Calcul Electrique
Calcul Electrique
Formation de Développement
Accompagnement de l’évolution de carrière
du personnel Maîtrise & Exécution
Passage (7-8)
II.1.1 - Définition
CHAPITRE III
STRUCTURE DES
RESEAUX
La structure d'un réseau dépend surtout de la situation géographique et de l'importance des centres de
production hydraulique ou thermique et des centres de consommation.
Il arrive fréquemment que l'énergie électrique soit produite en des points plus ou moins distants des
centres de consommation, c'est le cas par exemple d'un aménagement hydro-électrique situé dans une
région peu peuplée et dépourvue d'industrie locale (aménagement de l'Oued el Abid), ou lorsque la
puissance produite par l'aménagement est supérieure à la puissance consommée sur place. La totalité
de la puissance produite dans le premier cas où le surplus disponible dans le second est alors
transporté jusqu'à un centre consommateur (C), plus ou moins éloigné par un ensemble de lignes à
haute tension (L) encadré par des transformateurs élévateurs (TE) au départ du centre producteur et
par des transformateurs abaisseurs (TA) à l'arrivée au centre consommateur (fig 1.).
En général le centre consommateur (C),, s'il est important , est pourvu de moyens de production locaux
afin de pallier à une défaillance éventuelle des centrales hydrauliques ou des lignes de transport à
Haute Tension. Ces moyens locaux sont constitués le plus souvent par des groupes thermo-électriques
à vapeur ou des groupes. C'est la totalité de la puissance hydraulique transportée et la puissance
thermique produite sur place qui est absorbée par les récepteurs du centre (C), (Ex centre de
Casablanca).
L'ensemble des lignes (L) qui fonctionnent à des tensions élevées (à l'ONE : 225, 150 et 60 kV) et des
transformateurs TE et TA forme un réseau de transport.
Le réseau de transport représenté par la figure fig 1 est d'un caractère un peu exceptionnel, en effet,
même dans des régions peu peuplées, les centres de production et de consommation sont échelonnés
Par conséquent, il est courant que plusieurs centres de production hydraulique ou thermique et
plusieurs centres de consommation se trouvent raccordés en différents points d'un réseau .
Dans un tel réseau les différentes centrales peuvent se prêter mutuellement secours et l'on peut
exploiter chaque centrale au mieux de l'intérêt de l'ensemble du réseau. Par exemple, pour les
centrales thermiques, on mettra en service continu les plus économiques, les autres ne fonctionnent
que pour passer les "pointes", de même, si les centrales hydrauliques ainsi reliées ont des régimes
complémentaires, pendant les périodes de basses eaux de certaines d'entre elles, les autres auront
des réserves suffisantes, pour que la puissance thermique qu'il faudra alors mettre en œuvre ne soit
pas excessive. On a réalisé dans ces conditions l'interconnexion des différents centres de production,
on a affaire à un réseau interconnecté.
C'est un ensemble de lignes reliant soit un centre de production à plusieurs centres de consommation,
soit plusieurs centres de production à un centre important de consommation. Ce type de réseau se
rencontre surtout en SUEDE.
Il existe une autre structure de réseau formée par un certain nombre de lignes reliant entre eux des
centres producteurs ou des centres consommateurs, cette structure permet donc d'assurer la sécurité
d'alimentation dans le cas d'une défaillance d'une partie des moyens de production et de faire face à
une "pointe" de la charge d'un ensemble de centres consommateurs décalée dans le temps par rapport
aux "pointes" des autres voisins, par exemple les lignes interconnectant les différents pays d'EUROPE
et l'interconnexion actuelle entre le Maroc et l'Espagne.
L'ONE dispose de moyens de production d'une puissance installée totale de l'ordre de 500 MW en
1970 avec :
Les tensions à la sortie des groupes sont normalisés et sont généralement : 5,5 kV, 8,5 kV ou 10,5 kV.
Les tensions de transport ou d'interconnexion : 400 kV, 225 kV, 150 kV ou 60 kV.
Exemple
Ces postes sont équipés de transformateurs HT/MT, réglables en charge avec une régulation
automatique de la tension dans certains cas.
FONCTIONNEMENT
DES LIGNES
ELECTRIQUES
II.1.1 - Définition
Un quadripôle est un réseau maillé d'impédances, ayant paires de bornes, une paire à chaque
extrémité. Un quadripôle est dit "passif " quand il ne comporte aucune f.e.m.
