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Final 11

L'exposé traite de la lutte antivectorielle en Afrique subsaharienne, mettant en lumière les vecteurs et les maladies qu'ils transmettent, notamment le paludisme, la trypanosomiase et l'onchocercose. Il présente les stratégies de lutte, telles que l'utilisation d'insecticides et de moustiquaires imprégnées, ainsi que les programmes en cours dans divers pays, en soulignant les avantages, les inconvénients et les défis rencontrés. La conclusion souligne l'importance d'une approche intégrée et coordonnée pour améliorer la santé publique dans la région.

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Final 11

L'exposé traite de la lutte antivectorielle en Afrique subsaharienne, mettant en lumière les vecteurs et les maladies qu'ils transmettent, notamment le paludisme, la trypanosomiase et l'onchocercose. Il présente les stratégies de lutte, telles que l'utilisation d'insecticides et de moustiquaires imprégnées, ainsi que les programmes en cours dans divers pays, en soulignant les avantages, les inconvénients et les défis rencontrés. La conclusion souligne l'importance d'une approche intégrée et coordonnée pour améliorer la santé publique dans la région.

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REPUBLIQUE DU BENIN

**********

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE


SCIENTIFIQUE (MESRS)

**********

ECOLE SUPERIEURE LE FAUCON (ESF)

**********

ANALYSE BIOLOGIQUE BIOCHIMIQUE

**********

Exposé de Entomologie médicale

THÈME :

Lutte anti vectorielle en Afrique du Sud du Sahara

Réalisé par : Nom du Professeur :


1- BANKOLE Jessica Dr. YADOULETON Ange

2- GUEDEGBE Honorine

3- MIKPON-AÏ Yvette
Groupe. Groupe 11
4-SAHOUEGNON Frieda
G
5-TONOUDJO Patrick

6- YACOUBOU Cherif

Année académique : 2024-2025


Plan

I. Introduction

II.Définition des vecteurs et des maladies qu'ils transmettent.

III.Stratégies de lutte anti-vectorielle

IV.Programmes de lutte anti-vectorielle en Afrique au sud du Sahara

1- Avantages et inconvénients des luttes anti vectorielles en Afrique du Sud du Sahara

2- Résultats et défis

V. Conclusion

1
I.INTRODUCTION

La lutte antivectorielle est la principale méthode utilisée pour combattre plusieurs des grandes
maladies infectieuses dans les pays ( 48 pays) de l'Afrique subsaharienne tels que Angola,
Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap- vert , Republique Centrafricaine,
Tchad , République démocratique du Congo. Lorsque des méthodes efficaces ciblant les
moustiques, les diptères, les tiques, les punaises et autres vecteurs qui transmettent des agents
pathogènes sont correctement mises en œuvre, on sauve des vies et on protège la santé de
millions de personnes. Selon les estimations, entre 2001 et 2015, 2 principales méthodes de
lutte antivectorielle, à savoir les moustiquaires imprégnées d’insecticide et la pulvérisation
d’insecticides à effet rémanent à l’intérieur des habitations, ont permis de prévenir 663
millions de cas de paludisme en Afrique subsaharienne1. On est également parvenu à de
fortes baisses de l’incidence de l’onchocercose, de la leishmaniose viscérale et de la maladie
de Chagas moyennant la lutte antivectorielle à grande échelle2. Aujourd’hui, plus de 80% de
la population mondiale est exposée au risque de maladies à transmission vectorielle et la
moitié au risque d’au moins 2 de ces maladies5. La plupart de ces maladies sont concentrées
dans les communautés les plus pauvres des régions tropicales et subtropicales; elles sont à
l’origine d’une mortalité et d’une morbidité inacceptables et entravent la croissance
économique6,7 . Quels sont alors les différents moyens utilisés pour lutter contre les vecteurs
de ces maladies dans les pays de l'Afrique subsaharienne ?

2
II.Définition des vecteurs et des maladies qu'ils transmettent.

La lutte anti-vectorielle en Afrique du Sud du Sahara est un enjeu de santé publique majeur.
Les vecteurs, tels que les moustiques, sont responsables de la transmission de maladies graves
comme le paludisme, la trypanosomiase et l'onchocercose. Ces maladies ont des impacts
considérables sur les populations, l'économie et les systèmes de santé du continent. L'Afrique
subsaharienne, en particulier, est une région où ces maladies vectorielles sont endémiques.

