Oncologie
Explications
Syndromes tumoraux
Rappels de
biologie Organisation tissulaire :
cellulaire Organisation compartimentale la plupart des tissus
(ex : tous les épithéliums de revêtement, moelle osseuse
hématopoïétique), ils s’organisent selon cette méthode :
Une couche de cellules souches quiescentes
(cellules basales des épithéliums) inactives,
indifférenciées, capable de se diviser pour alimenter
le compartiment prolifératif et remplacer les
cellules différenciées mortes
Un compartiment prolifératif : cellules en division
Une couche de cellules différenciées : aucune
capacité de division, assurent la fonction du tissu
avant de mourir
Organisation non compartimentale ex : tissu
conjonctifs, épithéliums glandulaires (foie…), alvéoles
pulmonaires
Capacité de renouvellement nulle ou très limitée ex :
neurones, cellules myocardiques
Cycle cellulaire :
1) Phase G1 : phase d’activité fonctionnelle, pas de
synthèse d’ADN, 2N chromosomes
2) Phase S : synthèse d’ADN
3) Phase G2 : préparation de la mitose, 4N chromosomes
4) Mitose : divisions en 2 cellules filles avec 2N
chromosomes
5) Phase G0 : phase G1 très prolongée (cellules souches
quiescentes) ou indéfinie (cellules différenciées)
Régulation du cycle cellulaire par les facteurs de croissance
(activateur ou inhibiteur du cycle cellulaire) sécrétés localement
(auto et paracrinie) mais sécrétion dépendante de facteur locaux
ou facteurs endocriniens (œstrogènes)
Mort cellulaire :
Nécrose (mort non physiologique) : traumatisme
(desquamation, plaie), substances toxiques, infections
Apoptose (mort cellulaire programmée) : condensation
chromatine et cytoplasme, puis fragmentation, sous la
dépendance de la protéine p53
Définitions
Tumeur = néoplasie = production pathologique de tissu
nouvellement formé, non inflammatoire
Tumeurs bénignes
Tumeurs malignes = cancers
Tumeurs à malignité intermédiaire ou atténuée
Pseudotumeurs = inflammatoires (granulome, abscès…),
hamartomes (malformation tissulaire non cancéreuse (bénigne)
d'aspect tumoral causée par une croissance excessive de cellules
normales), dystrophies (atrophies et hypertrophies
Cancer : pas de définition satisfaisante des cancers ou tumeurs
malignes car très difficile de trouver une propriété clinique,
évolutive, histologique, cellulaire ou biochimique qui caractérise
tous les cancers, en effet ils ne remplissent pas tous les critères
de malignité et certaine tumeur bénignes peuvent même
présenter des caractéristiques de tumeur maligne et donc
certaines tumeurs ne peuvent être classées avec certitude
(tumeur à malignité atténuée)
Mais selon l’OMS : « Le cancer englobe un vaste groupe de
maladies qui peuvent apparaître dans presque tous les organes
ou tissus du corps, lorsque des cellules anormales se
développent de manière incontrôlée et se répandent au-delà de
leurs limites habituelles pour envahir des régions voisines du
corps et/ou se propager à d'autres organes. Dans le second cas,
on parle de métastases, qui constituent une cause majeure de
décès par cancer. Le terme cancer est également connu sous le
nom de néoplasme ou de tumeur maligne. »
Caractéristiques Cliniques et évolution :
des cancers Signes directs (tumeurs primitives) : érythème (rouge),
bourgeonnement, infiltration, ulcération
Complications locales en grossissant : saignement, douleur
(infiltration des tissus nerveux), obstruction d’un organe
creux (occlusion, dyspnée), perforations, fistules (liaison
entre 2 organes comme pour une tumeur du sigmoïde qui
peut envahir la vessie), ect…
Récidives après exérèse
Métastases
Evolution toujours mortelle sans traitement
Histologie :
Invasion des tissus environnants
Nombreuses mitoses
Désorganisation architecturale et anomalies du stroma (=
tissu conjonctif)
Cytologie :
Dédifférenciation (ressemble au tissu d’origine)
Anomalies nucléaires (taille, RNC élevé = rapport nucléo-
cytoplasmique, nucléoles…)
Mitoses anormales
Caryotype anormal
Cinétique cellulaire :
Croissance irrégulière