Un quadripôle passif quelconque peut être réduit en un réseau équivalent de trois impédances qui
peuvent être connectées en ( ou en T
(Le schéma en T s’obtient à partir du schéma en par les relations de transformation triangle – étoile )
.
IS=IR+VRYR+(YS+ZSRYRYS)VR+ZSRYSIR
(II.3) VS=AVR+BIR
IS=CVR+DIR
(II.4)
D’où (II.5)
A = 1+ZSRYR ; B=ZSR
C = YR+YS+ ZSRYRYS ; D=1+ZSRYS
(II.7) VR=DVS-BIS
(II.8) IR =CVS+AIS
A1 ; B 1 A2 ; B 2 A; B
C1 ; D 1 C2 ; D 2 C;D
Les paramètres A,B,C,D du quadripôle équivalent sont donnés par les relations suivantes en fonction
des paramètres des deux quadripôles (1) et (2)
Du point de vue électrique une ligne peut être divisée en un nombre infini d’éléments de
constitution identique ; la figure ci-dessous représente une phase de ligne.
r : résistance linéique
l : inductance linéique
g : conductance linéique
c : capacité linéique
Considérons un élément de la ligne de longueur ∆x , ses caractéristiques sont donc r∆x , l∆x , g∆x
et c∆x (r,l,g et c étant les constantes linéiques )
Les équations différentielles (II.10) et (II.11) comportant chacune les deux fonctions v et i, il faut
donc les transformer en deux équations homogènes l'une en v et l'autre en i pour pouvoir les
résoudre.
Pour cela, dérivons l’équation II.10 par rapport à x et l’équation II.11 par rapport à t :
- ∂²v/∂x²=r∂i/∂x+l∂²i/∂t∂x et -∂²i/∂x∂t=g∂v/∂t+c∂²v/∂t²
∂²i/∂x²=rgi+(rc+lg)∂i/∂t+lc∂²i/∂t² (II.13)
Les équations II.12 et II.13 sont appelées « équations des télégraphistes ». Les solutions de ces
deux équations différentielles nous permettent de calculer les tension et courant le long de la ligne.
En régime permanent les tension et courant en un point x et à un instant t s’écrivent sous la forme
complexe :
v=|Vx|ej(wt+бx) et i=|Ix|ej(wt+Ψx)
∂²Vx/∂x²=zy Vx)
∂²Vx = n2 vx (II.14)
∂x²
∂²IX
∂x² = n2 IX (II.15)
Donc dans le cas particuliers des lignes électriques en régime permanent , les équations II.12
et II.13 se ramènent à des équations différentielles du 2 ème ordre faciles à résoudre en effet
les solutions des équations II 14 et II 15 sont classiques : elles sont de la forme:
II.10 et II.11.c.a.d :
∂v = ri +l∂i - ∂i = gv +c ∂v
∂x ∂t ∂x ∂t
dans le cas particulier de ligne électrique en régime permanent ces 2 équations deviennent :
Vs = k1 + k2 ; IS =H 1 +H2
Avec Zc =z/n =n/y (Zc :Impédance caractéristique de la ligne ;sa valeur est sensiblement
constante pour les lignes à Haute Tension ; lignes aériennes Zc 4.00 et pour lignes
souterraines (câbles): Zc 4000
ou bien :
Vx =Vs ch nx - ZcIS sh nx
Ix = Vs / Zc sh nx + IS ch nx
V L= VR I L = IR
Ix = - Vs / Zc sh zy + IS ch zy (II 21)
Nous remarquons que A = D ; en effet une ligne est équivalente à un quadripôle symétrique
YR = YS.
(II.25) Vs = VR ch zy +IR Zc sh zy
Nous utilisons les développements en, série des différentes fonctions cosh, sinh et tanh
(II.30) Th ZY
2 = 1-ZY +(ZY)2 +……..
12 120
ZY
2
La valeur des termes des séries ci-dessus, dépend surtout de la longueur de la ligne. Pour des lignes
de longueur < 500 km, il suffit( de considérer les deux premières termes des séries, l'erreur reste
inférieure à 1 %.
