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Calcul Electrique

Le document traite de la formation en calcul électrique des lignes à haute tension (HT) et très haute tension (THT) dans le cadre du développement des compétences du personnel. Il aborde la structure des réseaux électriques, les différents types de réseaux, ainsi que le fonctionnement des lignes électriques et la théorie des quadripôles. Les chapitres détaillent les éléments constitutifs des réseaux, les méthodes de réglage de la tension et les équations fondamentales des lignes électriques.

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DIRECTION FORMATION ET DEVELOPPEMENT DES COMPETENCES

Formation de Développement
Accompagnement de l’évolution de carrière
du personnel Maîtrise & Exécution

Passage (7-8)

FORMATIONS TECHNIQUES ET METIERS

Calcul électrique des lignes

Code document : DSC 370 FD/7-8/07


Durée : j

Animé par : ……………………………..

Edition :Mars 2012


SOMMAIRE

CHAPITRE I – STRUCTURE DES RESEAUX

I.1 - CONSIDERATIONS GENERALES

I.2 - DIFFERENTS TYPES DE RESEAUX

I.2.1 - Réseau en antenne

I.2.2 - Réseau en faisceau

I.2.3 - Réseau d'interconnexion pure

I.2.4 - Réseau de type mixte

I.3 - ELEMENTS CONSTITUANTS D'UN RESEAU

I.3.1 - Centrales de production

I.3.2 - Postes de centrales

I.3.3 - Les lignes de transport et d'interconnexion

I.3.4 - Les postes d'interconnexion

I.3.5 - Les postes de livraison ou de distribution

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT -2- MANSOURI


CHAPITRE II FONCTIONNEMENT DES LIGNES ELECTRIQUES

II.1 -THEORIE DES QUADRIPOLES (RAPPEL)

II.1.1 - Définition

II.1.2 - Les paramètres généralisés d’un quadripôle

II.1.3 - Quadripôle équivalent à deux quadripôles en série

II.2 - Equivalence d’une ligne électriques à un quadripôle

II.2.1 - Equations fondamentales

II.3 - EQUATION DE FONCTIONNEMENT DES LIGNES

II.4 - SCHEMAS EQUIVALENTS DES TRANSFORMATEURS DE PUISSANCE

II.4.1 - Transformateur à deux enroulements

II.4.1.1 - Un transformateur peut être représenté par un transformateur parfait et un


quadripôle en série

II.4.1.2 - Déterminations des éléments du schéma équivalent

CHAPITRE III

II.4.2 - Transformateur à trois enroulements

III.1 - REGLAGE DE LA TENSION

III.1.1 - Exposé des problèmes

III.1.2 - Méthodes de réglage de la tension

III.1-2-1 - Réglage de la tension par injection de la puissance

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT -3- MANSOURI


CHAPITRE I

STRUCTURE DES
RESEAUX

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT -4- MANSOURI


I.1 - CONSIDERATIONS GENERALES

La structure d'un réseau dépend surtout de la situation géographique et de l'importance des centres de
production hydraulique ou thermique et des centres de consommation.

Il arrive fréquemment que l'énergie électrique soit produite en des points plus ou moins distants des
centres de consommation, c'est le cas par exemple d'un aménagement hydro-électrique situé dans une
région peu peuplée et dépourvue d'industrie locale (aménagement de l'Oued el Abid), ou lorsque la
puissance produite par l'aménagement est supérieure à la puissance consommée sur place. La totalité
de la puissance produite dans le premier cas où le surplus disponible dans le second est alors
transporté jusqu'à un centre consommateur (C), plus ou moins éloigné par un ensemble de lignes à
haute tension (L) encadré par des transformateurs élévateurs (TE) au départ du centre producteur et
par des transformateurs abaisseurs (TA) à l'arrivée au centre consommateur (fig 1.).

H (centrale hydraulique) Fig 1 T(Centrale thermique)

En général le centre consommateur (C),, s'il est important , est pourvu de moyens de production locaux
afin de pallier à une défaillance éventuelle des centrales hydrauliques ou des lignes de transport à
Haute Tension. Ces moyens locaux sont constitués le plus souvent par des groupes thermo-électriques
à vapeur ou des groupes. C'est la totalité de la puissance hydraulique transportée et la puissance
thermique produite sur place qui est absorbée par les récepteurs du centre (C), (Ex centre de
Casablanca).

L'ensemble des lignes (L) qui fonctionnent à des tensions élevées (à l'ONE : 225, 150 et 60 kV) et des
transformateurs TE et TA forme un réseau de transport.

Le réseau de transport représenté par la figure fig 1 est d'un caractère un peu exceptionnel, en effet,
même dans des régions peu peuplées, les centres de production et de consommation sont échelonnés

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT -5- MANSOURI


le long des lignes de transport, si bien, que le plus souvent la distance entre deux centres ne dépasse
guerre trois cents kilomètres (ligne EL OUALI-OUJDA).

Par conséquent, il est courant que plusieurs centres de production hydraulique ou thermique et
plusieurs centres de consommation se trouvent raccordés en différents points d'un réseau .

Dans un tel réseau les différentes centrales peuvent se prêter mutuellement secours et l'on peut
exploiter chaque centrale au mieux de l'intérêt de l'ensemble du réseau. Par exemple, pour les
centrales thermiques, on mettra en service continu les plus économiques, les autres ne fonctionnent
que pour passer les "pointes", de même, si les centrales hydrauliques ainsi reliées ont des régimes
complémentaires, pendant les périodes de basses eaux de certaines d'entre elles, les autres auront
des réserves suffisantes, pour que la puissance thermique qu'il faudra alors mettre en œuvre ne soit
pas excessive. On a réalisé dans ces conditions l'interconnexion des différents centres de production,
on a affaire à un réseau interconnecté.

I.2 - DIFFERENTS TYPES DE RESEAUX

On distingue quatre types de réseaux :

I.2.1 - Réseau en antenne


Il est constitué d'une ou de plusieurs lignes en parallèle partant d'un même centre de production et
alimentant un centre de consommation.

I.2.2 - Réseau en faisceau

C'est un ensemble de lignes reliant soit un centre de production à plusieurs centres de consommation,
soit plusieurs centres de production à un centre important de consommation. Ce type de réseau se
rencontre surtout en SUEDE.

