Démarche Hypothético-Déductive: Étude Comparative Des Travaux Pratiques de Physique Au Gymnase D'yverdon
Démarche Hypothético-Déductive: Étude Comparative Des Travaux Pratiques de Physique Au Gymnase D'yverdon
Filière d'études :
Diplôme d'enseignement pour le degré secondaire II
Démarche hypothético-déductive
Étude comparative des travaux pratiques de physique
au Gymnase d’Yverdon
Mémoire professionnel
1. Introduction .......................................................................................................................3
2. Question de recherche.......................................................................................................4
3. Cadre théorique .................................................................................................................4
3.1. Démarche hypothético-déductive .......................................................................................... 4
3.2. Littérature sur le sujet............................................................................................................ 6
4. Méthodologie......................................................................................................................7
4.1. Objet du TP : le pendule simple ............................................................................................ 7
4.2. Deux démarches ...................................................................................................................... 7
4.2.1. « Démarche libre » ........................................................................................................... 7
4.2.2. « Démarche guidée » ......................................................................................................... 8
4.3. Deux questionnaires................................................................................................................ 9
4.3.1. Opinion sur la démarche du TP ......................................................................................... 9
4.3.1. Évaluation des acquis ........................................................................................................ 9
5. Données.............................................................................................................................10
6. Analyse des données ........................................................................................................11
6.1. Impressions globales sur la « démarche libre ».................................................................. 11
6.1.1. Dynamique de groupe...................................................................................................... 11
6.1.2. Difficulté de faire de l’abstraction................................................................................... 11
6.1.3. Grandes différences au niveau individuel ....................................................................... 12
6.2. Appréciations des démarches libre et guidée ..................................................................... 13
6.2.1. Appréciation globale ; notes des élèves........................................................................... 13
6.2.2. Identification par les élèves des caractéristiques de la « démarche libre » ..................... 14
6.3. Les acquis après quelques semaines.................................................................................... 15
6.3.1. Paramètres du pendule simple ......................................................................................... 15
6.3.2. Méthodes de travail ......................................................................................................... 16
7. Conclusion / discussion....................................................................................................17
7.1. Discussion............................................................................................................................... 19
8. Annexes.............................................................................................................................20
8.1. Fiche « démarche libre » ...................................................................................................... 20
8.2. Fiche « démarche guidée » ................................................................................................... 21
8.3. Questionnaire 1 ..................................................................................................................... 23
8.4. Questionnaire 2 ..................................................................................................................... 24
8.5. Transcription du questionnaire 1 ........................................................................................ 25
8.6. Transcription du questionnaire 2 ........................................................................................ 25
9. Bibliographie....................................................................................................................26
Il faut donc que tous les acteurs concernés réfléchissent sur des moyens d’améliorer
l’enseignement de la physique au niveau des études secondaires (collèges et gymnases
pour le canton de Vaud) et probablement même au niveau primaire.
Plusieurs initiatives ont déjà été développées pour contrer ces mauvaises pratiques dans
l’enseignement de cette matière. Pour donner quelques exemples prometteurs : (i) mettre
en évidence les liens entre sciences, technologie et société (STS), (ii) faire travailler les
élèves sur des projets transversaux et (iii) donner l’initiative aux élèves pour qu’ils
construisent leur propre savoir.
2. Question de recherche
L’hypothèse avancée dans l’introduction – « faire appel à l’initiative des élèves permet
d’obtenir des TP plus instructifs » – nécessite d’être précisée pour permettre de définir un
travail de recherche bien circonscrit. Au lieu de parler « d’initiative », il est plus explicite
de parler de « démarche hypothético-déductive », au risque de devenir peut être trop
audacieux. Le terme « plus instructif » peut être traduit par « meilleurs résultats ». La
question de recherche devient alors :
Puisque j’espère que la démarche hypothético-déductive permet aux élèves non seulement
de mieux intégrer les savoirs, mais également de susciter plus d’intérêt pour la physique,
l’objectif des meilleurs résultats engendre deux sous-questions :
[1] « Comment les élèves apprécient-ils les deux démarches pour les TP en
physique? »
3. Cadre théorique
3.1. Démarche hypothético-déductive
Il n’y a pas qu’une seule et unique démarche de recherche qui s’appliquerait à la physique
ou à tout autre domaine scientifique. Chaque chercheur a sa propre façon de travailler, et
ce qui fonctionne pour l’un ne fonctionne pas forcément pour l’autre.