Perte de l’inhibition de contact (les cellules normales
arrêtent leur prolifération aux bords d’une boite de
pétrie mais pas les cellules cancéreuses, elles vont donc
commencer à se chevaucher)
Immortalité
Biochimie :
Sécrétion de facteurs de croissance (angiogenèse)
Enzymes protéolytiques (destruction des protéines des
membranes basales des épithéliums et des vaisseaux
sanguins par exemple = envahissement des tissus
environnants et métastases)
Génétique : mutations de l’ADN
Cancérogénèse Mécanisme d’initiation/promotion : mutation de l’ADN (gène
régulant le cycle cellulaire) d’une cellule, la mutation est donc un
facteur nécessaire mais non suffisant à l’apparition du cancer, il
faut en plus la promotion du cancer par stimulation longue et
continue du clone muté (stimulation de la prolifération
cellulaire, altération de l’environnement cellulaire, épuisement
des mécanismes de réparation de l’ADN)
2 mécanismes d’apparition d’un cancer :
Mécanisme oncogène = gène simple (= proto-oncogène)
intervenant dans l’activation du cycle cellulaire mute et
déclenche la survenue du cancer
Mécanisme antioncogène = gène empêchant l’apparition
d’un cancer (=antioncogène) qui mute et favorise
l’apparition du cancer ex : protéine p53
Facteurs cancérogènes :
Chimique : tabac, alcool, amiante, HAP, dioxines,
pesticides, nitrates, métaux lourds
Virus : papillomavirus, EBV (Virus d’Epstein-Barr), virus
des hépatites B et C
Rayonnements : ionisants (X, , ...), non ionisants (UV A
et B)
Hormones : œstrogènes, androgènes (hormones
masculines)
Alimentation : colorants, additifs, viandes
rouges/charcuterie les fibres ont un rôle protecteur
Immunité
Facteurs génétiques : gènes BRCA 1 et 2 mutés (codant
pour des protéines réparatrices de l’ADN) dans les cancers
du sein, gène APC muté (codant pour une protéine de
régulation de la croissance de l’épithélium intestinal) dans
le cancer colo-rectal mais attention ce sont moins de
10% des cancers
Histoire Néoplasie intra-épithéliale : on caractérise l’évolution de
naturelle du la dysplasie (= tumeur semblable à un cancer mais sans sa
cancer capacité d’invasion), évolution imprévisible, stade le plus
élevé est le carcinome in situ
Carcino invasif : franchissement de la membrane basale
par non renouvellement de la membrane basale ou
sécrétion d’enzymes protéolytiques, les cellules
cancéreuses ont alors accès au chorion (tissu conjonctif)
et aux vaisseaux lymphatiques et sanguins, condition
nécessaire mais non suffisante pour disséminer à
distance (métastase)
Dissémination à distance :
Conditions : invasion, acquisition de nouvelles propriétés
par de nouvelles mutations intrinsèques (perte
d’adhésivité, pouvoir de greffe sur d’autres organes) et
extrinsèques (migration de cellules viables, absence de
rejet par l’organe hôte)
L’atteinte lymphatique : souvent plus facile et précoce que
d’autre organes car paroi fine et cellules lâches (espaces
entre les cellules), colonisation successive des ganglions
de proximité, régionaux puis des gros troncs
lymphatiques, avant de rejoindre la circulation sanguine
par les veines sous-clavières
Hématogène : plus difficile et tardive car franchissement
de la membrane basale du capillaire difficile, il y a alors
atteinte d’organe à distance sans logique décelable à par
la vascularisation
Les sites les plus fréquents de métastases sont : le foie, le
cerveau, les os (mécaniquement car ils sont fortement
vascularisés)
Croissance tumorale :
Métastase occultes = métastases présentes mais non
détectables au moment du diagnostic
Lorsque la tumeur est découverte, il existe souvent des
métastases infracliniques (métastases « occultes »), alors
que les traitements les plus efficaces sont les traitements
locaux
Montre la difficulté de réussite totale des traitements des
cancers et explique le nombre de récidives
Prévention et dépistage
Définitions :
Taux :
Rapport entre les évènements survenus dans une
population durant une année et l’effectif de la population