 Les principales maladies vectorielles en Afrique subsaharienne

Les principales maladies transmises par des vecteurs en Afrique du Sud du Sahara sont :

1. Le paludisme : La maladie la plus répandue, causée par des parasites du genre


Plasmodium et transmise par des moustiques du genre Anopheles. Le paludisme reste
la principale cause de mortalité et de morbidité dans de nombreuses régions.
2. La trypanosomiase : La trypanosomiase humaine africaine (THA), également appelée
maladie du sommeil, est une maladie vectorielle transmise par les mouches tsé-tsé
(Büscher et al., 2017). La forme gambiense de la THA (gTHA) est présente en Afrique
occidentale et centrale, et elle est principalement anthroponotique (c’est-à-dire
transmise de personne à personne par le vecteur tsé-tsé); la forme rhodesiense est
présente en Afrique orientale et australe, et elle est considérée comme zoonotique
(c’est-à-dire que la transmission à l’être humain par les tsé-tsé provient souvent
d’animaux sauvages ou domestiques) (Simarro et al., 2010).
3. L'onchocercose: L'onchocercose, également appelée "cécité des rivières", est une
maladie parasitaire causée par le ver Onchocerca volvulus. Cette maladie est transmise
par les piqûres de simulies, des mouches noires. Les larves du parasite pénètrent dans
la peau lors de la piqûre de la mouche et se développent en vers adultes. Ces vers
peuvent provoquer des lésions cutanées et oculaires graves, pouvant entraîner une
cécité.
III. Les stratégies de lutte contre les vecteurs

La lutte anti-vectorielle repose sur plusieurs stratégies complémentaires, qui visent à réduire
la population de vecteurs ou à limiter leur capacité de transmission.

3
Les insecticides, comme les pyréthrinoïdes, sont largement utilisés dans le cadre de la lutte
contre les moustiques vecteurs. Ils sont appliqués sous forme de pulvérisations intra-
domiciliaires, de pulvérisations en espace ouvert (fumées) et de traitements des moustiquaires
imprégnées. Cependant, l'émergence de la résistance aux insecticides représente un défi
majeur pour cette méthode.

Les pulvérisations rémanentes intra domiciliaire sur les murs ont pour but de réduire les
densités de population imaginale et ,surtout , la longévité des femelles ( fig 5-2 et 5-3). En
effet une diminution de la longévité restreint la période d'activité des femelles âgées qui sont
potentiellement les plus dangereuses pour la transmission d'agents pathogènes. Les
insecticides sont appliqués sur les murs à l'aide d'un pulvérisateur à pression préalable qui doit
répondre aux spécifications de l'OMS ( WHO 2010). Avant l'intervention il est indispensable
de se débarrasser les pièces de tous les objets, les vêtements , de la literie et du petit mobilier
pour les protéger de la pulvérisation et assurer une couverture optimale des surfaces traitées.

À l'inverse des traitements rémanents sur les murs, les pulvérisations spatiales visent à générer
un brouillard de très fines gouttelettes qui tuent les insectes adultes par contact de manière
quasi instantanée et sans aucune rémanence ( fig 5-4). Les pulvérisations spatiales sont
principalement indiquées au cours des périodes épidémiques afin de réduire rapidement les
densités des moustiques adultes actifs et de faire chuter la transmission. Elles sont appliquées
à l'aide d'appareils qui génèrent soit un brouillard thermique( thermo nébulisation), soit un
aérosol froid(pulvérisation Ultra bas volume). Pour la thermo nébulisation, l'insecticide est
dilué dans un solvant huileux, puis chauffé pour être vaporisé. Dans le cas des aérosols froids,

4
l'insecticide peut être dilué dans l'eau et les gouttelettes sont formées mécaniquement par
passage dans une buse haute pression.