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT -6- MANSOURI


I.2.3 - Réseau d'interconnexion pure
Les deux types des réseaux décrits précédemment permettent un acheminement de l'énergie des
centres producteurs jusqu'aux centres consommateurs, ils constituent des réseaux de transport.

Il existe une autre structure de réseau formée par un certain nombre de lignes reliant entre eux des
centres producteurs ou des centres consommateurs, cette structure permet donc d'assurer la sécurité
d'alimentation dans le cas d'une défaillance d'une partie des moyens de production et de faire face à
une "pointe" de la charge d'un ensemble de centres consommateurs décalée dans le temps par rapport
aux "pointes" des autres voisins, par exemple les lignes interconnectant les différents pays d'EUROPE
et l'interconnexion actuelle entre le Maroc et l'Espagne.

I.2.4 - Réseau de type mixte


En général les lignes d'un réseau interconnecté assurent à la fois des fonctions de transport d'énergie
et des fonctions d'interconnexion ex. réseau 150-60 kV/ONE.

I.3 - ELEMENTS CONSTITUANTS D'UN RESEAU


I.3.1 - Centrales de production
 Produisent de l'énergie nécessaire à la consommation.

 Règlent les niveaux des tensions au départ des centrales

L'ONE dispose de moyens de production d'une puissance installée totale de l'ordre de 500 MW en
1970 avec :

 16 centrales hydro-électeriques (70 % de puissance totale installée)

 2 centrales thermo-électriques "vapeur"

 1 centrale "turbvine à gaz" d'une puissance de 15,5 MW

 5 centrales thermo-électriques "Diesel".

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT -7- MANSOURI


I.3.2 - Postes de centrales
Ils sont équipés de transformateurs élévateurs permettant d'élever la tension "groupe" au niveau de la
tension de transport.

Les tensions à la sortie des groupes sont normalisés et sont généralement : 5,5 kV, 8,5 kV ou 10,5 kV.

Les tensions de transport ou d'interconnexion : 400 kV, 225 kV, 150 kV ou 60 kV.

Les tensions de distribution : 60 kV, 33 kV, 22 kV; 20 kV, 5,5 kV.

I.3.3 - Les lignes de transport et d'interconnexion


I.3.4 - Les postes d'interconnexion
Il assurent la liaison entre deux réseaux d'interconnexion de tensions différentes, par exemple 150 kV
et le réseau 60 kV. Ces postes sont équipés de transformateurs généralement à
3 enroulements et réglables en charge, le troisième enroulement est réservé à l'alimentation des
compensateurs synchrones ou de réactances suivant le cas.

Exemple

 Poste d'interconnexion 150/60 kV de TIT MELLIL.

Ce poste est équipé de transformateurs 150/60/11 kV de 40 MVA et de deux compensateurs


synchrones de 20 MVAR. Les transformateurs sont réglables en charge.

 Poste 150/60 kV d'OUJDA: comprend un transformateur 150/60/11 kV réglable en charge , une


réactance de 10 MVAR est branchée sur le tertiaire.

I.3.5 - Les postes de livraison ou de distribution


Ils alimentent soit des abonnés directement en moyenne tension, soit des réseaux à moyenne tension
d'un distributeur.

Ces postes sont équipés de transformateurs HT/MT, réglables en charge avec une régulation
automatique de la tension dans certains cas.

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT -8- MANSOURI


CHAPITRE II

FONCTIONNEMENT
DES LIGNES
ELECTRIQUES

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT -9- MANSOURI


II.1 - THEORIE DES QUADRIPOLES (RAPPEL)

II.1.1 - Définition
Un quadripôle est un réseau maillé d'impédances, ayant paires de bornes, une paire à chaque
extrémité. Un quadripôle est dit "passif " quand il ne comporte aucune f.e.m.

Fig2 : un quadripôle quelconque

Un quadripôle passif quelconque peut être réduit en un réseau équivalent de trois impédances qui
peuvent être connectées en (  ou en T

Fig.3 :  équivalent d’un quadripôle

(Le schéma en T s’obtient à partir du schéma en  par les relations de transformation triangle – étoile )
.

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 10 - MANSOURI


II.1.2 Les paramètres généralisés d’un quadripôle

Considérons un quadripôle représenté par son  équivalent

Connaissons VR et IR, il faut déterminer VS et IS en fonction de VR et IR

Nous avons VS = VR + ZSR (IR + VR )


ZR
 Posons ZR= 1/YR → VS=VR + ZSR ( IR+VRYR)
Ou VS= VR (1+ZSRYR) + ZSRIR (II.1)

 Nous avons aussi IS=IR+VRYR+VSYS avec YS=1/ZS ET YR = 1/ZR

 Remplaçons VS par l’expression II.1

IS=IR+VRYR+(YS+ZSRYRYS)VR+ZSRYSIR

Ou IS=VR(YS+YR+ZSRYRYS) + (1+ZSRYS)IR (II.2)

Les relations II .1 et II.2 sont souvent données sous la forme suivante :

(II.3) VS=AVR+BIR

IS=CVR+DIR
(II.4)

Les coefficients A,B,C et D sont appelés les paramètres généralisés du quadripôle

D’où (II.5)
A = 1+ZSRYR ; B=ZSR
C = YR+YS+ ZSRYRYS ; D=1+ZSRYS

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 11 - MANSOURI


Les relations inverses :

(II.6) ZSR = B ; YS = 1 = D-1 ; YS = 1 = A-1


ZS B ZR B

Les relations donnant VR et IR , connaissant VS et IS sont :

(II.7) VR=DVS-BIS

(II.8) IR =CVS+AIS

II.1.3 Quadripôle équivalent à deux quadripôles en série

A1 ; B 1 A2 ; B 2 A; B
C1 ; D 1 C2 ; D 2 C;D

Les paramètres A,B,C,D du quadripôle équivalent sont donnés par les relations suivantes en fonction
des paramètres des deux quadripôles (1) et (2)

A = A2 + B1C2 ; C = C1A2 + D1C2


B = A1B2 + B1D2 ; D = C1B2 + D1D2
(II.9)

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 12 - MANSOURI


II.2 - EQUIVALENCE D’UNE LIGNE ELECTRIQUES A UN QUADRIPOLE

II.2.1 Equations fondamentales

Du point de vue électrique une ligne peut être divisée en un nombre infini d’éléments de
constitution identique ; la figure ci-dessous représente une phase de ligne.