au milieu de l’année
Taux brut : ensemble de la population
Taux spécifique : groupe de personnes (classe d’âge, sexe,
etc…)
Taux standardisé : correction en fonction des classes
d’âge, rapporté à une population type (comparaison de
populations avec des pyramides des âges différentes)
Incidence : nombre de cas apparus pendant une année au sein
d’une population
Données Prévalence : nombre de cas de maladies enregistrées pour une
épidémio- population déterminée et englobant aussi bien les nouveaux que
logiques et les anciens cas
économiques Mortalité : occurrence des décès dans une population donnée
Létalité : risque d’entrainer la mort pour une maladie
Données :
Le cancers dans le monde en 2022 : incidence de 20 millions,
mortalité de 9,7 millions, 1 personne sur 5 est atteinte (1 femme
sur 12 meurt du cancer, 1 homme sur 9), poumon, sein et colo-
rectal les plus fréquents
En France en 2023 :
Incidence chez l’homme dans l’ordre : prostate, poumon,
colo-rectal
Incidence chez la femme dans l’ordre : sein, colo-rectal,
poumon
Prévention
primaire Prévention primaire =
Empêcher la maladie d’apparaitre
Agir sur les facteurs de risque
Traitement empêchant la maladie d’apparaitre (chimio-
prévention) pas d’étude positive sur ca
Synthèse des recommandations :
Pas de consommation de tabac
Pas de consommation d’alcool
Alimentation équilibrée : 1 seule portion viande / jour
voire 3x / semaine, 5 fruits et légumes / jour, éviter les
aliments ultra-transformés
Activité physique régulière (30 min/j)
Limiter l’exposition au soleil
Vaccination HPV (et HVB pour les personnes à risque)
La suppression des facteurs de risque permettrait une
réduction de 40 %
Faiblesse des politiques publiques d’éducation à la santé
Intérêts économiques (cigarettiers, alcooliers, agro-
alimentaire, chimie)
Dépistage Dépistage = prévention secondaire = détecter la maladie avant
les premiers signes, à un stade très précoce (lésions
précancéreuses, lésions cancéreuses précoces avant
l’apparition des métastases) pour augmenter les chances de
guérison
Conditions nécessaire pour organiser un dépistage :
Maladie appropriée : grave, phase préclinique longue,
fréquente dans la population cible, disponibilité d’un
traitement efficace, conséquences économiques
Stratégie appropriés : validité du dépistage (bonne
spécificité et bonne sensibilité des tests), fiabilité du
dépistage
Structure appropriée : accessible, charge de travail sur le
système de soin, cout économique
Organisation :
Dépistage organisé (bénéfice si une majorité de la
population cible s’y soumet, ex : il faudrait 70% des
femmes en âge de se faire dépister pour le cancer du sein)
Dépistage individuel (pas de bénéfice prouvé en termes de
santé publique)
Dépistage institutionnel du cancer du sein :
Population cible : femmes âgées de 50 à 74 ans, invités
tous les 2 ans par courrier de la CPAM, sont exclues les
femmes avec des risques élevés
Double lecture : premier lecteur « simple radiologue »
(500 mammographies / an), second lecteur « radiologue
spécialiste » (1 500 mammographies / an)
Taux national de participation de 47,7%
Dépistage institutionnel du cancer du col de l’utérus
Frottis cervico-vaginal (cytologie, test HPV-HR)
De 25 à 65 ans
Taux de participation national : 59%
Dépistage institutionnel du cancer colo-rectal
Tous les 2 ans entre 50 et 74 ans
Si positif : coloscopie
Taux national de participation insuffisant : 34,3%
Dépistage institutionnel du cancer de la prostate
Dosage PSA (Prostat Specific Antigen), bilan si > 4 ng/ml
Ce n’est pas un dépistage conseillé, il n’apporte rien
L’impact du dépistage est difficile à évaluer : mauvais taux de
participation, groupes sociaux difficiles à atteindre, accès difficile
aux soins liés à la démographie médicale, manque de moyens
humains des CRDC, multiplicité des organismes d’assurance
maladie (transfert à la CNAM non réalisé), multiplicité des
acteurs
Diagnostic et extension