1
Le terme « hypothético-déductive » a supposément été introduit par William Whewell (1794–1866) dans le
cadre de ses analyses des méthodes scientifiques, publiés dans ses œuvres « Historiy of the Inductive Sciences,
from the Earliest to the Present Time » (1837) et « Philosophy of the Inductive Sciences » (1840).
Les travaux de Calmettes et d’autres chercheurs comme Morge & Boilevin (2007) et
Mathe, Meheut & Hosson (2008) montrent qu’il y a encore peu d’analyse approfondie par
rapport à l’usage des démarches hypothético-déductives au niveau de l’enseignement
secondaire. On remarque aussi que leurs recherches sont purement qualitatives et qu’il
leur manque une approche systématique.
4. Méthodologie
4.1. Objet du TP : le pendule simple
La disponibilité des élèves pour ce travail de recherche était limitée à deux périodes. Cela
impliquait que le sujet devait être très simple pour pouvoir tester une démarche qui devrait
ressembler au mieux à une démarche hypothético-déductive. Les classes à disposition
étaient toutes des classes de première année, soit en culture générale, soit en maturité. Un
sujet de la mécanique pourrait donc s’inscrire dans leurs programmes d’études.
Ces deux contraintes m’ont rapidement amené vers le pendule simple. En effet, le pendule
simple est facile au niveau conceptuel, peut très facilement être réalisé par les élèves et
mobilise des connaissances de la physique qui sont majoritairement maîtrisées (force
gravitationnelle, période). Quand j’ai dû schématiser le pendule simple pendant les TP, je
l’ai caractérisé par les trois paramètres longueur L , masse m et amplitude α (ou
éventuellement l’écartement d ).
Les élèves avaient été informés qu’ils faisaient l’objet d’un projet de recherche portant sur
différentes démarches pour mener un TP, mais sans savoir de quels types de démarches il
s’agissait.
Deux périodes ne suffissent guère pour dérouler correctement une démarche hypothético-
déductive avec notamment les phases de l’élaboration d’une hypothèse et des prédictions.
J’ai par conséquent donné aux élèves pour but du TP, la réalisation d’un instrument
Autrement, les consignes initiales données aux élèves étaient très succinctes et relevaient
plus d’éléments historiques et de conseils généraux que de savoirs spécifiques nécessaires
pour atteindre le but. Ces consignes étaient accompagnées d’une fiche avec un minimum
d’informations, mais dont le rôle était surtout de mettre l’accent sur l’importance de (i)
l’identification des paramètres du système et (ii) d’une approche systématique (voir
annexe 8.1).
Quant au matériel mis à disposition des élèves, j’avais préparé des chariots avec une
multitude de matériel qui dépassait largement les éléments nécessaires et les élèves
avaient la possibilité de demander tout type de matériel supplémentaire. Néanmoins, le
matériel mis à disposition a sans doute influencé et implicitement guidé le travail des
élèves.
Pendant le déroulement du TP, les élèves ont dû être plus ou moins guidés. Cette
régulation concernait notamment la clarification des paramètres qui caractérisent le
pendule simple, mais il fallait aussi apporter des conseils pratiques et aider les élèves à
travailler de façon systématique.
Cette démarche ressemble fortement aux TP que les élèves font d’habitude, avec une
introduction théorique au début, une démonstration du montage et un protocole bien
défini.
Le deuxième questionnaire avait pour objectif de tester les savoirs retenus par les élèves
quelques semaines après avoir fait le TP. En fonction des classes et groupes, le délai entre
le TP et ce questionnaire variait de 3 à 5 semaines. Je cherchais principalement deux
informations : (i) les trois paramètres qui caractérisent un pendule simple, et (ii) des
notions d’une méthodologie systématique. Les deux questions posées étaient donc :
• Avec quels paramètres est-ce qu’on peut caractériser le pendule simple ?
• Si aujourd’hui vous deviez de nouveau trouver le « pendule qui bat les secondes »,
comment envisageriez-vous de procéder ?
La première question devrait plutôt fournir des données quantifiables, alors que la
deuxième question était plus ouverte et qualitative. Vous trouvez ce questionnaire en
5. Données
En tant que stagiaire, j’avais deux classes de première année sous ma responsabilité.