Lutte anti vectorielle de la trypanosomiase ( Côte d'Ivoire)

Pour la lutte contre la TSÉ-TSÉ, la pulvérisation au sol d'insecticide persistant était la


principale outil de lutte utilisé dans les années 1950. Dans les années 1970, la pulvérisation
séquentielle aérienne a été mise au point ; elle permet des applications répétées de gouttelettes
d'insecticide non résiduel synchronisées avec le cycle de vie des glossines de manière à tuer
les mouches émergentes. À peu près à la même époque, on s'est rendu compte que , étant
donné que les tsé-tsé étaient attirées par leurs hôtes , les odeurs pouvaient être utilisées sur les
pièges ou les écrans pour attirer d'avantage les tsé-tsé. Des écrans ont été développés en
particulier pour les mouches tsé-tsé de savane ayant une combinaison de couleurs bleu-noire ,
une forme oblongue horizontale et une taille assez grande. Pour les tsé-tsé ripicoles, les
principaux vecteurs de la gTHA , des recherches plus récentes sur leurs réponses aux signaux
visuels ont conduit au développement des "mini- écrans". Ceux ci sont constitués d'un carré
de tissu bleu et d'une maille noire d'une taille totale de 50cm × 25 cm. Par rapport aux écrans
précédents ils sont considérés comme plus efficaces moins chers plus facile à déployer , et

5
étant imprégnés d'insecticide au stade de la fabrication. Ils durent plus longtemps ( c'est à dire
6mois). Les minis écrans sont actuellement utilisés pour contrôler les tsé-tsé dans les foyers
de gTHA en Ouganda, en République démocratique du Congo, au Tchad, en Côte d'Ivoire, en
Guinée et au Cameroun (Ndung'u et al , 2020).

Les bovins traités à l’insecticide peuvent également être utilisés comme appâts vivants, grâce
à leur attrait visuel et olfactif naturel pour les tsé-tsé. Compte tenu du comportement
alimentaire préférentiel des tsé-tsé sur les pattes et le ventre des bovins, l’application
d’insecticide peut être limitée à ces parties pour un traitement plus facile, plus rapide et moins
cher. Un avantage supplémentaire de cette approche est qu’elle permet de lutter contre
d’autres vecteurs de maladies (par exemple, les moustiques).
Les filets imprégnés d’insecticide pour le bétail (LPF en anglais) sont une autre méthode de
lutte contre les tsé-tsé à base d’insecticide. Il s’agit de lets traités à l’insecticide qui sont
déployés autour des parcs d’élevage, des kraals ou des étables pour protéger les animaux
contre les mouches piqueuses et autres mouches nuisibles. En particulier, ils obstruent les
voies de vol des insectes qui tentent de se nourrir sur le bétail. Les filets ont normalement une
hauteur de 1 m et sont fabriqués en polyéthylène imprégné de deltaméthrine. Les effets
positifs des LPF comprennent une réduction de la transmission des maladies vectorielles du
bétail, moins de temps et d’énergie dépensés par les animaux pour échapper aux attaques des
vecteurs, et une augmentation globale de la production et de la productivité du bétail. Des
effets bénéfiques sur la santé dus à la réduction des maladies humaines transmises par des
vecteurs (par exemple, le paludisme) ont également été signalés, bien qu’ils n’aient pas encore
été étudiés en détail. Les LPF ont été utilisés contre les mouches tsé-tsé dans plusieurs études
et projets pilotes dans des pays comme le Burkina Faso, le Ghana, le Kenya et l’Éthiopie. En
particulier, une étude cas-témoin dans une zone forestière du Ghana a montré une réduction
significative des densités de glossines et de la trypanosomose animale dans le village où les
porcheries étaient protégées par des LPF (Bauer et al., 2011).Les LPF n’ont pas encore été
utilisés dans les zones d’endémie de la gTHA dans un effort délibéré pour soutenir le contrôle
et l’élimination de la maladie du sommeil. Cependant, les contextes écologiques dans lesquels
ils ont été utilisés pour contrôler la trypanosomose animale sont souvent similaires à ceux que
l’on trouve dans de nombreux foyers de gTHA. Par conséquent, les LPF apparaissent comme
un outil potentiellement utile pour contribuer à l’élimination de la gTHA, en particulier
lorsque la trypanosomose animale peut également être ciblée dans le cadre de l’initiative
«Une seule santé». Les dés à l’utilisation des LPF comprennent des lacunes dans la diffusion

6
et la disponibilité de l’outil sur le terrain, et la question de l’élimination sans risque du
matériel après utilisation.