Diagnostic Signes cliniques :
Signes directs
Signes indirects (liés aux complications locales = invasion)
douleur, obstruction/compression d’un organe creux,
compression d’autre organes (paralysie si nerfs, œdème et
phlébite si vaisseau), fistules, stome (= communication
avec la peau), saignement
Signes radiologiques : masse
Signes biologiques : facteurs sécrétés par la tumeur =
« marqueurs »
Interêt pour suivre l’efficacité du traitement et pour le
diagnostic mais uniquement pour le cancer de la prostate
Signes généraux : altération de l’état général (asthénie,
anorexie, amaigrissement), syndrome inflammatoire
Hypercoagulabilité entrainant des thromboses (thrombose
veineuse périphérique, embolie pulmonaire) recherche
systématique d’un cancer
Syndromes paranéoplasique = ensemble de manifestations
morbides survenant au cours de l’évolution d’un cancer et dont
la pathogénie est inconnue mais souvent liée à la sécrétion d’un
facteur par la tumeur ou à une réaction immunitaire au cancer, il
apparait parfois avant que le cancer ne soit détectable et
régresse (pas toujours) avec l’évolution du cancer. Exemples :
Ostéopathie hypertrophiante pneumique (cancer
bronchique)
Hypercalcémie
Sécrétion Inappropriée d’Hormone Anti-Diurétique
(SIADH)
Diagnostic histologique : c’est par l’histologie qu’on diagnostic
un cancer, en règle générale, aucune annonce ni traitement
n’est possible avant la confirmation histologique de la maladie
(sauf exception comme les gliomes du tronc et les nodules
pulmonaires évolutifs et hypermétaboliques ne pouvant pas
bénéficier d’une biopsie=
Examen clinique :
Etat général asthénie, anorexie, IMC, quantification de
l’amaigrissement (simple, dénutrition, cachexie),
qualification de l’alitement (indice OMS)
Examen clinique local (pour les tumeurs accessibles)
aspect (rougeur, bourgeonnement, infiltration,
ulcération), structures envahies, dimensions, schéma daté
et signé ou photo
Examen clinique régional palpation des aires
ganglionnaires (cervicales et sus claviculaires, axillaires,
inguinales) et description des adénopathies
Examen clinique général (pour rechercher des symptômes
autres pouvant indiquer des métastases)
Bilan
Bilan radiologique :
d’extension
Chirurgie pour extension tumorale ou extension régionale
(curage ganglionnaire), parfois le seul moyen de détecter
certaines métastases
Classification TNM et stade Tumeur, Nodule (adénopathie),
Métastases
Critères biologiques : degré de malignité, recherche de
récepteurs hormonaux (pour hormonothérapie), anomalies
chromosomiques, signature génétique
Traitement des cancers
Il est obligatoire avant tout traitement pour garantir au patient
que toutes les possibilités thérapeutiques disponibles ont été
étudiées
Comité de Composition au moins 3 médecins de spécialité différente :
concertation Chirurgien
pluridisciplinaire Oncologue radiothérapeute
Oncologue médical
Anatomopathologiste
Radiologue
Avec intention curative : action anti-tumorale
Sans action anti-tumorale = soin de support pour l’aider dans
son traitement et dans sa vie quotidienne ≠ soin palliatifs)
Traitement systémique adjuvant (=on applique une chimio ou
Classification
hormonothérapie en plus du traitement locorégional alors que
des traitements
l’on n’a pas détecté de métastase pour s’en prémunir)
Palliatif : soin dont le but est de diminuer les symptômes avec
parfois des traitements avec antitumorale car faire diminuer la
tumeur est le meilleur moyen de faire disparaitre les symptômes
A visée thérapeutique :
Exérèse tumorale :
Large = exérèse d’un monobloc de l’organe malade
avec du tissu cellulo-lympathique
Conservatrice = tumorectomie
Réduction tumorale : quand on ne peut pas enlever toute
la tumeur, cela permet aux autres traitements de mieux
Chirurgie fonctionner
Métastases : exérèse de métastases
Palliative : par exemple pour facture métastatique,
dérivation digestive, chirurgie de la douleur, exérèse de
« propreté »
A visée diagnostique = biopsie (et « staging » pour le cancer de