Heureusement, la recherche a pu être élargie à trois autres classes, grâce à (i) la volonté de
mon praticien formateur de faire le même TP avec une classe de première année en option
spécifique et (ii) l’implication de deux autres stagiaires avec chacun une classe de
première année. Au final, cinq classes (dix groupes) de première année ont donc participé
à cette recherche : une classe de culture générale et de commerce, trois classes de maturité
discipline fondamentale et une classe de maturité avec physique et applications des
mathématiques comme option spécifique.
Lors de la mis en place des TP, mes collègues stagiaires et moi ont obtenu des
impressions qualitatives qui forment le premier corps de données. Mais l’essentiel des
informations a été recueilli à travers des questionnaires qui ont été remplis par les élèves.
Malheureusement, les questionnaires n’ont pas été remplis par tous les élèves. Dû à un
malentendu, un des groupes soumis à la démarche guidée n’avait pas rempli le premier
questionnaire. Et pour le deuxième questionnaire, il manquait des élèves dans presque
chaque groupe. Le nombre de questionnaires saisis par classe et groupe sont indiqués dans
le tableau 1.asfd
Tableau 1 – Nombre de questionnaires remplis par les élèves, en fonction de la classe et de la démarche suivie.
Tous les questionnaires ont été retranscrits dans un fichier excel pour en faciliter
l’analyse. Ce document est attaché en annexe 8.5. La qualité des données était
globalement bonne, même si certains problèmes, presque inévitables, sont apparus.
Certains élèves n’ont, par exemple, pas été très sincères dans leurs réponses. Mais il y a
surtout l’influence mutuelle entre les élèves qui a fait que les réponses ne sont pas
toujours indépendantes.
On observe également une forte influence entre les élèves au niveau de leur travail. Dans
le groupe 1OSPM, par exemple, l’initiative d’un trio de mesurer la période à l’aide d’un
chronomètre de précision couplé aux capteurs photoélectriques a aussitôt été copiée par
les autres trios, bien que cette installation induisait des problèmes d’approximation et
compliquait la collecte de données. Cette tendance à copier le travail de son voisin était
observable dans toutes les classes aux différents niveaux.
La démarche libre demandait aux élèves d’analyser l’objet d’étude (identification des
paramètres du pendule simple) pour pouvoir définir un protocole de recherche qui ensuite
devrait être mis en exécution.
Je voyais dans ce comportement la difficulté des élèves de prendre du recul par rapport au
but demandé, et donc leur difficulté à travailler à un niveau plus conceptuel et abstrait.
Même quand je demandais explicitement aux élèves d’interrompre leur travail pour
réfléchir sur les caractéristiques physiques du pendule simple, ils se focalisaient sur la
résolution des problèmes techniques (notamment la friction) au lieu d’identifier les
paramètres du pendule.
Ce manque de recul et la volonté d’aller droit au but étaient observables dans toutes les
classes, la classe 1OSPM incluse. Certes, les élèves de la classe 1OSPM étaient plus
motivés et impliqués dans leur travail que la majorité des autres élèves, mais j’avais
l’impression qu’ils étaient du coup aussi plus frustrés quand ils n’arrivaient pas à atteindre
le but demandé.
Comme argument atténuant il est important de souligner que très peu de temps était à
disposition pour introduire les caractéristiques de la « démarche libre » et que ce
changement de gestion d’un TP était trop brusque pour permettre aux élèves de s’adapter.
Certains élèves avaient visiblement du mal à assumer l’autonomie qui leur était donnée et
avaient l’air d’être perdus, démotivés ou parfois même agacés. Mais même dans les
classes qui étaient moins disposées à jouer le jeu, on trouvait des élèves qui étaient
manifestement stimulés par la « démarche libre ». On pouvait retrouver ces différences au
sein des trios et probablement ce n’était pas toujours facile à gérer pour les élèves
La figure 1 montre la distribution des notes données par les élèves pour donner une
appréciation globale de la méthode de travail utilisée lors de leur TP. La note la plus basse
était le trois ; il faut croire que le TP n’a pas été complètement désavoué.