r : résistance linéique

l : inductance linéique

g : conductance linéique

c : capacité linéique

Fig.4 : représentation d’une phase et sol

Considérons un élément de la ligne de longueur ∆x , ses caractéristiques sont donc r∆x , l∆x , g∆x
et c∆x (r,l,g et c étant les constantes linéiques )

x : distance par rapport à l’origine de


la ligne choisie

Vx et ix sont les tension et courant au


point x, ce sont des fonctions de x
(distance) et de t (temps)

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 13 - MANSOURI


- Dérivées des fonctions Vx et ix :

Nous avons Vx+∆x= Vx- r∆xix - l∆x∂ix/∂t

(vx+∆x-vx)/ ∆x=- rix - l∂ix/∂t

faisons tendre ∆x vers 0 → ∂v/∂x=-(ri+ l∂i/∂t)

-∂v/∂x=ri+ l∂i/∂t II.10

nous avons aussi : (ix+∆x)= ix-g∆x vx+∆x -c∆x∂ vx+∆x /∂t

(ix+∆x- ix)/ ∆x=-g vx+∆x-c ∂ vx+∆x /∂t

en faisant tendre ∆x vers 0 → - ∂i/∂x=gv+ c∂v/∂t) (II.11)

Les équations différentielles (II.10) et (II.11) comportant chacune les deux fonctions v et i, il faut
donc les transformer en deux équations homogènes l'une en v et l'autre en i pour pouvoir les
résoudre.

Pour cela, dérivons l’équation II.10 par rapport à x et l’équation II.11 par rapport à t :

- ∂²v/∂x²=r∂i/∂x+l∂²i/∂t∂x et -∂²i/∂x∂t=g∂v/∂t+c∂²v/∂t²

par subtitution nous obtenons :-∂²v/∂x²=-rgv-rc∂v/∂t-lg∂v/∂t-lc∂²v/∂t²

ou bien→ ∂²v/∂x²=rgv+(rc+lg)∂v/∂t+lc∂²v/∂t² (II.12)

De la même façon nous obtenons une équation analogue pour i

∂²i/∂x²=rgi+(rc+lg)∂i/∂t+lc∂²i/∂t² (II.13)

Les équations II.12 et II.13 sont appelées « équations des télégraphistes ». Les solutions de ces
deux équations différentielles nous permettent de calculer les tension et courant le long de la ligne.

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 14 - MANSOURI


II.2.2 Application dans le cas d’une ligne électrique en régime permanent

En régime permanent les tension et courant en un point x et à un instant t s’écrivent sous la forme
complexe :

v=|Vx|ej(wt+бx) et i=|Ix|ej(wt+Ψx)

Pour simplifier posons V=|Vx|ejδx et I=|Ix|ejΨx

Donc : v=Vxejwt et i=Ixejwt

Dérivons ces équations par rapport à t

∂V/∂t= jwVxejwt et ∂²V/∂t²= (jw)²Vxejwt

l’équation II.12 devient ∂²v/∂x²=rg Vxejwt +(rc+lg) jwVxejwt t+lc(jw)²Vxejwt

ou bien ∂²v/∂x²=(r+jlw)(g+jcw)Vx ejwt

d’autre part nous avons posé v=Vx ejwt → ∂²v/∂x²= ejwt∂²Vx/∂x²

ce qui donne : ∂²Vx/∂x²=(r+jlw)(g+jcw)Vx

posons z= r+jlw et y= g+jcw

∂²Vx/∂x²=zy Vx)

soit n = zy (n est appelée constate de propagation

∂²Vx = n2 vx (II.14)
∂x²

et de façon analogue nous obtenons :

∂²IX
∂x² = n2 IX (II.15)

Donc dans le cas particuliers des lignes électriques en régime permanent , les équations II.12
et II.13 se ramènent à des équations différentielles du 2 ème ordre faciles à résoudre en effet
les solutions des équations II 14 et II 15 sont classiques : elles sont de la forme:

(vx =K1 e -nx + K2 e -nx (II.16)

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 15 - MANSOURI


et I = =H1 enx + K2 e-nx
X (II.17)

Il reste à déterminer les constantes K1 , K2 , H1 et H2

Reprenons les équations:

II.10 et II.11.c.a.d :

∂v = ri +l∂i - ∂i = gv +c ∂v
∂x ∂t ∂x ∂t

dans le cas particulier de ligne électrique en régime permanent ces 2 équations deviennent :

-∂VX = ZIX et - ∂Ix =yVX


∂x ∂x

En dérivant les équations II.16 et II.17 par rapport à x

- (nk1enx - nk2e-nx) =ZIX (II.18)

- (nH1enx -nH2e-nx) = yvX (II.19)

Au point x = 0 c.a.d au départ de la ligne, nous avons

VX0 = Vs ; IX0 = IS  les équations II.16 . II.17 . II.18 . II.19 donnent

Vs = k1 + k2 ; IS =H 1 +H2

-n (k1 -k2 ) =zIS ; -n(H 1 -H2 = yvs

La résolution de ce système de 4équations nous donne :

K1=1/2[VS -ZcIS-] ;K2 =1/2(Vs+Zc Is)

H1=1/2[Is -Vs / Zc] ; H2=1/2[Is +Vs / Zc]

Avec Zc =z/n =n/y (Zc :Impédance caractéristique de la ligne ;sa valeur est sensiblement
constante pour les lignes à Haute Tension ; lignes aériennes Zc 4.00  et pour lignes
souterraines (câbles): Zc  4000 

Les équations II.16 et II.17 deviennent :

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 16 - MANSOURI


Vx =Vs enx+ e-nx - ZcIS- enx- e-nx
2 2

Ix = -Vs / Zc enx - e-nx + IS enx+ e-nx


2 2

ou bien :

Vx =Vs ch nx - ZcIS sh nx

Ix = Vs / Zc sh nx + IS ch nx

pour une ligne de longueur X = L

(nL = zy L =  zy avec Z=zL et Y = yL

V L= VR I L = IR

(Z est l'impédance totale de la ligne ; Y admittance totale)

VR =Vs ch zy - ZcIS sh  zy (II 20)

Ix = - Vs / Zc sh  zy + IS ch  zy (II 21)

Ces 2 relations sont équivalentes aux équations ( 7 et 8 du quadripôle; nous en déduisons:

A = ch zy = D =(1+ZSR YR ) (II 22)

B = Zc sh  zy = ZSR (II 23)

C=1 sh zy = yR + ys +ZSRYRYS (II 24)


Zc

Nous remarquons que A = D ; en effet une ligne est équivalente à un quadripôle symétrique
YR = YS.

