TRAVAUX PRATIQUE DE GEOTECHNIQUE
Réalisé par :
Asmae El Haddam
Fatima Ezzahra Azoud
Ahmed Abid
Rajae Boudiss
Mohammed Bensmail
Hiba Abouelouafi
PLAN
Identification visuelle d’un sol
Echantillonnage et analyse granulométrique
Limites d’ATTARBERG et indice de plasticité
Compactage
Essai au bleu méthylène
Introduction :
La géotechnique est une science et une méthode technique qui
permet d’étudier le comportement et la performance du sol afin de
connaître ces propriétés en construction.
De même le sol est un matériau indispensable comme étant le
matériau de construction le plus utilisé en chantier et surtout dans les
ouvrages routiers.
La géotechnique s'appuie principalement sur deux sciences :
• la géologie qui retrace l'histoire de la terre, précise la
nature et la structure des matériaux et leur évolution
dans le temps,
• la mécanique des sols et des roches qui modélise leur
comportement en tant que déformabilité et résistance
des matériaux.
Domaine d’application :
La géotechnique joue un rôle essentiel dans l'acte de construire
pour tous les travaux de bâtiment, de génie civil et d'aménagements. On
peut citer :
• les fondations des ouvrages : bâtiments, ponts, usines,
silos...
• les ouvrages de soutènement
• la stabilité des pentes naturelles et des talus
• les terrassements : routes, autoroutes, voies ferrées...
• les V.R.D. et chaussées
• les tunnels et travaux souterrains
• les barrages et notamment digues et barrages en terre
• les ouvrages fluviaux, portuaires et maritimes
• l'hydrogéologie et la protection de l'environnement
Pour faire une étude géotechnique on suit les essaie suivantes :
Identification visuelle du sol
Echantillonnage et analyse granulométrique
Limite d atterberg et indice de plasticité
Compactage
Essai au bleu de méthylène
I. Identification visuelle du sol :
La classification des sols permet de renseigner sur la façon dont il va se
comporter dans l’ouvrage réel, pendant la construction.
Résultats des analyses :
N échantillon 1 2 3 4
couleur beige gris marron Marron fonce
texture concasse Arrondi arrondie Grains fin
concasse
Sol grenu classe gravier Sable à grain Sable à gros Sable fin
moyen grains
gradation bonne moyenne moyenne Uniforme
Forme des grains concasse Arrondi arrondie Grains fin
concasse
Sol fin résistance sec élevé moyenne léger Aucun
dilatance - - - -
ténacité - moyen - élevé
Commentaires :
On constate que chaque type de sol à des caractéristiques
spécifiques qui les définies, c’est le mode d’identification de sol.
II. Echantillonnage et analyse granulométrique :
La distribution dimensionnelle des grains des sols (granularité) peut être
appréciée en laboratoire en construisant la courbe granulométrique .
Résultats des analyses :
tamis Masse retenue Retenu cumulatif Passant cumulatif Passant cumulatif
cumulatif % %
20mm 0 0 1195,9 100
16mm 21,7 1,8 1174,2 98,18
12,5mm 241,6 20,13 954,3 79,79
10mm 696,7 58,14 498,2 41,65
8mm 989,5 82,45 206,4 17,25
6,3mm 1171,7 97,64 24,2 2,02
5mm 1193,2 99,43 2,7 0,225
2,5mm 1195,9 99,65 0 0
La courbe granulométrique :
Les limites D’Atterberg
La consistance d'un sol fin ou cohérent peut être appréciée par un
essai de résistance mécanique, cette consistance varie considérablement
avec la teneur en eau du sol.
En faisant décroître progressivement la teneur en eau d'un
échantillon de sol on constate que le sol passe successivement par
plusieurs états:
Etat liquide :
Le sol se comporte comme un liquide. Sa résistance au cisaillement est
nulle et il se répand lorsqu'on le déverse. Les grains du sol sont
pratiquement séparés par I'eau;
Etat plastique :
Le sol est stable naturellement mais, dès qu'un effort lui est appliqué, il
est le siège de déformations importantes, en grande partie non réversibles
sans variation notable de volume et sans apparition de fissures. Par
trituration il perd sa consistance.