30.00
25.00
1OSPM2 guidée
20.00 1OSPM2 libre
1M11 guidée
15.00
1M11 libre
10.00 1M10 guidée
1M10 libre
5.00
1M9 guidée
0.00 1M9 libre
libre
guidée
libre
guidée
libre
guidée
libre
guidée
libre
guidée
libre
guidée
libre
guidée
1C5 guidée
1C5 libre
On voit que les élèves étant soumis à la « démarche guidée » ont presque unanimement
donné la note 5, alors que les notes des élèves soumis à la « démarche libre » montrent
une distribution plus large. Un détail à souligner est que la « démarche guidée » a à six
Au niveau des statistiques, on voit que les moyennes sont de 4,72 pour la « démarche
libre » et 5,01 pour la « démarche guidée » avec des écarts-types respectifs de 0,58 et
0,60. On peut donc conclure que globalement, les élèves ont une légère préférence pour la
démarche traditionnelle.
Pour les élèves qui avaient été soumis à la « démarche libre » (54 au total), j’ai analysé
leurs réponses sur les questions 1 à 3. Je donne ici une synthèse des caractéristiques de la
« démarche libre » identifiés par les élèves :
• Autonomie ; la notion d’une autonomie accrue est retrouvée dans un grand
nombre de commentaires des élèves. Bien que cet aspect est souvent apprécié (par
exemple : « On doit apprendre à travailler seul. »), bon nombre d’élèves voient
aussi des désavantages (par exemple : « Travailler seul sans beaucoup
d'explications est difficile. » ou « On peut vite se trouver à côté de la plaque si on
n’est pas suffisamment guidé. ») et il y a même des interprétations très négatives
(par exemple : « Je préfère quand il y a quelque chose à faire. »).
• Réflexion ; cette dimension est appréciée par les élèves qui la mentionnent, par
exemple « Pour une fois on nous laisse réfléchir par nous-mêmes. » ou « Stimule
la créativité et la réflexion plutôt que le calcul pur. », mais certains élèves
expriment indirectement leurs difficultés, par exemple avec « Si on ne trouve pas
d'idées pour commencer, c'est difficile. »
• Travail de groupe ; le travail en équipe est généralement apprécié (par exemple :
« Nous sommes en groupe, cela motive. »), mais quelques élèves expriment quand
même leurs réserves (par exemple « On a travaillé par groupe de 3, et c'était un
Il est donc impossible de faire des généralisations sur l’appréciation de cette démarche par
les élèves. Pour certains élèves cette démarche est sans doute très positive et stimulante,
mais pour d’autres, la physique deviendrait encore moins accessible avec un potentiel
désengagement en conséquence.
La figure 2 montre le nombre élèves ayant retenus certains paramètres du pendule simple.
Pour pouvoir plus facilement interpréter les résultats, les réponses des élèves ont été
classées en quatre catégories :
• {L, m, α} Les élèves ont mentionné les trois paramètres qui ont été évoqués
pendant le TP.
• {L} Les élèves ont mentionné la longueur et éventuellement d’autres
paramètres, mais pas les trois.
25.00
1OSPM2 guidée
20.00
1OSPM2 libre
On observe dans la figure 2 que trois quarts des élèves avaient mentionné la longueur. Les
catégories {L, m, α} et {L} ensemble regroupent 64 des 86 élèves. Et 37 élèves (43%)
ont été capables de reproduire les trois paramètres. Ces résultats indiquent que les élèves
ont retenu l’importance de la longueur d’un pendule et qu’une bonne partie des élèves se
souvient des paramètres du pendule qu’on peut varier.
Mais on n’arrive pas à identifier une différence manifeste entre les deux démarches.
Globalement les statistiques se ressemblent, même si les classes 1M10 et 1M11 forment
des exceptions. Seulement au niveau des catégories {m, α} et {∅} on voit de nettes
différences, mais on compare de très petits nombres et il est difficile d’en conclure
quelque chose.
30.00
On observe dans la figure 3 que plus de la moitié des élèves n’a aucune idée sur comment
ils devraient s’y prendre la prochaine fois. Manifestement, les élèves ne réfléchissaient pas
beaucoup sur ce qu’ils étaient en train de faire pendant leur TP. Ce résultat corrobore les
impressions globales, où une faible capacité d’abstraction a été observée.