En Côte d’Ivoire, les mouches tsé-tsé sont largement répandues, et elles sont présentes bien
au-delà des foyers endémiques de gTHA. La trypanosomose est également répandue chez les
animaux domestiques. C’est pourquoi des études ont été menées dans tout le pays pour
cartographier la présence des espèces de

mouches tsé-tsé et pour examiner de possibles réservoirs animaux de gTHA (par exemple
chez les porcs élevés en divagation). Ces études visent à examiner plus largement le risque de
transmission de gTHA au niveau national.Les activités de lutte antivectorielle en Côte
d’Ivoire sont coordonnées par le Ministère de la santé (Programme national d’élimination de
la trypanosomiase humaine africaine – PNETHA) et planiées et mises en œuvre par l’Institut
Pierre Richet (IPR), une institution de recherche opérant au sein de l’Institut national de santé
publique et axée sur les maladies à transmission vectorielle. L’appui technique est fourni par
l’IRD, le Centre international de recherche-développement sur l’élevage en zone subhumide
(CIRDES) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le
développement (CIRAD). Le financement est assuré par la BMGF. Des mini écrans (50 × 70
cm) imprégnés de deltaméthrine (300 mg/m2 de tissu) (gure 6) sont utilisés pour lutter contre
les mouches tsé-tsé, et en particulier Glossina (G.) palpalis palpalis – le principal vecteur de la
gTHA en Côte d’Ivoire.

Lutte anti vectorielle du paludisme ( Burkina Faso)

Les directives nationales en matière de lutte antivectorielle visent à développer la Lutte


Intégrée contre les Vecteurs à travers la mise en œuvre d’actions simultanées que sont la

7
Promotion des moustiquaires imprégnées, la pulvérisation intra domicilaire (PID), la lutte anti
larvaire (LAL), et l’assainissement du cadre de vie. La distribution des MILDA en routine se
fait au profit des groupes vulnérables (femmes enceintes, enfants de moins de 5 ans). La
distribution universelle dans tous les districts s’est effectuée en 2010. La PID a été lancée en
2010 dans le DS de Diébougou grâce à l’appui de l’USAID. Un projet pilote de lutte anti
larvaire par l’utilisation de bio larvicide est en phase de planification avec l’appui de
l’UEMOA.

L’assainissement du cadre de vie consiste à assainir l’environnement immédiat des


communautés, par la réalisation d’ouvrages de ruissellement de l’eau pluviale et de
comblement des fosses et rigoles susceptibles de retenir de l’eau stagnante. Des actions de
communication pour le changement de comportement sont menées en vue de la mobilisation
sociale et de l’implication des différents acteurs pour un cadre de vie sain et décent
L’assainissement du cadre de la vie est une stratégie qui ressort de la compétence de l’Etat et
de ses démembrements (ministère de l’environnement et du développement durable, ministère
de l’Agriculture, l’ONEA mairies, collectivités, communautés). Ceci nécessite la
collaboration intersectorielle avec les partenaires, notamment les collectivités locales et
territoriales, le secteur privé et la société civile.

Lutte anti vectorielle de L'onchocercose

En raison de la dispersion des adultes et de la variété de leurs lieux de repos, la lutte anti
vectorielle est essentiellement basée sur l'élimination de l'insecte à son stade le plus
vulnérable, le stage larvaire. Les exemples de lutte réussie contre les adultes restent en effet
anecdotiques et ne concernent que les foyers très limités d'enchocercose transmise par les
simulies du groupe Simulium neavei , espèces dont les capacités de dispersion sont assez
restreintes. Tel a été le cas du petit foyer Riana au Kenya (42km²) où le simple fait de détruire
le couvert végétal situé à proximité des deux rivières incriminées a suffi à éliminer totalement
et de façon définitive la population simulidienne de ce foyer. En ce qui concerne Simulium
damnosum, les opérations de lutte ayant pour objectif principal de tuer les adultes par
pulvérisation aérienne d'insecticide ne furent guère couronnées de succès, qu'il s'agisse de
campagne de lutte entreprise à Kinshasa en République Démocratique du Congo , sur le Mayo
Kebbi au Tchad ou encore sur le Nil Victoria en Ouganda. Dès ce moment il devient évident
que le comportement rhéophile des stades préimaginaux des simulies favorisait une lutte
dirigée contre les larves. Cette lutte consiste soit en une modification physique du milieu
aquatique , soit en l'épandage d'insecticides en amont des gîtes larvaires. L'aménagement des