Nous pouvons aussi écrire les relations donnant Vs et IS en fonction de VR et IR

(II.25) Vs = VR ch  zy +IR Zc sh  zy

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 17 - MANSOURI


(II.26) I S = VR sh  zy + IR ch  zy
ZS

On peut remplacer : Zc =Z et 1 = Y = Y ZY


zy Zc

Encore une relation fort utile


ZY
th
YR = Y S = A - 1 = Y 2 (II.27)
B 2 ZY
2

Calcul des coefficient hyperboliques des équations de lignes

Nous utilisons les développements en, série des différentes fonctions cosh, sinh et tanh

(II.28) A = D= ch  zy =1+ZY +(ZY)² +(ZY)3 +………


2 24 720

(II.29) B = C = sh  zy =1+ ZY +(ZY)² +(ZY)3


Z Y zy 6 120 5040

(II.30) Th  ZY
2 = 1-ZY +(ZY)2 +……..
12 120
 ZY
2

La valeur des termes des séries ci-dessus, dépend surtout de la longueur de la ligne. Pour des lignes
de longueur < 500 km, il suffit( de considérer les deux premières termes des séries, l'erreur reste
inférieure à 1 %.

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 18 - MANSOURI


Le tableau ci-après donne des valeurs pratiques permettant de déterminer les paramètres A, B, C et
D de lignes aériennes pour différentes longueurs.

Longueur ZY (ZY)² A=D ZY (ZY)² B=C


en km 2 24 6 120 Z Y
100 -0,005 0,995 - 0,002 0,998
200 -0,022 0,976 -0,007 0,993
300 -0,050 0,950 -0,017 0,983
400 - 0,088 +0,001 0,913 -0,029 0,971
50 -0,138 +0,003 0,865 -0,046 +0,0006 0,955
600 -0,198 +0,006 0,808 -0,066 +0,0012 0,935
700 -0,270 +0,012 0,742 - 0,090 +0,0024 0,912

II.3 EQUATION DE FONCTIONNEMENT DES LIGNES

Nous allons établir les équation permettant de calculer les chutes de tension, les pertes actives dans
les lignes électriques à partir des paramètres A, B, C, D.

Reprenons le schéma du  équivalent

Avec VS = AVR + BIR


IS = CVR + DIR

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 19 - MANSOURI


Dans les équation ci-dessous, VS et VR sont des tensions simples,
Dorénavant nous allons considérer les tensions composées c’est à dire US et UR, les équations ci-
dessus deviennent :
US = AUR +  3BIR (II.31)
 3IS = CUR +  3DIR (II.32)

Equation donnant US en fonction de UR, PR et QR

(PR et QR étant les charges active et réactive à l’arrivée)

Nous allons représenter graphiquement la relation (II 31) avec UR = URo (le vecteur UR étant sur l’axe
origine A = A , UR B, C = C et D = A = D
IR = IR -QR (QR positif correspond à un déphasage en retard)

Considérons le triangle ONP ; nous pouvons écrire :

OP 2 = ON2 + NP2 +2ON x NP cos 

 = --R ( voir page .5 )

OP = US ; ON = AUR ; NP = 3 BIR

D' ou : Us²=A2U²R + 3B²IR²+2ABURIR 3 cos (--R)


Us2 = A2UR2 +3B2IR2+2ABURIR 3 [cos (-) cos R+Sin (-- R]

d'autre part nous avons : SR =URIR*3  3IR2=SR2/UR2 = (PR2 + QR2)/ UR 2

et PR = URIR3 cos R , Q R = URIR 3 Sin R

 Us2 = A2UR2 + B2 PR2 + QR2 +2AB PR cos (-) + 2AB QR Sin (-)
UR2

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 20 - MANSOURI


(Us/ UR) 2 A2 + B2 PR2 + QR2 + 2AB cos (-) PR+ 2AB sin (-)QR
(II.33) UR4 UR2 UR2

C'est donc l'équation générale donnant la tension au départ U s connaissant la tension UR et les charges
actives et réactives PR et QR à l'arrivée.

Equations donnant Ps et Qs en fonction de UR , PR et QR

Nous avons Ps + jQs = UsI*3 (Is* conjugué de Is)

Ps + jQs= (A UR   + BIR3 - R) (CUR - + DIR 3 -S + R)

Us IS*3

Ps+ jQs= ACUR2 - + BC URIR3 (--R+ A2 URIR3R + 3AB IR2 -)

(nous avons remplacé D par A puisque que D = A )

d'autre part PR + JQR = UR IR*3 = UR IR3 +R

PR - JQR = UR IR 3 = UR IR 3 -R

et PR2 + QR2 = 3 IR2


UR2

D'ou  Ps + jQs =AC UR2 [cos (- )+ j Sin(-)] + BC (PR jQR) [cos(- )+J sin (-)]

+ A2 (PR + jQR)+ AB PR2 + QR2 [cos (-)+ j sin (-)]


UR2

En identifiant les parties réelles et imaginaires , nous déduisons :

Ps = AC UR2 cos (--) + BC [PR cos (-) + QR sin (-)]+ A2PR+AB cos (-)[PR2 + QR2]
UR2

Ou bien Ps = PR [BC cos (-) +A2]+PR2 +[Link] cos (-)+QR BCsin (-)+UR2 AC. cos (-)
(II.34) UR2

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 21 - MANSOURI


De la même façon , nous obtenons QS :

QS = QR [A2- BC cos (-)]+PR2+[Link] sin (-) + PR. BC Sin (-) + UR2. AC sin (-)
(II.35) UR2

APPLICATION

Nous allons maintenant appliquer les équations ainsi trouvées aux différents fonctionnements d'une
ligne 150 KV.

- Problème n°1 = Etude de ligne 150Kv EL OUALI - OUJDA

caractéristiques de la ligne:

- longueur : 285 Km =L
- section et nature des conducteurs : 288mm2 AL/ AC
- résistance : r = 0,142 (Km
- réactance : x = 0,426 ( Km
- conductance : g = 0 mho / Km ( nous la supposons négligeable)
- suceptance : h = 2,65 x 10-6 mho /Km.
(cw)

1°) calcul des paramètres, A , B , C , D de cette ligne .