Certains sols, dits thixotropes, ont la propriété de récupérer avec le temps
une partie de leur résistance;
Etat solide :
Le sol a le comportement d'un solide, l'application d'un effort n'entraîne
que de faibles déformations. Le passage à l'état solide s'effectue au départ
avec réduction du volume ou retrait, puis à volume constant donc sans
retrait
Les limites d'Atterberg sont des essais d'identification qui permettent de
connaître qualitativement, du point de vue de la consistance, le
comportement d'un sol donné en fonction de sa teneur en eau. Leur grand
intérêt est de permettre de comparer des sols entre eux
Donc on peut dire que ces limites d’ATTERBERG sont des constantes
physiques conventionnelles qui marquent les seuils entre les divers états
des sols cohérents :
La limite de liquidité notée WL :
Par définition, la limite de liquidité est la teneur en eau (exprimée en %)
qui correspond à une fermeture en 25 chocs.
La limite de plasticité notée WP :
Par définition, la limite de plasticité est la teneur en eau (exprimée en %)
du fuseau qui se brise en petits tronçons de 1 à 2 cm de long au moment
où son diamètre atteint 3 cm.
On exprime l’étendue du domaine de plasticité, l’étendue des teneurs en
eau pour lesquelles le sol garde une consistance plastique par un
paramètre, l’indice de plasticité (Ip), cet indice marque l’étendue du
domaine plastique,
c'est-à-dire la différence entre la limite de liquidité et la limite de
plasticité :
Ip=WL –Wp
Appareillage spécifique
Appareil de Casagrande composé de :
- Socle.
- Support métallique portant la coupelle en
laiton chromé et la manivelle actionnant
la came qui soulève de 10 mm la
coupelle.
- Coupelle.
- Outil à rainure type Casagrande produisant une rainure
de 2 mm :
- Marbre.
- Spatule.
MODE OPERATOIRE
1- LIMITE DE LIQUIDITE
On prend un sol passé dans un tamis de 0.40mm.
On prend 100g, on mouille tout en malaxant jusqu’à ce que le sol
devienne presque liquide.
On laisse la patte se repose pendant un certain temps dans le TP
15mm.
On met la patte dans la coupelle de l’appareil de Casagrande
nivelant la surface à une épaisseur d’environ 1 cm
On réalise une rainure axiale à l’aide de l’outil spécialen forme V .
-On ouvre la manivelle de moyen de deux tours par seconde jusqu’à
ce que la rainure se rejoint à une distance de 1cm.
-On note le nombre de coups correspondant.
-On prélève un échantillon de Mh à l’endroit de la rejointe et on la
met dans l’étuve.
-On reprend la patte et on la malaxe avec un peu du sol resté pour
diminuer la teneur en eau
1 2 3 4 5
Nombre de coups 27 28 19 13 10
Masse « Tare » 17.90 18.21 18.23 18.3 18.43
(g)
Masse sèche 42.38 39.43 45.36 38.18 36.95
« Echantillon+Tare
» (g)
Masse sèche 24.48 21.22 27.13 19.88 18.52
« Echantillon » (g)
Masse humide 31.34 27.05 34.93 25.66 24.13
« Echantillon » (g)
Masse de l’eau (g) 6.86 5.83 7.8 5.78 5.61
Teneur en eau (%) 0.28 0.27 0.28 0.29 0.30
2-Limite de plasticité :
- Principe :
La limite de plasticité est par définition la teneur en eau au dessous
de laquelle il n’est plus possible de confectionner avec le sol des rouleaux
de 3mm de diamètre sans qu’ils se rampent.
- Mode opératoire :
À partir d'une boulette d'échantillon que l'on roule sur un marbre à la
main ou avec une plaque, on forme un roule au aminci progressivement
jusqu'à 3 mm de diamètre sur une longueur de 10 à 15 cm.
Par convention, la limite de plasticité est atteinte lorsque le rouleau,
soulevé par le milieu de 1 à 2 cm se fissure .
A B
Masse « Tare » 18.36 18.27
(g)
Masse sèche 1.49 1.76
« Echantillon+Tare
» (g)
Masse sèche 19.63 19.77
« Echantillon » (g)
Masse humide 1.27 1.5
« Echantillon » (g)
Masse de l’eau (g) 0.22 0.26
Teneur en eau (%) 17.32 17