8
rivières ne doit toutefois pas être considéré comme une méthode de lutte à part entière dans la
mesure où la motivation véritable de ces aménagements est avant tout d'ordre socio-
économique. Il n'empêche que la construction des grands ouvrages tels que les barrages, peut
créer, en amont, des grands lacs de retenue incompatibles avec le développement de larves de
simulies. À l'inverse, la création par les communautés rurales de petits ouvrages, comme les
radiers ou les petites retenues d'eau à des fins d'irrigation ou de pêche, peut créer des
conditions favorables à l'installation des gîtes parfois très productifs

IV.Programmes de lutte anti-vectorielle en Afrique au sud du Sahara

Les programmes de lutte contre le paludisme, la trypanosomiase et l'onchocercose en Afrique


subsaharienne sont essentiels pour contrôler ces maladies vectorielles. Pour le paludisme, les
efforts se concentrent sur la distribution de moustiquaires imprégnées d'insecticide, la
pulvérisation d'insecticides et la prise de médicaments prophylactiques. En ce qui concerne la
trypanosomiase, des mesures de lutte comprennent le contrôle des vecteurs, la surveillance
des populations à risque et le traitement des personnes infectées. Pour l'onchocercose, les
programmes visent à réduire la population de mouches noires vectrices et à distribuer des
médicaments pour contrôler la maladie. Ces efforts combinés sont cruciaux pour protéger les
populations contre ces maladies et améliorer la santé publique dans la région.

Il faut également renforcer la recherche fondamentale et la recherche appliquée en


vue de fournir la base de connaissances nécessaire pour la lutte contre les maladies et leur
élimination.

Il est essentiel de continuer d’investir dans l’innovation. On compte parmi les nouvelles
interventions prometteuses, à différents stades de développement, de nouveaux insecticides,
des répulsifs spatiaux, des pièges odorants, une protection améliorée des habitations, la lutte
biologique s’appuyant sur Wolbachia et les moustiques transgéniques. Une fois leurs sécurité,
efficacité, qualité et utilité confirmées par l’OMS, ces interventions devront être mises en
œuvre sur le terrain et intégrées aux programmes de lutte antivectorielle en vue de maximiser
les bénéfices.

1. Avantages et inconvénients des luttes anti vectorielles en Afrique du Sud du


Sahara

- Avantages de la lutte anti-vectorielle en Afrique subsaharienne

9
 Réduction des maladies vectorielles

Diminution des cas de paludisme, dengue, fièvre jaune, maladie du sommeil, etc.

Réduction de la mortalité et de la morbidité associées.

 Impact économique positif

Amélioration de la productivité grâce à une meilleure santé des populations.

Réduction des dépenses liées aux soins médicaux et hospitalisations.

 Amélioration de la qualité de vie

Réduction de l'absentéisme scolaire et professionnel causé par les maladies vectorielles.

Meilleure santé publique et bien-être communautaire.

 Renforcement des systèmes de santé

Développement de programmes de surveillance et d'intervention contre les vecteurs.

Formation de personnel compétent dans la lutte anti-vectorielle.

 Protection des générations futures

Utilisation de mesures préventives comme les moustiquaires imprégnées et la vaccination


pour protéger les enfants et les femmes enceintes.

 Contribution aux objectifs de développement durable (ODD)

Favorise l’atteinte des ODD liés à la santé, à la pauvreté et à la résilience des communautés

-Inconvénients de la lutte anti-vectorielle

 Résistance des vecteurs aux insecticides

Développement de résistances aux produits chimiques utilisés, réduisant leur efficacité.