Z = L. (r+ j x) = 285 (0,124 = j 0,426) = 35,3 + j121,5 = 126,4 74

Y = L. (g + jh ) = 285 (0 +j 2,65 10-6 ) = j 755. 10-6 = 755. 10-6 90

ZY = 126, 4 x 755. 10-6 74° + 90° = 95,5. 10-3 164 = - 91,6. 10-3 +j26,4. 10-3

(Z Y )2 = ( 95, 5x 10-3 )² 2x164° = 9, 1.10-3 328 = 7,2. 10-3 - j 4,9.10-3

coh( Z Y = 1+Z Y+ ( Z Y)2 =1+(- 45,8. 10-3 +j 19,2. 10-3 ) +( 0,3.10-3-j 0,2.10-3)
2 24

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 22 - MANSOURI


nous remarquons que le 3eme terme de la série : ( Z Y) 2 est très faible et pourrait donc
24
être négligé , d'où : coh Z Y = 0,955 + J0,013

Sinh (Z Y = 1+Z Y +……1+ (-15,3. 10-3 + j4,4.10-3 ) = 0,985+ J 0,004


ZY 6 = 0,9850°

tanh ZY
2
= 1- Z Y = 1- ( -7,6 + j 2,2 ) 10-3 =1,007-j 0,002
( Z Y 12
2

d'ou : ( A = coh  ZY = 0,955 + j0,013 = D = 0,955 1°


B= Z (Sin  Z Y ) = 126,4 74°x 0,9850° = 124,2 740
ZY = 34,8 + j119,5

C=Y (Sin  Z Y ) = 755.10-6 90°x 0,985  0°= 742.10-6 90°= j742. 10-6
2°) Fonctionnement de la ligne à vide.

Données : Puissance active à l'arrivée : PR = 0


Puissance réactive à l'arrivée : QR = 0
Tension à l'arrivée : UR = 160Kv

Il faut déterminer dans ces conditions PR , Qs et Us ,charges active et réactive et tension au départ de la
ligne.

D'après l'équations (II 33)  (Us )2 = A2


UR
D'ou : Us = A UR = 0, 955x 160 = 153 Kv

Nous pouvons utiliser aussi l'équation (II31) avec IR = 0)

Nous remarquons que la tension à l'arrivée de la ligne est supérieure à la tension au départ , ceci est
évidemment du à l'effet capacitif de la ligne ; (Us - UR) est appelée la surtension à vide ;
le coefficient de la surtension est: UR = 1 > 1
Us A

Pour les lignes très longues , la surtension à vide est dangereuse , aussi avant de mettre sous-tension
de telles lignes , des dispositions sont prises pour limiter cette surtension; nous verrons ce problème en
détail dans le chapitre réglage des réseaux

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 23 - MANSOURI


Pour le cas considéré de la ligne EL OUALI . OUJDA , la surtension peut entre limitée par
compensation partielle de l'effet capacitif obtenue par une self de 10Mvar installée à OUJDA.

D'après l'équation (II 34) Ps =AC UR ² cos (-)

P s = 0,955 x 742 x 10-6 x (160)² cos (1-90) 0,250 MW

Etant donné que nous avons pris U-) en kV  Ps en MW)

D'après l'équation (II 35) Qs = ACUR ² sin (-)

Qs = 0,955 x 742 x 10-6 x (160)² sin (1-90°)  - 18 MVAR

Donc à vide , la ligne fournit 18 MVAR /(Ce problème sera aussi repris dans ler prochain chapitre)

3 FONCTIONNEMENT DE LIGNE EN CHARGE

- Données : PR = 30 MW, QR = 10 MVAR, UR = 150 kV


- Il faut déterminer PS, QS et US

(US)² = A² + B² PR²+QR²+ 2AB cos (-)PR + 2 AB sin (-)QR


UR UR4 UR² UR²

(US)² = 0,91 + ( 1 4,2)² 30² + 10² 2x0,955 x 124,2 cos (74-1) x 30


UR (150) 4 (150)²

(US)² = 0,912 + 0,030 + 0,030 + 0,103 + 0,092 = 1,137


150

(US)² = 1,0166  US = 150 x 1,065 = 159,9 kV


150

Ps = PR ( BC cos (-) + A2 ]+ PR²+[Link] cos (-)


UR2
+ QR. BC Sin (-) + UR2 AC cos (-)

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 24 - MANSOURI


Ps = 30 [ 124,2 x 742 x 10-6 cos (74-90)+0,955)²] + 30²+10² 0,955.124,2 x cos (74-1)
150²
+ 10 x 124,2 x 742 x 10 sin (74-90) + 150² x 0,955 x 742.10-6 cos (1-90°)
-6

Ps = 30 x 1,000 + 1,54 - 0,25 + 0,28 = 31,57 MW

Ps = Qs [A² - BC cos (-] + PR + QR .AB sin (-) + [Link] sin (-)


UR
+ UR².AC sin (-)

Qs = 10 [ 0,912 – 0092 x 0,961 ] + 1000 = 118,5 x 0,956

+ 30 x 0,092 x [ - 0,276 ] + 225 x 102 x 0,708 x 10 – (- 0,999)

Qs = 10 x 0,824 + 5 ,04 – 0,76 – 15,90

Qs = - 3,48 Mvar

Nous allons maintenant déterminer Us, Ps et Qs par l’application d’une autre méthode dite des bilans.