Nous allons établir les équation permettant de calculer les chutes de tension, les pertes actives dans
les lignes électriques à partir des paramètres A, B, C, D.
Nous allons représenter graphiquement la relation (II 31) avec UR = URo (le vecteur UR étant sur l’axe
origine A = A , UR B, C = C et D = A = D
IR = IR -QR (QR positif correspond à un déphasage en retard)
OP = US ; ON = AUR ; NP = 3 BIR
Us2 = A2UR2 + B2 PR2 + QR2 +2AB PR cos (-) + 2AB QR Sin (-)
UR2
C'est donc l'équation générale donnant la tension au départ U s connaissant la tension UR et les charges
actives et réactives PR et QR à l'arrivée.
Us IS*3
Ps+ jQs= ACUR2 - + BC URIR3 (--R+ A2 URIR3R + 3AB IR2 -)
PR - JQR = UR IR 3 = UR IR 3 -R
D'ou Ps + jQs =AC UR2 [cos (- )+ j Sin(-)] + BC (PR jQR) [cos(- )+J sin (-)]
Ps = AC UR2 cos (--) + BC [PR cos (-) + QR sin (-)]+ A2PR+AB cos (-)[PR2 + QR2]
UR2
Ou bien Ps = PR [BC cos (-) +A2]+PR2 +[Link] cos (-)+QR BCsin (-)+UR2 AC. cos (-)
(II.34) UR2
QS = QR [A2- BC cos (-)]+PR2+[Link] sin (-) + PR. BC Sin (-) + UR2. AC sin (-)
(II.35) UR2
APPLICATION
Nous allons maintenant appliquer les équations ainsi trouvées aux différents fonctionnements d'une
ligne 150 KV.
caractéristiques de la ligne:
- longueur : 285 Km =L
- section et nature des conducteurs : 288mm2 AL/ AC
- résistance : r = 0,142 (Km
- réactance : x = 0,426 ( Km
- conductance : g = 0 mho / Km ( nous la supposons négligeable)
- suceptance : h = 2,65 x 10-6 mho /Km.
(cw)
ZY = 126, 4 x 755. 10-6 74° + 90° = 95,5. 10-3 164 = - 91,6. 10-3 +j26,4. 10-3
coh( Z Y = 1+Z Y+ ( Z Y)2 =1+(- 45,8. 10-3 +j 19,2. 10-3 ) +( 0,3.10-3-j 0,2.10-3)
2 24
tanh ZY
2
= 1- Z Y = 1- ( -7,6 + j 2,2 ) 10-3 =1,007-j 0,002
( Z Y 12
2
C=Y (Sin Z Y ) = 755.10-6 90°x 0,985 0°= 742.10-6 90°= j742. 10-6
2°) Fonctionnement de la ligne à vide.
Il faut déterminer dans ces conditions PR , Qs et Us ,charges active et réactive et tension au départ de la
ligne.
Nous remarquons que la tension à l'arrivée de la ligne est supérieure à la tension au départ , ceci est
évidemment du à l'effet capacitif de la ligne ; (Us - UR) est appelée la surtension à vide ;
le coefficient de la surtension est: UR = 1 > 1
Us A
Pour les lignes très longues , la surtension à vide est dangereuse , aussi avant de mettre sous-tension
de telles lignes , des dispositions sont prises pour limiter cette surtension; nous verrons ce problème en
détail dans le chapitre réglage des réseaux
Donc à vide , la ligne fournit 18 MVAR /(Ce problème sera aussi repris dans ler prochain chapitre)
Qs = - 3,48 Mvar
Nous allons maintenant déterminer Us, Ps et Qs par l’application d’une autre méthode dite des bilans.