Nécessité de rechercher constamment de nouvelles solutions, ce qui peut être coûteux.

 Coût élevé des interventions

Programmes de lutte anti-vectorielle nécessitant des financements importants.

Difficulté à mobiliser des ressources durables dans des pays à faibles revenus.

10
 Problèmes environnementaux

Usage excessif d'insecticides pouvant nuire à l'écosystème (pollution des sols et des eaux).

Réduction de populations d'insectes non nuisibles mais essentiels à l'environnement.

2. Résultats et défis

- les résultats de la lutte anti vectorielle

Les programmes de lutte anti-vectorielle en Afrique subsaharienne ont montré des résultats
significatifs dans la réduction de la transmission de maladies telles que le paludisme, la
trypanosomiase et l'onchocercose. Grâce à des interventions telles que la distribution de
moustiquaires imprégnées d'insecticide, la pulvérisation d'insecticides et la distribution de
médicaments, il y a eu une diminution des cas de ces maladies.

- Les défis de la lutte anti-vectorielle

Malgré les nombreuses stratégies, plusieurs défis entravent l'efficacité de la lutte anti-
vectorielle en Afrique du Sud du Sahara :

Résistance aux insecticides : L'usage prolongé d'insecticides a conduit à l'apparition de


moustiques résistants, réduisant l'efficacité des méthodes traditionnelles de lutte.

Manque de financement et de ressources : De nombreux pays manquent des ressources


nécessaires pour mener des programmes de lutte anti-vectorielle à grande échelle, ce qui
limite la portée des interventions.

Urbanisation rapide et changement climatique : L'urbanisation et les changements


climatiques modifient les habitats des vecteurs, ce qui rend la lutte plus complexe. Par
exemple, les conditions plus chaudes et plus humides favorisent la prolifération des
moustiques.

Infrastructures de santé insuffisantes : Le manque d'infrastructures sanitaires et de


personnel formé dans certaines régions rend difficile la mise en œuvre des stratégies de lutte à
grande échelle.

11
V. Conclusion

La lutte contre les maladies vectorielles en Afrique du Sud du Sahara reste un défi de taille,
mais les progrès réalisés ces dernières décennies montrent qu'il est possible de réduire leur
impact. Une combinaison de stratégies de lutte, de recherche continue et de renforcement des
capacités locales pourrait contribuer à éradiquer ces maladies et améliorer la santé des
populations africaines. L'engagement mondial et régional est crucial pour garantir la durabilité

12
des efforts de lutte contre les vecteurs et améliorer la qualité de vie des populations les plus
vulnérables.

Référence bibliographique

OMD. Rapport du pays, suivi des objectifs du millénaire pour le développement 2003

OMD. Lutte contre le paludisme et vies sauvées : sur la voie des OMD, Numéro 3, septembre
2010

CSLP. Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, 2004-2006_Burkina Faso (CLSP)

OMS. Manuel pour l’évaluation de la performance des programmes de contrôle et


d’élimination du

paludisme (version préliminaire, mars 2010)


Adam, Y., Cecchi, G., Kgori, P. M., Marcotty, T., Mahama, C. I., Abavana, M., Anderson, B.,
Paone, M., Mattioli, R. et Bouyer, J. 2013. «The sequential aerosol technique: a major
component in an integrated strategy of intervention against riverine tsetse in Ghana.» PLOS
Neglected Tropical Diseases, 7: e2135. Attardo, G. M., Abd-Alla, A. M., Acosta-Serrano, A.,
Allen, J. E., Bateta, R., Benoit, J. B., Bourtzis, K., Caers, J., Caljon, G. et Christensen, M. B.
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trypanosomes.» Genome Biology, 20(1): 1-31

13
https://books.google.fr/books?
hl=fr&lr=&id=oSiqYr5B4KAC&oi=fnd&pg=PA3&dq=info:I_BvT5mVXH4J:scholar.google
.com/&ots=hKcRAVaSrs&sig=NpS63HH6-FBUIdljzzL1q-ekPHM#v=onepage&q&f=false

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