Pour cela il faut d’abord déterminer les éléments du ( équivalent de la ligne

ZSR = B = 34,8 + j 119,5


YR = YS = Y/2 (1-ZY/12 + …) = j 755x10-6 [ 1-(-91,6 + j 26,4)x 10-3]
2 12 12
-6 -6
YR = YS = j 377 x 10 [1,008 - j 0,002] ( j 380 10

34,8 + j 119,5
R' R
S S'
ZSR R
S

YS YS
j 380 x 10 -6 j 380 x 10 -6

S' R'

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 25 - MANSOURI


Connaissant le bilan (PR, QR et UR ) un point R, nous allons déterminer successivement les bilans aux
points R’, S’, et S Prenons comme exemple le cas du régime en charge :

PR = 30 MW , Q R = 10 MVAR et UR = 150 KV

bilan au point R’: PR = 30 MW ; UR = VR = 150 KV


et Q R = Q R - QYR , QYR étant la puissance réactive

fournie par la capacité représentée par YR : QYR = YR UR²

QY = 380x10-6 x 225x10² = 8,55 MVAR QR' ( 10-8,55

Le bilan au point R’ est donc :

PR = 30 MW , QR' = + 1,45 MVAR et UR = 150 kV

- bilan au point S’ :

La chute de tension dans l’impédance

(U = RPR' + QR' + 1/2VR (XPR' + PQR')²

= 34,8 x 30 + 119,5 x 1,45 + 1 (119,5 x 30-34,8 x 1,45)²


150 2 x 150 150

(U = 1042 + 173 + 1 (3585 - 50)² = 8,1 + 1,86 = 9,96 kV


150 300 150

US = 159,96 kV

Pertes actives dans R

p = R (SR')² = 34,8 30² + 1,45² = 1,4 MW


UR (150)²

Pertes réactives dans x

q = X (SR')² = 119,5 30² + 1,45² = 4,8 MW


UR (150)²

D’où Ps = 30 + 1,4 = 31,4 MW


et Qs = 1,45 + 4,8 = 6,25 MVAR

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 26 - MANSOURI


- bilan au point S

Us = Vs = 159,96 kV
Ps = Ps' = 31,4 MW
Qs = Qs'- Qys Qys= Ys Us² = 380x10-6x(159,96)²= 9,7 MVAR

Qs = 6,25 - 9,7 = - 3,45 MVAR

d’où

Ps = 31,4 MW , Qs = - 3,45 MVAR et Us = 159,96 kV

Ces résultats, compris à ceux obtenus par la première méthode sont donc aussi précis . cette méthode
à l’avantage d’être beaucoup plus simple et rapide

PS = 31,4 MW PS' = 31,4 MW PR' = 30 MW PR = 30 MW


QS = 345 MVAR QS' = 6,25 MVAR QR' = 1,45 MVAR QR = 10 MVAR
US = 159,96 kV US' = 158,9 kV UR' = 150 kV UR = 150 kV

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 27 - MANSOURI


II.4 SCHEMAS EQUIVALENTS DES TRANSFORMATEURS DE PUISSANCE

II.4.1 Transformateur à deux enroulements

II.4.1.1 Un transformateur peut être représenté par un transformateur parfait et un


quadripôle en série

Un transformateur parfait est un transformateur supposé sans pertes actives et réactives, dont le rôle
est de multiplier la tension par un facteur (m), égal au rapport de transformation à vide

Nous pouvons aussi adopter la représentation suivante :

R 1 : résistance totale ramenée au primaire


X 1 :distance totale ramenée au primaire
G 1 : conductance ramenée au primaire
B 1 : suceptance ramenée au primaire

R2 , X2 , G2, B2 sont les éléments ramenés au secondaire.

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 28 - MANSOURI


Dans les deux représentations précédents les coefficients du quadripôle sont différents, mais les deux
schémas équivalents conduisent aux même résultats.

Pour chaque représentation nous pouvons adopter deux schémas suivant la position de l’admittance y
= (G + j B) par rapport à l’impédance Z = R + X

Z Z

Y
Y ou

On fait ces deux schémas découlent de la implication du schéma suivant

L’approximation sera meilleure si le transfert de branche Y se fera du côté de la plus petite impédance,
c’est à dire l’impédance de l’enroulement de faibles magnétiques dans la fabrication des
transformateurs, les enroulements HT et BT sont disposés comme le montre la figure
ci- dessous, l’enroulement BT a des fuites magnétiques inférieures à celle de l’enroulement HT, donc la
branche Y sera du côté BT

Enroulement BT

Enroulement HT

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 29 - MANSOURI


N.B. Pour les transformateurs Y par exemple, il faut tenir compte du décalage de phase (30°) entre
les tensions simples primaire et secondaire, pour cela il faut ajouter un déphaseur au schéma
équivalent.

II.4.1.2 Déterminations des éléments du schéma équivalent

Les éléments Z = R + jX et Y + G + JB sont déterminés à partir des résultats des essais qui font l’objet
d’un procès verbal.
Dans ce Procés-Vérbal on donne en particulier :
 Les Tensions et puissance nominales primaire et secondaire
 La valeur relative de la tension de court –circuit U cc (en %)
 La valeur relative du courant à vide I o (en %)
 Les pertes cuivre - les résistances des enroulements
 Les pertes « Fer «
A partir de ces données, nous allons déterminer, R,X,G et B ramenées soit en primaire soit au
secondaire.

Exemple : considérons un transformateur dont les caractéristiques sont :

 Tensions nominales : 150/63 KV


 Puissance nominales 40 MVA
 Tension de C.C :10,3% à la tension U nominale.
 Pertes joules à 75°C : 169 KW
 Pertes fer : 40 KW

Nous allons déterminer les éléments ramenés au secondaire soit R2 ,X2 ,G2 et B2.

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 30 - MANSOURI


La valeur relative de la tension de court circuit est égale à la valeur relative de l’impédance
Z2=R2+JX2 par rapport l'impédance nominale Z2n

Z2= 193 Z2n ; Z2n = V2n = U2n² = 63² = 100


100 Ien Sn 40

d’où Z2 = 10,3 

- La valeur relative des pertes « joule » est égale à la valeur relative de la résistance R2 par
rapport à Z2n

Pj en % = 0,169 x 100 0,42 %


40

d’où R2 = 0,42 x 100 = 0,42  (à 75 °c)


40

-Connaissant Z2 et R2 nous pourrons en déduire X2

X2 = 10,3² - 0,42² ~ 10,3 

Donc Z2 = 0,42 + j 10,3

La valeur relative du courant à vide est égale à la valeur relative de l’admittance Y2 par rapport
à l’admittance nominale Y2n

Y2n= 1 = 1 x Y2 = 0,46 x 1 = 46 x 10-6  -1


Z2n 100 100 100

- La valeur relative des pertes « fer est égal à la valeur relative de la conductance G 2 par
rapport à Y2n .