l’ovaire car on ne voit pas en imagerie s’il y a extension au
péritoine)
Radiothérapie Curatrice :
Exclusive : 66 Gy à 75 Gy en fractions de 1,8 à 2 Gy avec
chimiothérapie concomitante éventuellement indiquée
(développement de traitements hypofractionnés)
Après chirurgie : 45 à 55 Gy, prévention des récidives
loco-régionales irradiation du « lit d’exérèse » ou « lit
tumoral »
Palliative : radiothérapie des métastases à visée antalgique,
hémostatique et fonctionnelle
Semi-palliative : radiothérapie stéréotaxique des métastase
pour les patients qui ont peu de métastase chez qui on peut
espérer une destruction totale des métastases
Effets précoces : surviennent au cours de l’irradiation et dans
les 2 mois suivant la dernière séance, sont quasiment
inévitables et doivent être gênés si possible dans interrompre
le traitement
Effets tardifs : surviennent 6 mois à plusieurs années après le
traitement, la plupart du temps évitable en respectant des
doses de tolérance définies pour chaque organe, liés à la
déplétion en cellules souches
Définition et fonctionnement : drogues administrées par voie
générale (le plus souvent IV), provoquant la mort cellulaire en
bloquant la mitose (généralement en créant des lésions de
l’ADN), l’action s’exerce également sur les cellules saines (d’où
toxicité) sensées disposer de mécanisme de réparation de l’ADN
plus performant que les cellules malignes et de se diviser moins
fréquemment
Organisation :
Le plus souvent on associe plusieurs drogues
(polychimiothérapie) administrées par cures de 1 à 5 jours
toutes les 3 à 4 semaines (autres schémas : perfusions
continues, hebdomadaires…) à cause des résistances
(primaires ou secondaires = acquise) des cellules
cancéreuse à certaines chimiothérapie
A chaque cure on adapte les doses en fonction de la
Chimiothérapie
tolérance des cures précédentes
Indications :
Traitement antitumoral principal : à visés curative (rare) et
palliative
Adjuvant
Induction
Association concomitante à une radiothérapie
Classes thérapeutique (selon leur mode d’action) :
antimétabolites, alkylants, agents intercalants, autoréparasses,
poisons du fuseau, taxanes
Toxicités communes : hématologique, alopécie, mucite (=
irritation des muqueuses)
Toxicités spécifiques : cardiaque, neurologique, hépatique,
rénales, mutations génétiques et cancers, ménopause et
azoospermie… selon le type
Certaines hormones sont capables de stimuler la croissance de
certains tissus : estrogènes (cellules galactophoriques,
endomètre), androgènes (prostate) et les cancers dérivant de
ces tissus peuvent conserver une hormonosensibilité et donc
être freiné par une stratégie hormonale
L’hormonothérapie est une manipulation hormonale visant à
contrer l’action de ces hormones (fonctionne sur des tumeurs
hormonodépendantes)
Conditions d’efficacité : message véhiculé par l’hormone en
rapport avec la réplication, présence de récepteur à cette
Hormono- hormone sur la tumeur, récepteur fonctionnel (non muté)
thérapie Au bout d’un certain temps (en moyenne 2 ans), l’efficacité
s’épuise (échappement hormonal)
Indications :
Traitement adjuvant
Association avec la radiothérapie
Traitement exclusif (pour cancer du sein métastatique et
de la prostate métastatique)
Effets secondaires : privation hormonale donne des bouffées de
chaleurs, chute des cheveux, sècheresse vaginale, impuissance,
prise de poids et le médicament donne nausées, vomissements,
ostéoporose, athérome, phlébite, embolie pulmonaire,
pneumopathies, hépatites…
Immuno- Stimulation du système immunitaire du patient pour que celui-
thérapie ci détruise les cellules cancéreuses
En effet les tumeurs arrivent à brouiller ou résister à notre
système immunitaire classique :
Réduction de l’expression des antigènes immunogènes
Les antigènes faiblement immunogènes induisent une
tolérance du système immunitaire
Sécrétion locale de facteurs inhibiteurs de la réponse
immunitaire
Soustraction à l’action des lymphocytes cytotoxiques