Peut-être encore plus décevant est le constat que les statistiques sont très similaires pour
les deux démarches. Ce résultat suggère que la « démarche libre » ne facilite pas
l’acquisition des savoir-faire en physique, alors que ça devrait être un avantage clé de
cette démarche. Une petite consolation est peut-être qu’il y a presque trois fois plus
d’élèves de la « démarche libre » qui envisageraient d’utiliser une stratégie systématique
qu’il y en a parmi les élèves de la « démarche guidée ». Mais les nombres sont de nouveau
petits et ne permettent pas de mettre la « démarche libre » en avant.
7. Conclusion / discussion
En réponse à la première sous-question de recherche :
[1] « Comment les élèves apprécient-ils les deux démarches pour les TP en
L’analyse des appréciations qualitatives des élèves indique que la « démarche libre »
convient bien à certains élèves qui sont stimulés quand leur initiative est sollicitée et
quand ils ont l’autonomie pour la mettre en œuvre. Mais en face, il y a des élèves qui sont
perdus à cause de cette démarche et qui risquent d’être démotivés au point de se
désengager. Ces appréciations correspondent bien aux impressions obtenues lors des TP,
alors qu’on voit de grandes différences entre les élèves. Mais on ne peut pas dire qu’un
type d’élèves est surreprésenté par rapport à l’autre type. Les deux groupes semblent en
équilibre.
Malgré la légère préférence pour la « démarche guidée » mise en évidence par les notes, il
n’y a donc pas d’éléments qui permettent d’identifier une claire préférence pour une des
démarches.
Les observations du travail des élèves lors des TP de type « démarche libre », indiquent
clairement que la majorité progresse avec une stratégie d’essai-erreur. Ce constat illustre
que la plupart des élèves n’ont pas de recul par rapport à leur travail, et n’ont pas (encore)
la capacité de mener une réflexion métacognitive sur leurs propres démarches.
7.1. Discussion
L’importance très relative de la conclusion de cette recherche est le résultat des limites
fortes qui ont été imposées à ce travail. Il faut notamment considérer le peu de temps à la
disposition des élèves (deux périodes) pour cette expérience, ce qui n’a pas permis de
construire une vraie démarche hypothético-déductive pour y immerger les élèves.
Introduction :
Le pendule a joué un rôle important dans le développement des instruments pour
mesurer le temps.
Cʼest Galilée qui a été fasciné par la régularité des oscillations dʼune lampe quʼil
observait dans une église. Cette observation lʼa inspiré pour concevoir une horloge et
il dessina en 1641 un projet d'horloge réglée par un pendule oscillant.
Mais ce sont finalement Christiaan Huygens et Salomon Coster qui ont construit la
première horloge à pendule en 1657.
Pré-requis :
Tout système qui retrouve à répétition sa situation initiale est caractérisé par un
temps spécifique, dites la période.
La période est la durée la plus courte entre deux configurations du système étudié
qui sont identiques.
Par convention, la période est indiquée avec un T.
Matériel à disposition :
• Divers objets avec masses et dimensions différentes
• Cordes, fils, matériel de fixation
• Divers supports
• Instruments de mesure : balance et chronomètre
PROTOCOLE
Vous devez imaginer et réaliser une installation simple – inspirée par le pendule de
Galilée – qui indique les secondes.
Pour réaliser ce projet vous pouvez utiliser les matériaux mis à disposition, mais vous
pouvez également utiliser tous les autres matériaux et instruments présents dans le
laboratoire.
Introduction :
Le pendule a joué un rôle important dans le développement des instruments pour
mesurer le temps.
Cʼest Galilée qui a été fasciné par la régularité des oscillations dʼune lampe quʼil
observait dans une église. Cette observation lʼa inspiré pour concevoir une horloge et
il dessina en 1641 un projet d'horloge réglée par un pendule oscillant.
Mais ce sont finalement Christiaan Huygens et Salomon Coster qui ont construit la
première horloge à pendule en 1657.
Pré-requis :
Tout système qui retrouve à répétition sa situation initiale est caractérisé par un
temps spécifique, dites la période.
La période est la durée la plus courte entre deux configurations du système étudié
qui sont identiques.
Par convention, la période est indiquée avec un T.
Matériel à disposition :
• Différentes masses
• Cordes, fils, matériel de fixation
• Divers supports
• Instruments de mesure : balance et chronomètre
Vous allez étudier lʼinfluence des différents paramètres du pendule simple sur sa
période T, sachant que chaque pendule peut être caractérisé par (i) son amplitude,
(ii) sa masse et (iii) sa longueur
Influence de lʼamplitude :
• Installez un pendule dʼune longueur de 80 cm avec une masse de 200 gr.