34,8 + j 119,5
R' R
S S'
ZSR R
S
YS YS
j 380 x 10 -6 j 380 x 10 -6
S' R'
PR = 30 MW , Q R = 10 MVAR et UR = 150 KV
- bilan au point S’ :
US = 159,96 kV
Us = Vs = 159,96 kV
Ps = Ps' = 31,4 MW
Qs = Qs'- Qys Qys= Ys Us² = 380x10-6x(159,96)²= 9,7 MVAR
d’où
Ces résultats, compris à ceux obtenus par la première méthode sont donc aussi précis . cette méthode
à l’avantage d’être beaucoup plus simple et rapide
Un transformateur parfait est un transformateur supposé sans pertes actives et réactives, dont le rôle
est de multiplier la tension par un facteur (m), égal au rapport de transformation à vide
Pour chaque représentation nous pouvons adopter deux schémas suivant la position de l’admittance y
= (G + j B) par rapport à l’impédance Z = R + X
Z Z
Y
Y ou
L’approximation sera meilleure si le transfert de branche Y se fera du côté de la plus petite impédance,
c’est à dire l’impédance de l’enroulement de faibles magnétiques dans la fabrication des
transformateurs, les enroulements HT et BT sont disposés comme le montre la figure
ci- dessous, l’enroulement BT a des fuites magnétiques inférieures à celle de l’enroulement HT, donc la
branche Y sera du côté BT
Enroulement BT
Enroulement HT
Les éléments Z = R + jX et Y + G + JB sont déterminés à partir des résultats des essais qui font l’objet
d’un procès verbal.
Dans ce Procés-Vérbal on donne en particulier :
Les Tensions et puissance nominales primaire et secondaire
La valeur relative de la tension de court –circuit U cc (en %)
La valeur relative du courant à vide I o (en %)
Les pertes cuivre - les résistances des enroulements
Les pertes « Fer «
A partir de ces données, nous allons déterminer, R,X,G et B ramenées soit en primaire soit au
secondaire.
Nous allons déterminer les éléments ramenés au secondaire soit R2 ,X2 ,G2 et B2.
d’où Z2 = 10,3
- La valeur relative des pertes « joule » est égale à la valeur relative de la résistance R2 par
rapport à Z2n
La valeur relative du courant à vide est égale à la valeur relative de l’admittance Y2 par rapport
à l’admittance nominale Y2n
- La valeur relative des pertes « fer est égal à la valeur relative de la conductance G 2 par
rapport à Y2n .
Posons :
Z 12 : impédance des enroulements 1 et 2 déterminée par l’essai en court circuit avec
l’enroulement 3, ouvert .
Nous en déduirons :
Z1 = ½ (Z12+Z31 - Z23)
Z2 = ½ (Z23 +Z12 - Z31)
Z3+1/2 (Z31+Z23 - Z12
Etant donné la position des enroulements autour du noyau comme le montre la figure
ci-dessous, le flux de fuites entre enroulements primaire (1) et secondaire (2) est égal à la
somme des flux de fuites entre enroulements (1)-(2) et (3)-(2)
Le schéma devient :
REGLAGE DES
RESEAUX
Les problèmes de réglage des tensions dans un réseau et par conséquent les méthodes utilisées pour
résoudre différent suivant la fonction de chaque réseau.
- Réseau distribution
Un réseau de distribution est constitué d’une ou plusieurs lignes en antennes issues d’un poste de
distribution HT/MT et alimentant soit directement des données MT, soit poste MT/BT qui alimentent à
leur tour des abonnés BT.
Les postes alimentés par ces réseaux ne sont pas pourvus de transformateurs réglables en charge
d’où la nécessité d’assurer autant que possible une tension constante dont la valeur peut varier suivant
les heures « creuses », les heures « pleines » ou les heures de « pointe.
Les appareils récepteurs d’énergie électriques sont conçus pour fonctionner sous une tension
déterminée et leur comportement défectueux dès que les variations de la tension dépassent certaines
limites.
La distribution a donc tenu d’assurer le réglage de la tension dans des limites très inférieures aux
tolérances spécifiées dans le contrat d’abonnement.
En général, les postes HT/MT alimentant ces réseaux sont équipés de transformateurs réglables en
charge dans les limites de plus ou moins 15%. De la tension permet la régulation de la tension (MT) à
la valeur désirée.
Le réseau de transport et d’interconnexion comme nous l’avons défini dans la « structure des
réseaux » n’alimente pas directement des abonnés utilisateurs. Nous pourrions donc admettre des
variations de la tension dans ce réseau plus importantes que dans le cas d’un réseau de distribution.
Toutefois, la tension est limitée dans ces réseaux par d’autres par d’autres considérations dont en
particuliers :
Mais le problème le plus important est celui des déplacements des puissances réactives dans les
lignes de transport et d’interconnexion. Ces déplacements de puissances réactives augmentent les
chutes de tension, les pertes de puissance actives dans les éléments du réseau et entraînent parfois
des surcharges de ces éléments (alternateur, transformateurs, d’interconnexion, ligne)
Le réglage des tensions dans ces réseaux permet donc le contrôle et le réglage de répartition des
puissances réactives.