(défaut de présentation de l’antigène, absence de
molécules d’adhérence voire molécules anti-adhérentes)
Résistance à la lyse cellulaire (surexpression de gênes anti-
apoptotiques comme bcl-2)
Différent types d’immunothérapie :
Greffe de moelle osseuse
Stimulation du système immunitaire
Anticorps monoclonaux
Greffe de moelle osseuse :
Concept :
Augmenter les doses de chimiothérapie pour
surmonter les résistances
Greffe de moelle osseuse pour compenser la
destruction de la moelle
Pas vraiment une immunothérapie mais dans son
action il y a une part d’immunothérapie
Types de greffe :
Autogreffe : moelle du patient prélevée avant la
chimiothérapie (risque de contamination par les
cellules tumorales)
Allogreffe : moelle d’un donneur compatible (fratrie
ou fichier)
Effet immunologique de l’allogreffe
Les cellules immunitaires du greffon reconnaissent
et détruisent les cellules de l’hôte, dont les cellules
tumorales
Effet secondaire majeur : réaction du greffon contre
l’hôte (GVH) potentiellement mortelle
Meilleure efficacité de la greffe si GVH modérée,
contrôlée par les traitements immunosuppresseurs
Stimulation du système immunitaire :
Vaccination : recherches en cours, pas d’application
actuellement
Stimulation non spécifique : interféron, interleukine, BCG
intra-vésical (bactéries atténuées)
Anticorps monoclonaux :
Spécifiques :
Anticorps (Ac) dirigé contre un antigène (Ag) de
surface, souvent en rapport avec la régulation du
cycle cellulaire ou l’apoptose, exprimé par les
cellules tumorales
Une fois fixé sur la cellule, l’Ac active la destruction
de la cellule par le système immunitaire
Inhibiteurs du point de contrôle immunitaire : certaines
tumeurs surexpriment les molécules normale anti réaction
auto-immune du SI afin d’échapper à la surveillance
immunitaire, les immunothérapies inhibitrices du point de
contrôle immunitaire passe outre ce point de contrôle afin
de détruire la tumeur grâce à des anticorps monoclonaux
Médicaments visant à bloquant la croissance ou la propagation
des cellules tumorales
Modes d’action :
Blocage de la prolifération tumorale
Thérapies
ciblées Blocage de la formation de néovaisseaux tumoraux
Agit directement sur les cellules tumorales exprimant
certains récepteurs spécifiques (HER2 dans le cancer du
sein)
Soins de support
/ soins palliatifs Définitions :
Soins palliatifs (OMS)
Soins visant à améliorer la qualité de vie des
patients et de leur famille confrontés aux
problèmes associés à des maladies potentiellement
mortelles, qu’ils soient d’ordre physique, psycho-
social ou spirituel
Ils préviennent et soulagent les souffrances grâce à
la reconnaissance précoce, l’évaluation correcte et
le traitement de la douleur et des autres problèmes,
qu’ils soient d’ordre physique, psychosocial ou
spirituel.
La prise en charge de la souffrance nécessite de ne
pas se limiter aux symptômes physiques
Reconnus aux titres du droit de l’homme à la santé.
Soins de support (plan cancer)
L’ensemble des soins et soutiens nécessaires aux
personnes malades pendant et après la maladie. Ils
se font en association avec les traitements
spécifiques lorsqu’ils sont mis en place
Approche globale de la personne visant à assurer la
meilleure qualité de vie possible pour les personnes
malades, sur les plans physique, psychologique et
social
Prise en compte de la diversité des besoins des
malades ainsi que ceux de leur entourage et ce,
quels que soient leurs lieux de soins
Pour qui et quand ?
Pour tous les patients, pas réservé qu’aux patients
incurables
Dès le début de la maladie
Traite :
Douleur
Gestion des symptômes et des complications
Toxicité des traitements
Nutrition
Infectiologie
Activité physique adaptée, rééducation et adaptation
Accompagnement social
Sexualité
Psycho-oncologie
Chez les patients incurables, ne pas oublier que le traitement
spécifique est le meilleur remède aux symptômes (chimio
palliative, radiothérapie d’une métastase osseuse douloureuse)