déplaçant avec une vitesse v dans un champ
électrique ⃗ et un champ magnétique ⃗ subit une force de :

3.3 Force de Laplace

La circulation d'un courant dans un conducteur résulte d'un mouvement de charges. Placées dans un
champ magnétique extérieur, ces particules chargées sont soumises à la partie magnétique de la
force de Lorentz.
Les porteurs de charge sont déviés dans le conducteur ce qui génère un champ électrique (champ de
Hall) qui exerce alors une force de Lorentz sur les charges positives fixes du conducteur. Comme

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Chapitre III …………………………………………………………………………………………………………………. ELECTROMAGNETISME

cette force n'est pas compensée, le conducteur se déplace. La force de Laplace (force
macroscopique) s'exprime par la relation :

Cette force est perpendiculaire au plan formé par le champ et l’élément de courant
considéré. Son sens est donné par la règle du bonhomme d’Ampère. (Le bonhomme d’Ampère,
parcouru par le courant I, des pieds vers la tête, a la force à sa gauche lorsqu’il regarde les
lignes de champ).
L'intensité de la force F est : F= I. B. L .sinα
Dans le cas des rails de Laplace, le champ B est uniforme et normal aux rails. Le conducteur mobile
est rectiligne et normal aux rails. Dans ces conditions le conducteur mobile est soumis à la force F =
I.L.B.
Le conducteur mobile de masse M, soumis à la force F prend une accélération γ = F / M
Remarque :
Si l'on réalise l'expérience on va effectivement voir le conducteur se déplacer. Mais le calcul
présenté ci-dessus est très approximatif. On néglige les frottements, on admet que la valeur du
courant est indépendante da la position du conducteur mobile et on néglige la fem induite par le
déplacement du conducteur dans le champ magnétique.

Figure III.2 : Version commerciale d'un appareil de Laplace

3.4 Loi de Faraday

La loi de Faraday dit que la force électromotrice induite dans un bobinage fermé placé dans un
champ magnétique est proportionnelle à la variation au cours du temps du flux du champ

magnétique qui entre dans le circuit ( = ).

Le signe − correspond à la loi de Lenz qui dit que la tension induite s'oppose par ses effets à la
cause qui lui donne naissance.

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Chapitre III …………………………………………………………………………………………………………………. ELECTROMAGNETISME

La loi de Faraday est mise ici en évidence par l'étude de la f. e. m. induite dans un bobinage par le
mouvement d'un aimant. Le champ magnétique produit le long de son axe à la distance z par un
aimant droit de moment dipolaire µ est donné par la relation : B = Kµ / z3.
Le dispositif expérimental comporte un aimant suspendu par un ressort au-dessus d'une bobine plate
horizontale. On suppose la bobine très plate. Si cette hypothèse n'est pas vérifiée le calcul est plus
complexe (il faut faire une intégration lors du calcul du flux) mais l'allure des résultats n'est pas
modifiée

Figure III.3

3.5 Champ créé par un circuit électrique (formule de Biot et Savart)

On considère C (Figure 4) un circuit filiforme fermé parcouru par un courant I. Le champ


élémentaire créé par ⃗ en un point M :

Figure III. 4

Donc, le champ total est sou la forme :

Où ⃗ est un vecteur tangent à C en un point quelconque du circuit, orienté dans le sens du


courant.

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Chapitre III …………………………………………………………………………………………………………………. ELECTROMAGNETISME

3.5.1 Application de la loi de Biot et Savart pour le cas d’un fil conducteur rectiligne
infiniment long :

On considère un fil rectiligne de longueur infinie, parcouru par un courant électrique d’intensité
I. On se propose de trouver l’expression du champ d’induction magnétique produit par tout le
fil en un point P situé sur l’axe oy .

Figure III. 5

Pour trouver l’expression du champ d’induction magnétique, nous allons le système de


coordonnées cartésiennes.
Le champ magnétique ⃗ , créé au point P, par un élément = dl du fil considéré, est donné par
l’expression :

Et d’autre part, On :

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Chapitre III …………………………………………………………………………………………………………………. ELECTROMAGNETISME

En intégrant cette expression de à , on arrive à l’expression finale:

Le vecteur ⃗ dans ce cas, est perpendiculaire au plan Oxy et dirigé selon des règles
d’orientation
En utilisant la même méthode, on peut trouver l’expression d’un champ d’induction magnétique
produit par un courant circulaire.

Références Bibliographiques

[1] A. Fizazi, " Electricité et Magnétisme", OPU, 2012.

[2] E. Amzallag, J. Cipriani, J. Ben Naim et N. Piccioli "La physique du Fac, Electrostatique et

Electrocinétique" 2ième Edition, Edi-Science, 2006.

[3] PHYSIQUE 2. Electricité et magnétisme, 6eme édition David Hallyday et al DUNOD

[4] [Link]

[5] Collectif Ediscience: La physique en fa : électrostatique et électrocinétique 1ère et 2ème année;


Ediscience international, (2010).

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