Pfer en % = 0,040 x 100 = 0,1 %

D’où G2 = 0,1 x 1 = 10x10-6  -1


100 100

et B2 = Y2² - G2² = 10-6  46²-10² = 44,7 10-6  -1

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 31 - MANSOURI


Y2 = 10 x 10-6 + j 44,7 10-6
R2 = 0,42r X2 = 10,3 

G2= 10x10-6 -1 B2= 44,7 10-6  -1

II.4.2 Transformateur à trois enroulements

Les transformateurs de d’interconnexion en général , et certains transformateurs de distribution


de grandes puissances, sont pourvus d’un troisième enroulement prévu pour alimenter soit des
moyens de compensation(compensateur synchrone, self etc..) soit les auxiliaires du poste . la
puissance de troisième enroulement est souvent moins importantes que les enroulements
principaux
Ex : transformateur 150/60/11 kV de puissance 40/40/20MVA.
Un transformateur à trois enroulements peut être représenté par un schéma en étoile simplifié

Z1 .Z2 .Z3. étant le impédance de chaque enroulement

Posons :
Z 12 : impédance des enroulements 1 et 2 déterminée par l’essai en court circuit avec
l’enroulement 3, ouvert .

Z 23 : impédance des enroulements 2 et 3 déterminée par l’essai en court circuit avec


l’enroulement 1 ouvert

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 32 - MANSOURI


Z 31 : impédance des enroulements 3 et 1 déterminée par l’essai en court circuit avec
l’enroulement 2 ouvert

D’ou Z12 = Z1+Z2 ; Z23 = Z2+Z3 et Z 31 = Z3+Z1

Nous en déduirons :

Z1 = ½ (Z12+Z31 - Z23)
Z2 = ½ (Z23 +Z12 - Z31)
Z3+1/2 (Z31+Z23 - Z12

Etant donné la position des enroulements autour du noyau comme le montre la figure
ci-dessous, le flux de fuites entre enroulements primaire (1) et secondaire (2) est égal à la
somme des flux de fuites entre enroulements (1)-(2) et (3)-(2)

D’où : Z13 Z23 + Z12 Z2  0

Le schéma devient :

Schéma du transformateur à trois enroulements

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 33 - MANSOURI


CHAPITRE III

REGLAGE DES
RESEAUX

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 34 - MANSOURI


III.1 REGLAGE DE LA TENSION

III.1.1 Exposé des problèmes

Les problèmes de réglage des tensions dans un réseau et par conséquent les méthodes utilisées pour
résoudre différent suivant la fonction de chaque réseau.

- Réseau distribution

Un réseau de distribution est constitué d’une ou plusieurs lignes en antennes issues d’un poste de
distribution HT/MT et alimentant soit directement des données MT, soit poste MT/BT qui alimentent à
leur tour des abonnés BT.

Les postes alimentés par ces réseaux ne sont pas pourvus de transformateurs réglables en charge
d’où la nécessité d’assurer autant que possible une tension constante dont la valeur peut varier suivant
les heures « creuses », les heures « pleines » ou les heures de « pointe.

Les appareils récepteurs d’énergie électriques sont conçus pour fonctionner sous une tension
déterminée et leur comportement défectueux dès que les variations de la tension dépassent certaines
limites.

La distribution a donc tenu d’assurer le réglage de la tension dans des limites très inférieures aux
tolérances spécifiées dans le contrat d’abonnement.

En général, les postes HT/MT alimentant ces réseaux sont équipés de transformateurs réglables en
charge dans les limites de plus ou moins 15%. De la tension permet la régulation de la tension (MT) à
la valeur désirée.

- Réseaux de transport d’interconnexion

Le réseau de transport et d’interconnexion comme nous l’avons défini dans la « structure des
réseaux » n’alimente pas directement des abonnés utilisateurs. Nous pourrions donc admettre des
variations de la tension dans ce réseau plus importantes que dans le cas d’un réseau de distribution.

Toutefois, la tension est limitée dans ces réseaux par d’autres par d’autres considérations dont en
particuliers :

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 35 - MANSOURI


 Le comportement de l’appareillage
 Limites de réglage des postes HT/MT

Mais le problème le plus important est celui des déplacements des puissances réactives dans les
lignes de transport et d’interconnexion. Ces déplacements de puissances réactives augmentent les
chutes de tension, les pertes de puissance actives dans les éléments du réseau et entraînent parfois
des surcharges de ces éléments (alternateur, transformateurs, d’interconnexion, ligne)

Le réglage des tensions dans ces réseaux permet donc le contrôle et le réglage de répartition des
puissances réactives.

III.1.2 Méthodes de réglage de la tension

III.1-2-1 Réglage de la tension par injection de la puissance

Le réglage de la tension par injection de la puissance réactive en un point considéré du réseau


supposé avidement la possibilité de produire ou d’absorber la puissance réactive.

Nous allons tout d’abord les principales caractéristiques des appareils de compression.

- Machines synchrones

Rappelons que les machines synchrones sont susceptibles de fournir ou d’absorber de la puissance
réactive.

Une machine synchrone surexcitée se comporte comme un condensateur et fournit de la puissance


réactive.

Une machine synchrone sous excitée se comporte comme une self absorbe de la puissance réactive.

Parmi ces machines, il faut distinguer les alternateurs qui en plus de leur fonction de « générateur » de
puissance active, peuvent fournir ou absorber la puissance réactive ; mais le choix de l’emplacement
de ces machines est imposé par d’autres considérations et ceci sont très important.

Les groupes thermo-électriques sont dans la plus part des cas placés à proximité immédiate des
centres de consommations et produisent aussi la puissance réactive appelée par la consommation, ce
qui évitent l’importation de cette puissance à ces centres.

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 36 - MANSOURI


Par contre les groupes hydro-électriques sont en général très éloigné des centres de consommation et
participe à la production de la puissance réactive, mais il joue un rôle important de l’absorption de cette
puissance pendant les heures « creuses »

La machine synchrone spécialisée dans la production et l’absorption de la puissance réactive est le


compensateur synchrone.

En régime surexcité, le compensateur est limité dans la production réactive par l’échauffement, tandis
qu’en régime sous-excité l’excitation ne peut être réduite en dessous d’une centaine valeur (pour une
tension donnée aux bornes de la machine) sans compromettre la stabilité de la machine et c’est qui
limite avant toute la puissance réactive absorbée.

La courbe ci-dessous représente la fonction Q = f(Id)


Id étant le courant d’excitation.