• Mesurez la durée de 10 oscillations (allers-retours) pour déterminer la période
du pendule avec une amplitude donnée. Calculez ensuite la période T
correspondante.
• Reproduisez la même expérience pour des amplitudes différentes comme
indiqué dans le tableau.
Amplitude ! [°] 5 10 20 40
Durée de 10 oscillations [s]
Période T [s]
• Conclusion :
Influence de la masse :
• Utilisez la même installation, mais maintenant vous allez modifier les masses
en gardant lʼamplitude constante à 10° et la longueur constante à 80 cm.
Masse M [g] 50 100 200 500
Durée de 10 oscillations [s]
Période T [s]
• Conclusion :
Influence de la longueur :
• Utilisez de nouveau la même installation, mais maintenant vous allez modifier
la longueur du pendule, gardant lʼamplitude constante à 10° et la masse
constante à 200 g.
Longueur L [cm] 80 40 20 10
Durée de 10 oscillations [s]
Période T [s]
Période au carrée T2 [s2]
• Calculez la période au carrée (T2) et complétez le tableau ci-dessus.
• Faites maintenant un graphique avec T2 en fonction de L.
• Quelle observation vous faites ? Exprimer votre observation en langue
courante et en expression mathématique.
1. Est-ce que vous considérez ce travail pratique différent des travaux pratiques que
vous avez dʼhabitude ?
3. Quʼest-ce que vous nʼavez pas apprécié – au niveau de la méthode de travail – dans
ce travail pratique ?
Si aujourdʼhui vous deviez de nouveau trouver le « pendule qui bat les secondes »,
comment envisageriez-vous de procéder ?
Questionnaire_nr1_reponses.pdf
Questionnaire_nr2_reponses.pdf
• Mathe, S., Meheut, M. & Hosson (de), C. (2008). Démarche d’investigation au collège
: quels enjeux. Didaskalia, 32, p. 41-76.
Les enseignants en physique doivent trouver des moyens pour améliorer leur
enseignement afin de contrer l’à priori négatif lié à cette matière et de créer plus d’intérêt
pour les sciences parmi les élèves.
Une des pistes prometteuses pour un enseignement plus motivant est l’introduction d’une
gestion des travaux pratiques qui donne plus d’autonomie aux élèves et qui leur demande
de s’impliquer davantage. Dans la littérature, cette méthode est appelé « démarche
hypothético-déductive » ou « démarche d’investigation ».
La recherche décrite dans ce mémoire a pour objectif d’apporter des arguments dans le
débat sur l’utilité d’une telle démarche. Dans ce but, deux méthodes de gestion des
travaux pratiques ont été comparées, avec le pendule simple comme objet d’étude. Une
méthode, dite « démarche guidée », était de nature traditionnelle avec un protocole bien
défini qui devait être reproduit par les élèves. L’autre méthode, dite « démarche libre »,
fixait seulement un but à atteindre et demandait aux élèves de définir leur propre protocole
et expérience.
Cinq classes de première année du Gymnase d’Yverdon, 99 élèves au total, ont été
impliquées dans cette recherche. Chaque classe consistait en deux groupes, l’un travaillant
selon la « démarche libre », l’autre selon la « démarche guidée ».
Le déroulement des travaux pratiques a permis d’obtenir des impressions qualitatives sur
le travail des élèves. Deux questionnaires ont permis d’obtenir des données sur (i)
l’appréciation que les élèves ont eu de la méthodologie utilisée et (ii) les acquis des élèves
quelques semaines après leur TP.
L’analyse de ces données ne montre pas de différence significative au niveau des acquis
entre les deux démarches, ni au niveau des savoir ni au niveau du savoir-faire. Quant à
l’appréciation par les élèves, la « démarche libre » est stimulante pour certains élèves
alors que d’autres élèves s’y retrouvent plutôt perdus voir démotivés. Il n’y a donc pas une
nette préférence par l’une des deux méthodes.
Ce résultat décevant doit être interprété dans le contexte spécifique de cette recherche
avec ces multiples limites, notamment le peu de temps donné aux élèves pour se
familiariser à la « démarche libre ». Par conséquent, des travaux plus approfondis seraient
nécessaires afin d’affiner ces conclusions.
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