Nous allons tout d’abord les principales caractéristiques des appareils de compression.
- Machines synchrones
Rappelons que les machines synchrones sont susceptibles de fournir ou d’absorber de la puissance
réactive.
Une machine synchrone sous excitée se comporte comme une self absorbe de la puissance réactive.
Parmi ces machines, il faut distinguer les alternateurs qui en plus de leur fonction de « générateur » de
puissance active, peuvent fournir ou absorber la puissance réactive ; mais le choix de l’emplacement
de ces machines est imposé par d’autres considérations et ceci sont très important.
Les groupes thermo-électriques sont dans la plus part des cas placés à proximité immédiate des
centres de consommations et produisent aussi la puissance réactive appelée par la consommation, ce
qui évitent l’importation de cette puissance à ces centres.
En régime surexcité, le compensateur est limité dans la production réactive par l’échauffement, tandis
qu’en régime sous-excité l’excitation ne peut être réduite en dessous d’une centaine valeur (pour une
tension donnée aux bornes de la machine) sans compromettre la stabilité de la machine et c’est qui
limite avant toute la puissance réactive absorbée.
Le rapport Qmax fournie / Qmax absorbée dépend de la consommation de la machine, le rapport est
de l’ordre de 1,7
Il faut signaler que cette dissymétrie dans le fonctionnement du compensateur peut disparaître si nous
avons un régulateur d’excitation.
- Capacités et selfs
Une capacité C par phase en dérivation sous une tension U3 fournit une puissance réactive totale
(c.à.d. pour les 3 phases)
Q2 = CW U2
une self par phase en dérivation sous une tension U/ 3 absorbe une puissance réactive totale pour
les 3 phases).
Qa = ( 1 ) U² 1 U 3
LW
(en MVAR) (en (-1 (en kV)
- Une capacité c par phase en série et traversée par une puissance apparente S avec une tension
composée U fournit une puissance réactive totale (pour les 3 phases) :
Q… = 1 (S)²
CW U
Nous avons passé en revue les moyens de compensation, nous allons maintenant donner
quelques exemple d’utilisation de ces moyens pour le réglage de la tension.
Caractéristiques de la ligne
déterminer : PS, QS et US
2- Déterminer la charge réactive qu’il faut produire au centre (R) pour relever la tension UR à
145 kV pour la même valeur de US calculée cm1°.
Solution
= 3,45 MW
= 11,1 MVAR
Exemple N° 2
On considère la même ligne de l’exemple n° 1 et on insère au pointe (R) une capacité en série avec la
ligne, caractéristique de la capacité : 1 = 95
CW
Les données au point R sont les mêmes que dans l’exemple n° 1 c’est à dire P R = 40 MW,
QR = 15 MVAR et UR 145 kV
- Bilan au point (R’) ?
PR’ = 40 MW
Donc au point (R’) QR’’ = 6,9 –7,4 = - 0,5 MVAR
UR’‘ = 138 kV
PR’’ = 40 MW
D’où le bilan au point R’’ QR’’ = 6,9 –7,4 = - 0,5 MVAR
UR’‘ = 138 kV
U = 15 kV
Et au point (S) compte tenu de charge réactive fournie par YS soit : 380 x 10-6 153² = 8,9 MVAR
Ps = 43,25 MW
D’où bilan en (S) Qs = 9,9 – 8,9 = 1 MVAR
Us = 153 kV
A noter que l’effet de compensation d’une capacité série est fonction de la charge qui la traverse, si la
ligne est vide, la capacité n’a aucun effet on dit qu’une capacité série est autoréglante.
Exemple N° 3
On a déjà montré que les lignes électriques THT génèrent de la puissance réactive quand elles sont à
vide ou peu chargées, pour les lignes dites longues HT la puissance réactive générée est importante et
risque d'entraîner des surtensions dangereuses ou de compromettre dans certains cas la stabilité du
réseau c’est pour cela qu’il faut disposer de moyens pour aborder la charge , en général on utilise les
selfs en des points du réseau judicieusement choisis.