Le rapport Qmax fournie / Qmax absorbée dépend de la consommation de la machine, le rapport est
de l’ordre de 1,7

Notons que pour les compensateurs de TIT MELLIL et de ZAER

Qmax fournie = 20 MVAR


Qmax absorbée = 10 MVAR

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 37 - MANSOURI


Le rapport est donc égal à 2

Il faut signaler que cette dissymétrie dans le fonctionnement du compensateur peut disparaître si nous
avons un régulateur d’excitation.

Notons aussi l’utilisation de machines asynchrones synchronisées pour la fourniture ou l’absorption de


la puissance réactive.

- Capacités et selfs

Il convient de rappeler quelques relation simple et utile pour les calculs.

Une capacité C par phase en dérivation sous une tension U3 fournit une puissance réactive totale
(c.à.d. pour les 3 phases)

Q2 = CW U2

(en Mvar) (en(-1) (en kV)

U étant la tension composée.

une self  par phase en dérivation sous une tension U/  3 absorbe une puissance réactive totale pour
les 3 phases).

Qa = ( 1 ) U² 1 U 3

LW
(en MVAR) (en (-1 (en kV)

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 38 - MANSOURI


U étant la tension composée

- Une capacité c par phase en série et traversée par une puissance apparente S avec une tension
composée U fournit une puissance réactive totale (pour les 3 phases) :

Q… = 1 (S)²
CW U

Q : Puissance réactive en MVAR fournie


1 : Réactance de la capacité par phase en 
CW
S : Puissance apparente en MVAR fournie
U : Tension composée en kV.

Nous avons aussi


U2 = S2 U1
S1

Nous avons passé en revue les moyens de compensation, nous allons maintenant donner
quelques exemple d’utilisation de ces moyens pour le réglage de la tension.

Variation de la tension en fonction de l’injection de la puissance réactive pour une injection Q


on a une variation U.

D’où :  RP + XQ + 1 (XP –RQ)²


4 24

Comme P est invariable  P = 0

D’où : XQ + 1 (RQ)²


4 24 4

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 39 - MANSOURI


Exemple N° 1

Compensation d’une ligne 150 kV

Caractéristiques de la ligne

Longueur : 285 km ; section et nature du câble : 288 mm²/AL/…

Les éléments du quadripôle équivalent de cette ligne sont :


ZSR = 37,8 + j 121,7 ; YR = YS = j380 x 10-6 V-1

La ligne alimente un centre de consommation (R) à partir du poste (S)

1 – On donne P R = 40 MW, QR = MVAR et UR = 135 kV

déterminer : PS, QS et US

2- Déterminer la charge réactive qu’il faut produire au centre (R) pour relever la tension UR à
145 kV pour la même valeur de US calculée cm1°.
Solution

S S' 37,8 j 121,7


R'
R

YS j 380 x 10-6 j 380 x 10-6 YS

Bilan cm point ® PR = 40 MW, QR = 15 MVAR et UR = 135 l’admittance YR fournit UR²/R =


38010-6 x 135² = 6,9 MVAR d’où le bilan au point (R’) : PR’ = 40 MW, QR’ = 15-6,9 = 8,1 MVAR et VR’ =
135 kV.

Pertes actives dans la résistance R : PRR’² + QR’² = 40² + 8,1² x 37


VR’² 135²

= 3,45 MW

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 40 - MANSOURI


Pertes réactives dans la réactance X : PRR’² + QR’² = 121,7 40² + 8,1²
VR’² 135²

= 11,1 MVAR

Exemple N° 2

Compensation d’une ligne 150 kV par une capacité série

On considère la même ligne de l’exemple n° 1 et on insère au pointe (R) une capacité en série avec la
ligne, caractéristique de la capacité : 1 = 95 

CW

Les données au point R sont les mêmes que dans l’exemple n° 1 c’est à dire P R = 40 MW,
QR = 15 MVAR et UR 145 kV
- Bilan au point (R’) ?

La capacité série fournit qc = 1 (SR)² = 94 40² + 15²


CW UR 145 ²

qc = 8,1 MVAR d’où QR’ = 15-8,1

QR’ = 6,9 MVAR

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 41 - MANSOURI


La tension au point R’ est donnée par la relation.

SR = SR’  UR’ = SR‘ UR =  40² +6,9² x 145 kV


UR UR’ SR 40² + 15²

D’où UR’ = 138 kV

PR’ = 40 MW
Donc au point (R’) QR’’ = 6,9 –7,4 = - 0,5 MVAR
UR’‘ = 138 kV

- Bilan au point (R’’)


L’admittance YR fournit : 380 x 10-6 x 138² = 7,4 MVAR

PR’’ = 40 MW
D’où le bilan au point R’’ QR’’ = 6,9 –7,4 = - 0,5 MVAR
UR’‘ = 138 kV

- Bilan au point (S’)


Pertes dans la résistance : 37,8 x [40²+(-0,5)²] = 3,25 MW
1389²

Pertes réactives dans la réactance 121,7 40²+(-0,5)² = 10,4 MW


138²

Chute de tension et (S’) et (R’’)


 U = 37,8 x 40 + 121,7 (-0,5) + 1 (121,7 x 40 – 37,8 (-0,5))²
138 276 138

U = 15 kV

Et au point (S) compte tenu de charge réactive fournie par YS soit : 380 x 10-6 153² = 8,9 MVAR

Ps = 43,25 MW
D’où bilan en (S) Qs = 9,9 – 8,9 = 1 MVAR
Us = 153 kV

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 42 - MANSOURI


Il est intéressant de comparer les résultats des deux exemples

A noter que l’effet de compensation d’une capacité série est fonction de la charge qui la traverse, si la
ligne est vide, la capacité n’a aucun effet on dit qu’une capacité série est autoréglante.

Exemple N° 3

Compensation des longueurs lignes à vide

On a déjà montré que les lignes électriques THT génèrent de la puissance réactive quand elles sont à
vide ou peu chargées, pour les lignes dites longues HT la puissance réactive générée est importante et
risque d'entraîner des surtensions dangereuses ou de compromettre dans certains cas la stabilité du
réseau c’est pour cela qu’il faut disposer de moyens pour aborder la charge , en général on utilise les
selfs en des points du réseau judicieusement choisis.

a/ utilisation des selfs M.T


Ces selfs sont alimentées par l’enroulement tertiaire des transformateurs d’interconnexion.

CALCUL ELECTRIQUE HT /THT - 43 - MANSOURI

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